[Loire] une journée à Saint Etienne autour du design

Je connais assez peu Saint Etienne. J’y étais allée il y a bientôt 2 ans pour une découverte autour des savoir-faire et de la gourmandise. J’avais alors visité entre autres le Musée d’Art et d’Industrie avec ses collections d’armes, de cycles et de rubans. Je m’étais dit qu’il faudrait que je revienne pour explorer les liens de la cité stéphanoise avec le design. Saint Etienne fait en effet partie des villes créatives de design de l’UNESCO, et elle est la seule ville française avec cette distinction. J’ai donc profité du week-end inaugural de la toute nouvelle Galerie Nationale du Design pour retourner à Saint Etienne à l’invitation de Saint Etienne Hors Cadre et partir-ici.fr.

à la cité du design de Saint Etienne
A la cité du design

Explorer la Cité du Design

Prendre de la hauteur sur la plateforme de la Tour Observatoire

Le rendez-vous pour cette journée était donné sous la tour observatoire à la Cité du Design. Après avoir retrouvé notre hôte de l’office de tourisme et les autres instagrameurs présents, nous avons été accueillis par la responsable communication de la Cité du Design. Quand elle nous a proposé de nous faire ouvrir l’accès à la plateforme, nous n’avons pas hésité pour accepter. Accompagnés par une équipe de la Cité du Design, nous nous sommes dirigés vers le sommet à 32 mètres de haut. J’ai choisi de les monter à pied mais c’est possible d’emprunter un ascenseur.

"vous avez le droit de rêver", texte visible sous la plateforme de la cité du design à Saint Etienne
Sous la plateforme de la cité du design

Une fois en haut, j’ai été frappée par les lignes hyper graphiques des ombres de la structure tubulaire de la plateforme. Une fois tous arrivés au sommet, nous avons bénéficié d’une présentation des lieux et d’une lecture de paysage. La Cité du Design a pris place dans l’ancienne Manufacture d’Armes de Saint Etienne, là où était produit le fusil FAMAS de l’armée française. Inaugurée en 2009, elle est en partie installée dans les bâtiments historiques de l’ancienne manufacture, datant de 1864 (même si l’histoire de la manufacture d’armes de Saint Etienne est nettement plus ancienne). L’ensemble historique a été complété par un bâtiment moderne, la Platine, vaste vaisseau de 200 mètres de long abritant espaces d’exposition, boutique, salles de séminaires et auditorium.

Visiter les expositions de la Platine

Après cette introduction autour de l’histoire de la Cité du Design, mais aussi des liens entre le design et la ville de Saint Etienne, nous avons pris la direction de la Platine pour y visiter deux expositions. Nous avons commencé par l’exposition Créer un vase. Dans le cadre d’une commande publique, des artistes et designers contemporains ont proposé un dossier autour de la thématique du vase, de ce qu’il représente, de comment il peut se réinventer. Les dix lauréats retenus ont ensuite pu fabriquer leurs vases qui sont présentés dans l’exposition. Ce sont ainsi 21 vases qui sont visibles. Outre l’inventivité des projets présentés et la technicité de leur réalisation, j’ai aimé que l’exposition permette d’avoir un aperçu de la réponse que les candidats avaient faite. Ce petit coup d’œil dans les coulisses de la création permet aussi de se rendre compte qu’entre le projet initial et l’objet réalisé, il a parfois fallu se confronter à des réalités et difficultés techniques.

Nous sommes ensuite passés voir l’exposition Brèches Fertiles d’Anaïs Borie. Son inspiration se situe aux confins de l’archéologie futuriste et du steam punk. Dans un univers quasi aseptisé, elle interroge notre société et ce qu’il en resterait si dans quelques dizaines d’années, des historiens dans un monde post apocalyptique se penchaient dessus. Je dois avouer que la phrase d’introduction (« Dans le futur, on ne sait pas, même si nos ruines racontent qu’on a toujours su ») a trouvé de l’écho en moi, tout comme l’esthétique très particulière du travail d’Anaïs Borie.

oeuvre d'Anais Borie
Détail d’une des œuvres d’Anaïs Borie présentée dans l’exposition Brèches Fertiles

Découvrir la Galerie Nationale du Design

Après ces découvertes à la Platine, nous avons traversé un bâtiment et une cour pour nous rendre à la Galerie Nationale du Design. Cet espace avait été inauguré quelques jours auparavant seulement. Installé dans d’anciens ateliers réhabilités, cet espace a vocation à accueillir des expositions temporaires autour du design, en présentant des objets issus des collections publiques et en les faisant dialoguer. Il présente ainsi sa toute première exposition Design en main. Du langage à l’objet.

Galerie nationale du design à Saint Etienne
Depuis l’entrée de la Galerie Nationale du Design, vue sur la tour observatoire
L'entrée de la galerie nationale du design
Le Seuil – l’entrée de la Galerie Nationale du Design, accessible à tous gratuitement, présente des objets actuels, créés par des designers contemporains et toujours édités, avec chacun une petite fiche explicative

L’exposition d’inauguration Design en main s’articule autour d’expressions utilisant le mot main : à mains nues, mettre la main à la pâte, de main en main, prendre en main… Chaque expression renvoie à une réalité, une vision du lien entre le design et la vie quotidienne. On explore ainsi la transmission des gestes artisanaux ou encore de l’utilisation de certaines machines anciennes qui ne sont pas documentées. On découvre nos objets du quotidien avec un regard à la limite de l’ethnologie. On s’interroge sur les effets de la société de consommation, et l’impact de l’usage de machines pour remplacer des gestes manuels y compris dans la vie de tous les jours avec les robots ménagers, et autres appareils électro-ménagers plus ou moins utiles. Enfin, une partie de l’exposition est consacrée à Manufrance, ancien fleuron stéphanois.

Créer sa tablette de chocolat chez Weiss

Après ces belles découvertes à la Cité du Design, nous avons terminé notre journée par un atelier très gourmand aux Ateliers Weiss. Pour ceux qui ne le savent pas, Weiss, c’est LE chocolatier stéphanois, une institution depuis 1882. Lors de mon précédent passage à Saint Etienne, j’avais visité la boutique du centre ville pour découvrir leurs spécialités. Cette fois, nous avons rendez-vous aux Ateliers, situés en périphérie de la ville. Avant d’attaquer notre atelier, nous enlevons tous nos bijoux, montres et boucles d’oreilles comprises, puis nous nous équipons : blouses, charlottes et surchaussures pour tous, complément cache-barbe pour les concernés. Nous sommes prêts pour entrer dans la partie fabrication.

Après la présentation des ingrédients disponibles et une démonstration, nous voilà prêts à nous lancer dans la création de notre tablette. L’ambiance est à la fois joyeuse et concentrée, les gestes appliqués. Une fois toutes les tablettes mises à refroidir, nous bénéficions d’une visite de l’atelier de fabrication des confiseries. Les machines sont centenaires et racontent l’histoire de la gourmandise. Mais si je ne devais retenir qu’une seule chose, c’est la façon dont sont fabriqués les moules pour les inserts dans les bonbons. Ils sont en fécule de maïs, compressée pour prendre la forme, et ne nécessitant pas ensuite de démoulage. Il s’agit de la méthode traditionnelle, qui n’est plus beaucoup utilisée de nos jours.

atelier de fabrication de bonbons
Dans la « cuisine », le laboratoire de préparation des bonbons
moules pour oursons en guimauve
Les moules des inserts en guimauve pour les fameux oursons sont constitués de fécule de maïs compressée.

Et si vous vous demandez quel est le lien entre le design et le chocolat, il est dans le moule. Les moules des tablettes Weiss ont été travaillés avec des designers, et ceux pour les ateliers de création de tablettes ont même fait l’objet d’un vote lors d’une précédente biennale du design.

Tablette de chocolat gourmande
Ma création : chocolat noir, pistaches, framboises, pop-corn et nougatine

Quelques informations pratiques

  • Visiter la Cité du Design :
    • Accès par le tramway arrêt Cité du Design depuis le centre ville ou en une quinzaine de minutes à pied depuis la place de l’Hôtel de Ville, parkings gratuits au Zénith (moins de 5 minutes à pied).
    • Les expositions actuellement en cours à la Platine : Créer un vase (jusqu’au 20 septembre 2026), Brèches Fertiles (jusqu’au 4 octobre 2026), Local tools (jusqu’au 16 août 2026, et que je n’ai pas eu le temps de voir)
    • L’exposition Design en main à la Galerie Nationale du Design est présentée jusqu’au 7 mars 2027
    • L’ensemble des informations pratiques (horaires, tarifs, expositions en cours, ateliers et animations) est à retrouver sur le site internet de la Cité du Design.
affiches d'expositions
Expositions à la Platine

  • Faire un atelier chocolat :
    • Aux Ateliers Weiss, 1 rue Eugène Weiss, 42000 Saint Etienne
    • Les ateliers Maître Chocolatier de création de tablette de chocolat durent 1h. La réservation est obligatoire (possible via le site internet). L’animation n’est pas accessible aux jeunes enfants.
    • Sur place, il y a aussi une boutique où l’on retrouve toutes les références de la marqeu et un salon de thé.

  • Ramener un souvenir de Saint Etienne :
    • La boutique de la Cité du Design propose de nombreux objets et documents en lien avec le design.
    • La boutique de l’office de tourisme, Saint Etienne Hors Cadre (16 avenue de la Libération, 42000 Saint Etienne), propose une large sélection de produits locaux : livres, papeterie, gourmandises, textiles. Tous sont issus de filières locales, avec un approvisionnement garanti à moins de 50 km.
  • Manger à Saint Etienne :
    • Le food court La Commune Mazerat a ouvert début 2026 dans l’ancienne halle Mazerat (2 cours Victor Hugo, 42000 Saint Etienne)
    • Sur place, 8 échoppes permettent à chacun de trouver un repas à sa convenance puis de s’asseoir autour des grandes tables. Chaque échoppe est là pour 6 à 12 mois, permettant ainsi à de jeunes restaurateurs et entrepreneurs de tester et affiner leur concept dans cet incubateur culinaire. On trouve également un grand bar à la carte très complète.
    • Nous avons choisi de prendre nos plats chez Bode Gaga, qui propose des tapas et pintxos à base de produits locaux et de saison. Nous nous sommes régalés.


Saint Etienne – Loire – juin 2026

(*) J’ai participé à cette journée à l’invitation de Saint Etienne Hors Cadre, l’office de tourisme stéphanois et de Partir-Ici.fr, la plateforme de la région Auvergne Rhône Alpes pour un tourisme durable (collaboration commerciale non rémunérée). J’avais choisi de m’y rendre car le programme me plaisait beaucoup et correspond à des activités que je fais habituellement à titre personnel. Mon avis reflète l’expérience que j’ai vécue, telle que je l’ai vécue.

[Loire] Saint Etienne, une journée de découverte entre savoir-faire et gourmandise

Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir Saint Etienne. Jusqu’à présent, je n’en connaissais que la traversée par l’autoroute mais au fil des réseaux sociaux, j’avais eu l’occasion d’apercevoir des images qui me donnaient envie d’en voir plus. Aussi, quand Saint Etienne Hors Cadre (l’office de tourisme de la métropole stéphanoise) et Loire Tourisme m’ont invitée à passer une journée à Saint Etienne, je n’ai pas hésité un seul instant : j’avais dorénavant une bonne raison de venir m’y balader.

des jets d'eau au premier plan et un grand bâtiment du 19e siècle en arrière plan
Sur les marches de l’Hôtel de Ville, les couleurs de Paris 2024 rappellent que la ville a accueilli des épreuves dans le mythique stade Geoffroy Guichard.

Saint Etienne, côté ville

Le rendez-vous était donné à 9.00 du matin en centre ville. Je partais le matin même de Valence en voiture avec Jérôme, un copain lui aussi invité à partager cette journée de découvertes. Nous avions prévu une (bonne) petite marge sur notre temps de trajet, et nous sommes donc arrivés très en avance (quelque chose comme un peu plus d’une heure d’avance !). Nous avons donc profité de la ville encore un peu endormie pour nous balader. Nous avions laissé la voiture en périphérie puis pris un bus. En en descendant square Violette, ce qui m’a frappée, ce sont les belles façades fin XIXe / début XXe siècles.

une façade du 19e siècle et des câbles de tramway
L’hôtel des ingénieurs a été édifié par la société des anciens élèves de l’école des Mines de Saint Etienne au tout début du XXe siècle, et sa façade a été récemment restaurée.
une rue en noir et blanc
Saint Etienne est construite sur des collines et les rues sont rarement plates.
un kiosque à musique
Le kiosque à musique de la place Jean Jaurès a été édifié en 1914
un statue dorée au milieu d'un bassin avec des jets d'eau
Sur le bassin de la place Jean Jaurès, Daphné changée en laurier a retrouvé sa place en 2022 après avoir été fondue en 1942 pour en récupérer le bronze

Mais, c’est un peu plus loin que j’ai eu une vraie surprise. En approchant du cœur historique de la ville, ce sont des maisons à pans de bois que j’ai découvert. A l’angle de la place du Peuple, une magnifique façade entraine le regard vers la Droguerie de la Tour. Ce commerce y est établi depuis 1820 dans un bâtiment médiéval. Je pense que c’est à ce moment-là que le charme de Saint Etienne a commencé à opérer sur moi. La ville s’annonçait bien plus surprenante que je ne l’avais envisagé.

un maison à pans de bois et une maison avec une tour
Centre médiéval de Saint Etienne

Saint Etienne, côté gourmand

Les chocolats Weiss, une institution stéphanoise

Notre premier rendez-vous de la journée était à la boutique Weiss du centre ville. Il s’agit de la boutique historique de cette marque créée en 1882 par Eugène Weiss. S’inspirant des techniques viticoles, il crée des assemblages de cacao pour fabriquer ses chocolats. Il invente aussi des bonbons adaptés au voyage, comme la Nougastelle, au cœur de praliné et qui est encore un des best-sellers de la maison. Aujourd’hui, la maison Weiss reste une maison intégralement artisanale et travaillant le cacao en bean to bar. Forcément, le moment le plus attendu était celui de la dégustation, et la promesse alléchante a largement été tenue.

boutique de chocolats avec le portrait ancien du créateur
La boutique historique de la maison Weiss : un écrin de choix pour les créations chocolatées.
vitrine de chocolats
J’ai pu goûter plusieurs références chocolatées et pralinées : toutes sont excellentes
boite de chocolats et rubans
Passion rubans…

La Table des Matrus, une cuisine inventive

C’est un peu plus tard dans la journée que nous avons fait une seconde pause très gourmande. En effet, pour le déjeuner, nous sommes allés à la Table des Matrus (pour ceux, qui comme moi, ne parlent pas le gaga stéphanois, un matru est un enfant). Ce restaurant situé dans le centre de Saint Etienne propose une cuisine entièrement maison dans un cadre moderne et chaleureux. Le chef a à cœur de travailler avec des produits les plus locaux possibles, en respectant les saisonnalités. Les assiettes sont généreuses, inventives et succulentes. Le pain au levain est fait sur place, et vraiment délicieux. Je n’ai pas vu de fausse note tout au long du repas.

plat de viande avec des pommes de terre
Agneau, pommes sautées et crème de champignons
dessert avec des fraises
Baba à la Rhubarbe
6 guimauves sur une planche en bois
Guimauve au bourgeon de sapin


(*) Les chocolats Weiss ont deux adresses à Saint Etienne : 8 rue du Général Foy (où nous étions) et rue Eugène Weiss où se trouve désormais l’atelier de fabrication.

(*) La Table des Matrus, 26 rue Grand Gonnet à Saint Etienne. La carte change très régulièrement pour s’adapter aux approvisionnements.


Saint Etienne, côté savoir-faire

Armes, cycles et rubans : l’âge d’or de l’industrie stéphanoise

Mais la thématique de la journée n’était pas uniquement liée à la gourmandise. En effet, après avoir découvert le chocolat Weiss, nous avons pris la direction du Musée d’Art et d’Industrie. Ce musée, né en 1833, était à l’origine généraliste, héritier des cabinets de curiosité privé (comme beaucoup de musées à cette époque). A la fin de XIXe siècle, l’idée vient de le transformer en musée spécialisé dans les industries d’art qui sont en train de permettre le développement de la ville. Le Musée d’Art et d’Industrie devient alors un lieu de conservation mais aussi un lieu d’émulation pour inspirer les futurs créateurs d’armes, cycles et rubans. Encore aujourd’hui, le MAI de Saint Etienne s’articule autour de ces trois collections d’art industriel.

façade de musée datant du 19e siècle
Le bâtiment, construit au XIXe siècle, devait au départ abriter une sous-préfecture juste avant qu’une réorganisation de l’état ne désigne la ville comme préfecture. Il est alors transformé en palais dédié aux arts industriels.

Nous avons eu la chance de suivre une visite guidée avec une médiatrice réellement passionnante. La visite, très vivante, nous a permis en 1h30 d’avoir un très bon aperçu des trois collections. Nous avons ainsi appris pourquoi et comment Saint Etienne est d’abord devenue une ville où les armes étaient fabriquées, puis comment l’industrie du cycle y a fait son apparition. Nous avons aussi appris que Saint Etienne est encore actuellement la capitale du ruban, qu’il s’agisse des rubans utilisés par l’industrie du luxe, des rubans médicaux (les bandages en particulier) ou les rubans colorés qui ornent les sachets et boîtes de chocolat.

détail d'une armure médiévale
La collection d’armes du MAI couvre toutes les périodes depuis le Moyen-Âge jusqu’au XXe siècle où l’on retrouve les fusils Lebel et FAMAS, produits à Saint Etienne.
éléments d'armures médiévales
Détails des armures
une affiche de publicité pour des cycles et un grand bi
Plusieurs modèles de bicyclettes ont été conçus et produits à Saint Etienne
catalogue d'échantillons de rubans
Catalogue de rubans avec échantillons
bobines de fil sur un métier à tisser
Le MAI possède plusieurs métiers à tisser les rubans en état de fonctionnement. Autrefois, les ouvriers tisseurs travaillaient à domicile sur ces métiers installés dans leur logement.

Faire soi-même au cours d’un atelier créatif

Après avoir admiré le savoir-faire industriel de Saint Etienne, il était temps pour nous de nous essayer à un atelier créatif. Nous étions attendus pour cela au Dobry Lab. Ce lieu hybride est à la fois un salon de thé et un atelier de créateur. L’équipe du Dobry Lab créé en effet des objets graphiques sur papier, bois et textiles qui sont proposés à la vente. Mais ils animent aussi des ateliers créatifs. Le thème du nôtre était la création de tampons. Après avoir vu les exemples proposés, j’avoue avoir un peu craint de ne pas être à la hauteur et de ne pas y arriver. Mais, guidée en pas à pas, et bien encouragée, j’ai réussi à me lancer et à produire un tampon plutôt sympa. L’atelier a été unanimement apprécié par notre groupe, malgré nos compétences en dessin disparates.

salle pour un atelier créatif
Le Dobry Lab est prêt à nous accueillir !
dessin
Etape 1 – dessiner son motif sur papier calque (et se demander pourquoi j’ai choisi de mettre des sapins alors que je ne sais pas les dessiner correctement)
gravure d'un tampon
Etape 2 – creuser le motif reporté sur la gomme douce en utilisant une gouge
tampon avec des montagnes et des sapins stylisés
Etape 3 – faire un essai pour voir le résultat
livre accordéon avec les mentions Sainté et Saint Etienne
Les exemples du Dobry Lab sont nettement plus élaborés que nos créations. Ce qui est chouette, c’est que nous avons pu les utiliser pour personnaliser un petit leporello. Et comme nous étions ravis de cet atelier, nous nous sommes amusés à tamponner et signer les leporellos de tous les autres membres du groupe.
reflet d'une image Saint Etienne dans un gobelet doré
Jouer avec les reflets !
livre accordéon
Une journée à Saint Etienne – exemple de leporello réalisé par le Dobry Lab à partir de tampons


(*) Les conditions de visite du musée d’Art et d’Industrie de Saint Etienne, située 2 place Louis Comte, sont à retrouver sur le site internet du musée. Je vous encourage à participer à une visite guidée qui permet vraiment de comprendre les collections très techniques du MAI, et leur importance pour la ville de Saint Etienne.

(*) Le Dobry Lab est situé 52 rue Charles de Gaulle à Saint Etienne. La programmation des ateliers est disponible sur le site internet du café créatif.


Saint Etienne, miscellanées

En complément de ces découvertes, lors de cette journée à Saint Etienne, je suis aussi allée :

  • Au coffee shop Les Simones, 40 rue de la Résistance : cet endroit est à la fois un concept store dédié à la féminité et un lieu pour faire une pause autour d’une boisson fraîche sans alcool, un café ou un thé.
    EDIT 07/09/2925 : le coffee shop Les Simones a définitivement fermé ses portes
devanture de boutique

  • dans la rue des garages pour découvrir les fresques d’Ella et Pitr, des artistes stéphanois aux personnages que l’on reconnait du premier coup d’œil.
graf de Ella et Pitr représentant un personnage coincé entre les montants d'une porte
fresque d’Ella et Pitr dans la rue des garages

Saint Étienne m’a convaincue qu’elle est bien plus qu’une ancienne ville minière et industrielle, que son passé est une richesse et que son présent mérite de prendre le temps de la découvrir. Cependant, il me reste encore beaucoup de lieux à découvrir à Saint Etienne, par exemple le musée de la mine au Puits Couriot ou la cité du design. Et j’ai aussi repéré de chouettes lieux à découvrir autour de la ville, comme les gorges de la Loire ou la cité Le Corbusier à Firminy. J’ai donc ce jour-là ajouté Saint Etienne à ma liste d’endroits à revenir explorer.


Saint Etienne – Loire – septembre 2024


(*) Comme je l’ai indiqué en introduction, cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée). Je remercie donc Saint Etienne Hors Cadre et Loire Tourisme pour cela, ainsi que tous les lieux où nous avons été accueillis. Cet instameet était un évènement à destination des éclaireurs de la plateforme de tourisme régional et durable Partir-Ici.fr à laquelle je collabore.
J’ai vraiment apprécié ma découverte de la ville de Saint Etienne, et les activités auxquelles j’ai participé durant cette journée.

détail d'une façade représentant un chat jouant avec une balle
Sur une façade du centre ville stéphanois, des chats jouant avec une balle ont attiré mon regard. Je ne me souviens pas avoir déjà vu un motif similaire sur un immeuble.

[projet 52-2024] semaine 37 – au ras du sol

Cette semaine, le thème « au ras du sol » du projet 52 nous invite à regarder à nos pieds. J’avais d’abord pensé à une perspective où j’aurais posé mon appareil photo au sol. C’est un type de photo que j’aime bien. Mais ma mémoire des thèmes m’a joué un tour et alors que j’ai eu l’occasion les 2 derniers week-ends de me promener en ville à Lyon et Saint Etienne, je j’ai pas pensé à prendre une telle photo. Par contre, à côté de l’hôtel de ville de Saint Etienne, j’ai pris en photo une jolie plaque d’égout. Cela faisait très longtemps que je n’en avais pas trouvé de remarquable. Aussi, je n’ai pas manqué de la photographier. En cherchant comment illustrer ce thème, j’ai parcouru mes photos prises le week-end dernier. Et elle m’a semblé très bien convenir !

une plaque d'égout de Saint Etienne avec indiquée dessus la localisation à côté de l'hôtel de ville et l'altitude 515,30 mètres


Pour découvrir ce qui se trouve au ras du sol chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires


Edit du 16/09/24 : à la lecture du commentaire d’Evelyne, j’ai poussé un peu les recherches. Et en effet, ce n’est pas une plaque d’égout et elle est plus à rapprocher d’un repère de nivellement.

[petits moments] Noël en Bretagne – 2021

De retour de quelques trop courts jours (seulement trois passés sur place) en Bretagne afin de passer Noël en famille, voici quelques instantanés avant de vous préparer quelques articles sur les balades que nous avons pu faire.

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Nous sommes partis en voiture et lors du trajet aller, nous avons traversé le Forez entièrement givré. Il y avait un côté féérique à traverser ces forêts blanchis d’un givre intense. Comme nous étions sur l’autoroute, les possibilités d’arrêt étaient limitées, et l’aire du Haut Forez était complètement engloutie dans le brouillard. J’ai toutefois pu prendre quelques photos depuis une aire à la limite de la Loire et du Puy-de-Dôme. A cet endroit, le givre était un peu moins prononcé qu’au cœur du massif, mais cela restait joli !

« La colonne brisée » de Anne et Patrick Poirier a été installée dans les années 80
Il y avait même un peu de neige…
Lever de soleil sur le Forez

Aire des Suchères – A89 – Loire/Puy-de-Dôme

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Pas d’hiver en Bretagne sans un feu chaque soir dans la cheminée….

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En rentrant d’aller faire les courses, nous nous sommes arrêtés dans le marais de Sougeal pour y faire un tour. Il est nettement moins plein que d’autres années à la même période (par exemple, il y a deux ans) et on peut encore le traverser à pied.

Balade au cœur du marais
Observer les cygnes…

Marais de Sougeal – Ille-et-Vilaine – décembre 2021

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Pour le réveillon de Noël, nous avons trouvé une jolie composition florale pour poser sur la table…

Oui, ce sont bien des boudoirs qui entourent les fleurs, façon charlotte !

(*) Fleur de R’Eve – route de St James – Fougères (35)

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Liste des articles relatifs à ce séjour :