[Drôme x Ardèche] 4 villages pour prendre de la hauteur (+1 en bonus)

Il aura suffit d’un week-end ensoleillé en février pour me donner envie de prendre un peu de hauteur sans toutefois devoir aller trop loin de Valence ni m’engager sur une randonnée. C’était donc l’occasion parfaite pour aller découvrir quelques villages de charme, nombreux dans la région. Cette fois, me suis dirigée d’une part dans la vallée de la Drôme le samedi et d’autre part dans la vallée de l’Eyrieux le dimanche. Au programme : des vieilles pierres et des points de vue époustouflants sur les paysages environnants. Venez, je vous emmène !

Vue sur Cobonne – Drôme

Deux villages perchés au dessus de la vallée de la Drôme

Cobonne, un village médiéval

J’avais plusieurs fois vu passer des images de Cobonne, un village perché entre vallée de la Drôme et Vercors. Mais je n’avais encore jamais pris le temps de m’y arrêter alors que j’étais plusieurs fois passée à proximité en partant me promener. Réveillée assez tôt un samedi matin, le soleil qui brillait m’a donné envie de sortir. Cherchant où je pouvais aller, j’ai repensé à Cobonne. Le temps d’attraper mon appareil photo et j’étais partie. Je suis arrivée sur place de bonne heure, avant 9.00 du matin. J’ai suivi la direction du parking depuis l’entrée du village et me suis retrouvée au pied d’une muraille médiévale, en haut du village.

Vestiges du donjon et arrière de la petite église de Cobonne

En descendant de voiture, alors que tout est encore très calme dans le village endormi, je n’ai pas pu manquer d’entendre le son de l’eau qui coule. En effet, juste derrière moi, il y avait une fontaine. En m’approchant, je remarque quelques violettes discrètes qui annoncent le printemps à venir. Je profite d’un long moment à me laisser bercer par le bruit de l’écoulement, hypnotisée. L’eau dans le bassin est cristalline et il doit être très agréable de s’y rafraichir lorsqu’il fait un peu chaud.

Passion fontaines de village

Je retourne en direction du mur d’enceinte du village, et passe sous la porte de la Herse. Il s’agit là d’une des deux portes qui donnaient accès au village lorsqu’il était intégralement fortifié à partir du XIVe siècle (l’autre porte a aujourd’hui disparu). Elle donne au nord, sur l’ancien chemin des transhumances. De là, je descends la grande rue, m’arrêtant ici et là devant les façades des maisons restaurées. En effet, après la guerre, le vieux village était presque déserté, et il a fallu (comme dans nombre d’autres vieux villages) la volonté de quelques passionnés qui se sont lancés dans la reconstruction et la réhabilitation des lieux afin d’éviter la disparition du village.

La porte de la Herse vue depuis l’intérieur du village
L’église est adossée au mur d’enceinte
Descendre la rue principale
Admirer les façades encore endormies

Au milieu de la grande rue, une petite place accueille le lavoir, où l’eau coule à flot, transparente. Là encore, je marque une longue pause, hypnotisée par le son de celle-ci. Je me faufile entre les maisons, suivant l’amusant marquage en mosaïques. Puis, je termine en faisant le tour du village fortifié par l’extérieur. Depuis le jardin du donjon, j’aperçois la vallée de la Drôme, dominée par le synclinal de Saoû.

Passion fontaines de village (bis)
Le marquage indiquant les chemins publics m’a fait penser à un personnage égyptien
Au pied du donjon
Depuis le jardin du donjon, vue sur Roche Colombe

Cobonne – Drôme – février 2023

Panoramas depuis le Vieux-Suze

De Cobonne, j’ai pris la direction de Suze. J’avais un peu moins entendu parler de ce village perché mais je l’avais repéré dans une publication de l’office de tourisme listant les villages perchés de la Drôme. La route me fait passer par un petit col sur une route au milieu de nulle part, et m’offre de jolis points de vue sur Cobonne et les environs. L’arrivée à Suze se fait par le village « moderne », celui du XIXe siècle, situé dans le bas. Le Vieux-Suze est un peu plus haut, et je laisse ma voiture sur le parking à l’entrée du vieux village.

Les vignes de Suze et la vue sur Roche-Colombe

Là, j’ai un joli point de vue sur les vignes (Suze est le territoire de l’AOC de la Clairette de Die). Après en avoir profité, je monte vers le village. Lui aussi a été reconstruit et restauré de façon récente. Je m’engage dans les ruelles et calades, multipliant les points de vue sur la vallée de la Drôme, le Vercors et le quartier des Jaux (le village moderne). Si Cobonne m’a charmée par son patrimoine, c’est surtout le panorama depuis Suze qui me plait ici. Mais le temps passe, il va bientôt être l’heure de déjeuner. Aussi je retourne vers Crest où le marché bat son plein afin de me ravitailler… et de rentrer à la maison.

Vue sur le quartier des Jaux
Direction le Vercors
Le quartier des Jaux, dominé par la silhouette des Trois Becs
Ancienne église dans le Vieux Suze

Suze – Drôme – février 2023

Deux villages perchés au dessus de la vallée de l’Eyrieux

Le lendemain matin, le soleil brillait donc toujours, me poussant une nouvelle fois à partir en exploration. Cette fois, j’ai pris la direction de l’Ardèche. Mon idée de départ était d’aller admirer la vue sur la vallée de l’Eyrieux depuis le belvédère de Saint Michel de Chabrillanoux, puis d’improviser !

Le belvédère de Saint Michel de Chabrillanoux

La dernière fois que j’étais allée avec les enfants me promener le long de la Dolce Via, nous n’étions plus très loin du belvédère mais nous étions alors en période de crise sanitaire et un couvre-feu était en cours. Après notre promenade dans la vallée, il était trop tard pour pousser plus haut. Mais je tenais à revenir pour découvrir le panorama sur la vallée depuis ce belvédère, installé à l’occasion d’une rectification de la route entre les Ollières sur Eyrieux et Saint Michel de Chabrillanoux, mais aussi jeter un oeil à cet ouvrage atypique. En effet, la plateforme a été construite en encorbellement en bordure de l’ancienne route (qui sert maintenant de parking et d’aire de pique-nique) et est entièrement réalisé en bois de châtaigner local.

De la plateforme, le regard embrasse une partie de la vallée et la rivière déroule ses méandres à nos pieds. On est également suffisamment en hauteur pour voir les Monts d’Ardèche modeler le paysage. La vue est clairement époustouflante, et je me laisse hypnotiser par le ballet des ombres des nuages (il faut dire qu’il y a pas mal de vent le jour où j’y suis).

En direction de Saint Sauveur de Montagut
En direction des Ollières sur Eyrieux
Vue sur les Monts d’Ardèche

Belvédère de Saint Michel de Chabrillanoux – Ardèche – février 2023

Pause dans le village de Saint Michel de Chabrillanoux

Après un long moment de contemplation, j’ai repris la route en direction du village de Saint Michel de Chabrillanoux. L’heure tournait et j’avais l’espoir de trouver de quoi acheter à manger (tout en regrettant de ne pas avoir anticipé quand j’étais plus bas dans la vallée et en commençant à me dire que je déjeunerais plus tard dans la journée en redescendant). En arrivant sur la place du village, j’ai d’abord jeté un œil au point de vue, plus vert, moins minéral que depuis le belvédère. Puis, j’ai pris le temps de regarder la fontaine couler (vous l’avez peut-être déjà compris : j’ai une passion pour les fontaines en fonctionnement).

Panorama depuis la place du village : on devine le Vercors dans le fond
Au pied de la fontaine

J’ai alors avisé le bar -restaurant situé un peu plus loin et qui était éclairé. En m’approchant, j’ai entendu les bruits des discussions amicales et animées qui se tenaient à l’intérieur. Le tout était vraiment très engageant… sauf qu’il n’y a normalement pas de service le dimanche midi (tout au moins à cette période de l’année). Je suis tout de même entrée pour prendre un café. L’accueil était chaleureux et convivial. Des habitués étaient effectivement en grande discussion sur les futurs évènements à venir dans le village et la programmation culturelle des environs. Comme j’avais tout de même un peu faim, j’ai tenté ma chance et demandé s’il était possible d’avoir quelque chose à manger. La patronne m’a proposé un mafé poulet, en me disant qu’il faudrait le temps de cuire le poulet pour que ce soit prêt. Elle m’a ensuite installé une table à côté du poêle, et servi un succulent mafé accompagné d’une délicieuse limonade locale artisanale.

L’arcade à Saint Michel de Chabrillanoux – Le lieu s’annonce comme un « bistrot de vie » et ce n’est pas juste une phrase marketing. J’ai vraiment apprécié le moment que j’y ai passé. Il y a véritablement une âme ici.

Nous avons également un peu discuté… et c’est elle qui m’a donné des idées pour la suite de ma journée ! Elle me conseille ainsi d’aller faire un tour à Chalencon, situé à une quinzaine de kilomètres et de monter par les petits chemins jusqu’à la crête pour mieux profiter du panorama. Puis, elle me suggère de faire un arrêt à Boffres sur le trajet du retour par Vernoux afin de prendre un goûter à l’auberge du village.

Saint Michel de Chabrillanoux – Ardèche – février 2023

Chalencon, village de caractère

C’est ainsi que je suis allée à Chalencon. Il s’agit d’un village de caractère de l’Ardèche (pour mémoire, j’avais déjà découvert en Ardèche les villages de caractère de Beauchastel, Désaignes et Boucieu-le Roi, Saint Montan, mais aussi Vogüe, Balazuc, Labeaume, Jaujac, Alba la Romaine et Rochemaure). Je me suis stationnée à l’extérieur du vieux village et suis partie le découvrir à pied.

Le village perché de Chalencon, dominé par les ruines de son château

Chalencon est un village perché qui domine la vallée de l’Eyrieux, et offre de splendides points de vue. J’ai parcouru les ruelles bordées de maisons en granit aux fenêtres à meneaux, tombant sous leur charme intemporel. J’ai admiré le panorama depuis la place du Valla, dominant d’un côté la vallée et s’ouvrant de l’autre sur le plateau de Vernoux. C’est de ce côté d’ailleurs que l’on peut découvrir les cultures en terrasse qui ont façonné le paysage au fil des siècles.

Dans les rues du village médiéval
L’habitat s’est adapté la pente
La place du Valla sur les anciens remparts
La vallée de l’Eyrieux depuis la place du Valla
Au dessus des toits du village
Cultures en terrasses aux environs du village – vue depuis la place du Valla

Une fois arrivée en haut du village, j’ai continué en empruntant un petit chemin qui se faufile entre des ruines recouvertes de végétation en direction du sommet de la butte. En haut, on devine les vestiges de l’ancien château mais surtout, on bénéficie d’une vue encore plus panoramique sur les environs que depuis la place du Valla. Il y a même une table d’orientation pour mieux se repérer. On aperçoit même le haut du Mont Gerbier de Jonc (où il faudra vraiment que j’aille !).

Continuer à prendre de la hauteur…
Se faufiler entre les ruines…

Chalencon – Ardèche – février 2023

Bonus : un arrêt à Boffres

Après un peu plus d’une heure à Chalencon, j’ai pris la direction du retour ver la maison via Vernoux en Vivarais. Cela me faisait donc passer à côté de Boffres. J’en ai profité pour faire un petit crochet afin de jeter un œil aux ruines du château qui dominent le village (il existe un jeu de pistes à destination des enfants pour découvrir le site, disponible via l’application Baludik). De là, on a un joli point de vue, mais après les paysages montagneux parcourus plus tôt dans la journée, le plateau semble manquer de relief !

L’église et les ruines du château de Boffres
vue sur le plateau de Vernoux

Comme il était effectivement l’heure du goûter, je n’ai pas manqué de suivre le conseil avisé de mon hôte du midi et j’ai donc fait une pause à l’auberge de Boffres. Installée au soleil sur la terrasse, j’ai profité de la vue et, cela avait un goût de vacances. L’auberge travaille beaucoup de produits locaux et le coup d’œil à la carte m’a donné envie d’y revenir pour un déjeuner (affaire à suivre donc..).

Café/cookie maison avec vue

Boffres – Ardèche – février 2023

[projet 52-2023] semaine 9 – quand on arrive en ville

Cette semaine, le projet 52 nous emmène en ville. Que l’on soit habitant de la campagne ou urbain au quotidien, nous avons tous (au moins ponctuellement) besoin de nous rendre en ville quelquefois. Il s’agit donc de montrer ce que nous voyons quand on arrive en ville, que ce soit quelque chose qui nous surprend ou fait partie de notre paysage habituel.

Vous le savez sans doute déjà : j’habite dans un village en campagne, à proximité d’une ville moyenne, et je vais quotidiennement (ou presque) à Lyon où se trouve mon bureau. Pourtant, ce n’est pas Lyon que j’ai choisi de vous montrer. Il y aurait pourtant à faire avec la vue sur les abords de la ville depuis la voie ferrée, la sortie de la gare sur le parvis en travaux, ou encore le coup d’œil à Fourvière alors que le TGV s’engage en direction de Part Dieu. Cette fois, je vous emmène à La Défense, où se trouvent une partie des locaux parisiens de mon entreprise et où je me rends de temps à autre pour des réunions ou des journées de travail. En hiver, lorsque l’on sort de la grande halle du métro/RER à la station Grande Arche de la Défense, le parvis est encore plongé dans l’obscurité mais les bureaux sont éclairés tandis que les gens filent vers ceux-ci, telles autant de fourmis pressées. Cela me rappelle les nombreuses années où je travaillais à La Défense au quotidien et où cette vue était la première que j’avais de cette ambiance urbaine quand j’arrivais depuis ma petite ville de banlieue entourée de forêts !


Si vous voulez découvrir ce qu’il se passe chez les autres participants lorsqu’ils arrivent en ville, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] une randonnée familiale au centre de la Pangée

A une époque, j’allais assez souvent me promener du côté du château des Cornillans, qui domine la plaine de Valence, avant de pousser jusqu’au centre de la Pangée. Il y a quelques temps, je me suis aperçue que cela faisait des années que je n’y avais pas mis les pieds. En effet, mes dernières sorties dans le secteur s’étaient plutôt concentrées autour de la cascade du Rif et de la grotte de la Dame. Il y a une quinzaine de jours, avec Melle 3e, nous souhaitions une petite promenade à proximité de la maison, afin de prendre l’air. C’était donc l’occasion de retourner à La Baume Cornillane.

Coup d’œil sur les ruines du village médiéval et du château surplombant la colline

Dans les ruines du château

Depuis le village de La Baume Cornillane, la montée vers le château est facile. Il suffit de prendre le chemin éponyme et très vite, on arrive dans les ruines de l’ancien village médiéval. Celles-ci ont été sécurisées et l’on peut s’amuser à deviner les usages des différents lieux. On retrouve par exemple un four à pain ou une cave. Si le village offre moins de possibilités pour jouer à cache-cache que celui du château de Crussol, il permet quand même aux enfants (et aux autres) de s’imaginer des histoires et d’inventer des jeux.

Dans les ruines du village médiéval

Juste au dessus, les vestiges des fortifications sont dominées par ce qu’il reste du donjon du château des Cornillans. Un plan de situation permet de se rendre compte de la surface initiale de la forteresse dont une partie des murs se devinent encore dans la végétation. Construit au XIIe siècle par la puissante famille des Cornillans, le château-fort sera arasé au XVIIe siècle. Entre temps, Catherine de Cornillan, dernière descendante de la famille, aura choisi de se convertir au protestantisme et à sa suite tout le village (d’ailleurs aujourd’hui encore, le village possède un temple mais pas d’église).

Vestiges éventrés du donjon

Depuis l’esplanade au pied du donjon, on peut admirer toute la plaine de Valence et lorsque la météo le permet, on voit les reliefs de l’Ardèche avec entre autres la fente de la vallée de l’Eyrieux et les différents sommets (que l’on peut repérer grâce à la table d’orientation). Malheureusement, le jour de notre sortie une brume couvrait la vallée du Rhône et ne permettait pas d’explorer tout le paysage de ce côté. Mais il est cependant aisé de comprendre la position stratégique du lieu.

Il est également possible de se faufiler dans les ruines du donjon, dorénavant sécurisées.

Au centre de la Pangée

Prendre de la hauteur

Après avoir exploré le château, nous avons continué notre petite randonnée en prenant la direction des roches de la Pangée. Ces rochers calcaires verticaux se dressent le long de la crête. De loin, depuis la plaine, on pourrait même les confondre avec les ruines du château. Melle 3e n’a pas pu s’empêcher de grimper jusqu’au sommet de certains (vous ai-je déjà dit que, tout comme ses frères, elle ne peut pas résister à l’envie d’escalader tout ce qu’il est possible d’escalader : tronc, rocher, paroi, arbre…. ? ).

Dominer la situation
Face aux ruines du château des Cornillans
Complètement perchée !

Un peu de géologie : c’est quoi la Pangée ?

Les rochers de la Baume Cornillane sont localement connus comme étant le centre de la Pangée, l’ancien continent unique. Il y a environ 300 millions d’années, la terre émergée formait un seul continent en forme de C, entouré de Panthalassa un océan géant et abritant la mer de Téthys. Recouverte de forêts luxuriantes, elle voit le développement de nombreuses espèces animales avant de subir la plus grande extinction de masse de tous les temps. 90% des espèces disparaissent tandis que la Pangée se désertifie. La dérive des continents continue à faire son effet. Et, il y a environ 240 millions d’années, la Pangée se disloque en deux supercontinents : le Gondwana et la Laurasia, formant ce qui deviendra l’océan Atlantique. L’ouverture de cet océan permettra de ramener de l’humidité dans les zones arides et de contribuer au développement de nouvelles espèces animales (dont les dinosaures) et végétales.

La situation particulière de La Baume Cornillane a incité certains chercheurs à y situer le centre de la Pangée, même si cette théorie est sujette à controverse. Quoi qu’il en soit, la géologie des lieux est très intéressante et, comme en d’autres lieux de la région, on peut parfois y croiser des fossiles marins pris dans les roches dures. Ils sont les résidus de la mer qui s’étendait là jusqu’au Miocène, héritière de l’ancienne Téthys… et c’est cela qui semble avoir fait dire que le centre du monde ancien se trouvait là. Même si cela est complètement invérifiable et reste sujet à caution, La Baume Cornillane a repris largement cette situation. C’est aujourd’hui le point de départ de jolies balades et un prétexte pour inciter les promeneurs à venir y faire un tour.

Et le Vercors alors ?

La Baume Cornillane est surtout située sur le piémont occidental du Vercors. Le site du château des Cornillans et des roches de la Pangée est dominé par la montagne de la Raye à l’est. Celle-ci culmine à un peu plus de 1000 mètres d’altitude, contre environ 350 mètres pour les ruines du château. Silhouette emblématique, elle semble à la fois toute proche et inaccessible (pourtant un chemin de randonnée permet de rejoindre son sommet en une boucle d’à peine 15 km). J’avoue que je ne me lasse pas d’admirer sa crête, devenue familière au fil des années.

Silhouettes des piémonts du Vercors occidental

Pour cette fois, nous nous contenterons de l’admirer « de loin », assises dans l’herbe au milieu des ruines du château. Le soleil nous réchauffe, et cette journée d’hiver commence à prendre des allures de printemps. Notre seul regret sera finalement de ne pas avoir pensé à emporter de quoi prendre un goûter !

Face à la Raye

La Baume Cornillane – Drôme – février 2023


(*) Plusieurs parkings sont disponibles dans le village, essentiellement autour de la mairie. Celle-ci se situe pile en face du départ du chemin vers le château.
La balade est largement accessible avec des enfants : la première fois que nous l’avons faite, Melle 3e avait 5 ans et cela ne lui a posé aucune difficulté. C’est, par exemple, également parfaitement adapté pour faire une promenade digestive après un repas de famille.

(**) A propos de l’escalade sur les roches de la Pangée, il semblerait que le site ait autrefois été équipé pour l’escalade avec des relais fixes qui se seraient dégradés au fil du temps (peut-être même qu’ils ont été enlevés depuis). Mais je n’ai pas trouvé d’indications fiables quant à l’autorisation de la pratique sur le site même si j‘y ai déjà croisé des grimpeurs. La falaise a entre autres l’avantage d’être facilement accessible par le haut. Il convient quoi qu’il en soit d’être très prudent dès que l’on envisage de faire de l’escalade en site naturel.

[projet 52-2023] semaine 8 – il y a 10 ans

Cette semaine, le thème du projet 52 nous invite à un petit voyage dans le passé puisqu’il s’agit de regarder ce qu’il se passait il y a 10 ans… J’ai donc assez logiquement opéré une plongée dans mes archives, me concentrant d’abord sur février 2013 puis me laissant la possibilité, si je ne trouvais rien à ma convenance, de piocher dans les mois autour.

Ainsi, j’ai retrouvé qu’en mars 2013, je suis allée pour la première fois en hiver sur la Côte d’Azur avec au programme Fréjus, Saint Raphaël, le massif de l’Esterel, la plage du Dramont et Cannes. Mais aussi, j’ai retrouvé de nombreux souvenirs enneigés en février et mars 2013 : de la neige au centre équestre où je me souviens qu’il avait fallu faire la trace en voiture jusqu’au parking, de la neige en Auvergne lors d’un week-end avec des amis pour faire de la randonnée en raquettes et papoter au coin du feu, de la neige à Font d’Urle où la journée de ski/balade/jeux s’était passée sous les flocons, et de la neige sous le soleil au Col de Rousset où j’avais marché jusqu’au col naturel. A cette époque, si les garçons skiaient quasiment toute la journée et pouvaient aller sur à peu près toutes les pistes, ce n’était pas encore le cas de Melle 3e qui prenait seulement 1 ou 2 heures de leçon avec un moniteur (et si je me souviens bien, c’est la dernière année où elle n’allait pas en famille sur les pistes car à l’issue de sa leçon à Col de Rousset, le moniteur avait indiqué qu’elle était dorénavant en capacité de skier partout). Quoi qu’il en soit, ce jour-là, il y a tout juste 10 ans à Font d’Urle (c’était le 24 février), nous avions passé un bon moment à jouer dans la neige, dans les bois aux abords de la station !


Pour voir ce que faisaient les autres participants il y a 10 ans, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[exposition] « Design ! » au centre d’art de Crest

Le centre d’art de Crest propose une nouvelle exposition depuis le début du mois de février 2023. Elle est consacrée au design, à travers une cinquantaine d’objets cultes. On croise ainsi les grands noms du design, ceux auxquels on pense immédiatement : Philippe Stark, Charlotte Pierrand, Arne Jacobsen, Marcel Breuer (le père du Bauhaus), etc. Mais on trouve aussi des objets que l’on connait bien, que l’on peut croiser chaque jour ou presque et dont le designer est souvent resté dans l’ombre.

Explorer le design du XXe siècle

Le design est né avec l’industrialisation de la production des objets. Il répond à la fois à une nécessité de fonctionnalité et à une fonction esthétique, souvent innovante, tout en permettant une fabrication industrielle. Ainsi, on retrouve parmi les objets exposés :

  • le stylo Bic Cristal et le stylo Bic 4-couleurs
  • la cafetière Bialetti
  • la cocotte-minute
  • la machine à écrire Valentine d’Olivetti
  • le verre de cantine Duralex
  • le premier ordinateur Apple
Jouer avec l’ombre de la cafetière italienne Bialetti
Cette machine à écrire est similaire à celle que j’avais enfant… sauf que la mienne était orange !
Iconiques stylos Bic
Le presse-citron Juicy de Philippe Stark, édité par Alessi, très élégant mais au design un peu « raté » puisqu’il n’est pas très efficace pour presser les agrumes..

Au delà des petits objets, il y a également le mobilier. Entre la chaise longue de Charlotte Pierrand et le fauteuil Poang d’Ikea, on peut voir des chaises de Philolaos (déjà aperçues au Musée de Valence lors de l’exposition de 2020 consacrée à l’artiste), la chaise B34 et le fauteil B3 Wassily de Marcel Breuer, la table et les chaises Tulip éditées par Knoll…

Au premier plan, chaise de Philolaos / en arrière-plan, chaise longue de Charlotte Pierrand
Ambiance sixties avec la table et les chaises Tulip d’Eero Saarinen pour Knoll
Chaise B34 (1933) et fauteuil B3 Wassily (1926) de Marcel Breuer
Au premier plan, la table de Theodore Waddell éditée par Cassina utilise une technique de câbles en tension pour déporter la portance entre le sol et le plateau… Mon vrai coup de cœur dans cette exposition. En arrière-plan, le fauteuil Poem d’Ikea, grand frère du fauteuil Poang actuel, et un bureau de Xavier Paulin.

Si l’exposition permet de toucher du doigt l’histoire du design du XXe siècle, j’ai regretté la légèreté des cartels qui ne permettent pas de mettre en avant la complexité de celle-ci. La qualité des objets présentés ne suffit pas à rattraper l’absence de contextualisation (période historique, interactions avec d’autres designers, liens avec les avancées technologiques..) et une mise en place manquant de lisibilité : ce n’est ni chronologique, ni thématique. Cela a amené Melle 3e à la conclusion suivante : « en fait, c’est juste des tables et des chaises »…

Bonus : heure dorée sur Crest

En sortant de l’exposition où nous étions allées en fin d’après-midi, nous avons fait un tour dans les rues de Crest où nous étions pile à l’heure pour admirer la lumière de l’heure dorée sur la tour de Crest et sur la rivière Drôme.

Crest – Drôme – février 2023

(*) L’exposition « Design ! » se tient jusqu’au 30 avril 2023 au centre d’art de Crest.

[projet 52-2023] semaine 7 – monter/démonter

Je ne sais pas trop à quoi je pensais en proposant ce thème monter/démonter pour cette semaine du projet 52… Il est possible que j’avais dans l’idée quelques bricolages. Après tout, nous étions en décembre et j’installais le sapin de Noël tout en réfléchissant pour trouver des idées à vous proposer. Toujours est-il qu’en relisant le thème cette semaine, je suis restée un peu perplexe. Certes, j’avais des idées mais pas de photos associées ni de façon simple de prendre une photo. Je n’avais pas prévu de monter des œufs en neige. Je n’avais aucun meuble en kit en attente d’installation, ni aucun travail manuel nécessitant un montage ou un démontage à faire.

Mais en pensant activité manuelle, j’ai repris les photos prises lors de l’atelier de modelage de porcelaine que j’ai fait en début de mois (et dont je vous reparlerai). Et là, j’ai vu un de mes petits bols sur lequel je venais de monter le colombin qui lui servira de pied. Voilà, j’avais trouvé ma photo pour illustrer le thème de la semaine !

Et bien entendu, c’est après avoir choisi ma photo que je me suis dit que j’aurais pu vous montrer comment je suis montée sur une colline….


Pour voir ce qui se monte ou se démonte chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Drôme] 3 idées de balades en hiver

Le mois de février nous offre souvent une alternance de journées ensoleillées et de jours au ciel plus gris. Parfois aussi, la neige vient faire une incursion jusques dans la plaine. Cela été le cas cette année. Je n’aime pas trop prévoir de longues promenades un peu lointaines à cette période de l’année car la météo a vite fait de devoir nous faire changer nos plans. Je privilégie donc les petites sorties plutôt proches de la maison et ne demandant pas de devoir être trop préparées. Voici donc un petit aperçu de celles que j’ai faites depuis le début du mois.

Vue sur la vallée du Rhône depuis le Haut-Livron

Depuis le Haut-Livron jusqu’à la Tour du Diable

Cela faisait un moment que j’avais envie d’explorer le Haut-Livron, village perché à l’intersection des vallées du Rhône et de la Drôme. Début février, j’ai profité d’un atelier qui se passait à Livron pour finir l’après-midi par une balade-découverte du vieux village. Partant de la N7, j’ai suivi les panneaux indiquant le vieux village où j’ai facilement trouvé un stationnement sur l’un des petits parkings niché au cœur des rues étroites (il est aussi possible de se stationner en bas autour de la nationale et de monter à pied par les petites rues). J’ai ensuite plus ou moins suivi le parcours patrimonial qui permet de passer devant les principaux points d’intérêt : ancienne église, château, maisons de la Renaissance, maison consulaire, beffroi… Le Haut-Livron s’avère riche d’un passé historique conséquent du fait de sa position stratégique.

Dans la rue principale
Façade Renaissance
Porte cloutée ancienne
Le beffroi et la maison consulaire

Assez vite, mes pas m’ont rapprochée du cimetière qui domine le village. J’y suis entrée dans l’idée de profiter de la vue sur les deux vallées que laissait présager la situation géographique. J’avoue ne pas avoir été déçue par le paysage qui s’offrait à moi. D’un côté, la vallée du Rhône se déploie et permet d’apercevoir l’agglomération valentinoise et le massif de Crussol avec l’Ardèche qui me fait face. De l’autre côté, les tresses de la rivière Drôme se dessinent entre les arbres dénudés tandis que le massif de la forêt de Saoû dresses ses murailles à l’horizon.

Vue sur la vallée du Rhône, avec l’Ardèche juste en face
Vue la vallée de la Drôme
Au fond, la forêt de Saoû se détache, tandis qu’on aperçoit les vignes de Brézème cultivées en terrasse sur le coteau au premier plan.

Dominant la vallée de la Drôme, j’aperçois un chemin qui longe le cimetière en direction du coteau de Brézème où les vignes sont cultivées en terrasse. Lorsque l’on passe sur la route qui borde le coteau, on aperçoit une tour en ruines. C’est l’occasion d’aller la découvrir de plus près. Je m’engage donc sur le sentier qui me réserve encore de jolis points de vue sur la vallée de la Drôme. Je croise quelques autres promeneurs sur ce chemin facile d’accès. J’arrive assez rapidement à la Tour du Diable. Il s’agit d’un vestige de la première enceinte de la ville, datant vraisemblablement du XIIe siècle. Son nom vient d’une légende presque aussi vieille que la tour : le garde posté au sommet de la tour pour le guet de nuit se serait systématiquement retrouvé, le matin, endormi au pied de la tour close sans savoir comment il était arrivé là.

La Tour du Diable de Livron

Je continue au-delà de la tour du Diable, en direction du vignoble. J’hésite à emprunter un sentier qui semble faire le tour de la colline. Mais partie sans carte je préfère ne pas m’engager n’importe où (avec une cheville encore en cours de rééducation), et je choisis de faire (sagement) demi-tour pour regagner le village. Je reviendrai pour randonner au cœur des vignes….

Celui qui observe les passants….

Livron – Drôme – février 2023

A la base de loisirs de Montélimar

L’an dernier, à peu près à la même époque, j’avais passé un dimanche à la base de loisirs de Montélimar car Melle 3e était y en CSO. Cette année, nous avons réitéré avec une formule très similaire : un départ des écuries à 5.45, et un retour en toute fin de journée. Comme la dernière fois, j’ai pu profiter du lever de soleil sur le lac de la base de loisirs. Par contre, nous sommes reparties cette année avant le coucher du soleil (il n’y avait pas de cavaliers du centre équestre de Melle 3e engagés dans les dernières épreuves de la journée, aussi nous n’avons pas eu à rester jusqu’au bout). Si j’ai beaucoup marché au cours de la journée, je n’ai pas fait le tour du lac (environ 2.5 km) faute de temps « libre ». Cela ne m’a pas empêchée de profiter des jolies lumières tout au long de la journée, et d’observer quelques oiseaux…

Les couleurs douces du matin au bord de l’eau
Lever de soleil
Soleil de fin d’après-midi
Profiter d’un moment de calme

Base de loisirs – Montélimar – Drôme – février 2023

Dans la neige à Chabeuil

J’avais loupé le premier jour de neige de l’hiver autour de chez moi en raison d’un déplacement professionnel à Paris. Mais quand il a de nouveau neigé début février, j’ai pu en profiter. De la neige avait vaguement été annoncée pour la nuit mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle tienne. Cependant, en me réveillant, j’ai noté que la luminosité dehors était un peu « étrange ». C’était clairement celle des jours de neige ! Un coup d’œil par la fenêtre de l’étage ne laissait aucun doute. Une fine couche blanche recouvrait les toits et la campagne. Ni une ni deux, je me suis dépêchée de m’habiller et d’attraper chaussures de rando et appareil photo pour filer dans les bois avant que les températures ne montent et fassent tout fondre.

Une fine pellicule blanche recouvrait les toits du village

J’ai rapidement rejoint la colline de la Gontarde. J’aime cet endroit, petit coin de nature au cœur du village. Au fond d’un petit bois, on peut y découvrir une très jolie vue sur la plaine de Valence (idéale au coucher du soleil), la Vierge du Vœu de Chabeuil, et les ruines d’une tour médiévale. Sur place, il suffit de suivre les sentiers qui vont d’un point à l’autre, en passant par quelques tables de pique-nique et des agrès sportifs. Je suis ensuite redescendue sous le village, en bordure de pâtures où quelques chevaux sont installés. Après une heure à marcher dans la neige et prendre l’air, il était temps de rentrer… pour le petit déjeuner !

Sur les chemins de la colline de la Gontarde
Dans les bois
L’ancienne tour médiévale, vestige du château qui existait là
La tour de la Gontarde dans la neige
Dans les prés

A noter : le lieu est agréable pour une petite promenade même sans neige. La tour de la Gontarde fait partie du parcours-patrimoine dans les rues du village.

Chabeuil – Drôme – 7 février 2023


Bonus : jolies lumières sur Upie

En rentrant de Livron, alors que je passais entre Montoison et Montmeyran, la lumière était époustouflante, magique contraste entre le soleil de fin de journée à l’ouest et un ciel noir de pluie à l’est. Je me suis arrêtée à Upie, au niveau du cimetière pour en profiter. L’effet sur la chapelle Sainte Baudile était vraiment impressionnant !

Entre pluie et soleil sur la campagne
Lumière dorée sur fond noir – sans filtre – sur la chapelle Sainte Baudile

Upie – Drôme – février 2023

[projet 52-2023] semaine 6 – tout un symbole

Tout un symbole… voilà le thème de cette semaine du projet 52. Et j’avoue qu’il m’a posé quelques soucis pour l’illustrer : en partie parce que j’ai manqué de temps ces derniers jours prises par de multiples obligations personnelles, mais aussi parce que j’ai pas mal hésité sur la façon de l’aborder. En effet, j’ai d’abord pensé à photographier un objet qui représente une région (en l’occurrence, j’avais des idées autour de la Bretagne entre hermine et triskel), mais je n’ai pas réussi à trouver une composition qui me convienne. J’ai ensuite pensé au monument aux morts de ma commune, mais je n’ai pas pu y aller à un moment où la lumière y est jolie. Puis, de fil en aiguille, j’ai cherché du côté des systèmes d’écritures qui sont un ensemble de symboles.

Et rapidement, j’ai repensé à l’os coché qui se trouve au Musée de Valence et qui pourrait bien être l’un des tous premiers calendriers de l’histoire de l’humanité. Découvert à la fin des années 1960 dans la grotte de Thaïs à Saint Nazaire en Royans, il est d’abord considéré comme un objet décoratif. Mais en 1991, une étude américaine, menée par l’archéologue Alexander Marschack sur une centaine d’os coché retrouvés un peu partout en Europe, met en évidence qu’il s’agirait d’un système d’enregistrement du temps qui passe. Les encoches gravées correspondraient à la notation d’observations astronomiques, en particulier des cycles de la Lune fait par nos ancêtres à la fin de la dernière période glaciaire, il y a bientôt 15 000 ans. L’os coché drômois a également intégré le corpus d’une étude scientifique en cours sur ces os afin d’affiner les analyses de Marschak.

Sa symbolique est si forte que lors de la rénovation de 2007/2013 du Musée de Valence, la façade du bâtiment s’est parée d’une reproduction des encoches.


Pour découvrir quels symboles ont été choisis par les participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[petits moments] janvier 2023 en vrac

Si je compte bien, la dernière fois que je vous ai proposé un billet avec des photos en vrac, cela remonte à juillet dernier, soit il y a 6 mois ! Clairement, ce n’est pas parce qu’il ne s’est rien passé depuis, mais plutôt car toutes mes photos ont réussi à trouver une place dans un article plus structuré. Or, en ce début d’année, je m’aperçois que j’ai quand même pas mal d’images que je ne sais pas trop comment partager avec vous. Il m’a donc semblé logique de vous proposer un nouveau mois en vrac…


Commencer l’année

J’ai débuté l’année avec une très jolie composition florale, de chez Fleurs d’Eucharis (rue des Alpes à Valence).


Du miel et des pierres en Ardèche

Au calendrier de l’après de Rhône Crussol Tourisme, j’ai eu le plaisir de gagner du miel. Je suis donc allée à la miellerie A Tire d’Aile pour récupérer mon lot de 3 pots de miel… et j’en ai acheté un en plus car je n’arrivais pas à me décider sur lequel prendre parmi les variétés proposées.

Miellerie A Tire d’Aile – La Bâtie – Champis – Ardèche

J’en ai profité pour faire un tour (très) rapide dans le village de la Bâtie à Champis. Il faisait en effet très froid et le vent soufflait fort. J’avais envisagé de faire le circuit des mégalithes mais je me suis contentée d’un coup d’œil à la Pierre Branlante. Je reviendrai pour voir les autres pierres !

Vue sur la campagne depuis la table d’orientation de la mairie
La pierre branlante de la Bâtie, à la sortie du village

Champis – Ardèche


Autour de la truffe à Valence

En janvier (le samedi 21 et le dimanche 22 plus précisément), il y a également eu le festival Truffe – une planète à déguster à Valence. L’an dernier, j’avais visité une exploitation trufficole. Cette année, je me suis contentée de faire un tour avec Mr 2e sur le marché du terroir et sous le chapiteau des animations où nous avons dégusté ravioles et beurre à la truffe.

J’ai bien aimé les messages truffés sur les tables, la vaisselle et les serviettes !


Une promenade matinale à Lyon

Alors que Melle 3e est en pleine réflexion concernant sa future orientation post-bac, nous avons commencé à arpenter les salons et journées portes ouvertes. Ainsi, le dernier week-end de janvier, nous étions à Lyon. Nous en avons profité pour une promenade en ville, de Bellecour aux Subsistances, en passant par la rue de la République, la place des Terreaux, et les quais de Saône. Nous sommes également aller voir les locaux de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Nous avons ainsi jeté un œil à l’exposition Diatomées, et en particulier dans le Réfectoire des Nonnes où étaient présentées des réalisations des élèves de 4e année.

La fontaine Bartholdi de la place des Terreaux (à sec en cette période hivernale) // le calme des quais de Saône un samedi matin de bonne heure
La grande verrière de l’ENSBA aux Subsistances // Diatomées dans le Réfectoire des Nonnes

[projet 52-2023] semaine 5 – c’est écrit

Quand j’ai mis ce thème sur la liste pour le projet 52, j’avais une idée en tête : celle des phrases que l’on croise ici ou là sur un mur. J’avais par exemple dans mon téléphone un « Just believe in art » aperçu sur un mur lyonnais à côté des usines Fagor en allant la dernière Biennale d’Art Contemporain. J’ai même envisagé de vous le proposer aujourd’hui.

Mais il y a 3 semaines, en me promenant dans Châtillon en Diois, j’ai vu ce « Ici est là » et il s’est imposé pour traiter le thème du jour. J’ai aimé sa typographie, et sa référence aux cartes de géolocalisation et autres plans de ville qui nous indiquent que « vous êtes ici« …


Pour découvrir ce qui est écrit chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…