[petits moments] les jolis bouquets

Les dahlias me rappellent chaque fois les énormes bouquet que mon grand-père apportait chaque dimanche à la maison quand j’étais enfant.

Dahlias

J’aime les bouquets épurés, quelques fleurs un peu originales, peu de feuilles… et il y a une super fleuriste à Valence dont j’aime beaucoup les choix, et propositions.

Nérines et ?

(*) Fleurs d’Eucharis, rue des Alpes, 26000 Valence

Chez mon fleuriste de quartier aussi, je trouve parfois des fleurs originales….

Alium et gypsophile

[projet 52-2020] semaine 41 – au musée

Quand j’ai inscrit ce thème sur la liste du projet 52, je n’avais vraiment pas prévu que justement j’aurais l’occasion d’aller dans un musée pile la semaine précédente.

Et pourtant, j’ai profité d’une matinée où je devais faire un saut en ville dimanche dernier pour aller découvrir la nouvelle exposition temporaire au Musée de Valence, consacrée à l’artiste contemporain Philippe Favier (je vous en reparlerai en détail, le temps de trier les photos et de rédiger un billet…).

Comme j’avais repéré le thème de cette semaine samedi dernier, l’occasion était trop belle et je savais du coup exactement ce que j’allais vous montrer. Il ne restait plus qu’à prendre une photo !

J’aime vraiment beaucoup le tableau des autorisations qui figure un peu partout dans le musée de Valence (et j’ai sans doute déjà eu l’occasion de vous le montrer dans un billet consacré à ce musée).

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Si vous voulez savoir ce que les autres participants ont retenu de leur visite au musée, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Ardèche] balade au jardin d’Eden

J’avais plusieurs fois entendu parler du Jardin d’Eden de Tournon sans jamais avoir eu l’occasion d’y aller. Mi-septembre, alors que l’été s’attardait en de fortes chaleurs, je me suis dit que ce lieu ombragé pourrait être une jolie sortie.

Le Jardin d’Eden est situé sur la pente du coteau qui domine la ville de Tournon, entre deux des anciens remparts. En effet, le système de défense de Tournon se composait de murs descendant le long du coteau disposés de façon à former des entonnoirs, et surmontés de tours de guet. Au niveau de la ville la largeur des passages était de moins d’un 1m50, ce qui formait des goulets d’étranglement où il était facile de coincer les assaillants (et de les massacrer..). Après la fin des périodes tourmentées, des jardins ont été installés entre les murs, en partie protégés par ceux-ci.

Le terrain aujourd’hui occupé par le jardin d’Eden appartenait autrefois à une communauté monastique qui avait transformé le coteau en terrasses pour en faire un jardin vivrier. Dans le haut du jardin, une source alimentait un bassin permettant de soigner les maladies de peau (l’Ardèche est riche en sources anciennes, utilisées à des fins médicales depuis des siècles…). L’eau descendait ensuite, pour permettre l’arrosage des cultures. De nos jours, le débit de la source n’est plus suffisant et l’eau ne cascade plus le long du coteau.

Lorsque l’actuel propriétaire a acheté le terrain, une friche forestière s’était installée dessus et depuis plus de 10 ans, petit à petit, le jardin est défriché et retravaillé. La situation géographique ne facilite pas les choses puisque tout doit être monté à la main vers le haut du jardin, qu’il s’agisse de matériaux pour les aménagements, de terre pour les sols, ou de mobiliers. La tâche est titanesque, et cela se ressent dans les choix qui ont pu être faits pour l’aménagement.

Pensé comme un havre de paix, entre jardin mystique et flânerie romantique, le jardin peine à tenir ses promesses en cette fin d’été trop sec. Heureusement, la vue sur les toits de Tournon et le panorama sur la vallée du Rhône et la colline de l’Hermitage apportent une bonne dose d’émerveillement.

Nombre de ferronneries présentes dans le jardin sont d’anciennes grilles de concessions de cimetière
Bassin de nénuphars… l’une des plus charmantes pièces d’eau du jardin
Le jardin s’étire le long du coteau…
Vue sur la colline de l’Hermitage… par dessus les platanes de la place du quai Farconnet
Vue sur les toits de Tournon. On remarque en particulier le château et la collégiale.
Le charme de celles qui poussent sans avoir été invitées…

Jardin d’Eden – Tournon – Ardèche – septembre 2020

EDIT DU 29/05/2025 : le jardin d’Eden ne se visite plus.

(*) La visite du jardin est payante. Les informations sur les tarifs et ouvertures sont à retrouver sur leur site internet.
Il faut sans doute préférer y aller au printemps car en fin d’été, tout est très sec, et il n’y a presque plus de fleurs… rendant l’ensemble sans doute moins harmonieux
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[Drôme] en passant par la Drôme des Collines

La Drôme des Collines couvre le nord du département. Rapidement au-dessus de Romans, on trouve un paysage vallonné offrant de jolis points de vue sur le Vercors et parsemé de charmants villages. Dans ce secteur qui domine la vallée de l’Isère, la culture de la noix est très présente.

Parmi les villages, j’avais entendu parler de Montmiral pour le panorama que l’on peut y découvrir. Mais Montmiral, c’est aussi une église monumentale qui domine l’ensemble. Elle comporte en effet deux clochers de deux époques bien différentes : un du XIIe siècle et un autre du XIXe siècle. Le clocher le plus ancien domine l’abside et ses absidioles à l’arrière du bâtiment, tandis que le clocher-porcher du XIXe siècle s’ouvre sur la nef reconstruite à cette époque.

La rue principale conduit de l’église à la mairie, située dans l’ancien château. Une fontaine est installée dans la cour de la mairie, et, détail surprenant, d’anciens murs qui ne sont plus inclus dans le bâtiment ont conservé leurs volets.

Quant au panorama sur le Vercors et la campagne environnante, il ne m’a pas déçue ! Que ce soit depuis la mairie ou depuis le parvis de l’église, la vue qui s’offre au passant est majestueuse…. Mais la vue sur le village depuis le sud est aussi très imposante (l’astuce consiste à se stationner au cimetière pour en profiter).

Vue sur le village de Montmiral depuis le parking du cimetière
Deux clochers, deux époques
L’imposant clocher-porche de l’église Saint Christophe
D’anciens volets ont été conservés sur un mur qui ne délimite plus qu’un parking….
Jouer avec l’eau de la fontaine…
« Tire la chevillette et la bobinette cherra…. »
Vue sur les collines et le Vercors

Montmiral – Drôme – septembre 2020

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Sur le chemin du retour, j’ai fait un crochet pour aller découvrir l’abbaye bénédictine Notre Dame de Triors dont on m’avait parlé. Rattachée à la congrégation de Solesmes, elle a été fondée dans les années 1980 par l’abbaye de Fontgombault. L’église abbatiale a été construite en 1992/1993 et présente une architecture très sobre, en lien avec la règle de Saint Benoit .

Abbaye Notre Dame de Triors – Drôme – septembre 2020

[Drôme] un diner chez André

André, histoire-s- de cuisine, c’est le deuxième restaurant d’Anne-Sophie Pic à Valence. Situé dans les locaux historiques de l’hôtel-restaurant Pic, André propose une cuisine nettement plus abordable que celle du restaurant triple étoilé avec qui il partage sa devanture, mais déjà très raffinée.

Nous y sommes allés avec Mr 1er pour son anniversaire début septembre. C’était notre deuxième visite, puisque nous y avions déjà fêté l’obtention de son bac.

Cette fois encore, nous avons pu profiter de la terrasse, véritable havre de paix situé dans la cour intérieure de l’établissement.

Conditions sanitaires obligent, la consultation du menu se fait préférentiellement via le scan d’un QR Code avec un téléphone portable mais ceux qui ne sont pas équipés peuvent demander une version papier.

Notre choix s’est porté sur le menu qui varie au fil du temps et des saisons et permet de choisir entrée, plat et dessert parmi deux propositions chacun.

En entrée, nous n’avons pas retenu la soupe froide de tomates Green Zebra car nous avions mangé un peu trop de tomates les deux jours précédents (suite à une erreur de compréhension d’un message que j’avais fait pour demander à aller faire des courses un soir où mon train était en retard..). Nous avons donc choisi l’effeuillée de cabillaud confit à l’huile d’olive, servi avec une vinaigrette aux agrumes pomelo et aneth. J’ai beaucoup aimé le côté agrumes avec une amertume toute en délicatesse, qui vient subtilement souligner le goût du cabillaud.

Pour le plat, nous avons tous les deux choisi le poisson (la viande était une épaule d’agneau braisée à la sarriette). La pêche du jour était un filet de bar servi avec un caviar d’aubergine fumée, oignon rouge et pesto rosso. Outre la présentation très appétissante, nous avons apprécié la cuisson très maîtrisée du poisson et l’accord entre le caviar d’aubergine et le pesto rosso. Mais ce qui m’a fait complètement tomber sous le charme, c’est l’oignon rouge confit (qui m’a d’ailleurs fait penser à une échalote…).

Au dessert, nos choix ont divergé : vacherin à la framboise, crème glacée à l’estragon pour Mr 1er et tarte aux myrtilles, crémeux à l’agrume calamondin pour moi. J’avoue que j’étais curieuse de goûter les deux, mais nous n’avons pas partagé moitié/moitié car Mr 1er n’est pas très fan des agrumes. (En plus, comme c’était son anniversaire, il a eu droit à une bougie sur son vacherin…)

La crème glacée à l’estragon se marie très bien avec la framboise (note pour moi-même : penser plus aux herbes avec les fruits rouges), et j’ai l’impression que les desserts type vacherin, pavlova et omelette norvégienne redeviennent à la mode ces derniers mois !

Quant à la tarte aux myrtilles, elle était délicieuse. La fausse simplicité de la myrtille s’accorde très bien avec les agrumes et le calamondin apporte une touche d’amertume surprenante mais très intéressante. (Je n’ai par contre que des photos floues des desserts : je devais être trop impatiente de les goûter !)

Enfin, avec le café, la mignardise était une petite tartelette framboise/menthe qui apportait une petite touche de fraîcheur en fin de repas.

Nous n’avons pas vu le temps passer. Nous repartons, ravis de la soirée que nous venons de passer…. et calculant pour quelle occasion il serait adéquat d’y retourner !

effeuillée de cabillaud confit à l’huile d’olive, vinaigrette aux agrumes pomelo et aneth
filet de bar, caviar d’aubergine fumée, oignon rouge et pesto rosso
tartelettes framboise/menthe

Restaurant André, histoire-s- de cuisine
Maison Pic – Valence – Drôme
septembre 2020

(*) Maison Pic, 285 Avenue Victor Hugo, 26000 Valence

(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

[petits moments] aller regarder les porcelets

Le week-end dernier, j’ai profité de l’opération De Ferme En Ferme.

Habituellement, de ferme en ferme a lieu en avril mais cette année, cela a été reporté au dernier week-end de septembre. Chaque année, nous en profitons pour découvrir quelques fermes autour de chez nous. Cette fois, compte-tenu des conditions sanitaires actuelles et des contraintes que cela générait, il y avait moins de fermes participant à l’opération.

Nous sommes allés voir trois exploitations agricoles le samedi : un domaine viticole (je vous en reparlerai), une ferme qui produit des pâtes (celles que nous consommons habituellement puisque je les trouve en vente dans ma boucherie), et un élevage de cochons en plein air. J’avoue que j’avais mis d’office ce dernier sur la liste uniquement dans l’espoir de voir quelques jeunes cochons…

Et je n’ai pas été déçue : il y en avait tout un champ ! De plus, contrairement à leurs ainés, ils ne passent pas encore leurs après-midi à dormir à l’abri du vent, mais sont très curieux et n’hésitent pas à s’approcher. Si quelques uns essayaient de se reposer, vite dérangés par leurs congénères, la plupart fouissaient le sol ou gambadaient….

Ferme des Ayasses – Vaunaveys-la-Rochette – Drôme – septembre 2020

[projet 52-2020] semaine 40 – fruits d’automne

Même si la météo est plus hivernale qu’automnale, le thème de la semaine propose de s’intéresser aux fruits d’automne.

Quand je pense aux fruits d’automne, je pense d’abord aux pommes, aux poires, au raisin, aux noix, aux noisettes. J’aurais sans doute pu faire une photo avec l’un ou l’autre car il y en a eu dans la corbeille à fruits au cours des jours écoulés.

Mais il y a aussi les courges, qui sont botaniquement des fruits, même si en cuisine, nous les mangeons en tant que légumes. Or justement, j’aime cuisiner les courges en automne. Si je ne les prépare pas en soupe ou velouté, je les fais rôtir après avoir pris soin de les épépiner et de les garnir de quelques champignons et d’un peu de crème… Il suffit ensuite de ne pas être trop pressé car cela doit cuire longtemps et doucement pour être fondant.

Ces courges-là sont des patidoux, et ils sont farcis aux champignons, châtaignes et lardons.

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Pour voir quels fruits d’automne ont les faveurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…