Le thème de cette 26e semaine du projet 52 est une invitation au voyage immobile. Il nous invite en effet à réfléchir à comment voyager sans sortir de chez soi.
Immédiatement, je pense aux photos de voyage que l’on regarde longtemps après, aux livres qui nous emmènent dans des destinations plus ou moins lointaines, aux récits et aux documentaires que l’on écoute avec avidité, aux petits objets rapportés d’ailleurs, aux cartes postales que l’on découvre avec plaisir dans nos boîtes aux lettres mais aussi aux plats typiques d’autres régions que l’on cuisine à la maison.
J’ai par contre eu du mal à trouver comment l’illustrer en photo… J’ai retourné la question dans tous les sens tout au long de la semaine. Et, arrivée vendredi soir, il m’a bien fallu prendre une décision. Ce sera donc un album photo.
Précision nécessaire : Cet album ne m’appartient pas : il fait partie du fonds photographique de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine et comporte des photographies faites au Japon dans les années 1880. Il était présenté lors de l’exposition sur le triomphe de la couleur en photo présentée à Crest au printemps. J’ai par contre moi-même de très nombreux albums photos mais je n’avais pas le temps de les sortir en ce vendredi soir afin d’en faire une photo convenable..
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Pour voir de quelle façons les autres participants voyagent sans sortir de chez eux, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : il est prévu du beau temps durant ce week-end et j’espère bien pouvoir en profiter. Malgré tout, si votre commentaire ne s’affiche pas parce qu’il est parti en modération, je ferai en sorte de le valider le plus rapidement possible.
Nous étions déjà allés deux ou trois fois au Jardin des Fontaines Pétrifiantes en famille. Cette fois, je n’étais accompagnée que de Melle 3e, et c’est la chaleur des jours précédents qui nous avait donné envie d’y retourner. L’endroit est en effet parcouru par de nombreuses sources et il y a de l’eau partout, ce qui apporte une fraîcheur appréciable par forte chaleur.
Nous avons choisi d’y aller un matin presque à l’ouverture afin d’éviter la foule. (Nous avions d’ailleurs également pris nos billets à l’avance par internet pour éviter d’avoir à attendre à la caisse.) Les parkings les plus proches étant petits, nous avons malgré tout eu un peu de mal à trouver une place (après, il faut aller se stationner plus loin, dans le village, ce qui peut aussi donner l’occasion d’une petite balade sur le chemin au bord de l’Isère). Dès l’arrivée sur le site, on est entourés d’eau : rivière en contrebas, ruisseau qui coule le long de la route, et des cascades de tuf un peu partout.
Après avoir passé le pavillon d’entrée, ce sont les grenouilles qui nous ont accueillies. A cette saison, elles chantent bruyamment et il est impossible de ne pas les entendre autour du premier bassin. Avec un peu de patience, et un bon oeil, nous avons même réussi à les apercevoir cachées dans la végétation.
A partir de là, nous avons (plus ou moins) suivi le circuit de visite. Nous traversons et retraversons des ruisseaux. Plantes et fleurs attirent le regard, ainsi que quelques installations plus originales, comme une baignoire végétalisée dans laquelle « nagent » des canards de bain en plastique.
Nous arrivons à ce qui est, pour moi, le clou de la visite : la grande cascade de tuf. Pourtant, elle est discrète et ses formes naturelles ne sont guère mises en valeur. Pour le visiteur qui n’y prête garde, elle ressemble finalement à un mur de mousse suintant d’eau… Un discret escalier sous les figuiers conduit à une petite anfractuosité dans laquelle l’eau s’écoule, apportant une fraîcheur remarquable.
Mais l’œil est plutôt attiré par la cascade canalisée derrière laquelle on peut passer et d’où on accède la grotte qui abrite le cristallisoir (où sont déposés de petits objets qui en quelques semaines ou mois se couvriront d’une fine pellicule de calcaire, donnant l’illusion qu’ils sont devenus de pierre). La chute d’eau a été travaillée et elle a ainsi permis de donner vie et forme à des bassins à ses pieds.
En continuant à longer la paroi de la falaise qui domine le site, nous nous sommes laissées aller à la contemplation du cheminement de l’eau dans deux structures. L’une faite de vases se déversant les uns dans les autres anime un carillon par un jeu de seau et de poulies tandis que l’autre, simple succession de tuiles, permet un moment un peu plus zen, au seul son de l’écoulement de l’eau.
Dans le bas du jardin, que nous avons ensuite gagné, ce sont surtout les fleurs de nénuphar et les plantes carnivores qui nous ont émerveillées. Nous avons d’ailleurs passé un bon moment à les admirer.
Puis, nous sommes remontées vers la sortie. En échangeant, nous nous sommes rendues compte que nous avions toutes les deux un avis assez mitigé sur cette visite. Nous avons trouvé que le jardin s’était artificialisé depuis notre précédente visite. Ainsi, les cheminements ont été refaits de façon récente et là où dans notre souvenir, ils étaient couleur terre, ils sont maintenant en stabilisé blanc. De même, je crois que nous avons été toutes les deux choquées de voir un jardinier passer la balayette sur des mousses afin d’en enlever les petits pétales qui auraient pu tomber de l’arbre voisin… A trop vouloir rendre le jardin parfait, nous avons eu l’impression qu’il perdait de sa magie !
Malgré tout, nous n’avons pas passé un mauvais moment et cela reste un site à voir au moins une fois…
Les iris sont vraiment parmi mes fleurs préféréesTable de jardinageEntre jardin et installation artistique conceptuelle…Baignoire végétalisée et canards de bainLa cascade canaliséeA l’ombre des figuiers…Regarder l’eau s’écouler..Regarder l’eau s’écouler (bis)..Tandis que l’eau réelle transforme peu à peu la végétation en pierre, un miroir joue à imiter les reflets d’une eau cristallineSarracenias (Plantes carnivores)Plante carnivoreFleur de nénuphar
Jardin des Fontaines Pétrifiantes – La Sône – Isère – mai 2022
(*) Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet du jardin où il est également possible d’acheter ses billets en avance.
Ce mois de juin marque la fin de l’année scolaire et des activités qui y sont associées avant les grandes vacances.
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La saison officielle de CSO s’est achevée le premier week-end de juin avec la (tant attendue) finale de la CAIDS Cup à Saint Paul Trois Châteaux pour Melle 3e. Ce concours a la particularité de se dérouler sur deux jours complets. Aussi, nous sommes arrivés le samedi soir et repartis le lundi soir avec chevaux, cavaliers et logistique associée (tentes, tables, chaises, provisions, etc).
Pour Melle 3e, c’était aussi la fin de sa dernière saison avec le poney qu’elle monte actuellement et la mise en route avec un nouveau poney en prévision de la saison prochaine. Le week-end a été intense pour toutes les deux, sportif également (une estimation de la distance que j’ai parcourue à pied chaque jour oscille entre 15 et 20 km), mais surtout mémorable !
Tout au long de ce week-end de concours, nous avons également côtoyé les poulains du centre équestre qui accueillait la compétition. Et je n’ai pas manqué d’en profiter pour les photographier.
Galop Tricastin – Saint Paul Trois Châteaux – 5 et 6 juin 2022
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Après cela, il restait un dernier CSO, pour la fête de son club équestre. Elle l’a fait avec le poney qu’elle devrait monter la saison prochaine. Alors qu’elle avait commencé à la saison en club 3 (hauteur 75 cm) et club 2 (hauteur 85 cm), elle termine sur des parcours poney 1 (hauteur 90 cm) et poney Elite (hauteur 100 cm). De quoi augurer d’une belle future saison !
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Enfin, juin est la période des moissons, qui ont débuté très tôt cette année…
Pour cette 25e semaine du projet 52, je vous invite à nous montrer portes et fenêtres… Je dois dire que je m’y suis pris vraiment tard cette semaine pour réfléchir à ce thème (en toute honnêteté, j’avais zappé de préparer ma photo et cet article jusqu’à vendredi 22.00 bien passées…). En parcourant les photos prises le week-end dernier à Lille, je suis tombée sur celles prises à la gare du Nord à Paris lors de mon trajet aller.
C’est donc une photo de gare que je vous propose, où en regardant par la fenêtre, on devine les verrières qui éclairent le fond de la grande halle.
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Pour jeter un œil aux portes et aux fenêtres des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
J’étais déjà allée sur le site médiéval du Couvent des Carmes à Beauvoir en Royans il y a quelques années. Je n’avais alors pas pu visiter le musée qui n’était pas ouvert. Depuis, j’avais complètement « oublié » d’y retourner. A l’occasion d’un jour férié de mai, alors que je cherchais une promenade en complément d’une visite au Jardin des Fontaines Pétrifiantes (je vous en reparle bientôt !), et que je regardais une carte, le nom de Beauvoir en Royans m’a sauté aux yeux. Notre sortie allierait donc culture et nature…
Le Couvent des Carmes
Le site du Couvent des Carmes est situé au pied du Vercors, dans la vallée de l’Isère qu’il surplombe. Avant le couvent, le lieu était celui du château des Dauphins, seigneurs du Dauphiné avant l’achat de celui-ci par le Royaume de France. Du château médiéval, il reste un pan de mur d’enceinte, une porte d’accès au fossé extérieur, un donjon à flanc de colline, et l’arche gothique qui portait le vitrail majestueux de la chapelle. C’est Humbert II qui, au XIVe siècle, créé le couvent au pied de son château de Beauvoir où il a pris résidence habituelle.
Le bâtiment du couvent est reconstruit au XVIIe siècle. Il abritait les salles communes et la chapelle au rez-de-chaussée et les cellules des moines au premier étage. L’escalier à 2 volées dessert via un palier la tribune de la chapelle. Il se distingue par sa superbe rambarde en fer forgé.
Aujourd’hui, le couvent héberge un musée d’histoire locale ainsi qu’une exposition semi-permanente (les oeuvres tournent au fil des années afin de garantir leur bonne conservation dans le temps) consacrée au peintre contemporain Bob ten Hoope. Cet artiste hollandais a en effet vécu une cinquantaine d’années au pied du Vercors et a légué une partie de ses œuvres au département de l’Isère. Parmi celles-ci, on retrouve des paysages du Vercors ou encore des portraits croqués sur le vif dans les cafés et restaurants des environs.
Durant la saison 2022, le musée accueille également une exposition temporaire Forest Art Project autour du thème de la forêt où art et science se mêlent pour montrer la beauté des grandes forêts de la planète et sensibiliser aux menaces qui pèsent sur leur avenir. J’ai particulièrement aimé l’œuvre de Claude Como installée sur le grand mur de la chapelle.
Après cela, nous continuons notre découverte en faisant le tour du bâtiment pour admirer l’ancienne cour du couvent et profiter du jardin médiéval dont les carrés sont plantés d’herbes médicinales et de plantes potagères.
Escalier en fer forgé et tomettes sur le sol – le charme d’un bâtiment du XVIIe siècleL’oeuvre de Claude Como installée dans la chapelle pour l’exposition Forest Art ProjectTraverser la forêt stylisée du Forest Art Project pour rejoindre l’exposition Bob ten HoopePaysage du Vercors par Bob ten HoopeBarbières par Bob ten HoopeExposition Bob ten HoopeExposition Forest Art Project – peindre le vivantExposition Forest Art Project – contraste entre la délicatesse du dessin et la toile de jute bruteIris dans le jardin médiévalLa chapelle du Couvent des Carmes vue de la courUn verger conservatoire a également été aménagé sur le site, au pied du Vercors
Les orchidées de la pelouse
Le site médiéval de l’ancien château est maintenant un espace de verdure public où il est possible de venir pique-niquer ou passer un moment en famille ou entre amis. Après avoir nous-même profité de l’endroit pour déjeuner, nous sommes allées voir les ruines de plus près. Mais finalement, ce qui m’a le plus attiré, ce sont des petites fleurs plus ou moins discrètes disséminées sur les vastes pelouse. L’endroit s’est avéré être plein d’orchidées sauvages !
C’est ainsi que je me suis retrouvée rapidement agenouillée dans l’herbe à photographier les orchis boucs, les ophrys abeille et les anacamptis pyramidaux qui peuplaient les lieux !
Enfin, nous avons terminé notre découverte de Beauvoir en Royans par un petit tour dans le vieux village. Nous y avons trouvé une église de poche et une place du village pleine de charme bordée de façades parées de vignes entourant un lavoir-fontaine rafraichissant (ce qui était bienvenu dans cette journée quasi-estivale).
Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et nombre d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.
C’est un dimanche en fin de matinée, alors que le soleil brillait et que le ciel était d’un bleu immaculé, que l’idée a surgi : « et si nous allions pique-niquer ? ». Ce n’était pas ce qui était prévu au menu du déjeuner, mais un rapide calcul m’a permis de me rendre compte que l’on pouvait décaler et réorganiser les menus prévus pour les différents repas afin de ne rien perdre. Il ne restait donc plus qu’à trouver un lieu pour ce pique-nique improvisé : « Et pourquoi pas dans les jardins de Barbières ? ». Le temps de s’arrêter acheter de quoi confectionner un pique-nique sur le pouce, et nous étions en route pour Barbières !
L’idée n’était pas de faire une grande promenade mais bien de prendre un peu l’air et profiter du beau temps pour un déjeuner sur l’herbe, avant de rentrer à la maison où nous attendaient pas mal de choses à faire..
Malgré tout, il aurait été dommage de venir là et de ne pas faire une petite balade sur le sentier qui longe le canal dérivé de la Barberolle puis de descendre jusqu’à la rivière. Nous avons donc pris le temps d’une petite flânerie dans ce cadre si bucolique. Chaque fois que je prends ce chemin, que je longe ces jardins, je me sens si loin de l’impression de village-rue coincé entre les montagnes que l’on peut avoir en traversant Barbières pour rejoindre le col de Tourniol depuis la plaine de Valence.
C’est dans le jardin public de Barbières, situé en contrebas du lavoir et menant du sentier à la rivière, que nous nous arrêterons pour notre pause déjeuner, profitant d’une des tables de pique-nique mises à disposition, avant de prendre le chemin du retour.
Nous nous sommes fait la réflexion que c’est tellement agréable de pique-niquer aux beaux jours que nous devrions le faire plus souvent, même lorsque nous ne sommes pas en sortie à la journée !
Direction les jardins de Barbières, en longeant le canalle lavoir du villageAu pied de la montagneProfiter des rosiers en fleursCôté jardins…S’amuser à traverser la rivière de pierre en pierreAu niveau de la cluse
Pour cette 24e semaine du projet 52 (nous approchons bientôt de la moitié de l’année..), je vous propose d’aller vous mettre au vert.
J’ai immédiatement pensé à la campagne autour de chez moi avec ce thème. Mais force est de constater qu’à cette saison, le vert n’est plus la couleur dominante : les champs de céréales sont passés au doré, voire même ont déjà été moissonnés (avec une nette avance par rapport aux autres années), les lavandes sont en fleurs (je vous en montre un peu plus rapidement) et la sécheresse jaunit l’herbe…
Alors, j’ai replongé quelques semaines en arrière, un dimanche après-midi du mois de mai, déjà bien chaud où j’étais allée chercher de la fraicheur à l’ombre des arbres bordant un ruisseau dans la campagne de la vallée de la Drôme.
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Pour voir comment les autres participants se mettent au vert, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : je serai avec des amis ce week-end, et je n’aurai pas beaucoup l’occasion de me connecter. Aussi, si votre commentaire ne s’affichait pas et partait en modération, je ferai en sorte de le valider le plus rapidement possible, mais je ne peux pas m’engager sur un délai ! Profitez bien de votre week-end, et restez au frais !
En avril, j’ai fait un saut à Montluçon et Mr 2e m’a accompagnée. Si le but premier n’était pas touristique, cela a cependant été pour nous l’occasion d’y passer (à peine) 24 heures et de profiter un peu de la ville et ses environs.
Je connaissais déjà un peu la ville de Montluçon où j’avais fait une étape il y a presque 2 ans en rentrant de Bretagne. J’avais alors profité d’une fin d’après-midi sur place pour visiter le MuPop, musée des musiques populaires. Cette fois, nous avons plutôt choisi de profiter du beau temps pour parcourir la vieille ville mais aussi les environs de Montluçon.
Samedi fin d’après-midi – La Cité Médiévale de Montluçon
Après avoir stationné la voiture sous les arbres de l’allée Marx Dormoy et posé nos valises à l’hôtel, nous sommes partis à l’assaut de la Cité Médiévale à pied (histoire de nous dégourdir les jambes après 4 heures de route).
Dominée par le château des Ducs de Bourbon, la vieille ville se déploie autour de deux églises : Notre Dame en haut de la colline, juste sous le château et Saint Pierre au pied de la colline. Nous commençons par monter jusqu’à l’esplanade du château pour profiter de la vue à quasiment 360° sur les environs. Nous nous servons des tables d’orientation présentes sur le site (il y a d’ailleurs deux versions tout autour de l’esplanade : une des années 1930 et une des années 1950).
Nous déambulons au fil des rues médiévales, allant de place en place, admirant les façades à pans de bois. Nous ne suivons pas particulièrement d’itinéraire : la Cité Médiévale n’est pas très étendue et il est aisé de s’y repérer pour visualiser les rues que nous n’avons pas encore explorées.
Nous gagnons alors les jardins Wilson, le jardin public du centre ville, construit sur l’emplacement des anciens remparts. Le soleil qui commence à baisser fait scintiller le jet d’eau du grand bassin central et dore les herbes des parterres. Il fait doux et nous prenons notre temps.
Après notre balade, nous choisissons de diner dans un restaurant de la basse ville. Puis nous regagnons notre hôtel en passant devant les jets d’eau de l’avenue Marx Dormoy avec lesquels le soleil déclinant s’amuse.
Sur l’esplanade du château des Ducs de BourbonL’église Notre DameLe passage du DoyennéDe l’église Notre Dame à l’église Saint PierreFaçade à pans de bois et linteau sculptéDans les Jardins Wilson, profiter de la fin de journéeVue sur le Beffroi du Château des Ducs de BourbonCertaines rues de la Cité Médiévale sont très calmesJets d’eau dans la lumière du soir
Montluçon – Allier – avril 2022
Dimanche matin – Néris-les-Bains et la voie verte vers Montluçon
Après une bonne nuit de sommeil, nous avons décidé de mettre le cap sur Néris-les-Bains. J’en avais entendu parler car ma mère y avait fait plusieurs séjours thermaux, et nous avait dit que c’était une jolie petite ville. Néris se situant à moins de 10 km de Montluçon, nous en avons profité pour y faire un tour.
Nous avons laissé la voiture à proximité du casino, et sommes partis à pied découvrir la ville. Le grand parc du casino nous a conduits jusqu’aux thermes (qui étaient fermés ce jour-là). De là, nous avons arpenté les rues bordées d’anciens hôtels et de jolies maisons datant de l’âge d’or de la station thermale, au XIXe siècle. Le centre-ville Belle Epoque n’est pas très étendu et nous en avons finalement assez rapidement fait le tour.
Un air de décor de film de Wes Anderson pour l’ancien Grand Hôtel..Le bâtiment des thermes des années 1930 a été reconverti en spaÉlégante façade d’hôtel au charme désuetLe casino a été construit à la Belle Epoque, au moment où « prendre les eaux » était à la mode
Mais, en arrivant de Montluçon, nous avions vu un ancien viaduc ferroviaire sur lequel nous avions aperçu des personnes. Nous avons donc cherché à retrouver cette ancienne voie ferrée pour aller nous y promener. Nous sommes donc partis à travers un parc dans la direction de Montluçon, et nous n’avons pas tardé à apercevoir au-dessus de nous un (autre) viaduc. Après l’avoir gagné, nous l’avons traversé et sommes partis sur ce qui est maintenant une voie verte reliant Montluçon à Néris.
Arrivés sur le viaduc de Sainte Agathe que nous avions aperçu depuis la route, nous ne sommes pas déçus par notre choix de promenade. La campagne étale ses couleurs printanières en d’élégants vallonnements. Nous continuons quelques kilomètres avant de faire demi-tour, un peu avant d’arriver aux faubourgs de Montluçon.
Quelques magnolias sont encore en fleursL’ancienne voie ferrée entre Néris et Montluçon est devenue une voie verteDepuis le viaduc de Sainte Agathe, admirer la campagne de la CombrailleArbre solitaire
Néris-les-Bains – Allier – avril 2022
Dimanche après-midi – le parc du château de La Louvière
Le dimanche en début d’après-midi, avant de reprendre la route pour rentrer dans la Drôme, j’ai souhaité faire un arrêt au château de la Louvière, à Montluçon (que j’avais déjà repéré lors de mon précédent passage dans la ville sans prendre le temps de m’y arrêter). Situé un peu à l’extérieur de la ville, le château a été construit pour un industriel local dans les années 1920. C’est le Petit Trianon de Versailles qui a servi d’inspiration. Le parc arboré abrite de nombreuses essences.
Malheureusement, lors de notre passage, des travaux de restauration étaient en cours et des échafaudages entouraient l’ensemble du château. Le peu qu’on en apercevait avait cependant l’air charmant (et un coup d’œil à travers la vitre de la porte d’entrée m’a réellement donné envie de venir découvrir l’intégralité du lieu… ). Le petit bâtiment de l’orangerie est lui aussi très élégant…
La charmante orangerie du château de La Louvière
Parc de La Louvière – Montluçon – Allier -avril 2022
Après ces (presque) 24 heures à Montluçon et ses environs, il était temps de rentrer à la maison. J’ai bien repéré encore quelques lieux à découvrir dans le secteur, par exemple le village de Hérisson, la forêt de Tronçais ou encore les gorges du Cher… Ce sera une bonne raison pour revenir !
J’ai eu de nouveau l’occasion de me rendre à Paris dans le cadre d’un déplacement professionnel courant mai. Partie le matin, je suis rentrée par un train en toute fin de journée, à l’heure où le soleil décline et se couche. Le hasard m’a placée du bon côté de la rame pour profiter des dernières lumières du jour sur la campagne entre Bourgogne et Rhône-Alpes. Le spectacle était superbe et je n’ai pas pu m’empêcher de le photographier (avec mon téléphone… je n’emporte pas mon gros APN lorsque je pars pour une journée de réunions, et de façon générale quand je vais en déplacement professionnel où j’ai déjà pas mal de choses à transporter !)
Il y a d’abord eu la traversée de la Seine juste à la sortie de la gare de Lyon. Puis les premiers champs sont apparus au sud de l’Île de France.
Puis, nous avons traversé les grandes plaines céréalières de la Brie.
Doucement, le paysage s’est vallonné alors que notre train filait à 300 km/h au cœur de la Bourgogne.
Nous avons longé des champs d’éoliennes alors que le soleil commençait à se perdre derrière l’horizon.
Finalement, autour de Lyon, le soleil s’est couché, irradiant encore un peu les paysages d’une douce lueur…
Vu l’heure où ce billet sera publié, le point météo pour cette 23e semaine du projet 52 ne sera pas en direct ! Vous aurez donc droit à une photo prise il y a quelques jours, un matin en partant pour prendre le train, où la journée s’annonçait chaude avec des risques de petites averses (qui ont d’ailleurs eu lieu, mais en bien trop faible quantité pour parvenir à réduire le déficit en eau dont nous souffrons actuellement. La zone où je vis est en alerte sécheresse depuis le mois d’avril et le niveau de restriction a encore été augmenté de façon récente).
Je ne fais pas trop attention à la météo les jours où je travaille. Je m’en tiens généralement au temps qu’il fait au moment où je pars de chez moi en prenant en compte celui de la veille pour décider si je prends ou non un manteau ou une écharpe (ce qui n’est pas forcément malin quand on travaille à plus de 100 km de son domicile… ). J’essaie d’y faire un peu plus attention quand je pars en déplacement professionnel, mais j’ai régulièrement des loupés, surtout au printemps et en automne, où je me suis déjà plusieurs fois retrouvée en robe légère à Paris alors qu’il y pleuvait des cordes et que les températures étaient bien fraîches !
Par contre, les jours où je ne travaille pas, j’y suis nettement plus attentive. En effet, je suis souvent dehors, et il est important de savoir à quoi m’attendre (et prévoir le matériel adéquat le cas échéant ou adapter, voire reporter, ma sortie). De plus, certains phénomènes météo peuvent être dangereux. Je n’ai, par exemple, aucune envie de me retrouver au milieu de nulle part en montagne sous un orage. Donc, tout comme je vérifie systématiquement les horaires des marées quand je suis en bord de mer (à grandir à proximité de la baie du Mont Saint Michel, on prend des réflexes !), je vérifie également la météo avant de partir en randonnée ou de prévoir une activité en pleine nature afin d’adapter ma pratique aux conditions extérieures.
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