C’est le hasard qui m’a mis sur le chemin de ce livre. En me promenant dans Paris sans véritable but, je suis entrée dans une librairie. Ce n’était pas la première librairie que je croisais mais celle-ci a eu un quelque chose qui m’a attirée, peut-être les ouvrages présentés en vitrine, peut-être la lumière toute douce à l’intérieur…
Sur une table, la sélection de la libraire (une jeune femme féministe, si j’en crois ses mises en avant… ) avec des petits mots posés sur les ouvrages. Parmi ceux-ci quelques-uns que j’ai déjà lus, et puis plusieurs dont je n’ai jamais entendu parler. Je regarde ces derniers plus attentivement et Chicago semble m’appeler…
Je ne sais même pas dire pourquoi j’ai choisi ce petit opus parmi les autres livres : peut-être les petits coeurs rehaussés de surligneur qui accompagnaient le bref mot de la libraire, peut-être la simplicité de la couverture, peut-être la douceur du papier….Je l’ai lu très vite dans le train qui me ramenait chez moi, ce très court petit roman… et après l’avoir refermé, je me suis demandé si ce n’était pas plutôt un long poème que j’avais lu…Ramona, une jeune franco-anglaise, arrive à l’université de Chicago comme lectrice de français. Elle prends le pouls de la fac, le pouls de la ville, le pouls de la vie…. Et elle croise par hasard Jonathan à un concert, puis à un autre. Ils échangent quelques mots. Il lui présente Suzanne qui l’accompagne. Entre ces trois-là nait une amitié qui ne s’embarrasse pas du passé, qui ne s’inquiète pas de l’avenir et se nourrit de la simplicité du présent partagé….Les mots de Marion Richez sont aussi doux que le papier sur lequel ils sont imprimés. Ils sont justes. Ils sont mélodieux. Ils portent l’amitié de Ramona, Jonathan et Suzanne…. Il ne se passe rien et pourtant il se passe tout dans cette centaine de pages.
Moi aussi, j’ai envie de mettre à ce roman un petit bandeau avec plein de coeurs rehaussés de surligneur.
Vivian Maier est une photographe autodidacte dont l’oeuvre figure parmi les plus importantes du XXe siècle. Et pourtant, le travail de Vivian Maier n’a été découvert qu’à la toute fin de sa vie par un complet hasard et exposé pour la première fois de façon posthume !
D’origine franco-hongroise, émigrée avec sa mère aux Etats-Unis, la jeune Vivian devient gouvernante d’enfants. Elle travaillera principalement à Chicago et New-York mais fera également quelques voyages avec les enfants dont elle s’occupe ou à titre personnel, comme celui dans le Champsaur pour régler la succession d’une tante. Discrète, elle prendra sans cesse des photos sans les montrer. Une partie de ses négatifs ne sera même pas développée.
Elle conserve tirages et négatifs soigneusement inventoriés dans des cartons stockés dans un box à Chicago. A la fin de sa vie, faute de pouvoir payer le loyer alors qu’elle est hospitalisée, les biens contenus dans le box sont mis aux enchères. Parmi les acquéreurs, John Maloof, féru d’histoire locale, achète un lot de photos dans un carton avec l’idée de s’en servir pour illustrer des ouvrages qu’il écrit. Deux autres chineurs ont également acheté des photos de Vivian Maier lors de la vente aux enchères.
Progressivement, John Maloof prend conscience de la qualité photographique des clichés qu’il a entre les mains. Il rachète les autres lots et se retrouve avec plus de 100 000 négatifs…. Il ne connait toujours pas l’auteur de ces photos.
En cherchant parmi les négatifs, il trouve un pochette de laboratoire photographique avec le nom de Vivian Maier manuscrit : il vient de découvrir le nom de cette femme dont il a vu les autoportraits par centaine parmi les photos qu’elle a faites. John Maloof ne la rencontrera jamais : elle est décédée peu avant qu’il ne découvre son identité. Ce sera toutefois lui qui fera connaître au monde entier l’oeuvre de photographie de rue de Vivian Maier.
L’exposition présentée au Musée de l’Ancien Évêché de Grenoble met en scène plus de 130 photographies de Vivian Maier. Dans un accrochage épuré, où les photos se suffisent à elles-mêmes, on découvre essentiellement des images en noir et blanc.
J’ai été frappée par la façon qu’a Vivian Maier de saisir l’instant, un regard furtif, une émotion sur un visage. Ses cadrages se révèlent aussi malicieux, s’attachant parfois à des détails. Elle a photographié ses contemporains dans leurs activités quotidiennes, sans concession, et nous livre un formidable regard sur son époque.
Et il y a aussi ses autoportraits… Vivian Maier profite de tous les reflets pour se prendre en photo. Elle expérimente d’autres types d’autoportraits, jouant avec son ombre ou composant un portrait chinois. On a l’impression d’une véritable quête d’elle-même à travers ses clichés. Et ce qui m’a frappé, c’est qu’autant elle capture les émotions des autres sur le vif, autant elle masque toute émotion sur ses autoportraits (sauf sur celui dans le miroir d’un vitrier déchargeant son camion où un léger sourire semble nous dire à quel point elle est ravie de profiter de ce reflet furtif !)….
Je n’avais qu’une vision superficielle de l’oeuvre de Vivian Maier et j’ai découvert la sensibilité avec laquelle elle prend ses photos… Qu’au delà de la street photography, elle était une portraitiste de l’éphémère !
Exposition « Vivian Maier, Street photographer » Musée de l’Ancien Évêché – Grenoble – Isère – février 2020
(*) L’exposition, initialement prévue jusqu’au 15 mars 2020, est prolongée jusqu’au 22 mars 2020 au Musée de l’Ancien Évêché à Grenoble. L’entrée est gratuite.
Ce livre, c’est mon libraire qui me l’a mis dans les mains, littéralement, sans que je demande quoi que ce soit…. Je devais le lire, point !
J’ai quand même mis un moment à l’ouvrir ce roman, sans trop savoir pourquoi (une période un peu creuse niveau temps à lire sans doute).
Mais une fois ouvert, je l’ai lu d’une traite…
Nous avons donc Anne dont le premier mari, marin-pêcheur, est décédé en mer et qui s’est remariée avec le pharmacien du village. Anne a eu un premier fils, Louis, de son premier mariage, puis deux autres enfants. Anne est une parfaite épouse et mère de province des années 50.
Mais tout ne se passe pas bien entre Louis et son beau-père, et un soir, Louis, 16 ans, ne rentre pas.Commence alors pour Anne une longue attente : celle du retour de son fils, dont elle apprend bien vite qu’il a embarqué sur un navire comme marin.
Et c’est cette attente, cette espérance qui rythment le livre, qui en constituent le coeur…. entre récits du passé réel et visions de l’avenir potentiel.
J’ai été prise par le récit des sentiments de la mère abandonnée par le fils mais qui envers et contre tout, aux limites de la folie, n’arrêtera jamais d’attendre.
La fin est toutefois un peu convenue : je crois que dès le départ, j’ai plus ou moins su que cela se terminerait ainsi…
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La révolte – Clara DUPONT-MONOD
J’ai été attirée par la quatrième de couverture. En effet, celle-ci annonçait un portait d’Aliénor d’Aquitaine par son fils, Richard Coeur de Lion.
J’avoue que j’ai été déçue sur ce point. En effet, sous prétexte de nous raconter Aliénor, c’est plus une biographie de Richard qui nous est proposée. Le parti pris de l’écriture de l’histoire d’Aliénor par son fils est une bonne idée et toute la première partie du livre y est conforme.
Mais peu à peu, tandis que Richard s’éloigne géographiquement de sa mère, que ce soit pour affronter son père ou mener une croisade, le récit se concentre plus sur son personnage que sur Aliénor.
Pourtant que le personnage d’Aliénor est propice à l’écriture d’une belle épopée : mariée au roi de France puis à celui d’Angleterre (elle a fait annuler son premier mariage..), puissante duchesse d’Aquitaine, stratège politique qui n’hésitera pas à utiliser ses fils contre leur père, femme cultivée qui fera apprendre à lire et écrire à ses filles (ce qui n’était pas vraiment dans l’air du temps), ….
A côté de cela, les atermoiements de Richard face à ses fiancées, ses états d’âme au siège d’Antioche (et son enlèvement sur le chemin du retour..), son idée fixe de construire une forteresse imprenable (ce sera Chateau-Gaillard en Normandie) semblent bien fades.
Clara Dupont-Monod aurait pu nous livre une fresque épique autour d’un personnage féminin mais elle s’est hélas laissée rattraper par son personnage masculin.
L’exposition temporaire de cet hiver au Musée de Valence est consacrée au sculpteur Philolaos. Ce dernier est en effet connu ici pour être le concepteur des deux châteaux d’eaux qui dressent leurs silhouettes courbes et élancées dans le ciel valentinois et dont on célèbrera bientôt les 50 ans.
Philolaos est un sculpteur grec, formé à l’école classique des Beaux-Arts d’Athènes juste après la deuxième guerre mondiale et qui s’est installé à Paris au début des années 1950. Il poursuit alors son apprentissage de la sculpture et s’affranchit progressivement des lignes classiques pour aller vers une abstraction de plus en plus nette.
Au début des années 1960, il rencontre l’architecte André Gomis avec qui il collaborera à de nombreuses reprises, en particulier donc sur les châteaux d’eaux de Valence réalisés dans le cadre de l’aménagement de la ZUP de Fontbarlettes. Il travaille à partir de là avec de nombreux architectes et paysagistes, intégrant ses sculptures monumentales dans les espaces nouvellement créés : villes nouvelles, quartiers à urbanisation massive, ou encore quartiers d’affaires. Il crée ainsi trois oeuvres pour le quartier de la Défense dont la fontaine des Nymphéas et l’Oiseau Mécanique.
L’exposition présentée à Valence s’attache à nous présenter un côté moins monumental et plus intime de l’artiste. Quelques croquis issus de ses années de formation athéniennes donnent à voir la rigueur de l’apprentissage classique. Quelques bustes, plus ou moins abstraits, permettent d’appréhender le travail sur la matière (céramique, plomb, bronze..), et la façon pour Philolaos de l’utiliser, d’en tirer parti.
L’exposition présente aussi de nombreux « bois-reliefs », tableaux en trois dimensions de bois tournés et de bois flottés, réalisés lorsque Philolaos retourne en vacances en Grèce et utile ce dont il dispose sur place pour exprimer sa créativité : le bois déposé par la mer sur plage, les outils de menuiserie et de tournage sur bois de son père…. Ses petits tableaux, tellement éloignés de l’image que l’on peut se faire des oeuvres de Philolaos, ont été un véritable coup de coeur. Qu’ils soient figuratifs ou abstraits, ils dégagent une jolie poésie, une invitation au voyage, à la contemplation, à la méditation.
Puis, il est question de la découverte de l’acier inoxydable : un matériau rigide qui vrille pourtant naturellement, un matériau à dompter, un formidable terrain d’expression pour l’artiste. Il en fera son matériau de prédilection, multipliant les usages, tant en oeuvres monumentales qu’en mobilier et objets pour sa maison.
En effet, Philolaos concevra sa maison, la construira et fabriquera lui-même une grande partie du mobilier et des aménagements de celle-ci. On peut ainsi qualifier la maison de l’artiste d’oeuvre totale où tout devient prétexte à création : les meubles, la vaisselle, les objets…. On découvre ainsi les meubles de la salle à manger, des couverts, des fauteuils, le coffre pour cacher la télévision, des bouteilles, … Leurs lignes sont à la fois d’une sobriété très moderne et d’une esthétique futuriste très marquée dans les années 70.
Enfin, on découvre de nombreuses maquettes pour des réalisations monumentales : les châteaux d’eau de Valence (forcément !), des fontaines, des sculptures pour des parcs, des statues magistrales…. Parfois, plusieurs versions sont présentées, témoins du cheminement de la pensée créative de Philolaos.
Je suis ressortie de l’exposition sous le charme des bois-reliefs et des créations en arts décoratifs, en particulier la vaisselle et les bouteilles en inox. J’ai pu découvrir la facette plus intime de cet artiste dont je connaissais déjà quelques oeuvres monumentales et c’est cette facette qui m’a le plus touchée.
Oeuvres de Philolaos en béton avec ruban d’acier (au 1er plan) et en acier (au 2nd plan) dans la cour du muséeLes Jumelles, sculpures en plombBuste en bronzeVers l’abstration…Les « bois-reliefs »Les « bois-reliefs » – détailLes « bois-reliefs » – détailLa découverte de l’inoxEtude pour un portail pour le Technocentre Renault de Guyancourt (78) / maquettes de statues : Christophe Colomb, Georges Pompidou, Pierre de Coubertin, Antoine de Saint-ExupéryLa salle à manger, mobilier et vaisselle de la maison de PhilolaosEtude pour un animal imaginaire en béton et ruban d’acier
(*) L’exposition se tient au Musée de Valence jusqu’au 8 mars 2020. Il s’agit de la première exposition retraçant l’ensemble de la carrière de Philolaos présentée dans un musée français.
La guerre après la guerre – la France au Proche Orient, 1918 – 1923 est la troisième grande exposition du Centre du Patrimoine Arménien depuis sa réouverture en septembre 2018.
Elle nous emmène sur les vestiges de l’empire Ottoman, entré dans la Première Guerre Mondiale aux côtés des empires centraux (dont l’empire Allemand et l’empire Austro-Hongrois), en première ligne du front du Levant et qui a signé un armistice fin octobre 1918 avec les pays de l’Entente.
Partagé entre les grandes nations coloniales, essentiellement la France et l’empire Britannique, l’empire Ottoman apparaît alors comme un gros gâteau dont il faut exploiter les ressources. Le traité de Sèvres, élaboré en 1920, confirmera le démantèlement de l’empire Ottoman : détachement des régions à majorité arabe de l’empire et mise sous tutelle de la Société des Nations de la quasi totalité des autres régions selon les accords Sykes-Picot.
Territoire composite, l’ancien empire Ottoman voit rapidement la montée de nationalismes turcs tandis que les minorités cherchent un foyer où leurs droits seront garantis pour s’installer.
Ainsi, au cours des cinq années qui suivront l’armistice de 1918, l’armée française sera encore engagée dans plusieurs guerres au Proche Orient. Au côté des soldats français et coloniaux, on trouvera aussi de nombreux arméniens, engagés dès 1916 dans la légion d’Orient.
Ces guerres seront à l’origine de plusieurs déplacements de population, ainsi que de l’errance de nombreux orphelins ou de l’enlèvement de jeunes femmes.
L’exposition revient donc sur les aspects géopolitiques d’alors qui ne peuvent qu’être éclairants des conflits actuels dans cette région du monde, mais aussi sur les aspects humanitaires : création et gestion d’orphelinats pour recueillir les enfants et leur apprendre un métier, camps de réfugiés… Finalement, 100 ans après, tout ceci semble encore terriblement d’actualité !
Exposition « La guerre après la guerre » – Valence – Drôme – janvier 2019
(*) L’exposition se tient au Centre du Patrimoine Arménien jusqu’au 15 mars 2020. Les informations pratiques sont disponibles sur le site internet du CPA.
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Après la visite de l’exposition temporaire, nous avons fait un tour dans l’exposition permanente qui traite du génocide et de l’exode arméniens.
Et comme à chacun de mes passages, j’ai été happée par l’oeuvre de Michka Anceau et ses 220 petits personnages qui accueillent les visiteurs : exode, marche vers un avenir meilleur, migrations…. Elle est porteuse de multiples sens et ne me laisse pas insensible.
Centre du Patrimoine Arménien – Valence – Drôme – janvier 2019
Le Guide Vert Michelin est une référence dans le domaine des guides de voyage grand public. Je possédais une très ancienne édition de celui sur Paris (achetée lors de mon installation à Paris au tout début de ma vie professionnelle) et celui-ci est complètement différent, plus lisible et plus coloré !
En plus de l’organisation par arrondissements, on découvre un certain nombre de circuits de promenades (la couverture en annonce 75) à pied dans la capitale française. Chaque circuit est détaillé avec ses points d’intérêts et la durée moyenne de parcours est précisée.
On trouve également en début d’ouvrage une liste des incontournables ainsi que quelques coups de cœur sortant un peu plus des sentiers battus et organisés par « action » : flâner, musarder, méditer, contempler, etc. Plusieurs top 5 (vues imprenables, parcs et jardins, ..) complètent la panoplie pour ceux qui voudraient juste une idée ponctuelle de balade ou de sortie. Pour ceux qui se destinent à un séjour de quelques jours à Paris, des exemples d’itinéraires sur 3 et 5 jours sont proposés.
A l’intérieur de l’ouvrage, on retrouve la classification en étoiles qui reste la marque de fabrique du Guide Vert et permet en un coup d’œil de repérer les sites les plus remarquables. Des articles détaillés sur les lieux et monuments sont proposés, ainsi que des rappels historiques et architecturaux. Les nombreux plans et photos sont en couleur. Et pour chaque quartier, un encart de bonnes adresses donne des suggestions de lieux pour manger, boire un verre ou encore faire des achats.
Enfin, petit plus fort appréciable si on doit se promener à pied dans la ville, un petit plan détachable est intégré afin de ne pas avoir à porter toute la journée le guide dont le poids dans un sac n’est pas forcément négligeable.
L’été dernier, si j’avais visité le musée Richard Anacréon à Granville, je n’avais pas eu l’occasion de voir l’exposition Grace de Monaco, Princesse en Dior qui se tenait au musée Christian Dior dans la même ville.
Coup de chance, l’exposition a été exceptionnellement prolongée au delà de la date initialement prévue et était donc présentée jusqu’au 5 janvier 2020.
De passage à Granville durant les vacances de Noël, nous avons sur un coup de tête (et sans plus penser à cette exposition) décidé de ne pas aller sur le Roc pour nous promener mais de l’autre côté, en partant du jardin Christian Dior pour ensuite descendre sur le Plat Gousset. En arrivant devant la Villa Les Rhumbs, maison d’enfance du couturier, située dans le jardin public, nous avons remarqué qu’il n’y avait aucune file d’attente. C’est toujours ce qui nous avait découragé jusqu’à présent d’entrer dans le musée : le nombre de personnes à l’intérieur du bâtiment étant très limité, la file peut vite devenir assez longue. L’occasion était trop belle pour la louper !
Le musée Christian Dior se situe dans la somptueuse villa qui a abrité les jeux d’enfants du couturier, fils et frère d’industriels granvillais (mon arrière-grand-père a travaillé comme contremaître chez Dior… ) et il accueille des expositions temporaires autour de l’univers de la maison de haute couture.
Grace de Monaco, actrice fétiche d’Alfred Hitchcock, puis princesse du Rocher, était une fidèle cliente de la maison Dior. De nombreuses tenues qu’elle a portées pour des réceptions officielles, dont le fameux Bal de la Rose, sont ainsi issues des collections de haute couture de chez Dior. Aujourd’hui, ces robes sont précieusement conservées par le palais de Monaco. Parmi elles, quatre-vingt-dix datant des années 1960 à 1980 ont été prêtées au musée granvillais.
Présentées par époque et thématique, il était ainsi possible de découvrir robes de soirée, tailleurs de ville, tenues de voyage ou manteaux habillés. Difficile de ne pas admirer le travail des brodeurs et des plumassiers sur certains créations ou de ne pas se laisser charmer par la délicatesse des mousselines légères…
Outre les tenues, des accessoires et des objets de parfumeries étaient aussi présentés, ainsi qu’une série de croquis du coiffeur Alexandre de Paris proposant des chignons adaptés aux robes choisies par la princesse Grace.
Enfin, la maison en elle-même vaut le coup d’oeil… et je me serais bien installée dans un fauteuil dans le jardin d’hiver à la splendide ferronnerie avec un livre et une tasse de thé….
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La Villa Les Rhumbs, maison d’enfance du couturier qui domine la merLe bel escalier de la maisonJardin d’hiverJardin d’hiver paré pour Noël
Musée Christian Dior – Granville – Manche – décembre 2019
Comme chaque année en décembre, Valence s’est parée de ses habits féériques. Entre grande roue, marché de Noël, mapping sur la cathédrale et installations lumineuses, la magie semble flotter dans la ville, surtout après la tombée de la nuit.
Morceaux choisis en images :
Devant la mairieDevant la mairieL’entrée du village de NoëlLa grande roue
Et comme je suis retournée voir le spectacle projeté sur la cathédrale Saint Apollinaire, je ne peux pas m’empêcher de vous montrer quelques tableaux supplémentaires….
Ça va bientôt commencer….Grandes orguesMandrin, le bandit bien-aimé…
Valence – Drôme – décembre 2019
(*) La projection sur la façade de la cathédrale, place des Ormeaux, a lieu chaque soir de 18.00 à 20.30 jusqu’au 11 janvier 2020. La grande roue est installée à l’angle des boulevards, à côté de la fontaine monumentale, jusqu’au 5 janvier 2020. Les billets sont en vente sur place ou à l’office de tourisme.
Les illuminations dans les rues sont en place jusqu’au 5 janvier également.
Dans le cadre des Féeries d’hiver et de la Région des Lumières, chaque soir la façade de la cathédrale de Valence s’anime pour une fresque lumineuse. Durant 20 minutes, les tableaux se succèdent rendant hommage aux grands personnages, à l’histoire et à l’identité de la région.
Le voyage débute dans l’Antiquité avec les dolia et les mosaïques conservées au Musée de Valence. Au fil des images, nous croisons Napoléon Bonaparte, les Spahis, Anne-Sophie Pic, Tante Hilda, le chat rayé d’Une Vie de Chat, … Nous apercevons les lavandes, les vignes et les arbres fruitiers. Les voitures filent sur la Nationale 7. La douceur de vivre ne manque pas à l’appel.
Chaque tableau fait éclater ses couleurs lumineuses. La façade se fait écran géant et sert de support à un mapping hypnotique. On se laisse entraîner par les images et la musique. On cherche les références (et on se dit qu’on en a forcément loupé… qu’il faudra revenir pour tenter de les attraper).
Je me suis laissée emporter par les tableaux proposés. Je n’ai pas vu le temps passer alors que les températures étaient pourtant proches de 0°C…. et je sais déjà que je vais y retourner !
De l’Antiquité…… au Moyen-ÂgeNapoléon à Valence
Valence – Drôme – décembre 2019
(*) Les projections lumineuses sur la façade de la cathédrale de Valence (place des Ormeaux) ont lieu chaque soir de 18.00 à 20.30 jusqu’au 11 janvier 2020. L’animation est proposée dans le cadre des Féeries d’hiver de la ville de Valence et de la Région des Lumières de la région Auvergne-Rhône-Alpes (les spectacles de Puy de Lumières vus au Puy-en-Velay l’été dernier font aussi partie de la démarchez de la Région des Lumières). Le spectacle est entièrement gratuit. Il est projeté en boucle.
Ce roman m’a été prêté par ma mère qui venait de le finir et n’avait pas été vraiment convaincue. Ayant lu et apprécié Des noeuds d’acier, un autre roman de Sandrine Collette, je partais avec un a priori positif sur l’auteur. Cependant, comme ma mère m’avait donné un peu trop d’éléments en me passant le livre, je n’ai pas eu de grosse surprise de la fin… Mais, j’ai vraiment apprécié la façon dont la romancière dépose les indices comme autant de petits cailloux pour arriver à cette fin-là !
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Les cavaliers de l’apocadipse n’ont pas fait exprès – Libon
3 camarades d’école qui cumulent les mésaventures, voilà nos cavaliers de l’apocadipse. Chaque histoire est déclinée sur 4, 6 ou 8 pages. La situation de départ est généralement banale : passage d’une course cycliste, camping dans le jardin, repas de la cantine, vacances chez les grands-parents.. Mais très vite, cela dégénère en une succession de gags très inventifs et frôlant chaque fois l’absurde dans humour décalé à souhait.
En résumé : j’ai rigolé… et je rigole à nouveau chaque fois que je relis l’une des saynètes !
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La fille de Vercingétorix, une aventure d’Astérix – Jean-Yves FERRI & Didier CONRAD, d’après UDERZO & GOSCINNY
Le dernier opus des aventures d’Astérix est fidèle au reste de la série. On retrouve donc avec plaisir ce qui fait le sel des aventures du petit gaulois : jeux de mots, références dans l’air du temps et gags récurrents sont bien au rendez-vous. Mais les villageois ont vieilli et ce sont maintenant leurs enfants qui sont à l’honneur. Voici donc Selfix, Adictoserix et Blinix pour accompagner Adrénaline, la fille de Vercingétorix. On notera un petit Charles Aznavour parmi les pirates, et un sympathique Letitbix façon hippie.
Un album finalement très classique, mais qui se laisse lire comme un bonbon au goût d’enfance.