[projet 52-2026] semaine 18 – printemps

Je n’ai volontairement pas mis le thème Printemps du projet 52 trop tôt dans la saison. En effet, autour de chez moi, l’hiver a régulièrement des sursauts, et en montagne où je vais souvent me promener, la neige n’est pas rare jusqu’en mai. Malgré tout, je vous ai déjà montré quelques images du printemps dans la plaine de Valence, avec en particulier les vergers qui ont fleuri dès la fin février et quelques orchidées précoces. Mais, en ce début du mois de mai, le printemps est maintenant bien installé, au moins dans la plaine et sur les piémonts du Vercors. Les premières couleurs sont apparues dans les champs. Et si depuis quelques jours, j’aperçois de plus en plus de coquelicots, c’est le colza qui a ouvert le bal des couleurs. Le jaune d’or des fleurs de colza a mis du soleil dans les paysages durant quelques semaines.

colza en fleurs
Champ de colza
Montvendre – Drôme – avril 2026


Pour découvrir ce qui représente le printemps pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : j’ai de la famille à la maison ce week-end. Je ne sais donc pas à quel moment, je serai disponible pour venir valider les commentaires qui auraient été envoyés en modération. Je le ferai quoi qu’il en soit le plus rapidement possible.

[Drôme] une journée de printemps dans le Vercors

Passer une journée dans le Vercors, c’est quelque chose qui m’arrive souvent. Généralement, j’y vais seule, essentiellement pour marcher. Cette fois, la situation était différente. En effet, deux copines avaient organisé une journée entre filles avec au programme une jolie randonnée sur le plateau de Font d’Urle et une déjeuner convivial au restaurant. Nous étions donc ce jour-là une dizaine à cheminer ensemble, mais aussi à discuter, échanger, comparer nos expériences.

des randonneuses de dos sur un alpage au début du printemps
Une journée entre filles dans le Vercors

En randonnée sur le sentier du Karst

L’arrivée du printemps sur l’alpage

Le point de rendez-vous était au départ du sentier du Karst, à Font d’Urle. J’avais covoituré depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine, et nous avons retrouvé les autres sur le parking de la station. Après les bonjours (et les présentations pour celles qui ne se connaissaient pas encore), nous avons enfilé nos chaussures de rando et pris la direction du sentier. Je vais chaque année à cette période de l’année sur l’alpage de Font d’Urle et c’est chaque année aussi magique. Cette fois n’a pas dérogé : les tapis de fleurs nous ont accueillies dès le bord du parking.

tapis de crocus sur l'alpage
Des fleurs partout… surtout des crocus, mais il y avait aussi des jonquilles, des érythrones dents de chien, des scilles à deux feuilles, des renoncules, des gentianes…

Pour autant, la neige était retombée le week-end précédent et était encore bien présente. Fort heureusement, nous avions prévu et étions bien chaussées pour traverser les grandes plaques de neige. Cette fois, nous avons suivi scrupuleusement le chemin (j’ai pour habitude de le prendre à l’envers ou de couper à certains endroits). Pour certaines, c’était leur première venue à Font d’Urle et le sentier permet d’en découvrir toutes les spécificités, en particulier géologiques.

Le bonheur de voir des animaux sauvages

En plus de la multitude de fleurs, nous avons aussi eu la chance de pouvoir observer des animaux dans leur milieu naturel. Deux vautours nous ont ainsi fait le plaisir de voler au dessus de nous dans un ballet hypnotique. Mais, ce que je retiens surtout, c’est la marmotte que nous avons pu longuement voir à côté de la grotte. Je dois avouer que c’était la première fois que je voyais une marmotte dans les Alpes (j’en avais vu à Montréal au Canada où elles sont communes, y compris en ville). Rien que ça aurait suffi à rendre cette journée extraordinaire !

une marmotte dans l'herbe au milieu des rochers à côté d'une plaque de neige
Une marmotte se cache sur cette image !
(elle est dans l’herbe, pas très loin de la neige au niveau du tiers gauche de la photo)
une marmotte dans l'herbe au milieu des rochers à côté d'une plaque de neige
Une marmotte se cache sur cette image !
(elle est sur un rocher, au niveau du tiers droit et du tiers bas de la photo )
vautour dans le ciel
un des vautours que nous avons pu observer

Un déjeuner au col de la Machine

Après deux heures à profiter du temps magnifique que nous avions ce matin-là, nous avons repris les voitures pour nous rendre au col de la Machine. Là, l’Hostel Quartier Libre propose une cuisine locale et de saison dans un environnement chaleureux. Nous avons ainsi largement profité d’une pause déjeuner très gourmande tout en continuant nos discussions.

Nous avons terminé la journée par un petit aller retour jusqu’au belvédère sur Combe Laval situé à quelques dizaines de mètres de Quartier Libre, l’occasion de profiter du paysage et faire quelques photos de groupe.

vue sur Combe Laval
Combe Laval depuis le belvédère du col de la Machine
On distingue la route à flanc de montagne sur la droite

Ce que je retiens de cette journée

Le point de départ de cette journée, c’était la volonté de Pauline et Cécile de réunir des créatrices de contenu actives sur les réseaux sociaux et partageant des points d’intérêt communs afin d’échanger autour d’un programme à tendance outdoor et gourmandise. Nous étions une dizaine à nous retrouver ce matin-là. J’en connaissais déjà un peu plus de la moitié mais je découvrais « en vrai » les autres. Comme à chaque fois, j’ai été surprise de la facilité avec laquelle nous avons échangé. J’ai par exemple fait la route depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine que je n’avais encore jamais vues. Et tout naturellement, les discussions se sont mises en place.

deux randonneuses sur l'alpage de Font d'Urle
En randonnée sur l’alpage de Font d’Urle

C’est d’ailleurs à la fluidité et la facilité des échanges que l’on se rend compte que le casting était réussi. Si tout le monde se parle, si les rires et les discussions n’ont pas de véritable temps mort, si les bavardages sont naturels, si personne ne reste isolé, alors c’est gagné. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé ce jour-là. Les échanges ont été riches, nourris par nos diversités. Nous avons parlé de tout et de rien, des réseaux sociaux, des collaborations, des interactions avec nos communautés respectives, mais aussi simplement de nos vies. Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir décidé de participer à cette journée, entre la joie de randonner au soleil dans un décor féérique et le plaisir de partager ce moment avec un super groupe.

des randonneuses sur l'alpage de Font d'Urle au printemps
En randonnée dans le Vercors

Informations pratiques

  • La randonnée : sentier du Karst à Font d’Urle. Ce sentier fait environ 5 km pour 140 m de D+.
    C’est une randonnée vraiment accessible à (presque) tous. J’étais blessée à la jambe (a priori un claquage sur un des muscles du mollet, fait une semaine avant), et ça s’est très bien passé.
    Il faut compter 2 heures en prenant son temps (je l’ai déjà fait en 1h15/1h30 en prenant des photos).
    Il est important, surtout quand il y a des plaques de neige, de rester sur le tracé du sentier pour ne pas risquer de chuter dans un creux ou un trou. Les passages sur la crête ne sont pas dangereux tant qu’on reste sur le chemin qui est à bonne distance de l’à-pic.
randonnée sur le plateau de Font d'Urle
Le sentier passe à proximité des crêtes

  • Le restaurant : l’Hostel Quartier Libre est situé au col de la Machine.
    Il propose une cuisine locale et engagée, à base de produits frais et de saison. Les propositions sont originales et bien travaillées. L’ambiance est vraiment décontractée et agréable.
    Il est aussi possible de s’y arrêter pour le goûter avec de délicieux cookies maison. Quelques hébergements sont également disponibles.
  • Le belvédère : de l’autre côté de la route par rapport à l’Hostel Quartier Libre, il suffit de suivre le sentier balisé sur quelques dizaines de mètres.
    Attention : on est alors à flanc de falaise et il convient d’être très prudent
tapis de crocus sur l'alpage de Font d'Urle
La magie du printemps sur l’alpage de Font d’Urle


Font d’Urle – Vercors – Drôme
11 avril 2026

[Drôme x Isère] 3 randonnées entre printemps et hiver dans le Vercors

Chaque année, c’est un peu la même chose : doucement, l’hiver laisse la place au printemps. La nature se réveille. La neige fond. Les fleurs commencent à pointer le bout de leur pétales. Les journées allongent et le soleil réchauffe tout. Cette demie saison, je l’aime beaucoup pour aller randonner. Il faut dire que de façon générale, j’aime quand dehors les saisons se télescopent, et c’est autour de l’hiver que c’est le plus net. Alors, cette année encore, je suis allée dans le Vercors, chercher les traces du printemps à la sortie de l’hiver.

arbre fleuri
Au bord des chemins, les épinettes en fleurs

Entre neige et soleil au col du Lion

Le premier week-end du printemps, j’ai eu le plaisir de pouvoir passer une journée avec Mr 2e et Melle 3e à la maison. Comme il faisait (enfin) beau après des semaines de pluie, nous avons eu envie de faire une balade. Melle 3e voulait de la montagne et de la forêt. Nous sommes donc partis dans le Vercors, en direction du Grand Echaillon et du col de la Bataille. La route est encore fermée au delà de la station de ski à cette période de l’année, mais il y a des promenades sympas à faire dans ce secteur. Nous sommes donc partis en direction du col du Lion. La balade a l’avantage d’être plutôt facile, et calme.

Dans le sous-bois, il restait encore un peu de neige dans les endroits les plus abrités. Forcément, Mr 2e et Melle 3e se sont sentis obligés de faire une bataille de boules de neige : même en grandissant, certaines choses ne changent pas. Nous avons ensuite continué jusqu’au col du Lion. Mais, contrairement à ce que j’ai l’habitude de faire, nous n’avons pas pris la route forestière mais un sentier (balisé jaune/vert) qui s’enfonce dans la forêt de Comblezine. A un moment, le chemin quitte le sous-bois pour longer une prairie. Nous y avons fait un arrêt assez long, profitant du soleil, admirant les crocus dans la lumière, observant les sommets environnants. Puis, nous avons longé la pâture avant de filer sur des sentes à peine marquées dans la forêt pour revenir au col du Lion par une boucle.

sommets enneigés à travers des branches d'arbres en hiver
Jouer à se repérer et nommer les sommets (ici le plateau d’Ambel)

(*) Les possibilités de randonnée dans le secteur du col du Lion/col de la Bataille/forêt de Comblezine sont nombreuses. Il est possible de trouver en ligne assez facilement des topos ou d’en construire un soi même en partant des cartes IGN. Notre petite boucle faisait environ 8 km sans aucune difficulté particulière, le genre de sortie parfaite pour prendre l’air tranquillement.

Quand l’hiver n’a pas dit son dernier mot au Grand Echaillon

Quelques jours après la promenade au col du Lion, la météo a changé avec le retour de la pluie, mais surtout de températures froides accentuées par un fort mistral. Il a donc reneigé sur les sommets. Alors qu’une semaine auparavant, je pensais avoir fait ma dernière sortie avec de la neige de la saison, je ne pouvais pas manquer de retourner profiter du manteau blanc encore une fois. Je suis donc allée au Grand Echaillon, m’arrêtant au niveau de la station. Les conditions étaient loin d’être printanières, tôt ce dernier samedi de mars. Avec le vent très fort, le ressenti était en dessous de -10°C. J’ai même exceptionnellement sorti mon bonnet !

chemin enneigé en forêt
L’hiver a décidé de jouer les prolongations cette année sur les plateaux du Vercors

Compte tenu de l’état de la neige, très dure et « croûtée », et des conditions météo pas très accueillantes, j’ai choisi de ne pas me charger avec les raquettes. Cela s’est avéré un bon choix car je me suis très peu enfoncée dans la neige et j’étais ainsi plus libre dans mes mouvements. J’ai choisi de partir en direction de la bergerie du Grand Echaillon, en suivant le balisage du circuit raquettes du même nom. J’ai fait quelques détours pour aller voir des points de vue sur la vallée. Je ne pensais pas rester longtemps mais finalement, je me suis promenée presque 1 heure et demie. Il faut dire que j’avais une tenue adaptée aux circonstances (du moins pour moi car sans doute que beaucoup auraient trouvé que « juste » une bonne polaire n’était pas suffisant), et je n’ai pas eu froid.

En arrivant au niveau d’une prairie, complètement enneigée, j’ai repéré quelques discrètes tâches de couleur. Les crocus qui étaient déjà sortis étaient recouverts par la neige dans un joli carambolage entre le printemps et l’hiver. J’ai eu un peu de mal à les prendre en photo. Du moins, jusqu’à ce ce que je me décide à m’allonger au sol (comme je le fais habituellement au printemps). Je n’ai pas trainé à prendre mes photos cependant pour ne pas attraper froid. Puis, je suis passée dans la forêt avant de rentrer à la voiture (où un thermos de café bien chaud m’attendait).

fleur de crocus dans la neige
Les crocus dans la neige
sapin enneigé
Il se pourrait bien que cette photo serve de base à ma carte de vœux 2027 !
(J’ai regretté de ne pas avoir quelques boules de Noël rouges dans mon sac ! )

(*) De nombreux chemins et circuits partent de l’auberge du Grand Echaillon. Attention, en hiver, avec la neige, certains sentiers estivaux ne sont pas praticables ou sont dangereux, tandis que d’autres itinéraires sont ouverts à travers les prairies pour la saison. Il convient aussi d’être vigilants aux pistes de ski de fond et aux skieurs qui les empruntent.
Le circuit raquettes de la bergerie du Grand Echaillon est un circuit facile d’environ 4 km. Avec les « petits » crochets que j’ai fait, je l’ai rallongé à un peu plus de 5 km.

En route vers le printemps à Villard de Lans

La semaine suivante, alors qu’on apercevait encore depuis Valence de la neige sur les plus hauts sommets du Vercors, j’ai eu envie d’une journée à la montagne. Comme nous étions le week-end de Pâques, il était hors de question de prendre l’autoroute. Cela limitait donc les possibilités au Vercors, et j’ai choisi de retourner à Villard de Lans. Cette fois, je voulais aller découvrir la cascade de la Fauge. Je l’avais en effet beaucoup vue passer sur les réseaux sociaux des copains au cours de la saison, et j’anticipais qu’avec la fonte des neiges, elle coulerait bien.

paysage de montagne enneigé
Il y avait encore de la neige autour de Villard de Lans

J’ai commencé la journée par un café au soleil sur une terrasse : on sentait vraiment que le printemps commençait à être présent. Cela m’a permis d’affiner l’itinéraire de la randonnée, et surtout son point de départ. Il existe différents topos pour la cascade de la Fauge, selon le site de randonnée que vous regardez. Celui que j’ai choisi débute à côté du lycée (où j’ai donc laissé la voiture). D’autres démarrent depuis le centre de la station ou depuis le petit village des Clots. Très vite, le chemin s’enfonce en sous-bois et la neige fait son apparition. J’arrive au pont des Amours, un charmant petit pont de bois qui traverse le ruisseau de la Fauge.

J’avoue que je ne pensais pas trouver encore autant de neige, surtout que je suis encore assez bas. Mais le chemin est sur un versant exposé au nord et cela se sent. La couche de neige est peu épaisse, très tassée mais surtout verglacée. La prudence est donc de mise. Le soleil déjà haut, traverse les branches des arbres pour venir déposer des jeux d’ombres sur la neige. C’est doux et poétique. En contre bas du chemin, j’entends le ruisseau chanter. C’est calme et apaisant.

J’arrive au niveau d’une bifurcation. Mon itinéraire continue normalement vers la droite mais la cascade est un peu plus loin sur la gauche. Je descends donc au fond du vallon, longeant le ruisseau. Arrivée à un petit pont enneigé, je devine la cascade derrière les arbres. Je m’approche. Elle tient ses promesses. Pas très haute, elle est vraiment charmante, tombant d’un arc de cercle dessiné dans la paroi rocheuse. Son débit à cette période de l’année est assez fort, et quelques stalactites de glace viennent parfaire le tableau. Ce n’est clairement pas la plus impressionnante cascade qui soit, mais elle a quelque chose qui la rend unique, et un peu magique.

Je reviens ensuite sur mes pas pour retrouver le chemin principal. Je prends encore un peu de hauteur avant d’arriver de nouveau à un petit pont permettant de traverser le ruisseau. La lumière à travers les frondaisons des arbres est fabuleuse, annonçant très clairement les beaux jours. Après avoir traversé le pont, j’entame la descente, alternant sur le chemin entre neige, boue de fonte et cailloux. Je retrouve le pont des Amours, mon « presque point de départ » avant de regagner à travers bois le parking du lycée. Il est l’heure de déjeuner alors je décide d’aller dans le centre de la station profiter d’une des nombreuses terrasses ensoleillées : l’hiver semble alors bien terminé et l’été en chemin !

petit pont en bois dans une forêt enneigée
J’aime beaucoup le charme romantique des petits ponts de bois qui jalonnent les sentiers en montagne
un ruisseau dans un sous bois enneigé
De retour au pont des Amours, je traverse le ruisseau de la Fauge

(*) La randonnée vers la cascade de la Fauge est accessible en été comme en hiver. Attention cependant, selon la saison, les conditions sur les chemins ne sont pas les mêmes, et les comportements et équipements à adopter varient. Quand j’y étais, il y avait toute une partie en neige glacée, mais aussi pas mal de boue et plusieurs gués de ruisselets de dégel tandis que par endroits les cailloux étaient bien présents. Pour trouver un topo pour aller à la cascade de la Fauge, vous pouvez rechercher dans votre appli de rando préférée ou bien suivre celui disponible à l’office de tourisme.
Celui que j’avais trouvé faisait environ 5 km, sans grande difficulté.

paysage de montagne avec une forêt de sapin et de la neige sur les sommets
Vue sur la barrière orientale du Vercors


Léoncel / Bouvante – Drôme
Villard de Lans – Isère
mars/avril 2026

[Drôme] 2 expositions à voir à Valence

En ce début de printemps, deux expositions que j’attendais sont programmées à Valence. Il y a d’une part l’exposition de dessins et peintures d’Hubert Robert et de Fragonard au musée de Valence, et d’autre part des photographies de Pierre de Vallombreuse au Centre du Patrimoine Arménien. Et pour une fois, je n’ai pas attendu leur quasi fin pour y aller, mais j’ai au contraire profité des premiers jours d’exposition (preuve s’il en fallait de mon impatience à les découvrir).

une sculpture de buste posée sur un manteau de cheminée, le regard tourné dos au visiteur
Rendez-vous au Musée de Valence

Hubert Robert & Fragonard – Le sentiment de la nature au Musée de Valence

Dire que j’attendais l’exposition Hubert Robert & Fragonard au musée de Valence est un euphémisme. Cela faisait plus d’un an que j’avais entendu qu’elle était en train de se monter, et même sans en connaître le sujet précis, j’avais hâte. Il faut dire qu’afficher ces deux peintres majeurs du XVIIIe siècle avait de quoi titiller ma curiosité.

Entrée de l'exposition Hubert Robert & Fragonard, le sentiment de nature au musée de Valence
L’entrée de l’exposition

Le choix de monter une exposition autour d’Hubert Robert semble assez naturel pour le musée de Valence. En effet, il possède l’une des plus importantes collections au monde d’œuvres du peintre (après Le Louvre et le musée de l’Hermitage de Saint Pétersbourg). C’est en visitant l’exposition que j’ai compris le choix de mettre l’œuvre d’Hubert Robert en dialogue avec celle de Fragonard. En effet, les deux artistes sont non seulement contemporains mais aussi se connaissaient très bien, avec des parcours qui se croisent tout au long de leurs carrières. Ils ont ainsi été tous les deux pensionnaires à Rome en même temps, et sont restés en contact jusqu’à la fin de leur vie.

Tableaux de Hubert Robert et de Fragonard
Chaque tableau nous plonge dans une vision idéalisée de la nature

Que ce soit pour Hubert Robert ou pour Fragonard, la nature a été une grande source d’inspiration. Il est intéressant de voir comment l’un et l’autre traitent le même sujet, ce qu’ils mettent en avant, comment ils composent le tableau qu’ils dessinent. L’exposition met vraiment en avant le parallélisme de leur travail, s’appuyant sur les similitudes mais aussi les différences. La diversité des formats proposés ainsi que le fait de mêler dessins et peintures, croquis et sujets achevés appuie les ressemblances de traitement entre les deux peintres tout en soulignant les écarts.

J’ai vraiment apprécié cette exposition qui immerge le visiteur dans la représentation de la nature au XVIIIe siècle à travers le regard de deux artistes qui se complètent. On y découvre aussi les frémissements de la naissance du Romantisme, particulièrement dans l’œuvre d’Hubert Robert.

Les temps modernes – photographies de Pierre de Vallombreuse au Centre du Patrimoine Arménien

Le Centre du Patrimoine Arménien propose régulièrement des expositions photographiques de qualité. Cette fois, ce sont des photos de Pierre de Vallombreuse prise sur une île des Philippines au fil des années. Au coeur d’une vallée sauvage de l’île de Palawan, le photographe a suivi pendant presque 40 ans l’évolution du quotidien de la tribu autochtone des Tau’t Batu. Dans une scénographie immersive, l’exposition présente une sélection d’images prises au fil des années. Elle documente les changements opérés dans le temps, la fin de l’isolement de la vallée, l’arrivée d’une modernisation avec ses dérives.

Les temps modernes, Palawan, Philippines. Pierre de Vallombreuse. Entrée de l'exposition

Ce qui m’a frappé en premier, c’est la composition impeccable des photographies de Pierre de Vallombreuse. Chaque fois, l’humain est présenté comme minuscule face à l’immensité de la canopée de la forêt primaire. Affichées en grands formats, l’impression de plonger dans les images est fascinante. Mais assez vite, quelque chose m’a dérangée dans la scénographie de l’exposition, dans le choix des textes affichés, dans la présentation qui accompagne et contextualise les photos.

dans l'exposition Les temps modernes, Palawan, Philippines. Pierre de Vallombreuse.
Immersion sous la canopée un jour de pluie
dans l'exposition Les temps modernes, Palawan, Philippines. Pierre de Vallombreuse.
Se retrouver plongé dans la forêt primaire de l’île de Palawan aux Philippines

Je n’ai pas réussi à me départir d’une sensation étrange où tout est présenté à travers un prisme occidentaliste. Presque immédiatement, c’est la pensée de Rousseau, et de son homme à l’état de nature, ou encore de Diderot et son Supplément au voyage de Bougainville qui s’impose à moi. J’ai l’impression que le mythe de bon sauvage s’écrit une nouvelle fois. En y repensant, j’ai eu ce sentiment que j’étais en train de regarder une version photographique de Tristes tropiques de Claude Lévi Strauss, avec les mêmes réticences que j’avais eues à la lecture de l’ouvrage de l’ethnologue.

dans l'exposition Les temps modernes, Palawan, Philippines. Pierre de Vallombreuse.
dans l'exposition Les temps modernes, Palawan, Philippines. Pierre de Vallombreuse.

En dépit de cela, le travail de documentation de Pierre de Vallombreuse est notable. On visualise les changements. On devine la catastrophe écologique, et économique sur cette région. J’aurais juste préféré que le propos associé aux images soit plus nuancé, plus neutre. Ce n’est pas la première fois que j’ai cette impression d’une présentation très occidentalo-centrée autour d’un témoignage artistique sur un peuple autochtone dans une exposition au Centre du Patrimoine Arménien. En effet, lors de ma visite de l’exposition de Julien Lombardi en 2024, les explications du médiateur m’avaient déjà laissé ce sentiment.

2 tirages de la même photo, un en noir et blanc, l'autre en couleurs
J’ai bien aimé cette présentation de deux tirages de la même photo qui prouve à quel point le fait que ce soit en noir et blanc ou en couleur influe sur la lecture de l’image et la potentielle narration associée.
Dans l’exposition, le noir et blanc est utilisé pour l’avant, évoquant une période de bonheur simple, tandis que la couleur est utilisée pour le maintenant, évoquant le progrès destructeur.
"La route qui mène au pied de la Vallée sera bientôt achevée. Ce jour-là, on travail prendra fin"
Le choix de cette citation de Pierre de Vallombreuse résume à lui tout seul la façon dont j’ai perçu le traitement du sujet de l’exposition, cette impression de « c’était mieux avant », ce sentiment de nostalgie d’une époque où la modernité n’avait pas encore perverti un peuple isolé…

Informations pratiques

  • L’exposition « Hubert Robert & Fragonard – Le sentiment de la nature » est présentée jusqu’au 21 juin 2026 au Musée de Valence. Les informations pratiques pour la visite, ainsi que la programmation associée à l’exposition, sont à retrouver sur le site internet du musée.
  • L’exposition « Les temps modernes. Palawan, Philippines » des photographies de Pierre de Vallombreuse est proposée jusqu’au 20 septembre 2026 au Centre du Patrimoine Arménien à Valence. Les informations pratiques pour la visiter sont disponibles sur le site internet du CPA.


Valence – Drôme – mars 2026

[Drôme] le printemps autour de Valence

Cette année, le printemps est arrivé de bonne heure. Comme les années précédentes, je suis allée profiter des premières fleurs dans les environs immédiats de Valence. Morceaux choisis en mode portfolio.

verger en fleurs
Au cœur des arbres fruitiers en fleurs

Les vergers en fleurs

Dès la fin du mois de février, les vergers étaient en fleurs. En quelques jours, les champs sont passés des arbres nus à une floraison éclatante. Sur mon trajet quotidien, il y a des vergers et je les voyais évoluer de jour en jour. Aussi, le dimanche matin suivant, j’ai profité d’un beau rayon de soleil pour aller marcher le long des petites routes, en pleine campagne. Comme chaque année, j’ai fait des dizaines et des dizaines de photos. Comme chaque année, j’ai eu du mal à n’en sélectionner que quelques unes à vous montrer.

fleur d'arbre fruitier
fleurs de pêcher
fleurs de pêcher
fleurs d'abricotier
fleurs d'abricotier
fleurs d'abricotier
fleurs d'abricotier

Les orchidées au bord du Rhône

Après avoir longuement arpenté les vergers, j’ai eu envie d’aller voir si les orchidées sauvages étaient fleuries le long du Rhône. Je suis donc partie vers le barrage de Bourg lès Valence. Je n’étais pas complètement convaincue que j’en trouverais même si au cours de la semaine précédente, j’avais aperçu quelques spécimens d’orchis géants sur le bord de la route du côté de l’Epervière. C’est donc avec un plaisir mêlé de surprise que j’ai découvert que non seulement, il y avait quelques orchis géants mais en plus, les petits ophrys de mars étaient aussi sortis.

orchis géant
ophrys de mars
ophrys de mars
ophrys de mars
Certains individus parmi les ophrys de mars présentaient une légère variation chromatique
ophrys de mars
ophrys de mars


Chateauneuf sur Isère / Bourg lès Valence – Drôme – 1er mars 2026


Pour découvrir d’autres idées de balades printanières dans les environs de Valence, je vous suggère :

Et bientôt, ce sera le retour de la floraison des iris, des coquelicots, des orchidées sauvages dans le Vercors ou dans le massif de Crussol, des fleurs sauvages sur l’alpage de Font d’Urle… Le printemps ne fait que commencer !

[Drôme x Isère] 2 randonnées pour profiter de la neige dans le Vercors

Si j’ai fait cet hiver de très jolies promenades dans le Vercors peu ou pas enneigé, la saison a été globalement généreuse en neige. Cela a commencé comme chaque année autour du 20 novembre. Puis, les épisodes de neige se sont succédés jusqu’en février. Bien occupée les week-ends, j’ai finalement eu assez peu d’occasions d’aller en profiter. Fin janvier, je suis allée me promener sur le plateau de Léoncel, tandis que fin février, j’ai pris la direction de Villard de Lans. Venez, je vous emmène marcher dans la neige !

le plateau de Léoncel dans le Vercors dromois sous la neige
Le plateau de Léoncel sous la neige

Balade sur le plateau de Léoncel

Ce samedi là, je n’avais pas prévu d’aller me promener dans le Vercors. J’avais à faire en ville et la météo s’annonçait maussade. Mais une éclaircie en fin de matinée m’a fait changer d’avis. Je suis donc partie vers midi et demie, en direction du Grand Echaillon. Arrivée à La Vacherie, la quantité de neige qui recouvrait le paysage était déjà très abondante aussi, je ne suis pas allée plus loin. Il n’était pas encore 13 heures et j’ai sans souci trouvé un stationnement à côté du cimetière.

paysage enneigé du Vercors
Pas besoin de marcher très loin depuis le parking pour que la vue soit magnifique

De là, j’envisageais de partir en direction du ruisseau de Comberoufle qui se faufile à travers la montagne pour gagner ensuite les parois des Gorges d’Omblèze. La hauteur de la neige m’a fait hésité et finalement, à la jonction du chemin avec le GR9, j’ai décidé de suivre celui-ci en direction du village de Léoncel. Je m’enfonçais beaucoup et la progression n’était pas toujours évidente, mais la beauté du paysage rendait l’effort plus facile. Arrivée au niveau de la ferme des Coquins (en ruines), j’ai pris un petit chemin de traverse pour rejoindre un ruisseau et une petite cascade pleine de charme.

J’ai ensuite repris le tracé du GR9 en le suivant tant bien que mal. La neige masquait bon nombre de balisages, mais à cet endroit, il suit globalement le pied des falaises de la montagne de Chovet. Au loin, le clocher de l’église abbatiale de Léoncel me servait de point de repère. J’avais envisagé de m’y rendre, mais la progression dans la neige fraiche était compliquée. Très régulièrement, je m’enfonçais au moins jusqu’aux genoux (et je dois dire que j’ai bien regretté d’avoir hésité à prendre les raquettes pour finalement les laisser dans le coffre de la voiture !).

paysage enneigé du Vercors
On devine le village de Léoncel, coincé au pied de la montagne sur la gauche

Le ciel commençant à devenir menaçant, je changerai finalement d’idée et arrivée au niveau des ruines de l’ancienne ferme des Marais, je vais faire le choix de traverser le plateau pour rejoindre le bord de la route et revenir plus vite à la voiture. La suite me donnera raison : à peine revenue sur le parking, il commencera à pleuvoir. Au final, ma boucle aura fait un peu plus de 4 kilomètres, dans une neige épaisse rendant la progression difficile. J’aurais passé presque 2 heures à profiter de ces paysages sublimés par la neige.

paysage enneigé du Vercors avec une ferme en ruines
Si mes estimations sont bonnes, ces ruines sont celles de la ferme des Marais sur le plateau de Léoncel. Ici, pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Résistance avait installé un terrain de parachutage. J’ai essayé de trouver des informations sur ce qu’il s’est passé dans ce secteur, sans grand succès jusqu’à présent : il y avait tellement de maquis et de fermes accueillant des résistants dans le Vercors que seuls les plus importants sont très documentés.


La Vacherie / Léoncel – Vercors – Drôme
Janvier 2026


Randonnée entre Bois Barbu et Valchevrière

Dans la forêt

Fin février la neige avait déjà bien fondu un peu partout. Je suis donc allée un peu plus en altitude pour en trouver. Direction le domaine nordique de Villard de Lans à Bois Barbu pour une randonnée jusqu’à Valchevrière. J’étais déjà allée dans ce secteur il y a 3 ans pour une randonnée en raquettes. Comme j’étais partie de la maison tôt le matin, un peu sur un coup de tête, je n’avais pas pris la peine de repérer un autre itinéraire. J’ai donc repris le même chemin que la dernière fois. J’avais emporté les raquettes cette fois encore, mais compte tenu de la quantité de neige, j’ai préféré les laisser dans la voiture. La suite me donnera raison : les chemins ne sont plus que partiellement enneigés, et là où il y a de la neige, elle est généralement glacée et glissante. Avec les raquettes, j’aurais été encombrée pour rien car il n’y aurait finalement eu que quelques centaines de mètres où elles auraient été utiles.

paysage enneigé du Vercors
Au départ de Bois Barbu, vue vers les Gorges de la Bourne

Comme je suis partie tôt, il est à peine 9.00 quand je m’engage sur le sentier. Je n’ai pas besoin de m’éloigner beaucoup pour me retrouver complètement seule. Avec l’approche du printemps, les oiseaux sont de sortie. J’entends très distinctement un pic (sans doute) épeiche taper sur un tronc mais je n’arrive pas à le voir. Je fais attention où je pose les pieds car je n’ai pas vraiment envie de glisser. Le ciel est couvert mais il fait plutôt beau, et la température est relativement douce. En marchant, je n’ai même pas besoin d’un pull. Le chemin se faufile dans la forêt entre les arbres, puis rejoint le bord de la piste de ski de fond. Je fais bien attention à rester sur la bordure de la piste afin de ne pas gêner les skieurs, avec qui nous échangeons des « bonjour ».

piste mixte ski de fond et randonnée en raquettes
Ici, la piste de randonnée en raquettes / piste piétonne longe la piste de ski de fond. Il est très important de ne pas aller marcher sur la piste de ski de fond. C’est une question de respect du travail des dameurs et de sécurité de tous. En effet, en marchant sur le damage ou sur les rails, on abime la piste travaillée par les dameurs et on crée des trous qui peuvent faire chuter les skieurs. De plus, les skieurs en descente peuvent atteindre des vitesses importantes et les risques de collision ne sont pas à sous estimer. Il y a largement la place pour tous à la montagne !
des skieurs sur une piste de ski de fond
C’est parti pour la descente !

Vers le village de Valchevrière

Le but de l’itinéraire que j’ai choisi est le village de Valchevrière. Cet ancien hameau, déserté entre les deux guerres, a abrité un groupe de maquisards et un camp d’entrainement de la Résistance. Quand le 21 juillet 1944, l’armée allemande lance une offensive contre la Résistance dans le Vercors, Valchevrière fait partie des cibles. C’est le 22 juillet que la bataille a lieu, sur la route d’Herbouilly, au niveau du belvédère. Les hommes de la compagnie Chabal tiendront du mieux qu’ils peuvent mais seront débordés par un ennemi mieux équipé et plus nombreux. Les maisons du hameau sont ensuite incendiées. Aujourd’hui, le hameau est resté en ruines. Seule la chapelle sera épargnée. C’est devenu un lieu de mémoire, un des symboles forts de la Résistance dans le Vercors.

panneaux directionnels indiquant Valchevrière et Bois Barbu
En chemin
vue depuis le belvédère de Valchevrière dans le Vercors
Depuis le belvédère de Valchevrière, on domine les Gorges de la Bourne
dans le hameau de Valchevrière sous la neige
La neige a recouvert les ruines du hameau de Valchevrière
la chapelle de Valchevrière sous la neige
La chapelle de Valchevrière sous la neige
une station du chemin de croix de Valchevrière
Depuis Villard de Lans jusqu’à Valchevrière un chemin de croix comportant 13 stations rappelle les noms des maquisards tués lors des combats de Valchevrière en juillet 1944. Il a été inauguré en 1948.


Le circuit que j’ai choisi est un aller retour, aussi après un temps dans le hameau de Valchevrière, je reviens sur mes pas pour retourner à Bois Barbu.


(*) Le circuit en aller retour entre Bois Barbu et Valchevrière est accessible en hiver en raquettes (pistes damées) et aux beaux jours via un chemin balisé en vert jaune (balisage PR). Il fait environ 7.5 km et est donné pour 3h30 en hiver / 2h30 en été sur les topos que j’ai trouvés. Pour ma part, j’ai mis 2h30 alors que les conditions n’étaient pas complètement favorables en raison de nombreuses plaques de neige verglacée.
En été, il est possible d’accéder au belvédère de Valchevrière en voiture (l’hiver, la route devient piste de ski de fond). Le hameau se trouve à environ 500 mètre du belvédère en bas d’un chemin forestier. On peut aussi emprunter le sentier patrimonial pour descendre au village : il est plus joli mais aussi plus raide et il y a un gué à traverser.


Villard de Lans – Vercors – Isère
Février 2026

[projet 52-2026] semaine 8 – proximité

Pour ce thème Proximité du projet 52, j’avais comme idée de vous montrer un petit morceau d’une jolie balade à proximité de chez moi. Je voulais quelque chose de sympa, d’agréable, de pas forcément très technique. Je voulais un joli paysage avec du soleil. Et le soleil en ce moment, c’est un peu une denrée rare, surtout le week-end. En plus, en hiver, j’aime bien aller en montagne, trouver un peu la neige. Et même si ce n’est pas très loin, c’est difficile de vraiment parler de proximité.

Mais, il aura suffi d’une migraine pour que je trouve mon sujet. Il y a deux semaines, je me suis en effet réveillée avec un début de migraine que j’ai eu un peu de mal à enrayer. Je devais récupérer Melle 3e qui arrivait par le train en début d’après-midi et je n’étais encore pas en forme. Mais après des semaines à Lyon et compte tenu que ce jour-là, le soleil brillait, elle avait envie d’aller se balader dans la nature. Alors, nous sommes donc parties pour une assez courte balade à côté d’un village de la plaine de Valence, juste histoire de prendre l’air. Cette petite boucle de 4 km, à plat, je l’avais découverte à une époque où nos déplacements étaient limités en nombre de kilomètres autour de la maison. C’est donc une vraie promenade de proximité. Et on peut y voir ce magnifique point de vue sur le Vercors que j’aime contempler quotidiennement.

vue sur les Monts du Matin dans le Vercors
Vue sur les Monts du Matin depuis la plaine de Valence


Pour découvrir ce qui se trouve à proximité des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : je passe ce week-end en famille, et je n’aurai pas l’occasion de me connecter par ici avant dimanche soir au mieux. Si votre commentaire n’est pas apparu parce qu’il est parti dans la liste à modérer, je le validerai à ce moment-là. Il est inutile de le renvoyer, cela enverrait un signal à WordPress que vous êtes potentiellement un spammeur.

[Drôme x Isère] 2 randonnées pour profiter du Vercors même sans neige

S’il y a régulièrement de la neige sur les hauteurs du Vercors depuis le début de l’hiver, elle est assez peu présente sur les lieux les plus exposés ou à moindre altitude. Chaque redoux signe en effet la fonte du manteau blanc dans certains secteurs, en attente des prochaines précipitations neigeuses. Parfois, je n’ai pas envie d’aller jusqu’en station pour me confronter à la foule sur les chemins. Dans ce cas, je préfère m’arrêter un peu plus bas et trouver une jolie randonnée à faire, un peu à l’écart. C’est ce qu’il s’est passé avec les deux idées dont je vous parle aujourd’hui, dans deux secteurs très différents du massif.

vue sur les falaises du Vercors légèrement enneigées
S’il y a un peu de neige sur les sommets, ce n’est pas forcément le cas plus bas.

Monter à la Croix de Chabreille

La Croix de Chabreille, c’est une courte randonnée que j’ai découverte il y a maintenant quelques années, un peu par hasard. Elle ne se situe pas très loin de chez moi, ce qui en fait un but de balade facilement accessible. Jusqu’il y quelques semaines, je ne l’avais faite qu’avec de la neige. Mais j’ai eu envie de le tenter sans. Et j’ai bien fait car elle est tout aussi géniale. C’était un dimanche matin, et le brouillard envahissait la plaine de Valence. J’avais donc décidé de prendre un peu de hauteur en espérant sortir des nuages. Initialement, je pensais aller jusqu’au Grand Echaillon même s’il n’y avait quasi plus de neige. Mais, en montant vers le Col des Limouches, j’ai aperçu la mer de nuages sur la vallée du Rhône. Et la Croix de Chabreille allait me donner un point de vue parfait dessus.

Ce que j’aime particulièrement dans cette randonnée vers la Croix de Chabreille, c’est qu’elle est un peu cachée. En effet, quasiment jusqu’au sommet de la butte, rien ne laisse deviner la présence de la croix. Même les chemins pour y accéder sont discrets et peu marqués. Le fait qu’il faille traverser le pré en naviguant un peu à vue ajoute à cette impression de randonnée mystérieuse. L’ayant déjà faite plusieurs fois, je n’hésite plus sur la direction à emprunter. Malgré tout, à chaque fois que je devine la présence de la croix, j’ai un sentiment de plénitude et d’accomplissement (sans doute que la montée, bien raide, pour y arriver joue ! ). Ce jour-là, je n’ai pas été déçue en arrivant au sommet : j’avais bien la mer de nuages à mes pieds. J’ai passé un long moment à admirer le paysage, cherchant des points de repères : la tour de Barcelonne, les 3 Becs, Roche Colombe, les rochers du Touet, les sommets du Vercors…

la croix de Chabreille
En arrivant au sommet, la croix se dévoile enfin


Informations pratiques sur la montée à la Croix de Chabreille

  • Le descriptif est dans l’article consacré à la Croix de Chabreille.
  • La balade en boucle (retour en redescendant du côté opposé à l’ascension, et passage le long de la route) fait environ 2.5km pour D+ 120 m. La montée est constituée d’un long faux plat et d’une pente bien raide.
  • Côté timing, c’est une promenade assez courte. En n’étant pas très en forme et en faisant une longue pause lecture de paysage au sommet, j’ai mis un peu plus d’une heure à faire la boucle.

Parcourir le chemin des grottes à Choranche

Un samedi matin, alors qu’une fois de plus, le brouillard recouvrait la plaine de Valence, j’ai eu envie de montagne. Mon plan initial était d’aller vers Villard de Lans pour une randonnée en raquettes. En effet, il y avait eu de fortes chutes de neige durant la nuit. Mais qui dit fortes chutes de neige, dit aussi routes enneigées et beaucoup de monde allant vers la station. J’avoue que si j’aime me promener dans la neige, je n’aime pas du tout conduire lorsque les routes sont mal dégagées. Or, c’était le cas (peut-être parce qu’il était encore tôt le matin), et je savais que la perspective du trajet retour risquait de me gâcher ma sortie. J’ai donc décidé de faire demi-tour avant d’arriver à Villard de Lans, et de m’arrêter dans le village de Choranche.

fontaine dans le village de Choranche
La fontaine-lavoir du village de Choranche

Comme toute bonne journée se doit de commencer par un café, je me suis arrêtée dans l’unique bar hôtel restaurant du village. En discutant avec la dame du café, elle m’a parlé du chemin des grottes en me disant que c’était joli, mais de me méfier car avec les intempéries récentes, les chemins risquaient d’être très gras et peu praticables. Mais un rapide coup d’œil à la carte m’a convaincue. Le chemin part du village et monte jusqu’au porche de Coufin, l’entrée de la fameuse grotte de Choranche, en passant à côté de la grotte de Gournier. Me voilà donc partie !

chemin de randonnée en campagne
Sur les chemins

Le début s’effectue en montée régulière, sur un sentier étroit mais sans difficulté. Assez vite, on prend de la hauteur et on domine la vallée de la Bourne. Je profite des premiers points de vue sur les montagnes environnantes. En plus, les conditions sont idéales : il ne fait ni trop chaud ni trop froid. Arrivée au hameau de Ranconnière, je continue en suivant les panneaux vers le carrefour des Buis. Et je tombe sur la première surprise de cette randonnée : un passage de gué. Le ruisseau de Jaillifiers est à cette saison plutôt une petite rivière. Pour la traversée, j’ai le choix entre une passerelle branlante qui ne m’inspire vraiment pas confiance ou mettre les pieds dans l’eau. Une rapide estimation du niveau d’eau me laisse penser que celle-ci n’entrera pas trop dans mes chaussures. Aussi, j’opte pour cette solution, et traverse donc le ruisseau les pieds dans l’eau.

passage de gué sur un ruisseau
Pour le passage du gué, vous auriez plutôt pris la passerelle branlante ou mis les pieds dans l’eau ?

Puis, les choses sérieuses commencent. La pente s’accentue. J’entends de plus en plus le ruisseau de Gournier qui coule dans la forêt voisine. Le sentier devient de plus en plus raide. Les cailloux roulent sous les pieds. Les passages gorgés d’eau se succèdent. Des panneaux avertissent du risque d’éboulement. Mais les points de vue sur les falaises environnantes est magnifique. J’aperçois même les premières primevères sur le bord du chemin. Quand j’arrive au poteau indicateur du carrefour des Buis, deux possibilités s’offrent à moi, formant une boucle. Je décide de commencer par le chemin qui monte. A l’approche d’une passerelle, un chemin sur ma gauche indique la direction de la grotte de Gournier. C’est un petit crochet en aller retour, mais qui mérite d’être fait.

passerelle en bois au dessus d'un ruisseau dans la forêt
La passerelle au dessus du ruisseau de Gournier est verglacée

J’étais déjà allée à la grotte de Gournier mais en été. Aussi, je ne m’attendais pas à ce que j’allais découvrir. Le ruisseau de Gournier prend sa source sous le porche de la grotte. Ce sont les eaux du plateau des Coulmes qui s’infiltrent dans le calcaire qui alimentent une rivière souterraine qui se déverse ensuite vers la vallée de la Bourne. La grotte de Gournier est donc une grotte inondée dont la première salle est un lac souterrain, situé sous le porche. Après les épisodes de pluie et de neige du début de la saison, le niveau du lac est haut. Mais ce qui surprend le plus, c’est sa couleur, un superbe bleu profond. Là, seule au monde, bercée par le bruit de l’eau courante (définitivement un de mes sons préférés dans la nature), je me suis laissée aller dans un grand moment de contemplation souterraine.

porche de la grotte de Gournier avec le ruisseau qui part vers la vallée
Sous le porche de la grotte de Gournier
lac souterrain à l'eau de couleur bleue
Le lac souterrain de Gournier et sa couleur intense

Après cela, je suis repartie en longeant le ruisseau, jetant un oeil aux petites cascades qu’il produit dans le tuf. J’ai traversé la passerelle et suivi le chemin jusqu’à l’entrée de la grotte de Choranche (que je n’irai pas visiter cette fois). Je suis alors revenue sur mes pas jusqu’au belvédère de la cascade et j’ai pris le chemin descendant jusqu’à celle-ci. L’immense cascade de tuf se voit de loin en l’absence de feuilles sur les arbres. Mais le plus amusant, c’est qu’on peut passer dans un petit tunnel creusé derrière la cascade. De là, j’ai retrouvé rapidement le carrefour des Buis avant de redescendre vers le village de Choranche en suivant le même chemin qu’à la montée.


Informations pratiques sur le chemin des grottes à Choranche

  • Le chemin est balisé en jaune vert (PR) à partir du village de Choranche. Le point de départ se situe au niveau du parking du village. On y trouve un panneau explicatif. Les poteaux et indications sont très clairs et lisibles.
  • Le passage par la grotte de Gournier est en option mais mérite largement les quelques centaines de mètres supplémentaires.
  • La randonnée, en aller retour (modulo la boucle autour de la cascade de Gournier), fait environ 5.7 km avec D+ 438 m. Elle est plutôt difficile. Il y a un passage de gué qui peut être compliqué pour certains et le profil est souvent très (très) raide. Il est impératif d’être correctement chaussé. Ce n’est pas un itinéraire que je conseillerais avec des enfants ou si vous avez peu d’expérience en randonnée.
  • IMPORTANT : en hiver, comme dans tout le reste du massif, entre les pluies, la neige et les épisodes de gel/dégel, les risques d’éboulements et de chutes de pierre au pied des falaises est très important. Il peut s’avérer dangereux d’accéder à cet itinéraire en fonction de la météo des jours précédents.
  • Attention aussi aux chutes, surtout à la descente, si comme moi vous y allez à une période humide. Entre les cailloux qui roulent et le sol très gras qui glisse sous les feuilles mortes, dans la pente, ça peut vite devenir périlleux (spoiler alert : oui, je suis tombée après avoir perdu toute adhérence dans un passage assez raide à la descente).
  • Les passerelles en bois que l’on croise sur le chemin étaient verglacées quand j’y suis passée.
  • Côté temps de parcours, la randonnée est annoncée pour 2h15. J’ai mis 2h10 avec une pause d’environ 20 minutes au lac souterrain, et plusieurs arrêts photos en chemin. (J’avoue que j’étais contente de revenir « dans les temps » des panneaux indicateurs, car après pas mal de blessures, cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé).
  • Pour prendre une boisson chaude ou un rafraichissement avant ou après la rando, l’accueil au bar Le Jorjane (sur la grande rue) est top. Ils font aussi restaurant (et hôtel). Je n’ai pas eu l’occasion de tester, mais cela m’a fait envie.
vue sur la vallée de la Bourne côté Royans depuis Choranche
Vue sur la vallée de la Bourne et le Royans

Croix de Chabreille – Chateaudouble – Drôme
Choranche – Isère
Vercors – janvier 2026

[Drôme] 3 promenades hivernales dans le Vercors

Les journées d’hiver ensoleillées sont parmi celles que je préfère pour aller me promener. Le froid sec me donne l’occasion de me balader autour de chez moi, et de redécouvrir les paysages environnants avec une touche de givre ou de neige. Le soleil a bien brillé au début de l’année, et le ciel bleu s’est montré généreux. J’ai donc débuté janvier par de jolies balades dans le Vercors.

piémonts du Vercors vus depuis les hauteurs de Combovin
vue sur les contreforts du Vercors depuis les hauteurs de Combovin

Prendre de la hauteur à Combovin

Dès le matin du 1er janvier, j’ai profité du soleil pour aller me balader. Mon choix s’est porté sur Combovin et j’avais comme idée de monter jusqu’à la Tour de Barcelonne. C’est une balade assez tranquille, parfaite pour bien démarrer l’année. Mais, je suis partie un peu tard de la maison et il y avait pas mal de monde à s’engager sur le chemin vers la tour. J’ai donc changé d’itinéraire en empruntant assez vite un sentier qui montait sur la gauche à travers les conifères. J’avais déjà repéré ce sentier mais ne l’avait pas encore exploré. Comme il est plus petit que le chemin qui monte à la tour et un peu plus abrupt, je n’y ai croisé personne. Tout juste ai-je aperçu un trailer à un moment mais il a bifurqué avant d’arriver à ma hauteur.

Comme il avait neigé à Noël et que certains passages ne prennent que peu le soleil en hiver, il y avait des restes de neige sur le bord du sentier et dans la végétation. Le givre était aussi bien présent en prenant un peu d’altitude. Je me suis donc longuement amusée à photographier les plantes givrées ou les traces de neige. Arrivée à un embranchement, plutôt que de revenir immédiatement vers les Terres Blanches et d’aborder la redescente vers le village de Combovin, j’ai choisi de continuer à monter, sur un serre bordant Combe Grande. Le sentier, assez raide, monte sur le serre et permet de bénéficier de très jolis points de vue sur la tour de Barcelonne. N’ayant pas l’intention de contourner le vallon de la Véore, j’ai ensuite fait demi-tour avant de gagner les Terres Blanches et revenir à mon point de départ, faisant ainsi presque une boucle.

une bande d'herbe givrée entre les arbres
Retour au point de départ, au bord de la Véore

Aller voir les cascades dans les Gorges d’Omblèze

Descendre au pied de la chute de la Druise

Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas descendue au pied de la chute de la Druise. Ce matin-là, j’avais pour objectif une autre cascade dans le fond des gorges d’Omblèze (spoiler alert : je n’irai pas jusqu’au bout de la route des gorges en raison du verglas). Mais en arrivant à la bifurcation de la route conduisant à la chute de la Druise, j’ai eu envie d’y retourner. J’ai laissé ma voiture sur le parking, puis j’ai emprunté le sentier qui descend vers la rivière. Il a été refait il y a peu car il avait tendance à beaucoup s’éroder. Il était devenu dangereux et avait alors été interdit d’accès.

sentier en escalier
Le chemin vers la chute de la Druise a été entièrement refait et sécurisé

Une fois au bord de la rivière, je me suis accordé une pause contemplative. J’aime ces moments où l’on entend seulement le bruit de l’eau qui courre (sans doute l’un de mes sons préférés dans la nature). Puis, j’ai remonté le courant pour approcher de la cascade. On entendait son fort débit d’assez loin. J’aurais aimé l’approcher plus mais j’ai du me contenter de la regarder de loin. Il y avait en effet trop d’eau pour aller plus loin sans mettre les pieds dans l’eau au moins jusqu’aux chevilles (sur les zones sableuses). J’avoue avoir hésité un moment mais j’avais prévu de marcher encore un peu, et il faisait trop froid pour le faire raisonnablement avec les pieds mouillés.

torrent de montagne
Faire une pause au bord de la rivière
la chute de la Druise, cascade du Vercors
Ici, la Gervanne chute de 72 mètres de haut. La chute de la Druise est la plus haute cascade du Vercors.

A noter : le chemin vers la chute de la Druise n’est pas très long mais il descend à flanc de montagne (aller environ 1 km, 160m D-, retour en revenant sur ses pas : pas de boucle possible).
Le chemin est donc assez raide, et nécessite d’être correctement chaussé. Il est impératif de bien rester sur le chemin, à la fois pour des questions de sécurité mais aussi de respect car il est situé sur une propriété privée. Le site est entouré de falaises calcaires et devient vite chaud, voire très chaud en été. Il ne faut donc pas négliger de prévoir de l’eau.
Il s’agit en outre d’un site naturel très fragile (zone de frayère) et l’été, l’affluence peut y être très importante. Je vous conseille donc d’y aller hors saison.

S’arrêter à côté de la cascade de la Pissoire

Après la chute de la Druise, j’ai voulu continuer en remontant les gorges d’Omblèze jusqu’au village, d’où j’avais repéré un chemin vers une cascade que je ne connais pas encore. Mais, en passant à coté de la cascade de la Petite Pissoire, la route était fortement verglacée, et je n’ai pas osé aller plus loin, de crainte de glisser (la route devant la cascade de la Grande Pissoire tenait plus de la patinoire sur une dizaine de mètres que d’une route). Je me suis quand même arrêtée pour jeter un œil aux cascades de la Pissoire. Il faut dire que le ruissellement dans le tuf avait créé des stalactites de glace magnifiques, et que la végétation environnante était prise dans le givre.

S’aventurer vers le chemin des Moines à Peyrus

Mi-janvier, alors qu’il avait de nouveau neigé, j’ai eu envie de retourner faire un tour vers le chemin des Moines à Peyrus. Mais la première montée a eu un peu raison de mon optimisme : après avoir cumulé les blessures, j’ai manqué d’entrainement ces derniers mois, et je suis vite à la peine (tant au niveau du cardio, que du genou, et j’avoue que c’est ce dernier point qui me fait le plus réfléchir). Comme ce serait dommage de rentrer si vite à la maison alors que la météo est agréable, et que la neige s’est invitée dans le paysage, je décide de changer de trajet et de ne pas monter vers le Pas du Touet. A la place, je bifurque sur la gauche sur le tracé du GRP du Tour des Monts du Matin.

J’avais déjà suivi ce chemin il y a quelques années, au printemps, sur la piste des orchidées. Cette fois, le paysage est très différent, entre la neige qui recouvre partiellement les lieux et les nuages qui masquent les montagnes. Je prends doucement de l’altitude. Je contemple longuement le panorama. Seul le vent vient faire du bruit. C’est doux et calme. Puis, je repère des traces d’animaux sur le sol. J’essaie de les identifier. Il y a là un chevreuil, ce qui semble être un renard et ce qui pourrait bien être un (ou plusieurs) loups. Il finit par être temps de faire demi-tour, et prendre un café bien mérité en revenant à la voiture.

chemin légèrement enneigé dans un paysage de basse montagne
Des hauteurs de Peyrus, on devine le point de vue sur la plaine de Valence


Combovin / Plan de Baix & Omblèze / Peyrus
Drôme – janvier 2026


Si vous cherchez d’autres idées de sorties dans le Vercors en hiver, vous pouvez aussi aller voir vers :

[projet 52-2026] semaine 4 – sombre

En regardant le thème de cette semaine du projet 52, je me suis demandé ce qui avait bien pu me passer par la tête quand j’ai listé les thèmes. Ce genre de réflexion ne m’était encore jamais arrivée aussi tôt dans l’année. Autant dire que le thème Sombre ne m’a pas vraiment inspirée. J’ai cherché ce qui est sombre autour de moi, sans rien trouver de probant. Je me suis dit que j’allais faire une photo dehors une fois la nuit tombée ou avant le lever du jour, mais j’ai été prise de court et n’en ai pas eu l’opportunité. Alors, j’ai repensé au ciel du dimanche matin il y a deux semaines. Le plafond nuageux était très bas et je n’avais pas eu le courage d’affronter les conditions de circulation annoncées difficiles pour rejoindre les hauteurs et tenter de passer au dessus des nuages. J’avais donc opté pour une balade au pied du Vercors, et selon vers où je regardais, ciel et montagnes apparaissaient bien sombres.

bordure du Vercors un matin d'hiver dans les nuages
Peyrus – Drôme – janvier 2026


Pour découvrir ce qui est sombre chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.