Cette semaine, le thème du projet 52 nous propose poule ou lapin. Vous l’aurez compris, je pensais bien entendu à Pâques (qui était dimanche dernier) quand j’ai ajouté ce thème dans la liste. Pour l’illustrer, j’aurais pu choisir une vraie poule ou un vrai lapin, une sculpture ou un dessin de l’un ou l’autre, ou encore une cocotte en papier. Mais je suis restée sur ma première idée… et vous l’avez d’ailleurs déjà aperçu dimanche dernier. Je vous présente donc officiellement mon lapin de Pâques, en plein shooting sur fond de tulipes pour ma photo pascale de cette année.
Vous avez remarqué qu’il porte un petit chandail ? Il faut dire que la semaine précédent Pâques a été très froide autour de Valence, avec certains jours des ressentis maximum ne dépassant pas 2 ou 3 °C !
Pour découvrir à quoi ressemble les poules ou les lapins des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : je vais passer la journée avec des copines (et oui, pas de garçons : ce sera une « journée filles »), aussi je ne pourrai sans doute pas valider avant dimanche les commentaires qui seraient à modérer. Aussi, si votre commentaire n’apparait pas immédiatement, inutile de le renvoyer : il sera visible dès que je l’aurai validé.
Il y a une quinzaine de jours, je suis allée à Lyon pour passer une soirée à l’Opéra. L’idée était venue quelques semaines avant, suggérée par Mademoiselle 3e qui avait vu des affiches qui avaient piqué sa curiosité. Quand elle m’en a parlé, je n’ai pas hésité longtemps et nous avons pris des places pour une soirée en semaine (une des seules dates où il restait des places et où nous étions toutes les deux disponibles). J’avais pris une journée de congé aussi, je suis arrivée à Lyon dans l’après-midi. Il faisait froid mais entre deux giboulées, le soleil brillait. J’en ai profité pour me balader sur la Presqu’île et y faire les boutiques. Je pense que cela ne m’était pas arrivé depuis que j’étais étudiante !
Un cocktail en rooftop
Avec Melle 3e, nous nous sommes retrouvées à 18.00 devant l’opéra de Lyon. Nous avions en effet prévu d’aller prendre un verre et grignoter un morceau au bar Les Muses. Ce bar est situé dans le bâtiment de l’opéra et on peut y profiter d’une terrasse avec une belle vue sur la ville. J’avais vu de nombreuses fois passer des photos sur les réseaux sociaux, et y admirer le coucher de soleil semblait assez magique. Je dois avouer que nous n’avons pas été déçues. Nous avons pu bénéficier d’une table sur la terrasse. Et, malgré la température plutôt fraîche (à l’heure où nous y étions, il devait faire 6 ou 7°C), nous avons apprécié le moment.
Le bar Les Muses tire son nom des statues des muses qui ornementent la façade et se trouvent au niveau de la terrasse de l’établissement. De là, on domine la ville et on fait face à Fourvière.La terrasse du bar Les Muses est l’endroit parfait pour admirer le coucher du soleil derrière l’hôtel de ville.
(*) Le bar Les Muses est situé dans l’Opéra de Lyon. L’accès se fait par ascenseur directement depuis le péristyle, et ne nécessite pas d’avoir un billet de spectacle. Le bar est ouvert uniquement en soirée du mercredi au samedi, ainsi que le samedi après-midi. La carte propose un joli choix de boissons, dont une belle sélection de cocktails sans alcool, et quelques tapas à partager à l’heure de l’apéritif. Des plaids sont disponibles pour se réchauffer sur la terrasse. Ils sont les bienvenus, surtout une fois le soleil couché.
En avant spectacle (et à l’entracte s’il y en a un), il est aussi possible de prendre un verre dans le foyer de l’opéra de Lyon, qui a gardé son décor XIXe siècle. Il n’y est cependant pas possible de s’y assoir.
Sous les ors du foyer de l’opéra de Lyon
Un lieu surprenant
Une fois entré dans le bâtiment, ce qui frappe, c’est son architecture. En effet, à la fin des années 1980/début des années 1990, l’architecte Jean Nouvel a imaginé et livré un projet d’agrandissement de l’ancien Grand Théâtre de Lyon. Il n’a conservé que les façades et le foyer du bâtiment d’origine. Il a également surélevé l’ensemble avec une immense verrière, donnant au lieu sa silhouette si particulière. Les circulations sont agréablement pensées, entre escalators étroits, escaliers métalliques d’inspiration industrielle et couloirs capitonnés de rouge (subtil rappel aux couleurs traditionnelles des théâtres et salles de spectacles classiques). L’ensemble dégage une puissance quasi organique. Quant à la salle de spectacle, d’une jauge de 1100 personnes, ses tons noirs contrastent avec ce que l’on a l’habitude de voir dans les opéras et théâtres à l’italienne parés de velours rouges, de stucs et d’ors. L’acoustique y est travaillée et la visibilité de la scène bien pensée avec des sièges disposés en quiconque au parterre.
La silhouette de l’Opéra de Lyon mélange clacissisme et architecture contemporaine.
Place au spectacle
L’opéra de que nous sommes allées voir est Manon Lescaut de Puccini. Le livret est directement inspiré du roman de l’Abbé Prévost. Manon, jeune femme à la très grande beauté, oscille entre un amour passionnel pour le chevalier des Grieux et l’intérêt matériel. En face, des Grieux se morfond d’amour, sans se rendre compte de l’influence néfaste de Manon sur sa vie. Il finit exilé, ruiné et malheureux. Si vous me demandez si j’ai apprécié le roman, la réponse sera immédiate : pas du tout ! Je trouve que Manon est un des personnages féminins les plus exécrables de la littérature française (avec en prime toute la misogynie même pas déguisée de l’auteur) et que des Grieux est l’un des personnages masculins les plus pathétiques de la littérature française, se laissant entraîner dans de sombres affaires par amour pour Manon qui ne le regarde que lorsque cela l’intéresse. De plus, je ne suis pas particulièrement fan d’opéra, et sans doute encore moins des partitions italiennes de la fin du XIXe siècle (Rossini, Puccini, Verdi, Bellini…). Je crois que je leur préfère les opéras allemands, plus directs. Bref, on ne partait pas sur une bonne base pour cette soirée.
Cependant, j’ai passé un très bon moment. Le spectacle durait 2h45 (dont 35 minutes d’entracte), et je n’ai pas vu le temps passer. Les décors et la mise en scène étaient vraiment très réussis, plongeant le spectateur dans les différentes ambiances des 4 actes de l’opéra. Quant aux artistes, tant dans l’orchestre que sur scène, ils ont su rendre le moment exceptionnel. Assister à un opéra « en vrai » n’a rien à voir avec l’écouter sur un enregistrement. Lors d’une représentation, il y a une dimension supplémentaire à la musique, et rien que pour cela, j’ai apprécié ma soirée.
Le salut des artistes
Lyon – Rhône – 26 mars 2026
Giboulée de mars Derrière l’hôtel de ville – Lyon – mars 2026
Cette semaine, le projet 52 nous emmène vers le haut. Il y a de multiples façons de regarder ou d’avancer vers le haut. Il est même possible de métaphoriquement être tiré vers le haut, par une ou plusieurs personnes qui nous incitent à nous dépasser. J’ai ainsi hésité à illustrer ce thème avec une photo de la piscine, où je me rends plusieurs fois par semaine depuis un peu plus de deux mois et où je progresse, dépassant peu à peu mes précédentes limites, sous l’impulsion d’amis et connaissances pratiquant d’autres sports d’endurance. Mais je suis restée beaucoup plus terre à terre et vous propose une mise en image beaucoup plus littérale.
Lors d’une récente balade à La Baume Cornillane, je suis allée voir si l’accès au site de la Grotte de la Dame était rouvert. Ce n’est toujours pas le cas (pour des raisons de sécurité). Alors j’ai continué vers le haut pour grimper au dessus de la grotte. De là, je pensais gagner le haut de la cascade du Rif mais le chemin était envahi de végétation et les conditions météo peu favorables rendant l’accès compliqué (et un peu dangereux). J’ai donc longé le ruisseau vers le haut, et profité de beaux points de vue sur le château des Cornillans et les roches de la Pangée.
Pour aller vers le haut avec les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Après plusieurs années dans la vallée de l’Arve, Mr 2e a emménagé il y a quelques mois à Annecy. Nous avons eu un peu de mal à caler nos agendas respectifs pour trouver un week-end où ni l’un ni l’autre n’avions quelque chose de prévu. C’est finalement fin février que je suis allée lui rendre visite. Il en a profité pour me faire découvrir ses endroits favoris : boutiques, points de vue, balades. A mon tour, je vous propose quelques idées pour passer un week-end agréable à Annecy.
Vue sur le lac d’Annecy
Une promenade en ville
J’avais déjà plusieurs fois eu l’occasion de me balader dans les rues d’Annecy. C’était cependant la première fois que je le faisais en hiver. Force est de constater qu’il y a moins de monde qu’aux beaux jours (et pourtant, nous étions en pleine période de vacances scolaires et de chassé-croisé vers les stations de ski des Alpes). Nous avons zig-zagué dans les petites rues, nous laissant guider par le hasard et les petits coins que Mr 2e voulait me montrer (tous ne sont pas touristiquement intéressants, mais c’était en lien avec des anecdotes personnelles qu’il m’avait racontées).
Dans le centre d’Annecy, le long du Thiou et dans les ruelles anciennes
Annecy est parcourue de canaux et comme il faisait beau ce jour-là, c’était très agréable. Nous avons ainsi profité d’une terrasse de café juste au bord du Thiou pour une pause en milieu d’après-midi. Après un hiver riche en pluie et alors que la douceur des températures faisait fondre la neige des sommets, le courant était fort dans la petite rivière.
Faire une pause au soleil au bord du Thiou
Une balade au bord du lac
Le premier jour, j’étais arrivée un peu plus tard que ce que j’avais prévu en raison de bouchons sur la route (initialement, je devais venir en train mais un éboulement bloquait la circulation des TER entre Valence et Grenoble). Aussi, nous avions directement commencé par une très bonne fondue savoyarde dans une brasserie. Après cela, une balade digestive était de mise. Nous sommes donc partis le long du lac, en passant par le jardin de l’Europe, le pont des Amours, et le Pâquier. Nous avons continué jusqu’au niveau du port, profitant des vues sur les montagnes environnantes tout en discutant.
Tout au long du lac d’Annecy, les points de vue sur les montagnes sont fantastiquesFace à l’Impérial Palace, point d’arrivée de notre baladeLe Pâquier, le lac et les montagnes, une vue typique d’Annecy
Une visite au château
Après avoir de nouveau flâné dans les petites rues du centre ville, nous sommes montés jusqu’au château. Comme il était ouvert, nous avons décidé d’y faire un tour. Le château d’Annecy a été construit par phases successives entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Au XIXe siècle, c’est une caserne et il s’en faut de peu que des travaux d’aménagements ne viennent détruire les plafonds anciens. Devenu propriété de la ville, il a été progressivement transformé en musée à partir des années 1950. Actuellement, il est de nouveau en travaux pour un réagencement complet du parcours muséographiques. Certaines salles sont donc inaccessibles et nous n’avons pu en voir qu’une partie. Les salles que nous avons vues s’articulaient autour de la représentation des paysages alpins et de la nature, avec une bonne part d’art contemporain.
Dans la cour du château d’AnnecyLes paysages alpins inspirent les artistes depuis longtemps
Une randonnée sur les pentes du Semnoz
Le dimanche matin, nous voulions aller au sommet du Semnoz, encore enneigé pour y faire une balade. Le soleil brillait et nous n’étions clairement pas les seuls à avoir eu cette idée. Les bouchons dans la montée laissaient présager un parking complet en haut, aussi nous avons décidé de faire demi-tour et de nous arrêter pour une petite randonnée dans la forêt. Mr 2e connait assez bien maintenant le secteur, où il va assez souvent. Aussi, je l’ai suivi sans vraiment prêter attention à l’itinéraire. En fin d’hiver, la forêt est encore très lumineuse et c’est à peine si on devinait l’approche du printemps. Nous avons suivi des sentiers jusqu’à arriver à un point de vue sur le lac que l’on devinait à travers les arbres. J’ai vraiment apprécié cette parenthèse forestière à deux pas de la ville.
Au départ, nous avons suivi une route forestièreDepuis la forêt des pentes du Semnoz, on devine les sommets de l’autre côté du lac d’Annecy à travers les arbres encore dépourvus de feuilles.
Un tour dans les montagnes
Difficile de venir à Annecy et de faire l’impasse sur les montagnes. Elles entourent la ville et le lac. Et en fin d’hiver, les sommets enneigés donnent envie d’aller y faire un tour. Comme nous n’avions pas pu monter au Semnoz le dimanche matin, nous sommes partis du côté des Aravis le dimanche après-midi. Nous avons emprunté la route qui monte de Veyrier du Lac vers Alex puis Thônes. Tout au long du trajet, j’ai été subjuguée par les paysages (et pour une fois que je ne conduisais pas, je pouvais encore plus en profiter). Nous avons fait un premier arrêt dans le petit village d’Alex, puis nous avons repris la route vers Thônes où nous avons fait une belle promenade en montant jusqu’au château.
vue sur les montagnes depuis le village d’AlexLes pentes du massif des Aravis sont encore bien enneigéesBalade dans le village de Thônes
Une soirée à la patinoire
Je dois avouer que le choix de la date de mon week-end à Annecy, en plus de nos contraintes d’agendas respectifs, avait été choisie parce que le samedi soir, le match de hockey opposait les Chevaliers du Lac d’Annecy aux Lynx de Valence. Comme Mr 2e et moi-même souhaitions retourner voir un match ensemble, l’occasion était trop belle pour la manquer. Nous avons donc passé la soirée à la patinoire dans les gradins à encourager les Lynx (et je peux vous dire qu’il y avait assez peu de spectateurs pour les valentinois). La patinoire d’Annecy est beaucoup plus grande que celle de Valence (environ 1500 places à Annecy contre – de mémoire – environ 400 à Valence). Par contre, nous y avons trouvé l’ambiance dans les gradins plus « molle ». Mais aller voir un match de hockey reste une chouette activité à partager !
Sur la glace, les chevaliers du lac vs les Lynx
Annecy – Haute-Savoie – février 2026
Informations pratiques
Pour manger des spécialités savoyardes, direction la Brasserie Savoyarde, quai Perrière à Annecy. Le service y est continu et efficace, les tarifs corrects, et la fondue était vraiment bonne et généreuse.
Le lac est bordé de voies douces, il est donc facile de s’y promener à pied (ou à vélo). La balade que nous avons faite du quai Perrière à l’Impérial Palace en passant par les jardins fait environ 2 km aller.
Le château-musée d’Annecy reste ouvert pendant les travaux actuellement en cours avec un parcours de visite restreint (et un tarif réduit). Les informations pratiques sont à retrouver sur le site internet des musées d’Annecy.
Sur le Semnoz et tout autour du lac, vous pourrez trouver de nombreux sentiers de randonnée, parfois même aux portes de la ville. Le site de l’office de tourisme référence beaucoup de balades plus ou moins engagées.
Thônes est la capitale du reblochon fermier. Il était donc impensable de repartir sans avoir fait quelques emplettes. La coopérative de producteurs Le Farto est très réputée. Nous y avons acheté des reblochons excellents et à un prix plus que raisonnable. J’avais aussi pris un morceau de tomme de Savoie, qui ne m’a pas déçue non plus.
Le programme des matchs des Chevaliers du Lac, l’équipe de hockey d’Annecy, est disponible sur leurs réseaux sociaux.
Pour d’autres idées à Annecy et dans les environs, vous pouvez aller voir les articles que j’avais écrit suite à un précédent séjour :
En regardant le thème « S’amuser » de cette semaine dans le projet 52, j’ai eu un moment où je me suis demandée si mes semaines n’étaient pas trop sérieuses pour pouvoir l’illustrer. Puis, je me suis souvenue de tous les fous rires avec mes collègues de bureau, nos délires partagés, nos idées saugrenues, nos discussions souvent très second degré. Sauf que tout cela ne se met pas aisément en image.
Je suis donc allée de nouveau faire un tour dans les photos que j’ai prises ces dernières semaines, espérant y trouver ce dont j’avais besoin. J’ai alors retrouvé quelques images prises rapidement fin janvier pour l’inauguration des nouveaux locaux de Radio Méga à Valence, une radio associative. Ils avaient édité des stickers avec des jeux de mots autour de noms d’artistes. C’est ainsi que l’on pouvait croiser David Feta ou Pastis Bertrand…
Pour découvrir comment s’amusent les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Certains d’entre vous le savent déjà, j’ai longtemps travaillé à Lyon. Mais, prise dans le tourbillon de mon quotidien professionnel, je fréquentais souvent les mêmes lieux, les mêmes rues. Et je n’avais pas le courage de retourner à Lyon le week-end. Depuis 2 ans, je ne vais plus chaque jour à Lyon, et j’y vais donc avec plaisir pour m’y balader ou y profiter de l’offre culturelle (même si dans la Drôme, il y a aussi plein de belles propositions). C’est pour découvrir les nouvelles expositions du macLyon que j’y suis allée cette fois, et je me suis aussi baladée dans les environs de la Cité Internationale.
La Cité Internationale de Lyon a été bâtie à la fin des années 1990/début des années 2000 sur le site de l’ancienne foire de Lyon. L’ensemble a été conçu par l’architecte Renzo Piano, et s’articule autour d’une rue piétonne interne. La Cité Internationale abrite des hôtels, un centre de congrès et spectacles, des salles de cinéma, des restaurants et des bureaux, ainsi que le Musée d’Art Contemporain de Lyon.
Une visite au Musée d’Art Contemporain
Redécouvrir le macLYON
Il suffit parfois d’une occasion pour retourner dans un quartier où on n’a pas mis les pieds depuis plusieurs années. C’était mon cas avec la Cité Internationale. La dernière fois que j’y étais allée, c’était il y a une dizaine d’années pour une soirée de gala à l’amphithéâtre 3000, et je n’avais pas vraiment flâné. La fois précédente remontait à la fin des années 1990. Le quartier était encore en construction, mais le Musée d’Art Contemporain (dit macLYON) venait d’ouvrir ses portes et j’étais venue le visiter. Et je n’y étais pas retournée depuis.
La façade Art Déco du macLYON est celle de l’ancien palais de la foire, qui a été conservée.
C’est à l’invitation de IgersLyon et du macLYON que je suis venue pour découvrir les 3 nouvelles expositions temporaires. Le musée a en effet cette particularité de ne pas exposer de collections permanentes (même s’il possède un fonds d’œuvres), et de proposer uniquement des expositions temporaires avec généralement deux rotations annuelles. Un nouveau cycle d’expositions a été inauguré le 6 mars dernier, et j’ai eu la chance de les parcourir dès le lendemain avec un médiateur en visite guidée.
Truck, installation d’Eric Wurm en 2007Au macLYON, des espaces permettent de réaliser des activités en famille, de consulter des livres ou encore de faire une pause.
Encore lui ! – Jean-Claude Guillaumon
La première exposition est une monographie de Jean-Claude Guillaumon, intitulée Encore lui !. Elle propose un regard sur l’œuvre de cet artiste lyonnais autodidacte et peu connu du grand public. Dessinateur industriel de profession, proche du mouvement Fluxus (qui milite pour l’abolition des frontières de l’art), il a débuté en faisant des happenings dans les années 1960, apportant un vent de nouveauté dans la scène artistique lyonnaise. Au cours des années 1970, épaulé par son épouse Colette, il se met en scène dans des séries photographiques portant un regard à la fois acerbe et plein d’humour sur l’art, en particulier contemporain, et la société de façon plus générale. Loin du selfie façon XXIe siècle, Jean Claude Guillaumon ne se met pas au centre de ses productions pour des raison égotiques mais pour au contraire désacraliser la place de l’artiste et tourner en ridicule la vanité qui l’accompagne.
Dès l’entrée de l’exposition, le ton est donné« N’allez pas contredire l’artiste vous passeriez pour un imbécile » Un avertissement en forme de pied de nez à la pédanterie des artistesJean Claude Guillaumon explore de nombreux formats photographiques, en bande façon photomaton ou en tirage simpleJe ne savais pas encore que Jean Claude Guillaumon était dessinateur industriel quand j’ai vu cette œuvre, mais j’ai immédiatement pensé à la correspondance des vues en dessin technique. (Et je suis donc très surprise que mes cours de dessin industriel aient pu me servir à quelque chose une trentaine d’années après ! )Les oeuvres ne sont pas captives de leurs cadres mais envahissent le monde comme devrait le faire l’art.Dans la lancée des happenings, Jean Claude Guillaumon a aussi fait des captations vidéo comme cette partie de go un peu particulière, qu’il met ensuite en scène dans une installation.Ce papier peint « Jean Claude Guillaumon » reprend la figure hypnotique de l’artiste (et me fait penser au papier peint des Renés d’Hervé Di Rosa au musée de Valence en 2022)
Regards sensibles – œuvres vidéo de la collection Lemaire
Isabelle et Jean-Conrad Lemaire ont constitué au fil des années l’une des plus importantes collections privées d’art vidéo en France. Les œuvres qu’ils ont acquis couvrent la période de 1984 à 2025. Ils ont fait don de cette collection au macLYON de façon récente. Dans cette collection, la commissaire d’exposition a imaginé un parcours à travers une sélection d’œuvres, les faisant ainsi dialoguer. La scénographie invite le visiteur à s’assoir pour regarder les vidéos proposées, dont la durée varie de quelques minutes à une demi-heure. Je dois avouer que l’art vidéo est sans doute celui qui a le plus de mal à me toucher. J’ai souvent du mal à interpréter l’intention de l’artiste, et j’analyse l’œuvre plus que je ne la ressent. Mais quelquefois, une œuvre vidéo trouve un écho en moi et m’émeut. Ca a été le cas pour Les Indes Galantes, une vidéo de Clément Cogitore, qui met en scène des danseurs dans une battle hip hop sur la musique de Rameau, et qui a été un vrai coup de cœur.
Regardez bien, les mains d’Alexis le médiateur font écho à l’œuvre qui se joue dans son dosLa scénographie de l’exposition est une vraie réussiteSi l’œuvre vidéo m’a laissée perplexe, j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégageait de l’installation avec cette lumière bleutée.
Peinture froide – Giulia Andreani
Au troisième étage du musée, la peinture froide de Giulia Adreani nous emmène dans un univers monochrome. En effet, l’artiste peint uniquement avec du gris de Payne, un gris bleuté créé au XVIIe siècle par un aquarelliste anglais et utilisé généralement pour les ombres et les effets de profondeur. L’utilisation qu’en fait Giulia Andreani donne un rendu très froid, créant une distance entre le spectateur et le tableau, figeant dans une dimension quasi photographique les scènes représentées. Parmi les thématiques, on note une forte interrogation sur la place des femmes, tantôt invisibilisées, tantôt mises en valeur. L’artiste s’attache aussi à revisiter les esthétiques des images de propagande des régimes totalitaires. L’ensemble porte un regard interrogatif sur l’impact politique de l’iconographie, et le souvenir laissé dans la mémoire collective.
Questionnement sur la place de la femme dans le monde, en particulier artistiqueLuttes politiquesQuestionnement sur la place de la femme dans le monde, en particulier artistiqueUne œuvre monochrome avec un fort impact
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) au Musée d’Art Contemporain de Lyon.
Coup de cœur pour le tote bag du macLYON
Une promenade au parc de la Tête d’Or
La Cité Internationale de Lyon est situé juste en lisière du parc de la Tête d’Or. S’il m’est arrivé de temps en temps de faire un tour au parc, c’était plutôt du côté opposé, vers les serres et le jardin zoologique. J’ai donc profité d’être à la Cité Internationale pour aller me balader dans les allées du parc en bordure du lac. Comme j’y étais début mars, c’était la pleine floraison des différentes variétés de jonquilles mais aussi des magnolias (et dans quelques semaines, c’est la roseraie qui sera en fleurs). Cette version printanière du parc de la Tête d’Or est l’une des plus belles, et je n’ai pas manqué de faire beaucoup (trop) de photos.
Les pelouses étaient couvertes de jonquillesLe spectacle des mangolias en fleursL’un des cygnes du lacJ’avais découvert Lyon lors de mon premier stage quand j’étais étudiante, et j’étais complètement tombée sous le charme de ce pont en bois. J’y avais d’ailleurs à l’époque fait quelques séries de portraits.
Lyon – Rhône – mars 2026
En passant sur la Presqu’île après ma journée autour de la Cité Internationale, j’ai pu admirer les magnolias en fleurs devant le bâtiment de la bourse du commerce à Cordeliers
Cette semaine, le thème du projet 52 est électrique. Et il m’a posé pas mal de difficultés ! En fait, j’avais plein d’idées, mais je n’ai eu le temps d’en photographier aucune car la semaine a été très intense au bureau. Cumulé avec du sport en soirée et des moments conviviaux avec les copains, il ne m’est resté absolument aucun moment pour aller faire les photos que j’avais imaginées. Dans ma tête, il y avait des images de barrage hydroélectriques, et des détails de jolies voitures électriques. C’est finalement très tard hier soir que j’ai repensé à la publication d’une photo pour le projet 52.
Dans mes archives, j’ai cherché une photo que je me souviens avoir prise il y a quelques années en rentrant de la gare : un beau coucher de soleil, un reflet dans une flaque et une ligne haute tension. Mais je ne sais plus quand j’ai pris cette photo et je n’ai pas réussi à la retrouver dans mes dossiers. Vous aurez donc une photo approchante de celle que je cherchais, prise en octobre 2020, également sur le trajet de retour de la gare.
Pour découvrir ce qui est électrique chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : ce week-end sera familial, et je n’aurai pas beaucoup de temps pour passer par ici. Si votre commentaire n’apparait pas immédiatement car il est à modérer, ne vous inquiétez pas : je viendrai le valider avant la fin du week-end. Il est inutile de le renvoyer.
Cette année, le printemps est arrivé de bonne heure. Comme les années précédentes, je suis allée profiter des premières fleurs dans les environs immédiats de Valence. Morceaux choisis en mode portfolio.
Au cœur des arbres fruitiers en fleurs
Les vergers en fleurs
Dès la fin du mois de février, les vergers étaient en fleurs. En quelques jours, les champs sont passés des arbres nus à une floraison éclatante. Sur mon trajet quotidien, il y a des vergers et je les voyais évoluer de jour en jour. Aussi, le dimanche matin suivant, j’ai profité d’un beau rayon de soleil pour aller marcher le long des petites routes, en pleine campagne. Comme chaque année, j’ai fait des dizaines et des dizaines de photos. Comme chaque année, j’ai eu du mal à n’en sélectionner que quelques unes à vous montrer.
Les orchidées au bord du Rhône
Après avoir longuement arpenté les vergers, j’ai eu envie d’aller voir si les orchidées sauvages étaient fleuries le long du Rhône. Je suis donc partie vers le barrage de Bourg lès Valence. Je n’étais pas complètement convaincue que j’en trouverais même si au cours de la semaine précédente, j’avais aperçu quelques spécimens d’orchis géants sur le bord de la route du côté de l’Epervière. C’est donc avec un plaisir mêlé de surprise que j’ai découvert que non seulement, il y avait quelques orchis géants mais en plus, les petits ophrys de mars étaient aussi sortis.
Certains individus parmi les ophrys de mars présentaient une légère variation chromatique
Chateauneuf sur Isère / Bourg lès Valence – Drôme – 1er mars 2026
Pour découvrir d’autres idées de balades printanières dans les environs de Valence, je vous suggère :
Cette semaine, le projet 52 nous emmène dans la cuisine. J’ai eu pas mal d’idées, entre la vaisselle, ou des préparations culinaires. Il faut dire que depuis quelques semaines, je prends pas mal de plaisir à préparer des gâteaux pour mes collègues qui les apprécient grandement. Mais comme je ne veux pas que cela devienne une routine, je n’en ai pas fait cette semaine (en plus, je n’avais plus d’œufs). Et, je n’avais pas pensé à prendre ceux des dernières semaines en photo. Finalement, j’ai choisi de vous montrer ce que j’ai ramené de mon week-end en Haute Savoie. Nous avons fait un tour à Thones, qui se trouve être la « capitale » du reblochon fermier. Impossible donc de rentrer les mains vides ! Nous avons fait un arrêt à la coopérative de producteurs Le Farto, une institution dans la région. Là, nous avons acheté plusieurs reblochons ainsi que de la tomme de Savoie. De quoi se régaler une fois de retour à la maison, et préparer de bons petits plats dans la cuisine.
Pour découvrir ce qu’il se passe dans la cuisine des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.