[coin lecture] relire des classiques

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Suite à plusieurs conversations, suggestions et autres incitations, j’ai relu récemment quelques classiques….

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Le Blé en Herbe – Colette

Roman

Lors de ma visite du Musée d’Art Moderne Richard Anacréon à Granville, il y avait une exposition sur Colette. Cela m’a donné envie de relire une des oeuvres de la romancière du siècle dernier. C’est tombé un peu par hasard sur le Blé en Herbe.

Vinca et Phil se connaissent depuis toujours car leurs familles passent tous leurs étés ensemble, sur la côte bretonne à proximité de Cancale. A l’âge de l’éveil des sentiments et de la prise de conscience du désir, un jeu du chat et de la souris encore un peu enfantin se noue entre eux… L’arrivée de Madame Dalleray vient perturber la relation entre les deux adolescents tandis que Phil s’éprend d’elle dans une passion purement charnelle. Entre le poids de la société qui déjà commence à peser sur les épaules de chacun (préparation du baccalauréat et de sa future carrière pour Phil, gestion des affaires ménagères pour Vinca), et leur amitié enfantine qui les rapproche, ils jonglent sur le fil des relations sentimentales. L’été s’achève sur le départ précipité de Madame Dalleray, et la prise de conscience pour les jeunes gens qu’une nouvelle saison de leur vie débute à ce moment-là qui ne sera plus uniquement remplie de jeux d’enfants.

Publié en 1923, Le Blé en Herbe évoque clairement l’éveil du désir charnel et les premières fois qui en découlent chez les deux protagonistes. Si, presque 100 ans après, cela peut sembler un thème banal en littérature, c’est une vraie provocation alors. Ce court roman se lit sans difficulté mais n’est sans doute plus aussi sulfureux, ni subversif qu’à sa parution.

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Le Meilleur des Mondes – Aldous Huxley

Roman

Deux personnes qui m’en parlent à moins de 24h d’intervalle et une envie de le relire qui me titillait depuis un moment : il n’en fallait pas plus pour que je me replonge dans Le Meilleur des Mondes.

Dans un futur où la science a remplacé les sentiments, où les loisirs de masse ont pris la place de la culture, où les bébés son fabriqués en usine et les individus  conditionnés d’avant même leur naissance jusqu’à l’âge adulte, où les individus des castes inférieures sont produits en séries identiques par division gémellaire successive, où « chacun appartient à tout le monde » et où tout est inhibé par la consommation de Soma dans un état mondial tout puissant, Bernard et Lenina s’offrent un week-end à sensation dans une réserve à sauvages. Parmi ces êtres restés à l’état naturel, loin de la civilisation, ils tombent sur Linda, qui bien des années auparavant s’est égaré dans la réserve lors de vacances, et son fils Paul.
Fasciné Bernard obtient l’autorisation de les ramener à Londres dont le Sauvage devient vite la coqueluche. Par ricochet, la célébrité de Bernard et de son ami Helmholtz s’accroit, faisant oublier leur attitude passée parfois jugée subversive.
Toutefois, le Sauvage ne s’adapte pas à ce monde civilisé, où conditionnés, les êtres humains ne sont plus que des robots au service de l’état mondial. Cherchant à s’isoler aux limites de la ville, il ne sera toutefois pas longtemps laissé tranquille et finira par perdre la raison.

Publié en 1932, ce roman d’anticipation dystopique est une critique de l’évolution de la société moderne. Les années précédentes ont en effet vu de nombreuses technologies émerger et l’industrie automobile, sous l’impulsion d’Henry Ford, travaille à la chaîne pour produire des denrées manufacturées en série.
Difficile aujourd’hui de ne pas faire de parallèle entre le monde décrit par Aldous Huxley et celui dans lequel nous vivons… Tirant partie de la société telle qu’il la voit au début des années 30, l’auteur imagine en effet des évolutions potentielles dont certaines se rapprochent de ce qui est devenu réalité. C’est plus un travail de philosophie que de romancier : l’histoire n’est qu’un prétexte à la dénonciation de l’avènement d’une société de consommation à la mécanisation croissante.

Le Meilleur des Mondes est clairement un des livres majeurs du XXe siècle, tant pour la littérature de science-fiction que pour la littérature générale.

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[fourre-tout de la semaine] 29 septembre 2019

Dans la cour, une pie (en pleine mue, d’où les plumes manquantes sur la tête) s’est posée et s’est laissée approcher. Elles sont généralement vives et timides et je n’avais encore jamais pu en prendre une en photo !

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Le week-end dernier, j’ai pris le temps d’aller visiter quelques-unes des expositions des Rencontres de la Photo de Chabeuil. Parmi elles, deux m’ont particulièrement plu : les éléphants et les ours polaires de Kyriakos Kaziras et Requiem pour pianos de Romain Thiery.

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L’espace Oreil, un ancien moulin reconverti en salles d’expositions

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[Loire-Atlantique] morceaux de Voyage à Nantes

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De passage sur l’île de Nantes pour voir les Machines, nous en avons profité pour une balade sur les bords de la Loire.

Les anciennes friches industrielles ont évolué vers des lieux à vocations culturelles et festives. Les anciens hangars ont été convertis qui en galerie d’art, qui en tiers-lieu, qui en espace de restauration alternatif.

Tout naturellement, les quais ont été investis au fil des différentes éditions du Voyage à Nantes puisque tout l’espace était à repenser. Nous croiserons ainsi au fil de la promenade plusieurs oeuvres du parcours pérenne dont Les Meules, aménagement urbain permettant de pique-niquer ou faire un barbecue en toute convivialité sur la terrasse des vents. Presqu’en face, On va marcher sur la Lune, oeuvre ludique et bondissante, véritable terrain de jeux pour les enfants… et les autres !

La Grue Jaune nous rappelle le passé des lieux, tout comme sa consoeur la Grue Grise. L’une appartenait autrefois au chantier naval et l’autre au port autonome de Nantes. Ces deux grues Titan sont maintenant toutes les deux propriété de la ville, et classées Monuments Historiques en tant qu’objets.

D’autres oeuvres ont fait leur apparition avec le parcours Estuaire. C’est par exemple le cas des Anneaux de Daniel Buren, qui rythment le quai et portent le regard jusqu’aux façades colorées de Trentemoult sur la rive opposée.

En longeant le quai des Antilles, on aperçoit de l’autre côté de la Loire d’autres oeuvres du parcours du Voyage à Nantes : un nid-belvédère, des fresques sur un hangar.. mais aussi le Maillé-Brézé, ancien escorteur d’escadre de la Marine Nationale amarré en face sur le quai de la Fosse et que nous n’aurons pas le temps d’aller voir de plus près.

Nous avons encore en effet un peu de route avant d’arriver à destination et le temps file….

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Nantes – Loire-Atlantique – août 2019

[Loire-Atlantique] les machines de l’île de Nantes

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En rentrant de Vendée, nous avons fait une halte à Nantes. Au départ, nous souhaitions voir le fameux éléphant. Mais sur place, nous nous sommes vite rendus compte qu’il était accompagné de tout un bestiaire.

La compagnie La Machine a en effet installé ses ateliers sur l’île de Nantes dans les anciens chantiers navals. Nous sommes donc allés faire un tour dans la Galerie des Machines où nous avons découvert le projet de l’Arbre aux Hérons. Plusieurs prototypes à échelle plus ou moins réduite de morceaux de la structure ou des animaux qui la peupleront sont ainsi exposés.

Mais il est également possible de voir les prototypes en mouvement… et pour les plus chanceux d’y faire un tour ! Ainsi, Mr 2e a pu voler dans la nacelle d’un héron tandis que Mr 1er se transformait en conducteur de fourmi géante. De quoi se sentir plongé dans Arthur et les Minimoys….

Puis, nous avons pris le chemin du Carrousel des Mondes Marins. Sur trois niveaux, les créatures marines qu’on dirait tout droit sorties d’un roman de Jules Verne nous dévoilent leurs secrets… Après les avoir longuement observées, il a fallu choisir laquelle nous souhaitions emprunter. Les garçons sont descendus dans les fonds marins pour aller chercher des trésors à bord d’un sous-marin que le capitaine Nemo n’aurait pas renié, tandis qu’avec Melle 3e nous chevauchions des chevaux de mer aux allures d’animaux légendaires.

Après cette plongée dans un monde imaginaire aux inspirations steampunk, nous sommes redescendus sur terre… juste à temps pour croiser de nouveau l’éléphant !

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Les machines de l’île – Nantes – Loire-Atlantique – août 2019

(*) Si vous trouvez que les machines de l’île ont un air de famille avec les animaux de la place, c’est normal car ils sortent des mêmes ateliers.

(**) L’éléphant et le carrousel des mondes marins sont visibles sur l’île de Nantes. Pour accéder à l’un ou l’autre ainsi qu’à la galerie des machines, vous trouverez les informations pratiques sur le site internet des machines de l’île.

[Vendée] les animaux de la place

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Les Animaux de la Place sont une installation d’aménagement urbain sur la place Napoléon de la Roche-sur-Yon.

Je les ai découvert par hasard dans une émission de Des Racines et Des Ailes peu de temps avant de passer une soirée à la Roche-sur-Yon. Alors, forcément, je suis allée les voir, intriguée par leur petit côté steampunk

Ces animaux de bois et de métal sont les petits cousins de l’éléphant de Nantes et sortent des mêmes ateliers. Chaque animal peut être mu par des poignées et manettes situées sur la rive, transformant les badauds en machinistes. Ils sont inspirés des animaux croisés par Napoléon lors de la campagne d’Egypte, ainsi qu’une malicieuse petite loutre locale.

Au bord des bassins, on découvre aussi toute une flore et une faune, transformant les lieux en un havre de biodiversité… et invitant au repos et à la flânerie.

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Les animaux de la place – place Napoléon
La Roche-sur-Yon – Vendée – juillet 2019

(*) L’accès aux animaux de la place est entièrement libre et gratuit. Les horaires où les animaux peuvent s’animer varient selon les saisons. Vous pouvez les trouver sur le site internet de l’office de tourisme.

[street art in Bourges] les toutes petites portes de Florizale

Florizale dépose des portes magiques… et elle en a installé plein à Bourges. Nous avons trouvé la première un peu par hasard, non loin de la cathédrale. Et je me suis alors souvenue d’un billet de ma copine Sophie.

En arpentant la ville, nous nous sommes donc amusés à en trouver le plus possible… Notre butin s’élève à une vingtaine de portes !

Morceaux choisis…

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Bourges – Cher – juillet 2019

[Berry] les nuits lumière de Bourges

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Les Nuits Lumière, c’est le parcours nocturne lumineux de la ville de Bourges. Lancé pour le passage à l’an 2000 il y a 20 ans, il a pris une nouvelle dimension cette année avec du mapping vidéo sur plusieurs façades emblématiques de la ville : ancien palais épiscopal, palais Jacques Coeur, musée Lallemant et musée Estève.

Je n’avais pas entendu parler des Nuits Lumière avant d’arriver à Bourges en début d’après-midi. Une affiche a attiré mon regard et étant sur place le soir, nous avons décidé de revenir à la nuit tombée pour parcourir les rues de la cité berruyère au fil des lumières bleues.

Chaque façade nous raconte un pan de l’histoire de la ville, depuis la Renaissance jusqu’à l’époque actuelle, des Très Riches Heures du Duc de Berry au Printemps de Bourges, des voyages de Jacques Cœur aux victoires de l’équipe de basket…

Le parcours permet en outre de découvrir les rues de la ville ancienne dans une ambiance particulière, un peu mystérieuse…

Nous avons suivi le parcours à l’envers, commençant au pied de la cathédrale par la façade de l’ancien hôtel de ville, puis nous avons flâné dans les rues de cour en cour, admirant quelques belles portes cochères au passage.

Une petite heure plus tard, nous étions de retour devant la cathédrale dont nous avons encore longuement admiré la façade..

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Les Nuits Lumière – Bourges – Cher – juillet 2019

 (*) Il existe un petit plan de la ville sur lequel le parcours est tracé et que vous trouverez facilement dans les commerces ou à l’office de tourisme. Toutefois, il est très facile de suivre le parcours en se référant aux lumières bleues : loupiotes au sol mais surtout lampadaires !
Le parcours fait un peu plus de 2 km.