Cette semaine, le thème du projet 52 est « fait pour moi ». Ceux qui me connaissent le savent : je suis plutôt gourmande, tant avec le sucré qu’avec le salé. Je partage d’ailleurs ce trait avec plusieurs de mes collègues, ce qui me donne le plaisir d’apporter de temps à autre des gâteaux au bureau. Mais cette fois, il ne sera pas question de mes réalisations. J’ai en effet choisi de vous proposer un de mes goûters du dimanche, pris au coffee truck qui se stationne chaque semaine dans un village voisin du mien. C’est un vrai plaisir avec des pâtisseries maison et des boissons originales (ici un iced americano à la fleur d’oranger et un muffin pépites de chocolat/beurre de cacahuète). S’il fait beau, je m’installe à une petite table sous les arbres et s’il pleut, je ramène le tout à la maison (comme sur la photo).
Pour découvrir les gourmandises des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : le week-end s’annonce bien rempli et je ne sais pas à quel moment je pourrai passer valider les commentaires qui seraient à modérer. Je le ferai en tous cas le plus rapidement possible.
La ville de Romans sur Isère est souvent méconnue alors qu’elle recèle de nombreuses pépites. Entre les éléments patrimoniaux et le savoir faire, la ville offre en effet de nombreux attraits pour le visiteur de passage ou celui qui habite à proximité. Afin d’aider à se repérer dans la ville, il existe un Top 5 des lieux incontournables à explorer, complété par quelques bonnes idées autour du patrimoine ou de la gastronomie. Avec un groupe d’instagrameuses de la région, j’ai été conviée le mois dernier à venir découvrir ces incontournables.
Un dépliant édité par la ville est disponible à l’office de tourisme, dans les sites du top 5 ou en ligne. Il comporte une carte qui permet de se repérer pour savoir où aller. J’ai eu un gros coup de cœur pour le design illustré du dépliant.
La Cité de la Chaussure, pour découvrir un savoir faire
Alors que j’habite à proximité de Romans, je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir la Cité de la Chaussure. Installée dans le local d’un supermarché désaffecté, la Cité est avant tout un projet solidaire. Après la crise de la chaussure qui a frappé Romans à la fin des années 1980, un groupe de travailleurs sociaux a cherché des solutions pour réemployer les anciens ouvriers des industries du cuir. Bien que n’ayant initialement pas envisagé d’ouvrir un atelier de fabrication de chaussures, c’est la mise en vente du matériel issu du démantèlement d’un grand chausseur qui fait prendre conscience du risque de perte de savoir faire lié au cuir sur le bassin romanais. La décision est prise de racheter le matériel et de recréer un atelier de fabrication de chaussures à Romans. La Cité de la Chaussure nait quelques années plus tard de la volonté de pérenniser les ateliers tout en proposant des visites et un magasin de vente.
Une exposition de photos des copains du Caillou aux Hiboux est proposée dans le hall de la Cité de la Chaussure
Après la présentation de l’histoire de la Cité de la Chaussure, et un petit tour dans la boutique (où quelques modèles me font de l’œil), nous avons pu visiter les ateliers. Là, des artisans étaient en train de travailler. Nous avons ainsi pu voir en direct certaines des étapes de la fabrication des chaussures. Le sens du détail et la précision des gestes sont impressionnants. Entre les différentes étapes, et les temps indispensables entre deux opérations, la fabrication d’une paire de chaussures s’étale sur deux jours et nécessite plusieurs heures de travail.
De la fabrication à la vente, toutes les étapes sont réalisées dans les murs de la Cité de la Chaussure
La Cité de la Raviole, pour une étape gourmande
Pour les gourmands, il faut aller à la Cité de la Raviole. Située juste en face de la gare, c’est à la fois une boutique et un lieu de découverte de cette fameuse petite pâte farcie, portée par la marque Mère Maury. On y découvre ainsi un film expliquant comment sont fabriquées les ravioles. On peut aussi y apprendre comment bien cuire ses ravioles. Et bien entendu, on peut acheter toute la gamme, en frais comme en surgelé.
Leçon de préparation des ravioles
Mais, la raviole, c’est quoi ? C’est une spécialité de la région de Romans qui n’a rien à voir avec les raviolis italiens même si ce sont aussi des pâtes farcies. Elles se présentent en plaques de 48 ravioles. La recette traditionnelle est farcie à base de Comté, de persil et de fromage frais. Elle bénéficie d’une AOP, d’un label rouge et d’une IGP. Il existe maintenant de nombreuses variantes : au basilic, au fromage de chèvre, aux olives de Nyons, à l’ail noir, ou encore à la truffe par exemple. Ici, manger des ravioles, c’est habituel : on en trouve facilement partout, et chacun y va de sa recette. Le plus simple est de les cuire à l’eau ou au bouillon : on les sort de l’eau avec une écumoire dès qu’elles remontent et on déguste aussitôt. Mais on peut aussi les frire pour les mettre à l’apéritif ou en salade ou les faire en gratin, avec un peu de crème. Pour ma part, je les fais généralement en gratin avec des courgettes et du saumon, ou avec des champignons et du Saint Marcellin. J’aime bien aussi les préparer dans un bouillon miso. Le soir en hiver, c’est un plat simple, rapide et réconfortant.
Nous avons pu déguster les ravioles traditionnelles et les ravioles à l’olive de Nyons
Le Musée de la Chaussure, pour une pause culturelle
Le Musée de la Chaussure fait partie des incontournables de Romans depuis un moment pour moi. J’avais déjà eu plusieurs fois l’occasion de le visiter, mais c’est toujours un plaisir. Cette fois, nous étions accompagnés par Baptiste pour une visite guidée. J’avais déjà fait une visite guidée avec Baptiste et il a plein d’anecdotes à raconter, que ce soit sur le musée, la chaussure à Romans ou les collections qui sont exposées (et je ne dis pas cela parce que Baptiste est un copain : il est vraiment un guide fantastique !). Il nous a emmenés à travers les salles du musée pour nous expliquer le savoir faire romanais avec les marques historiques, l’évolution de la chaussure dans le temps et dans le monde, mais aussi les chaussures récentes, comme les fameux crampons de Kylian Mbappé.
Entre le lieu et les collections, le Musée de la Chaussure est vraiment à découvrir
Comme nous étions en visite VIP, nous avons eu le droit de nous rendre au centre de documentation du musée. Là, des milliers de documents relatifs à la chaussure sont archivés. Ils servent aujourd’hui de base de recherche pour les designers ou pour la création de costume de scène. Nous avons aussi eu la chance de pouvoir jeter un œil aux réserves. Le musée de la Chaussure a un fonds d’environ 20 000 pièces dont une infime partie est exposée. Le stockage de ces trésors est très impressionnant. Baptiste avait également eu l’autorisation de nous sortir quelques modèles prestigieux ou rares, dont certains sont inexposables en raison de leur fragilité. J’avoue avoir largement savouré ce moment privilégié.
Le centre de documentation et les réserves du Musée de la ChaussureChaussure de Falbala (Laetitia Casta) dans le film Astérix et Obélix contre César Chaussure en cuir d’estomac de lama par André Perrugia Chaussure créée pour Mistinguett Chaussures brodées ayant appartenu à Grace de Monaco – elles avaient été exposées en 2020 Chaussure de scaphandrier – elle pèse 8 kg et est la plus lourde des collections du musée.
Marques Avenue, pour le shopping
Marques Avenue s’est installé à Romans en , dans une ancienne caserne de gendarmerie réhabilitée par le cabinet d’architecture JML Wilmotte. C’est aujourd’hui un centre commercial outlet qui a la particularité d’être à deux pas du centre ville. Avec 90 boutiques de mode, pour la maison ou gourmandes, il y en a pour tout le monde. Le centre commercial est très végétalisé et le passage d’une boutique à l’autre se fait par l’extérieur, comme on se promènerait dans des rues bordées de magasins.
Marques Avenue est installée sur une ancienne caserne de gendarmerie
Le matin, nous avons eu la chance de prendre notre petit déjeuner dans la boutique Lindt (une de mes boutiques préférées à Marques Avenue) où nous avons pu découvrir certaines des nouveautés. L’après-midi, nous étions de retour à Marques Avenue pour un défi shopping. Munie d’une carte cadeau, j’avais 45 minutes pour trouver un article coup de cœur dans les boutiques du centre commercial. Je dois dire que je ne suis pas vraiment branchée shopping, et que j’achète le plus souvent en réponse à un besoin. Avec seulement 3/4 d’heure devant moi, cela laissait peu de temps pour trouver un article de mode et faire des essayages. J’ai donc opté pour des choses pour la maison : des torchons, des assiettes et des bougies (des valeurs sûres en quelque sorte). Cela m’a quand même permis de voir la diversité des boutiques et de me donner des idées pour de futurs achats. Enfin, nous avons pris un goûter chez Bagelstein, situé dans l’enceinte de la caserne. La journée ayant été chaude, j’étais contente de pouvoir me poser pour savourer un smoothie.
Gourmandise à Marques AvenueDéfi shopping relevé (et avec seulement 48 centimes de dépassement) !
Pour plus de découvertes… dont le 5e incontourable
Vous l’aurez noté : il manque le 5e incontournable. La journée ayant déjà été très bien remplie, je vais devoir retourner à Romans pour en profiter. Il s’agit des nombreux ateliers et boutiques d’artisans et créateurs situés dans le centre de Romans. J’en ai repéré quelques uns qui me font particulièrement de l’œil quand nous sommes passés dans les rues piétonnes du centre ville. J’ai par exemple eu un vrai coup de cœur pour un sac de la marque Nodie’s(et je ne suis pas la seule : la reine Rania de Jordanie en a déjà deux !)
Le parcours des chaussures géantes à Romans, ce sont 13 étapes pour découvrir la ville et le patrimoine. Ici, un derby de Stéphane Kelian devant la Tour Jacquemart.
Pour d’autres idées à Romans, je peux vous suggérer de :
La Cité de la Chaussure – 36 place Jean Jaurès, 26100 Romans. Pour connaitre les horaires de la boutique et les possibilités de visites des ateliers, il faut se rendre sur le site internet de la Cité de la Chaussure.
La Cité de la Raviole Mère Maury – 33 boulevard Gabriel Péri, 26100 Romans – face à la gare. Les horaires sont à retrouver sur le site internet de la marque Mère Maury. En complément de la boutique, un distributeur de ravioles va être installé juste de l’autre côté de la rue, aux Halles Autonomes.
Le Musée de la Chaussure – rue Bistour, 26100 Romans. Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée.
Marques Avenue – avenue Gambetta, 26100 Romans – 90 boutiques mode, maison et gourmandise.
Le plus mignon des gardiens du Musée de la Chaussure
Cette semaine, le projet 52 nous invite à être dans la lune. Si, sur le papier, le thème me plait beaucoup, en pratique, j’ai eu un peu de difficulté à trouver une photo pour l’illustrer. En effet, toutes mes tentatives pour prendre la Lune en photo se sont révélées de piètre qualité. J’ai donc réfléchi. Et je me suis souvenue que l’an dernier, le parcours nocturne du Mont Saint Michel avait comme thème « Rêve de Lune ». Je suis donc allée faire un tour dans mes photos du mois d’août dernier. Et j’y ai retrouvé cette photo de l’installation Bain de Lune, une de mes préférées de toute la visite faite ce soir là.
Mont Saint Michel – parcours nocturne été 2025
Pour découvrir comment les autres participants voient la Lune, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Durant le premier week-end de mai, le château de Grignan a offert à ses visiteurs un voyage dans le temps. Sitôt le châtelet passé, nous nous retrouvions en 1690 pour une journée riche en évènements et découvertes. Avec Melle 3e, nous y sommes allées le premier jour, pressées de découvrir ce que ce bond dans le passé nous réservait. Si sur le papier, une journée entière au château peut sembler longue, je peux vous assurer que nous ne nous sommes pas ennuyées et que nous n’avons pas vu passer le temps de notre arrivée à 10.30 jusqu’à notre départ à plus de 20.00. Venez, je vous raconte.
Le château de Grignan domine le village.
Un peu de contexte
Le château de Grignan à la fin du XVIIe siècle appartient à François Adhémar de Monteil de Grignan, héritier de la famille des Adhémar (qui a donné son nom à la ville de Montélimar). Il est lieutenant général de Provence, une des plus hautes fonctions de l’état. En 1669, il épouse en troisième noce Françoise Marguerite de Sévigné, la fille de la Marquise de Sévigné. Quand la nouvelle Comtesse de Grignan s’installe à Grignan, la Marquise débute alors une correspondance soutenue avec sa fille. Madame de Sévigné fera aussi trois longs séjours à Grignan, plus d’un an à chaque fois (en même temps, il lui faut trois semaines pour venir depuis le château des Rochers, sur ses terres de Bretagne). Elle y décèdera en 1696.
Evocation de l’arrivée de Madame de Sévigné à Grignan en 1690
Cette année marque les 400 ans de la naissance de la Marquise de Sévigné. Le département de la Drôme a lancé une année de célébrations : l’année Sévigné. Le château de Grignan est forcément très impliqué dans ce dispositif et de nombreux évènements y ont lieu toute l’année. Ce week-end de reconstitution historique, une première au château de Grignan, en fait partie. Et on peut dire que le succès a été au rendez vous car sur les trois jours, près de 10 000 visiteurs y ont participé.
Tout le week-end, les visiteurs pouvaient louer des costumes de Marquise, Marquis ou Mousquetaire. J’ai ainsi porté toute la journée une robe longue, pour entrer complètement dans l’ambiance Grand Siècle
Des animations dans les cours du château
Un spectacle équestre dans la cour d’honneur
Tout au long de la journée, des spectacles et animations se sont succédés dans les différentes cours du château. Dans la cour d’honneur, c’est un spectacle équestre qui se jouait. La Marquise de Sévigné, accompagnée de mousquetaires, a ainsi pu faire la démonstration de son savoir faire à cheval. Il est à noter la performance pour les chevaux qui ont travaillé dans un environnement peu propice : la cour d’honneur est en petits galets ronds et présente une légère déclivité. On est bien loin des carrières planes en sable dont ils ont l’habitude. Agrémenté de quelques danses baroques et d’un peu d’escrime, c’était un joli spectacle par lequel nous avons débuté notre journée.
Démonstration d’équitation dans la cour du châteauDéfilé des danseurs dans la cour d’honneur du châteauDéfilé des danseurs costumés dans les cours du château
Des échoppes dans la cour des ruines
La cour des ruines est habituellement fermée au public. Il faut dire qu’elle se situe dans une aile qui n’a pas fait l’objet d’une reconstruction après l’achat du château par Marie Fontaine au début du XXe siècle, et qu’elle présente donc un intérêt de visite assez limité. Durant les journées de reconstitution, des échoppes y avaient été installées. On pouvait ainsi y découvrir des métiers aujourd’hui disparus, comme le poupetier (qui faisait des poupées) ou le paternostrier (qui fabriquait des chapelets à partir de graines séchées). Il y avait aussi un écrivain public et un intéressant cabinet de curiosités.
Le marchand de tissus et rubansUn renard au regard douteux dans le cabinet de curiosités (ou comme dirait Melle 3e « passion animaux mal empaillés »)Extrait de lettres
De l’escrime dans la cour du puits
Dans la cour du puits, c’est avec bonheur que j’ai retrouvé les membres de l’Académie AMHE. Je les avais déjà vus lors de reconstitutions de combats du Moyen-Âge à Rochemaure et présentant l’escrime Renaissance à Montélier. J’aime beaucoup ce qu’ils proposent. Les explications de Gilles, le maître d’armes, sont toujours très claires. On repart à chaque fois en ayant appris quelque chose sur les pratiques de l’époque concernée. Cette fois, nous sommes au XVIIe siècle. Il est question de duels à l’épée mais aussi d’entrainements pour les batailles avec épée à deux mains ou encore avec épée et rondache. Les combats ne sont pas chorégraphiés et c’est ce qui rend les démonstrations encore plus intéressantes.
Démonstration de duels façon XVIIe siècle
Des visites originales dans le château
Un accès libre tout au long de la journée
Durant ces trois jours, toute la journée, l’accès à l’intérieur du château était libre (dans la limite des jauges de sécurité bien entendu). C’était l’occasion pour moi de parcourir à nouveau les différentes salles du château dans ses habits de printemps. Comme il y avait beaucoup de monde, je n’ai pas pris de photos à l’intérieur en dehors de celles du bel escalier d’honneur, décoré de fleurs (Si vous voulez en voir plus, vous pouvez aller découvrir ma visite du château pour Pâques l’année dernière, à la saison des lavandes , un jour pluvieux à l’automne ou pour les fêtes de fin d’année).
L’escalier d’honneur dans son habit de printemps
Une visite théâtralisée en soirée
En fin d’après-midi, le château a fermé ses portes… pour les rouvrir à partir de 18.30 dans le cadre de visites théâtralisées. Répartis en deux « familles », les Forbin et les Castellane, nous sommes entraînés de pièce en pièce à la rencontre des habitants du château. Nous croisons ainsi le Comte et la Comtesse de Grignan qui préparent une fête, Madame de Sévigné qui écrit une lettre, Charles fils de la Marquise, mais aussi un groupe de gentilhommes prêts à en découdre. Ils finiront d’ailleurs par le faire sur la terrasse du château. Nous terminons dans la salle de bal pour une démonstration de danse baroque. La visite dure une heure que je n’ai pas vue passer, et se termine sur la terrasse avec le soleil déclinant, un verre à la main.
A la rencontre des habitants du château à la fin du XVIIe siècle lors de la visite théâtralisée
Grignan 1690 – journée de reconstitution historique château de Grignan – Drôme 1er mai 2026
Informations pratiques pour (re)découvrir le château de Grignan
Il n’y a pas de « meilleure saison » pour le visiter. J’y suis allée à différents moments de l’année, et c’est toujours un plaisir. Même si vous y êtes déjà allés, n’hésitez pas à en pousser à nouveau les portes.
Des évènements ponctuels ont lieu au fil des mois, et les décorations du château évoluent au fil du calendrier : Noël, Pâques, etc. De nombreuses manifestations sont organisées toute cette année 2026 dans le cadre de l’année Sévigné.
Un nouveau parcours de visite sera mis en place au début de l’été, avec l’ouverture du second étage. J’ai hâte de pouvoir le découvrir.
Fin d’une belle journée au château de Grignan
Pour profiter d’un spectacle : Les Fêtes Nocturnes reviennent cet été dans la cour du château avec L’Ecole des Femmes de Molière, mise en scène par Robin Renucci. Cela fera forcément partie de mon programme estival (comme les pièces montées dans ce cadre ces dernières années : Fracasse en 2021, Les Fâcheux en 2022, L’Avare en 2023, Histoire d’un Cid en 2024, Le Barbier de Séville en 2025)
Le pique-nique chic à base de produits du terroir au Café Louis Provence
Pour se restaurer ou faire une pause : Le café Louis Provence situé dans le bosquet du château propose des paniers pique-nique du terroir à déguster sous les arbres, ainsi que des glaces et des rafraichissements. J’ai pu tester les produits (locaux) du panier pique-nique et je me suis régalée. Il y a une option végétarienne hyper qualitative à base de tartinade de légumes, houmous et affinade d’olive de Nyons.
Autour du vin : parler de Grignan sans parler de vin, c’est compliqué. Plusieurs animations sont proposées au château au fil de l’année autour de l’appellation Grignan-Adhémar. Il est aussi possible de prendre à certains moments un verre de vin sur la terrasse tout en profitant de la superbe vue sur les environs. (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération
Le plaisir d’un verre de vin sur la terrasse du château au coucher du soleil (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération
Le château de Grignan est en lice pour le Monument Préféré des Français 2026. Le vote est possible jusqu’au 22 mai 2026 sur le site de France TV. J’ai bien entendu voté pour lui, mais n’hésitez pas à le faire également !
Cette semaine, le projet 52 nous emmène à la campagne. Si vous venez régulièrement sur ce blog, vous devez le savoir : la campagne, c’est mon quotidien. En dehors de mes études à Rennes et Lyon, et de mon début de vie professionnelle en région parisienne, j’ai toujours habité à la campagne. Et ça me va bien ! Si j’aime les propositions culturelles que l’on peut avoir en ville, j’apprécie tout ce que la campagne m’apporte : le calme, la proximité avec la nature, les possibilités infinies de balades, le rythme des saisons… Bref, avec ce thème, nous sommes un peu dans ma zone de confort.
Le hic, c’est que j’ai beaucoup trop d’idées pour illustrer ce thème. Parmi les idées (concrètes et précises) que j’ai eues, je peux citer : un pique-nique pour profiter de la fin de journée, des achats de produits à la ferme, des chèvres ou des moutons dans un champ (il n’y a presque pas de vaches dans la campagne autour de chez moi : il faut monter sur le Vercors pour en trouver), des fleurs sauvages au bord du chemin, ou encore une petite route au milieu de « nulle part ». Finalement, j’ai choisi un moment matinal, alors que le soleil était encore en partie caché par la montagne. J’ai longé un champ de colza en fleurs et j’ai aimé l’ambiance qui s’en dégageait…
Quelque part au pied du Vercors – Drôme – avril 2026
Pour découvrir ce que les autres participants ont vu à la campagne, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
J’ai profité d’une belle journée de printemps pour aller passer une journée dans les Cévennes, avant que la foule estivale ne vienne se presser sur les petites routes. Le point de départ de la journée était la découverte des grottes de la Cocalière et de la Salamandre où j’avais été invitée. Je me suis également promenée dans les villages alentours, et suis allée explorer les paysages de la région. Bien entendu, j’ai limité mes explorations à une toute petite zone géographique, grosso modo autour de Barjac (et je n’y ai même pas vu tout ce qui figurait sur ma liste tant il y a à voir).
vue depuis le village de Lussan
Des explorations souterraines
La grotte de la Cocalière
La raison principale de ma venue dans les environs de Barjac était de venir découvrir deux grottes dont j’avais beaucoup entendu parler. J’ai commencé la journée par la visite de la grotte de la Cocalière. Arrivée à l’ouverture, j’ai pu participer à la première visite guidée de la journée. Hors saison et tôt le matin, il y a souvent peu de monde (il m’est même arrivé de ne pas pouvoir faire la visite car il y avait trop peu de monde à la grotte de la Madeleine). Cette fois, nous étions 5 visiteurs. Autant dire que c’était une visite VIP, presque privée. Nous avons pu largement échanger avec notre guide Guillaume, et la visite a même duré plus longtemps que prévu pour le plaisir de tous. En haute saison, les groupes de 50 visiteurs se succèdent toutes les 15 minutes, impossible donc d’autant prendre son temps.
Sur cette draperie, on voit nettement les différentes strates de concrétion
La grotte de la Cocalière est encore active. L’eau s’infiltre et continue à déposer de fines couches de calcaire sur les concrétions. Après un début de printemps bien pluvieux, il y a pas mal d’eau dans la grotte. Malgré tout, les profondeurs des petits bassins restent très faibles, à peine quelques centimètres. La rivière souterraine se trouve beaucoup plus bas et remonte très rarement jusqu’au niveau de la grotte qui se visite. Ce peu d’eau est cependant suffisant pour créer des jeux de miroir très impressionnants.
Dans la grotte de la Cocalière
Je dois dire que cette grotte a été un vrai coup de cœur. La mise en valeur des salles souterraines est toute en sobriété, révélant la beauté pure des concrétions de calcaire. Chaque salle révèle des secrets, et apporte son lot d’émerveillement. Complété par les explications de Guillaume, et les échanges que nous avons pu avoir, c’était réellement une visite exceptionnelle.
La magie du travail de l’eau dans la grotte de la Cocalière
La grotte de la Salamandre
Après la grotte de la Cocalière, je suis allée à la grotte de la Salamandre. Celle-ci est la plus récente grotte ouverte à la visite dans le secteur. Elle a en effet ouvert aux visiteurs en 2013 seulement. Située dans un environnement naturel exceptionnel, il faut se stationner à environ 700 mètres de l’entrée et faire une petite marche dans la forêt de chênes verts avant d’arriver. Tout le long, des panneaux permettent d’en apprendre plus sur le milieu naturel traversé. Devant l’entrée de la grotte, adossée à la falaise, une immense terrasse en bois permet de découvrir le paysage. L’endroit est idéal pour une petite pause avant d’entrer sous terre.
Terrasse avec vue
Contrairement à la grotte de la Cocalière, une seule salle compose la grotte de la Salamandre. Elle a des dimensions exceptionnelles qui donnent un peu le tournis. Le parcours de la visite (guidée) permet de passer entre les colonnes impressionnantes. On y trouve aussi des concrétions qui semblent horizontales : il s’agit en fait de concrétions verticales qui se sont cassées, sans doute sous l’effet d’un séisme, et qui se sont ensuite retrouvées intégrées dans d’autres concrétions plus récentes.
L’impressionnante salle de la grotte de la Salamandre
J’ai moins aimé la visite de la grotte de la Salamandre que celle de la grotte de la Cocalière. Déjà, le fait qu’il n’y ait qu’une seule salle, même si elle est vraiment splendide, crée un rythme de visite un peu étrange. Ensuite, les jeux de couleurs des lumières et la musique de fond tout au long de la visite ne m’ont pas apporté de « plus » lors de la visite, et parfois même m’ont dérangée dans ma contemplation des merveilles de la nature qui m’entouraient. Malgré tout, il serait dommage de passer à proximité sans s’y arrêter car cette grotte reste exceptionnelle.
D’anciennes stalagmites effondrées créent des décors surnaturels.
Des villages pleins de charme
Passer dans le secteur sans s’arrêter dans les villages, ce serait vraiment dommage. Il y a en effet de très nombreux villages perchés dont certains sont classés. C’est le cas de Lussan, La Roque sur Cèze et Montclus qui sont parmi les plus beaux villages de France. Mais d’autres villages ont aussi beaucoup de charme, comme Barjac par exemple. Je me suis arrêtée rapidement à Barjac le matin, sur la route vers la grotte de la Cocalière. C’était l’occasion d’une jolie promenade dans les ruelles encore désertes.
Dans le vieux village de Barjac
L’après-midi, c’est à Lussan que j’ai fait un tour. Le village domine les environs. Il est possible de se promener le long des anciens remparts pour admirer le paysage. Dans le village, ruelles et petites places rivalisent de charme. J’ai pu aussi découvrir le temple, à la fois sobre et imposant, niché au cœur d’un joli jardin. J’y avais d’ailleurs vu une très belle Bible datant de la période du Désert.
Au fil des petites rues de Lussan
Des paysages extraordinaires
Les concluses de Lussan
Difficile de faire abstraction des paysages quand on circule dans cette zone des Cévennes. Les petites routes circulent au cœur de forêts verdoyantes. Dès que l’on prend un peu d’altitude, chaque virage apporte son lot de points de vue. J’avais envie de m’arrêter partout ou presque (mais ne l’ai pas fait car ce n’était pas possible de le faire en sécurité). Comme en plus, le soleil brillait, je trouvais dommage de ne faire que du tourisme souterrain. J’ai donc eu envie d’une petite randonnée. J’avais depuis longtemps sur ma liste d’aller voir les concluses de Lussan.
Les concluses de Lussan vues depuis le belvédère
Le site est à environ 5 km du village de Lussan depuis lequel il est bien fléché. Sur place, un petit parking permet de se stationner. J’étais déjà tard dans la journée (il était quasiment 16.00 quand je suis arrivée), et le parking était bien rempli. J’ai cependant eu la chance de trouver une place pour laisser ma voiture. J’ai ensuite suivi les panneaux indiquant le chemin. On part du haut de la falaise pour descendre à travers la forêt jusqu’à la rivière. Le retour se fait par le même chemin. Plusieurs panneaux d’interprétation sont disponibles le long du parcours. Le trajet en lui même permet quelques jolis points de vue, en particulier depuis le belvédère. Arrivée au bord de la rivière, j’ai regretté de ne pas avoir emporté mon maillot de bain car l’eau, fraîche et claire, était très tentante. J’ai marché un peu le long de la rivière, coincée entre les parois rocheuses, avant de remonter.
Au bord de la rivière, entre falaises et végétation
Les cascades du Sautadet
Sur le trajet du retour, j’ai fait un crochet par La Roque sur Cèze afin d’aller voir les cascades du Sautadet. Il s’agit là encore d’un site que j’avais repéré depuis très longtemps sans avoir eu l’occasion d’y aller. J’ai laissé la voiture sur le parking du village avant de longer la rivière jusqu’aux cascades. L’ayant beaucoup vu sur les réseaux sociaux, je craignais d’être un peu déçue par le site. Non seulement cela n’a pas été le cas, mais je l’ai trouvé encore plus impressionnant en vrai qu’en images. En aval du village, la Cèze a creusé des cavités dans le calcaire. Là, la rivière prend de la vitesse entre marmites de géants et rapides. C’est vraiment spectaculaire.
Au bord des cascades du Sautadet
Informations pratiques
Les grottes
Grotte de la Cocalière : la grotte est ouverte de mi-mars à début novembre. Les horaires et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de la grotte. Sur place, il est possible de se restaurer avec une offre de type snack, mention spéciale pour la sélection de glaces Terre Adélice. L’eau utilisée est celle de la grotte, et il y a des points pour remplir sa gourde à plusieurs endroits sur le site. Il faut compter environ 250 marches à descendre et une bonne trentaine à remonter pour un parcours souterrain d’environ 1 km. Le retour au point de départ se fait en petit train à travers la garrigue. La température dans la grotte est de 14°C. En saison, la réservation est plus que conseillée.
Grotte de la Salamandre : la grotte est ouverte de mi-mars à début novembre. Les horaires et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de la grotte. Sur place, il est possible de se restaurer en profitant de la splendide terrasse. Des points d’eau sont également accessibles. L’accès à l’entrée de la grotte se fait depuis le parking via un sentier d’environ 700 mètres (avec un petit D+). Il est possible de venir déposer/récupérer des personnes en voiture à côté de l’entrée du site. Quelques places PMR sont également disponibles à côté des bâtiments d’accueil. Il faut compter environ 50 marches à descendre et 90 à remonter pour un parcours d’un peu plus de 500 mètres sous terre. Un belvédère accessible sans marches permet à tous de profiter d’une vue sur la grande salle. La température dans la grotte est de 12°C. En saison, la réservation est très fortement conseillée.
Ce secteur n’est pas très loin des gorges de l’Ardèche où vous pouvez découvrir d’autres grottes, par exemple l’Aven d’Orgnac, la grotte de la Madeleine, la grotte Saint Marcel ou la grotte aven forestière (que je ne connais pas encore mais suis curieuse de découvrir)
Pont sur la Cèze à La Roque sur Cèze
Les villages
Les jolis villages sont nombreux, que ce soit côté Gard ou côté Ardèche. A proximité immédiate de Barjac et Lussan, on peut citer La Roque sur Cèze et Montclus. Un peu plus loin, Aiguèze est aussi classé parmi les plus beaux villages de France.
Attention : compte tenu du caractère étroit des ruelles des villages, il faut éviter de s’y engager en voiture et privilégier les parkings dédiés, souvent à l’extérieur des villages. Certains sont payants, c’est par exemple le cas à Lussan ou La Roque sur Cèze.
Les randonnées
Les concluses de Lussan : depuis le parking (fléché au départ du village de Lussan), l’aller/retour jusqu’au portail des concluses sur la rivière Aiguillon fait environ 2.5 km pour un D+ de 100 mètres. C’est une longue descente à l’aller, et donc une longue montée au retour. Il s’agit d’un sentier d’interprétation très bien balisé. Le chemin est très caillouteux, et nécessite de faire attention à où on pose les pieds (et de porter des chaussures adaptées au terrain). Il est situé à flanc de falaise calcaire et même si la forêt apporte un peu d’ombre, il est prudent de partir avec de l’eau (et de la crème solaire en été). Le temps de parcours A/R est donné pour 45 minutes. C’est le temps que j’ai mis au total sachant que j’ai aussi fait une bonne pause au bord de la rivière. ⚠️Attention / Sécurité : l’accès aux concluses peut être interdit pour des raisons de sécurité. Il ne faut pas non plus s’aventurer dans le lit de la rivière s’il y a un risque d’orage ou de pluie (risque élevé de crue soudaine dans le goulet formé par les gorges).
Les cascades du Sautadet : depuis le parking du village de la Roque sur Cèze, il faut longer la rivière sur environ 800 mètres pour arriver aux cascades (rive droite). Il est aussi possible de traverser le pont et de se rendre sur la rive gauche pour un autre point de vue sur le site naturel.
⚠️ Attention / Sécurité : le site des cascades du Sautadet est dangereux et de nombreux accidents mortels y sont à déplorer. La baignade y est strictement interdite (une plage est accessible en aval du site). Et lors de l’exploration sur les rochers calcaires, il faut être prudent. Les anfractuosités y sont nombreuses, et les rochers à l’approche de la rivière peuvent être glissants. Il est fortement recommandé de ne pas s’approcher du bord. Une prudence extrême est de rigueur.
Vue sur la Cèze depuis le belvédère de la grotte de la Salamandre
Gard – avril 2026
(*) J’avais été invitée à venir visiter les grottes de la Cocalière et de la Salamandre après en avoir rencontré les équipes sur la journée professionnelle du salon Destination Ardèche. Mon avis est, comme toujours, sincère et reflète l’expérience que j’ai vécue. Ces deux visites constituent cependant une collaboration commerciale non rémunérée. Les autres découvertes sont des choix complètement personnels.
Je n’ai volontairement pas mis le thème Printemps du projet 52 trop tôt dans la saison. En effet, autour de chez moi, l’hiver a régulièrement des sursauts, et en montagne où je vais souvent me promener, la neige n’est pas rare jusqu’en mai. Malgré tout, je vous ai déjà montré quelques images du printemps dans la plaine de Valence, avec en particulier les vergers qui ont fleuri dès la fin février et quelques orchidées précoces. Mais, en ce début du mois de mai, le printemps est maintenant bien installé, au moins dans la plaine et sur les piémonts du Vercors. Les premières couleurs sont apparues dans les champs. Et si depuis quelques jours, j’aperçois de plus en plus de coquelicots, c’est le colza qui a ouvert le bal des couleurs. Le jaune d’or des fleurs de colza a mis du soleil dans les paysages durant quelques semaines.
Champ de colza Montvendre – Drôme – avril 2026
Pour découvrir ce qui représente le printemps pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : j’ai de la famille à la maison ce week-end. Je ne sais donc pas à quel moment, je serai disponible pour venir valider les commentaires qui auraient été envoyés en modération. Je le ferai quoi qu’il en soit le plus rapidement possible.
Passer une journée dans le Vercors, c’est quelque chose qui m’arrive souvent. Généralement, j’y vais seule, essentiellement pour marcher. Cette fois, la situation était différente. En effet, deux copines avaient organisé une journée entre filles avec au programme une jolie randonnée sur le plateau de Font d’Urle et une déjeuner convivial au restaurant. Nous étions donc ce jour-là une dizaine à cheminer ensemble, mais aussi à discuter, échanger, comparer nos expériences.
Une journée entre filles dans le Vercors
En randonnée sur le sentier du Karst
L’arrivée du printemps sur l’alpage
Le point de rendez-vous était au départ du sentier du Karst, à Font d’Urle. J’avais covoituré depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine, et nous avons retrouvé les autres sur le parking de la station. Après les bonjours (et les présentations pour celles qui ne se connaissaient pas encore), nous avons enfilé nos chaussures de rando et pris la direction du sentier. Je vais chaque année à cette période de l’année sur l’alpage de Font d’Urle et c’est chaque année aussi magique. Cette fois n’a pas dérogé : les tapis de fleurs nous ont accueillies dès le bord du parking.
Des fleurs partout… surtout des crocus, mais il y avait aussi des jonquilles, des érythrones dents de chien, des scilles à deux feuilles, des renoncules, des gentianes…
Pour autant, la neige était retombée le week-end précédent et était encore bien présente. Fort heureusement, nous avions prévu et étions bien chaussées pour traverser les grandes plaques de neige. Cette fois, nous avons suivi scrupuleusement le chemin (j’ai pour habitude de le prendre à l’envers ou de couper à certains endroits). Pour certaines, c’était leur première venue à Font d’Urle et le sentier permet d’en découvrir toutes les spécificités, en particulier géologiques.
L’alpage de Font d’Urle, entre hiver et printemps
Le bonheur de voir des animaux sauvages
En plus de la multitude de fleurs, nous avons aussi eu la chance de pouvoir observer des animaux dans leur milieu naturel. Deux vautours nous ont ainsi fait le plaisir de voler au dessus de nous dans un ballet hypnotique. Mais, ce que je retiens surtout, c’est la marmotte que nous avons pu longuement voir à côté de la grotte. Je dois avouer que c’était la première fois que je voyais une marmotte dans les Alpes (j’en avais vu à Montréal au Canada où elles sont communes, y compris en ville). Rien que ça aurait suffi à rendre cette journée extraordinaire !
Une marmotte se cache sur cette image ! (elle est dans l’herbe, pas très loin de la neige au niveau du tiers gauche de la photo)Une marmotte se cache sur cette image ! (elle est sur un rocher, au niveau du tiers droit et du tiers bas de la photo )un des vautours que nous avons pu observer
Un déjeuner au col de la Machine
Après deux heures à profiter du temps magnifique que nous avions ce matin-là, nous avons repris les voitures pour nous rendre au col de la Machine. Là, l’Hostel Quartier Libre propose une cuisine locale et de saison dans un environnement chaleureux. Nous avons ainsi largement profité d’une pause déjeuner très gourmande tout en continuant nos discussions.
La salle est très chaleureuse – il y a aussi une terrasse pour les beaux jours Le slogan sur le flyer est une référence à une chanson d’Alain Bashung
Nous avons terminé la journée par un petit aller retour jusqu’au belvédère sur Combe Laval situé à quelques dizaines de mètres de Quartier Libre, l’occasion de profiter du paysage et faire quelques photos de groupe.
Combe Laval depuis le belvédère du col de la Machine On distingue la route à flanc de montagne sur la droite
Ce que je retiens de cette journée
Le point de départ de cette journée, c’était la volonté de Pauline et Cécile de réunir des créatrices de contenu actives sur les réseaux sociaux et partageant des points d’intérêt communs afin d’échanger autour d’un programme à tendance outdoor et gourmandise. Nous étions une dizaine à nous retrouver ce matin-là. J’en connaissais déjà un peu plus de la moitié mais je découvrais « en vrai » les autres. Comme à chaque fois, j’ai été surprise de la facilité avec laquelle nous avons échangé. J’ai par exemple fait la route depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine que je n’avais encore jamais vues. Et tout naturellement, les discussions se sont mises en place.
En randonnée sur l’alpage de Font d’Urle
C’est d’ailleurs à la fluidité et la facilité des échanges que l’on se rend compte que le casting était réussi. Si tout le monde se parle, si les rires et les discussions n’ont pas de véritable temps mort, si les bavardages sont naturels, si personne ne reste isolé, alors c’est gagné. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé ce jour-là. Les échanges ont été riches, nourris par nos diversités. Nous avons parlé de tout et de rien, des réseaux sociaux, des collaborations, des interactions avec nos communautés respectives, mais aussi simplement de nos vies. Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir décidé de participer à cette journée, entre la joie de randonner au soleil dans un décor féérique et le plaisir de partager ce moment avec un super groupe.
En randonnée dans le Vercors
Informations pratiques
La randonnée : sentier du Karst à Font d’Urle. Ce sentier fait environ 5 km pour 140 m de D+. C’est une randonnée vraiment accessible à (presque) tous. J’étais blessée à la jambe (a priori un claquage sur un des muscles du mollet, fait une semaine avant), et ça s’est très bien passé. Il faut compter 2 heures en prenant son temps (je l’ai déjà fait en 1h15/1h30 en prenant des photos). Il est important, surtout quand il y a des plaques de neige, de rester sur le tracé du sentier pour ne pas risquer de chuter dans un creux ou un trou. Les passages sur la crête ne sont pas dangereux tant qu’on reste sur le chemin qui est à bonne distance de l’à-pic.
Le sentier passe à proximité des crêtes
Le restaurant : l’Hostel Quartier Libre est situé au col de la Machine. Il propose une cuisine locale et engagée, à base de produits frais et de saison. Les propositions sont originales et bien travaillées. L’ambiance est vraiment décontractée et agréable. Il est aussi possible de s’y arrêter pour le goûter avec de délicieux cookies maison. Quelques hébergements sont également disponibles.
Le belvédère : de l’autre côté de la route par rapport à l’Hostel Quartier Libre, il suffit de suivre le sentier balisé sur quelques dizaines de mètres. Attention : on est alors à flanc de falaise et il convient d’être très prudent
La saison : j’aime l’alpage de Font d’Urle en toute saison, mais il a vraiment quelque chose de magique au printemps.
Cette semaine, le projet 52 nous propose de nous intéresser à ce qu’il se passait autrefois. Pour ma part, j’ai cherché à retrouver des objets du passé marqués par le temps. Assez naturellement, j’ai eu envie de montrer des livres. J’en récupère régulièrement dans les boîtes à livres de mon village ou dans celles que je croise au gré de mes balades (j’en dépose aussi). J’aime aussi aller chiner dans les librairies d’occasion et sur les vide greniers. Mais le livre que j’ai finalement choisi de montrer ne m’appartient pas. Je l’ai vu presque par hasard le week-end dernier alors que je me baladais dans le Gard et que je m’étais arrêtée pour visiter le joli village de Lussan. Le temple et son jardin étaient ouverts, et la gardienne des lieux m’a proposé d’entrer. Là, posé sur une petite table, presque discrète, il y avait une Bible datant de la période du Désert. La période du culte au Désert correspond à la pratique clandestine de la religion protestante en France après la révocation de l’Edit de Nantes à la fin du XVIIe siècle et jusqu’à l’Edit de Tolérance de Versailles à la fin du XVIIIe siècle. Durant une centaine d’années, les protestants se sont donc réunis dans des lieux secrets. Ces pratiques étaient très vivaces dans les Cévennes, le Vivarais et certaines parties du Dauphiné. On trouve ainsi plusieurs lieux associés au culte au Désert autour de chez moi.
Bible d’autrefois dans le temple de Lussan (Gard)
Pour découvrir ce que les autres participants ont retrouvé d’autrefois, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Chaque année, c’est un peu la même chose : doucement, l’hiver laisse la place au printemps. La nature se réveille. La neige fond. Les fleurs commencent à pointer le bout de leur pétales. Les journées allongent et le soleil réchauffe tout. Cette demie saison, je l’aime beaucoup pour aller randonner. Il faut dire que de façon générale, j’aime quand dehors les saisons se télescopent, et c’est autour de l’hiver que c’est le plus net. Alors, cette année encore, je suis allée dans le Vercors, chercher les traces du printemps à la sortie de l’hiver.
Au bord des chemins, les épinettes en fleurs
Entre neige et soleil au col du Lion
Le premier week-end du printemps, j’ai eu le plaisir de pouvoir passer une journée avec Mr 2e et Melle 3e à la maison. Comme il faisait (enfin) beau après des semaines de pluie, nous avons eu envie de faire une balade. Melle 3e voulait de la montagne et de la forêt. Nous sommes donc partis dans le Vercors, en direction du Grand Echaillon et du col de la Bataille. La route est encore fermée au delà de la station de ski à cette période de l’année, mais il y a des promenades sympas à faire dans ce secteur. Nous sommes donc partis en direction du col du Lion. La balade a l’avantage d’être plutôt facile, et calme.
En arrivant, il y avait encore un peu de neige
Dans le sous-bois, il restait encore un peu de neige dans les endroits les plus abrités. Forcément, Mr 2e et Melle 3e se sont sentis obligés de faire une bataille de boules de neige : même en grandissant, certaines choses ne changent pas. Nous avons ensuite continué jusqu’au col du Lion. Mais, contrairement à ce que j’ai l’habitude de faire, nous n’avons pas pris la route forestière mais un sentier (balisé jaune/vert) qui s’enfonce dans la forêt de Comblezine. A un moment, le chemin quitte le sous-bois pour longer une prairie. Nous y avons fait un arrêt assez long, profitant du soleil, admirant les crocus dans la lumière, observant les sommets environnants. Puis, nous avons longé la pâture avant de filer sur des sentes à peine marquées dans la forêt pour revenir au col du Lion par une boucle.
Le long d’un pré, au milieu des bois et de la montagne, admirer les crocusJouer à se repérer et nommer les sommets (ici le plateau d’Ambel)
(*) Les possibilités de randonnée dans le secteur du col du Lion/col de la Bataille/forêt de Comblezine sont nombreuses. Il est possible de trouver en ligne assez facilement des topos ou d’en construire un soi même en partant des cartes IGN. Notre petite boucle faisait environ 8 km sans aucune difficulté particulière, le genre de sortie parfaite pour prendre l’air tranquillement.
Quand l’hiver n’a pas dit son dernier mot au Grand Echaillon
Quelques jours après la promenade au col du Lion, la météo a changé avec le retour de la pluie, mais surtout de températures froides accentuées par un fort mistral. Il a donc reneigé sur les sommets. Alors qu’une semaine auparavant, je pensais avoir fait ma dernière sortie avec de la neige de la saison, je ne pouvais pas manquer de retourner profiter du manteau blanc encore une fois. Je suis donc allée au Grand Echaillon, m’arrêtant au niveau de la station. Les conditions étaient loin d’être printanières, tôt ce dernier samedi de mars. Avec le vent très fort, le ressenti était en dessous de -10°C. J’ai même exceptionnellement sorti mon bonnet !
L’hiver a décidé de jouer les prolongations cette année sur les plateaux du Vercors
Compte tenu de l’état de la neige, très dure et « croûtée », et des conditions météo pas très accueillantes, j’ai choisi de ne pas me charger avec les raquettes. Cela s’est avéré un bon choix car je me suis très peu enfoncée dans la neige et j’étais ainsi plus libre dans mes mouvements. J’ai choisi de partir en direction de la bergerie du Grand Echaillon, en suivant le balisage du circuit raquettes du même nom. J’ai fait quelques détours pour aller voir des points de vue sur la vallée. Je ne pensais pas rester longtemps mais finalement, je me suis promenée presque 1 heure et demie. Il faut dire que j’avais une tenue adaptée aux circonstances (du moins pour moi car sans doute que beaucoup auraient trouvé que « juste » une bonne polaire n’était pas suffisant), et je n’ai pas eu froid.
La lumière était assez étrange, comme si le soleil n’arrivait pas à percer les nuages à cause du vent
En arrivant au niveau d’une prairie, complètement enneigée, j’ai repéré quelques discrètes tâches de couleur. Les crocus qui étaient déjà sortis étaient recouverts par la neige dans un joli carambolage entre le printemps et l’hiver. J’ai eu un peu de mal à les prendre en photo. Du moins, jusqu’à ce ce que je me décide à m’allonger au sol (comme je le fais habituellement au printemps). Je n’ai pas trainé à prendre mes photos cependant pour ne pas attraper froid. Puis, je suis passée dans la forêt avant de rentrer à la voiture (où un thermos de café bien chaud m’attendait).
Selon l’exposition, la quantité de neige était plus ou moins importanteLes crocus dans la neigeDans la forêt, la neige était de nouveau bien présente. (Avez-vous repéré les deux skieurs dans la combe ? De toute ma matinée, ce sont les deux seules personnes que j’ai croisées ou aperçues !)Il se pourrait bien que cette photo serve de base à ma carte de vœux 2027 ! (J’ai regretté de ne pas avoir quelques boules de Noël rouges dans mon sac ! )
(*) De nombreux chemins et circuits partent de l’auberge du Grand Echaillon. Attention, en hiver, avec la neige, certains sentiers estivaux ne sont pas praticables ou sont dangereux, tandis que d’autres itinéraires sont ouverts à travers les prairies pour la saison. Il convient aussi d’être vigilants aux pistes de ski de fond et aux skieurs qui les empruntent. Le circuit raquettes de la bergerie du Grand Echaillon est un circuit facile d’environ 4 km. Avec les « petits » crochets que j’ai fait, je l’ai rallongé à un peu plus de 5 km.
En route vers le printemps à Villard de Lans
La semaine suivante, alors qu’on apercevait encore depuis Valence de la neige sur les plus hauts sommets du Vercors, j’ai eu envie d’une journée à la montagne. Comme nous étions le week-end de Pâques, il était hors de question de prendre l’autoroute. Cela limitait donc les possibilités au Vercors, et j’ai choisi de retourner à Villard de Lans. Cette fois, je voulais aller découvrir la cascade de la Fauge. Je l’avais en effet beaucoup vue passer sur les réseaux sociaux des copains au cours de la saison, et j’anticipais qu’avec la fonte des neiges, elle coulerait bien.
Il y avait encore de la neige autour de Villard de Lans
J’ai commencé la journée par un café au soleil sur une terrasse : on sentait vraiment que le printemps commençait à être présent. Cela m’a permis d’affiner l’itinéraire de la randonnée, et surtout son point de départ. Il existe différents topos pour la cascade de la Fauge, selon le site de randonnée que vous regardez. Celui que j’ai choisi débute à côté du lycée (où j’ai donc laissé la voiture). D’autres démarrent depuis le centre de la station ou depuis le petit village des Clots. Très vite, le chemin s’enfonce en sous-bois et la neige fait son apparition. J’arrive au pont des Amours, un charmant petit pont de bois qui traverse le ruisseau de la Fauge.
La neige est encore bien présente
J’avoue que je ne pensais pas trouver encore autant de neige, surtout que je suis encore assez bas. Mais le chemin est sur un versant exposé au nord et cela se sent. La couche de neige est peu épaisse, très tassée mais surtout verglacée. La prudence est donc de mise. Le soleil déjà haut, traverse les branches des arbres pour venir déposer des jeux d’ombres sur la neige. C’est doux et poétique. En contre bas du chemin, j’entends le ruisseau chanter. C’est calme et apaisant.
Le soleil vient dessiner les ombres des troncs des arbres sur la neige
J’arrive au niveau d’une bifurcation. Mon itinéraire continue normalement vers la droite mais la cascade est un peu plus loin sur la gauche. Je descends donc au fond du vallon, longeant le ruisseau. Arrivée à un petit pont enneigé, je devine la cascade derrière les arbres. Je m’approche. Elle tient ses promesses. Pas très haute, elle est vraiment charmante, tombant d’un arc de cercle dessiné dans la paroi rocheuse. Son débit à cette période de l’année est assez fort, et quelques stalactites de glace viennent parfaire le tableau. Ce n’est clairement pas la plus impressionnante cascade qui soit, mais elle a quelque chose qui la rend unique, et un peu magique.
La cascade de la Fauge et ses abords sont vraiment empreints d’un charme romantique
Je reviens ensuite sur mes pas pour retrouver le chemin principal. Je prends encore un peu de hauteur avant d’arriver de nouveau à un petit pont permettant de traverser le ruisseau. La lumière à travers les frondaisons des arbres est fabuleuse, annonçant très clairement les beaux jours. Après avoir traversé le pont, j’entame la descente, alternant sur le chemin entre neige, boue de fonte et cailloux. Je retrouve le pont des Amours, mon « presque point de départ » avant de regagner à travers bois le parking du lycée. Il est l’heure de déjeuner alors je décide d’aller dans le centre de la station profiter d’une des nombreuses terrasses ensoleillées : l’hiver semble alors bien terminé et l’été en chemin !
J’aime beaucoup le charme romantique des petits ponts de bois qui jalonnent les sentiers en montagneDe retour au pont des Amours, je traverse le ruisseau de la Fauge
(*) La randonnée vers la cascade de la Fauge est accessible en été comme en hiver. Attention cependant, selon la saison, les conditions sur les chemins ne sont pas les mêmes, et les comportements et équipements à adopter varient. Quand j’y étais, il y avait toute une partie en neige glacée, mais aussi pas mal de boue et plusieurs gués de ruisselets de dégel tandis que par endroits les cailloux étaient bien présents. Pour trouver un topo pour aller à la cascade de la Fauge, vous pouvez rechercher dans votre appli de rando préférée ou bien suivre celui disponible à l’office de tourisme. Celui que j’avais trouvé faisait environ 5 km, sans grande difficulté.