[Loire] une journée à Saint Etienne autour du design

Je connais assez peu Saint Etienne. J’y étais allée il y a bientôt 2 ans pour une découverte autour des savoir-faire et de la gourmandise. J’avais alors visité entre autres le Musée d’Art et d’Industrie avec ses collections d’armes, de cycles et de rubans. Je m’étais dit qu’il faudrait que je revienne pour explorer les liens de la cité stéphanoise avec le design. Saint Etienne fait en effet partie des villes créatives de design de l’UNESCO, et elle est la seule ville française avec cette distinction. J’ai donc profité du week-end inaugural de la toute nouvelle Galerie Nationale du Design pour retourner à Saint Etienne à l’invitation de Saint Etienne Hors Cadre.

à la cité du design de Saint Etienne
A la cité du design

Explorer la Cité du Design

Prendre de la hauteur sur la plateforme de la Tour Observatoire

Le rendez-vous pour cette journée était donné sous la tour observatoire à la Cité du Design. Après avoir retrouvé notre hôte de l’office de tourisme et les autres instagrameurs présents, nous avons été accueillis par la responsable communication de la Cité du Design. Quand elle nous a proposé de nous faire ouvrir l’accès à la plateforme, nous n’avons pas hésité pour accepter. Accompagnés par une équipe de la Cité du Design, nous nous sommes dirigés vers le sommet à 32 mètres de haut. J’ai choisi de les monter à pied mais c’est possible d’emprunter un ascenseur.

"vous avez le droit de rêver", texte visible sous la plateforme de la cité du design à Saint Etienne
Sous la plateforme de la cité du design

Une fois en haut, j’ai été frappée par les lignes hyper graphiques des ombres de la structure tubulaire de la plateforme. Une fois tous arrivés au sommet, nous avons bénéficié d’une présentation des lieux et d’une lecture de paysage. La Cité du Design a pris place dans l’ancienne Manufacture d’Armes de Saint Etienne, là où était produit le fusil FAMAS de l’armée française. Inaugurée en 2009, elle est en partie installée dans les bâtiments historiques de l’ancienne manufacture, datant de 1864 (même si l’histoire de la manufacture d’armes de Saint Etienne est nettement plus ancienne). L’ensemble historique a été complété par un bâtiment moderne, la Platine, vaste vaisseau de 200 mètres de long abritant espaces d’exposition, boutique, salles de séminaires et auditorium.

Visiter les expositions de la Platine

Après cette introduction autour de l’histoire de la Cité du Design, mais aussi des liens entre le design et la ville de Saint Etienne, nous avons pris la direction de la Platine pour y visiter deux expositions. Nous avons commencé par l’exposition Créer un vase. Dans le cadre d’une commande publique, des artistes et designers contemporains ont proposé un dossier autour de la thématique du vase, de ce qu’il représente, de comment il peut se réinventer. Les dix lauréats retenus ont ensuite pu fabriquer leurs vases qui sont présentés dans l’exposition. Ce sont ainsi 21 vases qui sont visibles. Outre l’inventivité des projets présentés et la technicité de leur réalisation, j’ai aimé que l’exposition permette d’avoir un aperçu de la réponse que les candidats avaient faite. Ce petit coup d’œil dans les coulisses de la création permet aussi de se rendre compte qu’entre le projet initial et l’objet réalisé, il a parfois fallu se confronter à des réalités et difficultés techniques.

Nous sommes ensuite passés voir l’exposition Brèches Fertiles d’Anaïs Borie. Son inspiration se situe aux confins de l’archéologie futuriste et du steam punk. Dans un univers quasi aseptisé, elle interroge notre société et ce qu’il en resterait si dans quelques dizaines d’années, des historiens dans un monde post apocalyptique se penchaient dessus. Je dois avouer que la phrase d’introduction (« Dans le futur, on ne sait pas, même si nos ruines racontent qu’on a toujours su ») a trouvé de l’écho en moi, tout comme l’esthétique très particulière du travail d’Anaïs Borie.

oeuvre d'Anais Borie
Détail d’une des œuvres d’Anaïs Borie présentée dans l’exposition Brèches Fertiles

Découvrir la Galerie Nationale du Design

Après ces découvertes à la Platine, nous avons traversé un bâtiment et une cour pour nous rendre à la Galerie Nationale du Design. Cet espace avait été inauguré quelques jours auparavant seulement. Installé dans d’anciens ateliers réhabilités, cet espace a vocation à accueillir des expositions temporaires autour du design, en présentant des objets issus des collections publiques et en les faisant dialoguer. Il présente ainsi sa toute première exposition Design en main. Du langage à l’objet.

Galerie nationale du design à Saint Etienne
Depuis l’entrée de la Galerie Nationale du Design, vue sur la tour observatoire
L'entrée de la galerie nationale du design
Le Seuil – l’entrée de la Galerie Nationale du Design, accessible à tous gratuitement, présente des objets actuels, créés par des designers contemporains et toujours édités, avec chacun une petite fiche explicative

L’exposition d’inauguration Design en main s’articule autour d’expressions utilisant le mot main : à mains nues, mettre la main à la pâte, de main en main, prendre en main… Chaque expression renvoie à une réalité, une vision du lien entre le design et la vie quotidienne. On explore ainsi la transmission des gestes artisanaux ou encore de l’utilisation de certaines machines anciennes qui ne sont pas documentées. On découvre nos objets du quotidien avec un regard à la limite de l’ethnologie. On s’interroge sur les effets de la société de consommation, et l’impact de l’usage de machines pour remplacer des gestes manuels y compris dans la vie de tous les jours avec les robots ménagers, et autres appareils électro-ménagers plus ou moins utiles. Enfin, une partie de l’exposition est consacrée à Manufrance, ancien fleuron stéphanois.

Créer sa tablette de chocolat chez Weiss

Après ces belles découvertes à la Cité du Design, nous avons terminé notre journée par un atelier très gourmand aux Ateliers Weiss. Pour ceux qui ne le savent pas, Weiss, c’est LE chocolatier stéphanois, une institution depuis 1882. Lors de mon précédent passage à Saint Etienne, j’avais visité la boutique du centre ville pour découvrir leurs spécialités. Cette fois, nous avons rendez-vous aux Ateliers, situés en périphérie de la ville. Avant d’attaquer notre atelier, nous enlevons tous nos bijoux, montres et boucles d’oreilles comprises, puis nous nous équipons : blouses, charlottes et surchaussures pour tous, complément cache-barbe pour les concernés. Nous sommes prêts pour entrer dans la partie fabrication.

Après la présentation des ingrédients disponibles et une démonstration, nous voilà prêts à nous lancer dans la création de notre tablette. L’ambiance est à la fois joyeuse et concentrée, les gestes appliqués. Une fois toutes les tablettes mises à refroidir, nous bénéficions d’une visite de l’atelier de fabrication des confiseries. Les machines sont centenaires et racontent l’histoire de la gourmandise. Mais si je ne devais retenir qu’une seule chose, c’est la façon dont sont fabriqués les moules pour les inserts dans les bonbons. Ils sont en fécule de maïs, compressée pour prendre la forme, et ne nécessitant pas ensuite de démoulage. Il s’agit de la méthode traditionnelle, qui n’est plus beaucoup utilisée de nos jours.

atelier de fabrication de bonbons
Dans la « cuisine », le laboratoire de préparation des bonbons
moules pour oursons en guimauve
Les moules des inserts en guimauve pour les fameux oursons sont constitués de fécule de maïs compressée.

Et si vous vous demandez quel est le lien entre le design et le chocolat, il est dans le moule. Les moules des tablettes Weiss ont été travaillés avec des designers, et ceux pour les ateliers de création de tablettes ont même fait l’objet d’un vote lors d’une précédente biennale du design.

Tablette de chocolat gourmande
Ma création : chocolat noir, pistaches, framboises, pop-corn et nougatine

Quelques informations pratiques

  • Visiter la Cité du Design :
    • Accès par le tramway arrêt Cité du Design depuis le centre ville ou en une quinzaine de minutes à pied depuis la place de l’Hôtel de Ville, parkings gratuits au Zénith (moins de 5 minutes à pied).
    • Les expositions actuellement en cours à la Platine : Créer un vase (jusqu’au 20 septembre 2026), Brèches Fertiles (jusqu’au 4 octobre 2026), Local tools (jusqu’au 16 août 2026, et que je n’ai pas eu le temps de voir)
    • L’exposition Design en main à la Galerie Nationale du Design est présentée jusqu’au 7 mars 2027
    • L’ensemble des informations pratiques (horaires, tarifs, expositions en cours, ateliers et animations) est à retrouver sur le site internet de la Cité du Design.
affiches d'expositions
Expositions à la Platine

  • Faire un atelier chocolat :
    • Aux Ateliers Weiss, 1 rue Eugène Weiss, 42000 Saint Etienne
    • Les ateliers Maître Chocolatier de création de tablette de chocolat durent 1h. La réservation est obligatoire (possible via le site internet). L’animation n’est pas accessible aux jeunes enfants.
    • Sur place, il y a aussi une boutique où l’on retrouve toutes les références de la marqeu et un salon de thé.

  • Ramener un souvenir de Saint Etienne :
    • La boutique de la Cité du Design propose de nombreux objets et documents en lien avec le design.
    • La boutique de l’office de tourisme, Saint Etienne Hors Cadre (16 avenue de la Libération, 42000 Saint Etienne), propose une large sélection de produits locaux : livres, papeterie, gourmandises, textiles. Tous sont issus de filières locales, avec un approvisionnement garanti à moins de 50 km.
  • Manger à Saint Etienne :
    • Le food court La Commune Mazerat a ouvert début 2026 dans l’ancienne halle Mazerat (2 cours Victor Hugo, 42000 Saint Etienne)
    • Sur place, 8 échoppes permettent à chacun de trouver un repas à sa convenance puis de s’asseoir autour des grandes tables. Chaque échoppe est là pour 6 à 12 mois, permettant ainsi à de jeunes restaurateurs et entrepreneurs de tester et affiner leur concept dans cet incubateur culinaire. On trouve également un grand bar à la carte très complète.
    • Nous avons choisi de prendre nos plats chez Bode Gaga, qui propose des tapas et pintxos à base de produits locaux et de saison. Nous nous sommes régalés.


Saint Etienne – Loire – juin 2026

(*) J’ai participé à cette journée à l’invitation de Saint Etienne Hors Cadre, l’office de tourisme stéphanois (collaboration commerciale non rémunérée). J’avais choisi de m’y rendre car le programme me plaisait beaucoup et correspond à des activités que je fais habituellement à titre personnel. Mon avis reflète l’expérience que j’ai vécue, telle que je l’ai vécue.

[projet 52-2026] semaine 26 – ici

Cette semaine, le projet 52 ne nous emmène pas très loin puisqu’il s’agit d’être ici. J’ai réfléchi à ce que cet ici pouvait bien représenter pour moi. Et rapidement, j’ai pensé aux chouettes balades pas très loin de la maison. Celles que l’on fait sans les avoir forcément anticipé, celles sur les chemins qu’on connait par cœur et que pourtant on redécouvre à chaque fois. Ici, ce sont les piémonts du Vercors, la montagne par la fenêtre, la ligne d’horizon barrée à 1000 mètres d’altitude. Ici, c’est le vert du printemps, la chaleur de l’été, les couleurs vives de l’automne et les sommets enneigés (ou givrés) de l’hiver. Ici, c’est la montagne de la Raye, ma montagne de tous les jours, celle que je vois en partant le matin, en rentrant le soir, et même depuis le bureau.

La Raye vue depuis la Tour de Barcelonne


Pour découvrir ce qui se cache ici chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : Je vais passer une bonne partie de la journée avec des copains. Je ne sais donc pas à quel moment je pourrai venir valider les commentaires en modération. Je le ferai dès que possible quoi qu’il en soit.

[Drôme] un week-end nature à Chatillon en Diois en 5 étapes

Je n’étais allée qu’une seule fois à Chatillon en Diois. Ce jour là, je partais avec Mr 2e pour Mirmande, on avait aperçu de la neige sur les sommets du Glandasse et décidé d’opter pour un autre « plus beau village de France » : Chatillon en Diois. Notre découverte avait été rapide, entre le jour qui déclinait tôt et une entorse de la cheville qui m’empêchait de forcer, mais j’avais envie d’y revenir. L’occasion est venue d’une invitation à venir découvrir Valterra Lodges, des hébergements qui viennent d’ouvrir. J’ai choisi de venir le jour de la fête de la transhumance, un évènement qui me tentait depuis longtemps. Pour compléter le week-end, je suis allée randonner dans les magnifiques paysages du Diois.

Les vignes de Chatillon en Diois au pied des montagnes
Dans les vignes de Chatillon en Diois

Comprendre le pastoralisme à la fête de la transhumance

Les fêtes des transhumances sont nombreuses dans les massifs autour de chez moi. Le pastoralisme fait en effet partie des traditions de l’élevage, en particulier ovin (mais il y a aussi souvent des chèvres qui montent à l’estive en même temps). Au début de l’été, les troupeaux prennent la direction des alpages, guidés par les bergers à pied depuis les vallées où ils ont passé l’hiver dans les fermes. Cela donne lieu à des évènements festifs. Dans le Diois, la fête de la transhumance est jumelée à une fête de la Clairette, production viticole emblématique de la région.

défilé des brebis à la fête de la transhumance
Le moment fort de la transhumance, c’est le passage du troupeau dans les ruelles du village

Le temps fort de la fête de la transhumance est le passage des brebis dans les ruelles du village. C’est celui qui marque le début de la fête et il a lieu dès le matin. A Chatillon en Diois, ce sont presque 700 brebis et chèvres qui ont ainsi traversé le village vers 10.30 du matin en trottinant. Le spectacle ne dure pas longtemps mais il est impressionnant. Le reste de la journée, le troupeau se repose dans un pré en lisière du village, sous l’œil attentif des patous. Et justement durant la fête, des ateliers sont organisés pour mieux comprendre le rôle des patous, le comportement à avoir quand on croise un troupeau en montagne l’été, le travail des berges et de leurs chiens, mais aussi les enjeux du pastoralisme tant dans la dimension économique et agricole que dans la préservation des paysages.

troupeau de brebis se reposant à l'ombre
Le troupeau profite de l’ombre des arbres sous la surveillance du patou

Participer à une visite guidée du village

J’étais arrivée tôt afin de participer à la visite guidée du village prévue à 9.00 (afin qu’elle se déroule avant le lancement de la fête et que les ruelles ne deviennent trop encombrées). Découvrir un village avec une guide qui le connait par cœur, c’est l’occasion de prêter attention à des détails qui nous auraient échappé, de passer dans des endroits qu’on devine parfois à peine et surtout d’entendre plein d’anecdotes. La visite de Chatillon en Diois ne m’a pas déçue de ce point de vue. C’est toujours intéressant d’apprendre comment le village s’est construit et développé ou quels sont les enjeux géopolitiques auxquels il a fait face.

(Re)Découvrir la Clairette de Die à travers une randonnée dans les vignes

En même temps que la fête de la transhumance, dans le Diois, c’est la fête de la Clairette. Une grande partie des producteurs de Clairette étaient ainsi présents, proposant des dégustations, accessible avec un pass acheté au préalable. D’autres animations étaient incluses dans le pass, dont une randonnée dans les vignes accompagnés par des viticulteurs. A l’heure dite, nous sommes donc partis avec un groupe d’une quarantaine de personnes à pied du centre du village en direction des vignes. Nous avons ainsi pu découvrir les différents cépages qui entrent dans la composition de la Clairette (qui est une AOP), mais aussi des deux autres appellations locales : les coteaux du Diois et l’appellation Chatillon en Diois (qui produit des vins blanc, rouge et rosé). J’ai beaucoup aimé cette balade au cours de laquelle les viticulteurs nous ont montré les actions qu’ils réalisent à chaque saison sur la vigne, évoquant les techniques, le temps à y passer et l’éventuelle mécanisation ou pas, ainsi que l’histoire des vignes sur le territoire.

La randonnée, assez courte, nous a conduit au Serre de Poêt, une petite butte à environ 3 km du village. Là, à l’ombre des arbres, entourés par les vignes, nous avons dégusté une coupe de Clairette. En dehors de l’expérience de dégustation dans les vignes, j’ai beaucoup aimé les discussions qui sont nées spontanément avec les viticulteurs mais aussi entre les participants. J’ai ainsi eu l’occasion de beaux échanges avec Etienne, qui vit en itinérance avec sa compagne dans un van, et travaille à la saison dans l’hôtellerie restauration un peu partout en Europe depuis plusieurs années.

coupe de clairette
Déguster un verre de Clairette bien fraîche au milieu des vignes : une très belle expérience.
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Se ressourcer à Valterra Lodges

Le point de départ de ce week-end dans le Diois, c’était d’aller découvrir Valterra Lodges. Ce sont des lodges hyper cosy qui ont ouvert il y a quelques semaines à Chatillon en Diois. J’ai été très agréablement surprise par la qualité de la prestation. En effet, le lodge dans lequel je logeais, prévu pour 4 personnes était plus grand que ce à quoi je m’attendais. La pièce de vie est toute en baie vitrée, donc hyper lumineuse et ouverte vers l’extérieur. J’ai bien aimé le petit coin salon indépendant de la pièce principale, qui offre un espace de détente confortable à l’intérieur. Pensé pour les jours où il fait moins beau, il est aussi idéal pour se mettre à l’ombre si le soleil est un peu trop fort. La terrasse extérieure aussi était plus grande que ce que j’ai pu avoir dans d’autres hébergements de type bungalow. Là encore, en plus de l’espace repas avec une grande table, il y a un coin salon hyper agréable. C’est l’endroit où j’ai passé le plus de temps : dans l’après-midi avec un livre et en fin de journée avec ma tisane pour regarder le jour décliner et le soleil disparaitre.

Côté confort, vous l’aurez compris, j’ai été charmée. En plus, c’est calme et j’ai hyper bien dormi. Et si la cuisine du lodge est très bien équipée et permet de se préparer un repas, on est aussi à une dizaine de minutes à pied du centre du village, mais surtout juste à côté du restaurant Le Caveau. Bref, l’endroit est vraiment top pour un week-end orienté nature et déconnexion que ce soit en famille, entre amis ou en solo. On peut y passer du temps en mode chill, mais c’est aussi un excellent camp de base pour découvrir le Diois : randonnées, baignades, circuits à vélo mais aussi découvertes culturelles et producteurs locaux.

vue depuis la terrasse du lodge à Valterra
Ca, c’était la vue depuis la terrasse du lodge. J’ai pu prendre mon petit déjeuner face aux montagnes.

salade avec des ravioles
J’ai diné au restaurant Le Caveau. J’avais choisi le menu spécial transhumance avec une salade dioise, de l’agneau et des légumes au brasero et une tarte aux abricots. La cuisine est à base de produits de saison, et les saveurs sont là. J’ai particulièrement apprécié la cuisson de l’agneau, ce qui pour ceux qui me connaissent est un vrai point positif tant je peux être compliquée sur ce sujet.

Se rafraichir dans la rivière

Parmi les activités à faire dans le Diois (et plus globalement dans la Drôme) et qui ne demandent pas beaucoup d’engagement sportif, il y a aller se baigner à la rivière. Dès que le mercure grimpe sur le thermomètre, c’est le retour des pique-nique au bord de l’eau et des baignades. La rivière qui passe à Chatillon en Diois, c’est le Bez et il offre plein de jolis spots de baignade. L’un d’eux se situe à quelques centaines de mètres de Valterra Lodges (ils vont indiqueront comment y aller si vous leur demandez), mais il y en a plein d’autres tout au long de la rivière (un sentier la longe depuis le village). Je m’y suis rendue avec plaisir en fin d’après-midi. Après avoir bien marché toute la journée (entre la randonnée dans les vignes et le reste de la fête de la transhumance, j’avais déjà fait plus de 15 km à 16.00 !), j’avais envie de plonger dans l’eau fraîche. Enfin, plonger, le mot est peut être un peu exagéré : la rivière est plutôt un torrent et on ne peut pas vraiment y nager. Par contre, l’eau y est fraîche car elle arrive de la montagne (et il était encore tôt dans la saison), et elle était entre 15 et 16°C début juin. Pour les frileux, c’est sans doute encore un peu tôt pour se baigner, mais pour moi, c’était parfait !

passage sous les arbres menant à une rivière
Au bord de la rivière
(Note pour moi-même : penser plus souvent à aller se baigner dans les rivières)

S’émerveiller au Vallon de Combeau

Un secteur de randonnée mythique

Après une bonne nuit de sommeil, et un copieux petit déjeuner, j’ai rendu les clés du lodge et j’ai pris la direction du vallon de Combeau. J’entends parler de cet endroit depuis que je vis dans la Drôme ou presque. Sur les bords orientaux du Vercors, à plus de 1500 mètres, ce vallon au cœur des montagnes est un petit paradis pour la faune et la flore sauvages. L’accès se situe au delà de Chatillon en Diois quand on arrive de la vallée de la Drôme, le mettant à presque 2 heures de route de chez moi. Quand le séjour à Valterra Lodges s’est organisé, j’ai tout de suite su que j’irai à Combeau.

des personnes randonnent au cœur des montagnes du Vercors
La taille des randonneurs donnent une idée de l’immensité du paysage

Des paysages grandioses

Depuis le parking, on ne devine pas le vallon de Combeau. Il faut encore monter un peu à pied pour y accéder. Sitôt que je suis entrée dans le vallon, j’ai été subjuguée par la beauté du paysage dominé par la Montagnette. J’ai commencé à marcher en direction de la bergerie de Combeau. On suit une piste assez large, tout en étant entouré de montagne. A la bergerie, j’ai continué vers la cabane puis le Pas de l’Essaure. Au fur et à mesure, le paysage devient de plus en plus impressionnant, jusqu’à arriver au Pas de l’Essaure d’où l’on domine toute la vallée du Drac. En face, les sommets de l’Oisans et des Ecrins sont encore enneigés, tandis que la silhouette du Mont Aiguille se dresse à ma gauche. J’ai poursuivi jusqu’à la Tête Chevalière (1951 mètres) pour encore plus de points de vue sur les environs et une vue très impressionnante sur le Mont Aiguille.

La joie de pouvoir observer la faune et la flore sauvages

Ce qui fait la réputation du vallon de Combeau, en dehors de ses paysages exceptionnels, c’est la richesse de sa faune et de sa flore. Lors de ma randonnée, j’ai ainsi pu observer de très nombreuses fleurs : narcisses des poètes, trolles, myosotis, centaurées, gentianes, orchidées (j’ai repéré des orchis sureau, des orchis mâles, et des orchis fragans), etc. Mais surtout, il y avait des tulipes australes. Cette variété de tulipe sauvage est un des emblèmes du Parc Naturel Régional du Vercors. Assez petite, très élancée, élégante, elle se fait discrète tant qu’elle n’est pas ouverte.

Ce que je savais moins, c’est que le vallon de Combeau est aussi connu pour sa faune. Tout au long de la sortie, j’ai été survolée par les chocards à becs jaunes mais aussi par quelques vautours. Mais ce que j’ai préféré, c’est voir plein de marmottes. Moi qui avais vu ma première marmotte seulement en avril dernier, là, j’en ai vu des dizaines, plus ou moins discrètes. Puis, il y a eu cette rencontre improbable avec un bouquetin à quelques mètres du sentier seulement. Je n’y allais pas pour la faune, mais je suis revenue émerveillée !

marmotte sur l'alpage
Cette marmotte a surgi de « nulle part » juste devant moi sur le sentier. J’ai pu la regarder assez longuement avant qu’elle ne continue son chemin.
bouquetin sous un arbre
Ce bouquetin était tranquillement en train de paître sous un arbre, à quelques mètres du sentier, imperturbable.


Informations pratiques

  • Hébergement : Valterra Lodges, 115 Route de Die, 26140 Chatillon en Diois.
  • Restaurant : Le Caveau, 115 route de Die, 26140 Chatillon en Diois
  • Visite guidée du village de Chatillon en Diois : des visites sont régulièrement organisées, les renseignements sont à prendre à l’office de tourisme
  • Producteurs de Clairette (et autres vins des appellations locales) : quelques vignerons indépendants sont installés sur Chatillon en Diois mais beaucoup travaillent en coopérative avec Jaillance, dont le caveau se situe 335 avenue de la Clairette à Die (à la sortie de la ville en direction de Crest / Valence)
    (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
vue du vallon de Combeau
Randonnée au vallon de Combeau

A propos des randonnées

Dans les vignes à Chatillon en Diois : la randonnée jusqu’au Serre du Poêt est facile. En aller/retour depuis le village, il faut compter 6 km. Elle se fait sur une petite route au milieu des vignes.

Dans le vallon de Combeau :

  • La route d’accès au parking du vallon de Combeau est une route étroite de montagne, longeant parfois le précipice.
  • Le vallon de Combeau est très populaire. Il peut donc être compliqué de s’y stationner, même s’il y a un parking au niveau du panneau de départ des randonnées. J’ai du redescendre pour me stationner plus bas le long de la route à environ 600 mètres du parking. Quand je suis partie, il y avait des voitures jusqu’à plus de 1 km et demi du parking.
  • Il existe de nombreux tracés de randonnée dans le vallon de Combeau, plus ou moins techniques, plus ou moins difficiles. Vous en trouverez sans souci sur les différents sites type VisoRando ou AllTrails. Globalement, tant qu’on reste dans le fond du vallon, c’est assez facile. Dès qu’on approche des crêtes, cela devient plus difficile. La montée vers Tête Chevalière passe par exemple par un sentier qui tire droit dans la pente sur 500 à 600 mètres pour quasiment 120 mètres de D+ (j’ai fait le calcul pour vous, la pente est entre 20 et 25%).
  • Entre le Pas de l’Essaure et Tête Chevalière, on est facilement en bordure de précipice (falaises de plusieurs centaines de mètres de haut). Il convient donc d’être prudent.
  • Il n’y a pas de réseau dans le vallon de Combeau. Il faut donc prévoir une carte papier ou au moins avoir téléchargé la carte au préalable sur son téléphone.
  • Le balisage dans le vallon est réduit à sa plus simple expression : à peine quelques poteaux indicateurs. L’essentiel du balisage repose donc sur des cairns, technique traditionnelle pour indiquer les chemins. En l’absence de balisage et de cairns, il faudra utiliser son sens de l’orientation, sa carte et sa boussole.
  • A titre d’information, j’ai fait un circuit qui m’a emmenée de l’entrée du vallon de Combeau jusqu’à Tête Chevalière et retour. J’ai parcouru un peu plus de 10 km, avec 500 m D+. Le tracé était indiqué pour 4 à 5 heures, j’ai mis 3h15.
  • Le vallon de Combeau est un milieu naturel exceptionnel, et protégé. On n’y fait aucune cueillette. Et on ramène tous ses déchets (même les moins glamour, dont papier toilette et compagnie).
dans le vallon de Combeau
Au premier plan, un cairn de balisage : il suffit d’aller en direction du cairn suivant pour suivre le chemin.


Chatillon en Diois – Drôme – juin 2026


(*) J’étais invitée à séjourner à Chatillon en Diois par Valterra Lodges, ainsi que pour le diner au restaurant Le Caveau (collaboration commerciale non rémunérée). Mon avis est basé sur l’expérience que j’ai vécue. Les activités n’étaient pas organisées dans le cadre de cette collaboration. J’ai également choisi moi-même la date pour la faire correspondre à la fête de la transhumance.

[projet 52-2026] semaine 25 – ça n’a pas changé

Le thème Ca n’a pas changé pour cette semaine dans le projet 52 m’a laissée perplexe, en mode « mais à quoi donc est ce que je pensais quand je l’ai ajouté sur la liste » ! J’étais dans la maison de mon enfance à ce moment-là, c’est peut être ce qui m’avait inspiré. Mais cette semaine, j’ai tourné et retourné le thème dans tous les sens sans trouver comment l’illustrer. Plus les jours passaient, et plus je séchais. Finalement, je vais devoir détourner un peu le thème : ça n’a pas changé, je n’ai rien trouvé pour l’illustrer !

une fleur jaune
Ce qui n’a pas changé non plus, c’est que j’aime prendre les fleurs en photo !


Si vous voulez savoir ce qui n’a pas changé chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Isère] 5 idées pour profiter de l’inter-saison aux Deux Alpes

Fin mai, sur une impulsion, je suis partie deux jours à la montagne. C’était quelque chose que j’avais envie de faire depuis un moment à cette saison, et que mon court séjour à l’Alpe d’Huez il y a deux ans avait renforcée. Je n’avais rien préparé. C’est en regardant la météo, très favorable, que je me suis décidée à partir deux jours. Je souhaitais de la montagne, et éviter les massifs que je fréquente habituellement. Exit donc le Vercors mais aussi la Chartreuse où j’étais allée peu avant. J’avais commencé à regarder du côté de la Matheysine que j’avais appréciée à l’automne. Mais en intersaison, je ne trouvais pas de logement de dernière minute. J’ai élargi un peu mes recherches et j’ai réservé moins de 2 jours avant aux Deux Alpes. Je suis arrivée sur place assez tôt un vendredi matin, pour repartir en fin d’après-midi le samedi.

La station des Deux Alpes, dominée par le roc de la Muzelle
La station des Deux Alpes, dominée par la roche de la Muzelle (3465 m)

1. Profiter de la station et ses points de vue

Le tour de la station

Quand je suis arrivée, et comme je n’avais rien préparé, mon premier réflexe a été de me rendre à l’office de tourisme pour des idées de randonnées. La dame à l’accueil m’a posé des questions sur mon style de randonnée (durée, rythme, dénivelé). Malgré tout, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être bien conseillée. Ses suggestions ont été faites sans grande conviction avec ce que j’ai ressenti comme un a priori (très négatif) sur mes capacités. (Je sais que j’hésite souvent quand on me pose ce type de question afin de ne pas me surestimer et d’éviter de me sous-estimer et que j’ai commis l’erreur de dire que je sortais d’une blessure. De plus, ma tenue ne plaidait pas en ma faveur puisque j’étais en robe et que j’avais encore aux pieds les sandales que je portais pour faire la route. Elle m’a fait une seule vraie proposition de randonnée, assez courte, alors que j’avais indiqué être là deux jours, et je n’ai pas apprécié son « si ça ne vous suffit pas, vous n’aurez qu’à revenir me voir demain ». Cependant, il faut sans doute reconnaître qu’il y a forcément des personnes, surtout dans ces secteurs de moyenne et haute montagne, qui doivent surestimer leurs capacités et qui, conseillées sur des chemins un peu trop techniques ou engagés, se retrouveraient en difficulté, et que donc les offices de tourisme peuvent être un peu frileux à envoyer les visiteurs sur de tels itinéraires. )

vue sur l'alpage et les montagnes aux 2 Alpes
depuis le chemin piétonnier de la station

Dans ses propositions, il y avait de parcourir le chemin piéton qui longe la station et de m’attarder un peu dans les quartiers plus anciens, bordés de chalets. Et, elle m’a conseillé deux points de vue à ne pas manquer, chacun à un bout de la station (et là, le chemin qui la longe prend toute son utilité). Depuis le chemin, on a de jolies vues sur les montagnes tout autour. Et cela m’a aussi permis de me repérer un peu (où se trouve l’hébergement, où il est possible de faire quelques courses, où on peut manger ou prendre un rafraichissement… c’est important à cette saison où beaucoup de commerces sont fermés).

vue sur la Roche de la Muzelle depuis les 2 Alpes
De partout, on voit la Roche de la Muzelle qui domine la station des Deux Alpes

Le point de vue de la pointe de Venosc

J’ai commencé par aller voir le point de vue à la pointe de Venosc, à environ 1 km du centre de la station. Là, à côté les installations du télécabine, un belvédère permet de faire face à la Roche de la Muzelle et d’apercevoir la cascade. J’ai vite repéré un sentier qui descend vers le village de Venosc. Je l’ai emprunté sur quelques centaines de mètres. Il descend à flanc de montagne sur environ 3 km jusqu’au village de Venosc. Il affiche aussi un D+ total de 675 m. Il est donc assez escarpé et je n’avais pas le temps de faire l’aller-retour avant l’heure du déjeuner (il est annoncé pour 1h15 à la descente et 2 heures à la montée). Et la télécabine n’était pas en fonctionnement ce jour-là. Je me suis donc contentée d’aller jusqu’au premier banc duquel on a une vue panoramique sur la vallée et la montagne en face.

vue sur la roche de la Muzelle depuis les 2 Alpes
Faire à la Roche de la Muzelle
banc avec vue sur la Roche de la Muzelle
Banc avec vue
On aperçoit la cascade au milieu, légèrement vers la gauche, dans le bas du versant d’en face

Le point du vue du lac de la Buissonière

Après le point du vue depuis la pointe de Venosc, je suis retournée dans le centre de la station pour acheter une bouteille d’eau (vu que j’avais oublié ma gourde à côté de l’évier en partant le matin). En discutant avec la personne à la caisse, elle m’a conseillé d’aller jusqu’au lac de la Buissonière. Et elle a su être beaucoup plus convaincante que la dame de l’office de tourisme dont les explications donnaient l’impression d’un point de vue sans intérêt mais facile d’accès. La caissière de la supérette au contraire, était enthousiaste sur le point de vue. Je m’y suis donc rendue (après un déjeuner en terrasse au soleil). Certes l’endroit est extrêmement facile d’accès, certes le lac est en réalité un petit plan d’eau pouvant servir à la baignade, mais il est situé au bord de la montagne, et on a l’impression qu’il se perd vers la vallée. Il mérite donc largement d’y faire un arrêt, et d’en faire le tour pour pleinement profiter du paysage.

vue sur le lac de la Buissonière
Le lac de la Buissonière
A noter qu’il est possible de s’y baigner, ce que je n’ai pas fait car je n’avais ni mon maillot ni ma serviette avec moi.
prairie de montagne au printemps
Les abords du lac de la Buissonière étaient fleuris de pissenlits

2. Randonner dans les alpages

Si j’avais souhaité venir à la montagne à cette saison, c’était pour profiter d’une randonnée sur les alpages. J’ai donc suivi l’itinéraire qui m’avait été conseillé à l’office de tourisme, mais je l’ai rallongé un peu. Il m’avait été indiqué de me rendre par le sentier jusqu’à la bergerie Kanata et de là rejoindre la station en longeant la montagne sur un sentier qui rejoint la place de Venosc. La montée à la bergerie (dont le départ se fait un peu plus haut que la station service, de l’autre de la route) m’avait été indiquée pour environ 1 heure et le retour à la station pour 30 minutes. Malgré de nombreuses pauses photos dues à la présence massive de fleurs, j’ai mis seulement une trentaine de minutes pour rejoindre la bergerie. Comme j’avais du temps, j’ai continué à monter sur la piste au dessus de la bergerie avant de faire demi-tour pour y redescendre. Puis, j’ai emprunté le sentier (a priori un sentier de PR, j’ai aperçu quelques rares balisages jaune) qui m’a ramenée à l’autre bout de la station. C’est globalement une randonnée sans difficulté qui offre de beaux panoramas. Il n’y a aucun passage technique et le dénivelé reste raisonnable. J’ai mis 2 heures pour faire une boucle incluant le passage par le lac de Buissonière, avec une longue pause goûter dans l’herbe à la bergerie, et pas mal de photos. Entre les fleurs, les paysages, et le soleil, c’était une dizaine de kilomètres de pur bonheur sur les chemins !

mare dans un alpage de montagne
Avec le printemps, les ruisseaux remplissent les petites mares
vue sur la Roche de la Muzelle et les sommets voisins
Toujours la Roche de la Muzelle en point de mire
vue sur un alpage
De l’autre côté de la station, il reste encore un peu de neige en altitude

3. Retrouver un peu la neige

Si je m’attendais à trouver les sommets enneigés en arrivant aux Deux Alpes, je ne pensais pas avoir l’occasion d’aller en profiter. En effet, il fallait vraiment monter en altitude pour la trouver et en randonnée, je n’en aurais pas eu le temps. Mais, la station des Deux Alpes permet de skier très tard dans l’année sur un glacier. Ainsi, une partie des pistes était encore ouverte, et il était possible de monter en tant que piéton via la télécabine du Jandri. Si très tôt le matin, la remontée est réservée aux clubs et fédérations de ski qui viennent ici pour s’entrainer quand il n’y a plus de neige ailleurs, un peu plus tard, on peut monter en tant que piéton (ou skieur individuel, ou vététiste). La télécabine, toute neuve, nous emmène en moins de 20 minutes jusqu’à 3200 mètres d’altitude, dans une benne silencieuse et vraiment très confortable. De là, les skieurs peuvent emprunter d’autres remontées mécaniques ou accéder directement à des pistes les redescendant jusqu’à 2600 mètres où ils peuvent reprendre la télécabine du Jandri. Les vététistes ont eux accès à une piste de descente qui les ramène à la station et qu’ils peuvent prolonger jusqu’à Venosc pour 25 km de descente et 2000 mètres de dénivelé. Pour ma part, je suis restée à pied et j’ai profité des magnifiques panoramas et de l’ambiance « ski » de la terrasse du restaurant d’altitude. J’aurais bien aimé poursuivre l’ascension jusqu’à 3400 m mais le funiculaire rencontrait un souci technique et ne fonctionnait pas.

panorama de montagne enneigées
Dans le fond, on pouvait apercevoir le Vercors et le Mont Aiguille
panorama de montagne enneigées
Dans le fond, la silhouette imposante du Mont Blanc et des Grandes Jorasses, au premier plan, les Aiguilles d’Arves
pistes de ski
Pistes de ski sur le glacier
panorama de montagne enneigées
La télécabine du Jandri
panorama de montagne enneigées
Au pied des Ecrins, les cours de ski
café en terrasse
Café en terrasse au restaurant d’altitude

4. Découvrir un village plein de charme

Après l’altitude et la neige, je suis redescendue par la télécabine du Jandri jusqu’à la station, puis j’ai pris la télécabine du Venosc pour rejoindre le village éponyme. De l’arrivée de la télécabine, il faut marcher un peu pour remonter jusqu’au village. Celui-ci est vraiment plein d’un charme à l’ancienne, avec ses rues piétonnes bordées de vieilles maisons. Il semble y avoir de jolies boutiques, mais j’y étais entre les saisons d’hiver et d’été et tout était fermé. J’ai poussé jusqu’au hameau du Sellier, de l’autre côté du ruisseau pour jeter un œil à la jolie petite chapelle. Très simple, elle fait partie de ces chapelles de montagne que l’on trouvait dans chaque hameau afin que la messe puisse être dite partout.

dans le village de Venosc
Balcon avec vue
dans le village de Venosc
Le vieux village de Venosc et ses maisons pleines de charme
chapelle de montagne
La petite chapelle du hameau du Sellier

5. Aller se rafraichir au pied d’une cascade

En descendant à Venosc, en plus de la découverte du village, j’avais une idée bien précise : aller voir de près la cascade de la Muzelle que j’avais aperçue la veille depuis le point de vue de la pointe de Venosc. Le départ de la randonnée se fait depuis la station basse du télécabine de Venosc. Il faut d’abord suivre la route jusqu’au Bourg d’Arud, traverser la rivière et le hameau d’Alleau. De là, la cascade est clairement indiquée. Le sentier suit le GR (balisage rouge/blanc) sur un chemin bien empierré, qui ressemble à une ancienne voie de circulation et qui grimpe bien. A la bifurcation, il faut prendre une sente en terre sur la gauche légèrement en descente (un panneau indique la direction de la cascade, mais on peut aussi se guider au son de celle-ci). Un peu plus loin, un banc permet d’avoir une jolie vue sur la cascade. Un chemin descend vers le lit de la rivière et le pied de la cascade (attention un panneau indique un risque de modification soudaine du débit en raison de la présence d’ouvrages hydroélectriques en amont). De là, le spectacle en cette saison de fonte des neiges est impressionnant. Le retour se fait en rebroussant chemin. L’aller-retour depuis la télécabine du Venosc fait environ 3 km pour 120 m D+ et est donné pour 1h15 (j’ai mis 50 minutes, pauses photos comprises).

vue sur la vallée du Vénéon au niveau du Bourg d'Arud
On traverse le Vénéon aux eaux bleues glacier
chapelle du Bourg d'Arud
La chapelle du Bourg d’Arud a la simplicité des chapelles de montagne
vue sur le village de Venosc depuis la rive opposée du Vénéon
Vue sur le village de Venosc


Les 2 Alpes – Isère – mai 2026

chat observant à travers un feuillage
Celui qui m’a regardé traverser le village d’Alleau

[projet 52-2026] semaine 24 – arbre(s)

Pour le thème Arbre(s) de cette semaine du projet 52, j’ai simplement choisi de vous emmener en forêt. J’ai la chance d’en avoir plusieurs autour de chez moi. Celle-ci, c’est la forêt de Saoû : un milieu naturel exceptionnel, entouré de montagnes qui créent un climat et un écosystème uniques. J’y étais mardi soir à l’occasion d’un spectacle qui y avait lieu, donnant lieu à une déambulation à la nuit tombée sur un chemin menant à une clairière où nous nous sommes assis sur des tranches de bois pour écouter, regarder, nous laisser charmer et intriguer. Mais avant cela, comme j’étais en avance, j’ai fait une jolie balade de quelques kilomètres sur un des sentiers de la forêt, se faufilant entre les arbres. Et c’était très apaisant !

un chemin en forêt


Pour découvrir les arbres des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : ce week-end s’annonce généreux en soleil et je compte bien en profiter. Je ne passerai donc qu’en soirée pour valider les commentaires qui seraient en modération.

[Isère x Savoie] admirer les cascades du cirque de Saint Même au printemps

J’ai une passion pour les cascades, depuis que je suis toute petite. J’ai pourtant grandi dans une région où elles sont peu nombreuses. Mais elles m’ont toujours fascinée, qu’ils s’agissent de cascades naturelles comme celles de Mortain ou artificielles comme la chute d’eau du moulin d’un ami de ma famille. Forcément, depuis que je vis au pied de la montagne, j’ai beaucoup plus souvent l’occasion d’en croiser. Pour cela, je vais essentiellement dans le Vercors. Mais le massif de la Chartreuse a aussi son lot de pépites, et en particulier dans le cirque de Saint Même. Au printemps, les cascades y sont exceptionnelles !

immense cascade au milieu de la forêt
La grande cascade du cirque de Saint Même

Direction le cirque de Saint Même

Cette sortie dans le cirque de Saint Même, je ne l’avais pas du tout anticipée. J’y étais déjà allée un été. Les cascades y étaient magnifiques mais j’avais gardé dans un coin de ma tête qu’à la fonte des neiges, elles devaient être très impressionnantes. Un matin de week-end du mois de mai, réveillée au petit jour, et alors que la météo s’annonçait belle après une semaine de fortes pluies, je cherchais une idée de balade. Saint Même s’est assez vite imposé. Me voilà donc partie pour la Chartreuse, à environ 1h30 de route de la maison. L’avantage d’être levée tôt, c’est qu’on part tôt et qu’on arrive sur place tôt. J’ai donc laissé la voiture sur le parking du cirque de Saint Même vers 9.00 du matin, après avoir enfilé mes chaussures de randonnée.

un rivière en montagne bordée d'arbres au pied d'une falaise
Il y avait beaucoup d’eau dans la rivière

Dès les abords du parking, le bruit de la rivière laisse présager qu’il y a beaucoup d’eau et que le spectacle des cascades sera au rendez-vous. Je commence à marcher dans la plaine du cirque en direction des sentiers qui mènent aux différentes cascades. L’heure étant encore matinale, je suis seule dans ce bout du monde. La fois où j’étais venue avec les enfants, nous avions commencé par le sentier du fond du cirque, le plus facile. Cette fois, je décide de commencer par le sentier des cascades afin de terminer par la partie la plus facile.

poteau directionnel de randonnée dans le cirque de Saint Même
C’est parti sur le sentier !

Le sentier des cascades

Une montée à flanc de montagne

Le sentier des cascades emmène d’abord le randonneur à la Grande Cascade, la plus iconique du cirque de Saint Même. Toutefois, elle se mérite un peu car le chemin est essentiellement une longue montée de presque 1 km. J’ai trouvé que le sentier était en moins bon état que dans mon souvenir. Si je me rappelais de la pente (et de combien j’avais souffert dans cette montée après des mois de confinement et en ayant repris la randonnée seulement la veille), je me souvenais d’un terrain plutôt facile. Là, j’ai l’impression que les intempéries ont fortement attaqué le sol et raviné la terre. Les racines sont à nu, formant des boucles dans lesquelles il est aisé de se prendre le pied. Les cailloux glissent sous les chaussures. Les rochers sont nombreux et forment des marches qu’il n’est pas toujours simple de passer. Malgré tout, j’avance bien (je peux donc affirmer que je nettement plus en forme qu’en juillet 2020 ! ).

balisage du sentier des cascades du cirque de Saint Même
Le sentier est très bien balisé
sentier dans les cailloux
Le sentier passe bien dans les cailloux…

La Grande Cascade

Environ une demie heure après avoir passé le panneau directionnel, j’arrive à proximité de la Grande Cascade. Compte tenu des conditions météo et du fait que je suis seule, je ne cherche pas à aller vers le Pas de la Mort et les cascades supérieures. Je m’approche donc de la Grande Cascade. Son débit est extrêmement puissant et elle projette des embruns à une bonne dizaine de mètres à la ronde. Je prends plein de photos avant de descendre au bord de la rivière. Puis, je me dirige vers le pont en bois pour le traverser et amorcer la descente sur l’autre rive.

Un crochet par la Cascade Isolée

Je descends tranquillement dans la forêt en longeant la rivière. Elle s’enfonce dans des chaos rocheux, et on l’entend de loin. Les lumières dans les arbres sont superbes. Je sens que le soleil est plus haut et surtout que je suis sur le versant le plus ensoleillé du cirque. Cette fois, je ne manque pas la bifurcation vers la Cascade Isolée. Au bout du chemin, l’eau chute rapidement le long d’une paroi abrupte. Cette cascade aussi projette de nombreux embruns, créant une vague de brume flottant au dessus du lit de la rivière. Je reste un long moment à contempler ce spectacle de la puissance de la nature, avant de rebrousser chemin pour rejoindre le sentier principal qui redescend vers le calme de la plaine du cirque.

torrent de montagne dans une forêt
La rivière se faufile au cœur d’un chaos rocheux.

Le sentier du fond du cirque

Une fois revenue dans la plaine, je suis repartie pour le sentier du fond du cirque. Celui-ci longe d’abord la rivière jusqu’à une passerelle très romantique. Puis, le chemin s’engage dans un chaos rocheux. Il ne faut pas avoir peur de grimper un peu : le chemin passe bien par là et emmène jusqu’au pied de la cascade de la Pisse du Guiers. C’est la plus basse des cascades du cirque de Saint Même. Le Guiers s’écoule ensuite à travers la plaine du cirque puis en direction des villages de Saint Pierre d’Entremont (j’ai bien mis « les villages » car Saint Pierre d’Entremont est un bi-village situé à cheval entre la Savoie et l’Isère). Là encore, le débit est très impressionnant et les embruns fortement présents. Une nouvelle fois, je passe un bon moment au pied de la cascade avant de revenir sur mes pas et de regagner le parking, des images époustouflantes plein la tête (et la carte mémoire de l’appareil photo).

balisage du sentier du fond du cirque à Saint Même
Le balisage du sentier du fond du cirque est très visible

rivière en forêt
Ici, j’ai eu l’impression d’être dans un décor du Seigneur des Anneaux et d’approcher de Rivendell (Fondcombe dans la version française)


Cirque de Saint Même – Chartreuse – entre Isère & Savoie
mai 2026


Informations pratiques

  • Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse : Le cirque de Saint Même est situé dans la réserve naturelle des Hauts de Chartreuse. La réglementation de la réserve naturelle s’applique donc, en particulier : pas de feu, pas de camping, pas de cueillette de plantes sauvages. Les chiens sont interdits dans la réserve naturelle, sauf sur les deux sentiers principaux du cirque de Saint Même. Par ailleurs, afin de respecter le milieu naturel, il est important de bien rester sur les chemins. En effet, le passage dégrade les sols, il faut donc limiter la zone concernée. Enfin, et cela devrait tomber sous le sens, on ne laisse pas ses déchets dans la nature et on ramène tout pour le mettre à la poubelle en rentrant. J’ai été choquée de trouver un mégot de cigarette non éteint sur le sentier. Entre le fait de laisser un déchet derrière soi et le risque de départ d’incendie, la personne qui l’avait jeté avait donc tout faux. (Et si vous vous posez la question, je l’ai éteint et emporté pour mettre dans une poubelle). L’accès à certaines peut aussi être interdit pour les préserver.
  • Accès au cirque de Saint Même : L’accès au cirque se fait depuis Saint Pierre d’Entremont. Il est payant en haute saison (tous les jours en juillet / août, les week-ends d’avril à juin et en septembre) entre 9.00 et 17.00. Etant arrivée avant 9.00, je n’ai pas eu besoin de payer. Il y a environ 200 places de stationnement à l’entrée du site. Le parking est souvent complet en journée à la belle saison. Le péage permet d’en réguler l’accès.
  • Sentier des Cascades : Le sentier des cascades part au fond du cirque et monte de façon assez raide, avant de redescendre plus doucement si on suit le sens fléché. Il fait environ 2.5 km en boucle auxquels il faut ajouter un aller/retour d’environ 1 km pour aller voir la Cascade Isolée, avec 225 mètres de D+. Il est donné pour 1h30. J’ai mis un peu moins malgré les pauses photos.
    ATTENTION : le sentier des cascades est une randonnée quasi exclusivement dans les rochers, les cailloux et les racines. Il convient d’être chaussé correctement pour ce type de terrain. En juillet 2020, j’écrivais qu’il peut s’envisager avec des enfants qui marchent bien. Je le pense toujours, mais j’ajouterais qu’il faut qu’ils aient l’habitude des terrains accidentés et ne craignent pas d’escalader un peu dans les rochers.
    Les environs des cascades sont humides et glissants.
  • Sentier du fond du cirque : C’est le chemin le plus facile au moins dans sa première partie. Il est dommage cependant de ne pas continuer dans les rochers pour arriver jusqu’au pied de la cascade (auquel on accède en suivant le balisage jusqu’au bout). On parle ici sans doute plutôt de balade que de randonnée, avec une boucle de 1.6 km et 68 mètres de D+. La facilité du chemin ne doit pas dissuader les randonneurs plus aguerris d’y aller car la cascade et son environnement valent le coup d’œil. Là aussi, à l’approche de la cascade, les rochers ont tendance à devenir plus glissants.
anémones fausses renoncules
En repartant le long de la rivière vers le parking depuis la cascade de la Pisse du Guiers, il y avait des tapis d’anémones fausses renoncules dans le sous-bois

⚠️ Attention / Sécurité : L’accès au dessus de la Grande Cascade vers le Pas de la Mort et les sources du Guiers Vif n’est pas balisé et très dangereux. Il emmène vers des vires étroites à flanc de falaise et des passages avec échelles et câbles. Quand la météo est humide, c’est particulièrement glissant, et il faut donc éviter ce secteur. En tous temps, il est très fortement déconseillé de s’y engager si vous n’avez pas le pied sûr dans ce type de terrain technique ou si vous avez le vertige. Il est également déconseillé de s’y aventurer seul.

myosotis
Délicatesse du myosotis sauvage

[Ardèche] les orchidées du massif de Crussol – édition 2026

Cela va vous sembler incroyable mais je n’étais encore jamais allée voir les orchidées sur le massif de Crussol. J’en avais parfois croisé au hasard d’une balade vers les ruines du château, mais je n’y étais jamais allée spécifiquement. Compte tenu qu’il s’agit d’un des endroits autour de Valence où il y a le plus d’orchidées, et avec ma passion pour ces fleurs, il faut avouer que c’était vraiment une bizarrerie de ne pas y avoir fait une balade rien que pour cela. Aussi, au mois de mai, j’ai profité d’une balade nature spéciale orchidées organisée par Rhône Crussol. Au pied du château, j’ai retrouvé Nicolas un guide accompagnateur qui a partagé avec le groupe d’une bonne vingtaine de personnes que nous étions ses connaissances sur ces plantes surprenantes pendant deux heures de promenade.

ruines du château de Crussol
Au pied du château de Crussol

Un milieu naturel riche en orchidées de toutes sortes

J’ai finalement pris assez peu de photos lors de cette sortie. A cela deux raisons principales : le fait d’être en groupe et l’heure de la journée. En effet, en groupe, c’est compliqué de rester longtemps à photographier une même fleur, surtout que chacun veut repartir avec son image souvenir. Donc, pour ne pas ralentir tout le monde, j’ai pris mes photos très rapidement. Bilan : de nombreuses photos floues. Ensuite, la balade a eu lieu de 14.00 à 16.00 donc à l’heure où le soleil est très haut et en plus, un jour de grand beau temps. Bilan : des images surexposées. Je vais donc me contenter d’une sélection des merveilles aperçues ce jour là (et en demandant votre indulgence pour la qualité des photos), essentiellement destinée à me servir d’aide mémoire pour les années à venir.

La listère à feuilles ovales

La listère à feuilles ovales est une grande orchidée très discrète avec ses fleurs vert pâle et que l’on trouve sur quasiment tout le territoire de France métropolitain. Une orchidée à laquelle je n’avais jamais prêté attention alors que statistiquement, j’en ai forcément déjà croisé.

listère à feuilles ovales
listère à feuilles ovales

L’orchis tridenté

L’orchis tridenté est une espèce protégée que j’ai déjà plusieurs fois croisée.

orchis tridenté
Orchis tridenté
Orchis tridenté
Orchis tridenté

L’anacamptis pyramidal

Autrefois dénommé orchis pyramidal, il a été reclassifié dans la famille des anacamptis. C’est en trouvant une anacamptis pyramidal dans le jardin de ma maison d’alors que je suis entrée dans le monde fascinant des orchidées sauvages. Le jour de la balade, nous avons aussi pu observer un individu hypochrome.

anacamptis pyramidal
anacamptis pyramidal

anacamptis pyramidal hypochrome
anacamptis pyramidal hypochrome

L’ophrys mouche et l’ophrys bécasse

Ces deux ophrys sont assez proches et parfois un peu difficile à différencier. L’ophrys bécasse est un peu plus « large » que son cousin et présente de légères excroissances.

ophrys mouche
ophrys mouche
ophrys bécasse
ophrys bécasse
il tient son nom de la forme de son gynostème (la petite forme verte) qui fait penser à cet oiseau

L’ophrys de la Drôme

L’ophrys de la Drôme a été découvert dans la Drôme mais on peut aussi l’observer dans la vallée du Rhône côté ardéchois sur les massifs de Crussol et Soyons. C’est d’ailleurs à Soyons que je l’avais vu pour la première fois. On le reconnait aisément avec son petit « miroir ».

ophrys de la Drôme
ophrys de la Drôme (en fin de floraison)
ophrys de la Drôme
ophrys de la Drôme

L’orchis fragans

L’orchis fragans est une orchidée assez rare (et protégée). Elle dégage une odeur vanillée assez nette. Je n’ai même pas eu besoin de coller mon nez à la plante pour la sentir.

orchis frangans
orchis frangans

L’épipactis microphila

Les épipactis sont pour moi parmi les orchidées plus compliquées à repérer. Il faut dire qu’ils ont le don de se fondre dans la végétation environnante avec leurs couleurs d’herbe séchée et leurs silhouettes discrètes.

épipactis microphila
épipactis microphila


Il y a bien d’autres variétés d’orchidées sur le massif de Crussol dont la période de floraison varie. Lors de la balade que j’ai faite, nous avons ainsi aussi pu voir une céphalantère de Damas qui n’avait pas encore vraiment commencé à fleurir. Il y avait aussi des limodores anthocyanes (une orchidée parasite rare.. mais dont je n’ai pas su prendre de photos correctes), des orchis militaires et des orchis pourpres. A d’autres moment de l’année, il est possible d’y trouver par exemple des spirantes et des sérapias.


Massif de Crussol – Saint Péray – Ardèche – mai 2026

vue sur Saint Péray
La vue sur Saint Péray depuis la montée vers le château de Crussol. On devine le château de Beauregard sur la droite et en arrière plan les vignes de Cornas.

[projet 52-2026] semaine 23 – clair

Clair.. Le thème de la semaine pour le projet 52 m’a semblé à la fois très simple et très compliqué. Simple parce qu’il offre de nombreuses possibilités en permettant de montrer des objets aux teintes claires par exemple. Et en même temps compliqué car ce n’est finalement pas si évident de trouver l’image adéquate. Puis, il y avait cette expression qui me trottait dans la tête : « Clair comme de l’eau de roche ». Chaque fois, l’évocation du thème m’y ramenait. Mais comment la mettre en image. J’ai envisagé retourner chercher dans mes archives lointaines des photos que j’avais prises au pied de glaciers en Norvège. Puis, je me suis souvenue qu’il y a deux semaines, j’étais justement sur un glacier puis que je me suis promenée au bord des rivières qu’il alimente (Je vous reparle très vite de ce beau week-end alpin). J’ai donc choisi une photo prise dans la vallée du Vénéon, dans le massif de l’Oisans.

une rivière en montagne
Vallée du Vénéon – Oisans – Isère
mai 2026


Pour voir clair avec les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : je vais être très occupée ce week-end, sans possibilité de me connecter sur mon ordinateur. Aussi, je ne passerai sans doute pas valider les commentaires qui sont à modérer avant dimanche en fin de journée. Ne vous inquiétez donc pas si votre commentaire n’est pas visible avant la fin du week-end.

[Drôme] à la recherche des orchidées dans le Vercors- édition 2026

Parmi mes rituels printaniers, il y a la recherche des orchidées sauvages. Et pour cela, le Vercors reste un terrain de choix. Une copine me disait il y a peu qu’il y a 79 espèces d’orchidées sauvages dans le massif. J’ai fait une estimation (à la louche) et je pense en avoir observé entre 20 et 30 seulement (si j’ai le temps, j’essaierai d’affiner cela dans un prochain article). Cette année, j’ai dû m’y reprendre à deux fois, à une semaine d’intervalle, avant de réussir à vraiment voir les orchidées dans un de mes secteurs favoris.

paysage du Vercors
Même sans les orchidées, le paysage vaut le déplacement

Une première tentative peu fructueuse

La première fois, c’était tout début mai. Le ciel était couvert et du bricolage à faire à la maison avait occupé une bonne partie de la matinée. Je cherchais donc un endroit proche de chez moi pour une sortie rapide (j’avais acheté la veille de nouvelles chaussures de randonnée que je tenais à essayer en conditions réelles). Comme j’avais déjà plusieurs observé des orchidées sauvages à cet endroit tout début mai, j’en ai pris la direction. Bien avant d’arriver, j’ai su que ce serait compliqué. En effet, habituellement, j’en repère assez facilement sur les bas côtés de la route, mais cette fois, il n’y avait rien. Donc, j’ai opté pour une balade sur la montagne de Lozeron, en suivant le chemin balisé entre Vautour et Perrache.

panneau directionnel de randonnée
Dans le secteur de la montagne de Lozeron, il peut y avoir des troupeaux.
Ceux-ci sont gardés par des patous et la prudence est de mise. Si vous arrivez à proximité d’un troupeau, il faut le contourner le plus largement possible. Si le patou vient vers vous, arrêtez vous, restez calme, laissez le vous identifier comme n’étant pas un danger pour le troupeau. Pour avoir déjà croisé sur un chemin un tel chien, ils sont impressionnants mais généralement peu agressifs tant qu’ils ne vous considèrent pas comme un prédateur pour le troupeau.
chemin en forêt de sapins
Le chemin, très praticable, monte doucement en forêt

J’ai trouvé quelques orchidées au bord du chemin, mais très peu ou alors pas encore en fleurs. J’ai donc choisi de continuer la promenade juste pour le plaisir de marcher au calme, portée par le rythme de mes pas, bercée par le bruit du vent et le son des cloches des vaches dans le lointain. Le moment était simple et doux. Les paysages par contre montraient toute leur majestuosité. Ce chemin est vraiment beau, et je me demande encore pourquoi cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas emprunté.

Un second essai transformé

Après cette première tentative qui n’avait pas vraiment été couronnée de succès, j’ai décidé de retourner tenter ma chance la semaine suivante. Et cette fois a été la bonne. En approchant du site, j’ai commencé à apercevoir quelques orchidées sur le bas côté. Il restait maintenant à marcher doucement le long des chemins pour réussir à découvrir les spécimens plus ou moins discrets. J’ai d’abord vu quelques orchis singes que l’on repère assez facilement avec leur couleur rose sur fond blanc. Puis, ce sont des groupes d’orchis mâles, bien violets, qui ont attiré mon œil. Et là, j’ai vu un grand nombre d’orchis de Provence, généralement assez difficile à trouver avec leur couleur jaune très pâle. Le hic, c’est qu’ils étaient dans une zone clôturée et donc impossible à approcher. Je l’ai un peu regretté mais cela fait partie du jeu.

paysage du Vercors
Ici, on aperçoit deux synclinaux : celui, immense, de Saoû en arrière plan, que l’on repère à la forme de Roche Colombe sur la droite, et celui, plus petit, de Saint Pancrace dont on voit les falaises au milieu.

Un peu plus loin, quelques orchis pourpres montraient leurs couleurs plus foncées, tout comme les orchis militaires. Mais la jolie surprise est venue d’un orchis singe tout blanc. J’avais déjà observé cette variation de coloris, dite hypochrome, sur un orchis géant en bord de Rhône il y a quelques années. C’est toujours un peu surprenant pour ces fleurs habituellement si colorées. Puis, dans une prairie ouverte, j’ai repéré de loin quelques orchis de Provence. Avec le beau soleil de ce jour-là, ils étaient encore plus jolis. Je crois vraiment qu’à ce jour, ce sont mes orchidées sauvages préférées. En continuant à chercher, j’ai aussi pu repérer quelques orchis brûlés très discrets avec leur petite taille. La balade n’aura pas été très longue mais elle m’aura permis de voir ces orchidées que je retrouve avec plaisir chaque année dans ce secteur du massif du Vercors.


Lozeron / Combovin – Vercors – Drôme – mai 2026

ATTENTION : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles. Ce sont en outre des espèces protégées. Donc, il est interdit de les cueillir, et il faut faire très attention à ne pas les piétiner. Pour cela, le mieux est de rester sur les chemins ou les routes d’où il est facile de les observer et photographier. Une belle photo ne vaut pas la peine d’abimer la flore.

balisage de sentier de randonnée en jaune rouge
Il est important de rester sur les sentiers pour ne pas abimer la flore