Pour le thème Arbre(s) de cette semaine du projet 52, j’ai simplement choisi de vous emmener en forêt. J’ai la chance d’en avoir plusieurs autour de chez moi. Celle-ci, c’est la forêt de Saoû : un milieu naturel exceptionnel, entouré de montagnes qui créent un climat et un écosystème uniques. J’y étais mardi soir à l’occasion d’un spectacle qui y avait lieu, donnant lieu à une déambulation à la nuit tombée sur un chemin menant à une clairière où nous nous sommes assis sur des tranches de bois pour écouter, regarder, nous laisser charmer et intriguer. Mais avant cela, comme j’étais en avance, j’ai fait une jolie balade de quelques kilomètres sur un des sentiers de la forêt, se faufilant entre les arbres. Et c’était très apaisant !
Pour découvrir les arbres des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : ce week-end s’annonce généreux en soleil et je compte bien en profiter. Je ne passerai donc qu’en soirée pour valider les commentaires qui seraient en modération.
Parmi mes rituels printaniers, il y a la recherche des orchidées sauvages. Et pour cela, le Vercors reste un terrain de choix. Une copine me disait il y a peu qu’il y a 79 espèces d’orchidées sauvages dans le massif. J’ai fait une estimation (à la louche) et je pense en avoir observé entre 20 et 30 seulement (si j’ai le temps, j’essaierai d’affiner cela dans un prochain article). Cette année, j’ai dû m’y reprendre à deux fois, à une semaine d’intervalle, avant de réussir à vraiment voir les orchidées dans un de mes secteurs favoris.
Même sans les orchidées, le paysage vaut le déplacement
Une première tentative peu fructueuse
La première fois, c’était tout début mai. Le ciel était couvert et du bricolage à faire à la maison avait occupé une bonne partie de la matinée. Je cherchais donc un endroit proche de chez moi pour une sortie rapide (j’avais acheté la veille de nouvelles chaussures de randonnée que je tenais à essayer en conditions réelles). Comme j’avais déjà plusieurs observé des orchidées sauvages à cet endroit tout début mai, j’en ai pris la direction. Bien avant d’arriver, j’ai su que ce serait compliqué. En effet, habituellement, j’en repère assez facilement sur les bas côtés de la route, mais cette fois, il n’y avait rien. Donc, j’ai opté pour une balade sur la montagne de Lozeron, en suivant le chemin balisé entre Vautour et Perrache.
Dans le secteur de la montagne de Lozeron, il peut y avoir des troupeaux. Ceux-ci sont gardés par des patous et la prudence est de mise. Si vous arrivez à proximité d’un troupeau, il faut le contourner le plus largement possible. Si le patou vient vers vous, arrêtez vous, restez calme, laissez le vous identifier comme n’étant pas un danger pour le troupeau. Pour avoir déjà croisé sur un chemin un tel chien, ils sont impressionnants mais généralement peu agressifs tant qu’ils ne vous considèrent pas comme un prédateur pour le troupeau.Le chemin, très praticable, monte doucement en forêt
J’ai trouvé quelques orchidées au bord du chemin, mais très peu ou alors pas encore en fleurs. J’ai donc choisi de continuer la promenade juste pour le plaisir de marcher au calme, portée par le rythme de mes pas, bercée par le bruit du vent et le son des cloches des vaches dans le lointain. Le moment était simple et doux. Les paysages par contre montraient toute leur majestuosité. Ce chemin est vraiment beau, et je me demande encore pourquoi cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas emprunté.
Quelques orchis mâles, quelques orchis brûlés, beaucoup de muscaris et de rares bleuets : petite récolte photographique au bord du cheminLe chemin traverse la forêt puis zigzague entre les prairies. On devine les sommets bordant la vallée de la Drôme et au-delà, le synclinal de Saoû et les Trois Becs.
Un second essai transformé
Après cette première tentative qui n’avait pas vraiment été couronnée de succès, j’ai décidé de retourner tenter ma chance la semaine suivante. Et cette fois a été la bonne. En approchant du site, j’ai commencé à apercevoir quelques orchidées sur le bas côté. Il restait maintenant à marcher doucement le long des chemins pour réussir à découvrir les spécimens plus ou moins discrets. J’ai d’abord vu quelques orchis singes que l’on repère assez facilement avec leur couleur rose sur fond blanc. Puis, ce sont des groupes d’orchis mâles, bien violets, qui ont attiré mon œil. Et là, j’ai vu un grand nombre d’orchis de Provence, généralement assez difficile à trouver avec leur couleur jaune très pâle. Le hic, c’est qu’ils étaient dans une zone clôturée et donc impossible à approcher. Je l’ai un peu regretté mais cela fait partie du jeu.
Ici, on aperçoit deux synclinaux : celui, immense, de Saoû en arrière plan, que l’on repère à la forme de Roche Colombe sur la droite, et celui, plus petit, de Saint Pancrace dont on voit les falaises au milieu.
Un peu plus loin, quelques orchis pourpres montraient leurs couleurs plus foncées, tout comme les orchis militaires. Mais la jolie surprise est venue d’un orchis singe tout blanc. J’avais déjà observé cette variation de coloris, dite hypochrome, sur un orchis géant en bord de Rhône il y a quelques années. C’est toujours un peu surprenant pour ces fleurs habituellement si colorées. Puis, dans une prairie ouverte, j’ai repéré de loin quelques orchis de Provence. Avec le beau soleil de ce jour-là, ils étaient encore plus jolis. Je crois vraiment qu’à ce jour, ce sont mes orchidées sauvages préférées. En continuant à chercher, j’ai aussi pu repérer quelques orchis brûlés très discrets avec leur petite taille. La balade n’aura pas été très longue mais elle m’aura permis de voir ces orchidées que je retrouve avec plaisir chaque année dans ce secteur du massif du Vercors.
orchis singeorchis singeorchis mâleorchis militaireorchis pourpreorchis pourpreorchis de Provenceorchis mâleorchis de Provenceorchis brûléorchis militaireorchis singe hypochromeRécolte photographique 2026 des orchidées sauvages sur les hauteurs de Combovin
Lozeron / Combovin – Vercors – Drôme – mai 2026
ATTENTION : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles. Ce sont en outre des espèces protégées. Donc, il est interdit de les cueillir, et il faut faire très attention à ne pas les piétiner. Pour cela, le mieux est de rester sur les chemins ou les routes d’où il est facile de les observer et photographier. Une belle photo ne vaut pas la peine d’abimer la flore.
Il est important de rester sur les sentiers pour ne pas abimer la flore
J’habite dans un village à la campagne, même si je ne suis pas très loin de la ville. J’aime profiter des différentes saisons autour de chez moi, et le printemps est une de celles qui offrent le plus de diversité. Chaque jour, je traverse des paysages changeant au fil des floraisons, et des cultures. Les évolutions dans les champs sont un marqueur du temps qui passe et qui nous emmène doucement vers la saison suivante, l’été et ses chaleurs. En attendant, je profite de la (relative) douceur du printemps. Venez, je vous emmène voir le printemps dans la campagne drômoise.
Le synclinal de Saoû et les Trois Becs depuis Suze
De ferme en ferme, rendez-vous incontournable du printemps
Le domaine Peylong, viticulteurs depuis 6 générations
Ferme en ferme, c’est vraiment LE rendez-vous immanquable fin avril. Sur un week-end, de nombreuses fermes ouvrent leurs portes et nous permettent de découvrir comment sont produits les aliments que nous consommons. Ce sont toujours des découvertes intéressantes, et l’occasion de se fournir en bons produits locaux. Cette année, je n’ai visité que deux fermes, situées toutes les deux à Suze, dans le Vercors. J’ai commencé par le domaine Peylong. Là, la famille Lombard exploite des vignes depuis six générations.
Les vignes du domaine Peylong au pied du synclinal de Saint Pancrace
Je suis arrivée juste après 9.00 et j’étais la première visiteuse de la journée. Quatre autres personnes sont arrivées juste après, et nous avons donc visité le domaine ensemble. Nous avons été accueillis par Fabien qui s’occupe du travail de la vigne et qui nous a expliqué le terroir et l’histoire du domaine. Puis, il nous a montré le chai. Nous avons ensuite rejoint Christelle dans le jardin, où nous avons pu nous installer pour une dégustation. Il était encore assez tôt mais le soleil brillait et rendait l’atmosphère joyeuse. C’est au son du chant des oiseaux que nous avons pu apprécier les différents vins du domaine.
Dans les vignes du domaine PeylongDégustation de vin au soleil (mention spéciale pour le blanc « L’oublié » que j’avais déjà eu l’occasion de goûter et qui se confirme comme un vin agréable que je prends plaisir à savourer).
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
La ferme de Saint Pancrace, producteurs de fromages de chèvre
Après quelques achats au domaine Peylong, j’ai pris la direction de la ferme de Saint Pancrace. La matinée est déjà plus avancée et cette ferme attire beaucoup plus de monde. En effet, il s’agit d’une ferme qui produit des fromages de chèvre. Et qui dit fromages de chèvre, dit troupeau de chèvres. Les familles sont donc nombreuses à se presser pour venir voir les animaux. Il faut avouer qu’en cette période où les naissances sont nombreuses, c’est toujours sympathique de pouvoir découvrir des jeunes chevreaux. Et comme nous avons de la chance, il y a deux chevreaux de moins de 24 heures, l’un né dans la nuit et l’autre le matin même.
Dans la bergerie, avec les chevreaux plus ou moins âgés et les chèvres gestantes.
Un peu plus loin, le troupeau d’une cinquantaine de chèvres pait tranquillement dans un pré. Nous visitons ensuite la fromagerie où nous voyons comment est fabriqué le Picodon, et la salle de traite voisine. Puis, c’est le moment de la dégustation… et des achats !
Une chèvre au préUn dernier coup d’œil à la vue depuis la ferme de Saint Pancrace avant de redescendre dans la vallée de la Drôme
Balades dans les piémonts du Vercors
Une randonnée autour de la Baume Cornillane
Sur les chemins
Si vous suivez mes aventures, vous avez noté que je vais souvent me balader du côté de La Baume Cornillane. C’est en effet un de mes terrains de jeu favoris car il a la bonne idée de ne pas être loin de la maison, tout en offrant de nombreuses possibilités. Un dimanche matin, j’ai voulu profiter du beau temps sans aller loin car j’avais déjà fait une belle journée de randonnée la veille. Je me suis donc naturellement dirigée vers La Baume Cornillane. Pour changer, j’avais cherché une trace sur un site de randonnée et j’avais trouvé une jolie boucle qui passait par le Pas du Pont et le château. Compte tenu de là où je souhaitais partir, j’ai adapté la boucle et choisi de la faire en sens inverse de celui donné par le site, pour une distance totale d’environ 6 km. Je connais assez bien le secteur, pour l’avoir parcouru à de nombreuses reprises et cela me convenait mieux ainsi.
Sur les chemins autour de la Baume Cornillane, on croise pas mal de sable
Je suis donc partie confiante sur ces chemins peu fréquentés. J’ai croisé seulement 2 ou 3 traileurs. Le tracé ne présentait par ailleurs aucune difficulté technique, si ce n’est qu’il n’était jamais plat, alternant montées et descentes. Il empruntait toutefois des chemins assez larges, en dehors de brefs passages en mono trace. Le paysage était absolument somptueux, comme chaque fois dans ce secteur. Bref, tout était réuni pour une matinée fantastique sur les chemins.
Les points de vue sur la Raye et sur la plaine de Valence étaient nombreux sur le trajet
L’inattendu
Mais, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. En effet, à peu près à la moitié de la boucle, j’ai perdu l’équilibre sur un chemin de sable qui avait été raviné par les fortes pluies de l’hiver. Le chemin était beau, largement praticable, mais mon pied gauche a roulé sur un caillou et glissé dans l’ornière. Je suis tombée de façon assez violente, et j’ai immédiatement su que je m’étais blessée (même si une part de moi restait malgré tout un peu dans le déni en mode « ça va aller, c’est juste une douleur de contraction »). J’ai consulté l’itinéraire sur mon téléphone (ouf ! il y avait du réseau) pour confirmer ce que je voyais en lisant le paysage : il était préférable de continuer plutôt que faire demi tour, car j’étais à environ 1 km de croiser la route. Selon la douleur, je pouvais ainsi envisager de terminer en marchant sur le bitume, bien stable et en faux plat, même si cela allongeait la distance par rapport au chemin, caillouteux et avec deux belles montées/descentes.
Vue sur la Raye – le paysage juste avant que je ne tombe !
Une leçon à tirer
La fin de la randonnée n’a pas vraiment été amusante, et j’ai passé le reste de la journée dans le canapé avec une poche de glace sur la jambe. Je m’étais fait un petit claquage au mollet, qui a ensuite généré une tendinite de compensation. Si je vous raconte cette mésaventure, ce n’est pas pour me faire plaindre (c’était il y a plusieurs semaines et tout est quasiment maintenant rentré dans l’ordre). C’est surtout pour rappeler qu’en randonnée, même sur un terrain facile, même sur un terrain connu, on n’est pas à l’abri d’un accident. Donc, même pour une petite balade, surtout en montagne, on prévoit le nécessaire : assez de batterie sur son téléphone portable, un sifflet pour indiquer sa présence sans devoir s’époumoner si nécessaire, une trousse de secours minimale (désinfectant, compresses, pansements, sérum physiologique, mouchoirs en papier, petite bande – oui, ça semble beaucoup mais tout ça m’a servi un jour ! – et on s’assure que ce n’est pas périmé. J’ajoute pour ma part un antidouleur à cette liste), une couverture de survie, une lampe frontale chargée. Je pars également toujours avec 2 ou 3 compotes en gourde dans mon sac. Et idéalement, on prévient quelqu’un d’où on part et de l’heure à laquelle on devrait être de retour, surtout si on est seul.
Et on n’oublie pas de profiter du paysage !
Les premiers coquelicots au pied de la Raye
Les premiers coquelicots sont arrivés fin avril dans les champs. J’ai aperçu ceux-ci en passant sur la route, et je n’ai pas pu m’empêcher de les prendre en photo. Ils marquent le début de la bascule du printemps à l’été.
La ville de Romans sur Isère est souvent méconnue alors qu’elle recèle de nombreuses pépites. Entre les éléments patrimoniaux et le savoir faire, la ville offre en effet de nombreux attraits pour le visiteur de passage ou celui qui habite à proximité. Afin d’aider à se repérer dans la ville, il existe un Top 5 des lieux incontournables à explorer, complété par quelques bonnes idées autour du patrimoine ou de la gastronomie. Avec un groupe d’instagrameuses de la région, j’ai été conviée le mois dernier à venir découvrir ces incontournables.
Un dépliant édité par la ville est disponible à l’office de tourisme, dans les sites du top 5 ou en ligne. Il comporte une carte qui permet de se repérer pour savoir où aller. J’ai eu un gros coup de cœur pour le design illustré du dépliant.
La Cité de la Chaussure, pour découvrir un savoir faire
Alors que j’habite à proximité de Romans, je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir la Cité de la Chaussure. Installée dans le local d’un supermarché désaffecté, la Cité est avant tout un projet solidaire. Après la crise de la chaussure qui a frappé Romans à la fin des années 1980, un groupe de travailleurs sociaux a cherché des solutions pour réemployer les anciens ouvriers des industries du cuir. Bien que n’ayant initialement pas envisagé d’ouvrir un atelier de fabrication de chaussures, c’est la mise en vente du matériel issu du démantèlement d’un grand chausseur qui fait prendre conscience du risque de perte de savoir faire lié au cuir sur le bassin romanais. La décision est prise de racheter le matériel et de recréer un atelier de fabrication de chaussures à Romans. La Cité de la Chaussure nait quelques années plus tard de la volonté de pérenniser les ateliers tout en proposant des visites et un magasin de vente.
Une exposition de photos des copains du Caillou aux Hiboux est proposée dans le hall de la Cité de la Chaussure
Après la présentation de l’histoire de la Cité de la Chaussure, et un petit tour dans la boutique (où quelques modèles me font de l’œil), nous avons pu visiter les ateliers. Là, des artisans étaient en train de travailler. Nous avons ainsi pu voir en direct certaines des étapes de la fabrication des chaussures. Le sens du détail et la précision des gestes sont impressionnants. Entre les différentes étapes, et les temps indispensables entre deux opérations, la fabrication d’une paire de chaussures s’étale sur deux jours et nécessite plusieurs heures de travail.
De la fabrication à la vente, toutes les étapes sont réalisées dans les murs de la Cité de la Chaussure
La Cité de la Raviole, pour une étape gourmande
Pour les gourmands, il faut aller à la Cité de la Raviole. Située juste en face de la gare, c’est à la fois une boutique et un lieu de découverte de cette fameuse petite pâte farcie, portée par la marque Mère Maury. On y découvre ainsi un film expliquant comment sont fabriquées les ravioles. On peut aussi y apprendre comment bien cuire ses ravioles. Et bien entendu, on peut acheter toute la gamme, en frais comme en surgelé.
Leçon de préparation des ravioles
Mais, la raviole, c’est quoi ? C’est une spécialité de la région de Romans qui n’a rien à voir avec les raviolis italiens même si ce sont aussi des pâtes farcies. Elles se présentent en plaques de 48 ravioles. La recette traditionnelle est farcie à base de Comté, de persil et de fromage frais. Elle bénéficie d’une AOP, d’un label rouge et d’une IGP. Il existe maintenant de nombreuses variantes : au basilic, au fromage de chèvre, aux olives de Nyons, à l’ail noir, ou encore à la truffe par exemple. Ici, manger des ravioles, c’est habituel : on en trouve facilement partout, et chacun y va de sa recette. Le plus simple est de les cuire à l’eau ou au bouillon : on les sort de l’eau avec une écumoire dès qu’elles remontent et on déguste aussitôt. Mais on peut aussi les frire pour les mettre à l’apéritif ou en salade ou les faire en gratin, avec un peu de crème. Pour ma part, je les fais généralement en gratin avec des courgettes et du saumon, ou avec des champignons et du Saint Marcellin. J’aime bien aussi les préparer dans un bouillon miso. Le soir en hiver, c’est un plat simple, rapide et réconfortant.
Nous avons pu déguster les ravioles traditionnelles et les ravioles à l’olive de Nyons
Le Musée de la Chaussure, pour une pause culturelle
Le Musée de la Chaussure fait partie des incontournables de Romans depuis un moment pour moi. J’avais déjà eu plusieurs fois l’occasion de le visiter, mais c’est toujours un plaisir. Cette fois, nous étions accompagnés par Baptiste pour une visite guidée. J’avais déjà fait une visite guidée avec Baptiste et il a plein d’anecdotes à raconter, que ce soit sur le musée, la chaussure à Romans ou les collections qui sont exposées (et je ne dis pas cela parce que Baptiste est un copain : il est vraiment un guide fantastique !). Il nous a emmenés à travers les salles du musée pour nous expliquer le savoir faire romanais avec les marques historiques, l’évolution de la chaussure dans le temps et dans le monde, mais aussi les chaussures récentes, comme les fameux crampons de Kylian Mbappé.
Entre le lieu et les collections, le Musée de la Chaussure est vraiment à découvrir
Comme nous étions en visite VIP, nous avons eu le droit de nous rendre au centre de documentation du musée. Là, des milliers de documents relatifs à la chaussure sont archivés. Ils servent aujourd’hui de base de recherche pour les designers ou pour la création de costume de scène. Nous avons aussi eu la chance de pouvoir jeter un œil aux réserves. Le musée de la Chaussure a un fonds d’environ 20 000 pièces dont une infime partie est exposée. Le stockage de ces trésors est très impressionnant. Baptiste avait également eu l’autorisation de nous sortir quelques modèles prestigieux ou rares, dont certains sont inexposables en raison de leur fragilité. J’avoue avoir largement savouré ce moment privilégié.
Le centre de documentation et les réserves du Musée de la ChaussureChaussure de Falbala (Laetitia Casta) dans le film Astérix et Obélix contre César Chaussure en cuir d’estomac de lama par André Perrugia Chaussure créée pour Mistinguett Chaussures brodées ayant appartenu à Grace de Monaco – elles avaient été exposées en 2020 Chaussure de scaphandrier – elle pèse 8 kg et est la plus lourde des collections du musée.
Marques Avenue, pour le shopping
Marques Avenue s’est installé à Romans en , dans une ancienne caserne de gendarmerie réhabilitée par le cabinet d’architecture JML Wilmotte. C’est aujourd’hui un centre commercial outlet qui a la particularité d’être à deux pas du centre ville. Avec 90 boutiques de mode, pour la maison ou gourmandes, il y en a pour tout le monde. Le centre commercial est très végétalisé et le passage d’une boutique à l’autre se fait par l’extérieur, comme on se promènerait dans des rues bordées de magasins.
Marques Avenue est installée sur une ancienne caserne de gendarmerie
Le matin, nous avons eu la chance de prendre notre petit déjeuner dans la boutique Lindt (une de mes boutiques préférées à Marques Avenue) où nous avons pu découvrir certaines des nouveautés. L’après-midi, nous étions de retour à Marques Avenue pour un défi shopping. Munie d’une carte cadeau, j’avais 45 minutes pour trouver un article coup de cœur dans les boutiques du centre commercial. Je dois dire que je ne suis pas vraiment branchée shopping, et que j’achète le plus souvent en réponse à un besoin. Avec seulement 3/4 d’heure devant moi, cela laissait peu de temps pour trouver un article de mode et faire des essayages. J’ai donc opté pour des choses pour la maison : des torchons, des assiettes et des bougies (des valeurs sûres en quelque sorte). Cela m’a quand même permis de voir la diversité des boutiques et de me donner des idées pour de futurs achats. Enfin, nous avons pris un goûter chez Bagelstein, situé dans l’enceinte de la caserne. La journée ayant été chaude, j’étais contente de pouvoir me poser pour savourer un smoothie.
Gourmandise à Marques AvenueDéfi shopping relevé (et avec seulement 48 centimes de dépassement) !
Pour plus de découvertes… dont le 5e incontourable
Vous l’aurez noté : il manque le 5e incontournable. La journée ayant déjà été très bien remplie, je vais devoir retourner à Romans pour en profiter. Il s’agit des nombreux ateliers et boutiques d’artisans et créateurs situés dans le centre de Romans. J’en ai repéré quelques uns qui me font particulièrement de l’œil quand nous sommes passés dans les rues piétonnes du centre ville. J’ai par exemple eu un vrai coup de cœur pour un sac de la marque Nodie’s(et je ne suis pas la seule : la reine Rania de Jordanie en a déjà deux !)
Le parcours des chaussures géantes à Romans, ce sont 13 étapes pour découvrir la ville et le patrimoine. Ici, un derby de Stéphane Kelian devant la Tour Jacquemart.
Pour d’autres idées à Romans, je peux vous suggérer de :
La Cité de la Chaussure – 36 place Jean Jaurès, 26100 Romans. Pour connaitre les horaires de la boutique et les possibilités de visites des ateliers, il faut se rendre sur le site internet de la Cité de la Chaussure.
La Cité de la Raviole Mère Maury – 33 boulevard Gabriel Péri, 26100 Romans – face à la gare. Les horaires sont à retrouver sur le site internet de la marque Mère Maury. En complément de la boutique, un distributeur de ravioles va être installé juste de l’autre côté de la rue, aux Halles Autonomes.
Le Musée de la Chaussure – rue Bistour, 26100 Romans. Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée.
Marques Avenue – avenue Gambetta, 26100 Romans – 90 boutiques mode, maison et gourmandise.
Le plus mignon des gardiens du Musée de la Chaussure
Durant le premier week-end de mai, le château de Grignan a offert à ses visiteurs un voyage dans le temps. Sitôt le châtelet passé, nous nous retrouvions en 1690 pour une journée riche en évènements et découvertes. Avec Melle 3e, nous y sommes allées le premier jour, pressées de découvrir ce que ce bond dans le passé nous réservait. Si sur le papier, une journée entière au château peut sembler longue, je peux vous assurer que nous ne nous sommes pas ennuyées et que nous n’avons pas vu passer le temps de notre arrivée à 10.30 jusqu’à notre départ à plus de 20.00. Venez, je vous raconte.
Le château de Grignan domine le village.
Un peu de contexte
Le château de Grignan à la fin du XVIIe siècle appartient à François Adhémar de Monteil de Grignan, héritier de la famille des Adhémar (qui a donné son nom à la ville de Montélimar). Il est lieutenant général de Provence, une des plus hautes fonctions de l’état. En 1669, il épouse en troisième noce Françoise Marguerite de Sévigné, la fille de la Marquise de Sévigné. Quand la nouvelle Comtesse de Grignan s’installe à Grignan, la Marquise débute alors une correspondance soutenue avec sa fille. Madame de Sévigné fera aussi trois longs séjours à Grignan, plus d’un an à chaque fois (en même temps, il lui faut trois semaines pour venir depuis le château des Rochers, sur ses terres de Bretagne). Elle y décèdera en 1696.
Evocation de l’arrivée de Madame de Sévigné à Grignan en 1690
Cette année marque les 400 ans de la naissance de la Marquise de Sévigné. Le département de la Drôme a lancé une année de célébrations : l’année Sévigné. Le château de Grignan est forcément très impliqué dans ce dispositif et de nombreux évènements y ont lieu toute l’année. Ce week-end de reconstitution historique, une première au château de Grignan, en fait partie. Et on peut dire que le succès a été au rendez vous car sur les trois jours, près de 10 000 visiteurs y ont participé.
Tout le week-end, les visiteurs pouvaient louer des costumes de Marquise, Marquis ou Mousquetaire. J’ai ainsi porté toute la journée une robe longue, pour entrer complètement dans l’ambiance Grand Siècle
Des animations dans les cours du château
Un spectacle équestre dans la cour d’honneur
Tout au long de la journée, des spectacles et animations se sont succédés dans les différentes cours du château. Dans la cour d’honneur, c’est un spectacle équestre qui se jouait. La Marquise de Sévigné, accompagnée de mousquetaires, a ainsi pu faire la démonstration de son savoir faire à cheval. Il est à noter la performance pour les chevaux qui ont travaillé dans un environnement peu propice : la cour d’honneur est en petits galets ronds et présente une légère déclivité. On est bien loin des carrières planes en sable dont ils ont l’habitude. Agrémenté de quelques danses baroques et d’un peu d’escrime, c’était un joli spectacle par lequel nous avons débuté notre journée.
Démonstration d’équitation dans la cour du châteauDéfilé des danseurs dans la cour d’honneur du châteauDéfilé des danseurs costumés dans les cours du château
Des échoppes dans la cour des ruines
La cour des ruines est habituellement fermée au public. Il faut dire qu’elle se situe dans une aile qui n’a pas fait l’objet d’une reconstruction après l’achat du château par Marie Fontaine au début du XXe siècle, et qu’elle présente donc un intérêt de visite assez limité. Durant les journées de reconstitution, des échoppes y avaient été installées. On pouvait ainsi y découvrir des métiers aujourd’hui disparus, comme le poupetier (qui faisait des poupées) ou le paternostrier (qui fabriquait des chapelets à partir de graines séchées). Il y avait aussi un écrivain public et un intéressant cabinet de curiosités.
Le marchand de tissus et rubansUn renard au regard douteux dans le cabinet de curiosités (ou comme dirait Melle 3e « passion animaux mal empaillés »)Extrait de lettres
De l’escrime dans la cour du puits
Dans la cour du puits, c’est avec bonheur que j’ai retrouvé les membres de l’Académie AMHE. Je les avais déjà vus lors de reconstitutions de combats du Moyen-Âge à Rochemaure et présentant l’escrime Renaissance à Montélier. J’aime beaucoup ce qu’ils proposent. Les explications de Gilles, le maître d’armes, sont toujours très claires. On repart à chaque fois en ayant appris quelque chose sur les pratiques de l’époque concernée. Cette fois, nous sommes au XVIIe siècle. Il est question de duels à l’épée mais aussi d’entrainements pour les batailles avec épée à deux mains ou encore avec épée et rondache. Les combats ne sont pas chorégraphiés et c’est ce qui rend les démonstrations encore plus intéressantes.
Démonstration de duels façon XVIIe siècle
Des visites originales dans le château
Un accès libre tout au long de la journée
Durant ces trois jours, toute la journée, l’accès à l’intérieur du château était libre (dans la limite des jauges de sécurité bien entendu). C’était l’occasion pour moi de parcourir à nouveau les différentes salles du château dans ses habits de printemps. Comme il y avait beaucoup de monde, je n’ai pas pris de photos à l’intérieur en dehors de celles du bel escalier d’honneur, décoré de fleurs (Si vous voulez en voir plus, vous pouvez aller découvrir ma visite du château pour Pâques l’année dernière, à la saison des lavandes , un jour pluvieux à l’automne ou pour les fêtes de fin d’année).
L’escalier d’honneur dans son habit de printemps
Une visite théâtralisée en soirée
En fin d’après-midi, le château a fermé ses portes… pour les rouvrir à partir de 18.30 dans le cadre de visites théâtralisées. Répartis en deux « familles », les Forbin et les Castellane, nous sommes entraînés de pièce en pièce à la rencontre des habitants du château. Nous croisons ainsi le Comte et la Comtesse de Grignan qui préparent une fête, Madame de Sévigné qui écrit une lettre, Charles fils de la Marquise, mais aussi un groupe de gentilhommes prêts à en découdre. Ils finiront d’ailleurs par le faire sur la terrasse du château. Nous terminons dans la salle de bal pour une démonstration de danse baroque. La visite dure une heure que je n’ai pas vue passer, et se termine sur la terrasse avec le soleil déclinant, un verre à la main.
A la rencontre des habitants du château à la fin du XVIIe siècle lors de la visite théâtralisée
Grignan 1690 – journée de reconstitution historique château de Grignan – Drôme 1er mai 2026
Informations pratiques pour (re)découvrir le château de Grignan
Il n’y a pas de « meilleure saison » pour le visiter. J’y suis allée à différents moments de l’année, et c’est toujours un plaisir. Même si vous y êtes déjà allés, n’hésitez pas à en pousser à nouveau les portes.
Des évènements ponctuels ont lieu au fil des mois, et les décorations du château évoluent au fil du calendrier : Noël, Pâques, etc. De nombreuses manifestations sont organisées toute cette année 2026 dans le cadre de l’année Sévigné.
Un nouveau parcours de visite sera mis en place au début de l’été, avec l’ouverture du second étage. J’ai hâte de pouvoir le découvrir.
Fin d’une belle journée au château de Grignan
Pour profiter d’un spectacle : Les Fêtes Nocturnes reviennent cet été dans la cour du château avec L’Ecole des Femmes de Molière, mise en scène par Robin Renucci. Cela fera forcément partie de mon programme estival (comme les pièces montées dans ce cadre ces dernières années : Fracasse en 2021, Les Fâcheux en 2022, L’Avare en 2023, Histoire d’un Cid en 2024, Le Barbier de Séville en 2025)
Le pique-nique chic à base de produits du terroir au Café Louis Provence
Pour se restaurer ou faire une pause : Le café Louis Provence situé dans le bosquet du château propose des paniers pique-nique du terroir à déguster sous les arbres, ainsi que des glaces et des rafraichissements. J’ai pu tester les produits (locaux) du panier pique-nique et je me suis régalée. Il y a une option végétarienne hyper qualitative à base de tartinade de légumes, houmous et affinade d’olive de Nyons.
Autour du vin : parler de Grignan sans parler de vin, c’est compliqué. Plusieurs animations sont proposées au château au fil de l’année autour de l’appellation Grignan-Adhémar. Il est aussi possible de prendre à certains moments un verre de vin sur la terrasse tout en profitant de la superbe vue sur les environs. (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération
Le plaisir d’un verre de vin sur la terrasse du château au coucher du soleil (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération
Le château de Grignan est en lice pour le Monument Préféré des Français 2026. Le vote est possible jusqu’au 22 mai 2026 sur le site de France TV. J’ai bien entendu voté pour lui, mais n’hésitez pas à le faire également !
Je n’ai volontairement pas mis le thème Printemps du projet 52 trop tôt dans la saison. En effet, autour de chez moi, l’hiver a régulièrement des sursauts, et en montagne où je vais souvent me promener, la neige n’est pas rare jusqu’en mai. Malgré tout, je vous ai déjà montré quelques images du printemps dans la plaine de Valence, avec en particulier les vergers qui ont fleuri dès la fin février et quelques orchidées précoces. Mais, en ce début du mois de mai, le printemps est maintenant bien installé, au moins dans la plaine et sur les piémonts du Vercors. Les premières couleurs sont apparues dans les champs. Et si depuis quelques jours, j’aperçois de plus en plus de coquelicots, c’est le colza qui a ouvert le bal des couleurs. Le jaune d’or des fleurs de colza a mis du soleil dans les paysages durant quelques semaines.
Champ de colza Montvendre – Drôme – avril 2026
Pour découvrir ce qui représente le printemps pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : j’ai de la famille à la maison ce week-end. Je ne sais donc pas à quel moment, je serai disponible pour venir valider les commentaires qui auraient été envoyés en modération. Je le ferai quoi qu’il en soit le plus rapidement possible.
Passer une journée dans le Vercors, c’est quelque chose qui m’arrive souvent. Généralement, j’y vais seule, essentiellement pour marcher. Cette fois, la situation était différente. En effet, deux copines avaient organisé une journée entre filles avec au programme une jolie randonnée sur le plateau de Font d’Urle et une déjeuner convivial au restaurant. Nous étions donc ce jour-là une dizaine à cheminer ensemble, mais aussi à discuter, échanger, comparer nos expériences.
Une journée entre filles dans le Vercors
En randonnée sur le sentier du Karst
L’arrivée du printemps sur l’alpage
Le point de rendez-vous était au départ du sentier du Karst, à Font d’Urle. J’avais covoituré depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine, et nous avons retrouvé les autres sur le parking de la station. Après les bonjours (et les présentations pour celles qui ne se connaissaient pas encore), nous avons enfilé nos chaussures de rando et pris la direction du sentier. Je vais chaque année à cette période de l’année sur l’alpage de Font d’Urle et c’est chaque année aussi magique. Cette fois n’a pas dérogé : les tapis de fleurs nous ont accueillies dès le bord du parking.
Des fleurs partout… surtout des crocus, mais il y avait aussi des jonquilles, des érythrones dents de chien, des scilles à deux feuilles, des renoncules, des gentianes…
Pour autant, la neige était retombée le week-end précédent et était encore bien présente. Fort heureusement, nous avions prévu et étions bien chaussées pour traverser les grandes plaques de neige. Cette fois, nous avons suivi scrupuleusement le chemin (j’ai pour habitude de le prendre à l’envers ou de couper à certains endroits). Pour certaines, c’était leur première venue à Font d’Urle et le sentier permet d’en découvrir toutes les spécificités, en particulier géologiques.
L’alpage de Font d’Urle, entre hiver et printemps
Le bonheur de voir des animaux sauvages
En plus de la multitude de fleurs, nous avons aussi eu la chance de pouvoir observer des animaux dans leur milieu naturel. Deux vautours nous ont ainsi fait le plaisir de voler au dessus de nous dans un ballet hypnotique. Mais, ce que je retiens surtout, c’est la marmotte que nous avons pu longuement voir à côté de la grotte. Je dois avouer que c’était la première fois que je voyais une marmotte dans les Alpes (j’en avais vu à Montréal au Canada où elles sont communes, y compris en ville). Rien que ça aurait suffi à rendre cette journée extraordinaire !
Une marmotte se cache sur cette image ! (elle est dans l’herbe, pas très loin de la neige au niveau du tiers gauche de la photo)Une marmotte se cache sur cette image ! (elle est sur un rocher, au niveau du tiers droit et du tiers bas de la photo )un des vautours que nous avons pu observer
Un déjeuner au col de la Machine
Après deux heures à profiter du temps magnifique que nous avions ce matin-là, nous avons repris les voitures pour nous rendre au col de la Machine. Là, l’Hostel Quartier Libre propose une cuisine locale et de saison dans un environnement chaleureux. Nous avons ainsi largement profité d’une pause déjeuner très gourmande tout en continuant nos discussions.
La salle est très chaleureuse – il y a aussi une terrasse pour les beaux jours Le slogan sur le flyer est une référence à une chanson d’Alain Bashung
Nous avons terminé la journée par un petit aller retour jusqu’au belvédère sur Combe Laval situé à quelques dizaines de mètres de Quartier Libre, l’occasion de profiter du paysage et faire quelques photos de groupe.
Combe Laval depuis le belvédère du col de la Machine On distingue la route à flanc de montagne sur la droite
Ce que je retiens de cette journée
Le point de départ de cette journée, c’était la volonté de Pauline et Cécile de réunir des créatrices de contenu actives sur les réseaux sociaux et partageant des points d’intérêt communs afin d’échanger autour d’un programme à tendance outdoor et gourmandise. Nous étions une dizaine à nous retrouver ce matin-là. J’en connaissais déjà un peu plus de la moitié mais je découvrais « en vrai » les autres. Comme à chaque fois, j’ai été surprise de la facilité avec laquelle nous avons échangé. J’ai par exemple fait la route depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine que je n’avais encore jamais vues. Et tout naturellement, les discussions se sont mises en place.
En randonnée sur l’alpage de Font d’Urle
C’est d’ailleurs à la fluidité et la facilité des échanges que l’on se rend compte que le casting était réussi. Si tout le monde se parle, si les rires et les discussions n’ont pas de véritable temps mort, si les bavardages sont naturels, si personne ne reste isolé, alors c’est gagné. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé ce jour-là. Les échanges ont été riches, nourris par nos diversités. Nous avons parlé de tout et de rien, des réseaux sociaux, des collaborations, des interactions avec nos communautés respectives, mais aussi simplement de nos vies. Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir décidé de participer à cette journée, entre la joie de randonner au soleil dans un décor féérique et le plaisir de partager ce moment avec un super groupe.
En randonnée dans le Vercors
Informations pratiques
La randonnée : sentier du Karst à Font d’Urle. Ce sentier fait environ 5 km pour 140 m de D+. C’est une randonnée vraiment accessible à (presque) tous. J’étais blessée à la jambe (a priori un claquage sur un des muscles du mollet, fait une semaine avant), et ça s’est très bien passé. Il faut compter 2 heures en prenant son temps (je l’ai déjà fait en 1h15/1h30 en prenant des photos). Il est important, surtout quand il y a des plaques de neige, de rester sur le tracé du sentier pour ne pas risquer de chuter dans un creux ou un trou. Les passages sur la crête ne sont pas dangereux tant qu’on reste sur le chemin qui est à bonne distance de l’à-pic.
Le sentier passe à proximité des crêtes
Le restaurant : l’Hostel Quartier Libre est situé au col de la Machine. Il propose une cuisine locale et engagée, à base de produits frais et de saison. Les propositions sont originales et bien travaillées. L’ambiance est vraiment décontractée et agréable. Il est aussi possible de s’y arrêter pour le goûter avec de délicieux cookies maison. Quelques hébergements sont également disponibles.
Le belvédère : de l’autre côté de la route par rapport à l’Hostel Quartier Libre, il suffit de suivre le sentier balisé sur quelques dizaines de mètres. Attention : on est alors à flanc de falaise et il convient d’être très prudent
La saison : j’aime l’alpage de Font d’Urle en toute saison, mais il a vraiment quelque chose de magique au printemps.
Chaque année, c’est un peu la même chose : doucement, l’hiver laisse la place au printemps. La nature se réveille. La neige fond. Les fleurs commencent à pointer le bout de leur pétales. Les journées allongent et le soleil réchauffe tout. Cette demie saison, je l’aime beaucoup pour aller randonner. Il faut dire que de façon générale, j’aime quand dehors les saisons se télescopent, et c’est autour de l’hiver que c’est le plus net. Alors, cette année encore, je suis allée dans le Vercors, chercher les traces du printemps à la sortie de l’hiver.
Au bord des chemins, les épinettes en fleurs
Entre neige et soleil au col du Lion
Le premier week-end du printemps, j’ai eu le plaisir de pouvoir passer une journée avec Mr 2e et Melle 3e à la maison. Comme il faisait (enfin) beau après des semaines de pluie, nous avons eu envie de faire une balade. Melle 3e voulait de la montagne et de la forêt. Nous sommes donc partis dans le Vercors, en direction du Grand Echaillon et du col de la Bataille. La route est encore fermée au delà de la station de ski à cette période de l’année, mais il y a des promenades sympas à faire dans ce secteur. Nous sommes donc partis en direction du col du Lion. La balade a l’avantage d’être plutôt facile, et calme.
En arrivant, il y avait encore un peu de neige
Dans le sous-bois, il restait encore un peu de neige dans les endroits les plus abrités. Forcément, Mr 2e et Melle 3e se sont sentis obligés de faire une bataille de boules de neige : même en grandissant, certaines choses ne changent pas. Nous avons ensuite continué jusqu’au col du Lion. Mais, contrairement à ce que j’ai l’habitude de faire, nous n’avons pas pris la route forestière mais un sentier (balisé jaune/vert) qui s’enfonce dans la forêt de Comblezine. A un moment, le chemin quitte le sous-bois pour longer une prairie. Nous y avons fait un arrêt assez long, profitant du soleil, admirant les crocus dans la lumière, observant les sommets environnants. Puis, nous avons longé la pâture avant de filer sur des sentes à peine marquées dans la forêt pour revenir au col du Lion par une boucle.
Le long d’un pré, au milieu des bois et de la montagne, admirer les crocusJouer à se repérer et nommer les sommets (ici le plateau d’Ambel)
(*) Les possibilités de randonnée dans le secteur du col du Lion/col de la Bataille/forêt de Comblezine sont nombreuses. Il est possible de trouver en ligne assez facilement des topos ou d’en construire un soi même en partant des cartes IGN. Notre petite boucle faisait environ 8 km sans aucune difficulté particulière, le genre de sortie parfaite pour prendre l’air tranquillement.
Quand l’hiver n’a pas dit son dernier mot au Grand Echaillon
Quelques jours après la promenade au col du Lion, la météo a changé avec le retour de la pluie, mais surtout de températures froides accentuées par un fort mistral. Il a donc reneigé sur les sommets. Alors qu’une semaine auparavant, je pensais avoir fait ma dernière sortie avec de la neige de la saison, je ne pouvais pas manquer de retourner profiter du manteau blanc encore une fois. Je suis donc allée au Grand Echaillon, m’arrêtant au niveau de la station. Les conditions étaient loin d’être printanières, tôt ce dernier samedi de mars. Avec le vent très fort, le ressenti était en dessous de -10°C. J’ai même exceptionnellement sorti mon bonnet !
L’hiver a décidé de jouer les prolongations cette année sur les plateaux du Vercors
Compte tenu de l’état de la neige, très dure et « croûtée », et des conditions météo pas très accueillantes, j’ai choisi de ne pas me charger avec les raquettes. Cela s’est avéré un bon choix car je me suis très peu enfoncée dans la neige et j’étais ainsi plus libre dans mes mouvements. J’ai choisi de partir en direction de la bergerie du Grand Echaillon, en suivant le balisage du circuit raquettes du même nom. J’ai fait quelques détours pour aller voir des points de vue sur la vallée. Je ne pensais pas rester longtemps mais finalement, je me suis promenée presque 1 heure et demie. Il faut dire que j’avais une tenue adaptée aux circonstances (du moins pour moi car sans doute que beaucoup auraient trouvé que « juste » une bonne polaire n’était pas suffisant), et je n’ai pas eu froid.
La lumière était assez étrange, comme si le soleil n’arrivait pas à percer les nuages à cause du vent
En arrivant au niveau d’une prairie, complètement enneigée, j’ai repéré quelques discrètes tâches de couleur. Les crocus qui étaient déjà sortis étaient recouverts par la neige dans un joli carambolage entre le printemps et l’hiver. J’ai eu un peu de mal à les prendre en photo. Du moins, jusqu’à ce ce que je me décide à m’allonger au sol (comme je le fais habituellement au printemps). Je n’ai pas trainé à prendre mes photos cependant pour ne pas attraper froid. Puis, je suis passée dans la forêt avant de rentrer à la voiture (où un thermos de café bien chaud m’attendait).
Selon l’exposition, la quantité de neige était plus ou moins importanteLes crocus dans la neigeDans la forêt, la neige était de nouveau bien présente. (Avez-vous repéré les deux skieurs dans la combe ? De toute ma matinée, ce sont les deux seules personnes que j’ai croisées ou aperçues !)Il se pourrait bien que cette photo serve de base à ma carte de vœux 2027 ! (J’ai regretté de ne pas avoir quelques boules de Noël rouges dans mon sac ! )
(*) De nombreux chemins et circuits partent de l’auberge du Grand Echaillon. Attention, en hiver, avec la neige, certains sentiers estivaux ne sont pas praticables ou sont dangereux, tandis que d’autres itinéraires sont ouverts à travers les prairies pour la saison. Il convient aussi d’être vigilants aux pistes de ski de fond et aux skieurs qui les empruntent. Le circuit raquettes de la bergerie du Grand Echaillon est un circuit facile d’environ 4 km. Avec les « petits » crochets que j’ai fait, je l’ai rallongé à un peu plus de 5 km.
En route vers le printemps à Villard de Lans
La semaine suivante, alors qu’on apercevait encore depuis Valence de la neige sur les plus hauts sommets du Vercors, j’ai eu envie d’une journée à la montagne. Comme nous étions le week-end de Pâques, il était hors de question de prendre l’autoroute. Cela limitait donc les possibilités au Vercors, et j’ai choisi de retourner à Villard de Lans. Cette fois, je voulais aller découvrir la cascade de la Fauge. Je l’avais en effet beaucoup vue passer sur les réseaux sociaux des copains au cours de la saison, et j’anticipais qu’avec la fonte des neiges, elle coulerait bien.
Il y avait encore de la neige autour de Villard de Lans
J’ai commencé la journée par un café au soleil sur une terrasse : on sentait vraiment que le printemps commençait à être présent. Cela m’a permis d’affiner l’itinéraire de la randonnée, et surtout son point de départ. Il existe différents topos pour la cascade de la Fauge, selon le site de randonnée que vous regardez. Celui que j’ai choisi débute à côté du lycée (où j’ai donc laissé la voiture). D’autres démarrent depuis le centre de la station ou depuis le petit village des Clots. Très vite, le chemin s’enfonce en sous-bois et la neige fait son apparition. J’arrive au pont des Amours, un charmant petit pont de bois qui traverse le ruisseau de la Fauge.
La neige est encore bien présente
J’avoue que je ne pensais pas trouver encore autant de neige, surtout que je suis encore assez bas. Mais le chemin est sur un versant exposé au nord et cela se sent. La couche de neige est peu épaisse, très tassée mais surtout verglacée. La prudence est donc de mise. Le soleil déjà haut, traverse les branches des arbres pour venir déposer des jeux d’ombres sur la neige. C’est doux et poétique. En contre bas du chemin, j’entends le ruisseau chanter. C’est calme et apaisant.
Le soleil vient dessiner les ombres des troncs des arbres sur la neige
J’arrive au niveau d’une bifurcation. Mon itinéraire continue normalement vers la droite mais la cascade est un peu plus loin sur la gauche. Je descends donc au fond du vallon, longeant le ruisseau. Arrivée à un petit pont enneigé, je devine la cascade derrière les arbres. Je m’approche. Elle tient ses promesses. Pas très haute, elle est vraiment charmante, tombant d’un arc de cercle dessiné dans la paroi rocheuse. Son débit à cette période de l’année est assez fort, et quelques stalactites de glace viennent parfaire le tableau. Ce n’est clairement pas la plus impressionnante cascade qui soit, mais elle a quelque chose qui la rend unique, et un peu magique.
La cascade de la Fauge et ses abords sont vraiment empreints d’un charme romantique
Je reviens ensuite sur mes pas pour retrouver le chemin principal. Je prends encore un peu de hauteur avant d’arriver de nouveau à un petit pont permettant de traverser le ruisseau. La lumière à travers les frondaisons des arbres est fabuleuse, annonçant très clairement les beaux jours. Après avoir traversé le pont, j’entame la descente, alternant sur le chemin entre neige, boue de fonte et cailloux. Je retrouve le pont des Amours, mon « presque point de départ » avant de regagner à travers bois le parking du lycée. Il est l’heure de déjeuner alors je décide d’aller dans le centre de la station profiter d’une des nombreuses terrasses ensoleillées : l’hiver semble alors bien terminé et l’été en chemin !
J’aime beaucoup le charme romantique des petits ponts de bois qui jalonnent les sentiers en montagneDe retour au pont des Amours, je traverse le ruisseau de la Fauge
(*) La randonnée vers la cascade de la Fauge est accessible en été comme en hiver. Attention cependant, selon la saison, les conditions sur les chemins ne sont pas les mêmes, et les comportements et équipements à adopter varient. Quand j’y étais, il y avait toute une partie en neige glacée, mais aussi pas mal de boue et plusieurs gués de ruisselets de dégel tandis que par endroits les cailloux étaient bien présents. Pour trouver un topo pour aller à la cascade de la Fauge, vous pouvez rechercher dans votre appli de rando préférée ou bien suivre celui disponible à l’office de tourisme. Celui que j’avais trouvé faisait environ 5 km, sans grande difficulté.
En ce début de printemps, deux expositions que j’attendais sont programmées à Valence. Il y a d’une part l’exposition de dessins et peintures d’Hubert Robert et de Fragonard au musée de Valence, et d’autre part des photographies de Pierre de Vallombreuse au Centre du Patrimoine Arménien. Et pour une fois, je n’ai pas attendu leur quasi fin pour y aller, mais j’ai au contraire profité des premiers jours d’exposition (preuve s’il en fallait de mon impatience à les découvrir).
Rendez-vous au Musée de Valence
Hubert Robert & Fragonard – Le sentiment de la nature au Musée de Valence
Dire que j’attendais l’exposition Hubert Robert & Fragonard au musée de Valence est un euphémisme. Cela faisait plus d’un an que j’avais entendu qu’elle était en train de se monter, et même sans en connaître le sujet précis, j’avais hâte. Il faut dire qu’afficher ces deux peintres majeurs du XVIIIe siècle avait de quoi titiller ma curiosité.
L’entrée de l’exposition
Le choix de monter une exposition autour d’Hubert Robert semble assez naturel pour le musée de Valence. En effet, il possède l’une des plus importantes collections au monde d’œuvres du peintre (après Le Louvre et le musée de l’Hermitage de Saint Pétersbourg). C’est en visitant l’exposition que j’ai compris le choix de mettre l’œuvre d’Hubert Robert en dialogue avec celle de Fragonard. En effet, les deux artistes sont non seulement contemporains mais aussi se connaissaient très bien, avec des parcours qui se croisent tout au long de leurs carrières. Ils ont ainsi été tous les deux pensionnaires à Rome en même temps, et sont restés en contact jusqu’à la fin de leur vie.
Chaque tableau nous plonge dans une vision idéalisée de la nature
Que ce soit pour Hubert Robert ou pour Fragonard, la nature a été une grande source d’inspiration. Il est intéressant de voir comment l’un et l’autre traitent le même sujet, ce qu’ils mettent en avant, comment ils composent le tableau qu’ils dessinent. L’exposition met vraiment en avant le parallélisme de leur travail, s’appuyant sur les similitudes mais aussi les différences. La diversité des formats proposés ainsi que le fait de mêler dessins et peintures, croquis et sujets achevés appuie les ressemblances de traitement entre les deux peintres tout en soulignant les écarts.
Morceaux choisis de l’exposition – tableaux et sanguines d’Hubert Robert et de Fragonard
J’ai vraiment apprécié cette exposition qui immerge le visiteur dans la représentation de la nature au XVIIIe siècle à travers le regard de deux artistes qui se complètent. On y découvre aussi les frémissements de la naissance du Romantisme, particulièrement dans l’œuvre d’Hubert Robert.
Les temps modernes – photographies de Pierre de Vallombreuse au Centre du Patrimoine Arménien
Le Centre du Patrimoine Arménien propose régulièrement des expositions photographiques de qualité. Cette fois, ce sont des photos de Pierre de Vallombreuse prise sur une île des Philippines au fil des années. Au coeur d’une vallée sauvage de l’île de Palawan, le photographe a suivi pendant presque 40 ans l’évolution du quotidien de la tribu autochtone des Tau’t Batu. Dans une scénographie immersive, l’exposition présente une sélection d’images prises au fil des années. Elle documente les changements opérés dans le temps, la fin de l’isolement de la vallée, l’arrivée d’une modernisation avec ses dérives.
Ce qui m’a frappé en premier, c’est la composition impeccable des photographies de Pierre de Vallombreuse. Chaque fois, l’humain est présenté comme minuscule face à l’immensité de la canopée de la forêt primaire. Affichées en grands formats, l’impression de plonger dans les images est fascinante. Mais assez vite, quelque chose m’a dérangée dans la scénographie de l’exposition, dans le choix des textes affichés, dans la présentation qui accompagne et contextualise les photos.
Immersion sous la canopée un jour de pluieSe retrouver plongé dans la forêt primaire de l’île de Palawan aux Philippines
Je n’ai pas réussi à me départir d’une sensation étrange où tout est présenté à travers un prisme occidentaliste. Presque immédiatement, c’est la pensée de Rousseau, et de son homme à l’état de nature, ou encore de Diderot et son Supplément au voyage de Bougainville qui s’impose à moi. J’ai l’impression que le mythe de bon sauvage s’écrit une nouvelle fois. En y repensant, j’ai eu ce sentiment que j’étais en train de regarder une version photographique de Tristes tropiques de Claude Lévi Strauss, avec les mêmes réticences que j’avais eues à la lecture de l’ouvrage de l’ethnologue.
En dépit de cela, le travail de documentation de Pierre de Vallombreuse est notable. On visualise les changements. On devine la catastrophe écologique, et économique sur cette région. J’aurais juste préféré que le propos associé aux images soit plus nuancé, plus neutre. Ce n’est pas la première fois que j’ai cette impression d’une présentation très occidentalo-centrée autour d’un témoignage artistique sur un peuple autochtone dans une exposition au Centre du Patrimoine Arménien. En effet, lors de ma visite de l’exposition de Julien Lombardi en 2024, les explications du médiateur m’avaient déjà laissé ce sentiment.
J’ai bien aimé cette présentation de deux tirages de la même photo qui prouve à quel point le fait que ce soit en noir et blanc ou en couleur influe sur la lecture de l’image et la potentielle narration associée. Dans l’exposition, le noir et blanc est utilisé pour l’avant, évoquant une période de bonheur simple, tandis que la couleur est utilisée pour le maintenant, évoquant le progrès destructeur.Le choix de cette citation de Pierre de Vallombreuse résume à lui tout seul la façon dont j’ai perçu le traitement du sujet de l’exposition, cette impression de « c’était mieux avant », ce sentiment de nostalgie d’une époque où la modernité n’avait pas encore perverti un peuple isolé…
Informations pratiques
L’exposition « Hubert Robert & Fragonard – Le sentiment de la nature » est présentée jusqu’au 21 juin 2026 au Musée de Valence. Les informations pratiques pour la visite, ainsi que la programmation associée à l’exposition, sont à retrouver sur le site internet du musée.
L’exposition « Les temps modernes. Palawan, Philippines » des photographies de Pierre de Vallombreuse est proposée jusqu’au 20 septembre 2026 au Centre du Patrimoine Arménien à Valence. Les informations pratiques pour la visiter sont disponibles sur le site internet du CPA.
Cette année, le printemps est arrivé de bonne heure. Comme les années précédentes, je suis allée profiter des premières fleurs dans les environs immédiats de Valence. Morceaux choisis en mode portfolio.
Au cœur des arbres fruitiers en fleurs
Les vergers en fleurs
Dès la fin du mois de février, les vergers étaient en fleurs. En quelques jours, les champs sont passés des arbres nus à une floraison éclatante. Sur mon trajet quotidien, il y a des vergers et je les voyais évoluer de jour en jour. Aussi, le dimanche matin suivant, j’ai profité d’un beau rayon de soleil pour aller marcher le long des petites routes, en pleine campagne. Comme chaque année, j’ai fait des dizaines et des dizaines de photos. Comme chaque année, j’ai eu du mal à n’en sélectionner que quelques unes à vous montrer.
Les orchidées au bord du Rhône
Après avoir longuement arpenté les vergers, j’ai eu envie d’aller voir si les orchidées sauvages étaient fleuries le long du Rhône. Je suis donc partie vers le barrage de Bourg lès Valence. Je n’étais pas complètement convaincue que j’en trouverais même si au cours de la semaine précédente, j’avais aperçu quelques spécimens d’orchis géants sur le bord de la route du côté de l’Epervière. C’est donc avec un plaisir mêlé de surprise que j’ai découvert que non seulement, il y avait quelques orchis géants mais en plus, les petits ophrys de mars étaient aussi sortis.
Certains individus parmi les ophrys de mars présentaient une légère variation chromatique
Chateauneuf sur Isère / Bourg lès Valence – Drôme – 1er mars 2026
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