[Isère x Savoie] admirer les cascades du cirque de Saint Même au printemps

J’ai une passion pour les cascades, depuis que je suis toute petite. J’ai pourtant grandi dans une région où elles sont peu nombreuses. Mais elles m’ont toujours fascinée, qu’ils s’agissent de cascades naturelles comme celles de Mortain ou artificielles comme la chute d’eau du moulin d’un ami de ma famille. Forcément, depuis que je vis au pied de la montagne, j’ai beaucoup plus souvent l’occasion d’en croiser. Pour cela, je vais essentiellement dans le Vercors. Mais le massif de la Chartreuse a aussi son lot de pépites, et en particulier dans le cirque de Saint Même. Au printemps, les cascades y sont exceptionnelles !

immense cascade au milieu de la forêt
La grande cascade du cirque de Saint Même

Direction le cirque de Saint Même

Cette sortie dans le cirque de Saint Même, je ne l’avais pas du tout anticipée. J’y étais déjà allée un été. Les cascades y étaient magnifiques mais j’avais gardé dans un coin de ma tête qu’à la fonte des neiges, elles devaient être très impressionnantes. Un matin de week-end du mois de mai, réveillée au petit jour, et alors que la météo s’annonçait belle après une semaine de fortes pluies, je cherchais une idée de balade. Saint Même s’est assez vite imposé. Me voilà donc partie pour la Chartreuse, à environ 1h30 de route de la maison. L’avantage d’être levée tôt, c’est qu’on part tôt et qu’on arrive sur place tôt. J’ai donc laissé la voiture sur le parking du cirque de Saint Même vers 9.00 du matin, après avoir enfilé mes chaussures de randonnée.

un rivière en montagne bordée d'arbres au pied d'une falaise
Il y avait beaucoup d’eau dans la rivière

Dès les abords du parking, le bruit de la rivière laisse présager qu’il y a beaucoup d’eau et que le spectacle des cascades sera au rendez-vous. Je commence à marcher dans la plaine du cirque en direction des sentiers qui mènent aux différentes cascades. L’heure étant encore matinale, je suis seule dans ce bout du monde. La fois où j’étais venue avec les enfants, nous avions commencé par le sentier du fond du cirque, le plus facile. Cette fois, je décide de commencer par le sentier des cascades afin de terminer par la partie la plus facile.

poteau directionnel de randonnée dans le cirque de Saint Même
C’est parti sur le sentier !

Le sentier des cascades

Une montée à flanc de montagne

Le sentier des cascades emmène d’abord le randonneur à la Grande Cascade, la plus iconique du cirque de Saint Même. Toutefois, elle se mérite un peu car le chemin est essentiellement une longue montée de presque 1 km. J’ai trouvé que le sentier était en moins bon état que dans mon souvenir. Si je me rappelais de la pente (et de combien j’avais souffert dans cette montée après des mois de confinement et en ayant repris la randonnée seulement la veille), je me souvenais d’un terrain plutôt facile. Là, j’ai l’impression que les intempéries ont fortement attaqué le sol et raviné la terre. Les racines sont à nu, formant des boucles dans lesquelles il est aisé de se prendre le pied. Les cailloux glissent sous les chaussures. Les rochers sont nombreux et forment des marches qu’il n’est pas toujours simple de passer. Malgré tout, j’avance bien (je peux donc affirmer que je nettement plus en forme qu’en juillet 2020 ! ).

balisage du sentier des cascades du cirque de Saint Même
Le sentier est très bien balisé
sentier dans les cailloux
Le sentier passe bien dans les cailloux…

La Grande Cascade

Environ une demie heure après avoir passé le panneau directionnel, j’arrive à proximité de la Grande Cascade. Compte tenu des conditions météo et du fait que je suis seule, je ne cherche pas à aller vers le Pas de la Mort et les cascades supérieures. Je m’approche donc de la Grande Cascade. Son débit est extrêmement puissant et elle projette des embruns à une bonne dizaine de mètres à la ronde. Je prends plein de photos avant de descendre au bord de la rivière. Puis, je me dirige vers le pont en bois pour le traverser et amorcer la descente sur l’autre rive.

Un crochet par la Cascade Isolée

Je descends tranquillement dans la forêt en longeant la rivière. Elle s’enfonce dans des chaos rocheux, et on l’entend de loin. Les lumières dans les arbres sont superbes. Je sens que le soleil est plus haut et surtout que je suis sur le versant le plus ensoleillé du cirque. Cette fois, je ne manque pas la bifurcation vers la Cascade Isolée. Au bout du chemin, l’eau chute rapidement le long d’une paroi abrupte. Cette cascade aussi projette de nombreux embruns, créant une vague de brume flottant au dessus du lit de la rivière. Je reste un long moment à contempler ce spectacle de la puissance de la nature, avant de rebrousser chemin pour rejoindre le sentier principal qui redescend vers le calme de la plaine du cirque.

torrent de montagne dans une forêt
La rivière se faufile au cœur d’un chaos rocheux.

Le sentier du fond du cirque

Une fois revenue dans la plaine, je suis repartie pour le sentier du fond du cirque. Celui-ci longe d’abord la rivière jusqu’à une passerelle très romantique. Puis, le chemin s’engage dans un chaos rocheux. Il ne faut pas avoir peur de grimper un peu : le chemin passe bien par là et emmène jusqu’au pied de la cascade de la Pisse du Guiers. C’est la plus basse des cascades du cirque de Saint Même. Le Guiers s’écoule ensuite à travers la plaine du cirque puis en direction des villages de Saint Pierre d’Entremont (j’ai bien mis « les villages » car Saint Pierre d’Entremont est un bi-village situé à cheval entre la Savoie et l’Isère). Là encore, le débit est très impressionnant et les embruns fortement présents. Une nouvelle fois, je passe un bon moment au pied de la cascade avant de revenir sur mes pas et de regagner le parking, des images époustouflantes plein la tête (et la carte mémoire de l’appareil photo).

balisage du sentier du fond du cirque à Saint Même
Le balisage du sentier du fond du cirque est très visible

rivière en forêt
Ici, j’ai eu l’impression d’être dans un décor du Seigneur des Anneaux et d’approcher de Rivendell (Fondcombe dans la version française)


Cirque de Saint Même – Chartreuse – entre Isère & Savoie
mai 2026


Informations pratiques

  • Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse : Le cirque de Saint Même est situé dans la réserve naturelle des Hauts de Chartreuse. La réglementation de la réserve naturelle s’applique donc, en particulier : pas de feu, pas de camping, pas de cueillette de plantes sauvages. Les chiens sont interdits dans la réserve naturelle, sauf sur les deux sentiers principaux du cirque de Saint Même. Par ailleurs, afin de respecter le milieu naturel, il est important de bien rester sur les chemins. En effet, le passage dégrade les sols, il faut donc limiter la zone concernée. Enfin, et cela devrait tomber sous le sens, on ne laisse pas ses déchets dans la nature et on ramène tout pour le mettre à la poubelle en rentrant. J’ai été choquée de trouver un mégot de cigarette non éteint sur le sentier. Entre le fait de laisser un déchet derrière soi et le risque de départ d’incendie, la personne qui l’avait jeté avait donc tout faux. (Et si vous vous posez la question, je l’ai éteint et emporté pour mettre dans une poubelle). L’accès à certaines peut aussi être interdit pour les préserver.
  • Accès au cirque de Saint Même : L’accès au cirque se fait depuis Saint Pierre d’Entremont. Il est payant en haute saison (tous les jours en juillet / août, les week-ends d’avril à juin et en septembre) entre 9.00 et 17.00. Etant arrivée avant 9.00, je n’ai pas eu besoin de payer. Il y a environ 200 places de stationnement à l’entrée du site. Le parking est souvent complet en journée à la belle saison. Le péage permet d’en réguler l’accès.
  • Sentier des Cascades : Le sentier des cascades part au fond du cirque et monte de façon assez raide, avant de redescendre plus doucement si on suit le sens fléché. Il fait environ 2.5 km en boucle auxquels il faut ajouter un aller/retour d’environ 1 km pour aller voir la Cascade Isolée, avec 225 mètres de D+. Il est donné pour 1h30. J’ai mis un peu moins malgré les pauses photos.
    ATTENTION : le sentier des cascades est une randonnée quasi exclusivement dans les rochers, les cailloux et les racines. Il convient d’être chaussé correctement pour ce type de terrain. En juillet 2020, j’écrivais qu’il peut s’envisager avec des enfants qui marchent bien. Je le pense toujours, mais j’ajouterais qu’il faut qu’ils aient l’habitude des terrains accidentés et ne craignent pas d’escalader un peu dans les rochers.
    Les environs des cascades sont humides et glissants.
  • Sentier du fond du cirque : C’est le chemin le plus facile au moins dans sa première partie. Il est dommage cependant de ne pas continuer dans les rochers pour arriver jusqu’au pied de la cascade (auquel on accède en suivant le balisage jusqu’au bout). On parle ici sans doute plutôt de balade que de randonnée, avec une boucle de 1.6 km et 68 mètres de D+. La facilité du chemin ne doit pas dissuader les randonneurs plus aguerris d’y aller car la cascade et son environnement valent le coup d’œil. Là aussi, à l’approche de la cascade, les rochers ont tendance à devenir plus glissants.
anémones fausses renoncules
En repartant le long de la rivière vers le parking depuis la cascade de la Pisse du Guiers, il y avait des tapis d’anémones fausses renoncules dans le sous-bois

⚠️ Attention / Sécurité : L’accès au dessus de la Grande Cascade vers le Pas de la Mort et les sources du Guiers Vif n’est pas balisé et très dangereux. Il emmène vers des vires étroites à flanc de falaise et des passages avec échelles et câbles. Quand la météo est humide, c’est particulièrement glissant, et il faut donc éviter ce secteur. En tous temps, il est très fortement déconseillé de s’y engager si vous n’avez pas le pied sûr dans ce type de terrain technique ou si vous avez le vertige. Il est également déconseillé de s’y aventurer seul.

myosotis
Délicatesse du myosotis sauvage

[Auvergne-Rhône-Alpes] 9 cascades à découvrir

J’ai depuis l’enfance une passion pour les cascades et autres chutes d’eau. La façon dont l’eau chute m’a toujours fascinée. Je me souviens que lorsque j’étais petite, un ami de mon père, meunier, mettait en route la chute d’eau de son moulin rien que pour me faire plaisir. Je me souviens de ma joie lorsque j’allais regarder ce qui s’approchait le plus pour moi d’une cascade au quotidien : la passe à poissons au niveau du pont du Couesnon. Je me souviens avoir aimé des balades aux cascades de Mortain, les plus impressionnantes dans cette région de France. Je me souviens aussi de ma fascination pour la cascade d’Enfer, au dessus de Luchon dans les Pyrénées, ma première cascade aux proportions gigantesques, ma première cascade de montagne. Depuis que je suis installée dans la Drôme, j’ai découvert plusieurs cascades en Rhône-Alpes. Après être passée en revoir une la semaine dernière, j’ai eu envie de faire un petit récapitulatif de mes découvertes.

Dans le Vercors

La cascade du Rif à La Baume Cornillane, la perle cachée

Si je commence par la cascade du Rif, ce n’est pas par hasard. En effet, cette petite cascade discrète, située sur les piémonts du Vercors face à la plaine de Valence est l’une des plus proches de chez moi. Je m’y rends donc régulièrement quelle que soit la saison. Après les fortes pluies d’il y a 15 jours, voyant les rivières gonflées d’eau autour de la maison, je me suis dit que la cascade devait couler à flots. J’y suis donc allée un dimanche après-midi entre deux averses. Le niveau d’eau dans le ruisseau du Rif alors que je le remontais en direction de la cascade m’a vite assurée que je ne m’étais pas trompée. D’ailleurs, très vite, le bruit de l’eau chutant s’est fait entendre.

Le long du ruisseau du Rif
En arrivant au pied de la cascade
La cascade du Rif est une cascade de Tuf

Avec autant d’eau, j’ai eu envie de faire des essais au ras de la mare ou en pause longue. J’ai beau savoir que le sol est très glissant à cet endroit quand il a plu, je n’ai pas pu résister à l’envie de descendre au pied de la cascade (et bien sûr, j’ai glissé dans la descente – aie le genou!).

Se laisser hypnotiser par les mouvements de l’eau
Se laisser hypnotiser par les mouvements de l’eau (bis)
Essais de pause longue (à main levée)

Cascade du Rif – La Baume Cornillane – Drôme – mars 2024


Si vous voulez voir la cascade du Rif à d’autres moments, je l’ai déjà photographiée entre autres :

La cascade de la Baume d’Hostun, la discrète

Bien que située à l’entrée du village, la cascade de la Baume d’Hostun est une discrète. On ne la voit pas quand on passe sur la route qui longe le pied des Monts du Matin, car elle est bien cachée par la végétation. Et pour peu que, comme moi, vous n’arriviez pas au village par la route au bord de laquelle elle se trouve, vous risquez fort de la manquer. Cela serait dommage car elle est très jolie. J’étais allée la voir en mai 2020, et je pense qu’après de fortes pluies comme nous avons connues ces dernières semaines, elle doit couler encore plus. En effet, tout un côté de cette cascade de tuf était à sec lors de mon passage.

La Baume d’Hostun – Drôme – mai 2020

(*) La cascade est au bord d’une des routes d’accès au village de la Baume d’Hostun. Il est possible de se stationner dans le village et de venir à pied jusqu’à la cascade.
EDIT du 23/08/2025 : la cascade de la Baume d’Hostun est située sur un terrain privé. Il ne faut donc pas s’en approcher.

La cascade de la Pissoire et la chute de la Druise, les stars des Gorges d’Omblèze

Situées à l’entrée des gorges d’Omblèze, la cascade de la Pissoire et la chute de la Druise sont deux cascades drômoises très connues. Pour les trouver, c’est très simple, la cascade de la Pissoire est en bord de route après le moulin de la Pipe en direction d’Omblèze. Quant à la chute de la Druise, bien que très bien indiquée, elle se mérite un peu plus. Il faut laisser son véhicule sur le parking un peu après le moulin de la Pipe en direction d’Ansage, puis descendre par un petit chemin escarpé jusqu’à la rivière qu’il faut ensuite un peu remonter pour arriver au pied de la chute d’eau.

Cela fait longtemps que je n’y suis pas allée. Et en cherchant de quoi illustrer cet article, je me rends compte que je n’ai aucune photo convenable de la chute de la Druise. Cela me fait une bonne raison pour y retourner !

Débit de printemps (mars 2018)
Débit de printemps en pause longue (mars 2018)
Débit de fin d’été (octobre 2016)

Cascade de la Pissoire – Omblèze – Drôme

(*) Le sentier d’accès à la chute de la Druise, situé sur une propriété privée, a été refait récemment après avoir été fermé suite à des accidents répétés. La descente, sans être difficile, nécessite d’être correctement chaussé et d’emporter de l’eau : le soleil a vite fait de chauffer la paroi de calcaire. Le chemin est souvent glissant en arrivant au bord de la rivière. C’est cependant faisable avec des enfants qui sont habitués à marcher dans la nature (la première fois que j’y suis allée, j’étais accompagnée des enfants qui avaient alors 10, 7 et 4 ans et cela s’est très bien passé en prenant le temps de faire attention). A titre d’information, l’aller-retour par le sentier fait 1.8 km pour un D-/D+ de 140 m.
ATTENTION : il ne faut pas marcher dans l’eau, ni déplacer les galets, car il s’agit d’une zone de frayère.

(*) La cascade de la Pissoire est située le long de la route en direction des gorges d’Omblèze : on ne peut pas la manquer !

La cascade blanche, le rideau d’eau

La cascade blanche, avec sa comparse la cascade verte, est également très connue. Située sur la rivière Vernaison, à Sainte Eulalie en Royans, la cascade blanche est très facile d’accès. J’y suis allée une seule fois, en fin d’été, un jour gris. Cela m’a permis de profiter de la cascade avec peu de monde car l’endroit est habituellement un lieu de baignade prisé.

Cascade blanche – Sainte Eulalie en Royans – Drôme – août 2020

(*) L’accès (piéton) à la cascade blanche se fait depuis un chemin dont le départ est sur la gauche à la sortie de Sainte Eulalie en direction des Goulets.


Il y a de nombreuses autres cascades dans le Vercors, plus ou moins connues ou grandioses. On en trouve par exemple plusieurs dans la reculée de Combe Laval, dans les gorges de la Bourne ou du côté de Villard de Lans ou Autrans. Je suis encore très loin de les avoir toutes croisées, que ce soit de près ou de loin.

Apercevoir la cascade de Frochet dans la végétation
Reculée de Combe Laval – Saint Laurent en Royans – Drôme – avril 2017

En Chartreuse

Le cirque de Saint Même, le festival de cascades

Nous changeons maintenant de massif pour celui de la Chartreuse. Ce massif étant plus éloigné de la maison que le Vercors, je n’y suis allée qu’une seule fois pour le moment. Mais au cours de ce séjour, je tenais absolument à aller voir le cirque de Saint Même. A cheval entre Isère et Savoie, il est en effet réputé pour ses cascades. Et la réalité est largement à la hauteur de la réputation, avec plusieurs cascades successives sur la rivière du Guiers dans un cadre splendide. La photogénie de ces cascades ne fait aucun doute.

Cascade de la Pisse du Guiers – la plus basse de toutes
La grande cascade – sans doute la plus photogénique
La Grande Cascade et le pont des resquilleurs – le point de vue incontournable

Cirque de Saint Même – Isère x Savoie – juillet 2020

(*) Le parking est obligatoire (et payant selon la saison) à l’entrée du cirque de Saint Même. L’accès aux cascades se fait via des circuits de randonnée bien balisés, mais nécessite de pas mal marcher. Il est recommandé d’être bien chaussé.

La cascade de la Pisserotte, la spectaculaire

C’est au cours du même séjour en Chartreuse que j’ai découvert la cascade de la Pisserotte. Son originalité tient au fait qu’elle chute librement depuis le haut de la montagne à travers un cirque de poudingue. La paysage est lunaire et rend l’ensemble encore plus spectaculaire.

Cascade de la Pisserotte – Saint Joseph de Rivière – Isère – juillet 2020

(*) Pour accéder au parking de la cascade, il faut entrer dans le hameau des Grollets entre Saint Joseph de Rivière et le col de la Placette, puis continuer tout droit sur la route jusqu’à l’entrée de la forêt où se situe le parking. On aperçoit la cascade depuis la route quand on vient du col de la Placette. Il faut compter 1 km pour un D+ de 135 m pour accéder à la cascade depuis le parking. Attention, les derniers mètres sont à parcourir à flanc de ruisseau.


Le massif de la Chartreuse possède de nombreuses autres cascades, mais n’y ayant fait qu’un séjour de 3 jours, il a fallu faire des choix…


En Haute Savoie

La cascade de l’Arpenaz, la plus facile à trouver

Visible depuis l’autoroute entre Cluses et Chamonix, impossible de louper la cascade de l’Arpenaz. C’est lors de mon séjour en vallée de l’Arve à l’automne dernier que je suis allée la voir de près. Très facile d’accès, son pied est situé dans un joli bois, à proximité d’une aire aménagée pour le pique-nique.

Cascade de l’Arpenaz – Sallanches – Haute-Savoie – octobre 2023

(*) L’accès est fléché depuis la sortie de l’autoroute à Sallanches.


Une seule cascade pour la Haute Savoie, j’ai bien conscience que c’est très peu par rapport à toutes celles qui s’y trouvent. Mais c’est un département que je connais encore assez peu, et que j’espère avoir l’occasion de découvrir un peu plus dans les prochains mois.


En Auvergne

La cascade de Saillant, la découverte par hasard

J’ai assez peu été voir de cascades en Auvergne, alors que la région n’en manque pas. Je me suis plusieurs fois arrêtée dans les environs du Mont-Dore en rentrant de Bretagne l’été quand les enfants étaient petits. Mais je n’ai jamais réussi à les motiver pour une randonnée pour aller voir des cascades, alors que je n’avais aucune difficulté à les entrainer vers un sommet ou autour d’un lac. De cette époque, je n’ai donc que la cascade de Saillant à mon actif. Et encore, c’est par hasard que nous nous y étions arrêtés. Nous cherchions un endroit pour pique-niquer après un passage à Saint Nectaire et avant de rejoindre Issoire. J’ai cherché à m’arrêter au bord de la rivière et il se trouve que la cascade était juste là.

Cascade de Saillant – Saint Nectaire – Puy-de-Dôme – août 2015

La cascade de Vaucoux, la féérique

La cascade de Vaucoux fait aussi partie de mes découvertes de l’année dernière. Je me suis retrouvée à passer une journée autour de Besse, alors que j’avais initialement prévu une journée autour de Saint Nectaire, et d’aller revoir la cascade de Saillant. Cachée au fond d’un vallon boisé, la cascade de Vaucoux se trouve dans un cadre féérique, entourée de végétation, et avec un petit pont de bois qui traverse la rivière au pied de la cascade. Cette balade reste un de mes coups de cœur de 2023.

Cascade de Vaucoux – Besse – Puy-de-Dôme – juin 2023


En rédigeant ce récapitulatif des cascades que j’ai eu l’occasion de découvrir dans la région, je me rends compte à quel point certains secteurs, pourtant proches de la maison sont peu ou pas du tout représentés. C’est ainsi le cas de l’Ardèche qui a pourtant de très belles cascades. Il va donc falloir que je trouve un moyen de remédier à cette lacune afin de vous montrer de jolies cascades ardéchoises à l’avenir.


Hors-région – Spécial amateurs de cascades :
En complément, pour les fans de cascades, je vous invite à jeter un œil à celles qui sont sur le blog tout en étant complètement en dehors du périmètre de cet article. C’est par exemple le cas des chutes du Niagara, des cascades dans le parc national de Mont Tremblant au Canada ou de Gooseberry Falls aux Etats-Unis.
(Et un jour, je prendrai le temps de numériser mes photos de Norvège où les cascades sont nombreuses)

[Isère x Savoie] paysages envoûtants au cirque de Saint Même

A cheval entre Savoie et Isère, au cœur du massif de la Chartreuse, le cirque de Saint Même faisait partie de ces endroits que j’avais très envie de découvrir en vrai après les avoir vu souvent en photos. D’ailleurs, je craignais d’être déçue par la réalité tant les images que j’avais croisées sur les réseaux sociaux étaient magiques… Je vous rassure tout de suite : il n’en a rien été et les lieux m’ont complètement envoûtée !

La météo avait été pluvieuse en fin de nuit et bien que la matinée soit déjà très avancée, les nuages s’accrochaient encore largement aux montagnes quand nous sommes arrivés à l’entrée du site. Nous avons laissé la voiture sur le parking et sommes partis à pied le long de la rivière.

Dès l’entrée dans le cirque, le paysage enrobé de nuages se dévoile à la fois grandiose et magique. Nous continuons à remonter la rivière jusqu’à trouver un gros rocher où nous installer pour le pique-nique.

Après la pause, nous décidons de remonter la rivière en suivant le sentier du tour du cirque pour accéder à la Pisse du Guiers, la cascade la plus basse. Après une première partie très facile, nous arrivons à un charmant petit pont en bois. Ensuite, le sentier s’engage dans les rochers, mais la progression reste globalement facile. Nous avons bientôt la cascade en point de mire. Pour arriver jusqu’au pied, il faut escalader un peu dans les rochers. Le jeu en vaut la chandelle car une fois au pied de la cascade, le spectacle est vraiment fascinant. Nous restons un long moment à admirer la chute d’eau… et ne décidons de partir que parce qu’un autre sentier nous attend.

Un petit retour sur nos pas et nous revenons à la bifurcation pour partir sur le sentier des cascades afin d’accéder aux cascades situées plus haut dans le cirque.

Le chemin s’engage dans la forêt dans une montée rapide. Entre les arbres, la vue sur la vallée et les montagnes environnantes prend de l’ampleur. Nous apercevons également une cascade qui semble surgir au cœur de la forêt. Le sentier continue à monter…. avant d’amorcer une descente entre racines et cailloux.

Nous arrivons à la Grande Cascade. Entre la météo hésitante et la crise sanitaire, il y a peu de monde dans cet endroit habituellement plein de touristes. Nous pouvons profiter de la vue sans être gênés. De là où nous sommes, nous apercevons la cascade la plus haute, celle qui chute de la grotte où la rivière prend sa source. Nous descendons dans le lit de la rivière pour une vue grandiose sur la Grande Cascade. Puis nous empruntons la passerelle des resquilleurs qui apporte une touche de photogénie supplémentaire aux lieux et amorçons la descente.

Dans la forêt, de nombreux rochers attirent les enfants qui n’hésitent guère à les escalader (les rochers ont une attirance un peu magnétique sur eux ! ). Nous retrouvons la rivière dans la prairie où nous la traversons sur des petits ponts en bois….

Nous terminons là notre promenade dans le cirque de Saint Même, totalement sous le charme.

Un air de Canada en Chartreuse
Le petit pont de bois sur le Guiers Vif avant d’arriver à la Pisse du Guiers
Cascade de la Pisse du Guiers
C’est reparti pour le sentier des cascades !
Et dans la forêt apercevoir une cascade
La Grande Cascade et au dessus la cascade de la source
la Grande Cascade
La Grande Cascade et le pont des resquilleurs
On se retourne une dernière fois ….

Cirque de Saint Même – Chartreuse – entre Isère et Savoie – juillet 2020

(*) Le cirque de Saint Même est entièrement piéton. Des parkings sont prévus à l’entrée du site, auxquels l’accès est normalement payant en haute saison (mais cette année, l’accès était gratuit). Un péage est installé sur la route avant le village de Saint Même le Haut.
Le sentier du tour du cirque est facile en dehors de la toute fin, mais vaut la peine même sans aller jusqu’au bout.
Le sentier des cascades est un peu plus sportif en raison de la forte montée dans la forêt, mais il peut être fait par des enfants qui marchent bien. Il convient d’être bien chaussé en raison des nombreux cailloux et racines sur le chemin.
Avec l’humidité des cascades, certains passages peuvent être glissants.
Même en cas de météo grise, il est mieux de partir avec de l’eau en quantité suffisante (surtout avec la montée un peu sportive ! ).

Sentier des cascades : environ 5 km pour 150 mètres de dénivelé positif, il est indiqué pour 1h30 (c’est grosso modo ce que nous avons mis, pauses photos comprises)
Sentier du tour du cirque : presque pas de dénivelé, indiqué pour 30 minutes (nous avons mis à peu près ce temps là mais nous avons passé pas mal de temps à nous amuser dans les rochers et à prendre des photos)

[petits moments] en Chartreuse – juillet 2020

MERCREDI 15 JUILLET // JEUDI 16 JUILLET // VENDREDI 17 JUILLET


J’ai pris 3 jours de vacances en Chartreuse, un massif situé à à peine plus d’une heure de route de la maison et que je ne connaissais quasiment pas (en fait, je n’y étais pas retournée depuis que j’y avais passé une journée alors que j’étais en stage de fin d’études sur Lyon… en dehors des fois où je suis allée à la Bastille de Grenoble, mais bon, ce n’est pas vraiment le coeur du massif !).

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Cette fois, j’avais posé ma valise à Saint Pierre de Chartreuse et j’ai bien profité des alentours. Je vous reparlerai en détail de mes balades et découvertes les plus significatives. Mais voici déjà un petit aperçu.

Saint Laurent du Pont pavoisé pour le 14 juillet – Chartreuse – Isère
le village de Saint Hugues de Chartreuse et le sommet de Chamechaude – Chartreuse – Isère
Saint Pierre de Chatreuse – Chartreuse – Isère
Entremont le Vieux – Chartreuse – Savoie

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La visite au Musée de l’Ours des Cavernes est partie d’une boutade…. Nous avons découvert un petit musée spécialisé, fort intéressant et très bien conçu. Sa mise en place à Entremont le Vieux fait suite à la découverte en 1988 de milliers d’ossements d’ours des cavernes dans une grotte voisine. On estime que le site a servi de caverne d’hivernation aux ours entre moins 45 000 et moins 21 000. Ce qui a été retrouvé sont les squelettes des ours morts au cours des périodes d’hivernation.

Squelette reconstitué façon puzzle à partir d’ossements de plusieurs ours trouvés dans la grotte de la Balme à Collomb

(*) Musée de l’Ours des Cavernes, 73670 Entremont le Vieux (dans le massif de la Chartreuse)

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La vue depuis l’hôtel à Saint Pierre de Chartreuse était plutôt sympa…

Saint Pierre de Chartreuse – Chartreuse – Isère

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On a fait une pause pique-nique au bord du lac de Paladru en redescendant de la montagne et avant d’aller sur Voiron.

Vue depuis le bord du lac à Paladru – Isère
Au bord du lac à Paladru – Isère

(*) Attention, il y a peu de « plages » au bord du lac et plusieurs sont payantes, y compris des « plages municipales ».

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A Voiron, nous sommes allés visiter les caves de la Chartreuse. Installées sur l’ancien site de production, elles vont bientôt être réaménagées en un lieu de vie culturelle. Les travaux auraient dû être en cours mais ont été retardés de quelques mois, ce qui nous a permis de visiter les lieux.

La visite se termine par une dégustation de Chartreuse jaune et de Chartreuse verte, pour les plus de 18 ans et avec modération…

(*) Caves de la Chartreuse, Boulevard Edgar Kofler, 38500 Voiron. Il convient de vérifier au préalable les conditions de visite sur le site internet de la Chartreuse.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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Quant au hasard, il nous a conduit au café de la gare de Voiron qui a conservé son décor vintage.

Tables en formica aux pieds doublés de métal, bar en bois recouvert de zinc, vaisselier assorti, carrelage 50’s… rien ne manque !

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Il me restera à vous parler de la Grande Chartreuse, ses environs et son musée, du cirque de Saint Même, et de la cascade de la Pisserotte…. Cela devrait arriver d’ici quelques jours/semaines selon le temps dont je vais disposer.