Cette semaine, le projet 52 nous emmène au soleil. Depuis le début de l’été, et même depuis ce printemps, nous avons multiplié les vagues de chaleur et épisodes de canicule. Autant dire que niveau soleil, nous avons été largement servis. Et pourtant, la photo que j’ai choisie n’est pas prise dehors.
Avec Melle 3e, nous aimons les comédies musicales. Nous étions déjà allées voir Molière, l’Opéra Urbain début 2025, puis le Fantôme de l’Opéra en octobre dernier. Il y a un peu plus d’an quand les places pour la tournée de la nouvelle version du Roi Soleil avaient été ouvertes à la vente, je n’en avais pas pris car les dates lyonnaises tombaient pendant la période des examens et concours pour Melle 3e. Mais, quelques jours avant les représentations à la LDLC Arena, j’ai reçu un mail indiquant qu’il restait quelques places sur chacune des dates. Melle 3e étant finalement disponible et moi aussi, j’ai pris le vendredi matin 2 places pour la représentation du dimanche après-midi. Nous avons passé un excellent moment devant une production de très grande qualité, servie par des interprètes exceptionnels dont Emmanuel Moire qui reprenait son rôle de Louis, 20 ans après la première version.
Salut final – représentation Le Roi Soleil du 28/06/2026 à 15.00 à la LDLC Arena de Lyon
Pour découvrir ce qu’il se passe au soleil chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : Comme chaque année, je profite de la période estivale pour déconnecter. Seuls quelques articles programmés seront postés d’ici la fin du mois d’août. Et je ne garantis aucune réponse ni validation de commentaire avant la dernière semaine d’août.
On ne manque pas d’activités à faire autour de Valence, en particulier en été. Peu importe qu’il fasse très chaud ou plus maussade, la région regorge de propositions en plein air ou à l’intérieur. Il y en a vraiment pour tous les goûts : des propositions culturelles, des activités ludiques, des randonnées. Chacun peut trouver quelque chose à sa convenance. Ce que je vous suggère ici est bien entendu très loin d’être exhaustif. Ce sont par contre des idées que j’ai moi-même testées sur le début de l’été (et niveau météo, le denier mois a été caniculaire).
Les lavandes marquent le début de l’été dans la DrômeLa récolte des lavandes a déjà eu lieu : il faut venir pendant la deuxième quinzaine de juin si vous voulez avoir la chance de voir les lavandes en fleurs dans la Drôme
Des idées de randonnées
Une randonnée vers la Tour de Barcelonne et la chapelle Sainte Marguerite
Parmi les randonnées que j’aime beaucoup en toutes saisons à proximité de Valence, il y a celles qui mènent à la Tour de Barcelonne et à la chapelle Sainte Marguerite, sur les hauteurs de Combovin. J’y vais régulièrement, généralement en partant depuis le parking du cimetière de Combovin. Cela faisait très longtemps que je n’étais montée en partant de Barcelonne. Le chemin est un peu plus long et moins impressionnant, offrant moins de points de vue. Il a par contre l’immense avantage de se faire quasi exclusivement en sous bois. Et en période estivale, c’est un véritable avantage.
Une montée vers la tour de Barcelonne en sous boisAu pied de la Tour de Barcelonne, pour observer les environs
Le départ se fait depuis la place de la mairie de Barcelonne. Il faut prendre la rue qui monte en face en direction de l’église puis continuer sur la gauche, toujours en montant. A un moment, la route se transforme en chemin puis sentier. C’est presque toujours tout droit, jusqu’à arriver au pied de la Tour. De la Tour, on rejoint facilement la chapelle Sainte Marguerite en passant par les Terres Blanches et le Gros Chêne. Le sommet est marqué par une croix. La chapelle se trouve un peu plus loin. Elle est toujours ouverte, pouvant servir d’abri au randonneur de passage. Il suffit de tourner la poignée et de pousser la porte. A l’intérieur, outre la statue de la Sainte, on trouve quelques textes, intentions de prière et ex-voto. Après voir fait le tour de la chapelle pour profiter du paysage, il est temps de prendre la direction du retour qui se fait plus ou moins par le même chemin.
Autour de la chapelle Sainte Marguerite
Une sortie en Ardèche autour de Champis
Cette sortie en Ardèche, je ne l’ai pas faite seule. Avec quelques collègues, nous nous étions en effet donné rendez-vous un samedi matin pour aller randonner ensemble. Comme nous avions prévu la date longtemps à l’avance, c’est tombé en plein épisode caniculaire. Nous avons donc opté pour une boucle qui nous ferait prendre un peu de hauteur pour gagner quelques degrés de fraicheur, et surtout qui serait essentiellement ombragée. De ce point de vue, la mission était réussie. Cette boucle, trouvée sur VisoRando, permet de marcher à l’ombre dans la campagne autour de Champis. Elle offre de très jolis points de vue sur la campagne. Et au passage de la passerelle sur le Duzon, il est possible de descendre dans la rivière pour se baigner, ce que nous n’avons pas manqué de faire (attention, il y a beaucoup de cailloux glissants au fond et on ne voit pas trop où l’on pose les pieds).
Randonnée sur les hauteurs de ChampisSpot de baignade dans le Duzon
Une balade en forêt de Saoû
La forêt de Saoû est un espace naturel protégé, un écosystème unique. Elle offre aussi de très nombreux sentiers de randonnée, pour tous les niveaux. C’est un soir après le travail que je me suis rendue en forêt pour profiter de la douceur (relative) de la fin de journée. J’ai pris un chemin au hasard, pas très loin de l’auberge des Dauphins. C’était une fabuleuse idée pour déconnecter après une journée de travail intense. Il se pourrait bien que je réitère l’expérience.
Un soir d’été en forêt de Saoû
ATTENTION : l’accès à la forêt de Saoû est réglementé. Il est obligatoire de se stationner sur l’un des parkings aménagés. On peut pique-niquer dans la forêt, des espaces sont même spécialement aménagés, mais il est interdit de faire du feu ou un barbecue. Des zones de quiétude pour la faune peuvent être mises en place, interdisant certains secteurs provisoirement à la randonnée. Le bivouac est autorisé sous certaines conditions. Il est impératif de se renseigner préalablement à toute pratique et de respecter les affichages provisoires qui seraient en vigueur.
Un tour vers le plateau d’Ambel dans le Vercors
Situé dans le Vercors, le plateau d’Ambel est un autre espace naturel sensible du département de la Drôme. Il est, tout comme la forêt de Saoû, parcouru de nombreux sentiers de randonnées, conduisant pour la plupart aux sommets qui l’entourent comme le Roc de Toulau ou la Tête de la Dame. L’accès au plateau d’Ambel se fait généralement depuis le refuge de Gardiole ou depuis le col de la Bataille. C’est en pleine canicule que j’y suis allée dernièrement. Je suis partie du col de la Bataille (où j’ai eu la chance de trouver un stationnement), en direction de la Tête de la Dame. J’avais choisi cet itinéraire car une partie était en sous bois et à l’ombre du Roc de Toulau. Malgré tout, une fois sur la crête, j’ai bien senti que le soleil était présent. Il y avait un peu de vent, agréable. Mais je n’ai pas regretté d’être partie relativement tôt (je dis relativement car la semaine précédente avait été très chargée et je m’étais réveillée un peu plus tard que ce que j’aurais aimé : il était donc quasiment 9.00 quand je suis arrivée et j’aurais aimé pouvoir y être au moins 1 heure plus tôt). Cela m’a permis d’éviter d’être en plein soleil sans abri sous une chaleur trop intense.
Tout au long de la randonnée, j’ai dominé la vallée d’Omblèze. A un moment, on voit très bien la faille correspondant aux gorges d’Omblèze
Le sentier part au pied de la montagne, presque horizontalement au niveau du col de la Bataille, sous le Roc de Toulau. Cette portion du GR93 commence en sous-bois, avant de rejoindre la crête au niveau du Pas de Gouillat et de la Croix d’Ambel. Une fois en crête, on quitte le balisage blanc/rouge du GR pour poursuivre selon une trace bien nette . Il n’y a plus d’ombre mais le paysage est époustouflant, typique du Vercors. Le chemin monte progressivement jusqu’à la Tête de la Dame. Après une pause, j’ai choisi de faire demi-tour pour ne pas être au soleil aux heures les plus chaudes de la journée, mais il est tout à fait possible de continuer, toujours sur le chemin de crête.
Le bonheur au retour de retrouver l’ombre des arbres après plusieurs kilomètres en plein soleilLes sentiers de crête ont quelque chose de magique dans le Vercors, et offrent des points de vue à couper le souffleUne partie du sentier en crête est incluse dans le GRP Grand Tour de la Gervanne
ATTENTION : le plateau d’Ambel et ses environs est un espace naturel protégé. Le bivouac y est autorisé sous certaines conditions. Il est interdit d’y faire du feu. Il faut bien rester sur les sentiers pour éviter les piétinements intempestifs et permettre aux espèces végétales de se développer correctement. Sur l’alpage d’Ambel, on peut croiser des troupeaux à l’estive. Il faut les laisser tranquille et les contourner largement. Si vous ouvrez une barrière pour passer, il faut impérativement la refermer. S’il y a un (ou plusieurs) patou(s), arrêtez vous et restez calme, parlez lui calmement, ne le regardez pas directement dans les yeux : il faut qu’il vous identifie comme un humain non menaçant. Une fois que le patou n’aboie plus, vous pouvez continuer à avancer, toujours doucement, toujours calmement, en passant le plus loin possible des bêtes. Si le patou se remet à aboyer, immobilisez vous de nouveau et recommencez le processus. Un patou n’attaque que s’il vous considère comme une menace pour le troupeau.
⚠️ ATTENTION : en raison des risques élevés d’incendie en Drôme et en Ardèche, certains secteurs/massifs/chemins peuvent faire l’objet d’une interdiction temporaire. Il est important de bien s’assurer de l’accessibilité avant de partir en randonnée. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner sur les interdictions locales, et les risques en cours.
Des idées d’activités
Découvrir un labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône
Je crois que je n’étais encore jamais allée dans un labyrinthe végétal. Aussi quand Labyléo, le labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône en Ardèche, m’a proposé de venir découvrir l’activité, je n’ai pas hésité. Sur place, j’ai retrouvé plusieurs copains créateurs de contenu. Nous avons fait un tour assez rapide dans le labyrinthe car l’orage menaçait mais en 30 minutes, nous avons eu le temps de trouver (ou pas) quelques énigmes et de nous perdre à plusieurs reprises. Nous avons vraiment passé un chouette moment, et j’ai très envie d’y retourner en famille, ou entre amis, pour la version en nocturne.
Labyléo est situé en pleine campagne, avec vue sur les collines environnantes. Les végétaux sont vraiment haut : impossible de se repérer en regardant par dessus.
(*) Labyléo, quartier Mirabel, 07800 Charmes sur Rhône. L’accès est fléché depuis le village. Pour le détail des jours et horaires d’ouverture, il suffit d’aller sur le site internet du labyrinthe végétal.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) pour venir découvrir Labyléo en avant première de la saison 2026.
Faire un tour en petit train à Valence
Les tours en petit train sont souvent associés à la découverte de villes qu’on ne connait pas, en mode « on veut tout voir mais sans se fatiguer ». J’avoue que c’est généralement une activité que je zappe, préférant une découverte pédestre des villes où je vais. Mais, quand Valence Romans Tourisme m’a proposé de tester le petit train de Valence, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter. L’idée de jouer au touriste dans ma propre ville était séduisante. J’y suis allée avec Melle 3e, et ni l’une ni l’autre pensions autant passer un moment agréable malgré la canicule. Nous avons fait le tour en début d’après-midi un samedi (nous avions un choix limité par un horaire de train..), mais en roulant on a une sensation de « vent » qui rend la chaleur supportable. La balade dure environ 45 minutes, et nous n’avons pas vu le temps passer. Le petit train nous a emmenées voir tous les incontournables de la ville, en passant dans les rues piétonnes. Une bande audio permet de se situer et de repérer les différents monuments, mais aussi d’écouter quelques anecdotes. Bien qu’étant dans la région depuis 15 ans, j’ai appris 2 ou 3 petites choses. Si on ne connait pas la ville, c’est un excellent aperçu et qui donne des pistes pour venir ensuite flâner.
Le départ du petit train de Valence se fait devant l’office de tourismePrêtes au départ !
(*) Le départ du petit train se fait devant l’office de tourisme de Valence (boulevard Bancel). Les billets sont à acheter à l’office de tourisme. Il circule du lundi au samedi jusqu’au 29 août 2026.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) par Valence Romans Tourisme pour venir découvrir le petit train de Valence.
Aller à la piscine
Quand il fait chaud, la piscine est une excellente façon de se rafraichir. Et s’il pleut, les piscines couvertes offrent un espace de détente appréciable. Bref, la piscine, c’est toujours une bonne idée. Pour ma part, j’ai recommencé à aller très régulièrement à la piscine début janvier (j’y vais au moins 3 fois par semaine, en alternant aquagym et natation). Avec l’arrivée des beaux jours, j’ai eu envie d’essayer d’autres piscines autour de Valence. Voici celles que j’ai testées :
Centre aqualudique de l’Epervière à Valence : Situé à côté du parc de l’Epervière, il est géré par l’UCPA. C’est la piscine où je vais habituellement. Je l’ai choisie parce qu’elle est proche du bureau, mais j’apprécie vraiment le bassin extérieur (accessible été comme hiver). Il y a aussi un bassin intérieur, une pataugeoire avec des jeux d’eau, des toboggans et des grands espaces extérieurs. Facilement accessible en transports en commun, elle est littéralement prise d’assaut le week-end, durant les vacances scolaires et dès qu’il commence à faire chaud. A éviter à ces périodes si vous voulez vraiment nager (selon la foule les lignes de nage sont neutralisées) mais hyper agréable pour un moment de détente.
Centre aquatique Diabolo à Bourg de Péage : Cet équipement de l’agglo est un immense complexe aqualudique avec vue sur le Vercors, très lumineux et agréable. Il y a un bassin de natation intérieur, un bassin ludique intérieur, et des espaces de jeux d’eau dehors, ainsi que des espaces de détente extérieurs. J’y vais en plan B pour nager le week-end car même s’il y a du monde, le bassin de natation reste dédié à cette pratique. Côté ludique, il y a largement ce qu’il faut pour passer un bon après-midi détente en famille.
Piscine Le Petit Nice à Chabeuil : l’ancienne piscine municipale est maintenant gérée par Valence Romans Agglo. Elle a uniquement des espaces extérieurs et ouvre jusqu’au 30 août de 11.00 à 19.00 tous les jours. Elle se compose d’un grand bain (progressif de 1.55 m à 2 m de profondeur) et d’un petit bain/pataugeoire, ainsi que de grandes plages et pelouses ombragées. J’y vais ponctuellement et j’apprécie que 2 lignes soient réservées pour nager avec ou sans palmes/plaquettes.
Le Petit Nice – piscine de Chabeuil – Drôme
Se baigner en pleine nature
Il est possible de se baigner dans de nombreuses rivières, que ce soit en Drôme ou en Ardèche. Il suffit de trouver un spot accessible et où il y a de l’eau pour pouvoir faire trempette. Les endroits où on peut nager sont plus rares. Ils sont généralement aménagés mais restent pour certains très « nature ». C’est le cas du plan d’eau du Pas des Ondes. Situé à la limite du Diois et des Baronnies, à environ 1h30 de Valence, il se compose en fait de deux lacs : l’un dédié à la pêche et aux activités nautiques et l’autre pour la baignade avec des vues sur les montagnes environnantes. J’y étais allée il y a 3 ans et j’y avais apprécié la baignade. J’y suis retournée un samedi matin début juillet cette année. En arrivant vers 9.45, j’ai eu le plan d’eau pour moi toute seule ou presque durant mon heure et demie de baignade. Il y a une petite plage et le sol en pente douce permet aux enfants de pouvoir facilement jouer dans l’eau. Un peu plus loin dans l’eau, on n’a plus pied. Pour ma part, j’ai apprécié retrouver les sensations de la nage en eau libre après des mois de piscine : les grandes lignes, les demis tours sans appui, la régularité sans les relances au mur, et l’impossibilité de poser le pied pour se reposer (à la place, c’est si chouette de pouvoir flotter sur le dos ! ). Si on n’a pas besoin de savoir ce qu’on a sous les pieds quand on nage et qu’on n’a pas peur de partager l’espace avec les poissons, c’est absolument génial !
Plan d’eau de baignade avec vue !
(*) Plan d’eau du Pas des Ondes, 26510 Cornillon sur l’Oule. Accès libre mais parking payant du 15/06 au 15/09 (en 2026, 6 € par voiture). Sur place, snack et restaurant.
Des idées d’expositions
Inspirations Japon à l’Artsolite à Saint Jean en Royans
Après une première grande exposition consacrée aux œuvres numériques de Yann Nguema, l’Artsolite propose une exposition consacrée aux artistes occidentaux inspirés par le Japon. Le voyage nous emmène du XIXe siècle à nos jours, dans les pas de Henri Rivière, Cathelin ou encore les street-artistes du collectif Blast. Depuis les estampes, jusqu’aux mangas, en passant par le travail du papier, les codes graphiques et les techniques des artistes japonais ont été, et sont toujours, une source d’inspiration pour les artistes européens. Ils s’approprient les codes, les détournent, les transgressent aussi parfois pour raconter une esthétique hybride.
Lithographies de Henri Rivière qui s’inspire des estampes japonaises pour raconter la Bretagne à la fin du XIXe siècle / sculpture de geisha par Laurence Allart & tableaux colorés de STeW / méduses en papier et fleurs en papier par JM Letellier et Miki Nakamura / Moss People de Kim Simonsson (déjà vus à Lille et à Lyon) / fresque de Kalouf et robot méca par Mécamorphose / collection d’affiches et graphismes d’inspiration japonaise
En complément, lors de ma visite de l’exposition Inspirations Japon à l’Artsolite, je suis passée jeter un œil aux deux expositions de la maison du canal :
A ce moment-là, j’entre dans une forêt où Benoît Manent explore les saisons des forêts du Vercors par touches colorées, entre l’œuvre de Jean Giono et les fantômes de la Résistance
A ce moment-là, j’entre dans une forêt – Benoit Manent
La vie en rose, une installation immersive de Philippe Chitarrini qui se vit pieds nus, profondément déroutante et paradoxalement hyper relaxante.
Pieds nus dans La Vie en Rose de Philippe Chiattrini
(*) L’Artsolite, 105 impasse des Tisserands, 26190 Saint Jean en Royans. Exposition Inspirations Japon jusqu’au 27 décembre 2026 (payant). Exposition A ce moment là j’entre dans une forêt jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit). Installation La Vie en Rose jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit)
Les expositions que je n’ai pas encore eu le temps de découvrir
Parmi les expositions que je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir mais que j’ai repérées, il y a :
A vélo ! Echappées historiques et artistiques, au centre d’art de Crest. Le sujet des liens entre le vélo et l’art est intrigant. Les expositions du centre d’art de Crest sont assez petites et peuvent facilement se caser sur une fin de journée. Jusqu’au 11 octobre 2026 (payant)
Voyages au Levant, photographies de Nicolas Bouvier, au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les dernières expositions étaient hyper qualitatives et on m’a déjà dit beaucoup de bien sur celle-ci. Jusqu’au 31 octobre 2026 (gratuit).
La saison été 2026 des expositions au Château d’Aubenas, jusqu’au 20 septembre 2026 (payant) :
Mille six cent soixante-dix-sept, de Nicolas Daubanes, en lien avec les graffitis carcéraux que l’on trouve dans les anciens cachots du château.
Des patates, une exposition collective autour de la pomme de terre qui m’intrigue fortement
Edit du 17/07/2026 : j’ai eu le temps d’aller voir l’exposition A vélo ! Echappées historiques et artistiques à Crest. J’ai trouvé le propos plus orienté sociologie et technique qu’art et histoire. C’est surtout intéressant si vous aimez le cyclisme, et, idéalement, avez déjà quelques notions dans le domaine, en particulier sur les aspects techniques et leurs évolutions. Il reste qu’on y découvre de jolies machines, anciennes et modernes, et beaucoup de documents d’archives sur les courses nationales ou locales.
A vélo ! Echappées historiques et artistiques – Centre d’art de Crest
Des idées de spectacles
Il y a de nombreuses propositions de spectacles autour de Valence tout au long de l’été, et j’avoue ne pas avoir eu le temps d’en faire un recensement. Je laisserai donc votre propre curiosité vous guider. Cependant, je souhaite partager avec vous ma dernière mésaventure « spectacle ».
Parmi les spectacles phares de l’été dans la Drôme, il y a les Fêtes Nocturnes de Grignan. Cette année, c’est L’Ecole des Femmes de Molière dans une mise en scène de Robin Renucci avec François Morel qui est proposée. Si je n’ai pas manqué une édition des Fêtes Nocturnes depuis plusieurs années, je dois avouer que cela s’est joué à pas grand chose cette année. J’attendais en effet de connaître les disponibilités de Melle 3e par rapport à ses examens scolaires et ses vacances avant de réserver les places. Or, elles sont parties encore plus vite que les dernières année. Quand j’ai appelé la billetterie fin juin, toutes les représentations de l’été étaient déjà complètes. Enfin, pas tout à fait puisqu’il restait quelques rares places uniquement pour la représentation du soir même. Il était 16.30 et je n’ai pas hésité quand la personne de la billetterie m’a demandé si j’étais disponible le jour même et si je pouvais payer immédiatement les billets par téléphone. Le spectacle était comme chaque fois d’une très grande qualité, tant dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs. C’est même sans doute une des propositions estivales de Grignan que j’ai le plus apprécié.
L’école des femmes de Molière, mise en scène de Robin Renucci, avec François Morel (Arnolphe), Robin Renucci (Chrysalde), Juliette Cahon (Agnès) et François Deblock (Horace).
En conclusion : si un spectacle vous tente, réservez le plus vite possible. Et n’hésitez pas à tenter votre chance en appelant les billetteries même si cela semble complet !
Barcelonne & Combovin – Drôme – mai 2026 Champis – Ardèche – juin 2026 Saoû – Drôme – juin 2026 Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – juin 2026 Labyrinthe végétal – Charmes sur Rhône – Ardèche – juin 2026 Valence – Drôme – juillet 2026 Plan d’eau du Pas des Ondes – Cornillon sur l’Oule – Drôme – juillet 2026 Artsolite – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – juin 2026 Grignan – Drôme – juin 2026
Il y a une quinzaine de jours, je suis allée à Lyon pour passer une soirée à l’Opéra. L’idée était venue quelques semaines avant, suggérée par Mademoiselle 3e qui avait vu des affiches qui avaient piqué sa curiosité. Quand elle m’en a parlé, je n’ai pas hésité longtemps et nous avons pris des places pour une soirée en semaine (une des seules dates où il restait des places et où nous étions toutes les deux disponibles). J’avais pris une journée de congé aussi, je suis arrivée à Lyon dans l’après-midi. Il faisait froid mais entre deux giboulées, le soleil brillait. J’en ai profité pour me balader sur la Presqu’île et y faire les boutiques. Je pense que cela ne m’était pas arrivé depuis que j’étais étudiante !
Un cocktail en rooftop
Avec Melle 3e, nous nous sommes retrouvées à 18.00 devant l’opéra de Lyon. Nous avions en effet prévu d’aller prendre un verre et grignoter un morceau au bar Les Muses. Ce bar est situé dans le bâtiment de l’opéra et on peut y profiter d’une terrasse avec une belle vue sur la ville. J’avais vu de nombreuses fois passer des photos sur les réseaux sociaux, et y admirer le coucher de soleil semblait assez magique. Je dois avouer que nous n’avons pas été déçues. Nous avons pu bénéficier d’une table sur la terrasse. Et, malgré la température plutôt fraîche (à l’heure où nous y étions, il devait faire 6 ou 7°C), nous avons apprécié le moment.
Le bar Les Muses tire son nom des statues des muses qui ornementent la façade et se trouvent au niveau de la terrasse de l’établissement. De là, on domine la ville et on fait face à Fourvière.La terrasse du bar Les Muses est l’endroit parfait pour admirer le coucher du soleil derrière l’hôtel de ville.
(*) Le bar Les Muses est situé dans l’Opéra de Lyon. L’accès se fait par ascenseur directement depuis le péristyle, et ne nécessite pas d’avoir un billet de spectacle. Le bar est ouvert uniquement en soirée du mercredi au samedi, ainsi que le samedi après-midi. La carte propose un joli choix de boissons, dont une belle sélection de cocktails sans alcool, et quelques tapas à partager à l’heure de l’apéritif. Des plaids sont disponibles pour se réchauffer sur la terrasse. Ils sont les bienvenus, surtout une fois le soleil couché.
En avant spectacle (et à l’entracte s’il y en a un), il est aussi possible de prendre un verre dans le foyer de l’opéra de Lyon, qui a gardé son décor XIXe siècle. Il n’y est cependant pas possible de s’y assoir.
Sous les ors du foyer de l’opéra de Lyon
Un lieu surprenant
Une fois entré dans le bâtiment, ce qui frappe, c’est son architecture. En effet, à la fin des années 1980/début des années 1990, l’architecte Jean Nouvel a imaginé et livré un projet d’agrandissement de l’ancien Grand Théâtre de Lyon. Il n’a conservé que les façades et le foyer du bâtiment d’origine. Il a également surélevé l’ensemble avec une immense verrière, donnant au lieu sa silhouette si particulière. Les circulations sont agréablement pensées, entre escalators étroits, escaliers métalliques d’inspiration industrielle et couloirs capitonnés de rouge (subtil rappel aux couleurs traditionnelles des théâtres et salles de spectacles classiques). L’ensemble dégage une puissance quasi organique. Quant à la salle de spectacle, d’une jauge de 1100 personnes, ses tons noirs contrastent avec ce que l’on a l’habitude de voir dans les opéras et théâtres à l’italienne parés de velours rouges, de stucs et d’ors. L’acoustique y est travaillée et la visibilité de la scène bien pensée avec des sièges disposés en quiconque au parterre.
La silhouette de l’Opéra de Lyon mélange clacissisme et architecture contemporaine.
Place au spectacle
L’opéra de que nous sommes allées voir est Manon Lescaut de Puccini. Le livret est directement inspiré du roman de l’Abbé Prévost. Manon, jeune femme à la très grande beauté, oscille entre un amour passionnel pour le chevalier des Grieux et l’intérêt matériel. En face, des Grieux se morfond d’amour, sans se rendre compte de l’influence néfaste de Manon sur sa vie. Il finit exilé, ruiné et malheureux. Si vous me demandez si j’ai apprécié le roman, la réponse sera immédiate : pas du tout ! Je trouve que Manon est un des personnages féminins les plus exécrables de la littérature française (avec en prime toute la misogynie même pas déguisée de l’auteur) et que des Grieux est l’un des personnages masculins les plus pathétiques de la littérature française, se laissant entraîner dans de sombres affaires par amour pour Manon qui ne le regarde que lorsque cela l’intéresse. De plus, je ne suis pas particulièrement fan d’opéra, et sans doute encore moins des partitions italiennes de la fin du XIXe siècle (Rossini, Puccini, Verdi, Bellini…). Je crois que je leur préfère les opéras allemands, plus directs. Bref, on ne partait pas sur une bonne base pour cette soirée.
Cependant, j’ai passé un très bon moment. Le spectacle durait 2h45 (dont 35 minutes d’entracte), et je n’ai pas vu le temps passer. Les décors et la mise en scène étaient vraiment très réussis, plongeant le spectateur dans les différentes ambiances des 4 actes de l’opéra. Quant aux artistes, tant dans l’orchestre que sur scène, ils ont su rendre le moment exceptionnel. Assister à un opéra « en vrai » n’a rien à voir avec l’écouter sur un enregistrement. Lors d’une représentation, il y a une dimension supplémentaire à la musique, et rien que pour cela, j’ai apprécié ma soirée.
Le salut des artistes
Lyon – Rhône – 26 mars 2026
Giboulée de mars Derrière l’hôtel de ville – Lyon – mars 2026
Pour la cinquième saison, le safari de Peaugres en Ardèche organise le Festival Lumières Sauvages. Des sculptures lumineuses en forme d’animaux sont disséminées dans tout le parc, qui rouvre aux visiteurs à la tombée de la nuit. Cela fait plusieurs années que j’avais envie d’y aller sans jamais en avoir le temps ou l’occasion. Alors quand, cette année, Mr 1er est venu à la maison pour mon anniversaire, je savais exactement où nous allions passer la soirée. Venez, je vous emmène faire une balade magique.
Dès l’arrivée, nous sommes accueillis par des sculptures lumineuses.
Un voyage poétique dans le monde animal
A la date où nous y sommes allés, le parc rouvrait pour la soirée à 18.30. Nous avions donc calculé pour être à l’entrée à l’heure dite. Il y avait quelques voitures devant nous pour passer les caisses, mais cela restait très raisonnable. Comme nous avions déjà nos billets, nous avons rapidement pu gagner les grands parkings du site. Après avoir pris quelques points de repère pour retrouver la voiture (les parkings ne sont pas éclairés), nous avons pris à pied la direction du parc. Dès l’arrivée, sur le plan d’eau, plusieurs dizaines de structures lumineuses flottent et se reflètent. La magie commence à opérer.
Nous partons donc pour une promenade d’1 heure et demie. Le circuit est bien indiqué, la circulation reste fluide sur les chemins. Je prends beaucoup de photos. Mais surtout, je me laisse happer par la beauté des représentations animales (même si certaines sont un peu moins réussies, un peu moins réalistes). Les sculptures sont scénographiées. Les grands animaux terrestres côtoient des plus petits. Lions, tigres, varans, panthères, suricates, zèbres, girafes, loutres : ils sont tous là. Les végétaux sont très présents aussi. Nous traversons ainsi une forêt de bambous lumineux. Sous une cascade, éléphants et hippopotames se baignent.
Balade dans le monde animal
En continuant notre promenade, nous traversons des zones où les végétaux sont gigantesques et les insectes bien visibles. Nous arrivons ensuite dans une allée bordée d’oiseaux exotiques multicolores. Enfin, nous pénétrons dans un monde sous marin, peuplé de poissons de toutes sortes mais aussi de pieuvres et calamars. En passant sous les tunnels lumineux, l’immersion est totale. C’est mon coup de cœur de cette soirée.
Les couleurs des oiseaux exotiques se prêtent bien aux sculptures lumineusesMondes sous-marins
Une balade imaginaire au pays des contes
En complément de la promenade dans les royaumes des animaux et des végétaux, certaines scénographies nous entrainent dans des univers fantastiques. Parmi les décors, on croise ainsi une sorcière entourée d’animaux en mode Halloween, un dragon, le traineau du Père Noël avec ses rennes, le lièvre de Pâques, un kitsune japonais ou encore tout un village peuplé de lutins dans une inspiration très schtroumpfesque. On peut aussi trouver quelques dinosaures.
Au pays des contes et légendes
Mon avis et quelques informations pratiques
Ce que j’en ai pensé : J’ai été très agréablement surprise par la quantité de sculptures lumineuses réparties dans le parc du safari de Peaugres. Le site en annonce plus de 2000. Je ne les ai pas comptées mais je n’ai pas de difficulté à croire ce chiffre. Moi qui ai une relation très ambivalente avec les zoos, j’ai trouvé que c’était une bonne idée que de proposer quelque chose qui n’implique pas d’enfermer des animaux. C’est en outre vraiment bien réalisé, utilisant une technique chinoise ancestrale (et qui est pas mal à la mode depuis quelques années en Occident).
Flore et faune locale au bord du lac
Combien de temps est-ce qu’on y passe ? Le site internet annonçait 1 heure 30 comme durée de visite. C’est effectivement grosso modo le temps que nous y avons passé. Les caisses ferment une heure avant l’évacuation du parc. Mon conseil serait donc de faire comme nous : y aller dès l’ouverture pour la visite nocturne afin d’être certain d’avoir bien le temps de tout voir tranquillement.
Quels sont les horaires ? Les horaires du festival Lumières Sauvages varient selon la période pour tenir compte de la tombée de la nuit. Les horaires et possibilités de billets sont très clairement indiquées sur le site internet du Safari de Peaugres. Pour cette année, le Festival Lumières Sauvages a lieu jusqu’au 29 mars 2026.
Est-ce qu’il y a du monde ? Nous y étions un samedi soir en période de vacances scolaires pour la zone locale. Il y avait donc un peu de monde. Mais le site est vaste et les circulations larges et bien pensées. Au final, nous avons eu une déambulation agréable, sans être bousculés ou sentir que nous n’avancions pas assez vite.
Faut-il prendre ses billets à l’avance ? Il est possible d’acheter ses billets à l’entrée du site. Toutefois les tarifs sont plus intéressants sur internet. On peut y prendre des billets pour le jour même, y compris au dernier moment. Nous avons ainsi acheté les nôtres juste avant de partir de la maison, moins d’1h30 avant l’heure de réouverture du parc pour la soirée. A noter, les billets journée incluent la visite nocturne mais on peut aussi prendre des billets (moins chers) seulement pour les soirées.
Si vous avez vu (le premier) Jurassic Park, vous savez qu’il faut ce méfier de celui-ci !
Les expositions et spectacles dont je parle dans cet article sont pour certains terminés ou passés. Malgré tout, j’avais envie d’en garder une petite trace par ici. Quelques expositions sont encore présentées pour quelques semaines. Cela vous donnera peut-être envie d’aller les découvrir avant qu’il ne soit trop tard. En complément, j’ai également visité des expositions qui ont fait l’objet d’autres articles, par exemple l’exposition L’Art Déco des régions, modernités méconnues au Musée de Valence.
Au LUX Valence
Exposition – Le Monde à l’envers
Le Monde à l’envers, c’est une expérience photographique menée par Anne-Lore Mesnage et Charles De Borggraef. Au fil des dernières années, ils ont promené sur les routes du Vercors une caravane transformée en sténopé, une camera obscura à la fois géante et rudimentaire. Il en ressort des clichés surprenants, mis en scène dans l’exposition avec d’autres images montrant la caravane et son environnement, des textes mis en forme ou encore des graphiques pour raconter leur odyssée picturale.
Exposition Le Monde à l’envers au LUX Valence du 20/09/2025 au 23/11/2025
Spectacle – Par d’autres voix, Ambra Senatore
Je n’étais encore jamais allée voir un spectacle au LUX Valence. C’est par le biais d’une invitation, en dernière minute, que j’y ai mis les pieds. Sur scène, l’artiste Ambra Senatore, seule, livre une performance d’une heure vibrante, forte. Entre danse et texte, elle entraîne le spectateur à la limite de la transe, portant les voix des femmes d’ici et d’ailleurs, d’hier et de maintenant. Les émotions se bousculent, les questionnements aussi. C’est un spectacle puissant et bouleversant.
Spectacle – Encyclies, Adrien Mondot et Nathalie Morazin
Dès que j’ai aperçu la présentation du spectacle Encyclies d’Adrien Mondot et Nathalie Morazin, j’ai eu envie d’y assister. C’est plus une expérience qu’un spectacle, tressant un lien entre les notes du piano et les lignes projetées grâce à un programme informatique. Les deux artistes proposent ainsi un voyage à la fois visuel et sonore. C’est parfois poétique, parfois ébouriffant. Ils entrainent les spectateurs dans un tourbillon hypnotisant, entre ondes visuelles, jonglage silencieux et musique expérimentale. C’est tout à la fois doux et puissant, réconfortant et perturbant, dans un équilibre sans cesse à la limite de la rupture. C’est beau de simplicité et de complexité mélangées.
J’avais repéré Prism depuis plusieurs mois sans prendre le temps d’y aller. Quelle erreur ! J’ai été captivée, hypnotisée par le travail de Yann Nguema. Spécialisé dans le mapping vidéo de grande ampleur (du genre de ceux que l’on peut découvrir sur des monuments), l’artiste s’est intéressé à des formes plus intimes de projections numériques. Prism présente une dizaine d’installation, dont 8 sont interactives. A travers des capteurs devant lesquels le visiteur est invité à passer ses mains, l’œuvre s’anime, au gré de nos mouvements. Une installation permet de plonger en 3D dans un atome, et c’est celle qui m’a le moins convaincue de l’exposition. Enfin, Gravity nous offre un spectacle aérien, hypnotique, et relaxant. Pendant 20 minutes, on se laisse porter par ce voile en mouvement sur lesquels sont projetés des vidéos.
Exposition Prism de Yann Nguema Artsolite – Saint Jean en Royans du 02/04/2025 au 28/12/2025
Exposition – Twin Peaks en Royans de Nicolas Badout
J’avais découvert le travail de Nicolas Badout lors de l’acte 3 du Festival AiRt de Famille à Lyon en 2024. Il y présentait une œuvre immersive Bienvenue en Oregon qui plongeait le visiteur dans un décor de bulle de bande dessinée. A Saint Jean en Royans, le principe reste similaire : plonger le spectateur dans une œuvre immersive pour lui faire ressentir un univers. Le trait reste aussi assez similaire, avec toujours cette impression de case de comics. Cette fois, nous nous retrouvons dans un Twin Peaks fantasmé, situé dans le Vercors. Laura Palmer a disparu, le téléphone sonne, la lumière orange vacille : on retrouve l’ambiance de la série de David Lynch dans ce Twin Peaks en Royans. Je me serai presque attendue à me retrouver face à l’agent spécial Dale Cooper. Le mystère est accentué par l’utilisation de la lumière noire, qui ajoute au côté surréaliste. (et maintenant, j’ai encore plus envie de revoir la série)
Twin Peaks en Royans par Nicolas Badout L’Artsolite – Saint Jean en Royans du 20/11/2025 au 29/03/2026
Exposition – Les sentinelles de l’Aurore de Yan Vita
Cette troisième exposition à l’Artsolite, c’était un peu la cerise sur le gâteau. Nous étions venus pour voir Prism et Twin Peaks en Royans. Nous avons eu la très belle surprise de la découverte de l’univers de Yan Vita. Les sentinelles de l’Aurore, c’est le titre de la bande dessinée en cours de création de Yan Vita. Dans un Vercors fantasmé, aux allures de monde médiéval fantastique, c’est une histoire de quête, de résistance, de nature. L’exposition présente le processus créatif de l’artiste, ainsi que des planches d’ambiance ou de construction de personnages, façon fiche de jeu de rôle. Après cet avant-goût, je suis impatiente de découvrir la bande dessinée terminée. Hélas, la date de finalisation n’est pas encore connue.
Les Sentinelles de l’Aurore par Yan Vita L’Artsolite – Saint Jean en Royans du 22/10/2025 au 29/03/2026
(*) Les informations pratiques pour visiter ces 3 expositions sont disponibles sur le site internet de l’Artsolite. Le lieu propose en outre une boutique, un bar et un restaurant.
A O’Lac à Chateauneuf sur Isère
Spectacle – Giselle(s) avec Marie Claude Pietragalla
Plus jeune, je n’avais jamais pensé que j’aurais la chance de voir danser Marie Claude Pietragalla, étoile de l’Opéra de Paris dans les années 1990.J’avais loupé son Lorenzaccio créé pour les fêtes nocturnes de Grignan en 2017. Aussi, quand j’ai vu la programmation de son ballet Giselle(s) à O Lac, une salle de spectacles drômoise, je n’ai pas hésité à acheter ma place. Ce ballet contemporain, chorégraphié et mis en scène par Marie Claude Pietragalla et Julien Derouault, est une revisite moderne du ballet romantique Giselle. L’histoire originelle aborde le thème de la trahison, et de l’amour plus fort que la mort. Le duo de danseurs chorégraphes modifie le livret pour évoquer les violences faites aux femmes, en particulier les violences conjugales, à travers 4 couples et donc 4 « Giselle ». La partition est dépoussiérée pour intégrer des rythmes contemporains, entre musique hip-hop et tambours du Bronx, apportant une modernité au lyrisme romantique d’origine.
L’affiche de Giselle(s)
Je suis ressortie du spectacle avec un sentiment très ambivalent, comme si j’avais à la fois aimé et pas aimé. Quelques jours plus tard, je suis toujours perplexe quant à mon sentiment sur ce ballet. J’ai l’impression d’une dissonance entre la dureté du propos et l’esthétisme de la chorégraphie.
Les violences faites aux femmes sont, dans l’acte 1, évoquées au travers de pas de deux qui les rendent presque sensuelles et poétiques, créant un certain malaise.
Dans l’acte 2, la Reine des Wilis apparait comme une figure christique entourée de 12 disciples zombiesques. L’ouverture de l’acte se fait autour d’une table rappelant la cène, où les Wilis-zombies dévorent un homme.
Les Wilis-zombies viennent ensuite hanter les hommes jusqu’à la folie, sans répit. Et pourtant, le spectateur est emporté par la sensualité de l’échange qui se met en place entre Marie Claude Pietragalla et Julien Derouault.
Le salut final de Giselle(s)
C’est à la fois beau et violent, doux et brutal. C’est un ballet qui interroge et ne laisse pas indifférent. Et, au delà du propos du spectacle, il y a le bonheur de voir danser Marie Claude Pietragalla, accompagnée de Julien Derouault et des talentueux danseurs de la compagnie du Théâtre du Corps.
(*) Giselle(s) a été créé en 2023 par Marie Claude Pietragalla, Julien Derouault et le Théâtre du Corps. Il est depuis représenté sur différentes scènes en tournée.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) au spectacle d’Ambra Senatore par le LUX Valence. Pour tous les autres spectacles et expositions cités dans cet article, y compris ceux au LUX, j’ai payé ma place/mon entrée.
Pour la seconde fois cette année, nous avons avec Melle 3e articulé un séjour parisien autour d’un spectacle. Au printemps, nous étions allées voir Cyrano de Bergerac et visiter des musées plutôt méconnus. Cette fois, c’est Le Fantôme de l’Opéra qui nous a conduites jusqu’à Paris. Nous sommes donc parties deux jours, prenant le premier TGV du matin dans un sens et quasiment le dernier du soir dans l’autre sens. Outre le spectacle, nous avions repéré (et réservé) deux expositions d’importance recommandées par le professeur d’Histoire des Arts de Melle 3e.
Vue sur le Louvre depuis l’intérieur de la Grand Pyramide
Grands magasins et passages, le shopping à la Belle Epoque
Nous sommes arrivées alors que la tempête Benjamin balayait la France. C’est donc de la pluie et du vent qui nous ont accueillies à l’arrivée gare de Lyon. Après avoir déposé nos valises à la bagagerie de l’hôtel, nous avons pris la direction de Saint Lazare car je souhaitais profiter de la matinée pour visiter la chapelle expiatoire. Malheureusement, elle est située au centre d’un jardin, qui était ce jour-là, comme tous les squares et jardins publics parisiens, fermé en raison des vents violents. Nous sommes donc parties en direction des Grands Magasins du boulevard Haussmann pour aller admirer les coupoles.
Au Printemps Haussmann
Nous avons commencé par le Printemps, dont nous étions le plus proche. La coupole, inaugurée en 1910, est selon moi la plus belles des coupoles parisiennes. Longtemps cachée du grand public, j’avais eu l’occasion d’y vivre une soirée de gala dans le cadre d’un de mes anciens postes. Suite à des travaux, l’ensemble des derniers étages du Printemps ont été rendus accessibles au public. Sous la coupole, nous avons pu visiter la petite exposition Sac Sac Sac qui retrace l’histoire du sac à main. Nous avons aussi admiré le grand vitrail dans l’escalier vers le dernier étage et profité entre deux averses de la vue depuis la terrasse.
Aux Galeries Lafayette du boulevard Haussmann
Nous sommes ensuite allées voir la coupole des Galeries Layette, édifiée en 1912. Celle-ci est plus facile à voir que celle du Printemps car on peut la découvrir depuis le rez-de-chaussée en se plaçant au centre de la rotonde. Tout autour de la rotonde, un majestueux décor du début du XXe siècle est resté intact avec ses dorures et ses balcons aux ferronneries dessinées par Louis Majorelle. Après avoir admiré l’opulence de ce décor Art Nouveau, nous avons poursuivi par la visite de quelques passages couverts dans le même quartier.
Passage Choiseul
L’exposition Georges La Tour au musée Jacquemart André
Nous avions réservé un créneau en tout début d’après-midi au musée Jacquemart André dans le but de visiter l’exposition temporaire Georges de La Tour. Nous sommes arrivées en avance et avons du attendre l’heure dite pour pouvoir entrer dans le musée. Nous avons commencé par jeter un œil rapide aux pièces d’apparat de cet ancien hôtel particulier du XIXe siècle. Je suis toujours sous le charme du jardin d’hiver, encore plus les jours de pluie.
Dans le jardin d’hiver
L’exposition Georges de La Tour est sous-titrée « Entre ombre et lumière ». Ce sous-titre est parfaitement adapté à la peinture de ce maître du clair-obscur. La plupart de ses tableaux présente en effet un éclairage délicat, souvent indirect, à la lueur d’une bougie ou d’une braise. Cette gestion de la lumière vient sublimer des scènes parfois simples, et apporter une aura particulière. Je connaissais de lui son tableau Le Nouveau Né, habituellement exposé au musée des Beaux Arts de Rennes où je l’avais découvert il y a longtemps. L’exposition m’a permis d’admirer une petite trentaine des œuvres de ce peintre méconnu, dont il ne resterait qu’une quarantaine de tableaux. Si j’ai apprécié la qualité des tableaux présentés et les explications des cartels, j’ai, comme régulièrement dans ce musée, détesté les conditions de visite : les salles sont petites, les éclairages sont approximatifs et créent des reflets sur des œuvres qu’on est obligé de voir de près, les visiteurs sont très nombreux et la circulation très difficile.
Le Fantôme de l’Opéra au théâtre Antoine
C’est pour Le Fantôme de l’Opéra que nous avions organisé ce séjour. Melle 3e avait en effet repéré ce spectacle dès l’ouverture des réservations l’été dernier. Nous avions ensuite choisi un jour pour nous y rendre et pris nos billets. Nous avons assisté à l’une des toutes premières représentations de ce nouveau spectacle musical monté au théâtre Antoine. Cette fois encore, nous étions très bien placées au second rang d’orchestre (nous avions pu profiter d’un tarif très avantageux lié à la première semaine de représentation). Si le spectacle ne restera pas comme un souvenir fort dans ma mémoire, j’ai passé un excellent moment de divertissement, porté par des artistes performants. La mise en scène, sympathique, n’est pas forcément très originale. Mais c’est un spectacle que l’on peut aller facilement voir en famille pour les fêtes de fin d’année.
Avant / après le spectacleSoirée au Théâtre Antoine
Le musée du Louvre
L’exposition Jacques-Louis David
Nous avions choisi de consacrer notre deuxième journée au Musée du Louvre, en commençant par l’exposition temporaire en cours, consacrée au peintre Jacques-Louis David. Nous avions des billets pour le premier créneau du matin. Nous sommes donc arrivées avant 9.00 pour faire la queue afin d’entrer dans le musée. Après avoir traversé la Grande Pyramide, nous avons filé vers le hall des expositions temporaires. Nous avons pu bénéficier d’un grand confort de visite, entre l’espace nécessaire pour bien admirer les œuvres et le faible nombre de visiteurs.
Face au Serment des Horaces
L’exposition se veut une rétrospective complète de la carrière de Jacques-Louis David, depuis ses premiers essais pour entrer à l’Académie Royale jusqu’à l’exil bruxellois. De nombreux tableaux, surtout de grands formats, sont présentés avec à chaque fois des explications très claires et intéressantes sur les cartels. Présentée de façon chronologique, on suit l’évolution picturale de David. L’exposition met aussi en regard ses tableaux avec ceux de ses contemporains, qu’ils aient été des concurrents ou des élèves devenus célèbres comme Ingres. Le travail de son atelier est évoqué à la fois à travers des dessins d’étude mais aussi avec des reproductions de ses tableaux, réalisées par ses élèves dans l’atelier. Il est à ce propos intéressant de constater des différences entre les différentes versions, qu’il s’agisse de la Mort de Marat ou du portrait de Napoléon dans son cabinet de travail. C’est une véritable plongée dans la vie artistique et politique de David, ses engagements et ce que celui lui a coûté.
Au fil de l’exposition Jacques-Louis David
Certains tableaux de David exposés au Musée du Louvre, comme par exemple Le Sacre de Napoléon, n’ont pas été déplacés dans l’exposition temporaire. Nous avons donc profité du fait que notre billet nous donnait aussi accès aux collections permanentes pour aller les voir. Nous avons vite constaté qu’il y avait beaucoup plus de monde dans ces salles du département de peinture, qui présentent de nombreux tableaux très connus.
Pour doubler la profondeur, un grand miroir a été installé en face du tableau Le Sacre de Napoléon. L’occasion d’un nouveau selfie-musée.
En flânant dans le musée
Face à la foule dans les salles de peinture, nous avons opté pour la découverte du département des sculptures. Le hasard nous a fait passer devant plusieurs œuvres classiques dont L’esclave rebelle de Michel-Ange ou encore Psyché ranimée par le baiser de l’amour de Canova. J’ai aussi joué à un petit jeu que j’aime bien dans ce musée labyrinthique : regarder par la fenêtre. On y découvre souvent des points de vue intéressants sur la Pyramide ou sur les cours intérieures. Enfin, nous avons déjeuné dans l’enceinte même du musée (pour pouvoir continuer à visiter l’après-midi, toute sortie étant définitive). Pour cela, nous avons profité de la terrasse du café Mollien, donnant sur la cour centrale.
Psyché ranimée par le baiser de l’amour de CanovaCour intérieureDepuis la terrasse du café Mollien
Les cours Marly et Puget
Parmi mes endroits préférés au Louvre, il y a la cour Marly, et sa symétrique la cour Puget. Dans ces deux cours, réaménagées et couvertes dans les années 1980 lors du projet Grand Louvre initié par le président de la République François Mitterand. Je me souviens les avoir vues quand elles étaient encore les parkings du ministère des Finances lors de ma première visite au Louvre (en 1983). Aujourd’hui, elles constituent de formidables écrins pour les sculptures françaises monumentales autrefois destinées aux espaces extérieures. Elles permettent aussi de déambuler à travers les salles médiévales du département de sculpture.
Cheval de MarlyMilon de Crotonne-PugetCours Marly et Puget du Musée du LouvreCoup de cœur pour ce dragon. Détail d’un retable de 1508 représentant Saint Georges combattant le dragon
Nous avons quitté le Louvre à plus de 15.00, soit après 6 heures d’exploration. Après un bref passage au jardin des Tuileries, un café dans le Marais et un saut au Musée Carnavalet, nous avons pris un temps de repos dans le lobby de l’hôtel pour attendre l’heure de notre train.
Paris – octobre 2025
Informations pratiques
Printemps Haussmann, métro Havre-Caumartin. La coupole est située au dernier étage du bâtiment principal dit « Printemps de la femme ». Elle est accessible aux horaires d’ouverture du magasin.
Galeries Lafayette Haussmann, métro Chaussée d’Antin-Lafayette. La coupole et le décor Art Nouveau sont visibles depuis le rez-de-chaussée. Au 3e étage du magasin, un glasswalk est accessible pour mieux admirer l’ensemble des décors. Victime de son succès, l’accès s’y fait uniquement sur réservation d’un créneau horaire, pour quelques minutes. Il est cependant tout à fait possible de profiter complètement du décor depuis l’ensemble des étages du magasin.
Exposition Georges de la Tour, entre ombre et lumière – Musée Jacquemart André, métro Miromesnil. L’exposition est présentée jusqu’au 25 janvier 2026. La réservation de billets en amont est plus que recommandée. Certaines journées sont complètes largement à l’avance. L’ensemble des informations pratiques est disponible sur le site internet du musée Jacquemart André. Sans nous attarder dans les pièces meublées de l’hôtel particulier, ni dans le petit musée de Nélie André, nous avons mis plus d’1h30 à faire la visite.
Spectacle musical Le Fantôme de l’Opéra – Théâtre Antoine, métro Strasbourg-Saint Denis. Le spectacle est joué jusqu’au 11 janvier 2026, du mercredi au dimanche à 19.00. Les réservations se font en ligne sur le site internet du Théâtre Antoine.
Exposition Jacques-Louis David – Musée du Louvre, métro Palais Royal. L’accès aux expositions temporaires du musée du Louvre nécessite un billet d’entrée spécifique, qui ouvre aussi le droit d’accès aux collections permanentes. La réservation est obligatoire pour accéder au musée du Louvre et le créneau horaire doit être respecté (c’est contrôlé dans la file d’attente). Les réservations se font directement sur le site internet du Musée du Louvre. Nous avons passé 6 heures en tout dans le musée, dont 2 heures dans l’exposition temporaire. Nous n’avons bien entendu absolument pas fait le tour du musée. Si vous y allez, sélectionnez en amont ce que vous voulez absolument voir et priorisez ces œuvres.
Pour accéder au musée du Louvre, je préfère passer par le Carrousel du Louvre : il y a souvent moins d’attente pour passer la sécurité et cela permet de faire la queue à l’abri des intempéries.
Hébergement : j’avais choisi un hôtel entre la gare de Lyon et Bastille afin de pouvoir y laisser nos bagages facilement que ce soit le 1er ou le dernier jour. Il y en a plusieurs qui sont bien situés et agréables. Je fais mon choix en fonction des tarifs et disponibilités à la date où je voyage.
Repas : en dehors du café Mollien au Louvre (quiche ou sandwich, qualité correcte, prix élevé), nous avons mangé/pris le goûter dans des restaurants choisis un peu au hasard à côté de là où nous étions à l’heure du repas. Aucun n’est particulièrement mémorable ni à éviter absolument.
Edimbourg était notre ville d’arrivée et de départ. Nous y avons passé un peu plus de deux jours, et sommes loin d’avoir exploré toutes les possibilités de cette ville. J’ai été frappée par le dynamisme et l’énergie qui en émane, sans doute accentué par le fait que nous étions en pleine période des festivals. Nous y avons flâné, de jour comme de nuit. Nous avons arpenté les rues et ruelles, essentiellement dans Old Town, la vieille ville. Nous avons essayé de capter l’âme d’Edimbourg. Et nous nous sommes dit qu’il faudrait revenir tant il y a de choses à y faire. En attendant, voici quelques idées pour découvrir Edimbourg, de façon plus ou moins classique.
Le château, construit sur un ancien volcan, domine la ville.
Dans Old Town, la vieille ville
Pour découvrir Old Town, nous avions rendez-vous avec Sarah de Wee Ecosse(une société qui propose des visites guidées francophones à Edimbourg, Glasgow et Inverness). Pendant 2 heures, nous avons parcouru la vieille ville à pied pour en découvrir quelques secrets. Nous en avons profité pour noter les suggestions de découvertes de Sarah, qu’il s’agisse de boutiques, ou de visites à faire.
Le Royal Mile
Les Closes
Le Royal Mile, c’est un peu la colonne vertébrale de la vieille ville d’Edimbourg. Allant du château au palais de Holyrood, ce mile relie deux résidences royales par une large avenue. Forcément, c’est hyper touristique et les boutiques tout au long de la rue se chargent bien de nous le rappeler. Mais pour peu que l’on y prête attention, les façades nous racontent des histoires. Et puis, il y a les closes : d’étroites ruelles se glissant entre les maisons hautes de 7 ou 8 étages, perpendiculairement à l’axe principal. Les closes, souvent en escaliers, partent à l’assaut des 2 côtés de la pente. Car Edimbourg n’est pas une ville plate et on a vite fait d’y pratiquer involontairement des exercices de step. Les closes permettaient de traverser la ville sans avoir à en faire le tour. Ils m’ont rappelé les traboules lyonnaises. Et comme leurs consœurs, les closes abritent aussi des petits trésors comme des cours bordées de bâtiments médiévaux, mais surtout ils offrent des points de vue uniques sur la ville.
De jour comme de nuit, les closes sont pittoresques
Le château d’Edimbourg
A l’extrémité du Royal Mile, on trouve le château d’Edimbourg (Edinburgh Castle). C’est un incontournable quand on visite Edimbourg, surtout pour la première fois. Mais c’est aussi un lieu extrêmement fréquenté (comme peut l’être le château de Versailles par exemple). Nous avions déjà nos billets et y sommes allées à l’heure indiquée. Le château est immense et tout ne s’y visite pas (il est encore actuellement utilisé comme résidence royale). Plusieurs musées y sont installés, certains consacrés à des régiments ou à l’histoire militaire. Ayant un temps limité et face à la foule, nous avons choisi d’aller voir en priorité les lieux que Sarah nous avait conseillé. Nous avons ainsi vu les prisons avec les reconstitutions de la façon dont les pièces étaient occupées, la petite chapelle Sainte Margaret plus ancien bâtiment de la ville et les joyaux de la couronne d’Ecosse, très impressionnants dans leur chambre coffre-fort.
Le château domine la ville et offre de beaux points de vue sur celle-ci. Ici l’on voit le Scott Monument, la gare de Waverley, Calton Hill et le portPlusieurs manteaux de cheminée dans le château reprennent les armoiries de l’union de l’Ecosse (la licorne) et l’Angleterre (le lion)
Nous sommes aussi allées voir le mémorial aux soldats écossais morts pendant la première guerre mondiale. Le bâtiment en forme de chapelle liste les batailles et les régiments engagés. Des registres permettent de consulter la liste des soldats morts au front. Puis, nous sommes passées dans la résidence royale, la grande galerie et avons jeté un œil aux broderies (ou plutôt leurs répliques) faites par Mary Queen of Scots, qu’en France nous connaissons plus sous le nom de Marie Stuart.
Nous avons croisé un roi d’Angleterre mais je ne sais pas lequelLa petite chapelle Sainte Marguerite, plus vieux bâtiment d’Edimbourg. (et un aperçu de la foule au château !)
(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du château d’Edimbourg. ATTENTION : Le lieu est très prisé des touristes, et il n’est pas rare que l’ensemble des billets d’une journée soit vendu bien avant la fin de celle-ci. Il convient donc de prendre ses billets à l’avance par internet si on veut s’assurer de pouvoir entrer dans le château.
La cathédrale Saint Giles
En descendant le Royal Mile depuis le château, on croise la cathédrale Saint Giles. Elle est consacrée au culte presbytérien, dont elle est considérée comme l’église d’origine. C’est en effet là que John Knox était prêtre. Construite en plusieurs étapes, l’église est un petit bijou d’architecture gothique. La nef accueille largement la lumière par des grands vitraux. Mais le plus impressionnant est la chapelle de l’ordre du chardon, de style gothique flamboyant et au plafond finement sculpté.
dans la nef de la cathédrale St Gilesle plafond de la chapelle de l’ordre du chardon
(*) L’entrée à la cathédrale St Giles est gratuite. Le visiteur est cependant invité très explicitement à faire un don du montant de son choix en entrant, soit en espèces, soit par carte bancaire. Il ne faut pas avoir peur de la petite queue à l’entrée : elle avance vite !
Victoria Street, Grassmarket et le Greyfriars kirkyard
Depuis le Royal Mile, entre le château et la cathédrale, des escaliers permettent d’accéder à Victoria Street. Cette rue, courbée, est connue pour ses devantures colorées et photogéniques. Sa vraie particularité reste cependant d’être sur deux niveaux, épousant la pente, avec des commerces à chacun des niveaux. Elle est aussi réputée pour avoir été une source d’inspiration pour l’autrice d’Harry Potter quand elle a imaginé Diagon Alley (le chemin de traverse). D’ailleurs, le pub où elle a écrit le premier roman est aussi dans cette rue. Forcément, Victoria Street est devenue un haut lieu de visite pour les Potter Heads du monde entier. Si vous voulez profiter tranquillement des lieux, il faut donc y aller tôt le matin ou en soirée.
Victoria Street
En bas de Victoria Street, on trouve Grassmarket, une petite place bordée de pubs. Certains sont plus remarquables que d’autres. Ainsi The White Hart Inn est le plus ancien pub d’Edimbourg, installé en 1516. Un peu plus loin The Last Drop rappelle qu’autrefois la place servait aux exécutions publiques. Quoiqu’il en soit, si vous cherchez un endroit pour prendre un verre en fin de journée ou pour diner, il y a de quoi trouver son bonheur ici (et c’est moins touristique que sur le Royal Mile).
Le plus ancien pub d’EdimbourgDepuis Grassmarket et les rues environnantes, on a de jolis points de vue sur le château. D’ailleurs la fameuse venelle (The Vennel) soit disant spot secret qui fait actuellement les beaux jours d’Instagram part de Grassmarket.
Enfin, c’est aussi à proximité de Grassmarket que se trouve le Greyfriars kirkyard. Ce cimetière est connu pour être particulièrement hanté. Il faut dire qu’il a servi de lieu de détention des covenanters au XVIIe siècle et la tombe de celui qui les y a enfermés est située ici. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que le fantôme de Bloodie MacKenzie vienne s’y balader à la nuit tombée. Mais c’est aussi ici que l’on peut croiser le fantôme de Bobby. Ce Skye terrier est venu chaque jour attendre sur la tombe de son maître décédé pendant 14 ans. Devenu un symbole de fidélité, une statue le représentant se trouve à proximité du cimetière. Une pierre tombale lui a été érigée à l’entrée du cimetière. Entretenue par la ville, les visiteurs y déposent des bâtons avec lesquels le fantôme de Bobby joue la nuit. Par ailleurs, c’est sur les tombes de Greyfriars kirkyard que l’autrice de Harry Potter a trouvé l’inspiration pour les noms de certains de ses personnages, en particulier Tom Riddle (Tom Jédusor). Le cimetière est donc devenu très fréquenté par les fans du petit sorcier et les lieux commencent à faire les frais de cette popularité.
dans les allées de Greyfriars kirkyard
De New Town à Dean Village
Redescendre vers la gare de Waverley depuis le Royal Mile
Pour changer de quartier et descendre du Royal Mile vers Princes Street, plusieurs possibilités s’offrent à vous. Il est possible de s’aventurer dans les closes et leurs escaliers. Mais il est également possible d’emprunter Cockburn Street. Cette rue commerçante descend doucement vers les quartiers plus récents. Elle a d’ailleurs été percée au XIXe siècle pour rejoindre la gare de Waverley (un cas unique de gare nommée à partir d’un personnage de roman, signe de la passion d’Edimbourg pour Walter Scott, l’auteur qui a redoré le blason de l’Ecosse dans l’imaginaire collectif). Si en journée il y a beaucoup de monde, j’ai beaucoup aimé l’ambiance qui s’en dégage à la tombée de la nuit.
Cockburn Street
Flâner sur Princes Street et ses jardins
Au pied de Cockburn Street, après avoir traversé le pont de Waverley, on arrive au pied du Scott Monument, immense flèche de style gothique érigée à la mémoire de l’écrivain romantique. C’est aussi le début des jardins de Princes Street, une artère très commerçante et bordée de boutiques comme on en trouve dans toutes les villes. Nous avions fait un tour dans les jardins de Princes Street le soir de notre arrivée après avoir diné au pub. C’est la vue sur le château qui nous avait attirées. Dans les jardins, la splendide fontaine Ross permet une jolie perspective. Un peu plus loin, le cimetière de l’église St Cuthbert offre une balade au milieu des croix anciennes, toujours sous le château.
Dans les jardins de Princes StreetBalade entre les tombes anciennes de St Cuthbert Kirkyard, au pied du château
La ville au carré
L’appellation New Town peut prêter à confusion. En effet, c’est une partie de la ville qui était nouvelle… au XVIIIe siècle, en opposition avec la ville médiévale. Conçue selon un plan très géométrique, le quartier offre une architecture homogène d’immeubles bordant de larges rues pavées. Cela rappelle l’architecture des beaux quartiers londoniens, qui datent de la même époque.
Symétries et perspectives dans New Town
La promenade de Water of Leith
Nous avons traversé New Town pour nous rendre le long de la rivière Water of Leith. Là, une promenade bucolique longe l’eau : le Water of Leith walkway. Nous avons commencé notre balade le long de la rivière à Stockbrigde, vers l’aval avant de faire demi-tour pour aller en direction de Dean Village. Nous avons trouvé un peu de fraîcheur ainsi que quelques jolis points de vue. Ainsi, alors que j’attendais Melle 3e au passage piéton sur le pont de Stockbridge, une habitante m’a gentiment interpelée « have you seen the sculpture in the river ? » (avez-vous vu la sculpture dans la rivière ?), puis m’a expliqué comment la voir. En effet, une sculpture d’un homme taille réelle se dresse les pieds dans l’eau, et il faut un peu la deviner à travers le feuillage des arbres. Sans cette dame, nul doute que je serais passée à côté. Ce que je n’ai pas manqué de repérer par contre, c’est le héron qui était posé sur une branche juste au dessus de la rivière.
Rencontres au bord de la Water of Leith : une sculpture et un héron
En continuant vers Dean Village, nous avons croisé St Bernard’s Well. Le monument du XVIIIe siècle abrite une source qui était réputée pour avoir des vertus médicinales. Puis, nous sommes arrivées à Dean Village. Là, un petit pont et quelques bâtiments forment un ensemble plein de charme. C’est depuis quelques temps l’un des lieux édimbourgeois les plus vus sur Instagram. Certes c’est mignon, mais il n’y a finalement pas énormément de possibilité de photos différentes et cela attire beaucoup de monde. Nous avons donc vite continué notre balade le long de la Water of Leith, avant de prendre une longe volée de marches afin de gagner un arrêt de bus pour rentrer à l’hôtel.
Le long de la Water of LeithDean Village : la photo Instagram !Dean Village Un peu partout sur les habitations anciennes à Edimbourg, les canalisations d’évacuation des eaux usées sont à l’extérieur. En effet, à l’origine, les eaux usées étaient jetées par la fenêtre, après avoir crié « gardyloo » (déformation de notre « garde à l’eau »). Puis l’évacuation des eaux usées a évolué et le plus simple a été d’installer les canalisations à l’extérieur
L’énergie du Fringe
Si vous ne connaissez pas le Fringe, rassurez-vous : c’était aussi mon cas quelques semaines avant de partir. C’est Melle 3e qui m’en a parlé en premier, et me l’a présenté comme le festival d’Avignon écossais. En échangeant avec les conseillères de l’agence de voyage, j’ai compris que c’était bien plus. Mais lors de notre première journée à Edimbourg, alors que le festival commençait à peine, j’ai compris que c’était bien plus que ça. Effectivement, le Fringe, c’est le plus grand festival de spectacle vivant au monde ! Et pourtant à l’origine, en 1947, c’est le off du Festival International d’Edimbourg qui présente du théâtre classique, existe toujours et a lieu en même temps que le Fringe (ou l’inverse). Et dans une belle mise en abyme, il y a aujourd’hui un Fringe off.
Le Royal Mile se transforme en aires de spectacles pendant le Fringe Festival
Des spectacles à chaque coin de rue
Pendant trois semaines, de très nombreuses scènes officielles sont installées dans les rues. Les artistes, venus du monde entier, sont tirés au sort chaque matin pour choisir leur horaire et leur emplacement. Chaque heure, le performeur change et avec lui le type de spectacle. Nous avons ainsi pu voir des artistes coréens en habits traditionnels dansant de la K-pop, des humoristes, des magiciens, de la techno, de la musique folk, des acrobates. Rien que sur le Royal Mile, il y a pas loin d’une dizaine d’aires de spectacles. Il suffit de se balader et de jeter un œil là où vous voyez un attroupement. Et puis, il y a ceux qui font la promotion de leur spectacle et distribuent des flyers, parfois de façon très originale. Ainsi, Melle 3e s’est vu offrir une banane à condition que la jeune femme, déguisée en banane, puisse récupérer la peau pour le spectacle de sa compagnie qui avait lieu peu après. Nous avons aussi vu des jeunes scotcher une carotte sur un poteau pour la prendre en photo et faire leur promotion sur les réseaux sociaux. C’est vivant et bon enfant. On ne se sent pas oppressé comme dans certains festivals en France.
Nous sommes restées regarder ce danseur/jongleur de feu péruvien tout au long de sa performance sur une version acoustique de « Nothing else matters » – un moment très poétique Je n’ai malheureusement pas réussi à avoir son nom…
Des centaines de propositions chaque jour
En 3 semaines, ce sont plus de 2500 spectacles officiels différents qui sont proposés lors du Fringe (et l’on parle bien de spectacle, pas de représentations : certains sont joués quotidiennement sur la durée du festival). Le programme ressemble à un vieil annuaire téléphonique. Il y a en a pour tous les goûts, tous les âges : des spectacles pour enfants, de la musique, du théâtre, de la danse, du cabaret, du stand up, du cirque, etc. Croiser les affiches et les distributeurs de flyers lors de notre première journée à Edimbourg nous a donc donné envie d’assister à un spectacle dans une salle lors de notre second passage dans la capitale écossaise. Nous avons fait notre choix sur le site du Fringe en utilisant les filtres de recherche. N’ayant pas confiance dans nos compétences en anglais, nous avons visé les spectacles les plus visuels : musique, danse, cirque.
Let’s talk about art… maybe
C’est comme cela que nous sommes tombées sur la proposition du New York Circus Project : une version d’Hamlet alliant le cirque contemporain au texte de Shakespeare. Le soir, nous sommes arrivées environ 45 minutes avant la représentation et avons profité du bar extérieur sur le site (une ancienne église) où cela avait lieu avant de faire la queue avec les autres spectateurs. A l’ouverture des portes, nous avons été surprises de pouvoir garder nos verres avec nous. De même il n’a pas été demandé de couper les portables au début du spectacle. Quant au spectacle, il est génial : un mélange de cirque et de théâtre, des artistes talentueux, une mise en scène dynamique, des références à la pop culture et une bande son ébouriffante. Nous avons passé un excellent moment
(*) Au cours de ce voyage, j’évoque à plusieurs reprises la consommation d’alcool (cidre, bière, whisky…). Il est important de noter que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et donc à consommer avec modération.
Cette semaine, le projet 52 nous emmène au spectacle en nous proposant de montrer (ou de monter ?) sur scène. J’ai donc eu envie de vous parler des spectacles vus cet été. Ca a commencé par Le Barbier de Séville à Grignan dont je vous ai déjà parlé. Un peu plus tard dans l’été, il y a eu Rêve de Lune au Mont Saint Michel, mais il n’y avait pas de concert le soir où nous y étions. La semaine dernière, je suis allée voir le Souffle du Nord, un son et lumière monté par une équipe associative à côté de chez moi. Mais au milieu de tout cela, il y a eu l’Ecosse et plusieurs occasions de spectacles. Nous étions à Edimbourg en plein pendant le Fringe (soit le plus grand festival artistique au monde !). Partout dans la ville, on trouve des spectacles tout au long de la journée : en plein air dans la rue ou les parcs, dans les pubs, dans les centres culturels, et bien entendu dans les salles de spectacles. Nous avons profité des spectacles de rue mais sommes aussi allées voir un spectacle dans une salle. Je vous en reparlerai.
Finalement, pour illustrer « sur scène », j’ai choisi un autre moment écossais. Un samedi soir, dans la petite ville de Portree sur l’île de Skye, nous sommes passées à la tombée de la nuit devant un pub. Et le son qui en sortait nous a donné envie d’entrer. Là, comme dans de très nombreux pubs un peu partout en Ecosse le week-end, un groupe jouait de la musique. L’ambiance était chaleureuse. Nous sommes restées à écouter, mais aussi à regarder les gens rire et partager un bon moment, une pinte à la main. The Mad Ferret, le groupe sur scène, était un duo folk écossais plein d’énergie. Devant il y avait un espace où danser et alors que la soirée débutait, je voyais déjà les pieds de certains les démanger avec l’envie de lancer les danses du ceilidh.
Pour découvrir comment les autres participants nous invitent sur scène, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Tous les soirs de la semaine dernière, l’association Upidum a joué son spectacle le Souffle du Nord au domaine de Valsoyo, à Upie, pas très loin de chez moi. Il y a deux ans, ils avaient monté le 3e volet de La Légende d’Andarta. Cette fois, c’est un tout nouvel arc narratif qui a été développé. Comme pour Andarta, les scénaristes sont partis d’un fait historique : une violente bataille entre les Cimbres venus du Nord et les Romains en IIe siècle avant notre ère qui a eu lieu dans les environs. La tradition populaire veut même que ce soit de là que vient le nom du quartier Les Batailles à Upie. A partir de là, ils ont imaginé un scénario faisant intervenir une princesse cimbre, un centurion romain pas toujours très futé, un guerrier gaulois, quelques divinités et une créature mythologique. Ce n’est donc pas un récit historique mais une fiction fantastique. Impliquant 160 bénévoles, c’est une grosse production à l’échelle locale. Comme pour Andarta, le texte fait la part belle à l’humour et aux clichés façon Astérix. Le spectacle est familial, l’ambiance conviviale. La soirée commence presque 3 heures avant le début du spectacle avec un village gaulois qui comporte un marché artisanal, une mini ferme, des jeux, des temps de contes, et bien entendu une taverne.
Dans le village gaulois, tous les chemins mènent à Rome. A la taverne, la cervoise est fraiche. Avant le spectacle, les rapaces paradent comme ce Harfang des Neiges (ils viennent du zoo d’Upie). La météo a longtemps fait craindre que le ciel ne nous tombe sur la tête. L’espace scénique est au bord du petit lac de Valsoyo. Les décors, les costumes et la créature fantastique ont tous été conçus par les bénévoles de l’association.
Le souffle du nord Domaine de Valsoyo – Upie – Drôme août 2025
(*) Par souci de transparence, j’ai été invitée par l’association Upidum à ce spectacle (collaboration commerciale non rémunérée). J’avais bien aimé ma soirée à Andarta, et je n’ai donc pas hésité quand ils m’ont proposé de venir découvrir leur nouvelle création. Et je n’ai pas été déçue.
Si le Mont Saint Michel est administrativement en Normandie, il reste un marqueur fort des paysages de mon enfance et adolescence en Bretagne. Dès que je l’aperçois à l’horizon, je sais que j’arrive à la maison : peu importe par quelle route, il est visible entre 10 et 20 kilomètres avant le village de mes parents. Je ne saurai par ailleurs dire combien de journées nous y avons passé, soit sur le rocher, soit dans la Baie. Bref, le Mont Saint Michel, c’est un incontournable de mes séjours bretons. L’été, alors qu’en journée, le Mont est assailli de visiteurs, j’aime particulièrement y aller le soir et profiter du parcours nocturne dans l’abbaye. J’ai d’ailleurs dû voir quasiment toutes les différentes propositions depuis la toute première au début des années 1990. Cette année, même si nous sommes restées peu de temps en Bretagne avec Melle 3e, nous avons profité d’y être 48 heures en même temps qu’une de mes nièces américaines pour y aller.
dans le cloître de l’abbaye du Mont Saint Michel
Rêve de Lune, une balade nocturne poétique dans l’abbaye
Cette année, c’est une nouvelle proposition qui est faite au cœur de l’abbaye pour l’été. Intitulée Rêve de Lune, elle emmène le visiteur de salle en salle à travers des installations artistiques ayant comme fil conducteur la Lune. Cela faisait bien longtemps que le parcours nocturne ne m’avait pas autant enthousiasmée. C’était à la fois poétique et onirique. Certaines salles étaient même réellement magiques. Je ne vais pas vous détailler l’ensemble du parcours, mais vous montrer plutôt mes coups de cœur.
Dans la salle des gros piliers, l’attraction lunaire fait jouer les marées :
Dans la chapelle voisine, la lune joue avec les nuages sur la voûte. Parfois un dauphin ou une tortue volante apparaissent sans que j’en ai bien compris l’intérêt.
Nuit de pleine lune
Dans les escaliers, les rayons de la Lune jouent avec la perspective
J’ai beaucoup aimé la perspective ainsi générée
Dans les petites salles, un jardin de Lune a été installé, en partie sur le haut des chapiteaux des piliers, en partie au sol contre le rocher qui saille à cet endroit.
Jardin éphémère.. ou la végétalisation d’un monde minéral
Dans le scriptorium, ce sont les enluminures qui prennent possession des lieux, déployant d’hypnotiques arabesques autour des visiteurs, tandis que des poèmes (en français et en anglais) sur la Lune sont déclamés dans les grandes cheminées.
arabesques enluminées et cercles concentriquesun ballet hypnotique sur les murs et les piliers
Dans la salles de hôtes, un ciel étoilé a remplacé la voûte et fait penser à la salle des banquets de Hogwarts. Une baignoire astucieusement placée permet à la lune de se mirer et donne son nom à l’installation : Bain de Lune.
Le ciel étoilé de la salle des hôtes était absolument magique : c’est un grand coup de cœur !Quand la Lune se baigne…
Dans l’abbatiale, la Lune se montre en version XXL et occupe tout le chœur. C’est sans doute l’installation la plus impressionnante.
La Lune au centre du chœur de l’abbatiale
Dans le cloître, une boule à facettes projette des éclats de lumière sur les bâtiments et trace des rayons dans l’herbe. Cette installation est mon plus gros coup de cœur. C’est magique. C’est doux et poétique. C’est hypnotique. C’est là que j’ai passé le plus de temps de tout le parcours.
Eclats de lumière dans le cloîtreIl a littéralement fallu me dire plusieurs fois « on avance » pour que je ne passe pas la soirée ici !
Zeus, souvenir des JO de Paris 2024
Le parcours nocturne Rêve de Lune s’achève sur la terrasse de l’abbaye du Mont Saint Michel, l’endroit idéal pour regarder le ciel et la Lune en direct. Mais, il y aussi un invité surprise sur cette terrasse. Zeus, le cheval métallique de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, est en effet installé tout l’été sur la terrasse de l’abbaye du Mont Saint Michel. Il y est visible jour et nuit, lors des visites diurnes ou nocturnes. Je l’avais loupé lors de son passage à Lyon, alors j’en ai profité ici. Conçu par l’atelier nantais Blam, il galope une minute toutes les 5 minutes. S’il m’avait plu à la télévision, il m’a fascinée en vrai. Son mouvement reprend parfaitement le rythme du galop d’un cheval, sans à-coups, et même sa queue est articulée.
Zeus, cheval métallique de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024
Le Mont Saint Michel – Manche – août 2025
Informations pratiques :
Le parcours nocturne Rêve de Lune est visible chaque soir jusqu’au 31 août 2025. Les horaires et conditions d’accès sont disponibles sur le site internet des nocturnes. Il est conseillé de réserver par internet en amont pour s’assurer la disponibilité des places et bénéficier d’un tarif préférentiel. Pour ma part, même si l’entrée est possible à partir de 19.30, je vous conseille d’y venir de façon à être dans le cloître quand il fait nuit (comptez environ 30 minutes après votre entrée). L’ensemble du parcours prend entre 1h et 1h30 selon le temps que vous passez dans les salles.
Zeus est visible à l’abbaye du Mont Saint Michel jusqu’au 7 septembre 2025, sur la terrasse de l’ouest. Il faut disposer d’un billet de visite de l’abbaye pour le voir. On peut l’admirer en même temps qu’on fait le parcours Rêve de Lune comme je l’ai fait ou en visitant l’abbaye en journée. Compte tenu du nombre de visiteurs au Mont Saint Michel à cette période de l’année, il est plus que conseillé d’acheter ses billets à l’avance sur internet.
Le parcours nocturne Si le Mont m’était conté en 2022. En 2023, nous étions au Canada et n’étions pas passés en Bretagne. En 2024, c’était encore le cycle Si le Mont m’était conté et nous n’y sommes pas retournés.