Cette semaine, le projet 52 s’intéresse à l’artisanat. J’aime les objets artisanaux. Je leur trouve une âme et un charme supplémentaire par rapport aux productions de masse. J’ai, par exemple, de très nombreuses tasses réalisées par des céramistes et que j’utilise au quotidien, ou encore des bijoux créés par des artisans talentueux. J’ai tendance à facilement craquer sur de beaux objets (surtout des petites pièces pour des questions budgétaires). J’aurais donc pu sans souci photographier ma tasse au petit déjeuner ou mes boucles d’oreille. Mais il y a un autre domaine dans lequel j’apprécie l’artisanat : c’est la gastronomie. J’aime découvrir un peu partout où je passe des artisans qui régalent mes papilles. Durant l’été, j’ai une attirance particulière pour les glaciers et au fil de mes balades, il m’arrivé régulièrement de me laisser tenter par quelques délices glacés.
Pour découvrir quels artisans ont les faveurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : ce week-end, il fait beau et je le passe avec des copains. Nous allons donc passer un maximum de temps dehors. Je ne me connecterai donc sans doute pas avant dimanche soir (voire même lundi soir après le travail selon l’heure à laquelle tout le monde repartira dimanche). Je validerai à ce moment-là les commentaires qui seraient à modérer.
Je connais assez peu Saint Etienne. J’y étais allée il y a bientôt 2 ans pour une découverte autour des savoir-faire et de la gourmandise. J’avais alors visité entre autres le Musée d’Art et d’Industrie avec ses collections d’armes, de cycles et de rubans. Je m’étais dit qu’il faudrait que je revienne pour explorer les liens de la cité stéphanoise avec le design. Saint Etienne fait en effet partie des villes créatives de design de l’UNESCO, et elle est la seule ville française avec cette distinction. J’ai donc profité du week-end inaugural de la toute nouvelle Galerie Nationale du Design pour retourner à Saint Etienne à l’invitation de Saint Etienne Hors Cadre et partir-ici.fr.
A la cité du design
Explorer la Cité du Design
Prendre de la hauteur sur la plateforme de la Tour Observatoire
Le rendez-vous pour cette journée était donné sous la tour observatoire à la Cité du Design. Après avoir retrouvé notre hôte de l’office de tourisme et les autres instagrameurs présents, nous avons été accueillis par la responsable communication de la Cité du Design. Quand elle nous a proposé de nous faire ouvrir l’accès à la plateforme, nous n’avons pas hésité pour accepter. Accompagnés par une équipe de la Cité du Design, nous nous sommes dirigés vers le sommet à 32 mètres de haut. J’ai choisi de les monter à pied mais c’est possible d’emprunter un ascenseur.
Sous la plateforme de la cité du design
Une fois en haut, j’ai été frappée par les lignes hyper graphiques des ombres de la structure tubulaire de la plateforme. Une fois tous arrivés au sommet, nous avons bénéficié d’une présentation des lieux et d’une lecture de paysage. La Cité du Design a pris place dans l’ancienne Manufacture d’Armes de Saint Etienne, là où était produit le fusil FAMAS de l’armée française. Inaugurée en 2009, elle est en partie installée dans les bâtiments historiques de l’ancienne manufacture, datant de 1864 (même si l’histoire de la manufacture d’armes de Saint Etienne est nettement plus ancienne). L’ensemble historique a été complété par un bâtiment moderne, la Platine, vaste vaisseau de 200 mètres de long abritant espaces d’exposition, boutique, salles de séminaires et auditorium.
La Cité du Design vue d’en haut, avec les bâtiments historiques et la Platine à droite Lignes graphique sur la plateformeArchitectures XIXe siècle et contemporaine Les vestes des médiateurs de la Cité du Design sont inspirées des vestes des mineurs, en référence au passé de la ville
Visiter les expositions de la Platine
Après cette introduction autour de l’histoire de la Cité du Design, mais aussi des liens entre le design et la ville de Saint Etienne, nous avons pris la direction de la Platine pour y visiter deux expositions. Nous avons commencé par l’exposition Créer un vase. Dans le cadre d’une commande publique, des artistes et designers contemporains ont proposé un dossier autour de la thématique du vase, de ce qu’il représente, de comment il peut se réinventer. Les dix lauréats retenus ont ensuite pu fabriquer leurs vases qui sont présentés dans l’exposition. Ce sont ainsi 21 vases qui sont visibles. Outre l’inventivité des projets présentés et la technicité de leur réalisation, j’ai aimé que l’exposition permette d’avoir un aperçu de la réponse que les candidats avaient faite. Ce petit coup d’œil dans les coulisses de la création permet aussi de se rendre compte qu’entre le projet initial et l’objet réalisé, il a parfois fallu se confronter à des réalités et difficultés techniques.
Mes coups de cœur dans l’exposition Créer un vase : – les vases inspirés de poteries antiques et qui font penser à des coeurs humains par Ile/Mer/Froid (un duo dont j’avais déjà apprécié l’exposition Dans une rouge clairière au Château à Aubenas) – les vases cueillettes en verre de Lorie Bayen El Kalim et Lauriane Carra, anciennes diplômées de l’ESAD de Saint Etienne, qui s’inspirent d’une balade en montagne et d’une cueillette de fleurs dans les alpages – le vase à distorsion numérique d’Octave Rimbert-Rivière qui fait écho aux verreries du début du XXe siècle avec un petit côté Daum et l’utilisation d’un verre à l’uranium tout en ayant été conçu à l’aide de modèles numériques en 3D
Nous sommes ensuite passés voir l’exposition Brèches Fertiles d’Anaïs Borie. Son inspiration se situe aux confins de l’archéologie futuriste et du steam punk. Dans un univers quasi aseptisé, elle interroge notre société et ce qu’il en resterait si dans quelques dizaines d’années, des historiens dans un monde post apocalyptique se penchaient dessus. Je dois avouer que la phrase d’introduction (« Dans le futur, on ne sait pas, même si nos ruines racontent qu’on a toujours su ») a trouvé de l’écho en moi, tout comme l’esthétique très particulière du travail d’Anaïs Borie.
Détail d’une des œuvres d’Anaïs Borie présentée dans l’exposition Brèches Fertiles
Découvrir la Galerie Nationale du Design
Après ces découvertes à la Platine, nous avons traversé un bâtiment et une cour pour nous rendre à la Galerie Nationale du Design. Cet espace avait été inauguré quelques jours auparavant seulement. Installé dans d’anciens ateliers réhabilités, cet espace a vocation à accueillir des expositions temporaires autour du design, en présentant des objets issus des collections publiques et en les faisant dialoguer. Il présente ainsi sa toute première exposition Design en main. Du langage à l’objet.
Depuis l’entrée de la Galerie Nationale du Design, vue sur la tour observatoireLe Seuil – l’entrée de la Galerie Nationale du Design, accessible à tous gratuitement, présente des objets actuels, créés par des designers contemporains et toujours édités, avec chacun une petite fiche explicative
L’exposition d’inauguration Design en main s’articule autour d’expressions utilisant le mot main : à mains nues, mettre la main à la pâte, de main en main, prendre en main… Chaque expression renvoie à une réalité, une vision du lien entre le design et la vie quotidienne. On explore ainsi la transmission des gestes artisanaux ou encore de l’utilisation de certaines machines anciennes qui ne sont pas documentées. On découvre nos objets du quotidien avec un regard à la limite de l’ethnologie. On s’interroge sur les effets de la société de consommation, et l’impact de l’usage de machines pour remplacer des gestes manuels y compris dans la vie de tous les jours avec les robots ménagers, et autres appareils électro-ménagers plus ou moins utiles. Enfin, une partie de l’exposition est consacrée à Manufrance, ancien fleuron stéphanois.
Saint Etienne, capitale du ruban – échantillons de rubans déposés Manufrance – l’âge d’or de l’industrie stéphanoise Appareils électro-ménagers – et la perte du geste au nom d’un pseudo-progrès
Créer sa tablette de chocolat chez Weiss
Après ces belles découvertes à la Cité du Design, nous avons terminé notre journée par un atelier très gourmand aux Ateliers Weiss. Pour ceux qui ne le savent pas, Weiss, c’est LE chocolatier stéphanois, une institution depuis 1882. Lors de mon précédent passage à Saint Etienne, j’avais visité la boutique du centre ville pour découvrir leurs spécialités. Cette fois, nous avons rendez-vous aux Ateliers, situés en périphérie de la ville. Avant d’attaquer notre atelier, nous enlevons tous nos bijoux, montres et boucles d’oreilles comprises, puis nous nous équipons : blouses, charlottes et surchaussures pour tous, complément cache-barbe pour les concernés. Nous sommes prêts pour entrer dans la partie fabrication.
La création de notre tablette en 4 étapes : – choix du chocolat à utiliser – choix des ingrédients à y insérer – coulage du chocolat dans le moule – disposition des ingrédients Reste ensuite à faire refroidir le chocolat et à le démouler
Après la présentation des ingrédients disponibles et une démonstration, nous voilà prêts à nous lancer dans la création de notre tablette. L’ambiance est à la fois joyeuse et concentrée, les gestes appliqués. Une fois toutes les tablettes mises à refroidir, nous bénéficions d’une visite de l’atelier de fabrication des confiseries. Les machines sont centenaires et racontent l’histoire de la gourmandise. Mais si je ne devais retenir qu’une seule chose, c’est la façon dont sont fabriqués les moules pour les inserts dans les bonbons. Ils sont en fécule de maïs, compressée pour prendre la forme, et ne nécessitant pas ensuite de démoulage. Il s’agit de la méthode traditionnelle, qui n’est plus beaucoup utilisée de nos jours.
Dans la « cuisine », le laboratoire de préparation des bonbonsLes moules des inserts en guimauve pour les fameux oursons sont constitués de fécule de maïs compressée.
Et si vous vous demandez quel est le lien entre le design et le chocolat, il est dans le moule. Les moules des tablettes Weiss ont été travaillés avec des designers, et ceux pour les ateliers de création de tablettes ont même fait l’objet d’un vote lors d’une précédente biennale du design.
Ma création : chocolat noir, pistaches, framboises, pop-corn et nougatine
Quelques informations pratiques
Visiter la Cité du Design :
Accès par le tramway arrêt Cité du Design depuis le centre ville ou en une quinzaine de minutes à pied depuis la place de l’Hôtel de Ville, parkings gratuits au Zénith (moins de 5 minutes à pied).
Les expositions actuellement en cours à la Platine : Créer un vase (jusqu’au 20 septembre 2026), Brèches Fertiles (jusqu’au 4 octobre 2026), Local tools (jusqu’au 16 août 2026, et que je n’ai pas eu le temps de voir)
L’exposition Design en main à la Galerie Nationale du Design est présentée jusqu’au 7 mars 2027
L’ensemble des informations pratiques (horaires, tarifs, expositions en cours, ateliers et animations) est à retrouver sur le site internet de la Cité du Design.
Expositions à la Platine
Faire un atelier chocolat :
Aux Ateliers Weiss, 1 rue Eugène Weiss, 42000 Saint Etienne
Les ateliers Maître Chocolatier de création de tablette de chocolat durent 1h. La réservation est obligatoire (possible via le site internet). L’animation n’est pas accessible aux jeunes enfants.
Sur place, il y a aussi une boutique où l’on retrouve toutes les références de la marqeu et un salon de thé.
Passage en ville
Ramener un souvenir de Saint Etienne :
La boutique de la Cité du Design propose de nombreux objets et documents en lien avec le design.
La boutique de l’office de tourisme, Saint Etienne Hors Cadre (16 avenue de la Libération, 42000 Saint Etienne), propose une large sélection de produits locaux : livres, papeterie, gourmandises, textiles. Tous sont issus de filières locales, avec un approvisionnement garanti à moins de 50 km.
Manger à Saint Etienne :
Le food court La Commune Mazerat a ouvert début 2026 dans l’ancienne halle Mazerat (2 cours Victor Hugo, 42000 Saint Etienne)
Sur place, 8 échoppes permettent à chacun de trouver un repas à sa convenance puis de s’asseoir autour des grandes tables. Chaque échoppe est là pour 6 à 12 mois, permettant ainsi à de jeunes restaurateurs et entrepreneurs de tester et affiner leur concept dans cet incubateur culinaire. On trouve également un grand bar à la carte très complète.
Nous avons choisi de prendre nos plats chez Bode Gaga, qui propose des tapas et pintxos à base de produits locaux et de saison. Nous nous sommes régalés.
Déjeuner à la Commune Mazerat
Saint Etienne – Loire – juin 2026
(*) J’ai participé à cette journée à l’invitation de Saint Etienne Hors Cadre, l’office de tourisme stéphanois et de Partir-Ici.fr, la plateforme de la région Auvergne Rhône Alpes pour un tourisme durable (collaboration commerciale non rémunérée). J’avais choisi de m’y rendre car le programme me plaisait beaucoup et correspond à des activités que je fais habituellement à titre personnel. Mon avis reflète l’expérience que j’ai vécue, telle que je l’ai vécue.
La ville de Romans sur Isère est souvent méconnue alors qu’elle recèle de nombreuses pépites. Entre les éléments patrimoniaux et le savoir faire, la ville offre en effet de nombreux attraits pour le visiteur de passage ou celui qui habite à proximité. Afin d’aider à se repérer dans la ville, il existe un Top 5 des lieux incontournables à explorer, complété par quelques bonnes idées autour du patrimoine ou de la gastronomie. Avec un groupe d’instagrameuses de la région, j’ai été conviée le mois dernier à venir découvrir ces incontournables.
Un dépliant édité par la ville est disponible à l’office de tourisme, dans les sites du top 5 ou en ligne. Il comporte une carte qui permet de se repérer pour savoir où aller. J’ai eu un gros coup de cœur pour le design illustré du dépliant.
La Cité de la Chaussure, pour découvrir un savoir faire
Alors que j’habite à proximité de Romans, je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir la Cité de la Chaussure. Installée dans le local d’un supermarché désaffecté, la Cité est avant tout un projet solidaire. Après la crise de la chaussure qui a frappé Romans à la fin des années 1980, un groupe de travailleurs sociaux a cherché des solutions pour réemployer les anciens ouvriers des industries du cuir. Bien que n’ayant initialement pas envisagé d’ouvrir un atelier de fabrication de chaussures, c’est la mise en vente du matériel issu du démantèlement d’un grand chausseur qui fait prendre conscience du risque de perte de savoir faire lié au cuir sur le bassin romanais. La décision est prise de racheter le matériel et de recréer un atelier de fabrication de chaussures à Romans. La Cité de la Chaussure nait quelques années plus tard de la volonté de pérenniser les ateliers tout en proposant des visites et un magasin de vente.
Une exposition de photos des copains du Caillou aux Hiboux est proposée dans le hall de la Cité de la Chaussure
Après la présentation de l’histoire de la Cité de la Chaussure, et un petit tour dans la boutique (où quelques modèles me font de l’œil), nous avons pu visiter les ateliers. Là, des artisans étaient en train de travailler. Nous avons ainsi pu voir en direct certaines des étapes de la fabrication des chaussures. Le sens du détail et la précision des gestes sont impressionnants. Entre les différentes étapes, et les temps indispensables entre deux opérations, la fabrication d’une paire de chaussures s’étale sur deux jours et nécessite plusieurs heures de travail.
De la fabrication à la vente, toutes les étapes sont réalisées dans les murs de la Cité de la Chaussure
La Cité de la Raviole, pour une étape gourmande
Pour les gourmands, il faut aller à la Cité de la Raviole. Située juste en face de la gare, c’est à la fois une boutique et un lieu de découverte de cette fameuse petite pâte farcie, portée par la marque Mère Maury. On y découvre ainsi un film expliquant comment sont fabriquées les ravioles. On peut aussi y apprendre comment bien cuire ses ravioles. Et bien entendu, on peut acheter toute la gamme, en frais comme en surgelé.
Leçon de préparation des ravioles
Mais, la raviole, c’est quoi ? C’est une spécialité de la région de Romans qui n’a rien à voir avec les raviolis italiens même si ce sont aussi des pâtes farcies. Elles se présentent en plaques de 48 ravioles. La recette traditionnelle est farcie à base de Comté, de persil et de fromage frais. Elle bénéficie d’une AOP, d’un label rouge et d’une IGP. Il existe maintenant de nombreuses variantes : au basilic, au fromage de chèvre, aux olives de Nyons, à l’ail noir, ou encore à la truffe par exemple. Ici, manger des ravioles, c’est habituel : on en trouve facilement partout, et chacun y va de sa recette. Le plus simple est de les cuire à l’eau ou au bouillon : on les sort de l’eau avec une écumoire dès qu’elles remontent et on déguste aussitôt. Mais on peut aussi les frire pour les mettre à l’apéritif ou en salade ou les faire en gratin, avec un peu de crème. Pour ma part, je les fais généralement en gratin avec des courgettes et du saumon, ou avec des champignons et du Saint Marcellin. J’aime bien aussi les préparer dans un bouillon miso. Le soir en hiver, c’est un plat simple, rapide et réconfortant.
Nous avons pu déguster les ravioles traditionnelles et les ravioles à l’olive de Nyons
Le Musée de la Chaussure, pour une pause culturelle
Le Musée de la Chaussure fait partie des incontournables de Romans depuis un moment pour moi. J’avais déjà eu plusieurs fois l’occasion de le visiter, mais c’est toujours un plaisir. Cette fois, nous étions accompagnés par Baptiste pour une visite guidée. J’avais déjà fait une visite guidée avec Baptiste et il a plein d’anecdotes à raconter, que ce soit sur le musée, la chaussure à Romans ou les collections qui sont exposées (et je ne dis pas cela parce que Baptiste est un copain : il est vraiment un guide fantastique !). Il nous a emmenés à travers les salles du musée pour nous expliquer le savoir faire romanais avec les marques historiques, l’évolution de la chaussure dans le temps et dans le monde, mais aussi les chaussures récentes, comme les fameux crampons de Kylian Mbappé.
Entre le lieu et les collections, le Musée de la Chaussure est vraiment à découvrir
Comme nous étions en visite VIP, nous avons eu le droit de nous rendre au centre de documentation du musée. Là, des milliers de documents relatifs à la chaussure sont archivés. Ils servent aujourd’hui de base de recherche pour les designers ou pour la création de costume de scène. Nous avons aussi eu la chance de pouvoir jeter un œil aux réserves. Le musée de la Chaussure a un fonds d’environ 20 000 pièces dont une infime partie est exposée. Le stockage de ces trésors est très impressionnant. Baptiste avait également eu l’autorisation de nous sortir quelques modèles prestigieux ou rares, dont certains sont inexposables en raison de leur fragilité. J’avoue avoir largement savouré ce moment privilégié.
Le centre de documentation et les réserves du Musée de la ChaussureChaussure de Falbala (Laetitia Casta) dans le film Astérix et Obélix contre César Chaussure en cuir d’estomac de lama par André Perrugia Chaussure créée pour Mistinguett Chaussures brodées ayant appartenu à Grace de Monaco – elles avaient été exposées en 2020 Chaussure de scaphandrier – elle pèse 8 kg et est la plus lourde des collections du musée.
Marques Avenue, pour le shopping
Marques Avenue s’est installé à Romans en , dans une ancienne caserne de gendarmerie réhabilitée par le cabinet d’architecture JML Wilmotte. C’est aujourd’hui un centre commercial outlet qui a la particularité d’être à deux pas du centre ville. Avec 90 boutiques de mode, pour la maison ou gourmandes, il y en a pour tout le monde. Le centre commercial est très végétalisé et le passage d’une boutique à l’autre se fait par l’extérieur, comme on se promènerait dans des rues bordées de magasins.
Marques Avenue est installée sur une ancienne caserne de gendarmerie
Le matin, nous avons eu la chance de prendre notre petit déjeuner dans la boutique Lindt (une de mes boutiques préférées à Marques Avenue) où nous avons pu découvrir certaines des nouveautés. L’après-midi, nous étions de retour à Marques Avenue pour un défi shopping. Munie d’une carte cadeau, j’avais 45 minutes pour trouver un article coup de cœur dans les boutiques du centre commercial. Je dois dire que je ne suis pas vraiment branchée shopping, et que j’achète le plus souvent en réponse à un besoin. Avec seulement 3/4 d’heure devant moi, cela laissait peu de temps pour trouver un article de mode et faire des essayages. J’ai donc opté pour des choses pour la maison : des torchons, des assiettes et des bougies (des valeurs sûres en quelque sorte). Cela m’a quand même permis de voir la diversité des boutiques et de me donner des idées pour de futurs achats. Enfin, nous avons pris un goûter chez Bagelstein, situé dans l’enceinte de la caserne. La journée ayant été chaude, j’étais contente de pouvoir me poser pour savourer un smoothie.
Gourmandise à Marques AvenueDéfi shopping relevé (et avec seulement 48 centimes de dépassement) !
Pour plus de découvertes… dont le 5e incontourable
Vous l’aurez noté : il manque le 5e incontournable. La journée ayant déjà été très bien remplie, je vais devoir retourner à Romans pour en profiter. Il s’agit des nombreux ateliers et boutiques d’artisans et créateurs situés dans le centre de Romans. J’en ai repéré quelques uns qui me font particulièrement de l’œil quand nous sommes passés dans les rues piétonnes du centre ville. J’ai par exemple eu un vrai coup de cœur pour un sac de la marque Nodie’s(et je ne suis pas la seule : la reine Rania de Jordanie en a déjà deux !)
Le parcours des chaussures géantes à Romans, ce sont 13 étapes pour découvrir la ville et le patrimoine. Ici, un derby de Stéphane Kelian devant la Tour Jacquemart.
Pour d’autres idées à Romans, je peux vous suggérer de :
La Cité de la Chaussure – 36 place Jean Jaurès, 26100 Romans. Pour connaitre les horaires de la boutique et les possibilités de visites des ateliers, il faut se rendre sur le site internet de la Cité de la Chaussure.
La Cité de la Raviole Mère Maury – 33 boulevard Gabriel Péri, 26100 Romans – face à la gare. Les horaires sont à retrouver sur le site internet de la marque Mère Maury. En complément de la boutique, un distributeur de ravioles va être installé juste de l’autre côté de la rue, aux Halles Autonomes.
Le Musée de la Chaussure – rue Bistour, 26100 Romans. Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée.
Marques Avenue – avenue Gambetta, 26100 Romans – 90 boutiques mode, maison et gourmandise.
Le plus mignon des gardiens du Musée de la Chaussure
Cette semaine, le projet 52 nous demande de faire un choix. Finalement, c’est ce que nous faisons chaque semaine afin de déterminer quelle photo va venir illustrer le thème. En ce qui me concerne, cette fois, j’avais envie de mettre en image la difficulté du choix, le processus. J’ai bien pensé à mettre une copie écran d’une des mes galeries de photos sur mon ordinateur, mais je n’y trouvais pas d’esthétique particulière. Je me suis alors penchée sur d’autres choix. L’après-midi, je prends souvent un thé et le soir une tisane. Comme j’en ai plein, que ce soit en vrac ou en sachets, il y a toujours un moment de choix au préalable. Il s’agissait maintenant de rendre ce choix visuel. Or, il y a peu, j’ai été conviée à découvrir Soïo, une nouvelle marque basée en Ardèche. Au cours de la soirée, j’ai ainsi pu choisir quel thé ou infusion j’allais essayer. Les sachets étaient disposés dans de grands paniers, invitant au choix. Et j’aime beaucoup l’identité visuelle de la marque, très douce.
Pour découvrir ce que les autres participants ont fait comme choix, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : je passe exceptionnellement la journée avec Melle 3e, et je ne pourrai donc pas me connecter par ici avant la fin de la journée. C’est à ce moment-là que je viendrai valider les commentaires qui seraient partis dans la file d’attente de la modération.
Il y a une quinzaine de jours, j’ai eu la chance d’assister au lancement de Soïo, une nouvelle maison de thés et infusions basée en Ardèche. Au cours d’une soirée mémorable, dans le cadre exceptionnel de l’auberge de Crussol, j’ai pu découvrir l’histoire et les valeurs de la marque, mais aussi de déguster une bonne partie de leur gamme.
Soïo, marque de thés et infusions en Ardèche
Soïo, une entreprise ancrée dans son territoire
Soïo, artisan sourceur
Au départ, il y avait Natural Origins, une entreprise qui fournit des plantes médicinales et aromatiques à l’industrie agro-alimentaire et pharmaceutique. Petit à petit, l’idée a germé de produire leurs propres thés et infusions. Basés à Soyons, en Ardèche, l’entreprise avait à cœur de sourcer le mieux possible ses matières premières. Ils travaillent donc avec des agriculteurs drômois et ardéchois pour les plantes qui peuvent être produites localement et font une sélection rigoureuse de celles qui ne poussent pas sous nos latitudes, en allant directement les chercher chez des producteurs. L’ensemble des ingrédients est certifié 100% bio. De plus, tout leur identité visuelle a été conçue par des artistes locaux et le packaging est produit dans la région.
Des mélanges réfléchis à base de produits de qualité, comme ce thé vert menthe qui associe deux menthes différentes.
Pourquoi ce nom : Soïo ?
Soïo, c’est une déesse celte ancrée localement, protectrice de Soyons où est implantée l’entreprise. On la retrouve mentionnée sur un autel votif datant de la période gallo-romaine et qui a été retrouvé dans les ruines d’une chapelle du plateau de Malpas. Aujourd’hui, l’autel dédié à Soïo est visible dans le musée archéologique qui se situe au centre du village de Soyons. C’est d’ailleurs une visite que j’ai faite au printemps dernier, couplée avec celles des grottes et une jolie balade justement intitulée « De Néandertal à la déesse Soïo« .
La tour penchée de Soyons sur le plateau de Malpas
Notes de dégustation
Au cours de la soirée, j’ai eu l’occasion de déguster plus d’une dizaine de thés et infusions. J’ai aussi pu les apprécier dans des recettes de cocktails, dans les plats cuisinés par l’auberge de Crussol ou encore lors d’un atelier d’accord thé/chocolat. Je vous propose ici un petit récapitulatif de mes coups de cœur de la soirée.
Prêt à déguster !
Caravane d’Or : le curcuma, puissant et odorant, s’y marie très bien avec la fraicheur de la menthe poivrée et le côté réconfortant de la cannelle.
Rooibos en fête : une infusion qui promet une ambiance de Noël tout en douceur, et que je suis très curieuse de tester en version glacée aux beaux jours.
Thé noir Chaï : pour moi qui suis une grande fan de thés épicés, celui-ci est une petite merveille structurée par un thé noir savoureux, où la cannelle s’exprime avec délicatesse avant la puissance du gingembre et le petit kick de poivre en fin de bouche qui termine l’ensemble parfaitement. Cela faisait des années que je n’avais pas goûté un chaï aussi réussi !
Caravane d’OrLa jolie couleur dorée de l’infusion Caravane d’Or
Soirée de lancement de la marque Soïo Auberge de Crussol – Saint Péray – Ardèche 16 octobre 2025
(*) Si vous souhaitez plus d’informations sur la marque ou vous laisser tenter par un achat, vous pouvez vous rendre sur le site internet de Soïo.
J’aime beaucoup l’identité visuelle de la marque
(*) Cette soirée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de la marque Soïo. J’y ai dégusté des produits dont la qualité m’a convaincue, et que j’ai depuis plaisir à utiliser à la maison. J’ai par ailleurs découvert l’auberge de Crussol où avait lieu la soirée. J’en avais déjà beaucoup entendu parler et ce que j’ai pu goûter de leur cuisine m’a donnée envie d’y aller pour un repas.
A l’auberge de Crussol, les viandes sont cuites au feu de bois. Au premier plan, l’un des délicieux desserts préparés en utilisant un des thés de chez Soïo.
Cet été, j’ai effectué un voyage dont je rêvais depuis longtemps (depuis le collège, je pense) : je suis allée en Ecosse. J’étais accompagnée de Melle 3e car les garçons travaillaient et ne pouvaient pas prendre de congés. Nous avons passé une semaine complète sur place, et nous avons profité de chaque instant. Je vais bien sûr faire des articles pour raconter en détail chacune de nos découvertes. Mais, comme il y a 2 ans pour le Canada, je vais commencer par un article sur l’organisation de ce voyage et un certain nombre de questions générales.
Randonnée à Spean Bridge
L’organisation du voyage
Avant le départ
La première étape a été de décider nos dates de voyage. Il fallait que cela soit compatible avec mes contraintes professionnelles et avec les disponibilités de Melle 3e (qui avait un été bien rempli en prévision). Nous avons pu fixer nos dates dès le début du mois d’avril. J’ai alors contacté Voyageurs du Monde, dont j’avais été très contente de l’accompagnement lors de mon voyage au Canada. A ce stade, j’hésitais entre l’Ecosse et l’Irlande. J’étais donc ravie de pouvoir échanger par téléphone avec une conseillère qui connaissait bien les deux pays pour me présenter les différences entre eux. L’Ecosse a vite eu le dessus, avec la promesse de paysages très bruts.
La conseillère m’a demandé ce que je souhaitais pour ce voyage comme type de découvertes (des paysages et des châteaux) et ce que je voulais absolument voir (les Kelpies et des petites vaches écossaises). Elle m’a alors fait rapidement une première proposition d’itinéraire avec des hôtels de même standing que ceux que j’avais lors de mon voyage au Canada, et quelques activités. J’ai fait apporter quelques modifications. Très vite, la proposition m’a convenue et j’ai validé le devis. L’agence s’est ensuite chargée des réservations, tout en m’indiquant les démarches à faire de mon côté. Il faut en effet depuis ce printemps, en plus du passeport, un ETA (une autorisation électronique liée au passeport, comme un visa). Celui-ci s’obtient en soumettant une demande via une application sur smartphone qui lit la puce NFC du passeport et nécessite de prendre une photo de la personne.
Nous sommes parties de Rennes. En effet, avant et après, nous devions être en Bretagne pour des raisons familiales. C’est aussi à Rennes, à l’agence Voyageurs du Monde, que j’ai récupéré mes documents de voyage. J’avais échangé par téléphone avec ma conseillère (basée à Rouen) quelques jours avant mais j’ai eu la chance de tomber sur une autre spécialiste de l’Ecosse à Rennes. Elle m’a redonné quelques informations, ainsi que des suggestions d’activités sur place.
Nous nous sommes rendues à l’aéroport de Rennes en voiture et l’y avons laissée sur le parking. Notre vol n’était pas direct mais ce n’était pas très grave car nous n’avions pas l’intention d’enregistrer de bagage. Nous avions une correspondance à Amsterdam. Le contraste de taille entre le minuscule aéroport de Rennes et l’immensité de celui d’Amsterdam est d’ailleurs assez saisissant. Nous avons juste eu un souci au départ d’Amsterdam vers Edimbourg : suite à un problème dans l’espace aérien londonien, nous sommes restés plus d’une heure en attente sur le taxiway avant d’avoir de nouveau l’autorisation de décoller. Le pilote nous ayant autorisé à rallumer les données sur nos téléphones, j’ai pu contacter la conciergerie de Voyageurs du Monde pour qu’ils s’assurent auprès de l’hôtel que nous n’aurions pas de souci pour récupérer la chambre quelle que soit notre heure d’arrivée.
Le réseau de transports en commun à Edimbourg est très performant. En sortant de l’aéroport, on tombe immédiatement sur les arrêts de départ du tramway et de la navette bus Airlink. Le choix se fait surtout par rapport au quartier où l’on veut se rendre. Nous allions en centre-ville. Le bus Airlink est très pratique pour cela. Il met environ une demie heure pour rejoindre le centre d’Edimbourg, et passe toutes les 10 minutes 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Nous avons aussi pris une autre fois le bus car nous nous avions marché en nous éloignant beaucoup et étions un peu fatiguées. Google Maps est très optimisé à Edimbourg sur le calcul des trajets, et l’information du temps avant le prochain bus.
(*) Le billet pour l’aéroport est vendu soit par un agent à l’arrêt, soit par le conducteur (6 £ en trajet simple, 10 £ en aller/retour quand nous y étions). Il est possible de payer par carte bancaire sans contact. Sinon, il faut prévoir l’appoint. Le ticket de bus standard à l’unité est payable par sans contact à la montée dans le bus et coûte 2 £.
La vieille ville d’Edimbourg vue depuis Waverley Bridge
Sur la route, la conduite à gauche
Comme nous avons fait un road-trip, nous avons loué une voiture. J’étais la seule conductrice. J’ai récupéré le véhicule à l’agence du loueur située en ville mais un peu excentré. Une fois les formalités effectuées, le loueur m’a tendu les clés et bien rappelé de conduire à gauche (il y avait même des stickers sur le parebrise pour le rappeler…). Je dois avouer que cela me faisait un peu peur mais j’ai très vite été rassurée. Déjà, j’avais une voiture automatique, donc le souci du passage des vitesses en moins. Ensuite, il faut savoir que les pédales d’accélérateur et de frein, ainsi que les commodos sont dans le même sens que sur nos voitures continentales. Le plus dur c’est finalement de se lancer !
Le loueur de voiture donnait des bracelets aide-mémoire aux conducteurs francophones
J’ai cependant apprécié avoir une voiture locale car :
En tant que conducteur, on reste positionné au centre de la route avec le volant à droite. La visibilité reste ainsi optimale.
Le compteur est en mph (miles per hour) tout comme les panneaux au bord de la route, pas besoin de convertir en km/h
Une autre particularité au Royaume-Uni, ce sont les One Track Lane : des routes, en campagne, ne permettant pas à 2 véhicules de se croiser partout mais à double sens quand même. J’avoue que je m’attendais à des routes du style de celles que l’on a dans le Vercors ou en Ardèche. J’ai été plutôt agréablement surprise. Sur toutes celles que j’ai empruntées, les Passing Places, zones élargies pour se croiser sans souci, étaient nombreuses et la visibilité telle que je n’ai quasiment jamais eu à reculer. Il suffit d’anticiper les voitures que l’on voit arriver en face et d’être patient.
La plupart des stationnements sont payants et peuvent vite représenter un budget.
Dans la campagne écossaise
Les repas en Ecosse
Le petit déjeuner
Nous prenions notre petit déjeuner à l’hôtel. Le Scottish Breakfast est une institution. Il nous a été proposé chaque matin, et se compose de haggis (essayez, c’est bon, et ça existe aussi en version végétarienne), de black pudding (un genre de boudin noir aux céréales, j’ai beaucoup aimé la version de Stornaway avec du seigle), d’une demie tomate et d’un champignon rôtis, d’une tatties scone(une galette de pommes de terre), d’œufs dont on peut choisir le mode de cuisson (ou demander à enlever dans mon cas), de saucisse et parfois de baked beans(des haricots rouges dans une sauce tomate sucrée). A cela viennent s’ajouter des jus de fruits, du pain, des laitages et céréales, des fruits frais…
Généralement, l’assiette chaude est à commander : un menu précise les différentes options. Le Scottish breakfast peut être ainsi remplacé par des œufs Benedict, des pancakes ou des œufs avec du saumon fumé (on a même eu la possibilité de prendre œufs et guacamole sur toast une fois). Le reste est en libre service sur un buffet. Côté boisson chaude, on vous apporte une théière ou une cafetière à table selon votre souhait.
Les pancakes aux myrtilles de Braw Brunch à Edimbourg et le petit déjeuner avec vue du Bracken Hide Hotel à Portree
Le midi et le soir
Le repas du midi est plutôt léger, coincé entre un petit déjeuner copieux et un diner qui se prend assez tôt. J’ai apprécié trouver partout de la soupe maison, toujours servie avec pain et beurre. Nous avons aussi pris un fish & chips traditionnel, servi à la fenêtre dans du papier journal (vierge) avec quelques tables de pique-nique où l’on peut s’installer à proximité. Il y a également beaucoup de cafés un peu partout. Ils servent des boissons chaudes et froides et des gâteaux et souvent une restauration légère le midi (salades, pies, …). Les cafés sont aussi parfaits pour une pause que ce soit le matin ou l’après-midi.
Par la fenêtre d’un café, pendant la tempête Floris
Le soir, nous dinions au restaurant. Nous avons plusieurs fois demandé à la conciergerie de Voyageurs du Monde de faire pour nous une réservation au restaurant de l’hôtel ou dans un restaurant proche. L’été est une période touristique et certaines zones sont peu pourvues en restaurants. Sans réservation, cela peut être compliqué de trouver une table.
Et on boit quoi ?
En dehors de l’eau (celle du robinet est très bonne en Ecosse), on trouve pas mal de sodas. La ginger beer est présente sur presque toutes les cartes, de même qu’une sélection de limonades aromatisées. Le soda national, c’est le Irn Bru. Sa couleur orange peut donner l’impression que ce n’est pas bon mais en réalité, la recette est centenaire, et c’est peu sucré au goût. Et le goût est nettement moins chimique que ce que l’on imagine. A noter que dans les pubs, le coca est généralement servi à la pression.
Dans les pubs, il y a souvent un choix de bières et de cidres à la pression. J’ai goûté deux bières écossaises. La première, une porter très légère, ne m’a pas convaincue. La seconde était une lager Innis & Gunn, plutôt agréable. Mais, je dois dire que ce que je préfère au pub, c’est le cidre à la pression. J’ai donc largement commandé du cidre écossais.
Cidres et Irn Bru
Bien entendu, impossible de parler de boisson en Ecosse sans évoquer le whisky. Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter une distillerie. Par contre, nous avons à plusieurs reprises pris un whisky le soir au bar de l’hôtel. Nous en avons essayé plusieurs différents, pour comprendre aussi les subtilités entre eux. La première fois, nous avons choisi un Dalwhennie car nous étions passé à côté de la distillerie et que des bouteilles servaient de pied de lampe au diner où nous avions mangé le midi. La seconde fois, le choix était tellement énorme que nous avons demandé au barman de choisir pour nous. Il nous a demandé de sélectionner un mot parmi smokey / peaty / smooth / sweet (fumé / tourbé / lisse / doux ). Le Dalwhennie est classé parmi les whiskies smooth. Nous en avons essayé un autre du même style. Ils ont en commun un goût prononcé de fruits mûrs. Pour ma part, j’ai choisi smokey sans hésiter, à la surprise du barman. Il semblerait que ce soit un choix plutôt masculin. Il m’a proposé un Bunnahabhain 12 ans que j’ai beaucoup aimé. Le lendemain, dans un autre hôtel, la personne au bar était moins experte et nous a proposé de les sentir pour choisir. Le Jura 12, très légèrement fumé, était aussi très bien.
Une bière dans le plus vieux pub d’Edimbourg le White Hart Inn à Grassmarket et un verre de whisky dans le jardin d’hiver d’une vieille maison
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. En Ecosse, il est interdit de commander de l’alcool si on a moins de 18 ans ou pour une personne de moins de 18 ans. Comme au Canada, le contrôle de la pièce d’identité est systématique s’il y a un doute sur l’âge. Et la politique écossaise clairement affichée est « si tu as l’air d’avoir moins de 25 ans, on va s’assurer que tu as plus de 18 ans ». Melle 3e a donc à plusieurs reprises dû sortir son passeport.
Quelques autres informations
Prises électriques
Il faut un adaptateur pour brancher nos appareils électriques en Ecosse. Il faut acheter un adaptateur pour le Royaume Uni, de préférence avant le départ (sur internet) : ils sont moins chers qu’à l’aéroport. Dans plusieurs hôtels, il y avait des prises USB permettant de recharger les téléphones.
La licorne est l’animal national de l’Ecosse
Météo
La météo en Ecosse est très changeante. Il peut faire très beau et pleuvoir beaucoup dans la même journée. Vous verrez d’ailleurs sur mes photos que la couleur du ciel est très variable. Côté température, début août, c’est généralement entre 16 et 19°C l’après-midi. L’idéal est de prévoir des couches de vêtements que l’on peut enlever ou remettre, et un ciré. Le parapluie est peu utile car il y a souvent du vent.
Pour notre part, nous avons vécu un évènement météorologique assez exceptionnel avec la tempête Floris. Son intensité était celle d’une tempête d’hiver avec des vents jusqu’à 130/140 km/h. Nous étions bien entendu dans le secteur où elle a été très violente, en alerte de niveau ambre avec la mention « threat to life« . J’ai déjà à plusieurs reprises vécu des tempêtes un peu fortes en Bretagne (Enol l’hiver dernier, mais aussi plus loin dans le temps celles qui ont marqué les esprits : Xynthia en 2010 et Lothar à Noël 1999), aussi je savais comment adapter ma conduite aux conditions météo. J’avoue cependant que zigzaguer entre les arbres tombés sur la route n’est pas très rassurant et j’ai été soulagée d’arriver dans un secteur non arboré. Ce genre de tempête en été est rare (mais pas en hiver). La précédente remontait à 2011.
Loch Cluanie pendant la tempête Floris
Midges
On m’avait prévenue qu’en été, les midges sont très présents. Ces moustiques de petite taille attaquent en nuage et leur piqûre est paraît-il douloureuse. Afin de se protéger, il faut se munir un filet moustiquaire pour la tête, bien se couvrir et utiliser des répulsifs spéciaux. Il semblerait aussi que le suc des feuilles de bog myrtle soit efficace pour les éloigner. Quoi qu’il en soit, je ne peux pas vous le certifier car les midges détestent le vent qui les empêche de voler. Aussi, nous n’en avons pas du tout croisé. Il est facile de trouver les moustiquaires et les répulsifs dans les magasins des secteurs concernés par les midges.
Devises
L’Ecosse fait partie du Royaume Uni et utilise donc la livre sterling. Les pièces et billets du Royaume Uni y sont donc valides. Par ailleurs, certaines banques écossaises sont autorisées à battre monnaie. Vous pouvez donc vous retrouver avec des billets écossais. Ceux-ci sont complètement valides dans les commerces. Il semblerait qu’on ne puisse pas les utiliser en dehors de l’Ecosse, mais je n’ai pas eu l’occasion de vérifier.
Le paiement par carte bancaire est très développé et le sans contact fonctionne très bien. Par défaut, la plupart des commerçants sortent la machine de paiement par carte. Sinon, ils demandent « card or cash« .
Se balader sur des chemins féériques
Que rapporter d’Ecosse ?
Je n’ai pas de réponse absolue à cette question. Je ne peux que vous indiquer ce que nous avons choisi de ramener de ce voyage, et où nous les avons trouvés.
des magnets : il faut bien que je continue à garnir mon réfrigérateur.
des illustrations de créateurs écossais : nous avons trouvé notre bonheur à la Red Door Gallery sur Victoria Street à Edimbourg.
des bougies : celles de l’Isle of Skye Candle Co. Certaines senteurs me ramèneront directement en Ecosse quand je les allumerai cet automne/hiver. Il y a une boutique sur l’île de Skye, à l’entrée de Portree, et une sur Victoria Street à Edimbourg.
des savons : ceux de la Highland Soap Co., basée à Fort Williams. C’est la tempête Floris qui nous y a conduites, histoire de s’occuper un peu. Nous avons découvert une gamme de parfums originaux et très écossais : bruyère, whisky, algues des Hébrides, bog myrtle, etc.
des livres : c’est toujours une bonne idée !
des vêtements : les tartans et les tweeds sont des spécialités écossaises. Nous avons pour notre part choisi des tartans en laine d’agneau (écharpe) et cachemire (châle). Nous avons aussi flâné dans les friperies d’Edimbourg, en particulier Armstrong & Son Vintage sur Grassmarket sans trouver notre bonheur même s’il y avait de jolies pièces. J’ai hésité à chercher un cardigan à motifs en laine mais j’ai toujours celui que j’ai acheté en Norvège (même si au bout de 25 ans, il commence à s’user). Ce sera pour une prochaine fois !
Le tartan se retrouve partout
Nous n’avons ramené ni biscuits ni whisky car il est possible de facilement les trouver en France sans grande différence de prix, et cela aurait beaucoup chargé notre valise.
(*) Au cours de ce voyage, j’évoque à plusieurs reprises la consommation d’alcool (cidre, bière, whisky…). Il est important de noter que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et donc à consommer avec modération.
L’Automnal Gourmand est un ensemble de manifestations et d’évènements à travers les territoires du Pays de Lamastre, d’Ardèche Hautes Vallées et du Haut Pays du Velay, entre Ardèche et Haute-Loire. Cette année marque la 5e édition de ce festival qui fédère des fêtes gourmandes à travers les trois territoires dont les Castagnades et la Fête de la Courge de Saint Agrève. En début de semaine, j’étais invité à la journée de lancement de l’édition 2025 de l’Automnal Gourmand. Si l’an dernier, cette journée avait eu lieu entre le lac de Devesset et les Maisons Marcon à Saint Bonnet le Froid, nous avions cette fois rendez vous dans le Pays de Lamastre.
Lancement de l’Automnal Gourmand à la Ferme du Châtaignier
Une matinée à la Ferme du Châtaignier
L’accueil
La journée a commencé à la Ferme du Châtaignier où nous avons été accueillis par un café et des petits moelleux maison à la châtaigne. Après un temps de découverte de la boutique et de ses produits, et le mot d’accueil des élus et du chef Jacques Marcon (qui est le parrain de l’Automnal Gourmand), nous avons constitué des groupes pour visiter la ferme. Nous étions en effet une centaine d’ambassadeurs présents, entre les producteurs, restaurateurs, prestataires de service, les offices de tourisme, la presse et les créateurs de contenu. J’ai d’ailleurs eu le plaisir de retrouver Léa Dugreen (que vous pouvez suivre sur Instagram) et Gaëlle des Petits Drômois.
Petit déjeuner ardéchoisDans la boutique de la Ferme du ChâtaignierLa prise de parole des élus et du chef Jacques Marcon, parrain de l’Automnal Gourmand
La visite de la ferme
La Ferme du Châtaignier est une exploitation castanéicole depuis 7 générations. C’est aujourd’hui Michel, le père, qui nous emmène découvrir ses châtaigniers. Au milieu des arbres, il nous explique comment le châtaignier est devenu si emblématique de l’Ardèche, comment l’AOP Châtaigne d’Ardèche a redynamisé la filière, mais aussi quelles sont les différentes variétés ou encore les menaces auxquelles il faut faire face : champignons, insectes, réchauffement climatique. Il nous parle aussi de la récolte qui va bientôt débuter et pour laquelle les filets commencent à être placés sous les arbres. Chaque année, la ferme produit environ 60 tonnes de châtaignes.
Dans la châtaigneraie de la famille Grange à Lamastre
Aurélien, le fils (et responsable de la production) nous emmène ensuite voir les ateliers de transformation. En effet, l’intégralité de la production est transformée sur place. Les ateliers servent aussi à la transformation des autres productions fruitières de la ferme, ainsi qu’à d’autres agriculteurs qui louent les infrastructures pour transformer leurs châtaignes. La récolte n’ayant pas commencé, la production le jour de notre visite est limitée à la pâtisserie et à la fabrication de crème de marrons. Malgré tout, les machines de décorticage et de tri des châtaignes sont très impressionnantes.
Dans l’atelier, les machines à éplucher les châtaignes peuvent traiter plusieurs centaines de kg par heure.Dans l’atelier, les pots de crème de châtaignes attendent de refroidir
Enfin, nous terminons notre découverte de la châtaigne par une balade nature où nous apprenons comment les plantes se sont développées jusqu’à devenir des arbres et donner des fruits, protégeant leurs graines.
Balade naturaliste dans la châtaigneraieVue sur Lamastre depuis la châtaigneraie
Un déjeuner partagé convivial
Pour le déjeuner, nous étions attendu sur la terrasse de Cathy qui tient la ferme auberge de Jameysse à Désaignes. Là, l’ensemble des producteurs et restaurateurs participant à cette journée des ambassadeurs de l’Automnal Gourmand avait apporté un aperçu de son savoir faire. C’est donc sous forme de buffet que le repas a été généreusement servi. C’était l’occasion de découvrir des produits de grande qualité, parmi lesquels j’ai particulièrement apprécié :
les fromages de la ferme de l’Oppidum, à Saint Andéol de Fourchades (Ardèche)
les picodons de la chèvrerie de Bouchet Ravaux, à Jaunac (Ardèche)
les planches gourmandes des délices du Mézenc, au Fay sur Lignon (Haute Loire)
les bouchées végétales de l’Ane Têtu, un restaurant végétalien de Désaignes (Ardèche)
les confitures (et les pancakes) d’Un brun gourmand, de Saint Romain Lachalm (Haute Loire)
les macarons de Thico, de Saint Agrève (Ardèche)
le café de Saba, torréfié à Saint Bonnet le Froid (Haute Loire)
les chocolats Riou, au Cheylard (Ardèche)
Assortiments de délices locaux, d’Ardèche et de Haute Loire, sucrés et salés
Informations pratiques
Les partenaires chez qui nous avons passé un bon moment
Nous avons été accueillis à la Ferme du Châtaignier, située 700 chemin du Roux à Lamastre. Sur place, on trouve une boutique de produits préparés sur place. Il est aussi possible d’y prendre un goûter. Des visites de la ferme sont organisées, mais il y a aussi un sentier d’interprétation à travers la châtaigneraie. En particulier, durant l’Automnal Gourmand, la ferme du châtaignier organise des visites guides les mercredis et samedis.
Nous avons déjeuné sur la terrasse de la ferme auberge de la Jameysse, à Désaignes. Cathy y propose une cuisine de saison à base des produits de la ferme. En hiver, le feu crépite dans la cheminée de la grande salle aux longues tables conviviales.
Les évènements de l’Automnal Gourmand
La 5e édition de l’Automnal Gourmand a lieu du 27 septembre au 9 novembre 2025. Elle se décline entre rendez vous découvertes, temps forts et menus gourmands. L’an dernier, je n’avais pas eu l’occasion de participer aux différentes évènements en dehors de la journée de lancement, et je le regrette un peu. Cette année, mon mois d’octobre s’annonce bien rempli mais je vais essayer de garder un week-end pour l’Automnal Gourmand, même si je ne sais pas encore lequel.
Parmi les temps forts, j’ai particulièrement noté :
les Castagnades, par exemple celles de Désaignes le 19 octobre
la fête de la Courge de Saint Agrève et son concours de pâtisserie, qui aura lieu les 25 et 26 octobre
l’iconique foire aux champignons de Saint Bonnet le Froid, qui viendra clore cette édition de l’Automnal Gourmand les 8 et 9 novembre
Côté animations, je me laisserai bien tenter par une balade gourmande à Lamastre (les 11 / 14 / 21 / 28 octobre) ou à Désaignes (le 18 octobre) pour mêler découverte patrimoniale et dégustations (réservation via l’office de tourisme du Pays de Lamastre). Il y a aussi plein d’animations adaptées aux enfants durant les vacances de la Toussaint, dont des visites de chèvreries.
Star ardéchoise !
Lamastre & Désaignes Ardèche – 29 septembre 2025
(*) Cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de la part des offices de tourisme des territoires organisant l’Automnal Gourmand, et en particulier de celui du Pays de Lamastre où se déroulait la journée. Comme l’année dernière, j’ai été ravie de vivre ces moments de partage avec les producteurs et prestataires de ces territoires aux paysages magnifiques, et j’ai découvert des produits exceptionnels.
Cette semaine, le projet 52 nous invite à la gourmandise avec le sucré. Je dois avouer que je ne sais pas si je suis plus bec salé ou bec sucré. Par contre, je sais que je refuse rarement de déguster une douceur. Il y a deux semaines, c’était le Festival Valence en Gastronomie. Comme chaque année, je suis allée y faire un tour. J’aime beaucoup le principe des Goutatous. On achète un carnet de tickets (qui revient à 2 € le ticket), et on les échange ensuite pour déguster des petites portions chez les différents acteurs de la gastronomie locale présents. On y trouve des producteurs, des vignerons, des caves coopératives, des boulangers, des pâtissiers, des traiteurs, des fromagers, des restaurateurs. Ils viennent essentiellement de Drôme et d’Ardèche, parfois d’un peu plus loin. A chaque fois, ce sont de vrais moments de régalade. Dans l’édition de cette année, j’ai particulièrement apprécié :
le mocktail de la maison Jaillance de Die
les cookies et le sablé myrtilles de la pâtisserie Fournier de La Voulte sur Rhône, qui est une valeur sûre
les thés des Jardins de l’Hermitage, que j’aime aussi bien froids que chauds
les pognes et suisses de la maison Pascalis de Bourg de Péage
l’extrait de gingembre d’Alain Milliat, que j’ai hâte d’utiliser cet hiver dans les tisanes et desserts
les choux montés minute de la Pâtisserie Intense, et qui m’ont donné envie de laisser une nouvelle chance à leurs gâteaux après les déceptions des dernières fois
le cappuccino de champignons de la Maison Chabran de Pont de l’Isère, un délice de saison avec son espuma de parmesan et ses noisettes toréfiées
le financier pistache framboise de la Maison Pic à Valence, où je retournerai bien prendre un quatre heures cet hiver
Et pour le thème de cette semaine, c’est justement ce financier pistache framboise de chez Pic que j’ai choisi !
Financier pistache framboise de la Maison Pic – lors du Festival Valence en Gastronomie 2025
Pour découvrir à quoi pensent les autres participants quand on leur parle de sucré, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : j’ai un programme très rempli tout le week-end, entre nouvelle exposition du musée, présence de Mr 1er, marché artisanal, et découvertes gourmandes. Je viendrai donc valider les commentaires qui seraient à modérer entre deux activités mais je ne sais pas dire à quels moments cela sera.
C’est un peu par hasard que je me suis retrouvée à mettre mon réveil un samedi matin pour aller faire une rando-wine en nord Ardèche. J’ai découvert le concept par un reel posté sur Instagram par l’office de tourisme Ardèche Grand Air. Pour vous situer, le territoire Ardèche Grand Air se situe autour d’Annonay. C’est un secteur d’Ardèche que je ne connais quasiment pas. Au printemps, je m’étais donc abonnée à leurs réseaux sociaux pour me souvenir d’aller y faire un tour. Début septembre, en milieu de semaine, j’ai vu passer leur publication sur la rando-wine : un concept qui allie une balade dans les vignes et une dégustation de vin. Un coup d’œil à la météo plus tard, je prenais ma place.
au pied du coteau de Rochevine
La randonnée
Dans les vignes sur le coteau de Rochevine
Le rendez-vous était donné à la cave de Saint Désirat. Là, j’ai retrouvé Sandrine, la guide qui allait nous accompagner et les 8 autres personnes inscrites ce jour-là. Début septembre, la saison touristique touche à sa fin mais en pleine saison, le groupe peut aller jusqu’à une trentaine de personnes. Très vite, nous prenons le chemin qui passe derrière la cave. Nous sommes au pied du coteau de Rochevine que la balade va nous emmener découvrir. Rapidement, le sentier devient abrupt. Ici les vignes sont plantées en échalas, sans terrasses.
Vignes au dessus du village de Saint Désirat
La randonnée concoctée par Sandrine nous emmène au cœur du vignoble. En montant, nous découvrons de superbes points de vue sur la vallée du Rhône, le massif du Vercors et le village de Saint Désirat. Sandrine en profite pour nous raconter un peu la vie de ce village. On y trouve en particulier une distillerie d’eaux de vie de fruits, née de la reconversion d’une famille d’arboriculteurs. On échange, on discute, on rigole. Cela me change de mes randos solos habituelles !
dans les vignesVue sur le village de Saint Désirat depuis le coteau de Rochevine
La saison des vendanges
Tout au long de la balade, Sandrine nous explique la façon dont viticulteurs et vignerons cultivent ici la vigne. Nous sommes sur l’appellation Saint Joseph. Située entre celles de Condrieu au nord et Cornas au sud, l’AOP s’étend sur une soixantaine de kilomètres le long de la rive droite du Rhône. En ce début du mois de septembre, après un été précoce, chaud et ensoleillé, les vendanges sont (déjà) bien avancées. Plusieurs parcelles sont vendangées, et pour notre plus grand bonheur, nous picorons quelques grains sur les grappes restantes. Un peu plus loin, les vendangeurs sont au travail. C’est pour nous l’occasion de voir comment ils s’organisent dans cette zone escarpée aux rangées sinueuses et courtes. Un vendangeur passe avec une hotte et récupère le contenu des seaux des cueilleurs pour ramener le raisin au tracteur.
grappes de raisin, de variété Syrahles vendangeurs au travail
Une salle dans un tunnel ferroviaire
En redescendant vers la cave de Saint Désirat, Sandrine nous fait découvrir une salle atypique. Ici, il y avait autrefois une voie de chemin de fer. Une galerie avait été construite pour protéger la voie ferrée des chutes de pierres du coteau de Rochevine, très friable. Située juste au dessus de la cave coopérative, la galerie a été rachetée par celle-ci. Fermée de chaque côté, elle est devenu une immense salle de réception d’une centaine de mètres de long. Des panneaux anti-bruit ont été installés au niveau de la voute pour limiter les échos et résonnances mais les parois sont restées brutes et suintent des récentes pluies. L’expérience est surprenante.
dans la galerie de la ClauxSur le tracé de l’ancienne voie ferrée
La dégustation de vins
La randonnée se termine là où elle a commencé : à la cave de Saint Désirat. C’est là que nous allons faire la dégustation de vins. Nous sommes ici en plein milieu de l’appellation Saint Joseph. Moins connue que ses voisines d’en face, les AOP Crozes-Hermitage et Hermitage, l’AOP Saint Joseph devient de plus en plus qualitative, avec des vignerons impliqués. Assez logiquement, c’est donc des vins de Saint Joseph que nous allons découvrir. Nous avons commencé par les blancs, mélange de cépages roussanne et marsanne. Puis nous avons découvert les rouges, issus exclusivement du cépage Syrah (qui historiquement serait une hybridation ancienne entre la roussanne de Savoie et la mondeuse d’Ardèche). Cette dégustation marque la fin de la rando-wine, une très chouette expérience pour découvrir un terroir et ses produits.
Dégustation du Saint Joseph blanc
Saint Désirat / Champagne – Ardèche – septembre 2025
Informations pratiques
Généralités
Les rando wines dans la vallée du Rhône Nord sont organisées par une association de guides en œnotourisme. On peut retrouver leurs différentes propositions via les offices de tourisme du secteur : Ardèche Grand Air, Porte de Drôme Ardèche, Ardèche Hermitage, Rhône Crussol, Vienne Condrieu.
Dans cet article, j’évoque la pratique du glanage(ou grappillage). Il s’agit de la possibilité de récupérer des restes de productions agricoles pour un usage familial après la récolte par l’agriculteur ou le propriétaire, uniquement du lever au coucher du soleil et sur un terrain non clôturé. Seule la jurisprudence reconnaît le glanage qui peut sinon être assimilé à du vol. Si vous vous promenez dans les vignes, il est impératif de ne pas piquer quelques grains sur les grappes des parcelles non récoltées. Si vous avez un doute sur le fait que la parcelle a été vendangée, ne touchez pas aux raisins.
Nous avons aussi croisé des figuiers sauvages au bord des vignes
Compte-rendu de dégustation
Pour les curieux, dans l’ordre, nous avons dégusté :
Saint Joseph blanc Amendine – un vin très frais, très léger, qui pourrait aller pour un apéritif estival ou un poisson grillé. Ca n’a pas vraiment été un coup de cœur.
Saint Joseph blanc Cuvée Côte Diane – un vin avec plus de présence que le précédent, qui pourrait s’accorder d’un fromage ou d’un plat léger. J’en ai pris une bouteille pour ramener à la maison.
Saint Joseph rouge Les Mariniers du Fleuve – un vin rouge avec une petite note poivrée. Celui que nous avons dégusté était encore jeune et restait très vert en fin de bouche. De ce fait, je ne l’ai pas spécialement apprécié et j’aurais aimé pouvoir découvrir une année antérieure.
Saint Joseph rouge Cuvée Côte Diane – vieilli partiellement en fût de chêne, il a une note très légèrement boisée. Je l’ai trouvé nettement plus intéressant que le précédent. J’en ai d’ailleurs aussi acheté une bouteille, pour essayer avec une viande en sauce cet hiver.
Saint Joseph rouge Cœur de Rochevine – la cuvée haut de gamme de la cave Saint Désirat, parcellaire et vieillie en fût de chêne. A la dégustation, il est nettement plus complexe que les précédents tout en gardant le caractère du Saint Joseph.
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Cette semaine, le projet 52 nous demande de mettre du sel dans nos photos. Au moment où j’ai décidé des thèmes de l’année, j’étais en Bretagne et j’avais pensé à l’eau de mer pour ce thème. Finalement, j’ai choisi de prendre une direction plus gourmande. J’ai hésité avec le beau plateau de fromages de la dégustation de samedi dernier. Mais j’ai choisi de partager à nouveau les fabuleuses moutardes 100% artisanales de Manon : des graines cultivées en bio dans la Drôme, écrasées à la meule de pierre et travaillées en Ardèche. Difficile de faire plus local pour ces petites merveilles de saveurs.
Pour découvrir les saveurs salées des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : j’ai un week-end très rempli en perspective et je ne sais pas quand j’aurais du temps pour passer par ici. Il est donc possible que je ne puisse pas venir valider les commentaires qui seraient en modération avant la fin d’après-midi de dimanche.