[Auvergne] du Val de Sioule au Méandre de Queuille

Devant être à Montluçon assez tôt un matin pour participer à une cérémonie familiale, j’avais choisi de partir la veille et de faire un peu de tourisme. J’avais en particulier repéré le joli village de Charroux (la faute aux bougies… que j’avais découvertes lors de mon passage à Moulins il y a 2 ans et à la vendeuse de la boutique lyonnaise de la marque avec qui j’avais échangé au sujet du village un jou où j’étais allée me ré-approvisionner…). Me voilà donc partie pour le val de Sioule, une sortie en mode mini road-trip qui m’emmènera un peu plus loin que prévu jusqu’au méandre de Queuille !

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L’église de Jenzat, église peinte du Bourbonnais

L’église peinte de Jenzat a été ma première surprise lors de ce mini road-trip. J’avais entendu parler des églises peintes du Bourbonnais, sans toutefois prévoir d’aller en visiter. Or, sur la route pour Charroux, j’ai traversé le village de Jenzat et le panneau indiquant l’église peinte a piqué ma curiosité. Et j’ai eu la très bonne idée de le suivre !

Déjà, le cadre était charmant. L’église est située sur une petite place arborée et enherbée d’où l’on a une jolie vue sur les environs. Là, j’ai croisé un chat qui a semblé vouloir jouer les guides pour moi, me conduisant jusqu’à la porte de l’église.

Une fois dans celle-ci, j’ai pu admirer ce qui est une véritable bande dessinée du Moyen-Âge sur les murs de l’église ainsi qu’un décor coloré. Un interrupteur permet d’éclairer les fresques, rendant leur découverte encore plus intense.

Suivez le guide…
Sur les murs, on devine les anciens décors
La vie de Sainte Catherine d’Alexandrie
La Passion du Christ
Décors du chœur et de la nef
La visite est terminée…

Jenzat – Allier – juillet 2022

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Charroux, l’un des plus beaux villages de France

Charroux était donc le but initial de mon expédition…. Arrivée un peu après midi, j’ai d’abord entrepris de déjeuner dans un des nombreux restaurants du village. Puis, je suis partie me promener dans les rues médiévales.

Au fil des ruelles, je découvre de jolies petites maisons fleuries, une église pleine de charme, des cours bordées d’échoppes… Chaque croisement est une nouvelle invitation à la découverte des trésors secrets de Charroux. Le village mérite amplement sa place dans la liste des plus beaux villages de France, et je regrette de ne pas y être passée auparavant tant il est proche de ma route Drôme/Bretagne !

Je prolonge la promenade jusqu’au belvédère d’où la vue sur le val de Sioule est bien dégagée et offre un horizon à plusieurs dizaines de kilomètres. Puis, je gagne la fabrique la moutarde de Charroux (ce serait dommage de repartir les mains vides du village… et comme je suis allée acheter déjà des bougies peu de temps avant à ma boutique lyonnaise… ).

Après presque 2 heures à arpenter le village, il est temps pour moi de filer vers de nouvelles aventures !

Vieilles treilles et jolies maisons dans la rue principale du village médiéval
La boutique des bougies de Charroux est située dans la belle maison à pans de bois à côté de l’église
Derrière l’église, un charmant jardin apporte un peu de fraicheur dans un univers plutôt minéral
Faire le tour de l’église pour retourner dans la rue principale
L’une des deux portes restantes de la ville
Dans la cour des dames, vieilles pierres, rosiers grimpants et hortensias
La place du belvédère est entourée d’un muret de pierre et dominée par un vieux chêne
Vue sur le val de Sioule et les plaines de l’Allier
La fabrique de la moutarde est située au cœur du village

Charroux – Allier – juillet 2022

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Le viaduc de Rouzat, construction Eiffel

La ligne de chemin de fer Gannat/Commentry doit à plusieurs reprises traverser la Sioule. A cet effet, il a fallu construire des viaducs. En 1869, le viaduc de Rouzat (et son frère le viaduc de Neuvial) est livré à la société de chemin de fer par la société Eiffel et Cie, fondée peu de temps avant par Gustave Eiffel. Il est aujourd’hui toujours emprunté par les trains circulant entre Montluçon et Clermont-Ferrand.

J’ai choisi d’aller le voir « par en haut ». Pour cela, j’ai suivi les panneaux indiquant le viaduc de Rouzat depuis le centre du village de Saint Bonnet Rochefort, jusqu’à un petit parking au milieu de la campagne.

De là, une courte randonnée (toujours en suivant les panneaux indiquant le viaduc) permet de rejoindre un point de vue impressionnant sur le viaduc, où se trouvent quelques panneaux explicatifs.

le Viaduc de Rouzat vu depuis le belvédère
Le sol du sentier brillait avec le soleil jouant dans les micas du granit
Sur le chemin

Viaduc de Rouzat – Allier – juillet 2022

A noter : il est possible d’aller voir les viaducs de Rouzat et de Neuvial depuis le bas par la route. L’itinéraire est aussi fléché depuis le village de Saint Bonnet Rochefort.

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Les gorges de la Sioule, havre de fraicheur

Comme il faisait bien chaud ce jour-là, j’ai décidé d’aller dans les gorges de la Sioule chercher un peu de fraicheur. Situées entre l’Allier et le Puy de Dôme, elles offrent de beaux paysages que l’on découvre au fil de la route qui longe la rivière.

Après avoir trouvé un stationnement sur un petit parking, je suis descendue jusqu’au lit de la rivière, en sous-bois : l’endroit parfait pour y tremper mes pieds pour une pause bienfaisante !

au bord de la Sioule
les pieds dans l’eau…

Gorges de la Sioule – Allier / Puy de Dôme – juillet 2022

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Le méandre de Queuille, Horseshoe Bend auvergnat

J’ai ensuite continué la route le long de la Sioule avec comme objectif d’aller jeter un œil au méandre de Queuille. A cet endroit, la Sioule forme un fer à cheval très impressionnant.

Ayant vu de nombreuses photos (à raison, l’endroit est extrêmement photogénique), je craignais d’être un peu déçue, mais une fois sur place, le paysage m’a époustouflée !

Pour vous donner une idée de l’échelle, on aperçoit un petit bateau sur la rivière à gauche de la photo

Queuille – Puy de Dôme – juillet 2022

(*) pour admirer le méandre, il faut se rendre dans le village de Queuille où un belvédère accessible depuis la place de l’église offre un point de vue sur toute la vallée.

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Le viaduc des Fades, (ex) plus haut viaduc du monde

Après Queuille, j’ai poussé de quelques kilomètres pour aller admirer le viaduc des Fades, toujours au dessus de la Sioule. Conçu en 1901, il était alors le plus haut viaduc du monde. Il est toujours dans les 50 plus hauts viaducs ferroviaires du monde. Ses piles, construites en moellons de granit, culminent à 92 mètres. Elles sont toujours les plus hautes piles de pont en maçonnerie traditionnelle au monde.

Contrairement au viaduc de Rouzat, le viaduc des Fades n’est plus utilisé pour le service ferroviaire. Son tablier s’est abimé au fil des années et fait aujourd’hui l’objet d’un projet de restauration. Un itinéraire de vélorail permet maintenant d’emprunter le viaduc (et j’imagine que les 375 mètres de sa traversée doivent être très impressionnants ! ).

Le viaduc des Fades traverse sur 375 mètres la vallée de la Sioule à plus de 90 mètres de haut !
Juste en amont du viaduc, le lac des Fades a été créé par la construction d’un barrage hydroélectrique à la fin des années 1960

Lac des Fades – Puy de Dôme – juillet 2022

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La journée touche à sa fin, et il est temps pour moi de gagner Montluçon afin d’y passer la soirée….

[Drôme] fin de journée estivale en Drôme Provençale

En juillet, nous sommes allées passer une fin de journée en Drôme Provençale avec Melle 3e. J’avais en effet réservé de longue date des places pour les Fêtes Nocturnes à Grignan, et nous avions prévu initialement de passer une bonne partie de la journée dans le secteur de Saint Paul Trois Châteaux (nous avions trouvé les paysages superbes lorsque nous y étions descendues pour une compétition d’équitation en juin). L’intensité de la chaleur (la Drôme était en alerte canicule depuis quelques jours déjà) nous a conduit à réviser nos ambitions à la baisse, sans toutefois nous faire complètement renoncer !


La Garde Adhémar, l’un des plus beaux villages de France

Nous sommes arrivées vers 17.00 à La Garde Adhémar, premier arrêt de notre fin de journée. Situé sur un éperon calcaire, le village a conservé sa structure médiévale, dominée par l’église (que l’on aperçoit d’ailleurs depuis l’autoroute A7). Comme cinq autres villages en Drôme (Mirmande, Grignan, Chatillon-en-Diois, Le Poët-Laval, Montbrun-les-Bains), La Garde Adhémar est classée parmi les plus beaux villages de France.

Depuis la place centrale, ombragée de platanes, nous avons parcouru les ruelles aux façades de pierres blanches jusqu’aux anciens remparts. Puis, nous avons gagné l’église romane, construite au XIIe siècle, et dont la sobriété invite au recueillement.

Depuis le parvis de l’église, nous avons pris le temps d’admirer la vue sur la plaine dans laquelle on devine le ruban bleu du Rhône. Puis, nous sommes descendues dans le jardin des herbes.

Façade de calcaire blanc et figuier de Barbarie… un petit goût de la Provence
L’église romane de La Garde Adhémar domine le village et le paysage
Vue sur l’église en descendant dans le jardin des herbes

Le jardin des herbes, jardin remarquable

Alors que nous descendons les escaliers, c’est une nuée de papillons qui nous accueille dans le jardin des herbes. Installés sur les anciens potagers en terrasse du village, ce jardin a été créé en 1990. Jardin municipal, il accueille plus de 200 espèces de plantes aromatiques et médicinales, soigneusement étiquetées avec leur nom et leurs usages.

Le lieu charme par son agencement et la richesse de sa flore qui se déclinent en de jolies palettes colorées et odorantes. Une source permet d’en assurer l’approvisionnement en eau, mais aussi l’épanouissement un figuier.

Le jardin des herbes domine la plaine du Rhône
Des dizaines de papillons se régalent des nectars des différentes fleurs du jardin
Petite pause à l’ombre des arbres… avant de repartir affronter la chaleur et le soleil !

Le Val des Nymphes, havre de fraicheur

Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir le Val des Nymphes, sur la commune de La Garde Adhémar, et comme c’était sur notre route vers Grignan en repartant du village, nous n’avons pas manqué de nous y arrêter.

Au cœur de la forêt, un panneau indique l’entrée du site et j’aperçois la chapelle depuis la route. Nous laissons la voiture un peu plus loin, sur un espace de stationnement. Nous longeons la route pour revenir jusqu’au chemin conduisant au site. Des chênes centenaires nous entourent alors que nous prenons le sentier menant à la chapelle.

C’est une impression de fraîcheur qui nous frappe en premier. En effet, une source et un réseau hydraulique sont présents sur le site. La source est d’ailleurs sans doute à l’origine de cultes antiques aux Mères Nymphes : sur la colline calcaire, l’eau se fraye presque miraculeusement un chemin pour s’écouler au cœur des rochers.

Mais c’est au Moyen-Âge qu’est édifiée la chapelle romane encore présente sur le site. L’endroit est alors un prieuré dépendant de la puissante abbaye de Tournus. Des fouilles et sondages archéologiques ont également permis de retrouver la trace d’un habitat médiéval et d’autres chapelles.

Nous explorons les lieux, à l’ombre des vieux chênes. Melle 3e escalade les rochers en surplomb de la source. Nous admirons le reflet de la chapelle dans le bassin à l’eau cristalline. Le site n’est pas très étendu mais nous prolongeons notre arrêt pour en profiter au maximum.

J’avais entendu parler du Val des Nymphes à de nombreuses reprises comme d’un lieu magique… Je crois que le qualificatif est encore en-dessous de ce que nous y avons ressenti.

La source du Val des Nymphes a été canalisée et une fontaine créée directement dans le calcaire du site.
La chapelle romane se reflète dans un bassin alimenté par la source

Grignan, en attendant le spectacle

Nous arrivons à Grignan alors qu’il est presque 19.00. Le spectacle commence à 21.00. Nous faisons un petit tour dans le village, explorant quelques rues où je n’ai pas l’impression d’être déjà allée.

Puis, nous allons diner au Café de Vignerons. Nous nous y étions arrêtés l’an dernier pour prendre un verre et avions regretté d’avoir déjà réservé ailleurs pour le diner. Cette année, nous avons anticipé et réservé une table pour déguster de délicieux tapas (la cuisine est rattachée à celle de l’établissement étoilé Le Clair de la Plume). Bien entendu, je les accompagne d’un verre de vin de l’appellation Grignan-les-Adhémar. Nous nous régalons et profitons tranquillement de notre début de soirée.

Nous prenons ensuite la direction du château où se joue le spectacle. Mais avant cela, nous avons le temps de profiter du coucher de soleil et de la vue depuis les terrasses du château. La Lune semble saluer le Mont Ventoux, tandis que de l’autre côté, l’astre solaire tire sa révérence.

L’heure de rejoindre notre place approche. Cette année, ce sont Les Fâcheux de Molière qui ont été montés. Jouée pour la première fois lors d’une fête au château de Vaux-le-Vicomte devant Louis XIV en 1661, elle ne fait pas partie des plus populaires du répertoire de l’auteur. Pourtant, cette comédie-ballet, reprise dans une version la plus proche possible de celle d’origine. Ainsi, Thomas Cousseau (que l’on avait pu voir l’an dernier sur la même scène dans le rôle du Capitaine Fracasse) reprend les rôles de presque tous les Fâcheux, joués par Molière lui-même dans la mise en scène initiale. Sur scène, 5 comédiens, 2 danseurs et 3 musiciens suffisent à faire revivre l’esprit du XVIIe siècle avec un texte qui trouve des résonances atemporelles.

Presque deux heures se sont écoulées à la fin de la représentation. Nous passons au bar du Bosquet dans les jardins du château afin de prendre un rafraichissement avant de reprendre la route vers la maison !

Heure dorée sur la façade du château
Le soleil dore la façade de la cour du puits
La Lune se lève au dessus du Géant de Provence
Fin de journée sur la terrasse du château

Malgré le programme un peu restreint à cause de la chaleur, cette fin de journée en Drôme Provençale aura été pleine de jolies découvertes et de bons moments… De quoi nous donner envie de revenir !

La Garde Adhémar & Grignan – Drôme – juillet 2022

[petits moments] en passant par l’Allier

J’ai passé deux journées dans l’Allier cet été : une première sur la route vers la Bretagne où j’ai profité d’une cérémonie familiale pour faire un peu de tourisme à la limite de l’Allier et du Puy de Dôme, puis une seconde sur la route du retour où je me suis arrêtée à la limite de l’Allier et du Cher, puis en forêt de Tronçais.

Je reviendrai en détail sur les principales découvertes de ces deux jours (je mettrai à jour les liens dans le bas de cet article dès qu’ils seront actifs), mais voici déjà quelques instantanés….

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En fin de journée à Montluçon, j’ai flâné dans les rues de la Cité Médiévale. La silhouette du château des ducs de Bourbon se repère de loin !

Un peu plus loin, devant l’imposant bâtiment XIXe siècle de la mairie, le spectacle des jets d’eaux m’a fasciné un bon moment….

Montluçon – Allier – juillet 2022

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Sur la route du retour, j’ai dormi une nuit au cœur de la forêt de Tronçais… Au petit matin, l’ambiance sur l’étang était particulièrement magique…

Cela m’a vraiment donnée envie d’organiser un petit séjour pour randonner et découvrir cette magnifique chênaie !

Étang de Tronçais – Allier – août 2022

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Juste avant de reprendre l’autoroute pour rentrer, nous avons fait un arrêt-découverte dans le petit village de Hérisson, qui avait été classé 3e de l’émission Le village préféré des français en 2021.

A deux pas du marché, dans les petites rues médiévales du village….

Nous avons en particulier apprécié de nous promener dans les ruines du château médiéval qui domine le village…

Hérisson – Allier – août 2022

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Liste des articles relatifs à ces passages dans l’Allier :

[Drôme] Mirmande & Cliousclat, villages perchés

Cela faisait un moment que j’avais envie de retourner me balader à Cliousclat, un village perché plein de charme. Aussi, un dimanche matin, je suis partie pour m’y promener… Mais le hasard est parfois un peu farceur et une erreur à une bifurcation sur la route m’a fait arriver au pied de Mirmande, un autre village perché. Qu’à cela ne tienne, j’ai d’abord fait le tour de Mirmande avant de rejoindre Cliousclat, les deux villages n’étant distants que de quelques kilomètres.


Mirmande, tôt le matin…

Mirmande est un village classé parmi l’un des plus beaux villages de France. Cette classification, amplement méritée, a pour conséquence que les visiteurs s’y pressent nombreux à la belle saison. Pour éviter une trop importante foule, j’y vais généralement en arrière saison ou tôt le matin. Comme j’étais partie tôt de chez moi le matin afin d’éviter la chaleur lors de ma balade, il était encore tôt quand je suis arrivée à Mirmande.

J’ai donc emprunté les petites ruelles pour monter vers l’église (où une exposition sur Boncompain, un artiste drômois est présentée cet été jusqu’au 30 septembre, mais j’étais trop tôt pour pouvoir la visiter… on ne peut pas avoir que des avantages à être matinal dans les lieux touristiques !). C’est chaque fois un vrai plaisir que de flâner sans plan, passant d’une calade à un escalier, d’un point de vue sur la vallée à une vue sur les toits…

Je n’ai croisé presque personne, mais j’ai pu faire connaissance avec plusieurs chats, plus ou moins curieux de ma présence. Et j’ai terminé cette balade par un café en terrasse… Comme un goût de vacances avant que celles-ci n’aient commencé !

A l’heure où les commerces commencent à peine à ouvrir…
French touch
Sous la treille
Croiser quelques chats…
Le café en terrasse, un goût de vacances !

Mirmande – Drôme – juillet 2022


Cliousclat, village de potiers

Je n’étais venue qu’une seule fois à Cliousclat, il y a déjà plusieurs années. Plus petit que Mirmande, le village n’en est pas moins charmant.

Je me suis promenée dans les petites rues du village, allant d’une place ombragée à une autre. J’ai fait un arrêt rafraichissant au bord du lavoir-fontaine où de petites plantes avaient été déposées dans des pots de terre brisés. J’ai laissé mon regard s’attarder sur les rebords de fenêtre garnis de pots de fleurs.

Il faut dire que Cliousclat est un village renommé de potiers. Plusieurs ateliers y sont installés, faisant perdurer une tradition séculière. En effet, le travail de la terre vernissée se fait depuis le XIXe siècle dans le village qui dispose d’une carrière d’argile. Au début du XXe siècle, la fabrique de poterie de Cliousclat est construite, permettant de réunir en un même lieu l’ensemble des étapes du travail du potier. La fabrication s’industrialise, et la production se diversifie, passant des récipients nécessaires au travail de la ferme à ceux de la table familiale. Les familles Anjelaras puis Sourdive assurent la direction de l’établissement qui emploie de nombreux ouvriers.

En 2012, la production industrielle s’arrête sur le site. Une SCIC est alors créée sous l’égide de la mairie afin de racheter la poterie et relancer une fabrication dans le lieu classé Monument Historique depuis 1997. Aujourd’hui, la Poterie de Cliousclat produit des jarres et pots pour le jardin ainsi que de la poterie culinaire. Un petit musée a également été installé dans le bâtiment… et il est très difficile de repartir les mains vides de la boutique (je n’ai pas réussi en tous cas !).

Charmantes ruelles du village
Sous la fontaine du lavoir…
Reflet dans le lavoir
Pause fraicheur au bord du lavoir
Bord de fenêtre fleuri
impossible de ne pas faire un tour à la Poterie !
plat vernissé ancien avec un décor « au clou »
Poterie culinaire à la boutique…

Cliousclat – Drôme – juillet 2022

[projet 52-2022] semaine 32 – été

Cette semaine, le projet 52 nous invite à illustrer l’été… Alors que nous sommes au milieu du mois d’août, on peut dire que c’est de saison !

Cette année, l’été est particulièrement chaud et, tout comme l’hiver et le printemps qui l’ont précédé, extrêmement sec… J’avais pensé descendre un peu le lit de la rivière qui traverse mon village afin de trouver l’assec, même pas 2 kilomètres plus bas. Je n’avais encore jamais vu le niveau de celle-ci aussi bas et il est possible de la traverser à pied sec au cœur même du village. Mais je n’en ai pas eu le temps avant de partir en Bretagne (dont je reviens normalement ce samedi ! – cet article est programmé).

L’été, ce sont aussi les glaces, les terrasses, les soirées qui se prolongent… et les balades dans les vieux villages tôt le matin afin de profiter de la relative fraicheur et du peu de monde déjà sur place !

Voici donc le paysage tel qu’on peut le découvrir depuis les hauteurs de Mirmande, un village perché à une trentaine de kilomètres de chez moi mais où le dépaysement est déjà présent, où tout chante encore plus le Sud que chez moi, où la Provence se profile réellement…

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Pour voir ce que l’été a inspiré aux autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires..

NB : vous l’avez sans doute compris : je suis sur la route du retour de Bretagne. Je ne sais donc pas à quelle heure je vais arriver (puisqu’à l’heure où j’écris, je ne sais pas à quelle heure je serai partie…). Et à mon arrivée, j’aurai encore pas mal de choses à faire à la maison .Toutefois, pas d’inquiétude, je passerai valider les commentaires qui seraient en modération dès que possible !

[petits moments] chercher la fraîcheur au Parc des Trinitaires

Après plusieurs jours de canicule, c’est au parc des Trinitaires que Melle 3e et moi sommes allées chercher un peu de fraîcheur. C’est un parc valentinois que nous connaissons bien (Melle 3e y pratique parfois la course d’orientation) : plus sauvage que le parc Jouvet voisin, il présente l’avantage d’être non seulement parcouru par un ruisseau et de nombreux canaux mais aussi celui d’être en sous-bois. Nous y étions d’ailleurs allés en famille l’été dernier dans un but similaire…

Si nous avons bien trouvé l’ombre attendue, et une relative fraîcheur, nous avons été surprises du faible niveau d’eau dans le ruisseau de l’Epervière. De même, certains canaux étaient asséchés, le débit de la source ne permettant pas de tous les alimenter… Cette année est vraiment catastrophique et il faut vraiment fermer les yeux pour ne pas se rendre compte de la sécheresse que nous vivons (pour mémoire, la Drôme est en vigilance sécheresse depuis avril. Cela a été remonté d’un niveau fin mai pour finalement être placée en alerte maximale sécheresse mi-juillet).

Quoi qu’il en soit, nous étions contentes d’avoir eu cette idée (nous devions être à Valence vers 13.00 pour déposer Mr 2e au train, et cherchions donc une promenade à faire pas trop loin de la gare et qui ne serait pas trop pénible en début d’après-midi). Cette promenade s’est révélée une fois de plus fort agréable malgré la (très) forte chaleur de ce jour-là.

Depuis le quartier de la Comète, rejoindre le parc des Trinitaires en longeant le ruisseau de l’Epervière
A l’ombre des arbres…
Plongée au cœur d’un monde de verdure
Comme une envie de mettre les pieds dans l’eau !
Se contenter de plonger les mains dans l’eau fraîche d’un canal

Parc des Trinitaires – Valence – Drôme – juillet 2022

(*) Différents accès sont possibles pour le Parc des Trinitaires : depuis le parc Jouvet et le quartier de la Comète via la 2e impasse de la Comète (suivre le fléchage Jouvet-Epervière), depuis l’avenue Maurice Faure située en surplomb du parc, depuis le quartier de Valensolles par l’allée de l’Epervière…
Le tour complet du parc fait environ 1.5 km

[projet 52-2022] semaine 31 – succès

Cette semaine, il est question de succès dans le projet 52.

J’ai bien pensé à une photo de gâteau : le succès est en effet un classique de la pâtisserie française, popularisé par Gaston Lenôtre au milieu de XXe siècle. La recette classique se compose de deux biscuits dacquoise (dits aussi biscuits succès) garnis d’une crème au beurre pralinée. On trouve souvent sa variante avec une ganache au chocolat.

Mais j’ai choisi de vous parler d’un succès de l’été. Il ne s’agit pas pour moi d’un tube à la mode comme ceux que les chaines de télévision sponsorisaient largement dans les années 1990, mais d’un évènement théâtral. Chaque été, la cour du château de Grignan se transforme en salle de spectacle à ciel ouvert et une pièce de théâtre y est montée et jouée toute la saison.

Cette année, c’est Molière qui est à l’honneur, avec la pièce Les Fâcheux. Ce n’est pas la plus connue du répertoire de l’auteur mais elle n’est pas dénuée d’intérêt. Déjà, il s’agit de la première comédie-ballet que Molière a écrite en collaboration avec Jean-Baptiste Lully. Ensuite, elle a été très peu jouée, y compris du temps de Molière. En effet, elle avait été créée lors de la fête inaugurale de Vaulx-le-Vicomte… et quand on sait ce qu’il est advenu de Nicolas Fouquet à la suite de cette fête qui avait eu tendance à éclipser l’aura naissante du Roi Soleil…

C’est donc cette pièce qui été choisie dans le cadre de l’année Molière (on fête les 400 de la naissance de l’homme de théâtre). Elle a été montée dans une proposition aussi proche que possible de celle jouée par Molière et ses comédiens. Et c’est Thomas Cousseau (Lancelot dans Kaamelott, il jouait aussi Fracasse l’été dernier à Grignan) qui a repris le rôle de tous les fâcheux, comme le fit Molière autrefois.

Nous avons beaucoup apprécié cette pièce de théâtre, classique mais peu connue. Et c’est bel et bien un succès puisqu’elle se joue chaque soir à guichet fermé ou presque !

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Pour voir de quel succès les participants vont nous parler, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : c’est l’été et les vacances sont en cours pour moi. Je vais donc être nettement moins disponibles ce week-end et les prochains. Toutefois, pas d’inquiétude, je passerai au moins valider les commentaires qui seraient en modération !

[Isère] sous le charme des cristaux au Muséum d’Histoire Naturelle de Grenoble

C’est pour faire des achats que nous sommes allées, Melle 3e et moi, à Grenoble. Mais nous avons souhaité en profiter pour visiter un musée. Le hic, c’est que nous y étions un mardi, seul jour de « libre » dans notre planning, et que beaucoup de musées sont fermés ce jour-là. Nous avons donc choisi le Muséum d’Histoire Naturelle parmi les musées ouverts le mardi… et cela a été une très bonne idée qui nous a permis de découvrir des dizaines de cristaux !

Nous avons rejoint le Muséum à pied depuis le centre historique de Grenoble où nous étions juste avant. En même pas dix minutes, nous étions devant la grille du Jardin des Plantes (où nous aurions pu aller découvrir les serres botaniques, mais la forte chaleur ambiante nous en a dissuadées : nous les avons notées pour une prochaine fois). Après avoir traversé le jardin, c’est un éléphant qui nous a accueillies sous le péristyle puis une girafe dans le hall d’accueil. Impossible de se tromper : nous sommes bien dans un muséum d’histoire naturelle aux collections anciennes !

D’ailleurs, en entrant nous dirigeant vers les salles d’exposition, nous sommes frappées par l’architecture du bâtiment. Ouvert en 1855, il porte les marqueurs typiques de son époque. Au premier étage, la salle principale, toute en longueur et ornées de boiseries, est entourée par une mezzanine. L’ensemble a un charme désuet, mélange de cabinet de curiosité et de science façon XIXe siècle.

La muséographie, par contre, est très contemporaine. Plusieurs espaces se succèdent : la faune alpine dans la salle principale, les espèces en voie de disparition, l’entomologie, et surtout les cristaux et fossiles, des Alpes et d’ailleurs.

Si la partie sur la faune attire les enfants qui y découvrent de près de nombreuses espèces animales locales (il s’agit d’animaux empaillés datant pour la plupart des jeunes années du Muséum), ce sont les cristaux, roches et fossiles qui nous ont le plus émerveillées.

Dans la salle nommée Cristal Symphonie, des cristaux du monde entier sont mis en valeur par un éclairage adéquat, faisant même appel aux UV pour faire ressortir la luminescence de certains spécimens. Chaque fois que j’ai l’occasion d’admirer des cristaux, je suis stupéfaite de la façon dont la nature a pu créer des formes géométriques si parfaites : cubes, prismes, faisceaux se sont formés naturellement ! Bien qu’elle soit de taille réduite, nous avons passé un long moment dans cette salle.

Puis, nous nous sommes dirigées vers la mezzanine. Celle-ci présente une exposition chronologique sur la formation géologique des Alpes, expliquant les différentes roches que l’on peut y trouver ainsi que les nombreux fossiles qui y sont enfermés (j’ai d’ailleurs noté plusieurs sites pas très loin de chez moi que j’aimerais bien pouvoir découvrir in situ). Puis, nous sommes de nouveau plongés dans l’univers des cristaux et en particulier des quartz, nombreux dans les Alpes (et cela m’a donné envie de retourner à Chamonix visiter le musée regroupant les cristaux si particuliers du massif du Mont Blanc).

Je n’avais pas emporté mon appareil photo (puisque nous allions à Grenoble essentiellement pour des achats), et je l’ai un peu regretté ! Heureusement que j’avais mon téléphone pour me sauver la mise et emporter un peu de la magie des cristaux avec moi (j’ai quand même dû faire pas loin de 70 photos !)….

En repartant, nous nous sommes dit que ce muséum d’histoire naturelle (comme beaucoup d’autres en France) mériterait d’être un peu plus connu car il nous a permis de nous émerveiller sur la nature qui nous entoure… Et c’est là sans doute le premier pas pour chercher à la protéger !

La salle principale et sa mezzanine au charme très XIXe siècle
Cristal Symphonie
Et soudain, la nature s’est dit « tiens si je fabriquais des formes géométriques colorées »…
Faisceaux
Sous une lampe UV, certains cristaux deviennent luminescents
Cristallisations de quartz
Quartz fumé alpin
Quartz des Alpes

Muséum d’Histoire Naturelle – Grenoble – Isère – juillet 2022

(*) Le Muséum est situé au 1 rue Dolomieu à Grenoble. Les horaires, conditions de visite et d’accès sont à retrouver sur le site internet. L’accès au Jardin des Plantes est libre (et a priori celui aux serres botaniques également).

[petits moments] à la confluence de l’Isère et du Rhône

C’est le hasard qui m’a conduite vers la confluence du Rhône et de l’Isère (ou tout du moins une course à faire pas très loin…). La journée était bien chaude et l’idée d’une balade au bord de l’eau était séduisante.

Après avoir laissé ma voiture sur un parking desservant la Via Rhôna, j’ai emprunté un bout de la Vélo Route Voie Verte de la Vallée de l’Isère pour rejoindre la Via Rhôna au niveau de la confluence.

J’ai longé des vergers de pêchers et abricotiers qui m’ont rappelé que je devais m’arrêter chez « mon » producteur de fruits sur le trajet de retour à la maison. Puis après être passée sous la voie ferrée, j’ai commencé à longer lônes et canaux de délestage du Rhône.

Assez vite, j’ai rejoint la rive gauche de l’Isère. De là, une passerelle permet à la Via Rhôna de franchir la rivière. Cette passerelle est située juste à côté du pont ferroviaire de la ligne TER Valence/Grenoble, et pas très loin de l’ancien pont routier, aujourd’hui abandonné. J’ai été surprise de constater à quel point ces différentes structures sont aujourd’hui proche du niveau des eaux de la rivière, dont le débit est largement régulé par la présence de nombreux barrages entre Grenoble et la confluence avec le Rhône.

Après avoir traversé la rivière, je suis allée jusqu’au point de confluence, là où l’Isère rencontre le Rhône. J’ai été frappée par la différence de couleurs entre les eaux des deux cours d’eau, et j’ai passé un moment à regarder les eaux de l’Isère se diluer dans le courant du Rhône.

Le vent soufflait un peu, apportant une fraicheur bienvenue. La montagne de Crussol donnait l’impression d’être une île au milieu d’une mer légèrement agitée.

Doucement, une péniche s’est approchée, descendant le cours du Rhône, chargée de grumes. Elle a manœuvré pour prendre le léger virage après que l’Isère ait rejoint le fleuve. Je me suis laissée captiver par ce spectacle, attendant que le navire s’éloigne avant de reprendre mon chemin…

Espace vert…
Au bord de l’Isère
A la confluence… On devine le Rhône à sa couleur plus bleue que l’Isère
Au dessus de l’Isère
L’ancien pont routier, aujourd’hui abandonné (et totalement fermé). Construit en 1827, il a été fragilisé lors de la 2e guerre mondiale puis par la montée des eaux générée par la construction du barrage et a été remplacé par un nouveau pont sur la Nationale 7
Transport de grumes
Le paysage semble dominé par la montagne de Crussol

Pont de l’Isère – Drôme – juin 2022

[projet 52-2022] semaine 28 – actualité

Cette semaine, il est question d’actualité dans le projet 52.

J’aurais pu vous parler des derniers évènements de politique nationale ou internationale. J’aurais pu vous parler des sujets à la mode. J’aurais pu vous parler du Tour de France (qui est passé cette semaine en Auvergne-Rhône-Alpes). J’aurais pu vous parler des activités estivales dans ma région ou des cloches qui sonnent de nouveau dans mon village (après avoir été arrêtées le temps de travaux sur le clocher dont le remplacement des charpentes supportant les cloches).

Mais finalement, j’ai choisi de faire simple en faisant coller l’actualité au calendrier ! Jeudi, c’était le 14 juillet avec son lot de prises d’armes, défilés, bals et feux d’artifice….

Bleu/Blanc/Rouge – début du feu d’artifice de Romans/Bourg de Péage – 13/07/2022

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Pour découvrir les actualités chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : cette semaine encore, le week-end s’annonce familial pour moi. Aussi, si votre commentaire ne s’affiche pas immédiatement, ne vous inquiétez pas : je viendrai bien valider ceux qui seront en modération au cours du week-end… dès que j’en aurai le temps !