[Drôme x Isère] 2 balades estivales dans le Vercors

Avec les fortes chaleurs que nous avons cet été, on a envie de balades qui rafraichissent. Pour cela, je vous propose deux idées dans le Vercors : une en altitude où il ne faut pas craindre le soleil et une souterraine qui nécessite même d’avoir pris un pull. Dans les deux cas, on perd quelques degrés par rapport à la plaine, et on est émerveillés. Pour ma part, j’ai testé chacune de ces suggestions en pleine canicule. Elles sont largement approuvées.

Paysage du Vercors
Vue sur le Vercors depuis les hauteurs du col de Rousset

Sur les hauteurs de la station du col de Rousset

J’ai fait cette sortie sur les hauteurs du col de Rousset un matin caniculaire. En partant de chez moi, je n’avais pas d’idée précise : je voulais juste prendre de la hauteur pour perdre quelques degrés. Je suis finalement arrivée assez tard au Col de Rousset. Le temps de prendre encore un peu d’altitude pour arriver au parking de Beure, il était déjà plus de 10.00 du matin. J’avais repéré un circuit sur le plateau qui en fait le tour. Il est possible de partir du haut du télésiège (dont le départ est au cœur de la station). Pour ma part, je suis donc partie depuis le parking de Beure où je suis entrée sur l’alpage. Un peu plus haut, un troupeau de vaches à l’estive paissait tranquillement. J’ai contourné le troupeau pour gagner le point de vue des Econduts d’où on domine une bonne partie du Diois.

troupeau de vaches en montagne
Vaches à l’estive

J’ai ensuite longé la crête jusqu’au But de Sapiau. Le paysage qui se déploie en contrebas est majestueux. Les falaises tombent à pic et dominent des vallées verdoyantes. Seule ombre au tableau, un panache de fumée se distinguait un peu plus loin. Le massif de la montagne de Justin, au dessus de Die, brûlait depuis plusieurs semaines et le feu était encore actif dans le secteur de Barsac. Je suis allée jusqu’à la table d’orientation pour jouer à reconnaître les sommets environnants. Puis, je suis passée à côté du haut du télésiège avant d’entamer la descente vers le chalet de Beure. Quand je suis arrivée au chalet, il était juste un peu après midi. J’ai donc décidé de m’y arrêter pour une pause déjeuner bien méritée avant de redescendre dans la vallée.

Informations pratiques :

  • Le sentier de l’Ours du Vercors fait un peu moins de 7 km / 320 m D+. Il est donné pour 3 heures (parfois un peu plus) sur les différents sites que j’ai pu consulter. Je l’ai fait en 2 heures (rappel : j’ai l’habitude de marcher en montagne). Il ne présente pas de difficulté technique particulière.
  • Depuis le haut du télésiège, il est aussi possible de suivre le sentier du Bois du Loup, plus familial. Il fait 2.8 km / 120 m D+ et est indiqué pour environ 1 heure de marche.
  • La table d’orientation est facilement accessible depuis le haut du télésiège par un chemin stabilisé d’environ 500 m.
  • Il n’y a pas de point d’eau sur le parcours. Il faut donc être prévoyant avant de partir. Au chalet de Beure, il est possible d’acheter à boire (pas de raccordement au réseau d’eau).
  • Le plateau ne présente pas d’ombre. Crème solaire et casquette sont donc largement conseillés.
œillet sauvage
Œillet sauvage sur le plateau de Beure

Sous terre, dans les Cuves de Sassenage

Ma deuxième suggestion est encore plus rafraichissante qu’une balade en altitude. En effet, cette fois, je vous emmène sous terre, direction les Cuves de Sassenage. Là, la température est constante toute l’année, à 12°C. Déjà en montant le long du Furon vers l’entrée de la grotte, l’ambiance est rafraichissante avec l’effet combiné du torrent et de la forêt. Une fois sous le porche d’entrée de la grotte, la fraîcheur qui émane du Germe, la rivière souterraine, est indéniable. D’ailleurs, assez vite, on a envie de mettre un pull. C’est alors parti pour 1 heure de balade souterraine.

Ici, pas de concrétions extraordinaires : la grotte est toujours régulièrement submergée par les montées des eaux du Germe. L’autre particularité est l’aménagement minimal. On passe là où l’eau a creusé son chemin. Les passages n’ont pas été élargis, tout juste des escaliers et passerelles métalliques ont été ajoutés pour permettre de parcourir les galeries situées à des niveaux différents. Une fois au bout de la grotte accessible sans équipements (il est possible de continuer en spéléologie), on fait demi-tour. En cas de croisement avec un autre groupe, ce n’est pas possible partout et il faut bien se coller à l’un des murs pour permettre à chacun de passer. Plus qu’une visite traditionnelle, c’est une véritable expérience souterraine dans un environnement encore très brut que l’on vit aux Cuves de Sassenage.

dans les grottes des Cuves de Sassenage
L’entrée dans la grotte des Cuves de Sassenage est déjà impressionnante
dans les grottes des Cuves de Sassenage
Il faut souvent se faufiler entre les parois
dans les grottes des Cuves de Sassenage
A certains endroits, il est aussi nécessaire de se plier en deux pour pouvoir passer

Informations pratiques :

  • Les Cuves de Sassenage sont ouvertes de juin à octobre mais leur ouverture dépend beaucoup des conditions météo. Il faut donc bien se renseigner juste avant de venir.
  • En période de sécheresse, le massif forestier autour des Cuves peut être interdit d’accès. Les grottes peuvent alors mettre en place des conditions spécifiques d’accès, en particulier la réservation obligatoire et l’accompagnement depuis le village par un guide.
  • L’accès à l’entrée de la grotte depuis le village de Sassenage se fait via un sentier qui longe le Furon. Il fait environ 500 m pour 100 m D+. Il ne faut donc pas négliger le temps d’accès : le site des grottes indique une vingtaine de minutes pour le parcourir (beaucoup moins si vous avez l’habitude de marcher en montagne).
  • La visite de la grotte est à caractère un peu sportif : on se faufile, on se baisse beaucoup, on progresse accroupi… (le lendemain, j’avais l’impression d’avoir fait une bonne séance de travail des quadriceps et des ischio-jambiers !)


Plateau de Beure – Saint Agnan en Vercors – Drôme
Sassenage – Isère
Vercors – juillet 2026


Si vous voulez vous mettre au frais dans une grotte dans le Vercors, vous pouvez aussi visiter :

[projet 52-2026] semaine 29 – fleur(s)

Cette semaine, le projet 52 nous propose de regarder les fleurs. Avec le début d’été caniculaire que nous avons eu, les fleurs ont un peu souffert. Dans la cour, œillets et géraniums ne survivent que parce qu’ils sont régulièrement arrosés. Il en va de même pour les tournesols dans les champs, qui d’ailleurs commencent à aborder déjà leur fin de floraison. Avec ces températures, hors de question également de mettre un bouquet dans la maison. Mais, le mois dernier, les champs de la Drôme se sont parés de cette couleur bleue violette si emblématique. Mi-juin, les lavandes ont commencé à fleurir (en avance). Fin juin, les récoltes étaient largement en cours. Alors que je me rendais à Grignan en fin de journée, l’odeur de la lavande embaumait les routes de campagne et j’ai eu le temps de prendre quelques images du superbe champ au pied du château.

champ de lavande en fleurs au pied du château de Grignan


Pour découvrir à quoi ressemblent les fleurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : Comme chaque année, je profite de la période estivale pour déconnecter. Seuls quelques articles programmés seront postés d’ici la fin du mois d’août. Et je ne garantis aucune réponse ni validation de commentaire avant la dernière semaine d’août.


Le château de Grignan est en lice pour Le Monument Préféré des Français 2026. Et je suis convaincue qu’il mérite de gagner. Pour cela, il faut voter pour lui sur le site de France TV !

[Drôme x Ardèche] faire le plein d’idées pour profiter de l’été autour de Valence

On ne manque pas d’activités à faire autour de Valence, en particulier en été. Peu importe qu’il fasse très chaud ou plus maussade, la région regorge de propositions en plein air ou à l’intérieur. Il y en a vraiment pour tous les goûts : des propositions culturelles, des activités ludiques, des randonnées. Chacun peut trouver quelque chose à sa convenance. Ce que je vous suggère ici est bien entendu très loin d’être exhaustif. Ce sont par contre des idées que j’ai moi-même testées sur le début de l’été (et niveau météo, le denier mois a été caniculaire).

champ de lavande en fleurs
Les lavandes marquent le début de l’été dans la Drôme

Des idées de randonnées

Une randonnée vers la Tour de Barcelonne et la chapelle Sainte Marguerite

Parmi les randonnées que j’aime beaucoup en toutes saisons à proximité de Valence, il y a celles qui mènent à la Tour de Barcelonne et à la chapelle Sainte Marguerite, sur les hauteurs de Combovin. J’y vais régulièrement, généralement en partant depuis le parking du cimetière de Combovin. Cela faisait très longtemps que je n’étais montée en partant de Barcelonne. Le chemin est un peu plus long et moins impressionnant, offrant moins de points de vue. Il a par contre l’immense avantage de se faire quasi exclusivement en sous bois. Et en période estivale, c’est un véritable avantage.

Vue sur la Raye depuis le pied de la tour de Barcelonne
Au pied de la Tour de Barcelonne, pour observer les environs

Le départ se fait depuis la place de la mairie de Barcelonne. Il faut prendre la rue qui monte en face en direction de l’église puis continuer sur la gauche, toujours en montant. A un moment, la route se transforme en chemin puis sentier. C’est presque toujours tout droit, jusqu’à arriver au pied de la Tour. De la Tour, on rejoint facilement la chapelle Sainte Marguerite en passant par les Terres Blanches et le Gros Chêne. Le sommet est marqué par une croix. La chapelle se trouve un peu plus loin. Elle est toujours ouverte, pouvant servir d’abri au randonneur de passage. Il suffit de tourner la poignée et de pousser la porte. A l’intérieur, outre la statue de la Sainte, on trouve quelques textes, intentions de prière et ex-voto. Après voir fait le tour de la chapelle pour profiter du paysage, il est temps de prendre la direction du retour qui se fait plus ou moins par le même chemin.

Une sortie en Ardèche autour de Champis

Cette sortie en Ardèche, je ne l’ai pas faite seule. Avec quelques collègues, nous nous étions en effet donné rendez-vous un samedi matin pour aller randonner ensemble. Comme nous avions prévu la date longtemps à l’avance, c’est tombé en plein épisode caniculaire. Nous avons donc opté pour une boucle qui nous ferait prendre un peu de hauteur pour gagner quelques degrés de fraicheur, et surtout qui serait essentiellement ombragée. De ce point de vue, la mission était réussie. Cette boucle, trouvée sur VisoRando, permet de marcher à l’ombre dans la campagne autour de Champis. Elle offre de très jolis points de vue sur la campagne. Et au passage de la passerelle sur le Duzon, il est possible de descendre dans la rivière pour se baigner, ce que nous n’avons pas manqué de faire (attention, il y a beaucoup de cailloux glissants au fond et on ne voit pas trop où l’on pose les pieds).

passerelle au dessus d'une rivière
Spot de baignade dans le Duzon

Une balade en forêt de Saoû

La forêt de Saoû est un espace naturel protégé, un écosystème unique. Elle offre aussi de très nombreux sentiers de randonnée, pour tous les niveaux. C’est un soir après le travail que je me suis rendue en forêt pour profiter de la douceur (relative) de la fin de journée. J’ai pris un chemin au hasard, pas très loin de l’auberge des Dauphins. C’était une fabuleuse idée pour déconnecter après une journée de travail intense. Il se pourrait bien que je réitère l’expérience.

ATTENTION : l’accès à la forêt de Saoû est réglementé. Il est obligatoire de se stationner sur l’un des parkings aménagés. On peut pique-niquer dans la forêt, des espaces sont même spécialement aménagés, mais il est interdit de faire du feu ou un barbecue. Des zones de quiétude pour la faune peuvent être mises en place, interdisant certains secteurs provisoirement à la randonnée. Le bivouac est autorisé sous certaines conditions. Il est impératif de se renseigner préalablement à toute pratique et de respecter les affichages provisoires qui seraient en vigueur.

Un tour vers le plateau d’Ambel dans le Vercors

Situé dans le Vercors, le plateau d’Ambel est un autre espace naturel sensible du département de la Drôme. Il est, tout comme la forêt de Saoû, parcouru de nombreux sentiers de randonnées, conduisant pour la plupart aux sommets qui l’entourent comme le Roc de Toulau ou la Tête de la Dame. L’accès au plateau d’Ambel se fait généralement depuis le refuge de Gardiole ou depuis le col de la Bataille. C’est en pleine canicule que j’y suis allée dernièrement. Je suis partie du col de la Bataille (où j’ai eu la chance de trouver un stationnement), en direction de la Tête de la Dame. J’avais choisi cet itinéraire car une partie était en sous bois et à l’ombre du Roc de Toulau. Malgré tout, une fois sur la crête, j’ai bien senti que le soleil était présent. Il y avait un peu de vent, agréable. Mais je n’ai pas regretté d’être partie relativement tôt (je dis relativement car la semaine précédente avait été très chargée et je m’étais réveillée un peu plus tard que ce que j’aurais aimé : il était donc quasiment 9.00 quand je suis arrivée et j’aurais aimé pouvoir y être au moins 1 heure plus tôt). Cela m’a permis d’éviter d’être en plein soleil sans abri sous une chaleur trop intense.

Le sentier part au pied de la montagne, presque horizontalement au niveau du col de la Bataille, sous le Roc de Toulau. Cette portion du GR93 commence en sous-bois, avant de rejoindre la crête au niveau du Pas de Gouillat et de la Croix d’Ambel. Une fois en crête, on quitte le balisage blanc/rouge du GR pour poursuivre selon une trace bien nette . Il n’y a plus d’ombre mais le paysage est époustouflant, typique du Vercors. Le chemin monte progressivement jusqu’à la Tête de la Dame. Après une pause, j’ai choisi de faire demi-tour pour ne pas être au soleil aux heures les plus chaudes de la journée, mais il est tout à fait possible de continuer, toujours sur le chemin de crête.

chemin en sous bois
Le bonheur au retour de retrouver l’ombre des arbres après plusieurs kilomètres en plein soleil
balisage jaune/rouge sur un poteau
Une partie du sentier en crête est incluse dans le GRP Grand Tour de la Gervanne

ATTENTION : le plateau d’Ambel et ses environs est un espace naturel protégé. Le bivouac y est autorisé sous certaines conditions. Il est interdit d’y faire du feu. Il faut bien rester sur les sentiers pour éviter les piétinements intempestifs et permettre aux espèces végétales de se développer correctement. Sur l’alpage d’Ambel, on peut croiser des troupeaux à l’estive. Il faut les laisser tranquille et les contourner largement. Si vous ouvrez une barrière pour passer, il faut impérativement la refermer. S’il y a un (ou plusieurs) patou(s), arrêtez vous et restez calme, parlez lui calmement, ne le regardez pas directement dans les yeux : il faut qu’il vous identifie comme un humain non menaçant. Une fois que le patou n’aboie plus, vous pouvez continuer à avancer, toujours doucement, toujours calmement, en passant le plus loin possible des bêtes. Si le patou se remet à aboyer, immobilisez vous de nouveau et recommencez le processus. Un patou n’attaque que s’il vous considère comme une menace pour le troupeau.


⚠️ ATTENTION : en raison des risques élevés d’incendie en Drôme et en Ardèche, certains secteurs/massifs/chemins peuvent faire l’objet d’une interdiction temporaire. Il est important de bien s’assurer de l’accessibilité avant de partir en randonnée. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner sur les interdictions locales, et les risques en cours.


Des idées d’activités

Découvrir un labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône

Je crois que je n’étais encore jamais allée dans un labyrinthe végétal. Aussi quand Labyléo, le labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône en Ardèche, m’a proposé de venir découvrir l’activité, je n’ai pas hésité. Sur place, j’ai retrouvé plusieurs copains créateurs de contenu. Nous avons fait un tour assez rapide dans le labyrinthe car l’orage menaçait mais en 30 minutes, nous avons eu le temps de trouver (ou pas) quelques énigmes et de nous perdre à plusieurs reprises. Nous avons vraiment passé un chouette moment, et j’ai très envie d’y retourner en famille, ou entre amis, pour la version en nocturne.

(*) Labyléo, quartier Mirabel, 07800 Charmes sur Rhône. L’accès est fléché depuis le village. Pour le détail des jours et horaires d’ouverture, il suffit d’aller sur le site internet du labyrinthe végétal.

(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) pour venir découvrir Labyléo en avant première de la saison 2026.

Faire un tour en petit train à Valence

Les tours en petit train sont souvent associés à la découverte de villes qu’on ne connait pas, en mode « on veut tout voir mais sans se fatiguer ». J’avoue que c’est généralement une activité que je zappe, préférant une découverte pédestre des villes où je vais. Mais, quand Valence Romans Tourisme m’a proposé de tester le petit train de Valence, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter. L’idée de jouer au touriste dans ma propre ville était séduisante. J’y suis allée avec Melle 3e, et ni l’une ni l’autre pensions autant passer un moment agréable malgré la canicule. Nous avons fait le tour en début d’après-midi un samedi (nous avions un choix limité par un horaire de train..), mais en roulant on a une sensation de « vent » qui rend la chaleur supportable. La balade dure environ 45 minutes, et nous n’avons pas vu le temps passer. Le petit train nous a emmenées voir tous les incontournables de la ville, en passant dans les rues piétonnes. Une bande audio permet de se situer et de repérer les différents monuments, mais aussi d’écouter quelques anecdotes. Bien qu’étant dans la région depuis 15 ans, j’ai appris 2 ou 3 petites choses. Si on ne connait pas la ville, c’est un excellent aperçu et qui donne des pistes pour venir ensuite flâner.

le petit train de Valence
Le départ du petit train de Valence se fait devant l’office de tourisme
billets pour le petit train de Valence
Prêtes au départ !

(*) Le départ du petit train se fait devant l’office de tourisme de Valence (boulevard Bancel). Les billets sont à acheter à l’office de tourisme. Il circule du lundi au samedi jusqu’au 29 août 2026.

(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) par Valence Romans Tourisme pour venir découvrir le petit train de Valence.

Aller à la piscine

Quand il fait chaud, la piscine est une excellente façon de se rafraichir. Et s’il pleut, les piscines couvertes offrent un espace de détente appréciable. Bref, la piscine, c’est toujours une bonne idée. Pour ma part, j’ai recommencé à aller très régulièrement à la piscine début janvier (j’y vais au moins 3 fois par semaine, en alternant aquagym et natation). Avec l’arrivée des beaux jours, j’ai eu envie d’essayer d’autres piscines autour de Valence. Voici celles que j’ai testées :

  • Centre aqualudique de l’Epervière à Valence : Situé à côté du parc de l’Epervière, il est géré par l’UCPA. C’est la piscine où je vais habituellement. Je l’ai choisie parce qu’elle est proche du bureau, mais j’apprécie vraiment le bassin extérieur (accessible été comme hiver). Il y a aussi un bassin intérieur, une pataugeoire avec des jeux d’eau, des toboggans et des grands espaces extérieurs. Facilement accessible en transports en commun, elle est littéralement prise d’assaut le week-end, durant les vacances scolaires et dès qu’il commence à faire chaud. A éviter à ces périodes si vous voulez vraiment nager (selon la foule les lignes de nage sont neutralisées) mais hyper agréable pour un moment de détente.
  • Centre aquatique Diabolo à Bourg de Péage : Cet équipement de l’agglo est un immense complexe aqualudique avec vue sur le Vercors, très lumineux et agréable. Il y a un bassin de natation intérieur, un bassin ludique intérieur, et des espaces de jeux d’eau dehors, ainsi que des espaces de détente extérieurs. J’y vais en plan B pour nager le week-end car même s’il y a du monde, le bassin de natation reste dédié à cette pratique. Côté ludique, il y a largement ce qu’il faut pour passer un bon après-midi détente en famille.
  • Piscine Le Petit Nice à Chabeuil : l’ancienne piscine municipale est maintenant gérée par Valence Romans Agglo. Elle a uniquement des espaces extérieurs et ouvre jusqu’au 30 août de 11.00 à 19.00 tous les jours. Elle se compose d’un grand bain (progressif de 1.55 m à 2 m de profondeur) et d’un petit bain/pataugeoire, ainsi que de grandes plages et pelouses ombragées. J’y vais ponctuellement et j’apprécie que 2 lignes soient réservées pour nager avec ou sans palmes/plaquettes.
piscine municipale extérieure en été
Le Petit Nice – piscine de Chabeuil – Drôme

Se baigner en pleine nature

Il est possible de se baigner dans de nombreuses rivières, que ce soit en Drôme ou en Ardèche. Il suffit de trouver un spot accessible et où il y a de l’eau pour pouvoir faire trempette. Les endroits où on peut nager sont plus rares. Ils sont généralement aménagés mais restent pour certains très « nature ». C’est le cas du plan d’eau du Pas des Ondes. Situé à la limite du Diois et des Baronnies, à environ 1h30 de Valence, il se compose en fait de deux lacs : l’un dédié à la pêche et aux activités nautiques et l’autre pour la baignade avec des vues sur les montagnes environnantes. J’y étais allée il y a 3 ans et j’y avais apprécié la baignade. J’y suis retournée un samedi matin début juillet cette année. En arrivant vers 9.45, j’ai eu le plan d’eau pour moi toute seule ou presque durant mon heure et demie de baignade. Il y a une petite plage et le sol en pente douce permet aux enfants de pouvoir facilement jouer dans l’eau. Un peu plus loin dans l’eau, on n’a plus pied. Pour ma part, j’ai apprécié retrouver les sensations de la nage en eau libre après des mois de piscine : les grandes lignes, les demis tours sans appui, la régularité sans les relances au mur, et l’impossibilité de poser le pied pour se reposer (à la place, c’est si chouette de pouvoir flotter sur le dos ! ). Si on n’a pas besoin de savoir ce qu’on a sous les pieds quand on nage et qu’on n’a pas peur de partager l’espace avec les poissons, c’est absolument génial !

(*) Plan d’eau du Pas des Ondes, 26510 Cornillon sur l’Oule. Accès libre mais parking payant du 15/06 au 15/09 (en 2026, 6 € par voiture). Sur place, snack et restaurant.

Des idées d’expositions

Inspirations Japon à l’Artsolite à Saint Jean en Royans

Après une première grande exposition consacrée aux œuvres numériques de Yann Nguema, l’Artsolite propose une exposition consacrée aux artistes occidentaux inspirés par le Japon. Le voyage nous emmène du XIXe siècle à nos jours, dans les pas de Henri Rivière, Cathelin ou encore les street-artistes du collectif Blast. Depuis les estampes, jusqu’aux mangas, en passant par le travail du papier, les codes graphiques et les techniques des artistes japonais ont été, et sont toujours, une source d’inspiration pour les artistes européens. Ils s’approprient les codes, les détournent, les transgressent aussi parfois pour raconter une esthétique hybride.

En complément, lors de ma visite de l’exposition Inspirations Japon à l’Artsolite, je suis passée jeter un œil aux deux expositions de la maison du canal :

  • A ce moment-là, j’entre dans une forêt où Benoît Manent explore les saisons des forêts du Vercors par touches colorées, entre l’œuvre de Jean Giono et les fantômes de la Résistance
Exposition A ce moment-là, j'entre dans une forêt de Benoit Manent
A ce moment-là, j’entre dans une forêt – Benoit Manent

  • La vie en rose, une installation immersive de Philippe Chitarrini qui se vit pieds nus, profondément déroutante et paradoxalement hyper relaxante.

(*) L’Artsolite, 105 impasse des Tisserands, 26190 Saint Jean en Royans.
Exposition Inspirations Japon jusqu’au 27 décembre 2026 (payant).
Exposition A ce moment là j’entre dans une forêt jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit).
Installation La Vie en Rose jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit)

Les expositions que je n’ai pas encore eu le temps de découvrir

Parmi les expositions que je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir mais que j’ai repérées, il y a :

  • A vélo ! Echappées historiques et artistiques, au centre d’art de Crest. Le sujet des liens entre le vélo et l’art est intrigant. Les expositions du centre d’art de Crest sont assez petites et peuvent facilement se caser sur une fin de journée. Jusqu’au 11 octobre 2026 (payant)
  • Voyages au Levant, photographies de Nicolas Bouvier, au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les dernières expositions étaient hyper qualitatives et on m’a déjà dit beaucoup de bien sur celle-ci. Jusqu’au 31 octobre 2026 (gratuit).
  • La saison été 2026 des expositions au Château d’Aubenas, jusqu’au 20 septembre 2026 (payant) :
    • Mille six cent soixante-dix-sept, de Nicolas Daubanes, en lien avec les graffitis carcéraux que l’on trouve dans les anciens cachots du château.
    • Des patates, une exposition collective autour de la pomme de terre qui m’intrigue fortement

Edit du 17/07/2026 : j’ai eu le temps d’aller voir l’exposition A vélo ! Echappées historiques et artistiques à Crest. J’ai trouvé le propos plus orienté sociologie et technique qu’art et histoire. C’est surtout intéressant si vous aimez le cyclisme, et, idéalement, avez déjà quelques notions dans le domaine, en particulier sur les aspects techniques et leurs évolutions. Il reste qu’on y découvre de jolies machines, anciennes et modernes, et beaucoup de documents d’archives sur les courses nationales ou locales.

vélos et objets de cyclisme
A vélo ! Echappées historiques et artistiques – Centre d’art de Crest

Des idées de spectacles

Il y a de nombreuses propositions de spectacles autour de Valence tout au long de l’été, et j’avoue ne pas avoir eu le temps d’en faire un recensement. Je laisserai donc votre propre curiosité vous guider. Cependant, je souhaite partager avec vous ma dernière mésaventure « spectacle ».

Parmi les spectacles phares de l’été dans la Drôme, il y a les Fêtes Nocturnes de Grignan. Cette année, c’est L’Ecole des Femmes de Molière dans une mise en scène de Robin Renucci avec François Morel qui est proposée. Si je n’ai pas manqué une édition des Fêtes Nocturnes depuis plusieurs années, je dois avouer que cela s’est joué à pas grand chose cette année. J’attendais en effet de connaître les disponibilités de Melle 3e par rapport à ses examens scolaires et ses vacances avant de réserver les places. Or, elles sont parties encore plus vite que les dernières année. Quand j’ai appelé la billetterie fin juin, toutes les représentations de l’été étaient déjà complètes. Enfin, pas tout à fait puisqu’il restait quelques rares places uniquement pour la représentation du soir même. Il était 16.30 et je n’ai pas hésité quand la personne de la billetterie m’a demandé si j’étais disponible le jour même et si je pouvais payer immédiatement les billets par téléphone. Le spectacle était comme chaque fois d’une très grande qualité, tant dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs. C’est même sans doute une des propositions estivales de Grignan que j’ai le plus apprécié.

Salut des acteurs à la fin d'une représentation de l'Ecole des Femmes au château de Grignan
L’école des femmes de Molière, mise en scène de Robin Renucci, avec François Morel (Arnolphe), Robin Renucci (Chrysalde), Juliette Cahon (Agnès) et François Deblock (Horace).

En conclusion : si un spectacle vous tente, réservez le plus vite possible. Et n’hésitez pas à tenter votre chance en appelant les billetteries même si cela semble complet !


Barcelonne & Combovin – Drôme – mai 2026
Champis – Ardèche – juin 2026
Saoû – Drôme – juin 2026
Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – juin 2026
Labyrinthe végétal – Charmes sur Rhône – Ardèche – juin 2026
Valence – Drôme – juillet 2026
Plan d’eau du Pas des Ondes – Cornillon sur l’Oule – Drôme – juillet 2026
Artsolite – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – juin 2026
Grignan – Drôme – juin 2026

[projet 52-2026] semaine 28 – sur un banc

Cette semaine, le projet 52 nous invite à nous assoir sur un banc. Il y a bien sûr les bancs des jardins publics, et ceux qui permettent de faire une pause le long des rues. Mais ceux qui me fascinent, ce sont les bancs que l’on trouve en montagne, installés pour profiter de la vue. J’en connais quelques-uns plus ou moins faciles d’accès. J’en ai par exemple découvert il y a peu aux Deux Alpes. J’apprécie beaucoup celui que l’on trouve au sommet du Vellan dans le Vercors et d’où le regard embrasse la vallée de la Drôme, le Diois et le Dévoluy. Et puis, il y a celui d’Ambel, dans le Vercors aussi. Là, au niveau du Pas de Gouillat, un banc métallique a pris place au pied de la croix. Paradoxalement, il ne regarde pas l’impressionnante vallée d’Omblèze mais est orienté vers le plateau d’Ambel, et ses vastes étendues de pâturages, préférant la douceur de l’alpage à la rudesse des falaises.

croix et banc à Ambel
Un banc dans le Vercors…


Pour découvrir les bancs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[projet 52-2026] semaine 26 – ici

Cette semaine, le projet 52 ne nous emmène pas très loin puisqu’il s’agit d’être ici. J’ai réfléchi à ce que cet ici pouvait bien représenter pour moi. Et rapidement, j’ai pensé aux chouettes balades pas très loin de la maison. Celles que l’on fait sans les avoir forcément anticipé, celles sur les chemins qu’on connait par cœur et que pourtant on redécouvre à chaque fois. Ici, ce sont les piémonts du Vercors, la montagne par la fenêtre, la ligne d’horizon barrée à 1000 mètres d’altitude. Ici, c’est le vert du printemps, la chaleur de l’été, les couleurs vives de l’automne et les sommets enneigés (ou givrés) de l’hiver. Ici, c’est la montagne de la Raye, ma montagne de tous les jours, celle que je vois en partant le matin, en rentrant le soir, et même depuis le bureau.

La Raye vue depuis la Tour de Barcelonne


Pour découvrir ce qui se cache ici chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : Je vais passer une bonne partie de la journée avec des copains. Je ne sais donc pas à quel moment je pourrai venir valider les commentaires en modération. Je le ferai dès que possible quoi qu’il en soit.

[Drôme] un week-end nature à Chatillon en Diois en 5 étapes

Je n’étais allée qu’une seule fois à Chatillon en Diois. Ce jour là, je partais avec Mr 2e pour Mirmande, on avait aperçu de la neige sur les sommets du Glandasse et décidé d’opter pour un autre « plus beau village de France » : Chatillon en Diois. Notre découverte avait été rapide, entre le jour qui déclinait tôt et une entorse de la cheville qui m’empêchait de forcer, mais j’avais envie d’y revenir. L’occasion est venue d’une invitation à venir découvrir Valterra Lodges, des hébergements qui viennent d’ouvrir. J’ai choisi de venir le jour de la fête de la transhumance, un évènement qui me tentait depuis longtemps. Pour compléter le week-end, je suis allée randonner dans les magnifiques paysages du Diois.

Les vignes de Chatillon en Diois au pied des montagnes
Dans les vignes de Chatillon en Diois

Comprendre le pastoralisme à la fête de la transhumance

Les fêtes des transhumances sont nombreuses dans les massifs autour de chez moi. Le pastoralisme fait en effet partie des traditions de l’élevage, en particulier ovin (mais il y a aussi souvent des chèvres qui montent à l’estive en même temps). Au début de l’été, les troupeaux prennent la direction des alpages, guidés par les bergers à pied depuis les vallées où ils ont passé l’hiver dans les fermes. Cela donne lieu à des évènements festifs. Dans le Diois, la fête de la transhumance est jumelée à une fête de la Clairette, production viticole emblématique de la région.

défilé des brebis à la fête de la transhumance
Le moment fort de la transhumance, c’est le passage du troupeau dans les ruelles du village

Le temps fort de la fête de la transhumance est le passage des brebis dans les ruelles du village. C’est celui qui marque le début de la fête et il a lieu dès le matin. A Chatillon en Diois, ce sont presque 700 brebis et chèvres qui ont ainsi traversé le village vers 10.30 du matin en trottinant. Le spectacle ne dure pas longtemps mais il est impressionnant. Le reste de la journée, le troupeau se repose dans un pré en lisière du village, sous l’œil attentif des patous. Et justement durant la fête, des ateliers sont organisés pour mieux comprendre le rôle des patous, le comportement à avoir quand on croise un troupeau en montagne l’été, le travail des berges et de leurs chiens, mais aussi les enjeux du pastoralisme tant dans la dimension économique et agricole que dans la préservation des paysages.

troupeau de brebis se reposant à l'ombre
Le troupeau profite de l’ombre des arbres sous la surveillance du patou

Participer à une visite guidée du village

J’étais arrivée tôt afin de participer à la visite guidée du village prévue à 9.00 (afin qu’elle se déroule avant le lancement de la fête et que les ruelles ne deviennent trop encombrées). Découvrir un village avec une guide qui le connait par cœur, c’est l’occasion de prêter attention à des détails qui nous auraient échappé, de passer dans des endroits qu’on devine parfois à peine et surtout d’entendre plein d’anecdotes. La visite de Chatillon en Diois ne m’a pas déçue de ce point de vue. C’est toujours intéressant d’apprendre comment le village s’est construit et développé ou quels sont les enjeux géopolitiques auxquels il a fait face.

(Re)Découvrir la Clairette de Die à travers une randonnée dans les vignes

En même temps que la fête de la transhumance, dans le Diois, c’est la fête de la Clairette. Une grande partie des producteurs de Clairette étaient ainsi présents, proposant des dégustations, accessible avec un pass acheté au préalable. D’autres animations étaient incluses dans le pass, dont une randonnée dans les vignes accompagnés par des viticulteurs. A l’heure dite, nous sommes donc partis avec un groupe d’une quarantaine de personnes à pied du centre du village en direction des vignes. Nous avons ainsi pu découvrir les différents cépages qui entrent dans la composition de la Clairette (qui est une AOP), mais aussi des deux autres appellations locales : les coteaux du Diois et l’appellation Chatillon en Diois (qui produit des vins blanc, rouge et rosé). J’ai beaucoup aimé cette balade au cours de laquelle les viticulteurs nous ont montré les actions qu’ils réalisent à chaque saison sur la vigne, évoquant les techniques, le temps à y passer et l’éventuelle mécanisation ou pas, ainsi que l’histoire des vignes sur le territoire.

La randonnée, assez courte, nous a conduit au Serre de Poêt, une petite butte à environ 3 km du village. Là, à l’ombre des arbres, entourés par les vignes, nous avons dégusté une coupe de Clairette. En dehors de l’expérience de dégustation dans les vignes, j’ai beaucoup aimé les discussions qui sont nées spontanément avec les viticulteurs mais aussi entre les participants. J’ai ainsi eu l’occasion de beaux échanges avec Etienne, qui vit en itinérance avec sa compagne dans un van, et travaille à la saison dans l’hôtellerie restauration un peu partout en Europe depuis plusieurs années.

coupe de clairette
Déguster un verre de Clairette bien fraîche au milieu des vignes : une très belle expérience.
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Se ressourcer à Valterra Lodges

Le point de départ de ce week-end dans le Diois, c’était d’aller découvrir Valterra Lodges. Ce sont des lodges hyper cosy qui ont ouvert il y a quelques semaines à Chatillon en Diois. J’ai été très agréablement surprise par la qualité de la prestation. En effet, le lodge dans lequel je logeais, prévu pour 4 personnes était plus grand que ce à quoi je m’attendais. La pièce de vie est toute en baie vitrée, donc hyper lumineuse et ouverte vers l’extérieur. J’ai bien aimé le petit coin salon indépendant de la pièce principale, qui offre un espace de détente confortable à l’intérieur. Pensé pour les jours où il fait moins beau, il est aussi idéal pour se mettre à l’ombre si le soleil est un peu trop fort. La terrasse extérieure aussi était plus grande que ce que j’ai pu avoir dans d’autres hébergements de type bungalow. Là encore, en plus de l’espace repas avec une grande table, il y a un coin salon hyper agréable. C’est l’endroit où j’ai passé le plus de temps : dans l’après-midi avec un livre et en fin de journée avec ma tisane pour regarder le jour décliner et le soleil disparaitre.

Côté confort, vous l’aurez compris, j’ai été charmée. En plus, c’est calme et j’ai hyper bien dormi. Et si la cuisine du lodge est très bien équipée et permet de se préparer un repas, on est aussi à une dizaine de minutes à pied du centre du village, mais surtout juste à côté du restaurant Le Caveau. Bref, l’endroit est vraiment top pour un week-end orienté nature et déconnexion que ce soit en famille, entre amis ou en solo. On peut y passer du temps en mode chill, mais c’est aussi un excellent camp de base pour découvrir le Diois : randonnées, baignades, circuits à vélo mais aussi découvertes culturelles et producteurs locaux.

vue depuis la terrasse du lodge à Valterra
Ca, c’était la vue depuis la terrasse du lodge. J’ai pu prendre mon petit déjeuner face aux montagnes.

salade avec des ravioles
J’ai diné au restaurant Le Caveau. J’avais choisi le menu spécial transhumance avec une salade dioise, de l’agneau et des légumes au brasero et une tarte aux abricots. La cuisine est à base de produits de saison, et les saveurs sont là. J’ai particulièrement apprécié la cuisson de l’agneau, ce qui pour ceux qui me connaissent est un vrai point positif tant je peux être compliquée sur ce sujet.

Se rafraichir dans la rivière

Parmi les activités à faire dans le Diois (et plus globalement dans la Drôme) et qui ne demandent pas beaucoup d’engagement sportif, il y a aller se baigner à la rivière. Dès que le mercure grimpe sur le thermomètre, c’est le retour des pique-nique au bord de l’eau et des baignades. La rivière qui passe à Chatillon en Diois, c’est le Bez et il offre plein de jolis spots de baignade. L’un d’eux se situe à quelques centaines de mètres de Valterra Lodges (ils vont indiqueront comment y aller si vous leur demandez), mais il y en a plein d’autres tout au long de la rivière (un sentier la longe depuis le village). Je m’y suis rendue avec plaisir en fin d’après-midi. Après avoir bien marché toute la journée (entre la randonnée dans les vignes et le reste de la fête de la transhumance, j’avais déjà fait plus de 15 km à 16.00 !), j’avais envie de plonger dans l’eau fraîche. Enfin, plonger, le mot est peut être un peu exagéré : la rivière est plutôt un torrent et on ne peut pas vraiment y nager. Par contre, l’eau y est fraîche car elle arrive de la montagne (et il était encore tôt dans la saison), et elle était entre 15 et 16°C début juin. Pour les frileux, c’est sans doute encore un peu tôt pour se baigner, mais pour moi, c’était parfait !

passage sous les arbres menant à une rivière
Au bord de la rivière
(Note pour moi-même : penser plus souvent à aller se baigner dans les rivières)

S’émerveiller au Vallon de Combeau

Un secteur de randonnée mythique

Après une bonne nuit de sommeil, et un copieux petit déjeuner, j’ai rendu les clés du lodge et j’ai pris la direction du vallon de Combeau. J’entends parler de cet endroit depuis que je vis dans la Drôme ou presque. Sur les bords orientaux du Vercors, à plus de 1500 mètres, ce vallon au cœur des montagnes est un petit paradis pour la faune et la flore sauvages. L’accès se situe au delà de Chatillon en Diois quand on arrive de la vallée de la Drôme, le mettant à presque 2 heures de route de chez moi. Quand le séjour à Valterra Lodges s’est organisé, j’ai tout de suite su que j’irai à Combeau.

des personnes randonnent au cœur des montagnes du Vercors
La taille des randonneurs donnent une idée de l’immensité du paysage

Des paysages grandioses

Depuis le parking, on ne devine pas le vallon de Combeau. Il faut encore monter un peu à pied pour y accéder. Sitôt que je suis entrée dans le vallon, j’ai été subjuguée par la beauté du paysage dominé par la Montagnette. J’ai commencé à marcher en direction de la bergerie de Combeau. On suit une piste assez large, tout en étant entouré de montagne. A la bergerie, j’ai continué vers la cabane puis le Pas de l’Essaure. Au fur et à mesure, le paysage devient de plus en plus impressionnant, jusqu’à arriver au Pas de l’Essaure d’où l’on domine toute la vallée du Drac. En face, les sommets de l’Oisans et des Ecrins sont encore enneigés, tandis que la silhouette du Mont Aiguille se dresse à ma gauche. J’ai poursuivi jusqu’à la Tête Chevalière (1951 mètres) pour encore plus de points de vue sur les environs et une vue très impressionnante sur le Mont Aiguille.

La joie de pouvoir observer la faune et la flore sauvages

Ce qui fait la réputation du vallon de Combeau, en dehors de ses paysages exceptionnels, c’est la richesse de sa faune et de sa flore. Lors de ma randonnée, j’ai ainsi pu observer de très nombreuses fleurs : narcisses des poètes, trolles, myosotis, centaurées, gentianes, orchidées (j’ai repéré des orchis sureau, des orchis mâles, et des orchis fragans), etc. Mais surtout, il y avait des tulipes australes. Cette variété de tulipe sauvage est un des emblèmes du Parc Naturel Régional du Vercors. Assez petite, très élancée, élégante, elle se fait discrète tant qu’elle n’est pas ouverte.

Ce que je savais moins, c’est que le vallon de Combeau est aussi connu pour sa faune. Tout au long de la sortie, j’ai été survolée par les chocards à becs jaunes mais aussi par quelques vautours. Mais ce que j’ai préféré, c’est voir plein de marmottes. Moi qui avais vu ma première marmotte seulement en avril dernier, là, j’en ai vu des dizaines, plus ou moins discrètes. Puis, il y a eu cette rencontre improbable avec un bouquetin à quelques mètres du sentier seulement. Je n’y allais pas pour la faune, mais je suis revenue émerveillée !

marmotte sur l'alpage
Cette marmotte a surgi de « nulle part » juste devant moi sur le sentier. J’ai pu la regarder assez longuement avant qu’elle ne continue son chemin.
bouquetin sous un arbre
Ce bouquetin était tranquillement en train de paître sous un arbre, à quelques mètres du sentier, imperturbable.


Informations pratiques

  • Hébergement : Valterra Lodges, 115 Route de Die, 26140 Chatillon en Diois.
  • Restaurant : Le Caveau, 115 route de Die, 26140 Chatillon en Diois
  • Visite guidée du village de Chatillon en Diois : des visites sont régulièrement organisées, les renseignements sont à prendre à l’office de tourisme
  • Producteurs de Clairette (et autres vins des appellations locales) : quelques vignerons indépendants sont installés sur Chatillon en Diois mais beaucoup travaillent en coopérative avec Jaillance, dont le caveau se situe 335 avenue de la Clairette à Die (à la sortie de la ville en direction de Crest / Valence)
    (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
vue du vallon de Combeau
Randonnée au vallon de Combeau

A propos des randonnées

Dans les vignes à Chatillon en Diois : la randonnée jusqu’au Serre du Poêt est facile. En aller/retour depuis le village, il faut compter 6 km. Elle se fait sur une petite route au milieu des vignes.

Dans le vallon de Combeau :

  • La route d’accès au parking du vallon de Combeau est une route étroite de montagne, longeant parfois le précipice.
  • Le vallon de Combeau est très populaire. Il peut donc être compliqué de s’y stationner, même s’il y a un parking au niveau du panneau de départ des randonnées. J’ai du redescendre pour me stationner plus bas le long de la route à environ 600 mètres du parking. Quand je suis partie, il y avait des voitures jusqu’à plus de 1 km et demi du parking.
  • Il existe de nombreux tracés de randonnée dans le vallon de Combeau, plus ou moins techniques, plus ou moins difficiles. Vous en trouverez sans souci sur les différents sites type VisoRando ou AllTrails. Globalement, tant qu’on reste dans le fond du vallon, c’est assez facile. Dès qu’on approche des crêtes, cela devient plus difficile. La montée vers Tête Chevalière passe par exemple par un sentier qui tire droit dans la pente sur 500 à 600 mètres pour quasiment 120 mètres de D+ (j’ai fait le calcul pour vous, la pente est entre 20 et 25%).
  • Entre le Pas de l’Essaure et Tête Chevalière, on est facilement en bordure de précipice (falaises de plusieurs centaines de mètres de haut). Il convient donc d’être prudent.
  • Il n’y a pas de réseau dans le vallon de Combeau. Il faut donc prévoir une carte papier ou au moins avoir téléchargé la carte au préalable sur son téléphone.
  • Le balisage dans le vallon est réduit à sa plus simple expression : à peine quelques poteaux indicateurs. L’essentiel du balisage repose donc sur des cairns, technique traditionnelle pour indiquer les chemins. En l’absence de balisage et de cairns, il faudra utiliser son sens de l’orientation, sa carte et sa boussole.
  • A titre d’information, j’ai fait un circuit qui m’a emmenée de l’entrée du vallon de Combeau jusqu’à Tête Chevalière et retour. J’ai parcouru un peu plus de 10 km, avec 500 m D+. Le tracé était indiqué pour 4 à 5 heures, j’ai mis 3h15.
  • Le vallon de Combeau est un milieu naturel exceptionnel, et protégé. On n’y fait aucune cueillette. Et on ramène tous ses déchets (même les moins glamour, dont papier toilette et compagnie).
dans le vallon de Combeau
Au premier plan, un cairn de balisage : il suffit d’aller en direction du cairn suivant pour suivre le chemin.


Chatillon en Diois – Drôme – juin 2026


(*) J’étais invitée à séjourner à Chatillon en Diois par Valterra Lodges, ainsi que pour le diner au restaurant Le Caveau (collaboration commerciale non rémunérée). Mon avis est basé sur l’expérience que j’ai vécue. Les activités n’étaient pas organisées dans le cadre de cette collaboration. J’ai également choisi moi-même la date pour la faire correspondre à la fête de la transhumance.

[projet 52-2026] semaine 24 – arbre(s)

Pour le thème Arbre(s) de cette semaine du projet 52, j’ai simplement choisi de vous emmener en forêt. J’ai la chance d’en avoir plusieurs autour de chez moi. Celle-ci, c’est la forêt de Saoû : un milieu naturel exceptionnel, entouré de montagnes qui créent un climat et un écosystème uniques. J’y étais mardi soir à l’occasion d’un spectacle qui y avait lieu, donnant lieu à une déambulation à la nuit tombée sur un chemin menant à une clairière où nous nous sommes assis sur des tranches de bois pour écouter, regarder, nous laisser charmer et intriguer. Mais avant cela, comme j’étais en avance, j’ai fait une jolie balade de quelques kilomètres sur un des sentiers de la forêt, se faufilant entre les arbres. Et c’était très apaisant !

un chemin en forêt


Pour découvrir les arbres des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : ce week-end s’annonce généreux en soleil et je compte bien en profiter. Je ne passerai donc qu’en soirée pour valider les commentaires qui seraient en modération.

[Drôme] à la recherche des orchidées dans le Vercors- édition 2026

Parmi mes rituels printaniers, il y a la recherche des orchidées sauvages. Et pour cela, le Vercors reste un terrain de choix. Une copine me disait il y a peu qu’il y a 79 espèces d’orchidées sauvages dans le massif. J’ai fait une estimation (à la louche) et je pense en avoir observé entre 20 et 30 seulement (si j’ai le temps, j’essaierai d’affiner cela dans un prochain article). Cette année, j’ai dû m’y reprendre à deux fois, à une semaine d’intervalle, avant de réussir à vraiment voir les orchidées dans un de mes secteurs favoris.

paysage du Vercors
Même sans les orchidées, le paysage vaut le déplacement

Une première tentative peu fructueuse

La première fois, c’était tout début mai. Le ciel était couvert et du bricolage à faire à la maison avait occupé une bonne partie de la matinée. Je cherchais donc un endroit proche de chez moi pour une sortie rapide (j’avais acheté la veille de nouvelles chaussures de randonnée que je tenais à essayer en conditions réelles). Comme j’avais déjà plusieurs observé des orchidées sauvages à cet endroit tout début mai, j’en ai pris la direction. Bien avant d’arriver, j’ai su que ce serait compliqué. En effet, habituellement, j’en repère assez facilement sur les bas côtés de la route, mais cette fois, il n’y avait rien. Donc, j’ai opté pour une balade sur la montagne de Lozeron, en suivant le chemin balisé entre Vautour et Perrache.

panneau directionnel de randonnée
Dans le secteur de la montagne de Lozeron, il peut y avoir des troupeaux.
Ceux-ci sont gardés par des patous et la prudence est de mise. Si vous arrivez à proximité d’un troupeau, il faut le contourner le plus largement possible. Si le patou vient vers vous, arrêtez vous, restez calme, laissez le vous identifier comme n’étant pas un danger pour le troupeau. Pour avoir déjà croisé sur un chemin un tel chien, ils sont impressionnants mais généralement peu agressifs tant qu’ils ne vous considèrent pas comme un prédateur pour le troupeau.
chemin en forêt de sapins
Le chemin, très praticable, monte doucement en forêt

J’ai trouvé quelques orchidées au bord du chemin, mais très peu ou alors pas encore en fleurs. J’ai donc choisi de continuer la promenade juste pour le plaisir de marcher au calme, portée par le rythme de mes pas, bercée par le bruit du vent et le son des cloches des vaches dans le lointain. Le moment était simple et doux. Les paysages par contre montraient toute leur majestuosité. Ce chemin est vraiment beau, et je me demande encore pourquoi cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas emprunté.

Un second essai transformé

Après cette première tentative qui n’avait pas vraiment été couronnée de succès, j’ai décidé de retourner tenter ma chance la semaine suivante. Et cette fois a été la bonne. En approchant du site, j’ai commencé à apercevoir quelques orchidées sur le bas côté. Il restait maintenant à marcher doucement le long des chemins pour réussir à découvrir les spécimens plus ou moins discrets. J’ai d’abord vu quelques orchis singes que l’on repère assez facilement avec leur couleur rose sur fond blanc. Puis, ce sont des groupes d’orchis mâles, bien violets, qui ont attiré mon œil. Et là, j’ai vu un grand nombre d’orchis de Provence, généralement assez difficile à trouver avec leur couleur jaune très pâle. Le hic, c’est qu’ils étaient dans une zone clôturée et donc impossible à approcher. Je l’ai un peu regretté mais cela fait partie du jeu.

paysage du Vercors
Ici, on aperçoit deux synclinaux : celui, immense, de Saoû en arrière plan, que l’on repère à la forme de Roche Colombe sur la droite, et celui, plus petit, de Saint Pancrace dont on voit les falaises au milieu.

Un peu plus loin, quelques orchis pourpres montraient leurs couleurs plus foncées, tout comme les orchis militaires. Mais la jolie surprise est venue d’un orchis singe tout blanc. J’avais déjà observé cette variation de coloris, dite hypochrome, sur un orchis géant en bord de Rhône il y a quelques années. C’est toujours un peu surprenant pour ces fleurs habituellement si colorées. Puis, dans une prairie ouverte, j’ai repéré de loin quelques orchis de Provence. Avec le beau soleil de ce jour-là, ils étaient encore plus jolis. Je crois vraiment qu’à ce jour, ce sont mes orchidées sauvages préférées. En continuant à chercher, j’ai aussi pu repérer quelques orchis brûlés très discrets avec leur petite taille. La balade n’aura pas été très longue mais elle m’aura permis de voir ces orchidées que je retrouve avec plaisir chaque année dans ce secteur du massif du Vercors.


Lozeron / Combovin – Vercors – Drôme – mai 2026

ATTENTION : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles. Ce sont en outre des espèces protégées. Donc, il est interdit de les cueillir, et il faut faire très attention à ne pas les piétiner. Pour cela, le mieux est de rester sur les chemins ou les routes d’où il est facile de les observer et photographier. Une belle photo ne vaut pas la peine d’abimer la flore.

balisage de sentier de randonnée en jaune rouge
Il est important de rester sur les sentiers pour ne pas abimer la flore

[Drôme] profiter de la campagne au printemps

J’habite dans un village à la campagne, même si je ne suis pas très loin de la ville. J’aime profiter des différentes saisons autour de chez moi, et le printemps est une de celles qui offrent le plus de diversité. Chaque jour, je traverse des paysages changeant au fil des floraisons, et des cultures. Les évolutions dans les champs sont un marqueur du temps qui passe et qui nous emmène doucement vers la saison suivante, l’été et ses chaleurs. En attendant, je profite de la (relative) douceur du printemps. Venez, je vous emmène voir le printemps dans la campagne drômoise.

le synclinal de Saoû et les 3 Becs vu depuis le village de Suze dans la Drôme
Le synclinal de Saoû et les Trois Becs depuis Suze

De ferme en ferme, rendez-vous incontournable du printemps

Le domaine Peylong, viticulteurs depuis 6 générations

Ferme en ferme, c’est vraiment LE rendez-vous immanquable fin avril. Sur un week-end, de nombreuses fermes ouvrent leurs portes et nous permettent de découvrir comment sont produits les aliments que nous consommons. Ce sont toujours des découvertes intéressantes, et l’occasion de se fournir en bons produits locaux. Cette année, je n’ai visité que deux fermes, situées toutes les deux à Suze, dans le Vercors. J’ai commencé par le domaine Peylong. Là, la famille Lombard exploite des vignes depuis six générations.

des vignes au pied d'une montagne dans un paysage verdoyant
Les vignes du domaine Peylong au pied du synclinal de Saint Pancrace

Je suis arrivée juste après 9.00 et j’étais la première visiteuse de la journée. Quatre autres personnes sont arrivées juste après, et nous avons donc visité le domaine ensemble. Nous avons été accueillis par Fabien qui s’occupe du travail de la vigne et qui nous a expliqué le terroir et l’histoire du domaine. Puis, il nous a montré le chai. Nous avons ensuite rejoint Christelle dans le jardin, où nous avons pu nous installer pour une dégustation. Il était encore assez tôt mais le soleil brillait et rendait l’atmosphère joyeuse. C’est au son du chant des oiseaux que nous avons pu apprécier les différents vins du domaine.

vignes bordées d'arbres
Dans les vignes du domaine Peylong
verre de vin blanc
Dégustation de vin au soleil
(mention spéciale pour le blanc « L’oublié » que j’avais déjà eu l’occasion de goûter et qui se confirme comme un vin agréable que je prends plaisir à savourer).


(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

La ferme de Saint Pancrace, producteurs de fromages de chèvre

Après quelques achats au domaine Peylong, j’ai pris la direction de la ferme de Saint Pancrace. La matinée est déjà plus avancée et cette ferme attire beaucoup plus de monde. En effet, il s’agit d’une ferme qui produit des fromages de chèvre. Et qui dit fromages de chèvre, dit troupeau de chèvres. Les familles sont donc nombreuses à se presser pour venir voir les animaux. Il faut avouer qu’en cette période où les naissances sont nombreuses, c’est toujours sympathique de pouvoir découvrir des jeunes chevreaux. Et comme nous avons de la chance, il y a deux chevreaux de moins de 24 heures, l’un né dans la nuit et l’autre le matin même.

Un peu plus loin, le troupeau d’une cinquantaine de chèvres pait tranquillement dans un pré. Nous visitons ensuite la fromagerie où nous voyons comment est fabriqué le Picodon, et la salle de traite voisine. Puis, c’est le moment de la dégustation… et des achats !

chèvre
Une chèvre au pré
vue sur les 3 Becs depuis le village de Suze.
Un dernier coup d’œil à la vue depuis la ferme de Saint Pancrace avant de redescendre dans la vallée de la Drôme

Balades dans les piémonts du Vercors

Une randonnée autour de la Baume Cornillane

Sur les chemins

Si vous suivez mes aventures, vous avez noté que je vais souvent me balader du côté de La Baume Cornillane. C’est en effet un de mes terrains de jeu favoris car il a la bonne idée de ne pas être loin de la maison, tout en offrant de nombreuses possibilités. Un dimanche matin, j’ai voulu profiter du beau temps sans aller loin car j’avais déjà fait une belle journée de randonnée la veille. Je me suis donc naturellement dirigée vers La Baume Cornillane. Pour changer, j’avais cherché une trace sur un site de randonnée et j’avais trouvé une jolie boucle qui passait par le Pas du Pont et le château. Compte tenu de là où je souhaitais partir, j’ai adapté la boucle et choisi de la faire en sens inverse de celui donné par le site, pour une distance totale d’environ 6 km. Je connais assez bien le secteur, pour l’avoir parcouru à de nombreuses reprises et cela me convenait mieux ainsi.

Sur les chemins autour de la Baume Cornillane, on croise pas mal de sable

Je suis donc partie confiante sur ces chemins peu fréquentés. J’ai croisé seulement 2 ou 3 traileurs. Le tracé ne présentait par ailleurs aucune difficulté technique, si ce n’est qu’il n’était jamais plat, alternant montées et descentes. Il empruntait toutefois des chemins assez larges, en dehors de brefs passages en mono trace. Le paysage était absolument somptueux, comme chaque fois dans ce secteur. Bref, tout était réuni pour une matinée fantastique sur les chemins.

L’inattendu

Mais, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. En effet, à peu près à la moitié de la boucle, j’ai perdu l’équilibre sur un chemin de sable qui avait été raviné par les fortes pluies de l’hiver. Le chemin était beau, largement praticable, mais mon pied gauche a roulé sur un caillou et glissé dans l’ornière. Je suis tombée de façon assez violente, et j’ai immédiatement su que je m’étais blessée (même si une part de moi restait malgré tout un peu dans le déni en mode « ça va aller, c’est juste une douleur de contraction »). J’ai consulté l’itinéraire sur mon téléphone (ouf ! il y avait du réseau) pour confirmer ce que je voyais en lisant le paysage : il était préférable de continuer plutôt que faire demi tour, car j’étais à environ 1 km de croiser la route. Selon la douleur, je pouvais ainsi envisager de terminer en marchant sur le bitume, bien stable et en faux plat, même si cela allongeait la distance par rapport au chemin, caillouteux et avec deux belles montées/descentes.

paysage de moyenne montagne au pied du Vercors
Vue sur la Raye – le paysage juste avant que je ne tombe !

Une leçon à tirer

La fin de la randonnée n’a pas vraiment été amusante, et j’ai passé le reste de la journée dans le canapé avec une poche de glace sur la jambe. Je m’étais fait un petit claquage au mollet, qui a ensuite généré une tendinite de compensation. Si je vous raconte cette mésaventure, ce n’est pas pour me faire plaindre (c’était il y a plusieurs semaines et tout est quasiment maintenant rentré dans l’ordre). C’est surtout pour rappeler qu’en randonnée, même sur un terrain facile, même sur un terrain connu, on n’est pas à l’abri d’un accident. Donc, même pour une petite balade, surtout en montagne, on prévoit le nécessaire : assez de batterie sur son téléphone portable, un sifflet pour indiquer sa présence sans devoir s’époumoner si nécessaire, une trousse de secours minimale (désinfectant, compresses, pansements, sérum physiologique, mouchoirs en papier, petite bande – oui, ça semble beaucoup mais tout ça m’a servi un jour ! – et on s’assure que ce n’est pas périmé. J’ajoute pour ma part un antidouleur à cette liste), une couverture de survie, une lampe frontale chargée. Je pars également toujours avec 2 ou 3 compotes en gourde dans mon sac. Et idéalement, on prévient quelqu’un d’où on part et de l’heure à laquelle on devrait être de retour, surtout si on est seul.

vue sur le château de la Baume Cornillane depuis les montagnes environnantes
Et on n’oublie pas de profiter du paysage !

Les premiers coquelicots au pied de la Raye

Les premiers coquelicots sont arrivés fin avril dans les champs. J’ai aperçu ceux-ci en passant sur la route, et je n’ai pas pu m’empêcher de les prendre en photo. Ils marquent le début de la bascule du printemps à l’été.

champ de coquelicots au pied du Vercors
Champs de coquelicots au pied de la Raye


Suze & La Baume Cornillane – Drôme – avril 2026

[Drôme] le top 5 des incontournables de Romans

La ville de Romans sur Isère est souvent méconnue alors qu’elle recèle de nombreuses pépites. Entre les éléments patrimoniaux et le savoir faire, la ville offre en effet de nombreux attraits pour le visiteur de passage ou celui qui habite à proximité. Afin d’aider à se repérer dans la ville, il existe un Top 5 des lieux incontournables à explorer, complété par quelques bonnes idées autour du patrimoine ou de la gastronomie. Avec un groupe d’instagrameuses de la région, j’ai été conviée le mois dernier à venir découvrir ces incontournables.

Un dépliant édité par la ville est disponible à l’office de tourisme, dans les sites du top 5 ou en ligne. Il comporte une carte qui permet de se repérer pour savoir où aller.
J’ai eu un gros coup de cœur pour le design illustré du dépliant.

La Cité de la Chaussure, pour découvrir un savoir faire

Alors que j’habite à proximité de Romans, je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir la Cité de la Chaussure. Installée dans le local d’un supermarché désaffecté, la Cité est avant tout un projet solidaire. Après la crise de la chaussure qui a frappé Romans à la fin des années 1980, un groupe de travailleurs sociaux a cherché des solutions pour réemployer les anciens ouvriers des industries du cuir. Bien que n’ayant initialement pas envisagé d’ouvrir un atelier de fabrication de chaussures, c’est la mise en vente du matériel issu du démantèlement d’un grand chausseur qui fait prendre conscience du risque de perte de savoir faire lié au cuir sur le bassin romanais. La décision est prise de racheter le matériel et de recréer un atelier de fabrication de chaussures à Romans. La Cité de la Chaussure nait quelques années plus tard de la volonté de pérenniser les ateliers tout en proposant des visites et un magasin de vente.

exposition de photos dans l'entrée de la cité de la chaussure
Une exposition de photos des copains du Caillou aux Hiboux est proposée dans le hall de la Cité de la Chaussure

Après la présentation de l’histoire de la Cité de la Chaussure, et un petit tour dans la boutique (où quelques modèles me font de l’œil), nous avons pu visiter les ateliers. Là, des artisans étaient en train de travailler. Nous avons ainsi pu voir en direct certaines des étapes de la fabrication des chaussures. Le sens du détail et la précision des gestes sont impressionnants. Entre les différentes étapes, et les temps indispensables entre deux opérations, la fabrication d’une paire de chaussures s’étale sur deux jours et nécessite plusieurs heures de travail.

La Cité de la Raviole, pour une étape gourmande

Pour les gourmands, il faut aller à la Cité de la Raviole. Située juste en face de la gare, c’est à la fois une boutique et un lieu de découverte de cette fameuse petite pâte farcie, portée par la marque Mère Maury. On y découvre ainsi un film expliquant comment sont fabriquées les ravioles. On peut aussi y apprendre comment bien cuire ses ravioles. Et bien entendu, on peut acheter toute la gamme, en frais comme en surgelé.

ravioles en train de cuire dans une casserole d'eau
Leçon de préparation des ravioles

Mais, la raviole, c’est quoi ? C’est une spécialité de la région de Romans qui n’a rien à voir avec les raviolis italiens même si ce sont aussi des pâtes farcies. Elles se présentent en plaques de 48 ravioles. La recette traditionnelle est farcie à base de Comté, de persil et de fromage frais. Elle bénéficie d’une AOP, d’un label rouge et d’une IGP. Il existe maintenant de nombreuses variantes : au basilic, au fromage de chèvre, aux olives de Nyons, à l’ail noir, ou encore à la truffe par exemple. Ici, manger des ravioles, c’est habituel : on en trouve facilement partout, et chacun y va de sa recette. Le plus simple est de les cuire à l’eau ou au bouillon : on les sort de l’eau avec une écumoire dès qu’elles remontent et on déguste aussitôt. Mais on peut aussi les frire pour les mettre à l’apéritif ou en salade ou les faire en gratin, avec un peu de crème. Pour ma part, je les fais généralement en gratin avec des courgettes et du saumon, ou avec des champignons et du Saint Marcellin. J’aime bien aussi les préparer dans un bouillon miso. Le soir en hiver, c’est un plat simple, rapide et réconfortant.

un petit bol de ravioles et le visuel du top 5 des incontournables de Romans
Nous avons pu déguster les ravioles traditionnelles et les ravioles à l’olive de Nyons

Le Musée de la Chaussure, pour une pause culturelle

Le Musée de la Chaussure fait partie des incontournables de Romans depuis un moment pour moi. J’avais déjà eu plusieurs fois l’occasion de le visiter, mais c’est toujours un plaisir. Cette fois, nous étions accompagnés par Baptiste pour une visite guidée. J’avais déjà fait une visite guidée avec Baptiste et il a plein d’anecdotes à raconter, que ce soit sur le musée, la chaussure à Romans ou les collections qui sont exposées (et je ne dis pas cela parce que Baptiste est un copain : il est vraiment un guide fantastique !). Il nous a emmenés à travers les salles du musée pour nous expliquer le savoir faire romanais avec les marques historiques, l’évolution de la chaussure dans le temps et dans le monde, mais aussi les chaussures récentes, comme les fameux crampons de Kylian Mbappé.

Comme nous étions en visite VIP, nous avons eu le droit de nous rendre au centre de documentation du musée. Là, des milliers de documents relatifs à la chaussure sont archivés. Ils servent aujourd’hui de base de recherche pour les designers ou pour la création de costume de scène. Nous avons aussi eu la chance de pouvoir jeter un œil aux réserves. Le musée de la Chaussure a un fonds d’environ 20 000 pièces dont une infime partie est exposée. Le stockage de ces trésors est très impressionnant. Baptiste avait également eu l’autorisation de nous sortir quelques modèles prestigieux ou rares, dont certains sont inexposables en raison de leur fragilité. J’avoue avoir largement savouré ce moment privilégié.

Marques Avenue, pour le shopping

Marques Avenue s’est installé à Romans en , dans une ancienne caserne de gendarmerie réhabilitée par le cabinet d’architecture JML Wilmotte. C’est aujourd’hui un centre commercial outlet qui a la particularité d’être à deux pas du centre ville. Avec 90 boutiques de mode, pour la maison ou gourmandes, il y en a pour tout le monde. Le centre commercial est très végétalisé et le passage d’une boutique à l’autre se fait par l’extérieur, comme on se promènerait dans des rues bordées de magasins.

centre commercial Marques Avenue à Romans
Marques Avenue est installée sur une ancienne caserne de gendarmerie

Le matin, nous avons eu la chance de prendre notre petit déjeuner dans la boutique Lindt (une de mes boutiques préférées à Marques Avenue) où nous avons pu découvrir certaines des nouveautés. L’après-midi, nous étions de retour à Marques Avenue pour un défi shopping. Munie d’une carte cadeau, j’avais 45 minutes pour trouver un article coup de cœur dans les boutiques du centre commercial. Je dois dire que je ne suis pas vraiment branchée shopping, et que j’achète le plus souvent en réponse à un besoin. Avec seulement 3/4 d’heure devant moi, cela laissait peu de temps pour trouver un article de mode et faire des essayages. J’ai donc opté pour des choses pour la maison : des torchons, des assiettes et des bougies (des valeurs sûres en quelque sorte). Cela m’a quand même permis de voir la diversité des boutiques et de me donner des idées pour de futurs achats. Enfin, nous avons pris un goûter chez Bagelstein, situé dans l’enceinte de la caserne. La journée ayant été chaude, j’étais contente de pouvoir me poser pour savourer un smoothie.

sacs de shopping
Défi shopping relevé (et avec seulement 48 centimes de dépassement) !

Pour plus de découvertes… dont le 5e incontourable

Vous l’aurez noté : il manque le 5e incontournable. La journée ayant déjà été très bien remplie, je vais devoir retourner à Romans pour en profiter. Il s’agit des nombreux ateliers et boutiques d’artisans et créateurs situés dans le centre de Romans. J’en ai repéré quelques uns qui me font particulièrement de l’œil quand nous sommes passés dans les rues piétonnes du centre ville. J’ai par exemple eu un vrai coup de cœur pour un sac de la marque Nodie’s (et je ne suis pas la seule : la reine Rania de Jordanie en a déjà deux !)

chaussure géante devant la tour Jacquemart à Romans
Le parcours des chaussures géantes à Romans, ce sont 13 étapes pour découvrir la ville et le patrimoine.
Ici, un derby de Stéphane Kelian devant la Tour Jacquemart.

Pour d’autres idées à Romans, je peux vous suggérer de :

terrasse de café
Terrasse au soleil dans le centre ville de Romans

Informations pratiques

  • La Cité de la Chaussure – 36 place Jean Jaurès, 26100 Romans. Pour connaitre les horaires de la boutique et les possibilités de visites des ateliers, il faut se rendre sur le site internet de la Cité de la Chaussure.
  • La Cité de la Raviole Mère Maury – 33 boulevard Gabriel Péri, 26100 Romans – face à la gare. Les horaires sont à retrouver sur le site internet de la marque Mère Maury. En complément de la boutique, un distributeur de ravioles va être installé juste de l’autre côté de la rue, aux Halles Autonomes.
  • Le Musée de la Chaussure – rue Bistour, 26100 Romans. Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée.
  • Marques Avenue – avenue Gambetta, 26100 Romans – 90 boutiques mode, maison et gourmandise.
chat endormi
Le plus mignon des gardiens du Musée de la Chaussure


Romans – Drôme – avril 2026