[Hautes Alpes] 3 jours pour s’émerveiller dans les Ecrins

A la fin du mois d’août, je suis partie 3 jours en trek dans le massif des Ecrins. Cette expérience a été pour moi exceptionnelle à plus d’un titre, qu’il s’agisse de son organisation ou de son contenu. Je suis revenue de ce secteur des Alpes que je ne connaissais pas du tout complètement émerveillée, prête à repartir pour continuer à explorer ces paysages fabuleux. Venez, je vous raconte comment je me suis retrouvée pour un week-end en montagne avec des inconnus, et tout ce que j’ai vécu et découvert durant ces 3 jours.

paysage de montagne dans le massif des Ecins
Des sommets, des rivières, des vaches… un petit air de paradis montagnard.

Avant le départ, un concours de circonstances

Pour moi qui randonne à 95% du temps seule, vous devez vous demander comment je me suis retrouvée dans un groupe avec une douzaine d’inconnus en pleine montagne. Je ne cherchais pas particulièrement ce type d’expérience, et c’est le hasard qui s’en est mêlé. Au début du printemps, j’avais rencontré Marine lors d’une journée de randonnée dans le Vercors organisée par des connaissances communes. Quelques temps après, elle avait annoncé sur son compte Instagram qu’elle avait cocréé un séjour dans les Ecrins avec l’agence Basalte. J’étais allée jeter un œil au programme et s’il me plaisait bien, j’avais peur que ce soit un peu trop optimiste par rapport à mon niveau. Après pas mal d’hésitations, quand j’avais finalement cherché à m’inscrire, le séjour était complet.

3 randonneuses dans le massif des Ecrins
Partir en groupe, une expérience différente de la randonnée en solitaire

J’avais donc un peu oublié cette idée, quand mi-juin, Marine annonce qu’une place vient de se libérer. Je le vois comme un signe. Je ne réfléchis pas, et je m’inscris. Je sais que le programme du séjour est ambitieux. Mais je me sens plus en forme que 2 mois avant, et pour une fois, j’essaie pas de ne pas sous-évaluer mon niveau réel. J’ai malgré tout encore 2 mois avant le départ, 2 mois pendant lesquels je vais plusieurs fois remettre en question ma capacité à avoir la forme physique nécessaire pour le séjour (dont la difficulté est notée 3/5 par l’agence). Globalement, je suis tellement heureuse à l’idée d’une expérience différente de mes habitudes que je suis prête à faire taire tous mes doutes.

paysage du massif des Ecrins
Le long de la Romanche

Sur place, émerveillement et découvertes

Jour 1 – une arrivée chaotique

La montée vers le refuge

Pour gagner le lieu de rendez-vous à Villar d’Arêne, j’avais réussi à m’organiser avec d’autres participants pour un covoiturage au départ de Valence. Le jour J, des accidents sur l’autoroute ont retardé notre départ de Valence car nous attendions les 2 personnes arrivant de Montpellier. Nous sommes donc arrivés avec 2 heures de retard au parking de départ du séjour. Suite à des échanges téléphoniques, il avait été convenu que le groupe partirait vers le refuge sans nous et que nous commencerions à avancer seuls sur le GR 54 dès que nous serions là. Flo, notre accompagnateur, reviendrait à notre rencontre dès que le groupe serait installé au refuge.

Comme nous savions que nous étions en retard et que nous n’avions pas envie de louper l’heure du repas au refuge, nous avons commencé à marcher immédiatement d’un bon rythme. Si j’avais encore des doutes sur ma capacité à maintenir un effort soutenu sur la durée, ils sont été complètement balayés ce jour-là. Malgré tout, nous avons pris le temps de sortir rapidement nos appareils photos (un des avantages à partir avec d’autres passionnés de photo). Il y avait eu de gros orages la veille et encore le matin, et l’ambiance était assez exceptionnelle. Les rivières et les cascades étaient gonflées et je n’ai pas pu m’empêcher de leur trouver un air des Highlands d’Ecosse. Nous apercevons aussi quelques marmottes.

Une soirée au refuge

Nous arrivons en vue du refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne, notre destination du jour. Le chemin devient plus plat. Nous traversons un troupeau de vaches à l’estive. Nous sommes à quelques centaines de mètres du refuge quand Flo nous retrouve. Il nous donne quelques explications sur les lieux, ainsi que sur le fonctionnement du refuge. Nous serons trop tard pour profiter de la douche qui est coupée à 18.00, et devrons nous contenter ce jour-là d’une toilette de chat. Nous gagnons le dortoir où nous faisons connaissance avec une partie du groupe (nous sommes pile le bon nombre pour occuper un dortoir complet. Sinon, en refuge, on peut se retrouver à partager un dortoir mixte avec des inconnus. C’est le gardien qui décide de l’organisation des couchages). Nous posons nos affaires sur les couchettes encore disponibles, attrapons nos frontales (l’électricité étant auto-produite, le refuge n’est presque pas éclairé) et descendons dans la grande salle pour rencontrer le reste du groupe, prendre un rafraichissement puis diner.

messages écrits sur des cailloux sur une table extérieure du refuge
Sur la terrasse du refuge

L’ambiance est chaleureuse. La première impression avec le groupe est très sympathique (et ça ne se démentira pas). Beaucoup sont aussi armés de leurs appareils photos. Le diner est simple, mais vraiment bon (mention spéciale pour la soupe carottes/oranges). Les plats sont posés au centre de la table et il nous est demandé de desservir et passer un coup d’éponge à la fin. J’avais beaucoup entendu parler de cette convivialité en refuge et je ne suis pas déçue. En plus, comme nous sommes vendredi soir, il n’y a qu’une trentaine d’occupants. Vu la taille de notre groupe, nous avons notre propre table mais les randonneurs qui sont seuls ou à deux sont attablés avec d’autres. Comme pour les chambres, c’est la gardienne du refuge qui attribue les places.

panneau directionnel au refuge de l'Alpe de Villar d'Arêne
Nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude

Après le repas, nous assistons au brief du lendemain concernant les prévisions météo et l’organisation du petit déjeuner. Avec le groupe, nous convenons de notre heure de départ du lendemain. Nous sommes quelques-uns à nous rechausser pour profiter des alentours du refuge avant la tombée de la nuit. Je vais me coucher assez tôt : la journée m’a épuisée.

Jour 2 – la montagne dans toute sa splendeur

Une belle journée qui débute

Je ne peux pas dire que ma première nuit au refuge a été hyper récupératrice. Il faisait chaud dans le dortoir, et m’étant couchée très tôt, j’étais réveillée très tôt. Mais, pour une fois, je me suis rendormie et j’ai fini par être la dernière à me lever, émergeant à cause des bruits de mouvements autour de moi. J’ai donc vite fait enfilé mes vêtements avant de descendre prendre un solide petit déjeuner. Nous avons une grosse journée de montagne qui nous attend. Une fois le sac délesté de ce qui n’est pas nécessaire pour la journée (nous passons à nouveau la soirée et la nuit dans le même refuge), nous descendons vers la Romanche qui coule en contrebas. Un troupeau de vaches se déplace d’un côté à l’autre de l’alpage et nous offre le spectacle de leur déambulation au son des cloches.

début de journée sur le pic de Chamoissière
début de journée sur le pic de Chamoissière
troupeau de vaches en montagne
Vaches à l’estive sur l’alpage

Un début de randonnée tranquille

Le début de la randonnée du jour est assez tranquille. Nous descendons dans le fond de la vallée et remontons le cours de la rivière. Flo nous donne des informations sur la géologie, mais aussi la géographie, la faune et la flore du massif. Il nous explique que nous entrons dans le cœur du parc national des Ecrins, un lieu encore plus préservé que le reste de la réserve naturelle. A Valfourche, nous délaissons les bords de la Romanche pour nous diriger vers le refuge du pavé, le but du jour. Peu à peu, le paysage change, et la végétation rase laisse place à un environnement très minéral. La montée est régulière. Nous avons dépassé l’étage alpin, et nous entrons dans l’étage nival.

La progression dans les cailloux

Le paysage est maintenant exclusivement minéral. On traverse pierrier sur pierrier. Quelques torrents descendent de la montagne en cascades. Nous dominons un glacier. Je me sens minuscule face à ces montagnes imposantes. Nous abordons un ligne de moraine. Flo nous en explique la création, avec le mouvement des glaciers. Malgré la beauté de l’environnement, je commence à prendre de moins en moins de plaisir à avancer. Mon mollet recommence à me faire vraiment mal, le genou compense mais devient lui aussi douloureux. Je ne suis déjà pas la plus rapide du groupe, mais j’ai encore tendance à ralentir.

groupe de randonneurs en montagne
Pause photo !

Un arrêt sur la moraine

J’avise le chemin qui reste à parcourir jusqu’au lac du pavé, environ 1.5 km et une centaine de mètres de D+, auxquels il faudra ajouter le retour au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne. J’en parle avec Flo et lui indique mon souhait de ne pas aller jusqu’au bout ce jour-là. Je lui explique que cette décision n’est pas pour moi un échec : j’ai fait plus que je n’ai jamais fait en terme de D+ (environ 800 m), et avec le retour ça me fera quand même une belle balade. J’aurais pu continuer « au moral » jusqu’au refuge mais je ne sais pas si j’aurais pu redescendre (ou en tous, le retour n’aurait pas été serein du tout). Flo accepte que je me sépare du groupe car nous sommes sur un chemin fréquenté, bien balisé et qu’il repassera aussi par là sur le retour. Il me donne quelques consignes de sécurité (rester sur le chemin, faire autant de pauses que nécessaire, l’attendre si besoin, boire…) et vérifie que j’ai assez d’eau avant de rejoindre le groupe qui a continué à avancer.

glacier dans le massif des Ecrins
Vue sur le glacier

Comme vu avec Flo, je fais une vraie longue pause avant de repartir. Je prends plein de photos des montagnes qui m’entourent. Entre le glacier et les cascades, je suis fascinée par ce paysage. Je m’installe sur un gros bloc de granit au soleil. J’enfile un pull car à presque 2700 mètres d’altitude, en bordure de glacier, l’air est frais quand on ne bouge pas. Je profite du soleil. Je sors mon pique-nique de mon sac. Je reprends des forces, tranquillement.

cascade dans le massif des Ecrins
Il y a des cascades partout !

Le retour au refuge

Je repars presqu’une heure après. Je me sens de nouveau en forme. J’ai moins mal après ce temps de repos. Je commence assez doucement la descente mais j’ai finalement assez vite un bon rythme malgré la succession de pierriers. Je cherche un peu comment traverser un torrent : le chemin n’est pas très clair dans cette zone qui semble avoir bougé de façon récente. Peu à peu, je retrouve la végétation. Je me retrouve même nez à nez avec une marmotte sur le sentier. Arrivée au bord de la Romanche, le paysage est baigné de soleil et la couleur de l’eau est magique. Comme annoncé par Flo, le sentier est très fréquenté et je croise beaucoup de monde. J’échange quelques mots avec certains. Je prends du plaisir à fouler les chemins. Seule, j’ai l’impression de retrouver mes réflexes de randonneuse !

Une fin de journée au refuge

Je suis de retour au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne vers 15.30. J’en profite pour filer à la douche avant qu’il n’y ait la queue. Puis, je m’offre une limonade sur la terrasse en admirant les montagnes. Pieds nus, je me dirige vers un petit promontoire qui domine la vallée de la Romanche. De là, je vois le chemin par lequel mes camarades vont revenir. Les premiers arrivent vers 17.15. Dès qu’ils m’aperçoivent, ils me font signe de la main. Ils viennent me voir, prendre de mes nouvelles. Il y a vraiment énormément de bienveillance dans ce groupe. Au fil des arrivées, nous nous installons sur la terrasse avec une boisson, guettant les retardataires. Les derniers arrivent vers 18.30, avec difficulté (et je regrette d’autant moins ma décision du midi).

personne regardant la vallée de la Romanche depuis un promontoire
L’attente…

Le reste de la journée ressemble à la veille. Nous nous retrouvons autour d’une grande table. Le repas est servi au centre de la table, simple, bon et réconfortant. Le briefing suit le repas. L’ambiance est par contre un peu différente. Ce soir, le refuge est plein : il y a 80 personnes. C’est plus bruyant. Je constate aussi que certains pensaient que le refuge fonctionnait comme un hôtel et s’offusquent de certaines règles, de l’absence d’électricité disponible ou de devoir redescendre leurs déchets. Avec le groupe, nous demandons à Flo de nous faire un atelier de cartographie. C’est très intéressant et cela permet de (re)poser les bases. Une fois les lumières de la salle commune éteintes, je vais me coucher. Certains sortent pour aller regarder les étoiles. Mais je manque clairement de courage.

soleil qui passe derrière les montagnes
Juste avant que le soleil se cache derrière la montagne..

Jour 3 – une descente en douceur

Prendre le temps avant de repartir

Le dernier matin, il était prévu de monter jusqu’au col d’Arsine avant de redescendre vers le parking. Afin de tenir les délais de retour (certains avaient un train à prendre), le départ était prévu à 7.30. Cette fois, je n’ai pas eu de souci de réveil trop tardif. En discutant autour de nos bols de café, j’ai appris que 3 des autres participantes ne souhaitaient pas aller jusqu’au col, préférant redescendre tranquillement vers le parking. En effet, la sortie de la veille avait laissé quelques traces et marcher vite leur était impossible. Si j’avais été seule, j’aurais sans doute fait une partie de la montée vers le col, sans forcément aller jusqu’au lac avant de prendre de l’avance par rapport au groupe sur la descente. Mais, j’en ai profité pour me joindre à elles.

Nous ne sommes pas parties tout de suite du refuge. Nous avons pris le temps de trainer un peu, de boire un café, de jouer avec le chien de la gardienne. Nous avons beaucoup discuté. Et quand le soleil a fini par rayonner sur toute la vallée, nous sommes parties.

Cheminer le long de la rivière

Le retour au parking s’est fait au rythme de la plus lente de nous 4, qui avait vraiment très mal à un genou et peinait à marcher. J’ai vraiment eu le sentiment d’être la plus en forme, la moins marquée par les chemins de la veille. J’ai su que j’avais réellement pris la bonne décision en m’arrêtant avant de forcer plus que de raison. Etant la plus rapide, j’ai fermé la marche. J’ai pu faire beaucoup de pauses photos. J’ai pu échanger, parfois longuement, avec les personnes que nous avons croisées. J’ai vraiment profité des paysages, des marmottes, des vaches, de la rivière, des cascades. J’ai contemplé ce qui se trouvait autour de moi, sans avoir à me soucier de devoir recoller au groupe.

Sur les conseils de Flo, nous avions pris un chemin différent de celui emprunté deux jours avant pour monter au refuge. Nous avons longé la Romanche avant de rejoindre le tracé du GR54 que nous avions pris pour venir. La météo était beaucoup plus souriante et les paysages n’avaient rien à voir. A plusieurs reprises, nous nous sommes demandées si nous étions passées à cet endroit en arrivant ou pas, tant il semblait différent. En apercevant le bleu du lac au pont d’Arsine, je n’avais pas souvenir qu’il y avait un lac à cet endroit quand nous étions arrivés. Il y était pourtant bien mais avec une couleur bien différente.

Le reste du groupe nous retrouve au parking. Le week-end touche à sa fin. Nous échangeons nos impressions. Il est l’heure de se séparer. La fatigue se fait sentir et l’ambiance dans la voiture est beaucoup plus calme qu’à l’aller…

vue sur le lac du pont d'Arsine depuis un sommet
On devine le lac du pont d’Arsine au fond de la vallée

Après, un retour sur expérience

Au cours de ce week-end, j’ai découvert des paysages fantastiques, et cela m’a encore plus donné envie d’aller passer du temps en montagne. Pour cela, je peux m’appuyer sur l’expérience de ce week-end.

  • J’ai passé 2 nuits en refuge gardé. C’était la première fois que je dormais en refuge. Etre avec le groupe a facilité cette première expérience. Maintenant, je sais comment cela se passe, et je peux prévoir d’y aller seule.
  • J’ai fait une randonnée avec le plus fort dénivelé que j’ai parcouru à ce jour. Sur l’ensemble du trajet aller/retour entre le refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne et mon demi-tour, j’ai fait quasiment 1000 m D+ (le maximum précédent était je pense la montée au Puy de Sancy). J’ai moins peur d’envisager une sortie avec beaucoup de D+.
  • J’ai marché 6 heures à plus de 2000 mètres d’altitude. Pour quelqu’un qui a grandi en bord de mer, ça sonne presque irréel. Mais surtout, je sais que je peux partir sur des randonnées un peu plus longues, même en montagne.
  • J’ai porté mon sac pour 3 jours. N’étant jusqu’à présent partie qu’en randonnée à la journée, une de mes craintes était de ne pas pouvoir assurer avec un sac plus lourd. Je sais donc que je peux le faire.
  • J’ai aussi appris que mon sac aurait pu être plus léger. En effet, j’ai un peu trop suivi la liste de matériel qui nous avait été fournie, et sur les vêtements, j’aurais du plus suivre mon instinct : ne pas tout prendre et me concentrer sur ce que j’ai l’habitude d’utiliser comme type de vêtements. Par exemple, j’ai regretté d’être partie en legging plutôt qu’en robe sur le 2e jour. A cette saison, même avec du mauvais temps, j’aurais pu être en robe tous les jours et me dispenser d’emporter un legging de rechange. Une prochaine fois, il faudra donc que je me concentre sur l’essentiel.
cascade en montagne
Il y avait vraiment des cascades partout !
  • J’ai été chercher mes limites mais j’ai su m’arrêter avant de trop les dépasser. Je suis satisfaite d’avoir su entendre mon corps, et d’avoir su prendre une décision sans me laisser influencer par le fait d’être en groupe. Cela me donne aussi confiance en moi pour envisager des randonnées plus engagées même seule, car je sais que je peux écouter mes ressentis, que je peux pousser un peu mais que je saurai m’arrêter avant le point de rupture, avant de me mettre en danger.
  • J’ai fait ce trek après plusieurs semaines de vacances « à fond » avec beaucoup de kilomètres à pied chaque jour sur différents types de terrains (montagne, sentiers côtiers, baie du Mont Saint Michel, ville…). Puis, on a débuté le séjour par une bonne montée bien longue et bien cardio (si je regarde l’enregistrement de ma montre, je suis 70% du temps en zone rouge… sur 1h40 – et le reste en seuil). J’ai donc abordé la deuxième journée fatiguée (surtout que ma nuit avait été hachée et s’est terminée avec un début de migraine qui a fort heureusement cédé à la médication, mais m’a mis le doute sur ma capacité à avancer les premières centaines de mètres). Cela a forcément joué dans mon besoin de m’arrêter sur la montée du 2e jour. Il va donc falloir que je continue à m’entrainer pour pouvoir enchainer les randonnées un peu longues ou difficiles avec plaisir.
  • Surtout, je retiens tout ce que j’ai été capable de faire. Et si je jette un œil dans le rétroviseur, je sais que je ne l’aurais pas fait il y a 1 an et sans doute même pas il y a 6 mois. Je ne regrette pas ma décision d’avoir repris la piscine en janvier. J’ai gagné en cardio et en endurance : je marche mieux, plus vite et plus longtemps. J’ai retrouvé beaucoup de plaisir sur les chemins. Je suis prête à repartir sur un autre trek !
cascade
Cascade sur la Romanche


Parc national des Ecrins – Hautes Alpes – août 2026


Traces techniques selon ce que ma montre a enregistré :

  • Jour 1 – montée au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne depuis le parking du pont d’Arsine par le GR 54 : 5.4 km / 450 m D+ / 1h 40 (pas de pause)
  • Jour 2 – refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne jusqu’au bout de la moraine sous le glacier du Clot des Cavalles : 6 km / 770 m D+ / 2h50 (pas de pause longue)
  • Jour 2 – moraine sous le glacier du Clot des Cavalles au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne : 6 km / 260 m D+ / 2h50 (pas de pause longue)
  • Jour 3 – descente du refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne vers le pont d’Arsine par le plan de l’Alpe : 7.3 km / 60 m D+ / 4h30 (pauses très longues comprises) – j’ai fait pas mal de déplacements latéraux pour faire des photos car d’après les topos que j’ai trouvé, il faut plutôt compter entre 5 et 6 km.

[projet 52-2026] semaine 41 – écorce

Cette semaine, le projet 52 nous invite à regarder les écorces. Forcément, j’ai pensé aux arbres en proposant ce thème. Et, si je suis bien allée en forêt la semaine dernière, j’ai complètement oublié de prendre des photos de détails des troncs ou branches des arbres. J’ai un temps pensé à photographier une écorce d’orange ou de citron. Mais finalement, j’ai opté pour une photo d’archive, qui n’en est pas moins intemporelle. J’aime observer les mousses et les lichens qui poussent sur les branches. Ils forment souvent de jolis paysages miniatures, réhaussant les écorces de leurs couleurs dans les tons de vert et de bleu.

mousse et lichen sur une branche d'arbre


Pour découvrir quelles sont les écorces choisies par les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : j’ai de la famille à la maison tout le week-end, et je compte bien en profiter. Aussi, je ne sais pas à quel moment je pourrai venir valider les commentaires qui seraient en modération. Je le ferai en tous cas dès que possible.

[Auvergne] 4 idées de randonnées dans le massif du Sancy

Cet été, je suis retournée en Auvergne, et plus particulièrement dans le massif du Sancy. Je me suis rendu compte que cela faisait presque 10 ans que je n’y étais pas allée. A un moment, c’était notre pause familiale sur le trajet de retour de Bretagne. Nous passions 2 ou 3 jours au pied du Puy de Sancy, et faisions quelques randonnées. Comme les enfants étaient encore assez jeunes (et qu’un des étés, j’étais blessée au pied), nos balades restaient faciles : lac Pavin, Puy de Chambourguet, Puy de la Tâche, Pic du Capucin, lac de Guéry… et quelques découvertes d’œuvres du festival Horizons Sancy qui mêle art et nature. Cette fois, j’y suis retournée seule, avec un seul objectif : me faire plaisir sur de beaux sentiers.

chemin vers la Banne d'Orchande
En chemin vers la Banne d’Orchande que l’on voit à droite

La Banne d’Orchande et le plateau de Guéry, en guise de mise en jambe

Je suis partie de la Drôme tôt un samedi matin pour éviter les bouchons dans la vallée du Rhône. Je suis arrivée au Mont Dore vers 10.00 du matin. J’ai pris le temps d’un café en terrasse et de quelques courses pour un pique-nique. Puis, je suis partie vers la Banne d’Orchande pour une petite rando en mode tranquille. Facile d’accès depuis le parking du refuge de la Banne, c’est presqu’une balade familiale. J’avais d’ailleurs déjà envisagée de la faire avec les enfants mais nous avions finalement fait un autre choix. Mon plan était simple : aller au sommet pour pique-niquer.

Il y avait beaucoup de monde ce jour-là à la Banne d’Orchande entre le côté assez facile de la sortie et la présence d’une œuvre d’Horizons Sancy au pied du pic volcanique, visible depuis le chemin d’accès. Après avoir jeté un œil à L’Offrande, j’ai continué en direction du sommet. La fin de la montée se fait par un escalier en bois qui permet de protéger le sentier de l’érosion due aux passages à répétition des randonneurs. En haut, une table d’orientation permet de profiter de la vue à 360 degrés.

vue sur l'offrande, une des œuvres de Horizons Sancy 2026
Vue sur L’Offrande (ce sont les fleurs que l’on distingue sur le versant opposé)
vue depuis la Banne d'Orchande
Vue sur les montagnes environnantes et la station thermale de la Bourboule depuis la Banne d’Orchande

Après la pause déjeuner, j’ai eu envie de continuer à marcher. J’avais repéré plusieurs circuits qui font le tour du plateau de Guéry, avec ou sans le tour du lac du même nom. J’ai choisi une version où je ne suis pas allée jusqu’au lac car il faisait très chaud, et que je devais encore ensuite rejoindre mon hébergement. J’ai donc longé le plateau jusqu’à la ferme (abandonnée) du Puy May, aperçevant les troupeaux de vaches à l’estive. Un peu plus loin, j’ai bifurqué vers le Puy Loup. De là, j’ai pu apercevoir le lac de Guéry, mais aussi les roches Tuillière et Sanadoire. Dans une autre direction, c’est le Puy de Sancy qui dominait le paysage. En haut du Puy Loup, quelques modélistes faisaient voler leurs planeurs radioguidés. J’ai continué sur le haut du plateau, toujours avec une vue panoramique. Ici, il n’y avait presque personne, contraste saisissant avec la foule sur la Banne d’Orchande juste à côté. Puis, je suis redescendue vers le refuge de la Banne (où, sur la terrasse avec vue, j’ai pris un rafraichissement et une gaufre, tous deux bienvenus après la belle balade).


(*) La randonnée autour de la Banne d’Orchande que j’ai faite faisait environ 7.5 km / 270 m D+. J’ai marché pendant environ 1h40 (hors pause pique-nique)


La montée du Puy de Sancy par le Val de Courre, celle pour laquelle j’étais venue

Il y a des randonnées dont on rêve pendant des années avant de les réaliser. Pour moi, il y avait le Vallon de Combeau dans le Diois que j’avais parcouru en juin dernier. Il y avait aussi cette montée au Puy de Sancy par le Val de Courre. Je l’avais repérée il y a plus de 10 ans, mais les enfants étaient trop jeunes pour l’envisager. J’avoue qu’elle m’était un peu sortie de l’esprit. Mais en préparant mes vacances d’été, elle s’est imposée comme une évidence. C’est à cause d’elle que je suis revenue au Mont Dore !

épilobe en montagne
épilobe dans le Val de Courre

J’ai pu partir à pied depuis mon hébergement pour gagner l’entrée du Val de Courre. Là, j’ai croisé un photographe animalier avec lequel j’ai assez longuement discuté et qui m’a pointé un groupe de marmottes, ainsi qu’un chamois dans un pierrier. Sans cette rencontre, je ne crois pas que j’aurais vu les animaux. Il était encore tôt (je suis partie vers 7.00 du matin), et le soleil commençait à peine à passer au dessus des montagnes quand je me suis engagée dans le Val de Courre. Au départ, la balade est sympathique, jouant à saute-ruisseau. J’ai pu m’amuser à photographier les fleurs dans la lumière du matin. J’ai croisé un troupeau de vaches. J’ai échangé avec d’autres randonneurs qui descendaient d’une nuit en bivouac.

Progressivement, la pente s’accentue, et le chemin devient plus caillouteux. Les lacets sous le Puy Redon sont la première difficulté. Mais la vue est une récompense de chaque instant. Plus on monte, plus c’est beau. Si à un moment, j’ai eu peur d’être déçue par cette randonnée longtemps rêvée, il n’en est absolument rien. A l’arrivée au Col de Courre, je découvre le panorama de l’autre versant de la montagne, et j’aperçois le sommet du Puy de Sancy pour la première fois depuis que je me suis engagée dans le Val de Courre. La suite de la randonnée se passe en crête. Certains passages sont aériens. En arrivant au pied d’une petite barre rocheuse à passer, j’ai eu un doute sur ma capacité à aller au bout (je pense que mon cerveau avait zappé cette information quand j’avais regardé les topos). Puis, je me suis dit que c’est « juste » un peu d’escalade à faire, 5 ou 6 pas tout au plus avant d’accrocher les chaînes. J’ai même réussi à y croiser un randonneur arrivant en sens inverse. Les passages techniques suivants m’ont semblé plus simples : je ne sais pas s’ils le sont vraiment ou si j’avais pris confiance en mes capacités.

En arrivant sur le Puy de Sancy, les points de vue sont splendides de tous les côtés. Il reste la dernière « difficulté » : les 864 marches pour accéder au sommet. Après avoir marché presque seule sur le sentier, croisant seulement quelques autres randonneurs, je suis arrivée en même temps que les premières bennes du téléphérique. La foule s’est densifiée sur ces dernières centaines de mètres. J’ai jeté un œil à la table d’orientation au sommet, avant de redescendre. J’ai profité d’une longue pause sur la terrasse du bar d’altitude : c’était l’heure d’un petit déjeuner bien mérité ! J’ai hésité à revenir jusqu’à la station avec le téléphérique, avant de me dire que ce serait dommage de ne pas finir la boucle. Ce que je n’avais pas prévu, c’est la fermeture de nombreux sentiers en cours de restauration, et l’itinéraire de remplacement qui passe par les pistes de ski : des descentes de cailloux glissants, plutôt raides et sans attrait.


(*) La montée au Puy de Sancy par le Val de Courre fait environ 3.5 km / 525 m D+. J’ai mis environ 1h30, pauses respiration/photos/eau comprises.
La descente du Puy de Sancy à la station de ski fait 3.7 km. J’ai mis 1h15, arrêts compris.

ATTENTION : La montée au Puy de Sancy par le Val de Courre est une randonnée difficile, à réserver à ceux qui ont déjà un peu l’habitude de marcher en montagne et n’ont pas le vertige. En dehors de l’ascension un peu raide qui se fait en partie dans des cailloux, il y a des passages en crête plutôt aériens, ainsi que quelques passages techniques nécessitant de faire un peu d’escalade.

panneau d'information "passage difficile"
Je n’ai pas vu de panneau indiquant la difficulté en partant par le Val de Courre mais il y en a au départ du Puy de Sancy dans l’autre sens

Le lever de soleil au Col de la Croix Robert, un moment tout en douceur

Pour ce séjour, j’avais envie de voir un lever de soleil. Le hic quand on est dans un massif qu’on ne connait pas, c’est de trouver un spot adéquat, et de ne pas se perdre pour y aller en marchant de nuit. Heureusement, l’office de tourisme propose des sorties accompagnées pour voir le lever du soleil. Le rendez-vous avec Hervé, notre guide accompagnateur, était à 5.00 du matin. Nous étions 7 personnes à avoir mis notre réveil à sonner. Nous sommes donc partis à deux voitures vers le parking du Col de la Croix Robert. Là, nous avons rejoint les sentiers en direction du Roc de Cuzeau. La lune était quasiment pleine et suffisait à éclairer nos pas (me confirmant une nouvelle fois le plaisir de marcher de nuit en pleine nature !).

lever de soleil dans le massif du Sancy
La nuit commence déjà à s’éclaircir

L’avantage d’être accompagné, c’est que le guide nous a emmené sur un terrain privé d’où nous allions pouvoir bénéficier d’une vue exceptionnelle. Il nous a aussi expliqué le paysage, la flore, la faune et la relation entre l’homme et le territoire. Après avoir parcouru des sentes à moutons slalomant entre les myrtilliers, nous nous sommes installés sur un carré d’herbe, face à l’est. Les couleurs n’ont pas été exceptionnelles ce matin-là, mais le moment était doux et apaisant. Nous l’avons savouré dans le silence de la contemplation.

Comme nous étions peu nombreux et que tout le monde avançait bien, Hervé a choisi de nous faire passer un petit col pour redescendre de l’autre côté et aller voir le panorama sur le Puy de Sancy plutôt que de simplement faire demi-tour. Après encore un peu de marche sur les sentes à moutons, nous avons rejoint le GR sur le plateau de Durbise. De là, on domine la vallée de la Dordogne avec une vue sur la Banne d’Orchande, le Pic du Capucin mais aussi le Val de Courre. Nous avons échangé quelques idées de randonnées dans le secteur. Et en retournant vers le parking, nous avons croisé Dominique la bergère accompagnée d’Ulysse, son chien. Nous avons échangé un peu avec elle, parlé du pastoralisme, du travail des chiens de protection, et de celui du berger, de jusqu’où où vont les moutons dans une journée, de la sécheresse aussi qui complique les choses.

chien de berger
Ulysse, le chien de berger, très joueur nous a apporté des bâtons pour qu’on les lui lance !
plateau de Durbise
Quand le soleil a commencé à éclairer le plateau de Durbise, la couleur des herbes sèches a pris une teinte dorée. Nous repartions tandis que traileurs et randonneurs commençaient à prendre possession des chemins.


(*) Nous étions sur des chemins qui ne sont pas publics parce que nous étions accompagnés d’un guide qui avait l’autorisation du berger pour nous y rendre. Un GR passe par le Roc de Cuzeau et le plateau de Durbise : il est important de rester sur les sentiers balisés et autorisés. Certaines portions peuvent être détournées pour permettre aux chemins de se reconstituer ou pour mener des travaux de restauration dessus. Il faut suivre les déviations indiquées, même si cela éloigne du chemin tracé sur la carte ou de la trace GPX dont vous disposez.

Lors de la traversée des alpages, vous pouvez croiser des troupeaux gardés par des chiens de protection (patous). Il faut au maximum contourner le troupeau. Si un chien vient vers vous, il faut qu’il vous identifie comme une non menace : ne lui tournez pas le dos, ne le regardez pas dans les yeux (attitude de défi), ne courrez pas, ne faites pas de grands gestes, gardez vos bâtons près du corps, parlez lui calmement, laissez le vous renifler le cas échéant. Il devrait normalement rapidement retourner vaquer à ses occupations. S’il revient, recommencez les gestes pour lui permettre de vous réidentifier.


Loup et le Géant du Souffle, l’art dans la nature

Avant de finir mon séjour dans le massif du Sancy, j’avais envie de voir certaines des œuvres d’Horizons Sancy. J’en avais repéré deux en particulier : Loup à Chastreix-Sancy et le Géant du Souffle sur les hauteurs de Picherande. J’ai profité d’avoir fait la sortie au lever du soleil le matin pour y aller en fin de matinée/début d’après-midi. Après 2 belles journées de randonnée et un lever matinal, l’activité était idéale. En effet, l’accès aux œuvres même s’il nécessite de marcher un peu est facile, passant par des sentiers largement familiaux. J’ai été très impressionnée par ces deux œuvres, toutes les deux très bien intégrées dans leur environnement naturel. J’ai cependant eu un coup de cœur pour Loup.

chemin dans le massif du Sancy
Le chemin pour aller voir le Géant du Souffle depuis le parking
Point de vue depuis le Géant du Souffle à Picherande
point de vue sur le lac Pavin et le Cézallier depuis les hauteurs de Picherande


Massif du Sancy – Puy-de-Dôme – août 2026

[projet 52-2026] semaine 40 – ruban

Cette semaine, le projet 52 nous parle de rubans. Le hasard du calendrier a fait que je suis retournée à Saint Etienne il y a une quinzaine de jours (je vous en reparle le temps de rédiger l’article). Lors de cette journée, je suis de nouveau allée visiter le Musée d’Art et d’Industrie. Ce musée a une très importante collection de rubans, la plus grande au niveau mondial. En effet, Saint Etienne est un haut lieu de la rubannerie et c’est une spécialité industrielle toujours très active dans la région stéphanoise. Je vous propose donc une photo prise dans le musée : une page d’échantillons de rubans contemporains, destinés à l’emballage de confiseries.


Pour découvrir les rubans des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Ardèche x Haute Loire] l’édition 2026 de l’Automnal Gourmand est lancée !

L’Automnal Gourmand est un ensemble de manifestations et d’évènements à travers les territoires du Pays de Lamastre, d’Ardèche Hautes Vallées et du Haut Pays du Velay, entre Ardèche et Haute-Loire. Cette année, c’est la 6e édition de ce festival qui fédère des fêtes gourmandes à travers les trois territoires. On retrouve en particulier les Castagnades et la Fête de la Courge de Saint Agrève. En début de semaine, j’étais invitée à la journée de lancement de l’édition 2026 de l’Automnal Gourmand. Après une journée entre le lac de Devesset et les Maisons Marcon à Saint Bonnet le Froid en 2024 et une journée au pays des châtaignes en 2025, j’avais cette fois rendez vous au départ du Chambon sur Lignon en Haute Loire pour des découvertes originales.

pile de programmes papier de l'automnal gourmand 2026
L’édition 2026 de l’automnal gourmand est lancée !

Un voyage extraordinaire

Nous étions attendus à la gare du Chambon sur Lignon de bon matin pour vivre une expérience unique : un voyage dans un authentique train à vapeur ! Rien que son arrivée en gare du Chambon est impressionnante. Une fois le plein d’eau effectué, nous sommes invités à prendre place dans les voitures. Et c’est parti pour une trentaine de minutes de voyage à environ 20 km/h. On a le temps de profiter du paysage. On peut même ouvrir les fenêtres et s’appuyer dessus pour regarder dehors et se laisser fasciner par le panache de vapeur. A chaque passage à niveau, le train siffle, rompant avec le tranquille bercement des roues sur les rails. Nous traversons des zones boisées. Nous longeons des prairies. Au loin, le Mont Mézenc, le Mont Gerbier de Jonc et le Pic du Lizieux nous font de l’œil (il faudra vraiment que j’aille randonner par là un jour). Avec les copains créateurs de contenu, nous ne boudons pas notre plaisir, multipliant les plans vidéos et les photos, tout en discutant.

le Velay Express en gare du Chambon sur Lignon
La vapeur a un côté fascinant !
le Velay Express en gare de Saint Agrève
En gare de Saint Agrève
journal "gazette du Velay Express"
Un voyage dans le temps avec même un journal à lire pendant son voyage !

Une brasserie artisanale

Arrivés à la gare de Saint Agrève, nous avons marché quelques minutes pour rejoindre la brasserie L’Agrivoise. Cette brasserie artisanale a été lancée en 2008. Née d’une passion, elle produit les bières de caractère, celles que les brasseurs ont envie de boire. Nous avons pu visiter l’unité de production et bénéficier de toutes les explications sur la fabrication de la bière : maltage des céréales, houblons, fermentations. Les matières premières des bières sont essentiellement locales avec en particulier des malts de la malterie de Vernoux en Vivarais et des houblons du Diois. Après la visite, place à la dégustation. Ils annoncent que leurs brassages ont une tendance à tirer vers l’amertume. Mais je ne les ai pas trouvées particulièrement amères, et certainement plus aromatiques qu’amères.

Nous avons dégusté trois bières :

  • La P’tite Mère, une pale ale en dry hop, bière de soif assez légère. Pour moi, elle manque un peu de caractère (ceci dit, c’est assez normal pour une bière de soif). A apprécier plutôt aux très beaux jours. Présentée en accord avec un fromage de type caillé doux, je n’ai vraiment pas eu de coup de cœur.
  • Sous les pavés, une dry stout. Légère par rapport à ce qu’on s’attend d’une bière brune (même quand on sait que couleur et taux d’alcool sont deux notions bien distinctes). Dans les premières gorgées, je lui ai trouvé un goût de miel. Elle accompagne très bien le gâteau au chocolat qu’on nous a servi en même temps (ce qui pour une stout de ce type est un grand classique d’accord). Ma préférée de cette dégustation !
  • Krush, une IPA. Une note très forte de pamplemousse/pomelos tant au nez qu’en bouche, puis une note de fruits exotiques (passion ?) assez présente. Je ne suis pas vraiment fan des bières aux accents fruités, mais celle-ci est agréable.

Un peu de science

Cette année, le thème de la Fête de la Science est « saveurs savantes ». En Ardèche, cette opération est coordonnée par les médiateurs scientifiques du CCSTI, le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle, basé dans la vallée de l’Eyrieux. Compte tenu du thème, et du fait que la Fête de la Science a lieu à la même période que l’Automnal Gourmand, il était logique de provoquer des synergies entre les deux évènements. Nous avons donc pu participer à un atelier autour des micro-organismes présents dans la nourriture. Après une présentation théorique, nous avons pu observer au microscope ou à la loupe binoculaire des levures, des grains de kéfir, des moisissures de roquefort ou encore les acariens du fromage aux artisous.

stand de la fête de la science dans la cour d'une brasserie artisanale
Le stand « Saveurs Savantes » du CCSTI pour la Fête de la Science
série de loupes binoculaires
Observer les micro-organismes de la nourriture à la loupe binoculaire

Un déjeuner partagé

Nous avons terminé ce temps de découvertes par un repas partagé. Comme chaque année, ce sont les producteurs et les restaurateurs qui participent aux évènements de l’automnal gourmand qui ont préparé certaines de leurs spécialités. Au menu : des salades de lentilles, du concombre au sel de livèche, des gravlax de truite, de la charcuterie, des fromages et quelques douceurs. Nous nous sommes encore régalés.

Informations pratiques

Les partenaires avec qui nous avons passé un bon moment

Nous avons voyagé avec le Velay Express. Ce train à vapeur est maintenu et opéré par une association de bénévoles. Un chef de wagon donne des explications sur le train et les paysages.

Nous avons visité et dégusté les bières de L’Agrivoise. Il est possible d’acheter des bières sur place. On peut également profiter de la Taverne, une tap room qui propose régulièrement des animations (concours de fléchettes, concerts, etc.). Aux beaux jours, une immense terrasse avec un terrain de pétanque permet de profiter de la douceur des soirées. Et pour se rassasier, il y a même un food truck sur place.

Le CCSTI organise la Fête de la Science en Ardèche jusqu’au 26 octobre 2028 avec plein d’ateliers mais aussi le village de la Science qui sera cette année à Davézieux, à côté d’Annonay, les 10 et 11 octobre 2026.

Les évènements de l’automnal gourmand

La 6e édition de l’Automnal Gourmand a lieu du 26 septembre au 8 novembre 2026. Elle se décline entre rendez vous découvertes, temps forts et menus gourmands. Chaque année, je regrette que mon mois d’octobre soit bien chargé et de manquer de temps pour vraiment profiter de l’évènement. Mais comme les années précédentes, j’ai noté quelques dates et idées de sortie « au cas où » je trouverais un moment.

Parmi les temps forts, j’ai particulièrement noté :

  • l’automnal du champignon, à Saint André en Vivarais les 3 et 4 octobre
  • la fête des saveurs locales à Lamastre le 10 octobre
  • les Castagnades, par exemple celles de Désaignes le 18 octobre
  • la fête de la Courge de Saint Agrève les 24 et 25 octobre
  • l’iconique foire aux champignons de Saint Bonnet le Froid, qui viendra clore cette édition de l’Automnal Gourmand les 7 et 8 novembre

Côté animations, il y a de nombreuses balades gourmandes, où comment combiner randonnée et gourmandise, et des ateliers de cuisine. Il y a également plein d’animations à destination des enfants, en particulier durant les vacances de la Toussaint. Enfin, les restaurateurs partenaires proposent un menu spécial aux saveurs d’automne durant le mois d’octobre.


Le Chambon sur Lignon – Haute-Loire
Saint Agrève – Ardèche
28 septembre 2026

(*) Cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de la part des offices de tourisme des territoires organisant l’Automnal Gourmand, et en particulier de celui du Pays de Lamastre. Comme l’année dernière, j’ai été ravie de vivre ces moments de partage avec les producteurs et prestataires de ces territoires aux paysages magnifiques, et j’ai découvert des produits et des prestations exceptionnels.

[projet 52-2026] semaine 39 – avenir

Le thème Avenir imposé dans le projet 52 cette semaine est sans doute l’un des plus difficiles de l’année. J’ai eu un peu de mal à trouver un angle d’approche. Je me suis en particulier demandé ce que cette idée d’avenir pouvait bien représenter, si je devais envisager une avenir proche ou lointain, personnel ou plus global… et puis surtout comment mettre cela en image. Avec cette contrainte supplémentaire qu’on ne peut pas voir l’avenir et que la photo aura forcément été prise dans le passé. Mon choix sera donc un peu (beaucoup ?) tiré par les cheveux.

Cette photo a été prise très rapidement il y a 8 jours. Ce vendredi soir-là, après le travail, avec un ami, nous avons filé vers La Garde Adhémar pour nous lancer dans une randonnée nocturne : 10 km sur les sentiers à la frontale, 2 heures à discuter tout en avançant d’un bon pas. Nous avons passé une soirée fabuleuse. J’étais heureuse d’avoir tenu le rythme, d’avoir pu profiter de ces moments et de les avoir partagés. Et le lien avec l’avenir ? C’est tout simple : ça m’a donné envie d’aller encore plus loin, de refaire ce genre d’expérience sur de plus longues distances ou avec un rythme encore plus soutenu. Bref, ça m’a motivée pour plein d’autres défis à l’avenir !

groupe de personnes de nuit au pied d'un mur médiéval
Ravitaillement au Val des Nymphes durant La Nuitée Lagardienne
La Garde Adhémar – Drôme – 18 septembre 2026


(*) La Nuitée Lagardienne est un évènement réunissant vététistes et marcheurs sur différents parcours (15 et 25 km pour les VTT / 10 km à pied). Le ravitaillement est commun pour l’ensemble des parcours. A l’arrivée, un repas est partagé par tous.


Pour découvrir comment les autres participants envisagent l’avenir, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Bretagne x Normandie] 4 randonnées avec vue dans la Baie du Mont Saint Michel

Revenir dans ma région d’origine, entre Bretagne et Normandie, c’est avant tout multiplier les occasions de se balader dans la Baie du Mont Saint Michel et ses environs. Je le dis souvent mais cette baie est pour moi un des plus beaux endroits du monde, un de ces lieux qui m’apaisent instantanément. Cet été, le beau temps était de la partie (parfois même un peu trop chaud). Aussi, j’ai pu largement en profiter. J’ai refait des sorties que j’ai souvent faites : le long de la côte à Cancale, sur les falaises au dessus de Carolles, sur les prés salés. Mais j’ai aussi (enfin) fait une traversée de la baie, de la côte normande au Mont Saint Michel. Venez, je vous raconte tout cela !

vue sur le Mont Saint Michel depuis la baie
Au cœur de la baie du Mont Saint Michel

Cancale, une balade tranquille entre plage et rochers

Quelle que soit la saison, la balade à Cancale est devenue une tradition. Vous en trouverez de nombreuses versions au fil des articles du blog. Nous la couplons généralement à quelques achats en ville (en particulier, des épices chez Roellinger), et à un goûter à la crêperie. Selon la météo et la marée, mais aussi en fonction de là où nous trouvons un stationnement, le trajet varie mais il longe toujours la côte. Cette fois, nous avions trouvé à nous garer assez loin vers le haut de la ville. Nous avons récupéré la côte au niveau de la cale du mouillage de l’Abri des Flots. J’avais omis de regarder les horaires de marée avant de partir et je l’ai un peu regretté quand j’ai vu qu’elle était haute (et encore plus quand j’ai mis les pieds dans l’eau : j’aurais bien nagé un peu si j’avais eu mon maillot de bain avec moi).

mouillage à Cancale
Le mouillage de l’Abri des Flots et les rochers des Rimains

Là, nous avons deux choix pour rejoindre le port de la Houle : emprunter le GR34 ou passer par la plage. Nous avons cette fois choisi de passer par la plage, pour pouvoir mettre les pieds dans l’eau, mais aussi pour en profiter pour crapahuter dans les rochers. Melle 3e en a même profité pour faire un peu d’escalade sur la falaise (attention, certaines portions sont friables !). La balade en soi n’est pas très longue mais elle permet de prendre l’air (et la remontée vers le haut de la ville depuis le port permet d’ajouter un peu de « difficulté » !).

personne assise sur des rochers face à la mer
Dans les rochers
bord de mer à Cancale à marée haute
Les pieds dans l’eau…

Carolles, le sentier sur la falaise

Tout comme Cancale, les falaises de Carolles font partie de nos secteurs de balades préférées. Il faut dire que de là-haut, le panorama sur la baie du Mont Saint Michel est exceptionnel. S’il fait beau, l’eau a en plus une couleur paradisiaque. Nous avions les dernières fois fait le tronçon allant de la grande plage de Carolles à la cabane Vauban, et celui de la cabane Vauban au port du Lude. Cette fois, nous choisissons de partir de la cabane de Carolles en direction de celle de Champeaux. L’itinéraire que nous empruntons se faufile sur la falaise. C’est une partie du GR223 (le GR qui longe le Cotentin) qui est bien balisée (en rouge/blanc).

la cabane Vauban de Carolles en bord de mer
La cabane Vauban de Carolles
Les cabanes Vauban sont des petits corps de garde situés sur le littoral et édifiés au XVIIe siècle pour surveiller l’arrivée éventuelle de navires ennemis et prévenir de celle-ci (par des signaux de fumée ou par des feux) de cabane en cabane jusqu’aux capitaineries. Elles seront ensuite utilisés par les douaniers comme postes de surveillance pour traquer les contrebandiers. On en trouve principalement sur les littoraux normands et bretons.

Si le terrain n’est pas montagnard, il n’est pas complètement plat pour autant. Sans être technique, le chemin offre quelques passages en bordure de falaise ainsi que des petites montées (ou descentes selon le sens de parcours) dans les rochers. Il faisait très chaud le jour où nous y étions et le sentier se trouve principalement en plein soleil. Nous n’avons donc fait qu’un petit tronçon d’environ 2 km : de quoi profiter de la vue sur le Mont Saint Michel et sur la côte jusqu’à Granville, mais aussi de la fabuleuse couleur de l’eau.

marcheurs sur la falaise de Carolles-Champeaux
Le sentier se faufile à travers la lande qui couvre la falaise

L’herbu, la baie du Mont Saint Michel côté moutons

Encore un grand classique pour nous avec la balade sur l’herbu (ou prés salés) avec les moutons. Pour moi, ce sont avant tout des souvenirs d’enfance : nous y allions le dimanche aux beaux jours, souvent avec un pique-nique. Cela reste une balade familiale, facilement accessible, et assez modulable en durée pour que nous puissions la faire après un repas de famille par exemple. L’endroit est calme et apaisant. Il y a plusieurs points d’accès dont certains faciles à trouver le long de la route qui va d’Avranches au Mont Saint Michel (si vous passez par là, vous ne pouvez pas les manquer). Je connais aussi quelques autres points d’accès, plus discrets (et sans stationnement à proximité immédiate). Mais peu importe d’où vous partez, le point de vue reste le même : le Mont Saint Michel !

le Mont Saint Michel vu depuis les prés salés
Le Mont Saint Michel depuis l’herbu

Là où je suis allée cet été, nous sommes à plusieurs kilomètres du Mont Saint Michel. Le plus gros avantage, c’est qu’il n’y a personne ou presque. Côté balade, c’est plat (en dehors de quelques « criches », ces entailles creusées par la mer dans l’herbu), et stable tant qu’on reste dans la partie enherbée. La plus grosse difficulté, c’est de savoir d’où vous êtes partis pour revenir au bon endroit (et d’estimer le nombre de kilomètres parcourus à pied durant la promenade). Si vous y allez, essayez de repérer un élément de paysage fixe : un arbre, un bosquet, une pointe rocheuse (ou mettez une épingle GPS sur une application au départ)… Il ne reste plus qu’à profiter. Avec un peu de chance, les moutons seront à proximité. N’allez pas les déranger ou leur faire peur, gardez vos distances mais soyez sereins : ici, il n’y a pas de patous.

fleuve au bord du pré salé avec le Mont Saint Michel au fond
Le pré salé présente peu de risques, à condition de vérifier le coefficient de marée pour s’assurer qu’elle ne viendra pas le recouvrir. Attention par contre aux abords des fleuves : c’est là que se cachent les sables mouvants.

La grande traversée de la baie, la randonnée mythique

Pour terminer notre séjour, nous avons décidé de faire une randonnée mythique : la grande traversée de la baie. Cette sortie, j’en rêvais depuis longtemps mais je n’avais encore jamais réussi à la caser sur des vacances dans la région. Cette fois, je m’y suis prise à l’avance pour réserver et bloquer une date dans une période de grandes marées. J’ai choisi de partir avec Ben pour cette traversée et je ne l’ai pas regretté ! Tout au long de cette longue demie journée, il a su nous apporter plein d’informations utiles sur la baie, son écosystème, son histoire et ses légendes. Il nous a aussi fait profiter de sa connaissance des sables mouvants avec une démonstration, et chacun a pu ensuite en faire l’expérience. J’ai aussi particulièrement apprécié sa bienveillance, et sa sensibilité à la beauté de la baie.

guide dans la baie du Mont Saint Michel
Ben en Baie – guide attesté de la baie du Mont Saint Michel

Nous sommes partis vers 13.30 à pied de Saint Léonard pour rejoindre la pointe du Grouin du Sud environ 1 km plus loin. Là, nous avons gagné l’estran. C’est parti pour presque 7 km pieds nus jusqu’au Mont Saint Michel. Le rythme de marche est soutenu : nous devons terminer l’aller-retour avant l’arrivée de la marée haute. Régulièrement, Ben fait des pauses pour nous expliquer les lieux, toujours de façon très pédagogue. Sa passion pour la baie se sent à chaque fois qu’il en parle. A l’arrivée au Mont Saint Michel, nous avons une grosse demie heure de quartier libre. Nous en profitons pour aller nous chercher une gaufre que nous dégustons assises par terre au pied du Mont. Il est temps de retrouver Ben pour revenir à notre point de départ. Nous sommes de retour à Saint Léonard vers 19.30, après quasiment 16 km de randonnée pieds nus, fatiguées mais heureuses ! Cette randonnée que j’attendais depuis longtemps ne m’a pas déçue et fait à coup sûr partie des plus belles que j’ai pu faire.

sentier avec vue sur le Mont Saint Michel
Entre Saint Léonard et la point du Grouin du Sud
Le Mont Saint Michel
En arrivant au Mont Saint Michel par la baie

Informations pratiques sur la traversée de la baie :
La grande traversée aller/retour fait environ 16 km depuis Saint Léonard. Il y a aussi des départs de Genêts pour une distance similaire. Si la baie est globalement plate (en incluant la remontée sur la pointe rocheuse du Grouin du Sud, nous avons fait environ 40 m de D+), la traversée est quand même assez physique. En effet, marcher pieds nus sur une grande distance ne fait pas partie de nos habitudes et cela sollicite différemment les muscles du pied et de la jambe (si vous n’avez jamais expérimenté de courbatures dans le pied, ça peut être l’occasion). Les franchissements des fleuves demandent également pas mal d’énergie entre l’eau qui peut aller jusqu’à mi-cuisse et le courant à couper sur une distance parfois assez importante.
Il existe d’autres formules de traversées, moins longues : l’aller simple, l’aller-retour à Tombelaine depuis le Mont ou depuis la côte, etc. J’ai noté les possibilités en semi nocturne et cela pourrait bien être un projet pour l’année prochaine.

⚠️ Attention / Sécurité : Pour partir en sécurité sur l’estran entre la côte normande et le Mont Saint Michel, il faut se faire accompagner par un guide attesté. Il s’assure des heures de départ en fonction de celles des marées. Il fait attention au courant et à la profondeur lors de la traversée des fleuves. Et il permet de suivre la bonne direction dans cet environnement avec peu de points de repère, et d’éviter les vasières. Contrairement à une idée répandue, il y a aussi des risques au pied même du Mont Saint Michel. Quand on ne connait pas la baie, on ne s’y aventure pas seul, et quand on connait la baie, on sait qu’il ne faut pas s’y aventurer sans guide !
J’avais choisi de partir pour cette traversée aller/retour avec Ben en Baie. Il y a de nombreux autres guides attestés, indépendants ou en agence. Vous pouvez en trouver la liste sur le site de l’office de tourisme du Mont Saint Michel.

traversée de la baie du Mont Saint Michel
La traversée retour se termine dans une belle lumière


Cancale – Ille et Vilaine
Carolles / Baie du Mont Saint Michel – Manche
Août 2026

[projet 52-2026] semaine 38 – carte

Cette semaine, le projet 52 nous emmène chercher des cartes. On peut utiliser des cartes à jouer, des cartes à collectionner, des cartes postales, ou encore des cartes de géographie. Pour ma part, j’ai choisi de vous emmener en randonnée. Pour cela, on sort les cartes IGN et on les étudie soigneusement pour trouver son itinéraire. Une méthode à l’ancienne qui a le mérite de fonctionner même sans réseau. Nous étions ce soir-là en groupe dans un refuge des Ecrins et regardions le tracé pour notre retour du lendemain. Flo, notre guide, nous a réexpliqué le fonctionnement de ces cartes et leurs légendes. Cette petite remise à niveau, demandée par le groupe, m’a permis de réviser mes bases mais aussi de découvrir certaines subtilités, comme l’indication du nord magnétique vs le nord géographique ou encore les écarts entre les courbes de niveaux qui peuvent varier selon les massifs (généralement 10 mètres, mais dans les Ecrins, c’est 20 mètres compte tenu de la configuration des vallées).

lecture de carte topographique


Pour découvrir quelles cartes les autres participants auront joué, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


A noter : je passe cette journée de samedi avec des copains, et celle de dimanche avec d’autres copains. Je ne sais pas quand je pourrai m’installer devant mon ordinateur durant ce week-end. Je validerai dès que possible les commentaires qui seraient arrivés en modération.

[Bretagne x Normandie] 4 idées pour un été culturel

Je reviens régulièrement dans ma région d’origine, à cheval entre Bretagne et Normandie, pour des vacances en famille. Si nous faisons beaucoup de sorties nature pour profiter des beaux jours, nous ne limitons pas les sorties culturelles aux jours de pluie. Donc, cet été, même si nous n’avons pas vu une seule goutte tomber du ciel, nous avons aussi fait quelques visites de châteaux et musées. Nous avons également fait notre désormais traditionnelle sortie en soirée au Mont Saint Michel pour y profiter de la visite nocturne. Petit tour d’horizon de nos redécouvertes estivales.

Le Mont Saint Michel
Une visite au Mont Saint Michel

Colorama, pour passer une soirée magique au Mont Saint Michel

L’un de nos plaisirs estivaux consiste à découvrir le Mont Saint Michel autrement, lors d’une visite nocturne. Le parcours et les installations changent presque chaque année, et c’est donc une toute nouvelle scénographie à laquelle nous avons eu droit. Après l’onirique Rêves de Lune l’an dernier, place à la couleur avec Colorama cette année. Au fil d’une déambulation dans les différents espaces de l’abbaye, nous découvrons des installations lumineuses et colorées. Certaines sont interactives et invitent le public à se mouvoir pour déclencher des jeux de lumière. D’autres sont contemplatives et offrent des pauses bienvenues. Enfin, le clou du spectacle se joue dans l’abbatiale qui se pare de mille feux dans une mise en scène extravagante et complètement immersive.

Colorama au Mont Saint Michel
Dès l’entrée, le ton est donné !
coucher de soleil dans la baie du Mont Saint Michel
Pendant que nous attendions la tombée de la nuit dans le cloître, le ciel nous a aussi offert un magnifique spectacle dans la Baie

(*) Colorama s’est terminé le 31 août 2026. Il faudra maintenant attendre l’été prochain pour découvrir si cette version est prolongée ou si de nouvelles installations sont proposées.

Le musée des Beaux-Arts de Rennes, pour revoir des tableaux exceptionnels

J’avais découvert le musée des Beaux Arts de Rennes lorsque j’étais étudiante, à l’occasion d’une visite guidée organisée par notre prof de français (notre thème de l’année était « L’œuvre d’art » avec comme livres à étudier : Lettres à un jeune poète de Rilke, Gambara de Balzac et A l’ombre des jeunes filles en fleurs de Proust). A cette époque, le musée partageait les locaux avec le musée de Bretagne. Ce dernier ayant déménagé aux Champs Libres en 2006, le musée des Beaux Arts a pu investir plus d’espaces dans le bâtiment historique du quai Emile Zola. Nous y étions allés en famille il y a une dizaine d’années. Cette année, Melle 3e souhaitait y retourner. Je gardais de ma dernière visite une impression de fatigue visuelle que j’avais alors attribuée aux murs assez sombres (gris et rouge). Je pense maintenant que c’est plutôt lié à l’éclairage qu’à la couleur des murs.

Le musée possède une belle collection d’art contemporain. Nous avons cependant centré notre visite sur les salles dites d’art ancien, qui couvrent la période de la fin du Moyen-Âge au XIXe siècle. C’était en particulier pour moi l’occasion de revoir deux tableaux que j’apprécie particulièrement : La Chasse au Tigre de Rubens et le Nouveau-Né de Georges de la Tour. Je suis sous le charme à chaque fois que je les vois (même quand les conditions de visite ne sont pas bonnes comme c’était le cas lors de l’exposition George de la Tour au Musée Jacquemart André à Paris). L’ensemble de la collection ne se résume cependant pas à ces deux œuvres majeures et l’on peut « croiser » beaucoup d’artistes connus au fil des salles : Maurice Denis, Sisley, Caillebotte…

Tableau Le Nouveau Né de Georges de la Tour
Le Nouveau-Né de Georges de la Tour
œuvre d'orfèvrerie au musée des beaux arts de Rennes
Orfèvrerie et tableaux dans les salles du musée des Beaux Arts de Rennes

(*) Les conditions de visite du musée des Beaux Arts de Rennes sont à retrouver sur leur site internet. L’accès aux collections permanentes est gratuit pour tous. Le bâtiment du quai Emile Zola n’est pas climatisé et le jour de notre passage, il y faisait extrêmement chaud.

palais Saint Georges à Rennes
En sortant du musée, nous avons traversé la Vilaine pour aller faire quelques achats dans une librairie. Nous en avons profité pour passer par le jardin du palais Saint Georges.

Le château des Rochers, pour retrouver Madame de Sévigné

Cette année marque les 400 ans de la naissance de la Marquise de Sévigné (je vous en avais parlé à l’occasion d’une journée passée à Grignan). Il se trouve que la famille des Sévigné est une famille bretonne, et que c’est uniquement suite au mariage de la fille de Madame de Sévigné avec François Adhémar Monteil de Grignan que le destin de la Marquise se retrouve lié à la Provence. Le château familial des Sévigné est situé à côté de Vitré. Suite son veuvage, mère de deux jeunes enfants, Madame de Sévigné s’occupera de la gestion du domaine des Rochers. Elle participera au dessin des jardins et du parc, nommant les allées de façon parfois poétique, parfois très cynique. Elle fera ériger une nouvelle chapelle. Et surtout elle y passera beaucoup de temps, plus même qu’à Grignan où elle finira ses jours chez sa fille. Aujourd’hui, le château des Rochers est toujours une propriété privée, habitée. Cependant, quelques espaces dédiés à la Marquise de Sévigné se visitent. Si la visite est intéressante, elle reste assez superficielle et ne permet pas vraiment de plonger dans le quotidien de Madame de Sévigné. De plus, j’ai été assez surprise que cet anniversaire des 400 ans ne soient pas plus utilisés par Vitré pour la mise en valeur de son histoire.

La chaleur nous a un peu dissuadées de prolonger notre visite à Vitré par le château des Barons, au cœur de la ville. Nous avons cependant un peu flâné dans les rues bordées de maisons à pans de bois.

(*) Le château des Rochers se découvre uniquement en visites guidées, organisées par l’office de tourisme.

La vieille ville de Fougères, pour faire le tour du château

Nous avions une course à faire à Fougères et nous en avons profité pour refaire la balade que je faisais régulièrement avec mes copains le midi quand j’étais au lycée. Pour des raisons pratiques, nous ne sommes pas parties depuis le lycée mais depuis le parking du château. Nous avons donc commencé par longer le château avant de nous faufiler dans les ruelles de la basse ville. De là, nous avons gagné le jardin public où nous avons profité de l’une des plus belles vues sur le château, et de l’une des montées les plus raides vers la haute ville. La chaleur était bien présente mais avec l’ombre des arbres, cela rendait les choses un peu moins pénibles (une variante consiste à passer par la rue qui borde le jardin public : la pente y est – un peu – moins raide, mais l’ombre absente).

Une fois dans le haut du jardin public, nous ne sommes cependant pas redescendues vers le lycée mais avons opté pour un tour dans la haute ville (et un rafraichissement bien mérité dans un bar). Nous avons terminé la boucle en descendant vers le château par la rue de la Pinterie, une des plus verticales de la ville. Cette fois, nous n’avons pas visité le château mais si vous ne le connaissez pas encore, il vaut vraiment la peine de s’y attarder.


Mont Saint Michel – Manche
Rennes / Vitré / Fougères – Ille et Vilaine
Août 2026

[projet 52-2026] semaine 37 – artisanat

Cette semaine, le projet 52 s’intéresse à l’artisanat. J’aime les objets artisanaux. Je leur trouve une âme et un charme supplémentaire par rapport aux productions de masse. J’ai, par exemple, de très nombreuses tasses réalisées par des céramistes et que j’utilise au quotidien, ou encore des bijoux créés par des artisans talentueux. J’ai tendance à facilement craquer sur de beaux objets (surtout des petites pièces pour des questions budgétaires). J’aurais donc pu sans souci photographier ma tasse au petit déjeuner ou mes boucles d’oreille. Mais il y a un autre domaine dans lequel j’apprécie l’artisanat : c’est la gastronomie. J’aime découvrir un peu partout où je passe des artisans qui régalent mes papilles. Durant l’été, j’ai une attirance particulière pour les glaciers et au fil de mes balades, il m’arrivé régulièrement de me laisser tenter par quelques délices glacés.

un cornet de glace avec deux boules


Pour découvrir quels artisans ont les faveurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : ce week-end, il fait beau et je le passe avec des copains. Nous allons donc passer un maximum de temps dehors. Je ne me connecterai donc sans doute pas avant dimanche soir (voire même lundi soir après le travail selon l’heure à laquelle tout le monde repartira dimanche). Je validerai à ce moment-là les commentaires qui seraient à modérer.