[Paris] découvrir les monuments français à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine

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La Cité de l’Architecture et du Patrimoine faisait partie de ces endroits dont j’avais pas mal entendu parler sans avoir l’occasion d’y aller. Profitant d’une soirée à Paris lors d’un déplacement professionnel, je m’y suis rendue un soir de nocturne.

Situé dans le Palais de Chaillot, le bâtiment impression déjà par lui-même : bâtiment Art Déco aux imposantes verrières zénithales héritées du Palais du Trocadéro, la Palais de Chaillot est en effet conçu pour l’exposition universelle de 1937 en reprenant une partie de la structure et des éléments de son prédécesseur qui avait été conçu pour celle de 1867. Par ailleurs, le musée en lui-même a aussi une longue histoire car, les collections de moulages ont commencé dès le XIXe siècle, sous l’impulsion de Viollet-Le-Duc. D’abord musée de sculpture comparée, puis musée des monuments français, il a été intégré à la cité de l’architecture et du patrimoine en 2004. Les galeries des moulages proposent une découverte des monuments majeurs de l’histoire de l’architecture en France à travers des moulages grandeur nature ainsi que quelques maquettes. Difficile de ne pas être impressionné par les portails d’églises richement sculptés, par la richesse des statuaires, par la proximité des éléments habituellement loin de nos yeux….

Je suis ainsi allée de surprise en surprise tout au long de mon parcours des galeries du rez-de-chaussée, éblouie par la finesse des détails, par la richesse des décors.

A l’étage, j’ai découvert avec intérêt la galerie d’architecture contemporaine et ses maquettes et dessins de conception de bâtiments de l’ère industrielle à nos jours. Les grands noms de l’architecture et les projets majeurs défilent : Marcel Breuer et la station de ski de Flaine, Jean Balladur et La Grande Motte, Le Corbusier et la Cité Radieuse de Marseille (dont une unité d’habitation est reproduite à l’échelle 1/1), les Perret et l’église du Raincy, les premières tours de La Défense, …..

J’ai terminé ma visite par la galerie des peintures murales. Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’ai vraiment été stupéfaite ! Des chapelles entières sont reproduites en taille réelle avec leurs fresques….. En quelques pas, je suis transportée dans un monde parallèle !

Le retour à la réalité se fait doucement, en regardant la Tour Eiffel scintiller à travers les immenses baies vitrées du Palais de Chaillot… Car l’un des attraits de la cité, c’est aussi cette vue unique sur la grande dame de fer !

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moulage d’un chapiteau roman
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Moulage de la fontaine de Neptune de la place Stanislas de Nancy
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lumière zénithale sur la galerie des moulages
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moulage de la Mise au Tombeau de l’église de Saint Mihiel (Meuse)
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vue sur la Tour Eiffel depuis la galerie d’architecture contemporaine
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Unité d’habitation de la Cité Radieuse de Marseille par Le Corbusier
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reproduction de la crypte de l’église Saint Nicolas de Tavant (Indre-et-Loir)
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Tour Eiffel scintillante depuis la galerie des peintures murales

Cité de l’Architecture et du Patrimoine – Paris – octobre 2019

 

(*) La Cité de l’Architecture et du Patrimoine se trouve dans le Palais de Chaillot et est accessible depuis les stations de métro Iéna ou Trocadéro.
Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet de la cité.

[Drôme] début d’automne au Parc Jouvet

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Mi-octobre, début de matinée… J’ai une demie-heure à occuper alors que je suis dans le centre de Valence. Il est trop tôt pour faire les boutiques qui sont encore fermées, mais pas pour un tour dans le Parc Jouvet.

Je traverse donc le Champ de Mars quasi désert. Mon Coeur Valence déploie sa typographie dans le calme du matin. Il est trop tôt pour la plupart des flâneurs, et je ne croise que quelques lycéens passant le temps avant le début des cours, ainsi qu’un ou deux promeneurs de chiens.

Je descends les escaliers vers le parc. Les couleurs d’automne ont commencé à prendre leurs quartiers dans les arbres mais les fleurs font encore un peu de résistance.

J’en profite pour enfin découvrir les sculptures d’art contemporain qui ont été installées dans le parc (mais aussi sur le Champ de Mars et dans d’autres parcs de la ville) depuis le printemps. Sculptez vos balades, ce sont des oeuvres monumentales de quatre artistes déposées ici pour deux ans sous la houlette de leur galeriste.

Autour du bassin les érables du Japon ont pris de jolies teintes mordorées. Je m’attarde un moment pour regarder les canards puis les chèvres et moutons de la ménagerie.

Le temps passe vite, et tandis que je croise un groupe de collégiens en pleine séance de course d’orientation, je m’aperçois qu’il est temps pour moi de repartir.

Je remonte donc vers le haut du parc, puis le Champ de Mars. Je jette un dernier coup d’œil au kiosque Peynet , intemporel.

Je traverse les boulevards avant de filer dans les rues du centre, en direction de mon rendez-vous, après avoir apprécié cette petite parenthèse automnale matinale.

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Parcours Sculptez-vous : Bibal de Jean-Patrice Rozand
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Erable du Japon
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Vue sur le clocher de la cathédrale Saint Apollinaire
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Kiosque Peynet

Champ de Mars & Parc Jouvet – Valence – Drôme – octobre 2019

 

(*) L’accès au parc Jouvet peut se faire par le haut depuis le Champ de Mars (escaliers ou plans inclinés en traversant l’avenue Maurice Faure) ou par le bas (depuis l’avenue de Provence ou depuis l’avenue de la Comète).
Les sculptures monumentales sont exposées jusqu’en mars 2021.

[Paris] retourner au Musée du Louvre

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Cela faisait vraiment longtemps que je n’avais pas mis les pieds au Musée du Louvre : certainement depuis le déménagement dans la Drôme, mais sans doute depuis plusieurs années avant !

A Paris un mercredi soir pour le travail, j’ai décidé de profiter de la nocturne…. C’est souvent une bonne idée car il y a nettement moins de monde le soir qu’en pleine journée. Je suis donc arrivée vers 19.00, et en effet, il n’y avait quasiment aucune attente pour passer la sécurité ou acheter un billet. Une dizaine de minutes après être sortie du métro, j’entrais dans le musée.

Je n’ai pas pris le plan car je n’avais pas prévu de voir telle ou telle oeuvre particulièrement. J’ai pris un escalier au hasard, et quand je me suis retrouvée dans la cour des chevaux de Marly, je me suis aperçue que ce n’était peut-être pas tout à fait le hasard qui m’avait guidée, mais plutôt un vieux réflexe… J’ai toujours beaucoup aimé cette cour : je lui trouve une dimension grandiose, différente de celle des salles « intérieures ».

Tout autour se trouvent les sculptures françaises. Dans la lumière du jour déclinant, elles prennent encore une autre dimension. Je me suis un peu attardée autour des gisants et des orants (avec forcément une petite pensée pour Pomdepin). Puis j’ai pris l’escalier du ministre pour gagner les appartements Napoléon III.

A cet endroit, le musée redevient Palais… et ces salles ont toujours fait partie de mes préférées, m’émerveillant à chaque fois. Elles ont été restaurées depuis mon dernier passage, et elles sont encore plus belles. Les salons, la salle à manger nous livrent leurs velours fastueux sous les lustres de cristal.

De là, j’ai continué à parcourir le département des objets d’art. Cette partie du musée relativement peu fréquentée est quasi déserte une fois la nuit tombée et permet une découverte plus intimiste, parfois à la seule lueur des candélabres…

Au bout de l’aile, j’ai emprunté un escalier majestueux pour traverser le département de peinture et en particulier les salles dédiées aux peintres du nord. Des Rembrandts, des Rubens, des Weermer m’ont discrètement fait de l’oeil. Mais les visiteurs étaient là plus nombreux, alors j’ai continué vers les Antiquités : les Egyptiens d’abord, puis les Grecs…

C’est par la grande salle des sculptures grecques que j’ai terminé ma visite. Au fond de celle-ci trône la Venus de Milo, imperturbable. L’heure se faisant plus tardive, il n’y avait pas grand monde autour d’elle, permettant de vraiment l’admirer sous tous les angles.

Un peu plus loin, Hermaphrodite est plongé dans un sommeil de marbre, tandis que Diane s’apprête à courir.

Je suis ressortie après plus d’une heure et demie de visite, où je n’ai pas compté mes pas.

Il est bien entendu impossible de tout voir au Louvre en une seule visite. Il faut soit déterminer quelles oeuvres on souhaite voir et se créer un itinéraire de visite sur mesure, soit (comme je préfère le faire) flâner de salle en salle en se laissant guider par son instinct.

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Chapiteaux sculptés médiévaux
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tombeau de Philippe Pot, grand Sénéchal de Bourgogne
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Orants du XVIe et XVIIe siècles
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Escalier du ministre
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Appartements Napoléon III
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le Louvre, version intimiste

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Antiquité égyptiennes
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Antiquités grecques
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Vénus de Milo
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Hermaphrodite endormi
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Diane (Antiquités grecques)

Musée du Louvre – Paris – octobre 2019

 

(*) Le site internet du musée du Louvre détaille horaires et conditions de visite, ainsi que les jours et horaires de fermetures de certaines salles.
Si vous en avez la possibilité, je vous conseille vraiment de venir le visiter en soirée lors des nocturnes : il y a moins de monde et l’ambiance est vraiment particulière.

 

 

[exposition] OBEY – 30 Years of Resistance: A Print Survey of Shepard Fairey

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J’avais repéré la rétrospective d’affiches de Shepard Fairey, street-artiste connu sous le pseudonyme de OBEY, depuis sa mise en place début juin à Grenoble. Aussi, j’ai profité d’un passage en journée dans la ville pour aller la voir… et je n’ai pas regretté !

Le travail de Shepard Farey est très graphique, souvent inspiré des affiches de propagande de l’entre-deux-guerres. De lui, vous avez forcément vu l’affiche HOPE lors de la campagne électorale de Barack Obama ou encore l’oeuvre Liberté Egalité Fraternité dans le bureau officiel d’Emmanuel Macron.

L’oeuvre de Shepard Farey, toujours engagée, se décline sur de multiples supports. Il a ainsi à son actif de nombreux murs peints. Le dernier en date a été installé à Grenoble au printemps, mais vous pouvez en voir un à Paris, aux environs du métro Nationale également.

Murs ou affiches, il reprend les mêmes codes, le même style graphique, pour dénoncer les dérives d’une société de consommation, destructrice de son environnement. Les thèmes de l’écologie, de la justice sociale et de la paix reviennent tels des fils conducteurs au cours des années.

L’exposition grenobloise se déroule sur deux salles de l’ancien musée de peinture, immenses. Dans la première, les affiches sont présentées par ordre chronologique, tandis que la seconde salle propose une approche plus thématique.

Ce sont environ 600 affiches qui déroulent devant nos yeux une vision de notre histoire contemporaine et de notre société. En dehors de l’aspect artistique pur, le témoignage sociétal est indéniable. Et l’usage des codes graphiques des affiches de propagande renforce encore le message dénonciateur.

L’ensemble frappe globalement par son unité : 30 ans et des messages toujours actuels !

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Exposition « OBEY – 30 Years of Resistance: A Print Survey of Shepard Fairey »
Grenoble – Isère – août 2019

(*) L’exposition se tient jusqu’au 27 octobre 2019 dans l’ancien musée de peinture de Grenoble, place de Verdun. Les informations pratiques sont à retrouver sur le site internet du Street Art Fest de Grenoble.

[Auvergne] un soir au Puy en Velay

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Après notre journée à monter et descendre au Puy en Velay, un peu de repos à l’hôtel et un repas chaud, nous avons décidé d’assister aux spectacles de Puy de Lumières. Force est de constater que les projections de mapping vidéo sur les monuments ont actuellement le vent en poupe, et après Chartres l’année dernière et Bourges au début de l’été, nous étions curieux de voir ce que cela allait donner au Puy en Velay.

Nous avons donc commencé par attendre patiemment la tombée de la nuit, en prenant place au pied du rocher Corneille, face au rocher Saint Michel où a lieu l’une des projections. Tout en assistant au coucher du soleil, nous avons admiré la mise en valeur du site de la chapelle Saint Michel d’Aighuile par les éclairages.

Puis, le noir s’est fait sur le rocher et les projections ont commencé. Chaque spectacle dure une bonne dizaine de minutes. Nous avons suivi les indications du plan pour nous placer aux bons endroits afin d’y assister.

Après la chapelle et le rocher Saint Michel, nous avons vu successivement les projections sur la chapelle Saint Alexis dans la cour de l’hôtel du département, la façade de la cathédrale, la place du Plot et la façade de la mairie.

Nous avions initialement envisagé de poursuivre avec les façades du théâtre et du musée Crozatier, mais après une journée de pluie et de balades, il faisait bien frais (un peu moins de 10°C quand nous sommes rentrés à l’hôtel) et nous étions plus fatigués que motivés !

Nous avons toutefois apprécié les différentes projections auxquelles nous avons assistées, et passé une bonne soirée à découvrir autrement le patrimoine de la ville.

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Le Puy en Velay – Haute-Loire – août 2019

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(*) L’ensemble des informations pratiques concernant le parcours et les horaires est disponible sur un dépliant papier que l’on trouve aisément à l’office de tourisme et dans ce nombreux lieux au Puy en Velay (il nous a été remis à notre arrivée à l’hôtel pour notre part), ainsi que sur le site internet du Puy de Lumières. Il est conseillé de télécharger l’application mobile pour bénéficier du son avec ses écouteurs. En effet, pour préserver la quiétude des riverains, le son est minimal sur la plupart des projections et en particulier sur celle de la cathédrale.

Deux projections ont également lieu en dehors de la ville du Puy, à Brives-Charensac. Nous ne nous y sommes pas rendus non plus.

[coin lecture] relire des classiques

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Suite à plusieurs conversations, suggestions et autres incitations, j’ai relu récemment quelques classiques….

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Le Blé en Herbe – Colette

Roman

Lors de ma visite du Musée d’Art Moderne Richard Anacréon à Granville, il y avait une exposition sur Colette. Cela m’a donné envie de relire une des oeuvres de la romancière du siècle dernier. C’est tombé un peu par hasard sur le Blé en Herbe.

Vinca et Phil se connaissent depuis toujours car leurs familles passent tous leurs étés ensemble, sur la côte bretonne à proximité de Cancale. A l’âge de l’éveil des sentiments et de la prise de conscience du désir, un jeu du chat et de la souris encore un peu enfantin se noue entre eux… L’arrivée de Madame Dalleray vient perturber la relation entre les deux adolescents tandis que Phil s’éprend d’elle dans une passion purement charnelle. Entre le poids de la société qui déjà commence à peser sur les épaules de chacun (préparation du baccalauréat et de sa future carrière pour Phil, gestion des affaires ménagères pour Vinca), et leur amitié enfantine qui les rapproche, ils jonglent sur le fil des relations sentimentales. L’été s’achève sur le départ précipité de Madame Dalleray, et la prise de conscience pour les jeunes gens qu’une nouvelle saison de leur vie débute à ce moment-là qui ne sera plus uniquement remplie de jeux d’enfants.

Publié en 1923, Le Blé en Herbe évoque clairement l’éveil du désir charnel et les premières fois qui en découlent chez les deux protagonistes. Si, presque 100 ans après, cela peut sembler un thème banal en littérature, c’est une vraie provocation alors. Ce court roman se lit sans difficulté mais n’est sans doute plus aussi sulfureux, ni subversif qu’à sa parution.

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Le Meilleur des Mondes – Aldous Huxley

Roman

Deux personnes qui m’en parlent à moins de 24h d’intervalle et une envie de le relire qui me titillait depuis un moment : il n’en fallait pas plus pour que je me replonge dans Le Meilleur des Mondes.

Dans un futur où la science a remplacé les sentiments, où les loisirs de masse ont pris la place de la culture, où les bébés son fabriqués en usine et les individus  conditionnés d’avant même leur naissance jusqu’à l’âge adulte, où les individus des castes inférieures sont produits en séries identiques par division gémellaire successive, où « chacun appartient à tout le monde » et où tout est inhibé par la consommation de Soma dans un état mondial tout puissant, Bernard et Lenina s’offrent un week-end à sensation dans une réserve à sauvages. Parmi ces êtres restés à l’état naturel, loin de la civilisation, ils tombent sur Linda, qui bien des années auparavant s’est égaré dans la réserve lors de vacances, et son fils Paul.
Fasciné Bernard obtient l’autorisation de les ramener à Londres dont le Sauvage devient vite la coqueluche. Par ricochet, la célébrité de Bernard et de son ami Helmholtz s’accroit, faisant oublier leur attitude passée parfois jugée subversive.
Toutefois, le Sauvage ne s’adapte pas à ce monde civilisé, où conditionnés, les êtres humains ne sont plus que des robots au service de l’état mondial. Cherchant à s’isoler aux limites de la ville, il ne sera toutefois pas longtemps laissé tranquille et finira par perdre la raison.

Publié en 1932, ce roman d’anticipation dystopique est une critique de l’évolution de la société moderne. Les années précédentes ont en effet vu de nombreuses technologies émerger et l’industrie automobile, sous l’impulsion d’Henry Ford, travaille à la chaîne pour produire des denrées manufacturées en série.
Difficile aujourd’hui de ne pas faire de parallèle entre le monde décrit par Aldous Huxley et celui dans lequel nous vivons… Tirant partie de la société telle qu’il la voit au début des années 30, l’auteur imagine en effet des évolutions potentielles dont certaines se rapprochent de ce qui est devenu réalité. C’est plus un travail de philosophie que de romancier : l’histoire n’est qu’un prétexte à la dénonciation de l’avènement d’une société de consommation à la mécanisation croissante.

Le Meilleur des Mondes est clairement un des livres majeurs du XXe siècle, tant pour la littérature de science-fiction que pour la littérature générale.

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[fourre-tout de la semaine] 29 septembre 2019

Dans la cour, une pie (en pleine mue, d’où les plumes manquantes sur la tête) s’est posée et s’est laissée approcher. Elles sont généralement vives et timides et je n’avais encore jamais pu en prendre une en photo !

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Le week-end dernier, j’ai pris le temps d’aller visiter quelques-unes des expositions des Rencontres de la Photo de Chabeuil. Parmi elles, deux m’ont particulièrement plu : les éléphants et les ours polaires de Kyriakos Kaziras et Requiem pour pianos de Romain Thiery.

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L’espace Oreil, un ancien moulin reconverti en salles d’expositions

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[Loire-Atlantique] morceaux de Voyage à Nantes

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De passage sur l’île de Nantes pour voir les Machines, nous en avons profité pour une balade sur les bords de la Loire.

Les anciennes friches industrielles ont évolué vers des lieux à vocations culturelles et festives. Les anciens hangars ont été convertis qui en galerie d’art, qui en tiers-lieu, qui en espace de restauration alternatif.

Tout naturellement, les quais ont été investis au fil des différentes éditions du Voyage à Nantes puisque tout l’espace était à repenser. Nous croiserons ainsi au fil de la promenade plusieurs oeuvres du parcours pérenne dont Les Meules, aménagement urbain permettant de pique-niquer ou faire un barbecue en toute convivialité sur la terrasse des vents. Presqu’en face, On va marcher sur la Lune, oeuvre ludique et bondissante, véritable terrain de jeux pour les enfants… et les autres !

La Grue Jaune nous rappelle le passé des lieux, tout comme sa consoeur la Grue Grise. L’une appartenait autrefois au chantier naval et l’autre au port autonome de Nantes. Ces deux grues Titan sont maintenant toutes les deux propriété de la ville, et classées Monuments Historiques en tant qu’objets.

D’autres oeuvres ont fait leur apparition avec le parcours Estuaire. C’est par exemple le cas des Anneaux de Daniel Buren, qui rythment le quai et portent le regard jusqu’aux façades colorées de Trentemoult sur la rive opposée.

En longeant le quai des Antilles, on aperçoit de l’autre côté de la Loire d’autres oeuvres du parcours du Voyage à Nantes : un nid-belvédère, des fresques sur un hangar.. mais aussi le Maillé-Brézé, ancien escorteur d’escadre de la Marine Nationale amarré en face sur le quai de la Fosse et que nous n’aurons pas le temps d’aller voir de plus près.

Nous avons encore en effet un peu de route avant d’arriver à destination et le temps file….

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Nantes – Loire-Atlantique – août 2019

[Loire-Atlantique] les machines de l’île de Nantes

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En rentrant de Vendée, nous avons fait une halte à Nantes. Au départ, nous souhaitions voir le fameux éléphant. Mais sur place, nous nous sommes vite rendus compte qu’il était accompagné de tout un bestiaire.

La compagnie La Machine a en effet installé ses ateliers sur l’île de Nantes dans les anciens chantiers navals. Nous sommes donc allés faire un tour dans la Galerie des Machines où nous avons découvert le projet de l’Arbre aux Hérons. Plusieurs prototypes à échelle plus ou moins réduite de morceaux de la structure ou des animaux qui la peupleront sont ainsi exposés.

Mais il est également possible de voir les prototypes en mouvement… et pour les plus chanceux d’y faire un tour ! Ainsi, Mr 2e a pu voler dans la nacelle d’un héron tandis que Mr 1er se transformait en conducteur de fourmi géante. De quoi se sentir plongé dans Arthur et les Minimoys….

Puis, nous avons pris le chemin du Carrousel des Mondes Marins. Sur trois niveaux, les créatures marines qu’on dirait tout droit sorties d’un roman de Jules Verne nous dévoilent leurs secrets… Après les avoir longuement observées, il a fallu choisir laquelle nous souhaitions emprunter. Les garçons sont descendus dans les fonds marins pour aller chercher des trésors à bord d’un sous-marin que le capitaine Nemo n’aurait pas renié, tandis qu’avec Melle 3e nous chevauchions des chevaux de mer aux allures d’animaux légendaires.

Après cette plongée dans un monde imaginaire aux inspirations steampunk, nous sommes redescendus sur terre… juste à temps pour croiser de nouveau l’éléphant !

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Les machines de l’île – Nantes – Loire-Atlantique – août 2019

(*) Si vous trouvez que les machines de l’île ont un air de famille avec les animaux de la place, c’est normal car ils sortent des mêmes ateliers.

(**) L’éléphant et le carrousel des mondes marins sont visibles sur l’île de Nantes. Pour accéder à l’un ou l’autre ainsi qu’à la galerie des machines, vous trouverez les informations pratiques sur le site internet des machines de l’île.

[Vendée] les animaux de la place

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Les Animaux de la Place sont une installation d’aménagement urbain sur la place Napoléon de la Roche-sur-Yon.

Je les ai découvert par hasard dans une émission de Des Racines et Des Ailes peu de temps avant de passer une soirée à la Roche-sur-Yon. Alors, forcément, je suis allée les voir, intriguée par leur petit côté steampunk

Ces animaux de bois et de métal sont les petits cousins de l’éléphant de Nantes et sortent des mêmes ateliers. Chaque animal peut être mu par des poignées et manettes situées sur la rive, transformant les badauds en machinistes. Ils sont inspirés des animaux croisés par Napoléon lors de la campagne d’Egypte, ainsi qu’une malicieuse petite loutre locale.

Au bord des bassins, on découvre aussi toute une flore et une faune, transformant les lieux en un havre de biodiversité… et invitant au repos et à la flânerie.

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Les animaux de la place – place Napoléon
La Roche-sur-Yon – Vendée – juillet 2019

(*) L’accès aux animaux de la place est entièrement libre et gratuit. Les horaires où les animaux peuvent s’animer varient selon les saisons. Vous pouvez les trouver sur le site internet de l’office de tourisme.