[projet 52-2026] semaine 44 – automne

Cette semaine, le projet 52 nous invite à regarder l’automne. Si l’été a joué les prolongations, la pluie et des températures plus fraîches ont fini par s’installer. Doucement, les couleurs sont en train de changer sur les arbres. Encore un peu embêtée par mon genou, je ne suis pas allée randonner ces derniers jours. J’ai donc été cherché une photo de l’année dernière pour illustrer l’automne. Ce soir-là, il faisait beau et j’étais partie en fin de journée à La Baume Cornillane, sur une de ces balades faciles à côté de la maison où j’aime faire un saut quand je n’ai pas beaucoup de temps. Le soleil commençait à se coucher, rehaussant les teintes dorées des feuilles des arbres.


Pour découvrir ce que l’automne inspire aux autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : ce sont encore les vacances scolaires et je profite de moments en famille. Je viendrai dès que possible valider les commentaires qui seraient en modération.

[Isère] une randonnée pour découvrir la magie de Belledonne

Le massif de Belledonne est aux portes de Grenoble. Je l’ai souvent observé mais je n’y étais jamais allée. Ce n’est pourtant pas très loin de la maison (il faut compter environ 1h30 de route pour me rendre à Chamrousse). Cela faisait un moment que je voyais passer des photos des lacs que l’on peut y admirer. Alors un week-end de septembre, j’ai décidé d’aller y faire un tour. Le samedi, j’ai pris le soin de repérer une trace de randonnée sur une application. Et le dimanche, direction Chamrousse pour une douzaine de kilomètres en montagne.

un lac en montagne
Lac Achard

De Chamrousse 1750 au lac Achard, une balade sous les arbres

Je suis partie de la station de Chamrousse 1750, au niveau de la Croisette. Très vite, je longe le lac de la Lauze, une retenue collinaire artificielle destinée à l’enneigement des pistes de ski. De l’autre côté de la vallée, on voit très bien la bordure orientale du Vercors. Le Mont Aiguille se détache nettement dans le paysage.

Lac artificiel en montagne
Le lac de la Lauze, face au Vercors
(Le Mont Aiguille est tout à fait à gauche)
panneau de randonnée
C’est parti vers le lac Achard

La direction du lac Achard est très bien indiquée et le sentier est clairement balisé. Il y a pas mal de monde sur ce tronçon. Il faut dire que c’est une balade assez facile. Les familles y sont nombreuses, les groupes d’amis également. On monte essentiellement en sous-bois. Il faut juste se méfier des nombreuses racines et des quelques cailloux. Mais globalement, je n’ai pas trouvé de difficulté sur cette partie. A l’arrivée, la récompense est un joli lac de montagne, entouré de sapins qui s’y reflètent.

3 personnes sur un sentier en montagne
sur le sentier vers le lac Achard
un lac en montagne
en montant au dessus du lac Achard, on découvre de nouveau un point de vue sur le Vercors
(si vous faites attention, vous devinerez la silhouette du Mont Aiguille)

Du lac Achard aux lacs Robert, une montée en altitude

Je dépasse le lac Achard et continue à monter, direction les lacs Robert. Je croise plein de petits lacs : je ne m’attendais pas à ce qu’il y en ait autant et je tombe sous le charme. Progressivement, le sentier se fait plus ardu, et plus pentu. Au col de l’Infernet, j’ai aussi changé de versant et c’est maintenant l’Oisans que je devine entre les sommets.

Le chemin continue à monter. Il devient de plus en plus caillouteux. La végétation tend à devenir rase, voire même à disparaitre. Je suis au dessus de 2000 mètres d’altitude et cela se ressent sur le paysage. La montée reste assez régulière et ne présente pas de difficulté particulière. En arrivant au col de la Botte, je fais une pause pour admirer le paysage, époustouflant.

Après le col de la Botte, j’aborde un sentier plutôt aérien, qui longe la montagne. De faible largeur, il n’inspire pas complètement confiance et il traverse un joli pierrier. De plus, il n’est pas toujours facile d’y croiser (ou dépasser) quelqu’un. Pour ma part, j’ai trouvé que c’était la partie la plus difficile de l’ascension (peut-être aussi parce que c’était la dernière partie… ou que je gardais encore une légère crainte face aux sentiers caillouteux après mon expérience dans les Ecrins ?). Heureusement, on finit par arriver au col des Lessines et là, le panorama fait tout oublier ! D’un côté, on jette un œil sur l’Oisans et de l’autre, on domine les lacs Robert. C’est magnifique.

sentier à flanc de montagne
Le sentier entre le col de la Botte et le col des Lessines passe à flanc de montagne
petit lac en montagne
Un dernier coup d’œil côté Oisans

Les lacs Robert, la pause avec vue

Je suis arrivée au col des Lessines à l’heure du déjeuner. J’ai donc sorti mon pique-nique face à une vue magique. Seul bémol : j’étais loin d’être la seule à avoir eu cette idée, et j’ai eu un peu de mal à me trouver un coin d’herbe tranquille. Mais, peu importe : le point de vue en valait la peine !

les lacs Robert depuis le col des Lessines
les lacs Robert depuis le col des Lessines : la récompense après la montée

Après ma pause, j’ai pris le chemin du retour. Pour cela, je suis descendue jusqu’aux lacs Robert pour les longer et redescendre de l’autre côté.

lacs Robert
Je ne suis jamais allée dans les Dolomites, mais ce paysage m’a fait penser à des images que j’en ai vues

Des lacs Robert à Chamrousse, une descente dans les cailloux

Pour le retour à la station, je suis passée par la brèche Robert Sud puis par le couloir de la Casse Rousse. Je n’avais sans doute pas bien regardé le topo avant de partir aussi, j’ai été surprise de me retrouver dans des pierriers importants. Il n’est pas possible de passer sans mettre les mains en raison de la taille des cailloux. Et si le chemin est bien balisé, il faut quand même parfois se poser la question de savoir sur quelle pierre c’est le plus simple de passer…

pierrier en montagne
Ceci est bien le chemin !

Heureusement, il y a quelques bonus à passer par là. Déjà, les points de vue sur la Chartreuse et l’agglomération grenobloise valent le coup d’œil. Mais surtout, j’ai eu la chance de voir des bouquetins. J’étais à un moment seule dans un pierrier sous une falaise et faisait une pause pour boire quand j’ai entendu un son étrange, comme un choc sur les pierres. Je me suis retournée vers la falaise et malgré le soleil qui était pile au dessus de la crête, j’ai aperçu une paire de cornes massives. Aucun doute : il y avait un bouquetin au dessus de moi. J’ai avancé un peu pour ne plus être éblouie par le soleil. Le mâle aux grandes cornes était couché mais à côté, il y avait une femelle qui se déplaçait et broutait les feuillages. Je suis restée très longtemps à les observer. Mes photos sont loin d’être réussies (les conditions de lumière étaient vraiment compliquées) mais je suis contente d’avoir pu en prendre quelques-unes de cette rencontre.

vue sur Grenoble et la Chartreuse depuis Belledonne
Dominer l’agglomération grenobloise et faire face à la Chartreuse
bouquetins sur une falaise
Rencontre avec les bouquetins : la femelle est perchée sur un rocher, tandis que le mâle est couché un peu plus bas dans la végétation (on voit surtout ses cornes)
En regardant de plus près la photo, j’aperçois également une paire de cornes sur la gauche dans les arbres : il y avait donc 3 bouquetins alors que je pensais en avoir croisé 2.

Une fois sortie des pierriers, j’ai rejoint les pistes de ski pour redescendre vers la station. J’ai encore croisé une petite retenue artificielle d’eau, le lac du Vallon. Puis, toujours via les pistes de ski, je suis revenue à Chamrousse 1750. Après un dernier regard sur le Vercors, il était temps de rentrer.

le Vercors depuis Chamrousse
Depuis Chamrousse, vue sur le Vercors et le Mont Aiguille, mais aussi sur les lacs de la Matheysine


Chamrousse – Isère – septembre 2026


Informations pratiques

  • La randonnée que j’ai faite est longue d’environ 12 km pour 560 m D+. J’ai mis environ 5 heures, pauses comprises.
  • Dans les topos et traces que j’ai trouvées, cette randonnée vers les lacs Robert est généralement indiquée comme modérée, mais je l’ai aussi vue en difficile. Il faut bien comprendre qu’il y a de longs passages techniques qui peuvent mettre en difficulté des personnes qui n’en ont pas l’habitude. De plus, certains passages ne conviennent pas aux personnes souffrant de vertige. A titre d’information, j’ai échangé avec des personnes sur le chemin qui me disaient que les pierriers dans lesquels nous étions leur faisaient penser au GR20 en Corse !
  • Avant de partir, il convient de vérifier les prévisions météo, et de s’équiper en conséquence (eau en quantité suffisante, vêtements chauds et/ou impérméables…), mais aussi de savoir renoncer à y aller si les conditions ne sont pas bonnes.
  • En montagne (comme dans tous les milieux naturels), on respecte quelques règles simples de bonne conduite, entre autres :
    • On emporte ses déchets, même ceux qui semblent biodégradables.
    • On ne perturbe pas la faune. On respecte les zones de reproduction des espèces quand elles sont indiquées. On ne nourrit pas les animaux sauvages.
    • On ne se baigne pas dans les lacs d’altitude qui sont des écosystèmes très fragiles. La baignade est d’ailleurs complètement interdite au lac Achard (même pour « juste les pieds »).
    • On ne fait pas de feu.
    • On ne fait pas de bruit abusif, à la fois pour la faune et pour les personnes que l’on croise.

[Auvergne] 4 idées de randonnées dans le massif du Sancy

Cet été, je suis retournée en Auvergne, et plus particulièrement dans le massif du Sancy. Je me suis rendu compte que cela faisait presque 10 ans que je n’y étais pas allée. A un moment, c’était notre pause familiale sur le trajet de retour de Bretagne. Nous passions 2 ou 3 jours au pied du Puy de Sancy, et faisions quelques randonnées. Comme les enfants étaient encore assez jeunes (et qu’un des étés, j’étais blessée au pied), nos balades restaient faciles : lac Pavin, Puy de Chambourguet, Puy de la Tâche, Pic du Capucin, lac de Guéry… et quelques découvertes d’œuvres du festival Horizons Sancy qui mêle art et nature. Cette fois, j’y suis retournée seule, avec un seul objectif : me faire plaisir sur de beaux sentiers.

chemin vers la Banne d'Orchande
En chemin vers la Banne d’Orchande que l’on voit à droite

La Banne d’Orchande et le plateau de Guéry, en guise de mise en jambe

Je suis partie de la Drôme tôt un samedi matin pour éviter les bouchons dans la vallée du Rhône. Je suis arrivée au Mont Dore vers 10.00 du matin. J’ai pris le temps d’un café en terrasse et de quelques courses pour un pique-nique. Puis, je suis partie vers la Banne d’Orchande pour une petite rando en mode tranquille. Facile d’accès depuis le parking du refuge de la Banne, c’est presqu’une balade familiale. J’avais d’ailleurs déjà envisagé de la faire avec les enfants mais nous avions finalement fait un autre choix. Mon plan était simple : aller au sommet pour pique-niquer.

Il y avait beaucoup de monde ce jour-là à la Banne d’Orchande entre le côté assez facile de la sortie et la présence d’une œuvre d’Horizons Sancy au pied du pic volcanique, visible depuis le chemin d’accès. Après avoir jeté un œil à L’Offrande, j’ai continué en direction du sommet. La fin de la montée se fait par un escalier en bois qui permet de protéger le sentier de l’érosion due aux passages à répétition des randonneurs. En haut, une table d’orientation permet de profiter de la vue à 360 degrés.

vue sur l'offrande, une des œuvres de Horizons Sancy 2026
Vue sur L’Offrande (ce sont les fleurs que l’on distingue sur le versant opposé)
vue depuis la Banne d'Orchande
Vue sur les montagnes environnantes et la station thermale de la Bourboule depuis la Banne d’Orchande

Après la pause déjeuner, j’ai eu envie de continuer à marcher. J’avais repéré plusieurs circuits qui font le tour du plateau de Guéry, avec ou sans le tour du lac du même nom. J’ai choisi une version où je ne suis pas allée jusqu’au lac car il faisait très chaud, et que je devais encore ensuite rejoindre mon hébergement. J’ai donc longé le plateau jusqu’à la ferme (abandonnée) du Puy May, aperçevant les troupeaux de vaches à l’estive. Un peu plus loin, j’ai bifurqué vers le Puy Loup. De là, j’ai pu apercevoir le lac de Guéry, mais aussi les roches Tuillière et Sanadoire. Dans une autre direction, c’est le Puy de Sancy qui dominait le paysage. En haut du Puy Loup, quelques modélistes faisaient voler leurs planeurs radioguidés. J’ai continué sur le haut du plateau, toujours avec une vue panoramique. Ici, il n’y avait presque personne, contraste saisissant avec la foule sur la Banne d’Orchande juste à côté. Puis, je suis redescendue vers le refuge de la Banne (où, sur la terrasse avec vue, j’ai pris un rafraichissement et une gaufre, tous deux bienvenus après la belle balade).


(*) La randonnée autour de la Banne d’Orchande que j’ai faite faisait environ 7.5 km / 270 m D+. J’ai marché pendant environ 1h40 (hors pause pique-nique)


La montée du Puy de Sancy par le Val de Courre, celle pour laquelle j’étais venue

Il y a des randonnées dont on rêve pendant des années avant de les réaliser. Pour moi, il y avait le Vallon de Combeau dans le Diois que j’avais parcouru en juin dernier. Il y avait aussi cette montée au Puy de Sancy par le Val de Courre. Je l’avais repérée il y a plus de 10 ans, mais les enfants étaient trop jeunes pour l’envisager. J’avoue qu’elle m’était un peu sortie de l’esprit. Mais en préparant mes vacances d’été, elle s’est imposée comme une évidence. C’est à cause d’elle que je suis revenue au Mont Dore !

épilobe en montagne
épilobe dans le Val de Courre

J’ai pu partir à pied depuis mon hébergement pour gagner l’entrée du Val de Courre. Là, j’ai croisé un photographe animalier avec lequel j’ai assez longuement discuté et qui m’a pointé un groupe de marmottes, ainsi qu’un chamois dans un pierrier. Sans cette rencontre, je ne crois pas que j’aurais vu les animaux. Il était encore tôt (je suis partie vers 7.00 du matin), et le soleil commençait à peine à passer au dessus des montagnes quand je me suis engagée dans le Val de Courre. Au départ, la balade est sympathique, jouant à saute-ruisseau. J’ai pu m’amuser à photographier les fleurs dans la lumière du matin. J’ai croisé un troupeau de vaches. J’ai échangé avec d’autres randonneurs qui descendaient d’une nuit en bivouac.

Progressivement, la pente s’accentue, et le chemin devient plus caillouteux. Les lacets sous le Puy Redon sont la première difficulté. Mais la vue est une récompense de chaque instant. Plus on monte, plus c’est beau. Si à un moment, j’ai eu peur d’être déçue par cette randonnée longtemps rêvée, il n’en est absolument rien. A l’arrivée au Col de Courre, je découvre le panorama de l’autre versant de la montagne, et j’aperçois le sommet du Puy de Sancy pour la première fois depuis que je me suis engagée dans le Val de Courre. La suite de la randonnée se passe en crête. Certains passages sont aériens. En arrivant au pied d’une petite barre rocheuse à passer, j’ai eu un doute sur ma capacité à aller au bout (je pense que mon cerveau avait zappé cette information quand j’avais regardé les topos). Puis, je me suis dit que c’est « juste » un peu d’escalade à faire, 5 ou 6 pas tout au plus avant d’accrocher les chaînes. J’ai même réussi à y croiser un randonneur arrivant en sens inverse. Les passages techniques suivants m’ont semblé plus simples : je ne sais pas s’ils le sont vraiment ou si j’avais pris confiance en mes capacités.

En arrivant sur le Puy de Sancy, les points de vue sont splendides de tous les côtés. Il reste la dernière « difficulté » : les 864 marches pour accéder au sommet. Après avoir marché presque seule sur le sentier, croisant seulement quelques autres randonneurs, je suis arrivée en même temps que les premières bennes du téléphérique. La foule s’est densifiée sur ces dernières centaines de mètres. J’ai jeté un œil à la table d’orientation au sommet, avant de redescendre. J’ai profité d’une longue pause sur la terrasse du bar d’altitude : c’était l’heure d’un petit déjeuner bien mérité ! J’ai hésité à revenir jusqu’à la station avec le téléphérique, avant de me dire que ce serait dommage de ne pas finir la boucle. Ce que je n’avais pas prévu, c’est la fermeture de nombreux sentiers en cours de restauration, et l’itinéraire de remplacement qui passe par les pistes de ski : des descentes de cailloux glissants, plutôt raides et sans attrait.


(*) La montée au Puy de Sancy par le Val de Courre fait environ 3.5 km / 525 m D+. J’ai mis environ 1h30, pauses respiration/photos/eau comprises.
La descente du Puy de Sancy à la station de ski fait 3.7 km. J’ai mis 1h15, arrêts compris.

ATTENTION : La montée au Puy de Sancy par le Val de Courre est une randonnée difficile, à réserver à ceux qui ont déjà un peu l’habitude de marcher en montagne et n’ont pas le vertige. En dehors de l’ascension un peu raide qui se fait en partie dans des cailloux, il y a des passages en crête plutôt aériens, ainsi que quelques passages techniques nécessitant de faire un peu d’escalade.

panneau d'information "passage difficile"
Je n’ai pas vu de panneau indiquant la difficulté en partant par le Val de Courre mais il y en a au départ du Puy de Sancy dans l’autre sens

Le lever de soleil au Col de la Croix Robert, un moment tout en douceur

Pour ce séjour, j’avais envie de voir un lever de soleil. Le hic quand on est dans un massif qu’on ne connait pas, c’est de trouver un spot adéquat, et de ne pas se perdre pour y aller en marchant de nuit. Heureusement, l’office de tourisme propose des sorties accompagnées pour voir le lever du soleil. Le rendez-vous avec Hervé, notre guide accompagnateur, était à 5.00 du matin. Nous étions 7 personnes à avoir mis notre réveil à sonner. Nous sommes donc partis à deux voitures vers le parking du Col de la Croix Robert. Là, nous avons rejoint les sentiers en direction du Roc de Cuzeau. La lune était quasiment pleine et suffisait à éclairer nos pas (me confirmant une nouvelle fois le plaisir de marcher de nuit en pleine nature !).

lever de soleil dans le massif du Sancy
La nuit commence déjà à s’éclaircir

L’avantage d’être accompagné, c’est que le guide nous a emmené sur un terrain privé d’où nous allions pouvoir bénéficier d’une vue exceptionnelle. Il nous a aussi expliqué le paysage, la flore, la faune et la relation entre l’homme et le territoire. Après avoir parcouru des sentes à moutons slalomant entre les myrtilliers, nous nous sommes installés sur un carré d’herbe, face à l’est. Les couleurs n’ont pas été exceptionnelles ce matin-là, mais le moment était doux et apaisant. Nous l’avons savouré dans le silence de la contemplation.

Comme nous étions peu nombreux et que tout le monde avançait bien, Hervé a choisi de nous faire passer un petit col pour redescendre de l’autre côté et aller voir le panorama sur le Puy de Sancy plutôt que de simplement faire demi-tour. Après encore un peu de marche sur les sentes à moutons, nous avons rejoint le GR sur le plateau de Durbise. De là, on domine la vallée de la Dordogne avec une vue sur la Banne d’Orchande, le Pic du Capucin mais aussi le Val de Courre. Nous avons échangé quelques idées de randonnées dans le secteur. Et en retournant vers le parking, nous avons croisé Dominique la bergère accompagnée d’Ulysse, son chien. Nous avons échangé un peu avec elle, parlé du pastoralisme, du travail des chiens de protection, et de celui du berger, de jusqu’où où vont les moutons dans une journée, de la sécheresse aussi qui complique les choses.

chien de berger
Ulysse, le chien de berger, très joueur nous a apporté des bâtons pour qu’on les lui lance !
plateau de Durbise
Quand le soleil a commencé à éclairer le plateau de Durbise, la couleur des herbes sèches a pris une teinte dorée. Nous repartions tandis que traileurs et randonneurs commençaient à prendre possession des chemins.


(*) Nous étions sur des chemins qui ne sont pas publics parce que nous étions accompagnés d’un guide qui avait l’autorisation du berger pour nous y rendre. Un GR passe par le Roc de Cuzeau et le plateau de Durbise : il est important de rester sur les sentiers balisés et autorisés. Certaines portions peuvent être détournées pour permettre aux chemins de se reconstituer ou pour mener des travaux de restauration dessus. Il faut suivre les déviations indiquées, même si cela éloigne du chemin tracé sur la carte ou de la trace GPX dont vous disposez.

Lors de la traversée des alpages, vous pouvez croiser des troupeaux gardés par des chiens de protection (patous). Il faut au maximum contourner le troupeau. Si un chien vient vers vous, il faut qu’il vous identifie comme une non menace : ne lui tournez pas le dos, ne le regardez pas dans les yeux (attitude de défi), ne courrez pas, ne faites pas de grands gestes, gardez vos bâtons près du corps, parlez lui calmement, laissez le vous renifler le cas échéant. Il devrait normalement rapidement retourner vaquer à ses occupations. S’il revient, recommencez les gestes pour lui permettre de vous réidentifier.


Loup et le Géant du Souffle, l’art dans la nature

Avant de finir mon séjour dans le massif du Sancy, j’avais envie de voir certaines des œuvres d’Horizons Sancy. J’en avais repéré deux en particulier : Loup à Chastreix-Sancy et le Géant du Souffle sur les hauteurs de Picherande. J’ai profité d’avoir fait la sortie au lever du soleil le matin pour y aller en fin de matinée/début d’après-midi. Après 2 belles journées de randonnée et un lever matinal, l’activité était idéale. En effet, l’accès aux œuvres même s’il nécessite de marcher un peu est facile, passant par des sentiers largement familiaux. J’ai été très impressionnée par ces deux œuvres, toutes les deux très bien intégrées dans leur environnement naturel. J’ai cependant eu un coup de cœur pour Loup.

chemin dans le massif du Sancy
Le chemin pour aller voir le Géant du Souffle depuis le parking
Point de vue depuis le Géant du Souffle à Picherande
point de vue sur le lac Pavin et le Cézallier depuis les hauteurs de Picherande


Massif du Sancy – Puy-de-Dôme – août 2026


EDIT DU 27/10/2026 : Je ne connais pas l’Auvergne en automne, mais j’ai découvert les images de Fabrice Courtadon, et cela donne très envie d’y planifier un séjour automnal….

[Ardèche x Haute Loire] l’édition 2026 de l’Automnal Gourmand est lancée !

L’Automnal Gourmand est un ensemble de manifestations et d’évènements à travers les territoires du Pays de Lamastre, d’Ardèche Hautes Vallées et du Haut Pays du Velay, entre Ardèche et Haute-Loire. Cette année, c’est la 6e édition de ce festival qui fédère des fêtes gourmandes à travers les trois territoires. On retrouve en particulier les Castagnades et la Fête de la Courge de Saint Agrève. En début de semaine, j’étais invitée à la journée de lancement de l’édition 2026 de l’Automnal Gourmand. Après une journée entre le lac de Devesset et les Maisons Marcon à Saint Bonnet le Froid en 2024 et une journée au pays des châtaignes en 2025, j’avais cette fois rendez vous au départ du Chambon sur Lignon en Haute Loire pour des découvertes originales.

pile de programmes papier de l'automnal gourmand 2026
L’édition 2026 de l’automnal gourmand est lancée !

Un voyage extraordinaire

Nous étions attendus à la gare du Chambon sur Lignon de bon matin pour vivre une expérience unique : un voyage dans un authentique train à vapeur ! Rien que son arrivée en gare du Chambon est impressionnante. Une fois le plein d’eau effectué, nous sommes invités à prendre place dans les voitures. Et c’est parti pour une trentaine de minutes de voyage à environ 20 km/h. On a le temps de profiter du paysage. On peut même ouvrir les fenêtres et s’appuyer dessus pour regarder dehors et se laisser fasciner par le panache de vapeur. A chaque passage à niveau, le train siffle, rompant avec le tranquille bercement des roues sur les rails. Nous traversons des zones boisées. Nous longeons des prairies. Au loin, le Mont Mézenc, le Mont Gerbier de Jonc et le Pic du Lizieux nous font de l’œil (il faudra vraiment que j’aille randonner par là un jour). Avec les copains créateurs de contenu, nous ne boudons pas notre plaisir, multipliant les plans vidéos et les photos, tout en discutant.

le Velay Express en gare du Chambon sur Lignon
La vapeur a un côté fascinant !
le Velay Express en gare de Saint Agrève
En gare de Saint Agrève
journal "gazette du Velay Express"
Un voyage dans le temps avec même un journal à lire pendant son voyage !

Une brasserie artisanale

Arrivés à la gare de Saint Agrève, nous avons marché quelques minutes pour rejoindre la brasserie L’Agrivoise. Cette brasserie artisanale a été lancée en 2008. Née d’une passion, elle produit les bières de caractère, celles que les brasseurs ont envie de boire. Nous avons pu visiter l’unité de production et bénéficier de toutes les explications sur la fabrication de la bière : maltage des céréales, houblons, fermentations. Les matières premières des bières sont essentiellement locales avec en particulier des malts de la malterie de Vernoux en Vivarais et des houblons du Diois. Après la visite, place à la dégustation. Ils annoncent que leurs brassages ont une tendance à tirer vers l’amertume. Mais je ne les ai pas trouvées particulièrement amères, et certainement plus aromatiques qu’amères.

Nous avons dégusté trois bières :

  • La P’tite Mère, une pale ale en dry hop, bière de soif assez légère. Pour moi, elle manque un peu de caractère (ceci dit, c’est assez normal pour une bière de soif). A apprécier plutôt aux très beaux jours. Présentée en accord avec un fromage de type caillé doux, je n’ai vraiment pas eu de coup de cœur.
  • Sous les pavés, une dry stout. Légère par rapport à ce qu’on s’attend d’une bière brune (même quand on sait que couleur et taux d’alcool sont deux notions bien distinctes). Dans les premières gorgées, je lui ai trouvé un goût de miel. Elle accompagne très bien le gâteau au chocolat qu’on nous a servi en même temps (ce qui pour une stout de ce type est un grand classique d’accord). Ma préférée de cette dégustation !
  • Krush, une IPA. Une note très forte de pamplemousse/pomelos tant au nez qu’en bouche, puis une note de fruits exotiques (passion ?) assez présente. Je ne suis pas vraiment fan des bières aux accents fruités, mais celle-ci est agréable.

Un peu de science

Cette année, le thème de la Fête de la Science est « saveurs savantes ». En Ardèche, cette opération est coordonnée par les médiateurs scientifiques du CCSTI, le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle, basé dans la vallée de l’Eyrieux. Compte tenu du thème, et du fait que la Fête de la Science a lieu à la même période que l’Automnal Gourmand, il était logique de provoquer des synergies entre les deux évènements. Nous avons donc pu participer à un atelier autour des micro-organismes présents dans la nourriture. Après une présentation théorique, nous avons pu observer au microscope ou à la loupe binoculaire des levures, des grains de kéfir, des moisissures de roquefort ou encore les acariens du fromage aux artisous.

stand de la fête de la science dans la cour d'une brasserie artisanale
Le stand « Saveurs Savantes » du CCSTI pour la Fête de la Science
série de loupes binoculaires
Observer les micro-organismes de la nourriture à la loupe binoculaire

Un déjeuner partagé

Nous avons terminé ce temps de découvertes par un repas partagé. Comme chaque année, ce sont les producteurs et les restaurateurs qui participent aux évènements de l’automnal gourmand qui ont préparé certaines de leurs spécialités. Au menu : des salades de lentilles, du concombre au sel de livèche, des gravlax de truite, de la charcuterie, des fromages et quelques douceurs. Nous nous sommes encore régalés.

Informations pratiques

Les partenaires avec qui nous avons passé un bon moment

Nous avons voyagé avec le Velay Express. Ce train à vapeur est maintenu et opéré par une association de bénévoles. Un chef de wagon donne des explications sur le train et les paysages.

Nous avons visité et dégusté les bières de L’Agrivoise. Il est possible d’acheter des bières sur place. On peut également profiter de la Taverne, une tap room qui propose régulièrement des animations (concours de fléchettes, concerts, etc.). Aux beaux jours, une immense terrasse avec un terrain de pétanque permet de profiter de la douceur des soirées. Et pour se rassasier, il y a même un food truck sur place.

Le CCSTI organise la Fête de la Science en Ardèche jusqu’au 26 octobre 2028 avec plein d’ateliers mais aussi le village de la Science qui sera cette année à Davézieux, à côté d’Annonay, les 10 et 11 octobre 2026.

Les évènements de l’automnal gourmand

La 6e édition de l’Automnal Gourmand a lieu du 26 septembre au 8 novembre 2026. Elle se décline entre rendez vous découvertes, temps forts et menus gourmands. Chaque année, je regrette que mon mois d’octobre soit bien chargé et de manquer de temps pour vraiment profiter de l’évènement. Mais comme les années précédentes, j’ai noté quelques dates et idées de sortie « au cas où » je trouverais un moment.

Parmi les temps forts, j’ai particulièrement noté :

  • l’automnal du champignon, à Saint André en Vivarais les 3 et 4 octobre
  • la fête des saveurs locales à Lamastre le 10 octobre
  • les Castagnades, par exemple celles de Désaignes le 18 octobre
  • la fête de la Courge de Saint Agrève les 24 et 25 octobre
  • l’iconique foire aux champignons de Saint Bonnet le Froid, qui viendra clore cette édition de l’Automnal Gourmand les 7 et 8 novembre

Côté animations, il y a de nombreuses balades gourmandes, où comment combiner randonnée et gourmandise, et des ateliers de cuisine. Il y a également plein d’animations à destination des enfants, en particulier durant les vacances de la Toussaint. Enfin, les restaurateurs partenaires proposent un menu spécial aux saveurs d’automne durant le mois d’octobre.


Le Chambon sur Lignon – Haute-Loire
Saint Agrève – Ardèche
28 septembre 2026

(*) Cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de la part des offices de tourisme des territoires organisant l’Automnal Gourmand, et en particulier de celui du Pays de Lamastre. Comme l’année dernière, j’ai été ravie de vivre ces moments de partage avec les producteurs et prestataires de ces territoires aux paysages magnifiques, et j’ai découvert des produits et des prestations exceptionnels.

[Drôme x Isère] 2 balades estivales dans le Vercors

Avec les fortes chaleurs que nous avons cet été, on a envie de balades qui rafraichissent. Pour cela, je vous propose deux idées dans le Vercors : une en altitude où il ne faut pas craindre le soleil et une souterraine qui nécessite même d’avoir pris un pull. Dans les deux cas, on perd quelques degrés par rapport à la plaine, et on est émerveillés. Pour ma part, j’ai testé chacune de ces suggestions en pleine canicule. Elles sont largement approuvées.

Paysage du Vercors
Vue sur le Vercors depuis les hauteurs du col de Rousset

Sur les hauteurs de la station du col de Rousset

J’ai fait cette sortie sur les hauteurs du col de Rousset un matin caniculaire. En partant de chez moi, je n’avais pas d’idée précise : je voulais juste prendre de la hauteur pour perdre quelques degrés. Je suis finalement arrivée assez tard au Col de Rousset. Le temps de prendre encore un peu d’altitude pour arriver au parking de Beure, il était déjà plus de 10.00 du matin. J’avais repéré un circuit sur le plateau qui en fait le tour. Il est possible de partir du haut du télésiège (dont le départ est au cœur de la station). Pour ma part, je suis donc partie depuis le parking de Beure où je suis entrée sur l’alpage. Un peu plus haut, un troupeau de vaches à l’estive paissait tranquillement. J’ai contourné le troupeau pour gagner le point de vue des Econduts d’où on domine une bonne partie du Diois.

troupeau de vaches en montagne
Vaches à l’estive

J’ai ensuite longé la crête jusqu’au But de Sapiau. Le paysage qui se déploie en contrebas est majestueux. Les falaises tombent à pic et dominent des vallées verdoyantes. Seule ombre au tableau, un panache de fumée se distinguait un peu plus loin. Le massif de la montagne de Justin, au dessus de Die, brûlait depuis plusieurs semaines et le feu était encore actif dans le secteur de Barsac. Je suis allée jusqu’à la table d’orientation pour jouer à reconnaître les sommets environnants. Puis, je suis passée à côté du haut du télésiège avant d’entamer la descente vers le chalet de Beure. Quand je suis arrivée au chalet, il était juste un peu après midi. J’ai donc décidé de m’y arrêter pour une pause déjeuner bien méritée avant de redescendre dans la vallée.

Informations pratiques :

  • Le sentier de l’Ours du Vercors fait un peu moins de 7 km / 320 m D+. Il est donné pour 3 heures (parfois un peu plus) sur les différents sites que j’ai pu consulter. Je l’ai fait en 2 heures (rappel : j’ai l’habitude de marcher en montagne). Il ne présente pas de difficulté technique particulière.
  • Depuis le haut du télésiège, il est aussi possible de suivre le sentier du Bois du Loup, plus familial. Il fait 2.8 km / 120 m D+ et est indiqué pour environ 1 heure de marche.
  • La table d’orientation est facilement accessible depuis le haut du télésiège par un chemin stabilisé d’environ 500 m.
  • Il n’y a pas de point d’eau sur le parcours. Il faut donc être prévoyant avant de partir. Au chalet de Beure, il est possible d’acheter à boire (pas de raccordement au réseau d’eau).
  • Le plateau ne présente pas d’ombre. Crème solaire et casquette sont donc largement conseillés.
œillet sauvage
Œillet sauvage sur le plateau de Beure

Sous terre, dans les Cuves de Sassenage

Ma deuxième suggestion est encore plus rafraichissante qu’une balade en altitude. En effet, cette fois, je vous emmène sous terre, direction les Cuves de Sassenage. Là, la température est constante toute l’année, à 12°C. Déjà en montant le long du Furon vers l’entrée de la grotte, l’ambiance est rafraichissante avec l’effet combiné du torrent et de la forêt. Une fois sous le porche d’entrée de la grotte, la fraîcheur qui émane du Germe, la rivière souterraine, est indéniable. D’ailleurs, assez vite, on a envie de mettre un pull. C’est alors parti pour 1 heure de balade souterraine.

Ici, pas de concrétions extraordinaires : la grotte est toujours régulièrement submergée par les montées des eaux du Germe. L’autre particularité est l’aménagement minimal. On passe là où l’eau a creusé son chemin. Les passages n’ont pas été élargis, tout juste des escaliers et passerelles métalliques ont été ajoutés pour permettre de parcourir les galeries situées à des niveaux différents. Une fois au bout de la grotte accessible sans équipements (il est possible de continuer en spéléologie), on fait demi-tour. En cas de croisement avec un autre groupe, ce n’est pas possible partout et il faut bien se coller à l’un des murs pour permettre à chacun de passer. Plus qu’une visite traditionnelle, c’est une véritable expérience souterraine dans un environnement encore très brut que l’on vit aux Cuves de Sassenage.

dans les grottes des Cuves de Sassenage
L’entrée dans la grotte des Cuves de Sassenage est déjà impressionnante
dans les grottes des Cuves de Sassenage
Il faut souvent se faufiler entre les parois
dans les grottes des Cuves de Sassenage
A certains endroits, il est aussi nécessaire de se plier en deux pour pouvoir passer

Informations pratiques :

  • Les Cuves de Sassenage sont ouvertes de juin à octobre mais leur ouverture dépend beaucoup des conditions météo. Il faut donc bien se renseigner juste avant de venir.
  • En période de sécheresse, le massif forestier autour des Cuves peut être interdit d’accès. Les grottes peuvent alors mettre en place des conditions spécifiques d’accès, en particulier la réservation obligatoire et l’accompagnement depuis le village par un guide.
  • L’accès à l’entrée de la grotte depuis le village de Sassenage se fait via un sentier qui longe le Furon. Il fait environ 500 m pour 100 m D+. Il ne faut donc pas négliger le temps d’accès : le site des grottes indique une vingtaine de minutes pour le parcourir (beaucoup moins si vous avez l’habitude de marcher en montagne).
  • La visite de la grotte est à caractère un peu sportif : on se faufile, on se baisse beaucoup, on progresse accroupi… (le lendemain, j’avais l’impression d’avoir fait une bonne séance de travail des quadriceps et des ischio-jambiers !)


Plateau de Beure – Saint Agnan en Vercors – Drôme
Sassenage – Isère
Vercors – juillet 2026


Si vous voulez vous mettre au frais dans une grotte dans le Vercors, vous pouvez aussi visiter :

[Ain] 5 activités pour une journée autour des étangs de la Dombes

L’été dernier, j’avais passé un week-end dans la Dombes, autour de Chatillon sur Chalaronne. Avec des copains, nous étions invités par Dombes Tourisme et nous n’avions pas eu une météo trop clémente. En rigolant, nous avions dit que ce serait pas mal que nous puissions revenir cette année avec le soleil. Et c’est exactement ce que nous avons fait. Pile un an après notre première découverte du territoire, nous nous y sommes retrouvés pour aller découvrir les étangs. Et cette fois, le soleil était de la partie.

cabane d'observation ornithologique à l'étang Prêle dans la Dombes
Au bord de l’étang Prêle

Une balade en 2CV

J’avais rendez-vous assez tôt le matin au bord de l’étang Prêle avec Léo, Emilie et Nathalie de Dombes Tourisme, où j’ai aussi retrouvé Marie-Léa, Antho et Estelle (3 des copains qui étaient là l’année dernière déjà). Après avoir partagé un café, nous avons eu le plaisir de voir arriver nos « bolides » pour la journée : deux belles 2CV rutilantes. L’idée était de parcourir les petites routes et découvrir les villages du territoire. Avec le soleil qui brillait, c’était un pur bonheur de rouler capote et fenêtres ouvertes. Ce qui est vraiment très amusant, c’est que ces voitures apportent immédiatement un sourire sur les visages des personnes que nous avons croisés, qu’il s’agisse d’automobilistes, de cyclistes ou de piétons ! Tout le monde fait coucou avec la main. C’est vraiment un véhicule qui porte une image cool et ludique et qui engendre immédiatement de la bonne humeur.

Un arrêt à l’abbaye Notre Dame des Dombes

Sur notre route, nous avons fait un arrêt à l’abbaye Notre Dame des Dombes. J’y étais passée l’an dernier mais j’étais trop matinale pour que la boutique soit ouverte. Cette fois, j’ai pu aller la découvrir. De très nombreux produits monastiques ainsi qu’une belle librairie religieuse y sont présents. Mais ce qui nous intéressait était surtout les productions de l’abbaye. En effet, la communauté du Chemin Neuf occupe les lieux et exploite la ferme qui s’y trouve. Là, ils produisent des produits laitiers, des confitures, du miel, du jus de pommes, des pâtes de fruits mais surtout la Musculine.

abbaye notre dame des dombes
L’abbaye Notre Dame des Dombes

Nous avons goûté la Musculine à l’aveugle et c’est très surprenant. Cela se présente comme une pâte de fruits. Cependant à la dégustation, je me suis vite aperçue que ce n’était pas juste une pâte de fruits. En effet, elle présente un fort goût de viande de bœuf séchée. La recette a été imaginée au XIXe siècle par un médecin qui en a fait don à l’abbaye. Les principaux composants sont la confiture de coing et d’orange, le sucre, le miel et donc la viande. Sa composition la classifie dans les produits diététiques de l’effort (amis sportifs d’endurance, vous devriez essayer ! c’est sans doute beaucoup plus naturel que la plupart des gels et boissons d’effort…) .

morceau de musculine, spécialité de l'abbaye notre dame des dombes
Visuellement, la Musculine ressemble à une pâte de fruits

L’histoire de l’abbaye est plutôt surprenante. En effet, cette abbaye cistercienne a été créée au XIXe siècle, comme fille de l’abbaye d’Aiguebelle. Elle a été créé pour apporter un savoir faire agricole dans la région et aider à assainir l’usage des étangs. Les moines s’installent à l’automne 1863 dans les bâtiments de briques. Les briques ont été cuites sur place pendant la construction qui a fait intervenir des ouvriers maçons du nord de la France. C’est Pierre Bossan, l’architecte de Notre Dame de Fourvière et de la basilique d’Ars, qui a fait les plans. Dans l’église, les vitraux projettent une lumière verdâtre et leurs motifs rappellent les vagues à la surface des étangs de la Dombes. Un oratoire dédié aux moines de Tibhirine (l’un d’eux était venu de l’abbaye Notre Dame des Dombes). Il est orné d’icônes contemporaines, écrites dans la tradition byzantine, par un couple membre de la communauté.

Une balade contée autour de l’étang Prêle

Après le déjeuner, nous avons repris la route vers l’étang Prêle. Là, nous étions attendus par Diane. Nous l’avions déjà rencontrée l’été dernier pour une visite découverte de Chatillon sur Chalaronne. Cette fois, elle nous propose une balade contée autour de l’étang. L’épopée de Physalis nous a entrainés à la suite de Physalis et de Philibert Commerson, un naturaliste originaire de Chatillon sur Chalaronne qui a accompagné Bougainville dans son voyage autour du monde. Mêlant personnages historiques (dont Jeanne Barret qui avait accompagné Bougainville avec l’aide de Commerson) et imaginés, Diane prend tour à tour les différentes identités pour nous faire découvrir l’expédition autour du monde de Bougainville mais aussi la faune et la flore des étangs de la Dombes. Mêlant textes écrits et improvisations, la balade passe très vite et on en ressort en ayant appris des choses tout en s’amusant.

Une observation ornithologique

Après l’épopée de Physalis, Diane nous a emmenés jusqu’à la cabane d’observation ornithologique. Elle propose en effet également des temps d’observation des oiseaux sur différents étangs de la Dombes, à différents moments de la journée. En cette fin de journée, nous avons pu voir des hérons cendrés, des aigrettes et des hérons garde-boue, ainsi que des foulques macroules. Diane prête des jumelles et apporte sa longue-vue : on peut ainsi observer discrètement tout l’étang et son pourtour.

cabane d'observation ornithologique sur l'étang Prêle dans la Dombes
La cabane d’observation ornithologique de l’étang Prêle
hérons garde boue perchés sur une clôture
Hérons garde boue perchés à l’étang Prêle

Un cours de dessin en plein air

Pour terminer l’après-midi, nous retrouvons Orianne pour un cours de dessin. Nous l’avions elle aussi déjà rencontrée l’année dernière pour dessiner : nous devions initialement aller au bord de l’étang du Plantay, mais la météo nous avait contraint à changer les plans et à venir dessiner sous la halle de Chatillon sur Chalaronne. Cette fois, pas de souci de météo, nous pouvons bien nous installer au bord de l’étang. Nous avons choisi de nous mettre à l’ombre des arbres, à quelques dizaines de mètres de notre sujet du jour : une vue sur l’étang Prêle et son thou, la vanne qui sert à interconnecter les étangs les uns aux autres pour les remplir et les vider.

dessin d'un étang de la Dombes en cours de réalisation
Work in progress…

Les animations dessin menées pour Orianne sont vraiment très chouettes. Elle nous guide pas à pas dans la réalisation de la composition et dans sa mise en couleurs. Mais il s’agit d’indications et chacun y apporte sa touche personnelle. A la fin, aucun de nos dessins ne ressemble à l’autre. Orianne a une façon de ne pas imposer sa vision et de valoriser ce que chacun fait. Cela rend l’expérience très agréable et très valorisante. En effet, nul besoin de compétences préalables en dessin pour obtenir un résultat satisfaisant (ceux qui connaissent mon niveau en pratique artistique savent…).

dessin d'un étang de la Dombes devant le paysage qui l'a inspiré
Dessin vs réalité


C’est après l’animation avec Orianne que se termine notre journée. Il est bientôt 19.30 et nous sommes là depuis 9.00 le matin. La journée a été bien remplie, mais nous n’avons pas vu le temps passer. Nous trainons encore un peu tous sur le parking, avant de reprendre la route chacun de son côté. Ces journées sont toujours de vraies parenthèses où j’ai plaisir à retrouver les copains, et durant lesquelles les échanges sont riches et sympathiques.


Informations pratiques

  • Location de 2CV : nos 2CV avaient été louées auprès de We Dolly. Localisés à Dagneux dans l’Ain, ils proposent des locations de 2CV aux particuliers et aux entreprises, ainsi que des jeux de pistes ou rallyes clés en main.
selfie dans un rétroviseur de 2 chevaux
selfie 2CV
  • Abbaye Notre Dame des Dombes : Elle est située sur la commune du Plantay. Certaines parties de l’abbaye, dont l’église et l’oratoire sont librement accessibles à certains horaires. Il convient toutefois de ne pas déranger les temps de prière et les offices de la communauté. Il est aussi possible d’y séjourner pour y faire une retraite ou s’isoler pour réviser des examens.
    La Musculine est vendue à la boutique de l’abbaye, tout comme les autres productions de la ferme. Il est aussi possible à certaines périodes de l’année de déguster des glaces produites sur place avec le lait de la ferme.
  • Les activités proposées par l’office de tourisme :
    • Balade contée autour de l’étang – l’épopée de Physalis
    • Observations ornithologiques
    • Cours de dessin, avec Orianne
      Ces activités sont réservables directement auprès de Dombes Tourisme qui les propose tout au long de la saison selon un agenda. On retrouve ainsi les activités que j’ai faites cette année, mais aussi d’autres dont les visites guidées de Diane comme celle faite l’année dernière à Chatillon sur Chalaronne. Concernant les animations dessin avec Orianne, différents lieux sont proposés soit dans la nature, soit en ville.
l'étang Prêle dans la Dombes
Au bord de l’étang Prêle
  • Observation des oiseaux : la cabane d’observation ornithologique de l’étang Prêle est en libre accès. Il faut bien penser à refermer les volets avant de repartir. Attention, en été, il peut vite faire très chaud dans la cabane !
  • Pour déjeuner : nous nous sommes arrêtés à La Table de Cécile au Plantay. Nous avons eu le plaisir de nous attabler dans la grande cour à l’ombre des arbres. Le menu est construit à base de produits locaux, et de cuisine maison. Pour ma part, j’ai pris une salade de tomates au chèvre frais (parfaite pour l’été) et une quenelle de carpe.


Dombes – Ain – juillet 2026


(*) J’ai été invitée par Dombes Tourisme (collaboration commerciale non rémunérée) pour l’ensemble des prestations de cette journée. J’avais beaucoup apprécié le territoire l’année dernière, et j’étais plus que ravie de cette occasion d’y retourner. J’ai réellement été enthousiasmé par les activités proposées, et j’ai beaucoup apprécié cette journée, riche en découvertes et en échanges.

[projet 52-2026] semaine 29 – fleur(s)

Cette semaine, le projet 52 nous propose de regarder les fleurs. Avec le début d’été caniculaire que nous avons eu, les fleurs ont un peu souffert. Dans la cour, œillets et géraniums ne survivent que parce qu’ils sont régulièrement arrosés. Il en va de même pour les tournesols dans les champs, qui d’ailleurs commencent à aborder déjà leur fin de floraison. Avec ces températures, hors de question également de mettre un bouquet dans la maison. Mais, le mois dernier, les champs de la Drôme se sont parés de cette couleur bleue violette si emblématique. Mi-juin, les lavandes ont commencé à fleurir (en avance). Fin juin, les récoltes étaient largement en cours. Alors que je me rendais à Grignan en fin de journée, l’odeur de la lavande embaumait les routes de campagne et j’ai eu le temps de prendre quelques images du superbe champ au pied du château.

champ de lavande en fleurs au pied du château de Grignan


Pour découvrir à quoi ressemblent les fleurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : Comme chaque année, je profite de la période estivale pour déconnecter. Seuls quelques articles programmés seront postés d’ici la fin du mois d’août. Et je ne garantis aucune réponse ni validation de commentaire avant la dernière semaine d’août.


Le château de Grignan est en lice pour Le Monument Préféré des Français 2026. Et je suis convaincue qu’il mérite de gagner. Pour cela, il faut voter pour lui sur le site de France TV !

[Drôme x Ardèche] faire le plein d’idées pour profiter de l’été autour de Valence

On ne manque pas d’activités à faire autour de Valence, en particulier en été. Peu importe qu’il fasse très chaud ou plus maussade, la région regorge de propositions en plein air ou à l’intérieur. Il y en a vraiment pour tous les goûts : des propositions culturelles, des activités ludiques, des randonnées. Chacun peut trouver quelque chose à sa convenance. Ce que je vous suggère ici est bien entendu très loin d’être exhaustif. Ce sont par contre des idées que j’ai moi-même testées sur le début de l’été (et niveau météo, le denier mois a été caniculaire).

champ de lavande en fleurs
Les lavandes marquent le début de l’été dans la Drôme

Des idées de randonnées

Une randonnée vers la Tour de Barcelonne et la chapelle Sainte Marguerite

Parmi les randonnées que j’aime beaucoup en toutes saisons à proximité de Valence, il y a celles qui mènent à la Tour de Barcelonne et à la chapelle Sainte Marguerite, sur les hauteurs de Combovin. J’y vais régulièrement, généralement en partant depuis le parking du cimetière de Combovin. Cela faisait très longtemps que je n’étais montée en partant de Barcelonne. Le chemin est un peu plus long et moins impressionnant, offrant moins de points de vue. Il a par contre l’immense avantage de se faire quasi exclusivement en sous bois. Et en période estivale, c’est un véritable avantage.

Vue sur la Raye depuis le pied de la tour de Barcelonne
Au pied de la Tour de Barcelonne, pour observer les environs

Le départ se fait depuis la place de la mairie de Barcelonne. Il faut prendre la rue qui monte en face en direction de l’église puis continuer sur la gauche, toujours en montant. A un moment, la route se transforme en chemin puis sentier. C’est presque toujours tout droit, jusqu’à arriver au pied de la Tour. De la Tour, on rejoint facilement la chapelle Sainte Marguerite en passant par les Terres Blanches et le Gros Chêne. Le sommet est marqué par une croix. La chapelle se trouve un peu plus loin. Elle est toujours ouverte, pouvant servir d’abri au randonneur de passage. Il suffit de tourner la poignée et de pousser la porte. A l’intérieur, outre la statue de la Sainte, on trouve quelques textes, intentions de prière et ex-voto. Après voir fait le tour de la chapelle pour profiter du paysage, il est temps de prendre la direction du retour qui se fait plus ou moins par le même chemin.

Une sortie en Ardèche autour de Champis

Cette sortie en Ardèche, je ne l’ai pas faite seule. Avec quelques collègues, nous nous étions en effet donné rendez-vous un samedi matin pour aller randonner ensemble. Comme nous avions prévu la date longtemps à l’avance, c’est tombé en plein épisode caniculaire. Nous avons donc opté pour une boucle qui nous ferait prendre un peu de hauteur pour gagner quelques degrés de fraicheur, et surtout qui serait essentiellement ombragée. De ce point de vue, la mission était réussie. Cette boucle, trouvée sur VisoRando, permet de marcher à l’ombre dans la campagne autour de Champis. Elle offre de très jolis points de vue sur la campagne. Et au passage de la passerelle sur le Duzon, il est possible de descendre dans la rivière pour se baigner, ce que nous n’avons pas manqué de faire (attention, il y a beaucoup de cailloux glissants au fond et on ne voit pas trop où l’on pose les pieds).

passerelle au dessus d'une rivière
Spot de baignade dans le Duzon

Une balade en forêt de Saoû

La forêt de Saoû est un espace naturel protégé, un écosystème unique. Elle offre aussi de très nombreux sentiers de randonnée, pour tous les niveaux. C’est un soir après le travail que je me suis rendue en forêt pour profiter de la douceur (relative) de la fin de journée. J’ai pris un chemin au hasard, pas très loin de l’auberge des Dauphins. C’était une fabuleuse idée pour déconnecter après une journée de travail intense. Il se pourrait bien que je réitère l’expérience.

ATTENTION : l’accès à la forêt de Saoû est réglementé. Il est obligatoire de se stationner sur l’un des parkings aménagés. On peut pique-niquer dans la forêt, des espaces sont même spécialement aménagés, mais il est interdit de faire du feu ou un barbecue. Des zones de quiétude pour la faune peuvent être mises en place, interdisant certains secteurs provisoirement à la randonnée. Le bivouac est autorisé sous certaines conditions. Il est impératif de se renseigner préalablement à toute pratique et de respecter les affichages provisoires qui seraient en vigueur.

Un tour vers le plateau d’Ambel dans le Vercors

Situé dans le Vercors, le plateau d’Ambel est un autre espace naturel sensible du département de la Drôme. Il est, tout comme la forêt de Saoû, parcouru de nombreux sentiers de randonnées, conduisant pour la plupart aux sommets qui l’entourent comme le Roc de Toulau ou la Tête de la Dame. L’accès au plateau d’Ambel se fait généralement depuis le refuge de Gardiole ou depuis le col de la Bataille. C’est en pleine canicule que j’y suis allée dernièrement. Je suis partie du col de la Bataille (où j’ai eu la chance de trouver un stationnement), en direction de la Tête de la Dame. J’avais choisi cet itinéraire car une partie était en sous bois et à l’ombre du Roc de Toulau. Malgré tout, une fois sur la crête, j’ai bien senti que le soleil était présent. Il y avait un peu de vent, agréable. Mais je n’ai pas regretté d’être partie relativement tôt (je dis relativement car la semaine précédente avait été très chargée et je m’étais réveillée un peu plus tard que ce que j’aurais aimé : il était donc quasiment 9.00 quand je suis arrivée et j’aurais aimé pouvoir y être au moins 1 heure plus tôt). Cela m’a permis d’éviter d’être en plein soleil sans abri sous une chaleur trop intense.

Le sentier part au pied de la montagne, presque horizontalement au niveau du col de la Bataille, sous le Roc de Toulau. Cette portion du GR93 commence en sous-bois, avant de rejoindre la crête au niveau du Pas de Gouillat et de la Croix d’Ambel. Une fois en crête, on quitte le balisage blanc/rouge du GR pour poursuivre selon une trace bien nette . Il n’y a plus d’ombre mais le paysage est époustouflant, typique du Vercors. Le chemin monte progressivement jusqu’à la Tête de la Dame. Après une pause, j’ai choisi de faire demi-tour pour ne pas être au soleil aux heures les plus chaudes de la journée, mais il est tout à fait possible de continuer, toujours sur le chemin de crête.

chemin en sous bois
Le bonheur au retour de retrouver l’ombre des arbres après plusieurs kilomètres en plein soleil
balisage jaune/rouge sur un poteau
Une partie du sentier en crête est incluse dans le GRP Grand Tour de la Gervanne

ATTENTION : le plateau d’Ambel et ses environs est un espace naturel protégé. Le bivouac y est autorisé sous certaines conditions. Il est interdit d’y faire du feu. Il faut bien rester sur les sentiers pour éviter les piétinements intempestifs et permettre aux espèces végétales de se développer correctement. Sur l’alpage d’Ambel, on peut croiser des troupeaux à l’estive. Il faut les laisser tranquille et les contourner largement. Si vous ouvrez une barrière pour passer, il faut impérativement la refermer. S’il y a un (ou plusieurs) patou(s), arrêtez vous et restez calme, parlez lui calmement, ne le regardez pas directement dans les yeux : il faut qu’il vous identifie comme un humain non menaçant. Une fois que le patou n’aboie plus, vous pouvez continuer à avancer, toujours doucement, toujours calmement, en passant le plus loin possible des bêtes. Si le patou se remet à aboyer, immobilisez vous de nouveau et recommencez le processus. Un patou n’attaque que s’il vous considère comme une menace pour le troupeau.


⚠️ ATTENTION : en raison des risques élevés d’incendie en Drôme et en Ardèche, certains secteurs/massifs/chemins peuvent faire l’objet d’une interdiction temporaire. Il est important de bien s’assurer de l’accessibilité avant de partir en randonnée. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner sur les interdictions locales, et les risques en cours.


Des idées d’activités

Découvrir un labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône

Je crois que je n’étais encore jamais allée dans un labyrinthe végétal. Aussi quand Labyléo, le labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône en Ardèche, m’a proposé de venir découvrir l’activité, je n’ai pas hésité. Sur place, j’ai retrouvé plusieurs copains créateurs de contenu. Nous avons fait un tour assez rapide dans le labyrinthe car l’orage menaçait mais en 30 minutes, nous avons eu le temps de trouver (ou pas) quelques énigmes et de nous perdre à plusieurs reprises. Nous avons vraiment passé un chouette moment, et j’ai très envie d’y retourner en famille, ou entre amis, pour la version en nocturne.

(*) Labyléo, quartier Mirabel, 07800 Charmes sur Rhône. L’accès est fléché depuis le village. Pour le détail des jours et horaires d’ouverture, il suffit d’aller sur le site internet du labyrinthe végétal.

(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) pour venir découvrir Labyléo en avant première de la saison 2026.

Faire un tour en petit train à Valence

Les tours en petit train sont souvent associés à la découverte de villes qu’on ne connait pas, en mode « on veut tout voir mais sans se fatiguer ». J’avoue que c’est généralement une activité que je zappe, préférant une découverte pédestre des villes où je vais. Mais, quand Valence Romans Tourisme m’a proposé de tester le petit train de Valence, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter. L’idée de jouer au touriste dans ma propre ville était séduisante. J’y suis allée avec Melle 3e, et ni l’une ni l’autre pensions autant passer un moment agréable malgré la canicule. Nous avons fait le tour en début d’après-midi un samedi (nous avions un choix limité par un horaire de train..), mais en roulant on a une sensation de « vent » qui rend la chaleur supportable. La balade dure environ 45 minutes, et nous n’avons pas vu le temps passer. Le petit train nous a emmenées voir tous les incontournables de la ville, en passant dans les rues piétonnes. Une bande audio permet de se situer et de repérer les différents monuments, mais aussi d’écouter quelques anecdotes. Bien qu’étant dans la région depuis 15 ans, j’ai appris 2 ou 3 petites choses. Si on ne connait pas la ville, c’est un excellent aperçu et qui donne des pistes pour venir ensuite flâner.

le petit train de Valence
Le départ du petit train de Valence se fait devant l’office de tourisme
billets pour le petit train de Valence
Prêtes au départ !

(*) Le départ du petit train se fait devant l’office de tourisme de Valence (boulevard Bancel). Les billets sont à acheter à l’office de tourisme. Il circule du lundi au samedi jusqu’au 29 août 2026.

(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) par Valence Romans Tourisme pour venir découvrir le petit train de Valence.

Aller à la piscine

Quand il fait chaud, la piscine est une excellente façon de se rafraichir. Et s’il pleut, les piscines couvertes offrent un espace de détente appréciable. Bref, la piscine, c’est toujours une bonne idée. Pour ma part, j’ai recommencé à aller très régulièrement à la piscine début janvier (j’y vais au moins 3 fois par semaine, en alternant aquagym et natation). Avec l’arrivée des beaux jours, j’ai eu envie d’essayer d’autres piscines autour de Valence. Voici celles que j’ai testées :

  • Centre aqualudique de l’Epervière à Valence : Situé à côté du parc de l’Epervière, il est géré par l’UCPA. C’est la piscine où je vais habituellement. Je l’ai choisie parce qu’elle est proche du bureau, mais j’apprécie vraiment le bassin extérieur (accessible été comme hiver). Il y a aussi un bassin intérieur, une pataugeoire avec des jeux d’eau, des toboggans et des grands espaces extérieurs. Facilement accessible en transports en commun, elle est littéralement prise d’assaut le week-end, durant les vacances scolaires et dès qu’il commence à faire chaud. A éviter à ces périodes si vous voulez vraiment nager (selon la foule les lignes de nage sont neutralisées) mais hyper agréable pour un moment de détente.
  • Centre aquatique Diabolo à Bourg de Péage : Cet équipement de l’agglo est un immense complexe aqualudique avec vue sur le Vercors, très lumineux et agréable. Il y a un bassin de natation intérieur, un bassin ludique intérieur, et des espaces de jeux d’eau dehors, ainsi que des espaces de détente extérieurs. J’y vais en plan B pour nager le week-end car même s’il y a du monde, le bassin de natation reste dédié à cette pratique. Côté ludique, il y a largement ce qu’il faut pour passer un bon après-midi détente en famille.
  • Piscine Le Petit Nice à Chabeuil : l’ancienne piscine municipale est maintenant gérée par Valence Romans Agglo. Elle a uniquement des espaces extérieurs et ouvre jusqu’au 30 août de 11.00 à 19.00 tous les jours. Elle se compose d’un grand bain (progressif de 1.55 m à 2 m de profondeur) et d’un petit bain/pataugeoire, ainsi que de grandes plages et pelouses ombragées. J’y vais ponctuellement et j’apprécie que 2 lignes soient réservées pour nager avec ou sans palmes/plaquettes.
piscine municipale extérieure en été
Le Petit Nice – piscine de Chabeuil – Drôme

Se baigner en pleine nature

Il est possible de se baigner dans de nombreuses rivières, que ce soit en Drôme ou en Ardèche. Il suffit de trouver un spot accessible et où il y a de l’eau pour pouvoir faire trempette. Les endroits où on peut nager sont plus rares. Ils sont généralement aménagés mais restent pour certains très « nature ». C’est le cas du plan d’eau du Pas des Ondes. Situé à la limite du Diois et des Baronnies, à environ 1h30 de Valence, il se compose en fait de deux lacs : l’un dédié à la pêche et aux activités nautiques et l’autre pour la baignade avec des vues sur les montagnes environnantes. J’y étais allée il y a 3 ans et j’y avais apprécié la baignade. J’y suis retournée un samedi matin début juillet cette année. En arrivant vers 9.45, j’ai eu le plan d’eau pour moi toute seule ou presque durant mon heure et demie de baignade. Il y a une petite plage et le sol en pente douce permet aux enfants de pouvoir facilement jouer dans l’eau. Un peu plus loin dans l’eau, on n’a plus pied. Pour ma part, j’ai apprécié retrouver les sensations de la nage en eau libre après des mois de piscine : les grandes lignes, les demis tours sans appui, la régularité sans les relances au mur, et l’impossibilité de poser le pied pour se reposer (à la place, c’est si chouette de pouvoir flotter sur le dos ! ). Si on n’a pas besoin de savoir ce qu’on a sous les pieds quand on nage et qu’on n’a pas peur de partager l’espace avec les poissons, c’est absolument génial !

(*) Plan d’eau du Pas des Ondes, 26510 Cornillon sur l’Oule. Accès libre mais parking payant du 15/06 au 15/09 (en 2026, 6 € par voiture). Sur place, snack et restaurant.

Des idées d’expositions

Inspirations Japon à l’Artsolite à Saint Jean en Royans

Après une première grande exposition consacrée aux œuvres numériques de Yann Nguema, l’Artsolite propose une exposition consacrée aux artistes occidentaux inspirés par le Japon. Le voyage nous emmène du XIXe siècle à nos jours, dans les pas de Henri Rivière, Cathelin ou encore les street-artistes du collectif Blast. Depuis les estampes, jusqu’aux mangas, en passant par le travail du papier, les codes graphiques et les techniques des artistes japonais ont été, et sont toujours, une source d’inspiration pour les artistes européens. Ils s’approprient les codes, les détournent, les transgressent aussi parfois pour raconter une esthétique hybride.

En complément, lors de ma visite de l’exposition Inspirations Japon à l’Artsolite, je suis passée jeter un œil aux deux expositions de la maison du canal :

  • A ce moment-là, j’entre dans une forêt où Benoît Manent explore les saisons des forêts du Vercors par touches colorées, entre l’œuvre de Jean Giono et les fantômes de la Résistance
Exposition A ce moment-là, j'entre dans une forêt de Benoit Manent
A ce moment-là, j’entre dans une forêt – Benoit Manent

  • La vie en rose, une installation immersive de Philippe Chitarrini qui se vit pieds nus, profondément déroutante et paradoxalement hyper relaxante.

(*) L’Artsolite, 105 impasse des Tisserands, 26190 Saint Jean en Royans.
Exposition Inspirations Japon jusqu’au 27 décembre 2026 (payant).
Exposition A ce moment là j’entre dans une forêt jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit).
Installation La Vie en Rose jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit)

Les expositions que je n’ai pas encore eu le temps de découvrir

Parmi les expositions que je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir mais que j’ai repérées, il y a :

  • A vélo ! Echappées historiques et artistiques, au centre d’art de Crest. Le sujet des liens entre le vélo et l’art est intrigant. Les expositions du centre d’art de Crest sont assez petites et peuvent facilement se caser sur une fin de journée. Jusqu’au 11 octobre 2026 (payant)
  • Voyages au Levant, photographies de Nicolas Bouvier, au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les dernières expositions étaient hyper qualitatives et on m’a déjà dit beaucoup de bien sur celle-ci. Jusqu’au 31 octobre 2026 (gratuit).
  • La saison été 2026 des expositions au Château d’Aubenas, jusqu’au 20 septembre 2026 (payant) :
    • Mille six cent soixante-dix-sept, de Nicolas Daubanes, en lien avec les graffitis carcéraux que l’on trouve dans les anciens cachots du château.
    • Des patates, une exposition collective autour de la pomme de terre qui m’intrigue fortement

Edit du 17/07/2026 : j’ai eu le temps d’aller voir l’exposition A vélo ! Echappées historiques et artistiques à Crest. J’ai trouvé le propos plus orienté sociologie et technique qu’art et histoire. C’est surtout intéressant si vous aimez le cyclisme, et, idéalement, avez déjà quelques notions dans le domaine, en particulier sur les aspects techniques et leurs évolutions. Il reste qu’on y découvre de jolies machines, anciennes et modernes, et beaucoup de documents d’archives sur les courses nationales ou locales.

vélos et objets de cyclisme
A vélo ! Echappées historiques et artistiques – Centre d’art de Crest

Des idées de spectacles

Il y a de nombreuses propositions de spectacles autour de Valence tout au long de l’été, et j’avoue ne pas avoir eu le temps d’en faire un recensement. Je laisserai donc votre propre curiosité vous guider. Cependant, je souhaite partager avec vous ma dernière mésaventure « spectacle ».

Parmi les spectacles phares de l’été dans la Drôme, il y a les Fêtes Nocturnes de Grignan. Cette année, c’est L’Ecole des Femmes de Molière dans une mise en scène de Robin Renucci avec François Morel qui est proposée. Si je n’ai pas manqué une édition des Fêtes Nocturnes depuis plusieurs années, je dois avouer que cela s’est joué à pas grand chose cette année. J’attendais en effet de connaître les disponibilités de Melle 3e par rapport à ses examens scolaires et ses vacances avant de réserver les places. Or, elles sont parties encore plus vite que les dernières année. Quand j’ai appelé la billetterie fin juin, toutes les représentations de l’été étaient déjà complètes. Enfin, pas tout à fait puisqu’il restait quelques rares places uniquement pour la représentation du soir même. Il était 16.30 et je n’ai pas hésité quand la personne de la billetterie m’a demandé si j’étais disponible le jour même et si je pouvais payer immédiatement les billets par téléphone. Le spectacle était comme chaque fois d’une très grande qualité, tant dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs. C’est même sans doute une des propositions estivales de Grignan que j’ai le plus apprécié.

Salut des acteurs à la fin d'une représentation de l'Ecole des Femmes au château de Grignan
L’école des femmes de Molière, mise en scène de Robin Renucci, avec François Morel (Arnolphe), Robin Renucci (Chrysalde), Juliette Cahon (Agnès) et François Deblock (Horace).

En conclusion : si un spectacle vous tente, réservez le plus vite possible. Et n’hésitez pas à tenter votre chance en appelant les billetteries même si cela semble complet !


Barcelonne & Combovin – Drôme – mai 2026
Champis – Ardèche – juin 2026
Saoû – Drôme – juin 2026
Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – juin 2026
Labyrinthe végétal – Charmes sur Rhône – Ardèche – juin 2026
Valence – Drôme – juillet 2026
Plan d’eau du Pas des Ondes – Cornillon sur l’Oule – Drôme – juillet 2026
Artsolite – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – juin 2026
Grignan – Drôme – juin 2026

[projet 52-2026] semaine 28 – sur un banc

Cette semaine, le projet 52 nous invite à nous assoir sur un banc. Il y a bien sûr les bancs des jardins publics, et ceux qui permettent de faire une pause le long des rues. Mais ceux qui me fascinent, ce sont les bancs que l’on trouve en montagne, installés pour profiter de la vue. J’en connais quelques-uns plus ou moins faciles d’accès. J’en ai par exemple découvert il y a peu aux Deux Alpes. J’apprécie beaucoup celui que l’on trouve au sommet du Vellan dans le Vercors et d’où le regard embrasse la vallée de la Drôme, le Diois et le Dévoluy. Et puis, il y a celui d’Ambel, dans le Vercors aussi. Là, au niveau du Pas de Gouillat, un banc métallique a pris place au pied de la croix. Paradoxalement, il ne regarde pas l’impressionnante vallée d’Omblèze mais est orienté vers le plateau d’Ambel, et ses vastes étendues de pâturages, préférant la douceur de l’alpage à la rudesse des falaises.

croix et banc à Ambel
Un banc dans le Vercors…


Pour découvrir les bancs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Isère] une journée rando/expo à Grenoble

C’est une journée qui avait commencé de façon assez banale. La météo prévue n’était pas très engageante, et je m’étais dit que c’était l’occasion d’aller à Grenoble pour visiter l’exposition des photographies de montagne de Charlotte Perriand. J’ai donc pris le train depuis Romans assez tôt le matin, dans l’idée d’arriver à Grenoble avec le temps de prendre un café tranquillement avant l’ouverture du musée. Mais, comme souvent, il n’a pas fallu grand chose pour que je modifie mes plans.

La bastille de Grenoble et les quais de l'Isère
Vue sur la Bastille depuis les quais de l’Isère

Un tour à la Bastille

Faire une randonnée en ville

Alors que depuis la gare, je me dirigeais à pied vers le centre ville de Grenoble, j’ai croisé un panneau de randonnée. Il indiquait « La Bastille par la Fontaine au Lion ». J’avais souvent eu envie de monter à pied à la Bastille mais soit je n’en avais pas le temps, soit j’étais blessée (ou en rémission de blessure), soit j’étais vraiment trop en tenue de ville (surtout au niveau des chaussures). Cette fois, les conditions étaient bonnes. J’avais du temps devant moi car je pouvais tout aussi bien visiter l’exposition plus tard dans la journée. Le claquage que je m’étais fait un gros mois auparavant ne me faisait plus trop mal. Et j’avais presque une tenue adéquate : une robe légère mais des baskets (de ville) aux pieds, même si j’aurais préféré avoir mon sac à dos plutôt que mon sac à main. Quant à la météo, elle était grise mais ni trop froide ni trop chaude.

chemin sur la Bastille de Grenoble
Très vite, le chemin pour monter depuis la Fontaine au Lion a des allures de sentier

J’avoue que je n’ai pas mis longtemps à me décider et à partir sur les escaliers qui montent derrière la Fontaine au Lion. Très vite, ils se transforment en chemin et la balade urbaine devient randonnée. Comme nous étions samedi matin, j’étais loin d’être seule malgré l’heure encore matinale. J’ai en effet croisé de très nombreux trailers et quelques randonneurs. J’ai aussi surpris de nombreux regards interloqués en décryptant ma tenue : je n’avais clairement pas la tenue réglementaire rando/trail ! Cela ne m’a pas empêchée de monter à un rythme correct (et de dépasser quelques personnes au passage). J’ai profité des points de vue sur la ville tout au long de la montée. Je me suis amusée des passages un peu plus urbex.

Continuer jusqu’aux grottes de Mandrin

Une fois arrivée en haut de la Bastille, j’ai décidé de continuer un peu pour aller explorer les grottes de Mandrin, environ 500 mètres plus loin. Situées à flanc de rocher, dominant la presqu’île de Grenoble, ces grottes ont selon la légende servies de refuge au célèbre bandit du XVIIe siècle. En réalité, elles ont été creusées et aménagées par l’armée au moment de la construction du fort de la Bastille dans les années 1840. Elles ont servi d’abord de carrière pour les pierres du fort, avant d’être aménagées de sorte à pouvoir observer le glacis et prendre un ennemi à revers. Elles comportent donc de nombreuses fenêtres permettant de faire feu en direction du glacis, ainsi qu’un passage en grande partie souterrain permettant de rejoindre la porte du fort. Aujourd’hui, elles restent une curiosité sur ce côté du massif de la Chartreuse.

fenêtre dans les grottes de Mandrin à Grenoble
Vue sur Grenoble depuis les grottes de Mandrin


Après cela, sur le trajet de retour en ville, toujours à pied, je me suis arrêtée prendre un café dans le fort. J’avoue avoir été un peu vexée quand le serveur a sous-entendu que j’étais arrivée par les bulles. Lui par contre a semblé surpris quand je lui ai dit que non, j’étais venue à pied par le chemin…


Une visite au musée

De retour en ville, et après avoir déjeuné, je suis allée au musée. En plus de l’exposition des photographies de Charlotte Perriand pour laquelle j’étais venue, il y avait une exposition de photos de Bernard Descamps. J’en ai aussi profité pour un tour rapide dans les collections permanentes.

Charlotte Perriand, la montagne re-créative

L’exposition Charlotte Perriand, la montagne re-créative explore les liens entre les réalisations de l’architecte et designer et son rapport à la montagne. Elle était en effet une alpiniste confirmée et a passé beaucoup de temps à parcourir les sommets alpins. De ses expéditions, il reste de nombreuses photos de paysages, mais aussi des gens de la montagne, des objets et habitats. C’est un véritable témoignage sur la vie montagnarde entre 1927 et 1938. On y découvre aussi une jeune femme éprise de liberté et faisant fi de certaines convenances. Tout cela viendra ensuite nourrir tant ses meubles que les bâtiments qu’elle dessinera. De son travail à la montagne, on retiendra la station des Arcs, intégrée à la montagne, et le mobilier intégré, dessiné pour les appartements au ski qui ont tellement inspiré les générations suivantes qu’on a l’impression de les avoir forcément déjà vus. L’exposition aborde rapidement son lien avec Le Corbusier, et manque à mon avis un point important : comment une femme libre a été contrainte de cacher son talent derrière celui d’un homme et de voir son travail pillé sans la reconnaissance qu’elle méritait.

Bernard Descamps, là où souffle le vent

Je ne connaissais pas le travail photographique de Bernard Descamps, et il y a beaucoup de propositions que j’ai appréciées dans celui-ci. L’exposition se construit auprès de différentes séries, parfois très contemplatives, parfois jouant avec les détails d’un paysage ou d’une scène. Le noir et blanc, travaillé, apporte une certaine pureté à l’ensemble. Sans être un coup de cœur, c’est une exposition que j’ai eu plaisir à parcourir. Et puis, j’ai beaucoup aimé la façon dont le soleil venait jouer dans les fenêtres et porter des ombres aux lignes marquées dans certaines salles.


Grenoble – Isère – mai 2026


Informations pratiques

  • Montée à la Bastille : Il y a 2 chemins pour monter à la Bastille : par les escaliers en partant de la porte de France et par le sentier en partant de la Fontaine au Lion. Dans les 2 cas, il y a des escaliers et du sentier, c’est la proportion entre les deux qui varie.
    Par la Fontaine au Lion / depuis la passerelle Saint Laurent sur l’Isère : compter environ 2.5 km pour 300 de D+ pour arriver à la porte du fort. La montée est donnée pour 45 min à 1h15, et la descente pour 30 à 45 min.
    Pour aller jusqu’aux grottes de Mandrin, il y environ 500 m (30 m D+) depuis la porte du fort.
    A titre d’information, j’ai mis 1h30 à faire l’aller/retour depuis la passerelle sur l’Isère jusqu’aux grottes de Mandrin, pause café incluse.

    Si vous souhaitez découvrir les différentes possibilités de balade, vous pouvez consulter le site internet de la Bastille. Si vous voulez monter à la Bastille sans marcher, il est possible de prendre les bulles (téléphérique) au niveau du Jardin de Ville dans le centre.
la bastille de Grenoble depuis la passerelle Saint Laurent
la bastille de Grenoble depuis la passerelle Saint Laurent

  • Musée de Grenoble : Le musée de Grenoble présente les expositions Charlotte Perriand, la montagne re-créative et Bernard Descamps, là où souffle le vent jusqu’au 23 août 2026.
    Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du musée de Grenoble.
Liste des expositions temporaires au musée de Grenoble
Au musée de Grenoble