[Isère] 5 idées pour profiter de l’inter-saison aux Deux Alpes

Fin mai, sur une impulsion, je suis partie deux jours à la montagne. C’était quelque chose que j’avais envie de faire depuis un moment à cette saison, et que mon court séjour à l’Alpe d’Huez il y a deux ans avait renforcée. Je n’avais rien préparé. C’est en regardant la météo, très favorable, que je me suis décidée à partir deux jours. Je souhaitais de la montagne, et éviter les massifs que je fréquente habituellement. Exit donc le Vercors mais aussi la Chartreuse où j’étais allée peu avant. J’avais commencé à regarder du côté de la Matheysine que j’avais appréciée à l’automne. Mais en intersaison, je ne trouvais pas de logement de dernière minute. J’ai élargi un peu mes recherches et j’ai réservé moins de 2 jours avant aux Deux Alpes. Je suis arrivée sur place assez tôt un vendredi matin, pour repartir en fin d’après-midi le samedi.

La station des Deux Alpes, dominée par le roc de la Muzelle
La station des Deux Alpes, dominée par la roche de la Muzelle (3465 m)

1. Profiter de la station et ses points de vue

Le tour de la station

Quand je suis arrivée, et comme je n’avais rien préparé, mon premier réflexe a été de me rendre à l’office de tourisme pour des idées de randonnées. La dame à l’accueil m’a posé des questions sur mon style de randonnée (durée, rythme, dénivelé). Malgré tout, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être bien conseillée. Ses suggestions ont été faites sans grande conviction avec ce que j’ai ressenti comme un a priori (très négatif) sur mes capacités. (Je sais que j’hésite souvent quand on me pose ce type de question afin de ne pas me surestimer et d’éviter de me sous-estimer et que j’ai commis l’erreur de dire que je sortais d’une blessure. De plus, ma tenue ne plaidait pas en ma faveur puisque j’étais en robe et que j’avais encore aux pieds les sandales que je portais pour faire la route. Elle m’a fait une seule vraie proposition de randonnée, assez courte, alors que j’avais indiqué être là deux jours, et je n’ai pas apprécié son « si ça ne vous suffit pas, vous n’aurez qu’à revenir me voir demain ». Cependant, il faut sans doute reconnaître qu’il y a forcément des personnes, surtout dans ces secteurs de moyenne et haute montagne, qui doivent surestimer leurs capacités et qui, conseillées sur des chemins un peu trop techniques ou engagés, se retrouveraient en difficulté, et que donc les offices de tourisme peuvent être un peu frileux à envoyer les visiteurs sur de tels itinéraires. )

vue sur l'alpage et les montagnes aux 2 Alpes
depuis le chemin piétonnier de la station

Dans ses propositions, il y avait de parcourir le chemin piéton qui longe la station et de m’attarder un peu dans les quartiers plus anciens, bordés de chalets. Et, elle m’a conseillé deux points de vue à ne pas manquer, chacun à un bout de la station (et là, le chemin qui la longe prend toute son utilité). Depuis le chemin, on a de jolies vues sur les montagnes tout autour. Et cela m’a aussi permis de me repérer un peu (où se trouve l’hébergement, où il est possible de faire quelques courses, où on peut manger ou prendre un rafraichissement… c’est important à cette saison où beaucoup de commerces sont fermés).

vue sur la Roche de la Muzelle depuis les 2 Alpes
De partout, on voit la Roche de la Muzelle qui domine la station des Deux Alpes

Le point de vue de la pointe de Venosc

J’ai commencé par aller voir le point de vue à la pointe de Venosc, à environ 1 km du centre de la station. Là, à côté les installations du télécabine, un belvédère permet de faire face à la Roche de la Muzelle et d’apercevoir la cascade. J’ai vite repéré un sentier qui descend vers le village de Venosc. Je l’ai emprunté sur quelques centaines de mètres. Il descend à flanc de montagne sur environ 3 km jusqu’au village de Venosc. Il affiche aussi un D+ total de 675 m. Il est donc assez escarpé et je n’avais pas le temps de faire l’aller-retour avant l’heure du déjeuner (il est annoncé pour 1h15 à la descente et 2 heures à la montée). Et la télécabine n’était pas en fonctionnement ce jour-là. Je me suis donc contentée d’aller jusqu’au premier banc duquel on a une vue panoramique sur la vallée et la montagne en face.

vue sur la roche de la Muzelle depuis les 2 Alpes
Faire à la Roche de la Muzelle
banc avec vue sur la Roche de la Muzelle
Banc avec vue
On aperçoit la cascade au milieu, légèrement vers la gauche, dans le bas du versant d’en face

Le point du vue du lac de la Buissonière

Après le point du vue depuis la pointe de Venosc, je suis retournée dans le centre de la station pour acheter une bouteille d’eau (vu que j’avais oublié ma gourde à côté de l’évier en partant le matin). En discutant avec la personne à la caisse, elle m’a conseillé d’aller jusqu’au lac de la Buissonière. Et elle a su être beaucoup plus convaincante que la dame de l’office de tourisme dont les explications donnaient l’impression d’un point de vue sans intérêt mais facile d’accès. La caissière de la supérette au contraire, était enthousiaste sur le point de vue. Je m’y suis donc rendue (après un déjeuner en terrasse au soleil). Certes l’endroit est extrêmement facile d’accès, certes le lac est en réalité un petit plan d’eau pouvant servir à la baignade, mais il est situé au bord de la montagne, et on a l’impression qu’il se perd vers la vallée. Il mérite donc largement d’y faire un arrêt, et d’en faire le tour pour pleinement profiter du paysage.

vue sur le lac de la Buissonière
Le lac de la Buissonière
A noter qu’il est possible de s’y baigner, ce que je n’ai pas fait car je n’avais ni mon maillot ni ma serviette avec moi.
prairie de montagne au printemps
Les abords du lac de la Buissonière étaient fleuris de pissenlits

2. Randonner dans les alpages

Si j’avais souhaité venir à la montagne à cette saison, c’était pour profiter d’une randonnée sur les alpages. J’ai donc suivi l’itinéraire qui m’avait été conseillé à l’office de tourisme, mais je l’ai rallongé un peu. Il m’avait été indiqué de me rendre par le sentier jusqu’à la bergerie Kanata et de là rejoindre la station en longeant la montagne sur un sentier qui rejoint la place de Venosc. La montée à la bergerie (dont le départ se fait un peu plus haut que la station service, de l’autre de la route) m’avait été indiquée pour environ 1 heure et le retour à la station pour 30 minutes. Malgré de nombreuses pauses photos dues à la présence massive de fleurs, j’ai mis seulement une trentaine de minutes pour rejoindre la bergerie. Comme j’avais du temps, j’ai continué à monter sur la piste au dessus de la bergerie avant de faire demi-tour pour y redescendre. Puis, j’ai emprunté le sentier (a priori un sentier de PR, j’ai aperçu quelques rares balisages jaune) qui m’a ramenée à l’autre bout de la station. C’est globalement une randonnée sans difficulté qui offre de beaux panoramas. Il n’y a aucun passage technique et le dénivelé reste raisonnable. J’ai mis 2 heures pour faire une boucle incluant le passage par le lac de Buissonière, avec une longue pause goûter dans l’herbe à la bergerie, et pas mal de photos. Entre les fleurs, les paysages, et le soleil, c’était une dizaine de kilomètres de pur bonheur sur les chemins !

mare dans un alpage de montagne
Avec le printemps, les ruisseaux remplissent les petites mares
vue sur la Roche de la Muzelle et les sommets voisins
Toujours la Roche de la Muzelle en point de mire
vue sur un alpage
De l’autre côté de la station, il reste encore un peu de neige en altitude

3. Retrouver un peu la neige

Si je m’attendais à trouver les sommets enneigés en arrivant aux Deux Alpes, je ne pensais pas avoir l’occasion d’aller en profiter. En effet, il fallait vraiment monter en altitude pour la trouver et en randonnée, je n’en aurais pas eu le temps. Mais, la station des Deux Alpes permet de skier très tard dans l’année sur un glacier. Ainsi, une partie des pistes était encore ouverte, et il était possible de monter en tant que piéton via la télécabine du Jandri. Si très tôt le matin, la remontée est réservée aux clubs et fédérations de ski qui viennent ici pour s’entrainer quand il n’y a plus de neige ailleurs, un peu plus tard, on peut monter en tant que piéton (ou skieur individuel, ou vététiste). La télécabine, toute neuve, nous emmène en moins de 20 minutes jusqu’à 3200 mètres d’altitude, dans une benne silencieuse et vraiment très confortable. De là, les skieurs peuvent emprunter d’autres remontées mécaniques ou accéder directement à des pistes les redescendant jusqu’à 2600 mètres où ils peuvent reprendre la télécabine du Jandri. Les vététistes ont eux accès à une piste de descente qui les ramène à la station et qu’ils peuvent prolonger jusqu’à Venosc pour 25 km de descente et 2000 mètres de dénivelé. Pour ma part, je suis restée à pied et j’ai profité des magnifiques panoramas et de l’ambiance « ski » de la terrasse du restaurant d’altitude. J’aurais bien aimé poursuivre l’ascension jusqu’à 3400 m mais le funiculaire rencontrait un souci technique et ne fonctionnait pas.

panorama de montagne enneigées
Dans le fond, on pouvait apercevoir le Vercors et le Mont Aiguille
panorama de montagne enneigées
Dans le fond, la silhouette imposante du Mont Blanc et des Grandes Jorasses, au premier plan, les Aiguilles d’Arves
pistes de ski
Pistes de ski sur le glacier
panorama de montagne enneigées
La télécabine du Jandri
panorama de montagne enneigées
Au pied des Ecrins, les cours de ski
café en terrasse
Café en terrasse au restaurant d’altitude

4. Découvrir un village plein de charme

Après l’altitude et la neige, je suis redescendue par la télécabine du Jandri jusqu’à la station, puis j’ai pris la télécabine du Venosc pour rejoindre le village éponyme. De l’arrivée de la télécabine, il faut marcher un peu pour remonter jusqu’au village. Celui-ci est vraiment plein d’un charme à l’ancienne, avec ses rues piétonnes bordées de vieilles maisons. Il semble y avoir de jolies boutiques, mais j’y étais entre les saisons d’hiver et d’été et tout était fermé. J’ai poussé jusqu’au hameau du Sellier, de l’autre côté du ruisseau pour jeter un œil à la jolie petite chapelle. Très simple, elle fait partie de ces chapelles de montagne que l’on trouvait dans chaque hameau afin que la messe puisse être dite partout.

dans le village de Venosc
Balcon avec vue
dans le village de Venosc
Le vieux village de Venosc et ses maisons pleines de charme
chapelle de montagne
La petite chapelle du hameau du Sellier

5. Aller se rafraichir au pied d’une cascade

En descendant à Venosc, en plus de la découverte du village, j’avais une idée bien précise : aller voir de près la cascade de la Muzelle que j’avais aperçue la veille depuis le point de vue de la pointe de Venosc. Le départ de la randonnée se fait depuis la station basse du télécabine de Venosc. Il faut d’abord suivre la route jusqu’au Bourg d’Arud, traverser la rivière et le hameau d’Alleau. De là, la cascade est clairement indiquée. Le sentier suit le GR (balisage rouge/blanc) sur un chemin bien empierré, qui ressemble à une ancienne voie de circulation et qui grimpe bien. A la bifurcation, il faut prendre une sente en terre sur la gauche légèrement en descente (un panneau indique la direction de la cascade, mais on peut aussi se guider au son de celle-ci). Un peu plus loin, un banc permet d’avoir une jolie vue sur la cascade. Un chemin descend vers le lit de la rivière et le pied de la cascade (attention un panneau indique un risque de modification soudaine du débit en raison de la présence d’ouvrages hydroélectriques en amont). De là, le spectacle en cette saison de fonte des neiges est impressionnant. Le retour se fait en rebroussant chemin. L’aller-retour depuis la télécabine du Venosc fait environ 3 km pour 120 m D+ et est donné pour 1h15 (j’ai mis 50 minutes, pauses photos comprises).

vue sur la vallée du Vénéon au niveau du Bourg d'Arud
On traverse le Vénéon aux eaux bleues glacier
chapelle du Bourg d'Arud
La chapelle du Bourg d’Arud a la simplicité des chapelles de montagne
vue sur le village de Venosc depuis la rive opposée du Vénéon
Vue sur le village de Venosc


Les 2 Alpes – Isère – mai 2026

chat observant à travers un feuillage
Celui qui m’a regardé traverser le village d’Alleau

[projet 52-2026] semaine 18 – printemps

Je n’ai volontairement pas mis le thème Printemps du projet 52 trop tôt dans la saison. En effet, autour de chez moi, l’hiver a régulièrement des sursauts, et en montagne où je vais souvent me promener, la neige n’est pas rare jusqu’en mai. Malgré tout, je vous ai déjà montré quelques images du printemps dans la plaine de Valence, avec en particulier les vergers qui ont fleuri dès la fin février et quelques orchidées précoces. Mais, en ce début du mois de mai, le printemps est maintenant bien installé, au moins dans la plaine et sur les piémonts du Vercors. Les premières couleurs sont apparues dans les champs. Et si depuis quelques jours, j’aperçois de plus en plus de coquelicots, c’est le colza qui a ouvert le bal des couleurs. Le jaune d’or des fleurs de colza a mis du soleil dans les paysages durant quelques semaines.

colza en fleurs
Champ de colza
Montvendre – Drôme – avril 2026


Pour découvrir ce qui représente le printemps pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : j’ai de la famille à la maison ce week-end. Je ne sais donc pas à quel moment, je serai disponible pour venir valider les commentaires qui auraient été envoyés en modération. Je le ferai quoi qu’il en soit le plus rapidement possible.

[Drôme] le printemps autour de Valence

Cette année, le printemps est arrivé de bonne heure. Comme les années précédentes, je suis allée profiter des premières fleurs dans les environs immédiats de Valence. Morceaux choisis en mode portfolio.

verger en fleurs
Au cœur des arbres fruitiers en fleurs

Les vergers en fleurs

Dès la fin du mois de février, les vergers étaient en fleurs. En quelques jours, les champs sont passés des arbres nus à une floraison éclatante. Sur mon trajet quotidien, il y a des vergers et je les voyais évoluer de jour en jour. Aussi, le dimanche matin suivant, j’ai profité d’un beau rayon de soleil pour aller marcher le long des petites routes, en pleine campagne. Comme chaque année, j’ai fait des dizaines et des dizaines de photos. Comme chaque année, j’ai eu du mal à n’en sélectionner que quelques unes à vous montrer.

fleur d'arbre fruitier
fleurs de pêcher
fleurs de pêcher
fleurs d'abricotier
fleurs d'abricotier
fleurs d'abricotier
fleurs d'abricotier

Les orchidées au bord du Rhône

Après avoir longuement arpenté les vergers, j’ai eu envie d’aller voir si les orchidées sauvages étaient fleuries le long du Rhône. Je suis donc partie vers le barrage de Bourg lès Valence. Je n’étais pas complètement convaincue que j’en trouverais même si au cours de la semaine précédente, j’avais aperçu quelques spécimens d’orchis géants sur le bord de la route du côté de l’Epervière. C’est donc avec un plaisir mêlé de surprise que j’ai découvert que non seulement, il y avait quelques orchis géants mais en plus, les petits ophrys de mars étaient aussi sortis.

orchis géant
ophrys de mars
ophrys de mars
ophrys de mars
Certains individus parmi les ophrys de mars présentaient une légère variation chromatique
ophrys de mars
ophrys de mars


Chateauneuf sur Isère / Bourg lès Valence – Drôme – 1er mars 2026


Pour découvrir d’autres idées de balades printanières dans les environs de Valence, je vous suggère :

Et bientôt, ce sera le retour de la floraison des iris, des coquelicots, des orchidées sauvages dans le Vercors ou dans le massif de Crussol, des fleurs sauvages sur l’alpage de Font d’Urle… Le printemps ne fait que commencer !

[Drôme] quand la nature déploie le tapis rouge

Chaque printemps, les champs, les bas côtés et autres terre-pleins se parent de pointes de rouge. Les coquelicots font leur grand retour. Et ce printemps 2025, nous avons été particulièrement gâtés autour de chez moi. Déjà, chaque jour, sur le trajet vers le bureau, je souris en voyant les coquelicots qui peuplent les bords de la route, même au cœur de la zone d’activités. Mais c’est par hasard, en empruntant une route de campagne que j’ai aperçu un grand tapis rouge. Zigzagant entre les champs, j’ai trouvé un chemin pour y accéder. Dans un champ de céréales, les coquelicots étaient si nombreux qu’ils formaient un véritable tapis rouge.

Champ de coquelicots
Quelque part entre les territoires de Valence Romans et de la Vallée de la Drôme

Drôme – mai 2025

[Drôme] à la recherche des orchidées dans le Vercors- édition 2025

Après une première expédition en tout début de saison sur les bords du Rhône pour trouver des orchidées sauvages, j’ai profité d’un matin ensoleillé de mai pour filer dans le Vercors. Je vais généralement dans le même secteur, sur les hauteurs de Combovin et de Lozeron. Là, les orchidées sont nombreuses et faciles à repérer. J’en ai d’ailleurs vu beaucoup sur les bas-côtés de la route tout au long de la montée depuis la plaine de Valence. Comme l’année dernière, je vous propose quelques photos des variétés observées, en mode portfolio.

Autour de ces prairies, les orchidées sont nombreuses.

Les orchis singe

Je pense que les orchis singe sont les plus nombreuses orchidées que j’ai observées ce jour-là. Elles se plaisent bien sur les pentes du Vercors et fleurissent en nombre. Ce sont elles qui me servent de point de repère. Avec leur couleur rose un peu voyante, elles manquent de discrétion. Et, quand je commence à les voir un peu partout sur les bords des routes des piémonts du Vercors., c’est qu’il est temps de monter pour une « chasse aux orchidées ».

deux orchis singe
On en trouve de différentes tailles, mais il n’est pas rare de voir de grands spécimens
orchis singe
La forme des fleurs fait penser à des petits singes (un peu comme ceux du jeu SOS Ouistiti), d’où son nom
orchis singe
Orchis singe

Les orchis brûlés

Les orchis brûlés sont souvent plus discrets que les orchis singe. Je sais qu’il y en a dans ce secteur donc je les cherche du regard. Mais ils sont généralement tous petits et un peu cachés. Cette année cependant, j’ai eu le plaisir de trouver quelques individus de plus grande taille (une bonne vingtaine de centimètres de haut). En effet, ils peuvent atteindre jusqu’à une quarantaine de centimètres de haut, même s’ils en font généralement moins de vingt.

orchis brûlé
Orchis brûlés

Les orchis mâles

Avec leur jolie couleur violette et leur allure élancée, ils sont assez faciles à trouver même lorsque l’herbe est un peu haute. De plus, ils sont souvent en petit groupe. J’ai eu l’impression d’en voir plus cette année que les années précédentes.

Orchis mâles
un groupe de trois tiges d'orchis mâles
Orchis mâles
un orchis mâle au milieu des feuillages
Même un peu cachés dans les feuillages des ronces, on les repère assez facilement
un groupe de trois tiges d'orchis mâles
Orchis mâles
un groupe de cinq tiges d'orchis mâles
Orchis mâles

Les orchis pourpres

Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas croisé d’orchis pourpre (je crois que cela remonte à 2021, lors d’une randonnée au pied du Vercors). J’avoue avoir d’ailleurs eu un peu de mal à les identifier. Par contre, je n’ai eu aucun mal à les voir : l’un des individus mesurait une bonne quarantaine de centimètres de haut. Leur particularité est qu’ils sont très foncés et portent beaucoup de macules pourpres sur leurs labelles.

orchis pourpre
Orchis pourpre
orchis pourpre
Orchis pourpre

Les orchis de Provence

Leur principale particularité des orchis de Provence, c’est leur couleur. En effet, la plupart des orchis qu’on trouve dans la Drôme sont dans des teintes de rose et de violet. Eux sont jaune pâle. Contrairement aux autres variétés que j’ai trouvé à plusieurs endroits dans le Vercors, je n’ai vu des orchis de Provence que dans le secteur du col Jérôme Cavalli. Il y a sont relativement nombreux même si leur couleur pâle nécessite de bien regarder pour les trouver. Ce sont par contre, je trouve, les moins faciles à photographier car leur couleur contraste peu avec le vert de l’herbe.

orchis de Provence
L’orchis de Provence est d’une jolie couleur jaune pâle

Bonus – profiter du paysage

Bien entendu, quand je vais chercher les orchidées sauvages, je ne manque pas non plus d’observer les environs, de profiter du chant des grillons et du vent dans les herbes, de sentir le soleil réchauffer le paysage. Ce n’est pas parce que je cherche des fleurs au ras du sol que je ne fais que ça. Lors de ma balade photographique sur la piste des orchidées dans le Vercors, j’ai fait une pause sur les hauteurs de Lozeron. J’aime beaucoup cet endroit, souvent très calme (encore plus depuis que la zone où il était possible de se stationner a été réduite car elle devenait un vrai camping avec de nombreux vans et camping-car ne respectant pas toujours ni les lieux ni les autres..). Et puis, la vue est superbe quand le temps est dégagé. Face à nous, la silhouette de l’immense synclinal de Saoû se dresse à l’horizon. Et si on fait un peu attention, il est aussi possible de voir le synclinal de Saint Pancrace, à Suze. Ce deuxième synclinal drômois, plus petit que celui de Saoû, est aussi beaucoup moins connu, coincé dans les paysages du Vercors environnant, entre les vallées de la Gervanne et de la Sye.

paysage de moyenne montagne avec une prairie au premier plan
Dans le fond, on voit nettement la silhouette du synclinal de Saoû
paysage de moyenne montagne avec une prairie au premier plan
La silhouette du synclinal de Saoû est dominée à gauche par les 3 Becs
paysage de moyenne montagne avec une prairie au premier plan
Dans le fond, on voit tout le synclinal de Saoû.
Sur la droite, on distingue les extrémités du synclinal de Saint Pancrace qui est en partie caché par un petit sommet arrondi.


Lozeron – Drôme – mai 2025


Rappel important : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Afin de ne pas risquer de les piétiner, il est important de rester sur les chemins, ou comme ici, sur la route. En effet, toutes les fleurs photographiées dans cet article l’ont été sur le bas-côté d’une petite route de montagne assez peu passante.

[Drôme] la floraison des iris – édition 2025

Chaque printemps, je profite d’avoir la chance que des producteurs d’iris soient installés pas très loin de chez moi pour une balade pleine de couleurs. Cette année, pour la première fois depuis que je suis dans la Drôme, je ne suis pas allée voir les iris du Grand Barbu. En effet, Daniel a arrêté sa production d’iris à la fin de la saison dernière et l’ensemble de ses iris ont été repris par un autre producteur. J’avoue que le charme du petit vallon où il était installé m’a un peu manqué. En effet, les autres producteurs ont installé leurs plantations en plein champ alors que Daniel avait créé un vrai jardin.

iris de différentes couleurs en fleurs
dans un champ d’iris

Les iris du Val de Drôme

J’avais déjà deux ou trois fois eu l’occasion d’aller me promener dans l’immense champ des iris du Val de Drôme. Situé à Grâne, il bénéficie d’un joli point de vue sur les ruines du château de Chabrillan d’une part et sur le synclinal de Saoû d’autre part. En pleine campagne, on aperçoit cependant le champ depuis la « grande route » qui va de Crest à Livron. Il faut ensuite zigzaguer sur des petites routes pour arriver jusqu’à la ferme.

au premier plan, un champ d'iris multicolores et en arrière plan la silhouette du synclinal de Saoû
Champ d’iris avec vue…

Ce qui frappe en arrivant sur place, c’est cette immense étendue d’iris en fleurs. Le champ est immense et ne se visite d’ailleurs pas en entier : certaines parties sont réservées à la culture. Malgré tout, il y a de quoi passer un long moment à parcourir les allées entre les rangées d’iris. J’y ai passé quasiment une heure et demie, à admirer les fleurs de toutes les couleurs et à profiter du doux parfum de certaines variétés.

champ d'iris multicolores
Je suis passée un peu tôt dans la période de floraison et certaines variétés n’étaient pas encore fleuries. Le pic de floraison a eu lieu quelques jours après mon passage, après un peu de beau temps et de chaleur.

Je ne me lasse pas d’admirer la diversité des couleurs des iris.

Iris passion

Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller voir le jardin Iris Passion cette saison. Je vous laisse donc aller jeter un oeil aux photos du printemps dernier.


Grâne – Drôme – mai 2025


Des iriseraies autour de Valence : La floraison des iris touche à sa fin pour ce printemps et il faudra maintenant attendre le printemps 2026 pour pouvoir de nouveau visiter les iriseraies.

  • Iris du Val de Drôme – 400 chemin des Buffières, 26400 Grâne. L’iriseraie est ouverte gratuitement aux visiteurs durant toute la période de floraison. Pour connaître la période et les horaires de visite, il faut consulter le site internet de la pépinière.
  • Iris Passion – 665 route de Bourg-Les-Valence, lieu dit Les Blaches, 26320 Saint-Marcel-les-Valence. C’est le champ de Cédric qui a repris les iris de Daniel (anciennement iris du Grand Barbu à Chabeuil). Là aussi, le jardin est ouvert à la visite gratuitement durant la période de floraison. Il est conseillé de prévenir en amont de sa visite. Les informations pratiques sont disponibles sur le site internet d’Iris Passion.

[projet 52-2025] semaine 19 – printemps

Cette semaine le thème est saisonnier. Le projet 52 nous invite en effet à illustrer le printemps. Comme j’habite à la campagne, quand j’entends printemps, ce n’est pas au grand magasin que je pense en premier. Pour moi, le printemps, c’est cette période de l’année où la nature renait. Les feuilles réapparaissent. Les paysages se parent de vert. Les fleurs s’épanouissent et nous offrent leurs couleurs. Alors, je ne vais pas faire preuve de beaucoup d’originalité cette semaine encore, puisque j’ai choisi de vous proposer un champ de fleurs. Les iris sont en pleine floraison dans les pépinières autour de chez moi, et j’ai commencé à aller les admirer.

un champ d'iris multicolore avec une montagne en arrière plan
Le champ des Iris du Val de Drôme bénéficie d’un panorama superbe sur le synclinal de Saoû


Pour découvrir à quoi ressemble le printemps chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

(*) Je ferai un article avec plus de photos d’iris, et j’espère d’autres pépinières, vers la fin du mois de mai. Toutefois, cette photo a été prise dans le champ des Iris du Val de Drôme (400 chemin de Buffières, 26400 Grâne). La pépinière accueille les visiteurs en plein champ tout au long de la floraison des iris.

[projet 52-2025] semaine 18 – fleuri

Cette semaine, il est question de fleurissement pour le projet 52. C’est un thème de saison car un peu partout les jardins, balcons, bas-côtés, champs et autres platebandes sont en fleurs. J’avais cependant pensé traiter le thème un peu autrement, avec par exemple une guirlande de fleurs peinte ou sculptée croisée lors d’une balade urbaine ou au détour d’un musée. Mais il y a une quinzaine de jours, je suis retournée avec Mr 2e visiter le château de Grignan (je vous en reparle très rapidement). Là, dans la cour du château, je suis complètement tombée sous le charme de ce splendide rosier grimpant. C’était donc une évidence que je l’utiliserais pour traiter le thème fleuri de la semaine.

un rosier grimpant avec énormément de petites fleurs jaunes sur un mur bordé d'un escalier extérieur


Pour découvrir les photos fleuries des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


Et pour ceux d’entre vous qui voudraient voir plus de fleurs encore, voici quelques suggestions :

[Drôme] dans le Vercors, entre hiver et printemps

Chaque printemps, j’ai un rituel : je vais me promener sur l’alpage de Font d’Urle dans le Vercors. Là, entre quelques névés qui s’attardent, les fleurs envahissent la prairie. J’y monte toujours plus ou moins au même moment, autour de la mi-avril. Mais, cette année, la météo nous a fait la surprise d’abondantes chutes de neige en milieu de semaine dernière. Aussi, samedi, plus j’approchais du village, plus je voyais de la neige en quantité sur les bords de la route. En arrivant, je n’ai pu que constater la présence plus importante de la neige comparé aux autres années.

paysage de montagne avec des plaques de neige laissant apparaitre l'herbe
Le village de Font d’Urle

Cumulé avec un (très) fort vent, cela ne m’a pas donné envie d’aller m’aventurer bien loin sur le plateau. Je ne suis allée que jusqu’à la Porte d’Urle cette fois, mais malgré les rafales, j’ai photographié abondamment les petites fleurs. Le temps a passé plus vite que ce que je ne pensais et ma sortie aura duré presque 1 heure et demie malgré la faible distance parcourue. Plutôt qu’un récit, je vous propose cette fois juste un portfolio entre paysages de montagne enneigés et fleurs de printemps sur l’alpage.

Panoramas enneigés

Partout les névés rendent le cheminement compliqué. Sur l’alpage, mieux vaut les contourner car ils peuvent cacher une doline ou un scialet…

paysage enneigé en montagne
La porte d’Urle qui donne sur la Vallée de Quint est encore complètement enneigée

Fleurs de printemps

Habituellement, ce sont les crocus qui sont les stars des fleurs de l’alpage. Mais les chutes de neige de la semaine dernière en avaient brûlé beaucoup et ils commençaient tout juste à pointer à nouveau le bout de leurs pétales. Cela m’a permis de repérer beaucoup d’autres fleurs :

  • des jonquilles
  • des érythrones (dents de chien)
  • des anémones
  • des pensées sauvages
  • des gentianes
  • des tussilages
  • des renoncules
  • des coucous

Les jonquilles forment de jolis bouquets sur l’alpage.
Elles percent même la neige par endroits.

fleurs de crocus
Crocus

Les érythrones (dents de chien) poussent elles aussi parfois à travers la neige

Pensée sauvage bleue
Pensée sauvage
3 fleurs de renoncules blanches à centre jaune
renoncules


Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2025


Pour plus d’images du plateau de Font d’Urle au printemps, vous pouvez aller voir :

Et pour des images d’un autre alpage envahi par les fleurs, je vous emmène à l’Alpe d’Huez au début de l’été.

[petits moments] à Lyon, les magnolias de la place des Célestins

Je suis passée rapidement à Lyon la semaine dernière pour déposer Melle 3e d’une part et récupérer Mr 2e d’autre part. Nous avions environ 2 heures tous les trois en ville, pour déjeuner ensemble. Sur notre trajet, nous sommes passés par la place des Célestins où les magnolias commençaient à être en fleurs. Il y avait d’ailleurs un joli contraste de floraison entre le côté ensoleillé et celui qui reste à l’ombre. J’aurais aimé pouvoir inclure ces quelques photos dans un article plus long sur Lyon, mais ce jour-là, le temps nous était bien trop compté pour faire une vraie balade ou visiter un musée. Pour autant, je trouvais dommage de ne pas les partager. Les voici donc en mode mini-portfolio.

la façade du théâtre des Célestins à Lyon bordée d'une rangée de magnolias en fleurs
Devant le théâtre des Célestins
le fronton du théâtre des Célestins à Lyon bordé de magnolias en fleurs
Théâtre et magnolias, un classique du printemps lyonnais
le fronton du théâtre des Célestins à Lyon bordé de magnolias en fleurs
Les fleurs blanches et roses des magnolias de la place des Célestins

Nous avons aussi fait le crochet par Cordeliers pour voir si les magnolias devant la chambre de commerce étaient fleuris. Mais leur emplacement étant assez peu ensoleillé, les fleurs étaient encore très discrètes.

la façade de la chambre de commerce à Lyon bordée de magnolias en fleurs
une floraison encore timide à Cordeliers

Lyon – Rhône – 8 mars 2025