L’Automnal Gourmand est un ensemble de manifestations et d’évènements à travers les territoires du Pays de Lamastre, d’Ardèche Hautes Vallées et du Haut Pays du Velay, entre Ardèche et Haute-Loire. Cette année, c’est la 6e édition de ce festival qui fédère des fêtes gourmandes à travers les trois territoires. On retrouve en particulier les Castagnades et la Fête de la Courge de Saint Agrève. En début de semaine, j’étais invitée à la journée de lancement de l’édition 2026 de l’Automnal Gourmand. Après une journée entre le lac de Devesset et les Maisons Marcon à Saint Bonnet le Froid en 2024 et une journée au pays des châtaignes en 2025, j’avais cette fois rendez vous au départ du Chambon sur Lignon en Haute Loire pour des découvertes originales.
L’édition 2026 de l’automnal gourmand est lancée !
Un voyage extraordinaire
Nous étions attendus à la gare du Chambon sur Lignon de bon matin pour vivre une expérience unique : un voyage dans un authentique train à vapeur ! Rien que son arrivée en gare du Chambon est impressionnante. Une fois le plein d’eau effectué, nous sommes invités à prendre place dans les voitures. Et c’est parti pour une trentaine de minutes de voyage à environ 20 km/h. On a le temps de profiter du paysage. On peut même ouvrir les fenêtres et s’appuyer dessus pour regarder dehors et se laisser fasciner par le panache de vapeur. A chaque passage à niveau, le train siffle, rompant avec le tranquille bercement des roues sur les rails. Nous traversons des zones boisées. Nous longeons des prairies. Au loin, le Mont Mézenc, le Mont Gerbier de Jonc et le Pic du Lizieux nous font de l’œil (il faudra vraiment que j’aille randonner par là un jour). Avec les copains créateurs de contenu, nous ne boudons pas notre plaisir, multipliant les plans vidéos et les photos, tout en discutant.
A la gare du Chambon sur Lignon et à celle de Saint Agrève, le Velay Express impressionneLa vapeur a un côté fascinant !En gare de Saint AgrèveUn voyage dans le temps avec même un journal à lire pendant son voyage !Traverser les paysages du Velay dans un train à vapeur, comme un rêve éveillé…
Une brasserie artisanale
Arrivés à la gare de Saint Agrève, nous avons marché quelques minutes pour rejoindre la brasserie L’Agrivoise. Cette brasserie artisanale a été lancée en 2008. Née d’une passion, elle produit les bières de caractère, celles que les brasseurs ont envie de boire. Nous avons pu visiter l’unité de production et bénéficier de toutes les explications sur la fabrication de la bière : maltage des céréales, houblons, fermentations. Les matières premières des bières sont essentiellement locales avec en particulier des malts de la malterie de Vernoux en Vivarais et des houblons du Diois. Après la visite, place à la dégustation. Ils annoncent que leurs brassages ont une tendance à tirer vers l’amertume. Mais je ne les ai pas trouvées particulièrement amères, et certainement plus aromatiques qu’amères.
A la brasserie L’Agrivoise de Saint Agrève
Nous avons dégusté trois bières :
La P’tite Mère, une pale ale en dry hop, bière de soif assez légère. Pour moi, elle manque un peu de caractère (ceci dit, c’est assez normal pour une bière de soif). A apprécier plutôt aux très beaux jours. Présentée en accord avec un fromage de type caillé doux, je n’ai vraiment pas eu de coup de cœur.
Sous les pavés, une dry stout. Légère par rapport à ce qu’on s’attend d’une bière brune (même quand on sait que couleur et taux d’alcool sont deux notions bien distinctes). Dans les premières gorgées, je lui ai trouvé un goût de miel. Elle accompagne très bien le gâteau au chocolat qu’on nous a servi en même temps (ce qui pour une stout de ce type est un grand classique d’accord). Ma préférée de cette dégustation !
Krush, une IPA. Une note très forte de pamplemousse/pomelos tant au nez qu’en bouche, puis une note de fruits exotiques (passion ?) assez présente. Je ne suis pas vraiment fan des bières aux accents fruités, mais celle-ci est agréable.
Un peu de science
Cette année, le thème de la Fête de la Science est « saveurs savantes ». En Ardèche, cette opération est coordonnée par les médiateurs scientifiques du CCSTI, le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle, basé dans la vallée de l’Eyrieux. Compte tenu du thème, et du fait que la Fête de la Science a lieu à la même période que l’Automnal Gourmand, il était logique de provoquer des synergies entre les deux évènements. Nous avons donc pu participer à un atelier autour des micro-organismes présents dans la nourriture. Après une présentation théorique, nous avons pu observer au microscope ou à la loupe binoculaire des levures, des grains de kéfir, des moisissures de roquefort ou encore les acariens du fromage aux artisous.
Le stand « Saveurs Savantes » du CCSTI pour la Fête de la ScienceObserver les micro-organismes de la nourriture à la loupe binoculaire
Un déjeuner partagé
Nous avons terminé ce temps de découvertes par un repas partagé. Comme chaque année, ce sont les producteurs et les restaurateurs qui participent aux évènements de l’automnal gourmand qui ont préparé certaines de leurs spécialités. Au menu : des salades de lentilles, du concombre au sel de livèche, des gravlax de truite, de la charcuterie, des fromages et quelques douceurs. Nous nous sommes encore régalés.
Gourmandises salées.. Je n’ai pas eu le temps de photographier le buffet de desserts !
Informations pratiques
Les partenaires avec qui nous avons passé un bon moment
Nous avons voyagé avec le Velay Express. Ce train à vapeur est maintenu et opéré par une association de bénévoles. Un chef de wagon donne des explications sur le train et les paysages.
Nous avons visité et dégusté les bières de L’Agrivoise. Il est possible d’acheter des bières sur place. On peut également profiter de la Taverne, une tap room qui propose régulièrement des animations (concours de fléchettes, concerts, etc.). Aux beaux jours, une immense terrasse avec un terrain de pétanque permet de profiter de la douceur des soirées. Et pour se rassasier, il y a même un food truck sur place.
Le CCSTI organise la Fête de la Science en Ardèche jusqu’au 26 octobre 2028 avec plein d’ateliers mais aussi le village de la Science qui sera cette année à Davézieux, à côté d’Annonay, les 10 et 11 octobre 2026.
Les évènements de l’automnal gourmand
La 6e édition de l’Automnal Gourmand a lieu du 26 septembre au 8 novembre 2026. Elle se décline entre rendez vous découvertes, temps forts et menus gourmands. Chaque année, je regrette que mon mois d’octobre soit bien chargé et de manquer de temps pour vraiment profiter de l’évènement. Mais comme les années précédentes, j’ai noté quelques dates et idées de sortie « au cas où » je trouverais un moment.
Parmi les temps forts, j’ai particulièrement noté :
l’automnal du champignon, à Saint André en Vivarais les 3 et 4 octobre
la fête des saveurs locales à Lamastre le 10 octobre
les Castagnades, par exemple celles de Désaignes le 18 octobre
la fête de la Courge de Saint Agrève les 24 et 25 octobre
l’iconique foire aux champignons de Saint Bonnet le Froid, qui viendra clore cette édition de l’Automnal Gourmand les 7 et 8 novembre
Côté animations, il y a de nombreuses balades gourmandes, où comment combiner randonnée et gourmandise, et des ateliers de cuisine. Il y a également plein d’animations à destination des enfants, en particulier durant les vacances de la Toussaint. Enfin, les restaurateurs partenaires proposent un menu spécial aux saveurs d’automne durant le mois d’octobre.
Le Chambon sur Lignon – Haute-Loire Saint Agrève – Ardèche 28 septembre 2026
(*) Cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de la part des offices de tourisme des territoires organisant l’Automnal Gourmand, et en particulier de celui du Pays de Lamastre. Comme l’année dernière, j’ai été ravie de vivre ces moments de partage avec les producteurs et prestataires de ces territoires aux paysages magnifiques, et j’ai découvert des produits et des prestations exceptionnels.
On ne manque pas d’activités à faire autour de Valence, en particulier en été. Peu importe qu’il fasse très chaud ou plus maussade, la région regorge de propositions en plein air ou à l’intérieur. Il y en a vraiment pour tous les goûts : des propositions culturelles, des activités ludiques, des randonnées. Chacun peut trouver quelque chose à sa convenance. Ce que je vous suggère ici est bien entendu très loin d’être exhaustif. Ce sont par contre des idées que j’ai moi-même testées sur le début de l’été (et niveau météo, le denier mois a été caniculaire).
Les lavandes marquent le début de l’été dans la DrômeLa récolte des lavandes a déjà eu lieu : il faut venir pendant la deuxième quinzaine de juin si vous voulez avoir la chance de voir les lavandes en fleurs dans la Drôme
Des idées de randonnées
Une randonnée vers la Tour de Barcelonne et la chapelle Sainte Marguerite
Parmi les randonnées que j’aime beaucoup en toutes saisons à proximité de Valence, il y a celles qui mènent à la Tour de Barcelonne et à la chapelle Sainte Marguerite, sur les hauteurs de Combovin. J’y vais régulièrement, généralement en partant depuis le parking du cimetière de Combovin. Cela faisait très longtemps que je n’étais montée en partant de Barcelonne. Le chemin est un peu plus long et moins impressionnant, offrant moins de points de vue. Il a par contre l’immense avantage de se faire quasi exclusivement en sous bois. Et en période estivale, c’est un véritable avantage.
Une montée vers la tour de Barcelonne en sous boisAu pied de la Tour de Barcelonne, pour observer les environs
Le départ se fait depuis la place de la mairie de Barcelonne. Il faut prendre la rue qui monte en face en direction de l’église puis continuer sur la gauche, toujours en montant. A un moment, la route se transforme en chemin puis sentier. C’est presque toujours tout droit, jusqu’à arriver au pied de la Tour. De la Tour, on rejoint facilement la chapelle Sainte Marguerite en passant par les Terres Blanches et le Gros Chêne. Le sommet est marqué par une croix. La chapelle se trouve un peu plus loin. Elle est toujours ouverte, pouvant servir d’abri au randonneur de passage. Il suffit de tourner la poignée et de pousser la porte. A l’intérieur, outre la statue de la Sainte, on trouve quelques textes, intentions de prière et ex-voto. Après voir fait le tour de la chapelle pour profiter du paysage, il est temps de prendre la direction du retour qui se fait plus ou moins par le même chemin.
Autour de la chapelle Sainte Marguerite
Une sortie en Ardèche autour de Champis
Cette sortie en Ardèche, je ne l’ai pas faite seule. Avec quelques collègues, nous nous étions en effet donné rendez-vous un samedi matin pour aller randonner ensemble. Comme nous avions prévu la date longtemps à l’avance, c’est tombé en plein épisode caniculaire. Nous avons donc opté pour une boucle qui nous ferait prendre un peu de hauteur pour gagner quelques degrés de fraicheur, et surtout qui serait essentiellement ombragée. De ce point de vue, la mission était réussie. Cette boucle, trouvée sur VisoRando, permet de marcher à l’ombre dans la campagne autour de Champis. Elle offre de très jolis points de vue sur la campagne. Et au passage de la passerelle sur le Duzon, il est possible de descendre dans la rivière pour se baigner, ce que nous n’avons pas manqué de faire (attention, il y a beaucoup de cailloux glissants au fond et on ne voit pas trop où l’on pose les pieds).
Randonnée sur les hauteurs de ChampisSpot de baignade dans le Duzon
Une balade en forêt de Saoû
La forêt de Saoû est un espace naturel protégé, un écosystème unique. Elle offre aussi de très nombreux sentiers de randonnée, pour tous les niveaux. C’est un soir après le travail que je me suis rendue en forêt pour profiter de la douceur (relative) de la fin de journée. J’ai pris un chemin au hasard, pas très loin de l’auberge des Dauphins. C’était une fabuleuse idée pour déconnecter après une journée de travail intense. Il se pourrait bien que je réitère l’expérience.
Un soir d’été en forêt de Saoû
ATTENTION : l’accès à la forêt de Saoû est réglementé. Il est obligatoire de se stationner sur l’un des parkings aménagés. On peut pique-niquer dans la forêt, des espaces sont même spécialement aménagés, mais il est interdit de faire du feu ou un barbecue. Des zones de quiétude pour la faune peuvent être mises en place, interdisant certains secteurs provisoirement à la randonnée. Le bivouac est autorisé sous certaines conditions. Il est impératif de se renseigner préalablement à toute pratique et de respecter les affichages provisoires qui seraient en vigueur.
Un tour vers le plateau d’Ambel dans le Vercors
Situé dans le Vercors, le plateau d’Ambel est un autre espace naturel sensible du département de la Drôme. Il est, tout comme la forêt de Saoû, parcouru de nombreux sentiers de randonnées, conduisant pour la plupart aux sommets qui l’entourent comme le Roc de Toulau ou la Tête de la Dame. L’accès au plateau d’Ambel se fait généralement depuis le refuge de Gardiole ou depuis le col de la Bataille. C’est en pleine canicule que j’y suis allée dernièrement. Je suis partie du col de la Bataille (où j’ai eu la chance de trouver un stationnement), en direction de la Tête de la Dame. J’avais choisi cet itinéraire car une partie était en sous bois et à l’ombre du Roc de Toulau. Malgré tout, une fois sur la crête, j’ai bien senti que le soleil était présent. Il y avait un peu de vent, agréable. Mais je n’ai pas regretté d’être partie relativement tôt (je dis relativement car la semaine précédente avait été très chargée et je m’étais réveillée un peu plus tard que ce que j’aurais aimé : il était donc quasiment 9.00 quand je suis arrivée et j’aurais aimé pouvoir y être au moins 1 heure plus tôt). Cela m’a permis d’éviter d’être en plein soleil sans abri sous une chaleur trop intense.
Tout au long de la randonnée, j’ai dominé la vallée d’Omblèze. A un moment, on voit très bien la faille correspondant aux gorges d’Omblèze
Le sentier part au pied de la montagne, presque horizontalement au niveau du col de la Bataille, sous le Roc de Toulau. Cette portion du GR93 commence en sous-bois, avant de rejoindre la crête au niveau du Pas de Gouillat et de la Croix d’Ambel. Une fois en crête, on quitte le balisage blanc/rouge du GR pour poursuivre selon une trace bien nette . Il n’y a plus d’ombre mais le paysage est époustouflant, typique du Vercors. Le chemin monte progressivement jusqu’à la Tête de la Dame. Après une pause, j’ai choisi de faire demi-tour pour ne pas être au soleil aux heures les plus chaudes de la journée, mais il est tout à fait possible de continuer, toujours sur le chemin de crête.
Le bonheur au retour de retrouver l’ombre des arbres après plusieurs kilomètres en plein soleilLes sentiers de crête ont quelque chose de magique dans le Vercors, et offrent des points de vue à couper le souffleUne partie du sentier en crête est incluse dans le GRP Grand Tour de la Gervanne
ATTENTION : le plateau d’Ambel et ses environs est un espace naturel protégé. Le bivouac y est autorisé sous certaines conditions. Il est interdit d’y faire du feu. Il faut bien rester sur les sentiers pour éviter les piétinements intempestifs et permettre aux espèces végétales de se développer correctement. Sur l’alpage d’Ambel, on peut croiser des troupeaux à l’estive. Il faut les laisser tranquille et les contourner largement. Si vous ouvrez une barrière pour passer, il faut impérativement la refermer. S’il y a un (ou plusieurs) patou(s), arrêtez vous et restez calme, parlez lui calmement, ne le regardez pas directement dans les yeux : il faut qu’il vous identifie comme un humain non menaçant. Une fois que le patou n’aboie plus, vous pouvez continuer à avancer, toujours doucement, toujours calmement, en passant le plus loin possible des bêtes. Si le patou se remet à aboyer, immobilisez vous de nouveau et recommencez le processus. Un patou n’attaque que s’il vous considère comme une menace pour le troupeau.
⚠️ ATTENTION : en raison des risques élevés d’incendie en Drôme et en Ardèche, certains secteurs/massifs/chemins peuvent faire l’objet d’une interdiction temporaire. Il est important de bien s’assurer de l’accessibilité avant de partir en randonnée. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner sur les interdictions locales, et les risques en cours.
Des idées d’activités
Découvrir un labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône
Je crois que je n’étais encore jamais allée dans un labyrinthe végétal. Aussi quand Labyléo, le labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône en Ardèche, m’a proposé de venir découvrir l’activité, je n’ai pas hésité. Sur place, j’ai retrouvé plusieurs copains créateurs de contenu. Nous avons fait un tour assez rapide dans le labyrinthe car l’orage menaçait mais en 30 minutes, nous avons eu le temps de trouver (ou pas) quelques énigmes et de nous perdre à plusieurs reprises. Nous avons vraiment passé un chouette moment, et j’ai très envie d’y retourner en famille, ou entre amis, pour la version en nocturne.
Labyléo est situé en pleine campagne, avec vue sur les collines environnantes. Les végétaux sont vraiment haut : impossible de se repérer en regardant par dessus.
(*) Labyléo, quartier Mirabel, 07800 Charmes sur Rhône. L’accès est fléché depuis le village. Pour le détail des jours et horaires d’ouverture, il suffit d’aller sur le site internet du labyrinthe végétal.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) pour venir découvrir Labyléo en avant première de la saison 2026.
Faire un tour en petit train à Valence
Les tours en petit train sont souvent associés à la découverte de villes qu’on ne connait pas, en mode « on veut tout voir mais sans se fatiguer ». J’avoue que c’est généralement une activité que je zappe, préférant une découverte pédestre des villes où je vais. Mais, quand Valence Romans Tourisme m’a proposé de tester le petit train de Valence, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter. L’idée de jouer au touriste dans ma propre ville était séduisante. J’y suis allée avec Melle 3e, et ni l’une ni l’autre pensions autant passer un moment agréable malgré la canicule. Nous avons fait le tour en début d’après-midi un samedi (nous avions un choix limité par un horaire de train..), mais en roulant on a une sensation de « vent » qui rend la chaleur supportable. La balade dure environ 45 minutes, et nous n’avons pas vu le temps passer. Le petit train nous a emmenées voir tous les incontournables de la ville, en passant dans les rues piétonnes. Une bande audio permet de se situer et de repérer les différents monuments, mais aussi d’écouter quelques anecdotes. Bien qu’étant dans la région depuis 15 ans, j’ai appris 2 ou 3 petites choses. Si on ne connait pas la ville, c’est un excellent aperçu et qui donne des pistes pour venir ensuite flâner.
Le départ du petit train de Valence se fait devant l’office de tourismePrêtes au départ !
(*) Le départ du petit train se fait devant l’office de tourisme de Valence (boulevard Bancel). Les billets sont à acheter à l’office de tourisme. Il circule du lundi au samedi jusqu’au 29 août 2026.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) par Valence Romans Tourisme pour venir découvrir le petit train de Valence.
Aller à la piscine
Quand il fait chaud, la piscine est une excellente façon de se rafraichir. Et s’il pleut, les piscines couvertes offrent un espace de détente appréciable. Bref, la piscine, c’est toujours une bonne idée. Pour ma part, j’ai recommencé à aller très régulièrement à la piscine début janvier (j’y vais au moins 3 fois par semaine, en alternant aquagym et natation). Avec l’arrivée des beaux jours, j’ai eu envie d’essayer d’autres piscines autour de Valence. Voici celles que j’ai testées :
Centre aqualudique de l’Epervière à Valence : Situé à côté du parc de l’Epervière, il est géré par l’UCPA. C’est la piscine où je vais habituellement. Je l’ai choisie parce qu’elle est proche du bureau, mais j’apprécie vraiment le bassin extérieur (accessible été comme hiver). Il y a aussi un bassin intérieur, une pataugeoire avec des jeux d’eau, des toboggans et des grands espaces extérieurs. Facilement accessible en transports en commun, elle est littéralement prise d’assaut le week-end, durant les vacances scolaires et dès qu’il commence à faire chaud. A éviter à ces périodes si vous voulez vraiment nager (selon la foule les lignes de nage sont neutralisées) mais hyper agréable pour un moment de détente.
Centre aquatique Diabolo à Bourg de Péage : Cet équipement de l’agglo est un immense complexe aqualudique avec vue sur le Vercors, très lumineux et agréable. Il y a un bassin de natation intérieur, un bassin ludique intérieur, et des espaces de jeux d’eau dehors, ainsi que des espaces de détente extérieurs. J’y vais en plan B pour nager le week-end car même s’il y a du monde, le bassin de natation reste dédié à cette pratique. Côté ludique, il y a largement ce qu’il faut pour passer un bon après-midi détente en famille.
Piscine Le Petit Nice à Chabeuil : l’ancienne piscine municipale est maintenant gérée par Valence Romans Agglo. Elle a uniquement des espaces extérieurs et ouvre jusqu’au 30 août de 11.00 à 19.00 tous les jours. Elle se compose d’un grand bain (progressif de 1.55 m à 2 m de profondeur) et d’un petit bain/pataugeoire, ainsi que de grandes plages et pelouses ombragées. J’y vais ponctuellement et j’apprécie que 2 lignes soient réservées pour nager avec ou sans palmes/plaquettes.
Le Petit Nice – piscine de Chabeuil – Drôme
Se baigner en pleine nature
Il est possible de se baigner dans de nombreuses rivières, que ce soit en Drôme ou en Ardèche. Il suffit de trouver un spot accessible et où il y a de l’eau pour pouvoir faire trempette. Les endroits où on peut nager sont plus rares. Ils sont généralement aménagés mais restent pour certains très « nature ». C’est le cas du plan d’eau du Pas des Ondes. Situé à la limite du Diois et des Baronnies, à environ 1h30 de Valence, il se compose en fait de deux lacs : l’un dédié à la pêche et aux activités nautiques et l’autre pour la baignade avec des vues sur les montagnes environnantes. J’y étais allée il y a 3 ans et j’y avais apprécié la baignade. J’y suis retournée un samedi matin début juillet cette année. En arrivant vers 9.45, j’ai eu le plan d’eau pour moi toute seule ou presque durant mon heure et demie de baignade. Il y a une petite plage et le sol en pente douce permet aux enfants de pouvoir facilement jouer dans l’eau. Un peu plus loin dans l’eau, on n’a plus pied. Pour ma part, j’ai apprécié retrouver les sensations de la nage en eau libre après des mois de piscine : les grandes lignes, les demis tours sans appui, la régularité sans les relances au mur, et l’impossibilité de poser le pied pour se reposer (à la place, c’est si chouette de pouvoir flotter sur le dos ! ). Si on n’a pas besoin de savoir ce qu’on a sous les pieds quand on nage et qu’on n’a pas peur de partager l’espace avec les poissons, c’est absolument génial !
Plan d’eau de baignade avec vue !
(*) Plan d’eau du Pas des Ondes, 26510 Cornillon sur l’Oule. Accès libre mais parking payant du 15/06 au 15/09 (en 2026, 6 € par voiture). Sur place, snack et restaurant.
Des idées d’expositions
Inspirations Japon à l’Artsolite à Saint Jean en Royans
Après une première grande exposition consacrée aux œuvres numériques de Yann Nguema, l’Artsolite propose une exposition consacrée aux artistes occidentaux inspirés par le Japon. Le voyage nous emmène du XIXe siècle à nos jours, dans les pas de Henri Rivière, Cathelin ou encore les street-artistes du collectif Blast. Depuis les estampes, jusqu’aux mangas, en passant par le travail du papier, les codes graphiques et les techniques des artistes japonais ont été, et sont toujours, une source d’inspiration pour les artistes européens. Ils s’approprient les codes, les détournent, les transgressent aussi parfois pour raconter une esthétique hybride.
Lithographies de Henri Rivière qui s’inspire des estampes japonaises pour raconter la Bretagne à la fin du XIXe siècle / sculpture de geisha par Laurence Allart & tableaux colorés de STeW / méduses en papier et fleurs en papier par JM Letellier et Miki Nakamura / Moss People de Kim Simonsson (déjà vus à Lille et à Lyon) / fresque de Kalouf et robot méca par Mécamorphose / collection d’affiches et graphismes d’inspiration japonaise
En complément, lors de ma visite de l’exposition Inspirations Japon à l’Artsolite, je suis passée jeter un œil aux deux expositions de la maison du canal :
A ce moment-là, j’entre dans une forêt où Benoît Manent explore les saisons des forêts du Vercors par touches colorées, entre l’œuvre de Jean Giono et les fantômes de la Résistance
A ce moment-là, j’entre dans une forêt – Benoit Manent
La vie en rose, une installation immersive de Philippe Chitarrini qui se vit pieds nus, profondément déroutante et paradoxalement hyper relaxante.
Pieds nus dans La Vie en Rose de Philippe Chiattrini
(*) L’Artsolite, 105 impasse des Tisserands, 26190 Saint Jean en Royans. Exposition Inspirations Japon jusqu’au 27 décembre 2026 (payant). Exposition A ce moment là j’entre dans une forêt jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit). Installation La Vie en Rose jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit)
Les expositions que je n’ai pas encore eu le temps de découvrir
Parmi les expositions que je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir mais que j’ai repérées, il y a :
A vélo ! Echappées historiques et artistiques, au centre d’art de Crest. Le sujet des liens entre le vélo et l’art est intrigant. Les expositions du centre d’art de Crest sont assez petites et peuvent facilement se caser sur une fin de journée. Jusqu’au 11 octobre 2026 (payant)
Voyages au Levant, photographies de Nicolas Bouvier, au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les dernières expositions étaient hyper qualitatives et on m’a déjà dit beaucoup de bien sur celle-ci. Jusqu’au 31 octobre 2026 (gratuit).
La saison été 2026 des expositions au Château d’Aubenas, jusqu’au 20 septembre 2026 (payant) :
Mille six cent soixante-dix-sept, de Nicolas Daubanes, en lien avec les graffitis carcéraux que l’on trouve dans les anciens cachots du château.
Des patates, une exposition collective autour de la pomme de terre qui m’intrigue fortement
Edit du 17/07/2026 : j’ai eu le temps d’aller voir l’exposition A vélo ! Echappées historiques et artistiques à Crest. J’ai trouvé le propos plus orienté sociologie et technique qu’art et histoire. C’est surtout intéressant si vous aimez le cyclisme, et, idéalement, avez déjà quelques notions dans le domaine, en particulier sur les aspects techniques et leurs évolutions. Il reste qu’on y découvre de jolies machines, anciennes et modernes, et beaucoup de documents d’archives sur les courses nationales ou locales.
A vélo ! Echappées historiques et artistiques – Centre d’art de Crest
Des idées de spectacles
Il y a de nombreuses propositions de spectacles autour de Valence tout au long de l’été, et j’avoue ne pas avoir eu le temps d’en faire un recensement. Je laisserai donc votre propre curiosité vous guider. Cependant, je souhaite partager avec vous ma dernière mésaventure « spectacle ».
Parmi les spectacles phares de l’été dans la Drôme, il y a les Fêtes Nocturnes de Grignan. Cette année, c’est L’Ecole des Femmes de Molière dans une mise en scène de Robin Renucci avec François Morel qui est proposée. Si je n’ai pas manqué une édition des Fêtes Nocturnes depuis plusieurs années, je dois avouer que cela s’est joué à pas grand chose cette année. J’attendais en effet de connaître les disponibilités de Melle 3e par rapport à ses examens scolaires et ses vacances avant de réserver les places. Or, elles sont parties encore plus vite que les dernières année. Quand j’ai appelé la billetterie fin juin, toutes les représentations de l’été étaient déjà complètes. Enfin, pas tout à fait puisqu’il restait quelques rares places uniquement pour la représentation du soir même. Il était 16.30 et je n’ai pas hésité quand la personne de la billetterie m’a demandé si j’étais disponible le jour même et si je pouvais payer immédiatement les billets par téléphone. Le spectacle était comme chaque fois d’une très grande qualité, tant dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs. C’est même sans doute une des propositions estivales de Grignan que j’ai le plus apprécié.
L’école des femmes de Molière, mise en scène de Robin Renucci, avec François Morel (Arnolphe), Robin Renucci (Chrysalde), Juliette Cahon (Agnès) et François Deblock (Horace).
En conclusion : si un spectacle vous tente, réservez le plus vite possible. Et n’hésitez pas à tenter votre chance en appelant les billetteries même si cela semble complet !
Barcelonne & Combovin – Drôme – mai 2026 Champis – Ardèche – juin 2026 Saoû – Drôme – juin 2026 Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – juin 2026 Labyrinthe végétal – Charmes sur Rhône – Ardèche – juin 2026 Valence – Drôme – juillet 2026 Plan d’eau du Pas des Ondes – Cornillon sur l’Oule – Drôme – juillet 2026 Artsolite – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – juin 2026 Grignan – Drôme – juin 2026
Cela va vous sembler incroyable mais je n’étais encore jamais allée voir les orchidées sur le massif de Crussol. J’en avais parfois croisé au hasard d’une balade vers les ruines du château, mais je n’y étais jamais allée spécifiquement. Compte tenu qu’il s’agit d’un des endroits autour de Valence où il y a le plus d’orchidées, et avec ma passion pour ces fleurs, il faut avouer que c’était vraiment une bizarrerie de ne pas y avoir fait une balade rien que pour cela. Aussi, au mois de mai, j’ai profité d’une balade nature spéciale orchidées organisée par Rhône Crussol. Au pied du château, j’ai retrouvé Nicolas un guide accompagnateur qui a partagé avec le groupe d’une bonne vingtaine de personnes que nous étions ses connaissances sur ces plantes surprenantes pendant deux heures de promenade.
Au pied du château de Crussol
Un milieu naturel riche en orchidées de toutes sortes
J’ai finalement pris assez peu de photos lors de cette sortie. A cela deux raisons principales : le fait d’être en groupe et l’heure de la journée. En effet, en groupe, c’est compliqué de rester longtemps à photographier une même fleur, surtout que chacun veut repartir avec son image souvenir. Donc, pour ne pas ralentir tout le monde, j’ai pris mes photos très rapidement. Bilan : de nombreuses photos floues. Ensuite, la balade a eu lieu de 14.00 à 16.00 donc à l’heure où le soleil est très haut et en plus, un jour de grand beau temps. Bilan : des images surexposées. Je vais donc me contenter d’une sélection des merveilles aperçues ce jour là (et en demandant votre indulgence pour la qualité des photos), essentiellement destinée à me servir d’aide mémoire pour les années à venir.
La listère à feuilles ovales
La listère à feuilles ovales est une grande orchidée très discrète avec ses fleurs vert pâle et que l’on trouve sur quasiment tout le territoire de France métropolitain. Une orchidée à laquelle je n’avais jamais prêté attention alors que statistiquement, j’en ai forcément déjà croisé.
listère à feuilles ovales
L’orchis tridenté
L’orchis tridenté est une espèce protégée que j’ai déjà plusieurs fois croisée.
Orchis tridentéOrchis tridenté
L’anacamptis pyramidal
Autrefois dénommé orchis pyramidal, il a été reclassifié dans la famille des anacamptis. C’est en trouvant une anacamptis pyramidal dans le jardin de ma maison d’alors que je suis entrée dans le monde fascinant des orchidées sauvages. Le jour de la balade, nous avons aussi pu observer un individu hypochrome.
Ces deux ophrys sont assez proches et parfois un peu difficile à différencier. L’ophrys bécasse est un peu plus « large » que son cousin et présente de légères excroissances.
ophrys moucheophrys bécasse il tient son nom de la forme de son gynostème (la petite forme verte) qui fait penser à cet oiseau
L’ophrys de la Drôme
L’ophrys de la Drôme a été découvert dans la Drôme mais on peut aussi l’observer dans la vallée du Rhône côté ardéchois sur les massifs de Crussol et Soyons. C’est d’ailleurs à Soyons que je l’avais vu pour la première fois. On le reconnait aisément avec son petit « miroir ».
ophrys de la Drôme (en fin de floraison)ophrys de la Drôme
L’orchis fragans
L’orchis fragans est une orchidée assez rare (et protégée). Elle dégage une odeur vanillée assez nette. Je n’ai même pas eu besoin de coller mon nez à la plante pour la sentir.
orchis frangans
L’épipactis microphila
Les épipactis sont pour moi parmi les orchidées plus compliquées à repérer. Il faut dire qu’ils ont le don de se fondre dans la végétation environnante avec leurs couleurs d’herbe séchée et leurs silhouettes discrètes.
épipactis microphila
Il y a bien d’autres variétés d’orchidées sur le massif de Crussol dont la période de floraison varie. Lors de la balade que j’ai faite, nous avons ainsi aussi pu voir une céphalantère de Damas qui n’avait pas encore vraiment commencé à fleurir. Il y avait aussi des limodores anthocyanes (une orchidée parasite rare.. mais dont je n’ai pas su prendre de photos correctes), des orchis militaires et des orchis pourpres. A d’autres moment de l’année, il est possible d’y trouver par exemple des spirantes et des sérapias.
Massif de Crussol – Saint Péray – Ardèche – mai 2026
La vue sur Saint Péray depuis la montée vers le château de Crussol. On devine le château de Beauregard sur la droite et en arrière plan les vignes de Cornas.
Comme vous le savez peut-être déjà, j’aime beaucoup les cascades. Depuis toujours, je les trouve fascinantes et je ne me lasse pas de découvrir de nouvelles chutes d’eau. Certaines de ces cascades sont toutefois compliquées à voir, même si elles peuvent être faciles d’accès. En effet, certaines ne coulent que de façon intermittente, seulement après de très fortes pluies. Les voir en eau nécessite une bonne part de chance. Et on peut dire que j’en ai eu de la chance : à quelques jours près, j’ai bien failli les voir à sec.
La magique cascade de Rochecolombe
Le Gour de la Sompe, une cascade cachée
Dans la forêt de chênes verts, une approche épique
J’avais vu sur les réseaux sociaux que le Gour de la Sompe coulait après de nombreux jours de pluie et je m’y suis donc rendue le samedi suivant. J’avais repéré qu’elle était sur la commune de Lagorce mais j’avoue que je n’avais pas vraiment cherché avec précision comment m’y rendre. A posteriori, je m’aperçois que c’était une grosse erreur. En effet, la direction de la cascade du Gour de la Sompe n’est indiquée nulle part. La seule indication que j’avais consistait en un parking au bord de la route, une vague direction et une amie qui m’avait dit qu’il fallait compter un aller-retour d’environ 4 km pour s’y rendre.
Ca partait plutôt bien avec un chemin facile
Si, avant de partir, j’avais pris la peine de poser les choses comme je l’ai fait là, je me serais bien rendue compte que c’était une très mauvaise idée. J’ai trouvé sans problème le parking au bord de la route. Le chemin au départ était bien net et facile, je n’ai pas eu de mal à le suivre. Dès le départ il y avait des gués à passer sur des ruisseaux bien gonflés des dernières pluies, mais en dehors d’en ressortir les pieds mouillés, aucune difficulté. C’est après que tout s’est compliqué. Absorbée dans la contemplation du paysage, j’ai loupé une bifurcation. M’éloignant un peu trop de là où je devais me rendre, j’ai fait demi-tour pour retrouver le « bon » chemin…. que j’ai de nouveau manqué, prenant un autre chemin menant à une autre combe que celle où je voulais aller. C’est en arrivant face à un pierrier que je me suis dit que ça ne collait pas.
Quand la carte voudrait te faire croire qu’il y a un chemin…
J’ai continué un peu à descendre mais l’orientation que prenait la trace ne me convenait pas. J’ai finalement fait demi-tour pour revenir au grand chemin principal pour revenir vers là où je pensais m’être trompée. Et c’est quelques centaines de mètres plus loin que j’ai aperçu un discret sentier longeant un ruisseau : j’avais enfin trouvé le bon chemin. J’étais à même pas 500 mètres de la cascade ! On arrive par le haut de celle-ci, et il faut donc descendre pour l’admirer en entier. Le sentier est escarpé et il était glissant. J’ai redoublé de vigilance avant de faire un long arrêt contemplatif
Ce balisage jaune blanc m’a induite en erreur. Le chemin vers la cascade n’est pas sur un chemin balisé !Dans mes errements, j’ai quand même vu un joli chemin bordé d’un muret en pierres, et j’ai vu un orchis géant, ma première orchidée de l’année !
Deux étages pour une cascade impressionnante
Ce qui fait la particularité de la cascade du Gour de la Sompe (en dehors du fait qu’elle ne coule pas tout le temps), c’est qu’elle est constituée de deux cascades avec un bassin entre les deux. Le spectacle est impressionnant. Je n’ai pas réussi à faire de photos où l’on voyait bien les deux cascades en raison de la végétation. Mais j’ai bien profité des points de vue entre les branches des arbres. Puis, je suis allée m’installer tout en haut de la cascade du haut. Je me demande parfois si les cascades ne sont pas plus impressionnantes vues d’en haut. Ici, l’eau du ruisseau s’engouffre dans une entaille du rocher pour tomber dans le bassin intermédiaire. L’écoulement est hypnotisant.
Vue d’en haut, la cascade du Gour de la Sompe est hypnotisante
ATTENTION : si la cascade du Gour de la Sompe n’est pas fléchée, c’est parce qu’elle est située dans un environnement naturel hyper préservé avec des captages d’eau potable. Il est impératif de bien respecter les lieux et de ne pas les souiller. De plus, l’accès en est dangereux : le chemin est très raide et l’à pic en haut de la cascade est grand. La prudence est donc de mise si vous y allez. Il peut aussi arriver que l’accès en soit interdit pour des raisons de sécurité.
La cascade de Rochecolombe, une pépite facile d’accès
De l’eau dans la cascade, un spectacle rare
Après le Gour de la Sompe, je me suis rendue à Rochecolombe. A quelques centaines de mètre du village, on trouve en effet une cascade exceptionnelle. Déjà, sa forme est très particulière puisqu’elle tombe sur un gros rocher arrondi situé à son pied. Mais surtout, elle est coule extrêmement rarement. Il faut vraiment que les pluies aient été très abondantes et très récentes pour avoir la chance de la voir en eau. J’ai eu beaucoup de chance car elle coulait encore lorsque j’y suis allée. Ce n’était plus le cas quelques jours après quand des amis s’y sont rendus. Sur place, j’ai croisé un couple dont c’était la 7e tentative pour la voir couler, et ils ne cachaient pas leur émotion devant ce spectacle de la nature.
La cascade de Rochecolombe en action, un spectacle rareL’eau traverse le calcaire du plateau puis le dépose en tombant
Contrairement au Gour de la Sompe, la cascade de Rochecolombe est très bien indiquée. Depuis le parking du village, il suffit de suivre les panneaux en longeant la rivière. On traverse plusieurs fois celle-ci, sur des petits ponts de pierre plein de charme. On passe par les ruines d’anciens moulins, et il y a même un tout petit passage à gué. Si la cascade coule, c’est qu’il a beaucoup plu et donc le petit gué peut impliquer de devoir se mouiller les pieds malgré les pierres dans le lit de la rivière.
En chemin vers la cascade : petit pont de pierre, ruines de moulin et chemin de planches
Perché et escarpé, un village à découvrir
A Rochecolombe, après avoir la cascade, je suis allée faire un tour dans le vieux village perché. De nombreux bâtiments y sont en cours de restauration, mais le charme opère sans souci au fil des calades abruptes qui montent le long du piton rocheux sur lequel le village se trouve. En allant jusqu’en haut, on peut découvrir un magnifique point de vue sur Aubenas et les Monts d’Ardèche. Mais surtout, une fois au sommet, on se retrouve face à la cascade. De là, on peut l’admirer dans son entièreté, et voir la rivière serpenter sur le plateau au dessus avant de se jeter dans le vide. Le point de vue se mérite mais il vaut largement l’effort.
Le charme du village perché de RochecolombeDepuis le haut du village, la vue sur la cascade est plongeante
Si vous cherchez une cascade facile d’accès, Rochecolombe est un choix de prédilection. Barbara de Gulwen.fr y est allée avec ses jeunes enfants, et cela s’est très bien passé. Ardéchoise, elle propose plein de bonnes idées de balades et randos accessibles en famille dans la région.
Bonus – regagner la vallée du Rhône par les Gorges de l’Ardèche
Pour rentrer vers le plaine de Valence depuis Rochecolombe, j’ai pris le chemin buissonnier et je suis passée par les Gorges de l’Ardèche. Les paysages y sont magnifiques et à cette période de l’année, il n’y a quasiment personne. On peut ainsi profiter de chaque belvédère aménagé le long de la route en toute tranquillité. Selon la saison, le paysage évolue, mais c’est toujours aussi impressionnant.
L’iconique Pont d’Arc, porte amont des Gorges de l’ArdècheChaque belvédère de la route des Gorges de l’Ardèche offre un point de vue grandiose sur la rivière et les falaises qui la bordent
Lagorce / Rochecolombe / Vallon Pont d’Arc – Ardèche – février 2026
Pour d’autres idées de cascades en Ardèche, n’hésitez pas à aller jeter un œil à l’article de Baskets en Vadrouille. Marlène et Jimmy forment un couple très sportif qui arpente les sentiers de la région, et sur leur blog, vous pouvez trouver de chouettes idées de randos et balades.
Et si vous cherchez d’autres activités dans ce secteur, je peux vous suggérer :
Il me semble que je pensais à des vélos quand j’ai ajouté le thème Cycle sur la liste du projet 52. D’ailleurs, si j’avais eu une photo récente de bicyclette, sans doute que c’est ce que j’aurais choisi de vous montrer. Mais, j’ai du faire preuve d’un peu plus d’imagination, et donc le thème m’a laissée un peu perplexe. Pour commencer, il fallait que je choisisse « mon » cycle. J’ai envisagé tout un tas d’idées saugrenues que je vous épargnerai ici. J’ai mis longtemps avant de penser au cycle de l’eau.
Puis, je me suis demandé comment j’allais bien pouvoir le mettre en image. Je ne souhaitais pas vous faire un schéma, même si c’est très intéressant. J’ai alors repensé aux cascades que j’étais allée voir en Ardèche il y a deux semaines (je vous ferai un article détaillé un peu plus tard). Elles ont la particularité d’être intermittentes : elles ne coulent que quelques jours juste après de très fortes pluies. Elles sont donc parfaites pour évoquer le cycle de l’eau. Voici donc l’une d’elles, la cascade de Rochecolombe, située au pied du village éponyme.
Pour découvrir les cycles des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Pour la cinquième saison, le safari de Peaugres en Ardèche organise le Festival Lumières Sauvages. Des sculptures lumineuses en forme d’animaux sont disséminées dans tout le parc, qui rouvre aux visiteurs à la tombée de la nuit. Cela fait plusieurs années que j’avais envie d’y aller sans jamais en avoir le temps ou l’occasion. Alors quand, cette année, Mr 1er est venu à la maison pour mon anniversaire, je savais exactement où nous allions passer la soirée. Venez, je vous emmène faire une balade magique.
Dès l’arrivée, nous sommes accueillis par des sculptures lumineuses.
Un voyage poétique dans le monde animal
A la date où nous y sommes allés, le parc rouvrait pour la soirée à 18.30. Nous avions donc calculé pour être à l’entrée à l’heure dite. Il y avait quelques voitures devant nous pour passer les caisses, mais cela restait très raisonnable. Comme nous avions déjà nos billets, nous avons rapidement pu gagner les grands parkings du site. Après avoir pris quelques points de repère pour retrouver la voiture (les parkings ne sont pas éclairés), nous avons pris à pied la direction du parc. Dès l’arrivée, sur le plan d’eau, plusieurs dizaines de structures lumineuses flottent et se reflètent. La magie commence à opérer.
Nous partons donc pour une promenade d’1 heure et demie. Le circuit est bien indiqué, la circulation reste fluide sur les chemins. Je prends beaucoup de photos. Mais surtout, je me laisse happer par la beauté des représentations animales (même si certaines sont un peu moins réussies, un peu moins réalistes). Les sculptures sont scénographiées. Les grands animaux terrestres côtoient des plus petits. Lions, tigres, varans, panthères, suricates, zèbres, girafes, loutres : ils sont tous là. Les végétaux sont très présents aussi. Nous traversons ainsi une forêt de bambous lumineux. Sous une cascade, éléphants et hippopotames se baignent.
Balade dans le monde animal
En continuant notre promenade, nous traversons des zones où les végétaux sont gigantesques et les insectes bien visibles. Nous arrivons ensuite dans une allée bordée d’oiseaux exotiques multicolores. Enfin, nous pénétrons dans un monde sous marin, peuplé de poissons de toutes sortes mais aussi de pieuvres et calamars. En passant sous les tunnels lumineux, l’immersion est totale. C’est mon coup de cœur de cette soirée.
Les couleurs des oiseaux exotiques se prêtent bien aux sculptures lumineusesMondes sous-marins
Une balade imaginaire au pays des contes
En complément de la promenade dans les royaumes des animaux et des végétaux, certaines scénographies nous entrainent dans des univers fantastiques. Parmi les décors, on croise ainsi une sorcière entourée d’animaux en mode Halloween, un dragon, le traineau du Père Noël avec ses rennes, le lièvre de Pâques, un kitsune japonais ou encore tout un village peuplé de lutins dans une inspiration très schtroumpfesque. On peut aussi trouver quelques dinosaures.
Au pays des contes et légendes
Mon avis et quelques informations pratiques
Ce que j’en ai pensé : J’ai été très agréablement surprise par la quantité de sculptures lumineuses réparties dans le parc du safari de Peaugres. Le site en annonce plus de 2000. Je ne les ai pas comptées mais je n’ai pas de difficulté à croire ce chiffre. Moi qui ai une relation très ambivalente avec les zoos, j’ai trouvé que c’était une bonne idée que de proposer quelque chose qui n’implique pas d’enfermer des animaux. C’est en outre vraiment bien réalisé, utilisant une technique chinoise ancestrale (et qui est pas mal à la mode depuis quelques années en Occident).
Flore et faune locale au bord du lac
Combien de temps est-ce qu’on y passe ? Le site internet annonçait 1 heure 30 comme durée de visite. C’est effectivement grosso modo le temps que nous y avons passé. Les caisses ferment une heure avant l’évacuation du parc. Mon conseil serait donc de faire comme nous : y aller dès l’ouverture pour la visite nocturne afin d’être certain d’avoir bien le temps de tout voir tranquillement.
Quels sont les horaires ? Les horaires du festival Lumières Sauvages varient selon la période pour tenir compte de la tombée de la nuit. Les horaires et possibilités de billets sont très clairement indiquées sur le site internet du Safari de Peaugres. Pour cette année, le Festival Lumières Sauvages a lieu jusqu’au 29 mars 2026.
Est-ce qu’il y a du monde ? Nous y étions un samedi soir en période de vacances scolaires pour la zone locale. Il y avait donc un peu de monde. Mais le site est vaste et les circulations larges et bien pensées. Au final, nous avons eu une déambulation agréable, sans être bousculés ou sentir que nous n’avancions pas assez vite.
Faut-il prendre ses billets à l’avance ? Il est possible d’acheter ses billets à l’entrée du site. Toutefois les tarifs sont plus intéressants sur internet. On peut y prendre des billets pour le jour même, y compris au dernier moment. Nous avons ainsi acheté les nôtres juste avant de partir de la maison, moins d’1h30 avant l’heure de réouverture du parc pour la soirée. A noter, les billets journée incluent la visite nocturne mais on peut aussi prendre des billets (moins chers) seulement pour les soirées.
Si vous avez vu (le premier) Jurassic Park, vous savez qu’il faut ce méfier de celui-ci !
Il y a environ un an, j’étais allée découvrir le château d’Aubenas, en Ardèche. Après plusieurs années de fermeture et de travaux, le château a en effet été transformé. Abritant autrefois les services municipaux de la ville, il est devenu un centre d’art contemporain. L’hiver dernier, les expositions proposées ne m’avaient pas vraiment touchée. Je n’avais pas eu l’occasion d’y retourner pour voir la programmation estivale, mais en ce début d’année, les images et impressions partagées par une copine m’avaient convaincue d’y retourner. Comme l’an dernier, il y plusieurs expositions en parallèle. En voici un rapide tour d’horizon.
Le château d’Aubenas : un écrin patrimonial pour de l’art contemporain
Canicules, de Baptiste Caccia
Baptiste Caccia est un artiste français né en 1988. Canicules est sa première exposition institutionnelle. Il travaille avec la technique de la sérigraphie, explorant les limites de cette pratique, et lui adjoignant la peinture et jouant sur les superpositions. Ses œuvres s’appuient sur des photographies qu’il a lui même prises ou des images issues de la presse ou du patrimoine. Le résultat est à la fois extrêmement hétérogène car il n’y a pas de vrai sujet de prédilection, et complètement homogène par les techniques mise en œuvre. L’ordre de présentation des œuvres dans les salles a même été tiré au sort par l’artiste, pour ajouter à ce jeu entre homogénéité et hétérogénéité. On notera toutefois un motif récurrent autour de la mort, et en particulier des danses macabres. J’ai apprécié la sensibilité du travail de Baptiste Caccia sur l’ensemble des tableaux présentés.
J’ai particulièrement aime la façon dont les intempéries ont fait évoluer les éléments du panneau d’accueil de l’exposition Canicules de Baptiste Caccia, comme un écho inversé au titre de l’exposition.Canicules occupe deux niveaux du château d’Aubenas, permettant d’appréhender la diversité et l’évolution de la technique et des sujets de Baptiste CacciaJ’ai vu dans cette œuvre une réinterprétation des Nymphéas de Monet. Ce qui est intéressant, c’est qu’une autre œuvre de l’exposition est réalisée à partir d’une photo d’une amie de Baptiste Caccia regardant les Nymphéas et qu’une troisième œuvre a été élaborée à partir de l’image d’une affiche de l’exposition qui s’est tenue au Musée d’Orsay en 2024 et intitulée « Paris 1874 – inventer l’impressionnisme » — En s’approchant de ce tableau, on peut deviner une inscription en rose sur rose : « Mensonge. Comme les pensées de l’ivrogne et du sage »
Je suis verticale, mais… – exposition collective
L’exposition collective Je suis verticale, mais… propose des œuvres de plusieurs artistes féminines regroupées sous le titre d’un poème de Silvia Plath. Dans ce texte, l’autrice parle de sa volonté de se fondre dans la nature horizontale, d’y acquérir une forme d’immortalité. L’exposition permet de découvrir le travail de Nadia Ayari, Molly Greene, Rose Lowder, Isa Melsheimer, Emma Reyes et Jacqueline Sotta, représentant la nature, et évoquant notre lien avec elle. J’ai eu un coup de cœur pour les céramiques d’Isa Melsheimer, et en particulier pour une guirlande évoquant des fleurs qui occupe à elle seule quasiment une pièce entière.
Quand la signalétique de l’exposition peut prêter à double sens…Guirlande en céramique d’Isa Melsheimer
La vie devant soi, photographies de Gilbert Garcin
Je ne connaissais pas le travail de Gilbert Garcin, ancien cadre de l’industrie qui s’est mis à la photographie lorsqu’il a pris sa retraite. Il a créé un univers délicieusement surréaliste, mettant en scène son alter ego Mister G dans des situations improbables, souvent secondé par son épouse Monique. Loin des retouches et traitements actuels par ordinateur, tout son travail repose sur des mises en scène réelles à partir de petits objets et de figurines qu’il créait lui-même. La façon de mettre en lumière ces saynètes et de les photographier en noir et blanc (à l’argentique) apporte une touche un brin désuète mais vraiment charmante. L’ensemble pourrait évoquer l’univers de Jacques Tati et son Monsieur Hulot, mais se révèle en fait extrêmement personnel.
Depuis la cour du château, accéder aux étages par l’escalier du XVIIe siècle ou se rendre sur la terrasse
Informations pratiques :
Ces expositions sont présentées jusqu’au 8 mars 2026 au château d’Aubenas. Les conditions de visite (horaires, tarifs…), ainsi que les animations et visites guidées, sont détaillées sur le site internet du château. A mon sens, ces trois expositions ne présentent pas d’images pouvant heurter les personnes sensibles et peuvent donc être visitées avec des enfants. Si vous y êtes allés et avez un avis différent, je vous propose d’échanger dans les commentaires.
Depuis la terrasse, jeter un coup d’œil à la montagne ardéchoise enneigée
Cette semaine, le projet 52 nous invite à regarder par terre. J’ai eu envie de partir sur une idée automnale. Après tout, nous sommes à la saison où les feuilles des arbres ont tendance à se retrouver par terre. Mais, à cette saison, il y a d’autres choses que l’on retrouve par terre : c’est le moment où certains fruits tombent des arbres. Certains, tels les glands et les faines, se retrouvent au pied des arbres en forêt. Mais d’autres sont aussi cultivés. C’est le cas autour de chez moi des noix, du côté de la vallée de l’Isère et du Royans, et des châtaignes, du côté de l’Ardèche. Et c’est actuellement le moment de la récolte.
A la toute fin du mois de septembre, j’ai participé à une journée de découvertes en Ardèche autour des produits locaux automnaux. J’ai en particulier visité une ferme qui produit des châtaignes. Nous étions juste avant la période de la récolte, et les castanéiculteurs avaient commencé à disposer sous les arbres les filets qui permettront de récupérer les châtaignes.
A noter : Si vous souhaitez vous-même ramasser des châtaignes en Ardèche, il faut savoir que c’est très réglementé. Déjà, la plupart des châtaigneraies sont privées, y compris les vieux châtaigniers que l’on croise en se baladant dans les bois. Il ne faut donc y pénétrer qu’avec l’accord explicite du propriétaire. De plus, sur certaines zones propriétés des communes, le ramassage peut être interdit : renseignez-vous au préalable sur les réglementations locales. Et dans tous les cas, il ne faut emporter qu’une petite quantité destinée à une consommation personnelle. Il existe d’ailleurs une charte du ramasseur de châtaignes sur certains territoires ardéchois. Les conseils qui y sont donnés sont d’ailleurs pertinents quel que soit l’endroit où vous voulez ramasser des châtaignes (sauf si vous êtes sur votre propre terrain !).
L’Automnal Gourmand est un ensemble de manifestations et d’évènements à travers les territoires du Pays de Lamastre, d’Ardèche Hautes Vallées et du Haut Pays du Velay, entre Ardèche et Haute-Loire. Cette année marque la 5e édition de ce festival qui fédère des fêtes gourmandes à travers les trois territoires dont les Castagnades et la Fête de la Courge de Saint Agrève. En début de semaine, j’étais invité à la journée de lancement de l’édition 2025 de l’Automnal Gourmand. Si l’an dernier, cette journée avait eu lieu entre le lac de Devesset et les Maisons Marcon à Saint Bonnet le Froid, nous avions cette fois rendez vous dans le Pays de Lamastre.
Lancement de l’Automnal Gourmand à la Ferme du Châtaignier
Une matinée à la Ferme du Châtaignier
L’accueil
La journée a commencé à la Ferme du Châtaignier où nous avons été accueillis par un café et des petits moelleux maison à la châtaigne. Après un temps de découverte de la boutique et de ses produits, et le mot d’accueil des élus et du chef Jacques Marcon (qui est le parrain de l’Automnal Gourmand), nous avons constitué des groupes pour visiter la ferme. Nous étions en effet une centaine d’ambassadeurs présents, entre les producteurs, restaurateurs, prestataires de service, les offices de tourisme, la presse et les créateurs de contenu. J’ai d’ailleurs eu le plaisir de retrouver Léa Dugreen (que vous pouvez suivre sur Instagram) et Gaëlle des Petits Drômois.
Petit déjeuner ardéchoisDans la boutique de la Ferme du ChâtaignierLa prise de parole des élus et du chef Jacques Marcon, parrain de l’Automnal Gourmand
La visite de la ferme
La Ferme du Châtaignier est une exploitation castanéicole depuis 7 générations. C’est aujourd’hui Michel, le père, qui nous emmène découvrir ses châtaigniers. Au milieu des arbres, il nous explique comment le châtaignier est devenu si emblématique de l’Ardèche, comment l’AOP Châtaigne d’Ardèche a redynamisé la filière, mais aussi quelles sont les différentes variétés ou encore les menaces auxquelles il faut faire face : champignons, insectes, réchauffement climatique. Il nous parle aussi de la récolte qui va bientôt débuter et pour laquelle les filets commencent à être placés sous les arbres. Chaque année, la ferme produit environ 60 tonnes de châtaignes.
Dans la châtaigneraie de la famille Grange à Lamastre
Aurélien, le fils (et responsable de la production) nous emmène ensuite voir les ateliers de transformation. En effet, l’intégralité de la production est transformée sur place. Les ateliers servent aussi à la transformation des autres productions fruitières de la ferme, ainsi qu’à d’autres agriculteurs qui louent les infrastructures pour transformer leurs châtaignes. La récolte n’ayant pas commencé, la production le jour de notre visite est limitée à la pâtisserie et à la fabrication de crème de marrons. Malgré tout, les machines de décorticage et de tri des châtaignes sont très impressionnantes.
Dans l’atelier, les machines à éplucher les châtaignes peuvent traiter plusieurs centaines de kg par heure.Dans l’atelier, les pots de crème de châtaignes attendent de refroidir
Enfin, nous terminons notre découverte de la châtaigne par une balade nature où nous apprenons comment les plantes se sont développées jusqu’à devenir des arbres et donner des fruits, protégeant leurs graines.
Balade naturaliste dans la châtaigneraieVue sur Lamastre depuis la châtaigneraie
Un déjeuner partagé convivial
Pour le déjeuner, nous étions attendu sur la terrasse de Cathy qui tient la ferme auberge de Jameysse à Désaignes. Là, l’ensemble des producteurs et restaurateurs participant à cette journée des ambassadeurs de l’Automnal Gourmand avait apporté un aperçu de son savoir faire. C’est donc sous forme de buffet que le repas a été généreusement servi. C’était l’occasion de découvrir des produits de grande qualité, parmi lesquels j’ai particulièrement apprécié :
les fromages de la ferme de l’Oppidum, à Saint Andéol de Fourchades (Ardèche)
les picodons de la chèvrerie de Bouchet Ravaux, à Jaunac (Ardèche)
les planches gourmandes des délices du Mézenc, au Fay sur Lignon (Haute Loire)
les bouchées végétales de l’Ane Têtu, un restaurant végétalien de Désaignes (Ardèche)
les confitures (et les pancakes) d’Un brun gourmand, de Saint Romain Lachalm (Haute Loire)
les macarons de Thico, de Saint Agrève (Ardèche)
le café de Saba, torréfié à Saint Bonnet le Froid (Haute Loire)
les chocolats Riou, au Cheylard (Ardèche)
Assortiments de délices locaux, d’Ardèche et de Haute Loire, sucrés et salés
Informations pratiques
Les partenaires chez qui nous avons passé un bon moment
Nous avons été accueillis à la Ferme du Châtaignier, située 700 chemin du Roux à Lamastre. Sur place, on trouve une boutique de produits préparés sur place. Il est aussi possible d’y prendre un goûter. Des visites de la ferme sont organisées, mais il y a aussi un sentier d’interprétation à travers la châtaigneraie. En particulier, durant l’Automnal Gourmand, la ferme du châtaignier organise des visites guides les mercredis et samedis.
Nous avons déjeuné sur la terrasse de la ferme auberge de la Jameysse, à Désaignes. Cathy y propose une cuisine de saison à base des produits de la ferme. En hiver, le feu crépite dans la cheminée de la grande salle aux longues tables conviviales.
Les évènements de l’Automnal Gourmand
La 5e édition de l’Automnal Gourmand a lieu du 27 septembre au 9 novembre 2025. Elle se décline entre rendez vous découvertes, temps forts et menus gourmands. L’an dernier, je n’avais pas eu l’occasion de participer aux différentes évènements en dehors de la journée de lancement, et je le regrette un peu. Cette année, mon mois d’octobre s’annonce bien rempli mais je vais essayer de garder un week-end pour l’Automnal Gourmand, même si je ne sais pas encore lequel.
Parmi les temps forts, j’ai particulièrement noté :
les Castagnades, par exemple celles de Désaignes le 19 octobre
la fête de la Courge de Saint Agrève et son concours de pâtisserie, qui aura lieu les 25 et 26 octobre
l’iconique foire aux champignons de Saint Bonnet le Froid, qui viendra clore cette édition de l’Automnal Gourmand les 8 et 9 novembre
Côté animations, je me laisserai bien tenter par une balade gourmande à Lamastre (les 11 / 14 / 21 / 28 octobre) ou à Désaignes (le 18 octobre) pour mêler découverte patrimoniale et dégustations (réservation via l’office de tourisme du Pays de Lamastre). Il y a aussi plein d’animations adaptées aux enfants durant les vacances de la Toussaint, dont des visites de chèvreries.
Star ardéchoise !
Lamastre & Désaignes Ardèche – 29 septembre 2025
(*) Cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de la part des offices de tourisme des territoires organisant l’Automnal Gourmand, et en particulier de celui du Pays de Lamastre où se déroulait la journée. Comme l’année dernière, j’ai été ravie de vivre ces moments de partage avec les producteurs et prestataires de ces territoires aux paysages magnifiques, et j’ai découvert des produits exceptionnels.
Cette année, je n’ai fait qu’une seule visite lors des journées du patrimoine (pour cause de migraine…). Mais je dois dire que je suis plutôt contente du choix que j’ai fait. Je suis en effet allée au château de Roche Faucon à Chateaubourg en Ardèche. L’année dernière, déjà, j’avais voulu le visiter. Mais la file d’attente beaucoup trop longue alors que le monument venait à peine d’ouvrir ses portes m’avait dissuadée. Cette année, les propriétaires avaient choisi de ne proposer les visites que sur réservation afin de limiter la file d’attente d’une part et d’éviter les visiteurs frustrés d’autre part. J’avais réservé une place pour la première visite du samedi matin. C’est avec une quinzaine d’autres visiteurs que j’ai découvert le site.
Lors de cette ouverture exceptionnelle, on pouvait découvrir 3 salons ainsi que des parties communes de cet édifice dont les fondations remontent au XIe siècle. Situé sur un éperon rocheux, le château domine le village mais surtout la vallée du Rhône; à quelques dizaines de mètres du fleuve. On a donc depuis le château une vue panoramique sur les environs. A la fois habité et en cours de rénovation, le lieu était animé par la Maisnie du Chevalier Bragon. Nous avons commencé par découvrir le maître d’armes qui nous a présenté quelques équipements médiévaux. Puis, nous avons croisé le géographe et son apprenti qui prenaient des mesures par la fenêtre et les reportaient sur une carte à l’aide d’instruments anciens. Ensuite, ce sont les dames qui jouaient dans le salon. Enfin, dans une pièce en partie souterraine où le rocher affleurait, c’est le bourreau qui nous a parlé de son travail et ses outils.
La visite était animée par la Maisnie du Chevalier BragonLe plus mignon des habitants du châteauA l’intérieur du château
J’ai vraiment apprécié cette visite à la fois ludique et instructive. Le château est magnifique, même si cette découverte n’était qu’un bref aperçu de cet immense bâtiment. J’espère avoir une prochaine fois l’occasion d’en voir plus !
Le château de Roche Faucon domine le village de Chateaubourg