Avec les fortes chaleurs que nous avons cet été, on a envie de balades qui rafraichissent. Pour cela, je vous propose deux idées dans le Vercors : une en altitude où il ne faut pas craindre le soleil et une souterraine qui nécessite même d’avoir pris un pull. Dans les deux cas, on perd quelques degrés par rapport à la plaine, et on est émerveillés. Pour ma part, j’ai testé chacune de ces suggestions en pleine canicule. Elles sont largement approuvées.
Vue sur le Vercors depuis les hauteurs du col de Rousset
Sur les hauteurs de la station du col de Rousset
J’ai fait cette sortie sur les hauteurs du col de Rousset un matin caniculaire. En partant de chez moi, je n’avais pas d’idée précise : je voulais juste prendre de la hauteur pour perdre quelques degrés. Je suis finalement arrivée assez tard au Col de Rousset. Le temps de prendre encore un peu d’altitude pour arriver au parking de Beure, il était déjà plus de 10.00 du matin. J’avais repéré un circuit sur le plateau qui en fait le tour. Il est possible de partir du haut du télésiège (dont le départ est au cœur de la station). Pour ma part, je suis donc partie depuis le parking de Beure où je suis entrée sur l’alpage. Un peu plus haut, un troupeau de vaches à l’estive paissait tranquillement. J’ai contourné le troupeau pour gagner le point de vue des Econduts d’où on domine une bonne partie du Diois.
Sur le plateau de BeureVaches à l’estive
J’ai ensuite longé la crête jusqu’au But de Sapiau. Le paysage qui se déploie en contrebas est majestueux. Les falaises tombent à pic et dominent des vallées verdoyantes. Seule ombre au tableau, un panache de fumée se distinguait un peu plus loin. Le massif de la montagne de Justin, au dessus de Die, brûlait depuis plusieurs semaines et le feu était encore actif dans le secteur de Barsac. Je suis allée jusqu’à la table d’orientation pour jouer à reconnaître les sommets environnants. Puis, je suis passée à côté du haut du télésiège avant d’entamer la descente vers le chalet de Beure. Quand je suis arrivée au chalet, il était juste un peu après midi. J’ai donc décidé de m’y arrêter pour une pause déjeuner bien méritée avant de redescendre dans la vallée.
Depuis les hauteurs du col de Rousset, points de vue sur le Vercors et sur le Diois
Informations pratiques :
Le sentier de l’Ours du Vercors fait un peu moins de 7 km / 320 m D+. Il est donné pour 3 heures (parfois un peu plus) sur les différents sites que j’ai pu consulter. Je l’ai fait en 2 heures (rappel : j’ai l’habitude de marcher en montagne). Il ne présente pas de difficulté technique particulière.
Depuis le haut du télésiège, il est aussi possible de suivre le sentier du Bois du Loup, plus familial. Il fait 2.8 km / 120 m D+ et est indiqué pour environ 1 heure de marche.
La table d’orientation est facilement accessible depuis le haut du télésiège par un chemin stabilisé d’environ 500 m.
Il n’y a pas de point d’eau sur le parcours. Il faut donc être prévoyant avant de partir. Au chalet de Beure, il est possible d’acheter à boire (pas de raccordement au réseau d’eau).
Le plateau ne présente pas d’ombre. Crème solaire et casquette sont donc largement conseillés.
Œillet sauvage sur le plateau de Beure
Sous terre, dans les Cuves de Sassenage
Ma deuxième suggestion est encore plus rafraichissante qu’une balade en altitude. En effet, cette fois, je vous emmène sous terre, direction les Cuves de Sassenage. Là, la température est constante toute l’année, à 12°C. Déjà en montant le long du Furon vers l’entrée de la grotte, l’ambiance est rafraichissante avec l’effet combiné du torrent et de la forêt. Une fois sous le porche d’entrée de la grotte, la fraîcheur qui émane du Germe, la rivière souterraine, est indéniable. D’ailleurs, assez vite, on a envie de mettre un pull. C’est alors parti pour 1 heure de balade souterraine.
Remonter les rivières pour accéder à la grotte
Ici, pas de concrétions extraordinaires : la grotte est toujours régulièrement submergée par les montées des eaux du Germe. L’autre particularité est l’aménagement minimal. On passe là où l’eau a creusé son chemin. Les passages n’ont pas été élargis, tout juste des escaliers et passerelles métalliques ont été ajoutés pour permettre de parcourir les galeries situées à des niveaux différents. Une fois au bout de la grotte accessible sans équipements (il est possible de continuer en spéléologie), on fait demi-tour. En cas de croisement avec un autre groupe, ce n’est pas possible partout et il faut bien se coller à l’un des murs pour permettre à chacun de passer. Plus qu’une visite traditionnelle, c’est une véritable expérience souterraine dans un environnement encore très brut que l’on vit aux Cuves de Sassenage.
L’entrée dans la grotte des Cuves de Sassenage est déjà impressionnanteIl faut souvent se faufiler entre les paroisA certains endroits, il est aussi nécessaire de se plier en deux pour pouvoir passer
Informations pratiques :
Les Cuves de Sassenage sont ouvertes de juin à octobre mais leur ouverture dépend beaucoup des conditions météo. Il faut donc bien se renseigner juste avant de venir.
En période de sécheresse, le massif forestier autour des Cuves peut être interdit d’accès. Les grottes peuvent alors mettre en place des conditions spécifiques d’accès, en particulier la réservation obligatoire et l’accompagnement depuis le village par un guide.
L’accès à l’entrée de la grotte depuis le village de Sassenage se fait via un sentier qui longe le Furon. Il fait environ 500 m pour 100 m D+. Il ne faut donc pas négliger le temps d’accès : le site des grottes indique une vingtaine de minutes pour le parcourir (beaucoup moins si vous avez l’habitude de marcher en montagne).
La visite de la grotte est à caractère un peu sportif : on se faufile, on se baisse beaucoup, on progresse accroupi… (le lendemain, j’avais l’impression d’avoir fait une bonne séance de travail des quadriceps et des ischio-jambiers !)
Plateau de Beure – Saint Agnan en Vercors – Drôme Sassenage – Isère Vercors – juillet 2026
Si vous voulez vous mettre au frais dans une grotte dans le Vercors, vous pouvez aussi visiter :
On ne manque pas d’activités à faire autour de Valence, en particulier en été. Peu importe qu’il fasse très chaud ou plus maussade, la région regorge de propositions en plein air ou à l’intérieur. Il y en a vraiment pour tous les goûts : des propositions culturelles, des activités ludiques, des randonnées. Chacun peut trouver quelque chose à sa convenance. Ce que je vous suggère ici est bien entendu très loin d’être exhaustif. Ce sont par contre des idées que j’ai moi-même testées sur le début de l’été (et niveau météo, le denier mois a été caniculaire).
Les lavandes marquent le début de l’été dans la DrômeLa récolte des lavandes a déjà eu lieu : il faut venir pendant la deuxième quinzaine de juin si vous voulez avoir la chance de voir les lavandes en fleurs dans la Drôme
Des idées de randonnées
Une randonnée vers la Tour de Barcelonne et la chapelle Sainte Marguerite
Parmi les randonnées que j’aime beaucoup en toutes saisons à proximité de Valence, il y a celles qui mènent à la Tour de Barcelonne et à la chapelle Sainte Marguerite, sur les hauteurs de Combovin. J’y vais régulièrement, généralement en partant depuis le parking du cimetière de Combovin. Cela faisait très longtemps que je n’étais montée en partant de Barcelonne. Le chemin est un peu plus long et moins impressionnant, offrant moins de points de vue. Il a par contre l’immense avantage de se faire quasi exclusivement en sous bois. Et en période estivale, c’est un véritable avantage.
Une montée vers la tour de Barcelonne en sous boisAu pied de la Tour de Barcelonne, pour observer les environs
Le départ se fait depuis la place de la mairie de Barcelonne. Il faut prendre la rue qui monte en face en direction de l’église puis continuer sur la gauche, toujours en montant. A un moment, la route se transforme en chemin puis sentier. C’est presque toujours tout droit, jusqu’à arriver au pied de la Tour. De la Tour, on rejoint facilement la chapelle Sainte Marguerite en passant par les Terres Blanches et le Gros Chêne. Le sommet est marqué par une croix. La chapelle se trouve un peu plus loin. Elle est toujours ouverte, pouvant servir d’abri au randonneur de passage. Il suffit de tourner la poignée et de pousser la porte. A l’intérieur, outre la statue de la Sainte, on trouve quelques textes, intentions de prière et ex-voto. Après voir fait le tour de la chapelle pour profiter du paysage, il est temps de prendre la direction du retour qui se fait plus ou moins par le même chemin.
Autour de la chapelle Sainte Marguerite
Une sortie en Ardèche autour de Champis
Cette sortie en Ardèche, je ne l’ai pas faite seule. Avec quelques collègues, nous nous étions en effet donné rendez-vous un samedi matin pour aller randonner ensemble. Comme nous avions prévu la date longtemps à l’avance, c’est tombé en plein épisode caniculaire. Nous avons donc opté pour une boucle qui nous ferait prendre un peu de hauteur pour gagner quelques degrés de fraicheur, et surtout qui serait essentiellement ombragée. De ce point de vue, la mission était réussie. Cette boucle, trouvée sur VisoRando, permet de marcher à l’ombre dans la campagne autour de Champis. Elle offre de très jolis points de vue sur la campagne. Et au passage de la passerelle sur le Duzon, il est possible de descendre dans la rivière pour se baigner, ce que nous n’avons pas manqué de faire (attention, il y a beaucoup de cailloux glissants au fond et on ne voit pas trop où l’on pose les pieds).
Randonnée sur les hauteurs de ChampisSpot de baignade dans le Duzon
Une balade en forêt de Saoû
La forêt de Saoû est un espace naturel protégé, un écosystème unique. Elle offre aussi de très nombreux sentiers de randonnée, pour tous les niveaux. C’est un soir après le travail que je me suis rendue en forêt pour profiter de la douceur (relative) de la fin de journée. J’ai pris un chemin au hasard, pas très loin de l’auberge des Dauphins. C’était une fabuleuse idée pour déconnecter après une journée de travail intense. Il se pourrait bien que je réitère l’expérience.
Un soir d’été en forêt de Saoû
ATTENTION : l’accès à la forêt de Saoû est réglementé. Il est obligatoire de se stationner sur l’un des parkings aménagés. On peut pique-niquer dans la forêt, des espaces sont même spécialement aménagés, mais il est interdit de faire du feu ou un barbecue. Des zones de quiétude pour la faune peuvent être mises en place, interdisant certains secteurs provisoirement à la randonnée. Le bivouac est autorisé sous certaines conditions. Il est impératif de se renseigner préalablement à toute pratique et de respecter les affichages provisoires qui seraient en vigueur.
Un tour vers le plateau d’Ambel dans le Vercors
Situé dans le Vercors, le plateau d’Ambel est un autre espace naturel sensible du département de la Drôme. Il est, tout comme la forêt de Saoû, parcouru de nombreux sentiers de randonnées, conduisant pour la plupart aux sommets qui l’entourent comme le Roc de Toulau ou la Tête de la Dame. L’accès au plateau d’Ambel se fait généralement depuis le refuge de Gardiole ou depuis le col de la Bataille. C’est en pleine canicule que j’y suis allée dernièrement. Je suis partie du col de la Bataille (où j’ai eu la chance de trouver un stationnement), en direction de la Tête de la Dame. J’avais choisi cet itinéraire car une partie était en sous bois et à l’ombre du Roc de Toulau. Malgré tout, une fois sur la crête, j’ai bien senti que le soleil était présent. Il y avait un peu de vent, agréable. Mais je n’ai pas regretté d’être partie relativement tôt (je dis relativement car la semaine précédente avait été très chargée et je m’étais réveillée un peu plus tard que ce que j’aurais aimé : il était donc quasiment 9.00 quand je suis arrivée et j’aurais aimé pouvoir y être au moins 1 heure plus tôt). Cela m’a permis d’éviter d’être en plein soleil sans abri sous une chaleur trop intense.
Tout au long de la randonnée, j’ai dominé la vallée d’Omblèze. A un moment, on voit très bien la faille correspondant aux gorges d’Omblèze
Le sentier part au pied de la montagne, presque horizontalement au niveau du col de la Bataille, sous le Roc de Toulau. Cette portion du GR93 commence en sous-bois, avant de rejoindre la crête au niveau du Pas de Gouillat et de la Croix d’Ambel. Une fois en crête, on quitte le balisage blanc/rouge du GR pour poursuivre selon une trace bien nette . Il n’y a plus d’ombre mais le paysage est époustouflant, typique du Vercors. Le chemin monte progressivement jusqu’à la Tête de la Dame. Après une pause, j’ai choisi de faire demi-tour pour ne pas être au soleil aux heures les plus chaudes de la journée, mais il est tout à fait possible de continuer, toujours sur le chemin de crête.
Le bonheur au retour de retrouver l’ombre des arbres après plusieurs kilomètres en plein soleilLes sentiers de crête ont quelque chose de magique dans le Vercors, et offrent des points de vue à couper le souffleUne partie du sentier en crête est incluse dans le GRP Grand Tour de la Gervanne
ATTENTION : le plateau d’Ambel et ses environs est un espace naturel protégé. Le bivouac y est autorisé sous certaines conditions. Il est interdit d’y faire du feu. Il faut bien rester sur les sentiers pour éviter les piétinements intempestifs et permettre aux espèces végétales de se développer correctement. Sur l’alpage d’Ambel, on peut croiser des troupeaux à l’estive. Il faut les laisser tranquille et les contourner largement. Si vous ouvrez une barrière pour passer, il faut impérativement la refermer. S’il y a un (ou plusieurs) patou(s), arrêtez vous et restez calme, parlez lui calmement, ne le regardez pas directement dans les yeux : il faut qu’il vous identifie comme un humain non menaçant. Une fois que le patou n’aboie plus, vous pouvez continuer à avancer, toujours doucement, toujours calmement, en passant le plus loin possible des bêtes. Si le patou se remet à aboyer, immobilisez vous de nouveau et recommencez le processus. Un patou n’attaque que s’il vous considère comme une menace pour le troupeau.
⚠️ ATTENTION : en raison des risques élevés d’incendie en Drôme et en Ardèche, certains secteurs/massifs/chemins peuvent faire l’objet d’une interdiction temporaire. Il est important de bien s’assurer de l’accessibilité avant de partir en randonnée. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner sur les interdictions locales, et les risques en cours.
Des idées d’activités
Découvrir un labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône
Je crois que je n’étais encore jamais allée dans un labyrinthe végétal. Aussi quand Labyléo, le labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône en Ardèche, m’a proposé de venir découvrir l’activité, je n’ai pas hésité. Sur place, j’ai retrouvé plusieurs copains créateurs de contenu. Nous avons fait un tour assez rapide dans le labyrinthe car l’orage menaçait mais en 30 minutes, nous avons eu le temps de trouver (ou pas) quelques énigmes et de nous perdre à plusieurs reprises. Nous avons vraiment passé un chouette moment, et j’ai très envie d’y retourner en famille, ou entre amis, pour la version en nocturne.
Labyléo est situé en pleine campagne, avec vue sur les collines environnantes. Les végétaux sont vraiment haut : impossible de se repérer en regardant par dessus.
(*) Labyléo, quartier Mirabel, 07800 Charmes sur Rhône. L’accès est fléché depuis le village. Pour le détail des jours et horaires d’ouverture, il suffit d’aller sur le site internet du labyrinthe végétal.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) pour venir découvrir Labyléo en avant première de la saison 2026.
Faire un tour en petit train à Valence
Les tours en petit train sont souvent associés à la découverte de villes qu’on ne connait pas, en mode « on veut tout voir mais sans se fatiguer ». J’avoue que c’est généralement une activité que je zappe, préférant une découverte pédestre des villes où je vais. Mais, quand Valence Romans Tourisme m’a proposé de tester le petit train de Valence, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter. L’idée de jouer au touriste dans ma propre ville était séduisante. J’y suis allée avec Melle 3e, et ni l’une ni l’autre pensions autant passer un moment agréable malgré la canicule. Nous avons fait le tour en début d’après-midi un samedi (nous avions un choix limité par un horaire de train..), mais en roulant on a une sensation de « vent » qui rend la chaleur supportable. La balade dure environ 45 minutes, et nous n’avons pas vu le temps passer. Le petit train nous a emmenées voir tous les incontournables de la ville, en passant dans les rues piétonnes. Une bande audio permet de se situer et de repérer les différents monuments, mais aussi d’écouter quelques anecdotes. Bien qu’étant dans la région depuis 15 ans, j’ai appris 2 ou 3 petites choses. Si on ne connait pas la ville, c’est un excellent aperçu et qui donne des pistes pour venir ensuite flâner.
Le départ du petit train de Valence se fait devant l’office de tourismePrêtes au départ !
(*) Le départ du petit train se fait devant l’office de tourisme de Valence (boulevard Bancel). Les billets sont à acheter à l’office de tourisme. Il circule du lundi au samedi jusqu’au 29 août 2026.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) par Valence Romans Tourisme pour venir découvrir le petit train de Valence.
Aller à la piscine
Quand il fait chaud, la piscine est une excellente façon de se rafraichir. Et s’il pleut, les piscines couvertes offrent un espace de détente appréciable. Bref, la piscine, c’est toujours une bonne idée. Pour ma part, j’ai recommencé à aller très régulièrement à la piscine début janvier (j’y vais au moins 3 fois par semaine, en alternant aquagym et natation). Avec l’arrivée des beaux jours, j’ai eu envie d’essayer d’autres piscines autour de Valence. Voici celles que j’ai testées :
Centre aqualudique de l’Epervière à Valence : Situé à côté du parc de l’Epervière, il est géré par l’UCPA. C’est la piscine où je vais habituellement. Je l’ai choisie parce qu’elle est proche du bureau, mais j’apprécie vraiment le bassin extérieur (accessible été comme hiver). Il y a aussi un bassin intérieur, une pataugeoire avec des jeux d’eau, des toboggans et des grands espaces extérieurs. Facilement accessible en transports en commun, elle est littéralement prise d’assaut le week-end, durant les vacances scolaires et dès qu’il commence à faire chaud. A éviter à ces périodes si vous voulez vraiment nager (selon la foule les lignes de nage sont neutralisées) mais hyper agréable pour un moment de détente.
Centre aquatique Diabolo à Bourg de Péage : Cet équipement de l’agglo est un immense complexe aqualudique avec vue sur le Vercors, très lumineux et agréable. Il y a un bassin de natation intérieur, un bassin ludique intérieur, et des espaces de jeux d’eau dehors, ainsi que des espaces de détente extérieurs. J’y vais en plan B pour nager le week-end car même s’il y a du monde, le bassin de natation reste dédié à cette pratique. Côté ludique, il y a largement ce qu’il faut pour passer un bon après-midi détente en famille.
Piscine Le Petit Nice à Chabeuil : l’ancienne piscine municipale est maintenant gérée par Valence Romans Agglo. Elle a uniquement des espaces extérieurs et ouvre jusqu’au 30 août de 11.00 à 19.00 tous les jours. Elle se compose d’un grand bain (progressif de 1.55 m à 2 m de profondeur) et d’un petit bain/pataugeoire, ainsi que de grandes plages et pelouses ombragées. J’y vais ponctuellement et j’apprécie que 2 lignes soient réservées pour nager avec ou sans palmes/plaquettes.
Le Petit Nice – piscine de Chabeuil – Drôme
Se baigner en pleine nature
Il est possible de se baigner dans de nombreuses rivières, que ce soit en Drôme ou en Ardèche. Il suffit de trouver un spot accessible et où il y a de l’eau pour pouvoir faire trempette. Les endroits où on peut nager sont plus rares. Ils sont généralement aménagés mais restent pour certains très « nature ». C’est le cas du plan d’eau du Pas des Ondes. Situé à la limite du Diois et des Baronnies, à environ 1h30 de Valence, il se compose en fait de deux lacs : l’un dédié à la pêche et aux activités nautiques et l’autre pour la baignade avec des vues sur les montagnes environnantes. J’y étais allée il y a 3 ans et j’y avais apprécié la baignade. J’y suis retournée un samedi matin début juillet cette année. En arrivant vers 9.45, j’ai eu le plan d’eau pour moi toute seule ou presque durant mon heure et demie de baignade. Il y a une petite plage et le sol en pente douce permet aux enfants de pouvoir facilement jouer dans l’eau. Un peu plus loin dans l’eau, on n’a plus pied. Pour ma part, j’ai apprécié retrouver les sensations de la nage en eau libre après des mois de piscine : les grandes lignes, les demis tours sans appui, la régularité sans les relances au mur, et l’impossibilité de poser le pied pour se reposer (à la place, c’est si chouette de pouvoir flotter sur le dos ! ). Si on n’a pas besoin de savoir ce qu’on a sous les pieds quand on nage et qu’on n’a pas peur de partager l’espace avec les poissons, c’est absolument génial !
Plan d’eau de baignade avec vue !
(*) Plan d’eau du Pas des Ondes, 26510 Cornillon sur l’Oule. Accès libre mais parking payant du 15/06 au 15/09 (en 2026, 6 € par voiture). Sur place, snack et restaurant.
Des idées d’expositions
Inspirations Japon à l’Artsolite à Saint Jean en Royans
Après une première grande exposition consacrée aux œuvres numériques de Yann Nguema, l’Artsolite propose une exposition consacrée aux artistes occidentaux inspirés par le Japon. Le voyage nous emmène du XIXe siècle à nos jours, dans les pas de Henri Rivière, Cathelin ou encore les street-artistes du collectif Blast. Depuis les estampes, jusqu’aux mangas, en passant par le travail du papier, les codes graphiques et les techniques des artistes japonais ont été, et sont toujours, une source d’inspiration pour les artistes européens. Ils s’approprient les codes, les détournent, les transgressent aussi parfois pour raconter une esthétique hybride.
Lithographies de Henri Rivière qui s’inspire des estampes japonaises pour raconter la Bretagne à la fin du XIXe siècle / sculpture de geisha par Laurence Allart & tableaux colorés de STeW / méduses en papier et fleurs en papier par JM Letellier et Miki Nakamura / Moss People de Kim Simonsson (déjà vus à Lille et à Lyon) / fresque de Kalouf et robot méca par Mécamorphose / collection d’affiches et graphismes d’inspiration japonaise
En complément, lors de ma visite de l’exposition Inspirations Japon à l’Artsolite, je suis passée jeter un œil aux deux expositions de la maison du canal :
A ce moment-là, j’entre dans une forêt où Benoît Manent explore les saisons des forêts du Vercors par touches colorées, entre l’œuvre de Jean Giono et les fantômes de la Résistance
A ce moment-là, j’entre dans une forêt – Benoit Manent
La vie en rose, une installation immersive de Philippe Chitarrini qui se vit pieds nus, profondément déroutante et paradoxalement hyper relaxante.
Pieds nus dans La Vie en Rose de Philippe Chiattrini
(*) L’Artsolite, 105 impasse des Tisserands, 26190 Saint Jean en Royans. Exposition Inspirations Japon jusqu’au 27 décembre 2026 (payant). Exposition A ce moment là j’entre dans une forêt jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit). Installation La Vie en Rose jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit)
Les expositions que je n’ai pas encore eu le temps de découvrir
Parmi les expositions que je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir mais que j’ai repérées, il y a :
A vélo ! Echappées historiques et artistiques, au centre d’art de Crest. Le sujet des liens entre le vélo et l’art est intrigant. Les expositions du centre d’art de Crest sont assez petites et peuvent facilement se caser sur une fin de journée. Jusqu’au 11 octobre 2026 (payant)
Voyages au Levant, photographies de Nicolas Bouvier, au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les dernières expositions étaient hyper qualitatives et on m’a déjà dit beaucoup de bien sur celle-ci. Jusqu’au 31 octobre 2026 (gratuit).
La saison été 2026 des expositions au Château d’Aubenas, jusqu’au 20 septembre 2026 (payant) :
Mille six cent soixante-dix-sept, de Nicolas Daubanes, en lien avec les graffitis carcéraux que l’on trouve dans les anciens cachots du château.
Des patates, une exposition collective autour de la pomme de terre qui m’intrigue fortement
Edit du 17/07/2026 : j’ai eu le temps d’aller voir l’exposition A vélo ! Echappées historiques et artistiques à Crest. J’ai trouvé le propos plus orienté sociologie et technique qu’art et histoire. C’est surtout intéressant si vous aimez le cyclisme, et, idéalement, avez déjà quelques notions dans le domaine, en particulier sur les aspects techniques et leurs évolutions. Il reste qu’on y découvre de jolies machines, anciennes et modernes, et beaucoup de documents d’archives sur les courses nationales ou locales.
A vélo ! Echappées historiques et artistiques – Centre d’art de Crest
Des idées de spectacles
Il y a de nombreuses propositions de spectacles autour de Valence tout au long de l’été, et j’avoue ne pas avoir eu le temps d’en faire un recensement. Je laisserai donc votre propre curiosité vous guider. Cependant, je souhaite partager avec vous ma dernière mésaventure « spectacle ».
Parmi les spectacles phares de l’été dans la Drôme, il y a les Fêtes Nocturnes de Grignan. Cette année, c’est L’Ecole des Femmes de Molière dans une mise en scène de Robin Renucci avec François Morel qui est proposée. Si je n’ai pas manqué une édition des Fêtes Nocturnes depuis plusieurs années, je dois avouer que cela s’est joué à pas grand chose cette année. J’attendais en effet de connaître les disponibilités de Melle 3e par rapport à ses examens scolaires et ses vacances avant de réserver les places. Or, elles sont parties encore plus vite que les dernières année. Quand j’ai appelé la billetterie fin juin, toutes les représentations de l’été étaient déjà complètes. Enfin, pas tout à fait puisqu’il restait quelques rares places uniquement pour la représentation du soir même. Il était 16.30 et je n’ai pas hésité quand la personne de la billetterie m’a demandé si j’étais disponible le jour même et si je pouvais payer immédiatement les billets par téléphone. Le spectacle était comme chaque fois d’une très grande qualité, tant dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs. C’est même sans doute une des propositions estivales de Grignan que j’ai le plus apprécié.
L’école des femmes de Molière, mise en scène de Robin Renucci, avec François Morel (Arnolphe), Robin Renucci (Chrysalde), Juliette Cahon (Agnès) et François Deblock (Horace).
En conclusion : si un spectacle vous tente, réservez le plus vite possible. Et n’hésitez pas à tenter votre chance en appelant les billetteries même si cela semble complet !
Barcelonne & Combovin – Drôme – mai 2026 Champis – Ardèche – juin 2026 Saoû – Drôme – juin 2026 Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – juin 2026 Labyrinthe végétal – Charmes sur Rhône – Ardèche – juin 2026 Valence – Drôme – juillet 2026 Plan d’eau du Pas des Ondes – Cornillon sur l’Oule – Drôme – juillet 2026 Artsolite – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – juin 2026 Grignan – Drôme – juin 2026
Cette semaine, le projet 52 nous invite à nous assoir sur un banc. Il y a bien sûr les bancs des jardins publics, et ceux qui permettent de faire une pause le long des rues. Mais ceux qui me fascinent, ce sont les bancs que l’on trouve en montagne, installés pour profiter de la vue. J’en connais quelques-uns plus ou moins faciles d’accès. J’en ai par exemple découvert il y a peu aux Deux Alpes. J’apprécie beaucoup celui que l’on trouve au sommet du Vellan dans le Vercors et d’où le regard embrasse la vallée de la Drôme, le Diois et le Dévoluy. Et puis, il y a celui d’Ambel, dans le Vercors aussi. Là, au niveau du Pas de Gouillat, un banc métallique a pris place au pied de la croix. Paradoxalement, il ne regarde pas l’impressionnante vallée d’Omblèze mais est orienté vers le plateau d’Ambel, et ses vastes étendues de pâturages, préférant la douceur de l’alpage à la rudesse des falaises.
Un banc dans le Vercors…
Pour découvrir les bancs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Cette semaine, le projet 52 ne nous emmène pas très loin puisqu’il s’agit d’être ici. J’ai réfléchi à ce que cet ici pouvait bien représenter pour moi. Et rapidement, j’ai pensé aux chouettes balades pas très loin de la maison. Celles que l’on fait sans les avoir forcément anticipé, celles sur les chemins qu’on connait par cœur et que pourtant on redécouvre à chaque fois. Ici, ce sont les piémonts du Vercors, la montagne par la fenêtre, la ligne d’horizon barrée à 1000 mètres d’altitude. Ici, c’est le vert du printemps, la chaleur de l’été, les couleurs vives de l’automne et les sommets enneigés (ou givrés) de l’hiver. Ici, c’est la montagne de la Raye, ma montagne de tous les jours, celle que je vois en partant le matin, en rentrant le soir, et même depuis le bureau.
Pour découvrir ce qui se cache ici chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : Je vais passer une bonne partie de la journée avec des copains. Je ne sais donc pas à quel moment je pourrai venir valider les commentaires en modération. Je le ferai dès que possible quoi qu’il en soit.
Je n’étais allée qu’une seule fois à Chatillon en Diois. Ce jour là, je partais avec Mr 2e pour Mirmande, on avait aperçu de la neige sur les sommets du Glandasse et décidé d’opter pour un autre « plus beau village de France » : Chatillon en Diois. Notre découverte avait été rapide, entre le jour qui déclinait tôt et une entorse de la cheville qui m’empêchait de forcer, mais j’avais envie d’y revenir. L’occasion est venue d’une invitation à venir découvrir Valterra Lodges, des hébergements qui viennent d’ouvrir. J’ai choisi de venir le jour de la fête de la transhumance, un évènement qui me tentait depuis longtemps. Pour compléter le week-end, je suis allée randonner dans les magnifiques paysages du Diois.
Dans les vignes de Chatillon en Diois
Comprendre le pastoralisme à la fête de la transhumance
Les fêtes des transhumances sont nombreuses dans les massifs autour de chez moi. Le pastoralisme fait en effet partie des traditions de l’élevage, en particulier ovin (mais il y a aussi souvent des chèvres qui montent à l’estive en même temps). Au début de l’été, les troupeaux prennent la direction des alpages, guidés par les bergers à pied depuis les vallées où ils ont passé l’hiver dans les fermes. Cela donne lieu à des évènements festifs. Dans le Diois, la fête de la transhumance est jumelée à une fête de la Clairette, production viticole emblématique de la région.
Le moment fort de la transhumance, c’est le passage du troupeau dans les ruelles du village
Le temps fort de la fête de la transhumance est le passage des brebis dans les ruelles du village. C’est celui qui marque le début de la fête et il a lieu dès le matin. A Chatillon en Diois, ce sont presque 700 brebis et chèvres qui ont ainsi traversé le village vers 10.30 du matin en trottinant. Le spectacle ne dure pas longtemps mais il est impressionnant. Le reste de la journée, le troupeau se repose dans un pré en lisière du village, sous l’œil attentif des patous. Et justement durant la fête, des ateliers sont organisés pour mieux comprendre le rôle des patous, le comportement à avoir quand on croise un troupeau en montagne l’été, le travail des berges et de leurs chiens, mais aussi les enjeux du pastoralisme tant dans la dimension économique et agricole que dans la préservation des paysages.
Le troupeau profite de l’ombre des arbres sous la surveillance du patou
Participer à une visite guidée du village
J’étais arrivée tôt afin de participer à la visite guidée du village prévue à 9.00 (afin qu’elle se déroule avant le lancement de la fête et que les ruelles ne deviennent trop encombrées). Découvrir un village avec une guide qui le connait par cœur, c’est l’occasion de prêter attention à des détails qui nous auraient échappé, de passer dans des endroits qu’on devine parfois à peine et surtout d’entendre plein d’anecdotes. La visite de Chatillon en Diois ne m’a pas déçue de ce point de vue. C’est toujours intéressant d’apprendre comment le village s’est construit et développé ou quels sont les enjeux géopolitiques auxquels il a fait face.
De la poésie sur les fenêtres, un bâti médiéval, des ruelles (dites viols) pittoresques, et des fontaines un peu partout, voilà qui fait le charme de Chatillon en Diois
(Re)Découvrir la Clairette de Die à travers une randonnée dans les vignes
En même temps que la fête de la transhumance, dans le Diois, c’est la fête de la Clairette. Une grande partie des producteurs de Clairette étaient ainsi présents, proposant des dégustations, accessible avec un pass acheté au préalable. D’autres animations étaient incluses dans le pass, dont une randonnée dans les vignes accompagnés par des viticulteurs. A l’heure dite, nous sommes donc partis avec un groupe d’une quarantaine de personnes à pied du centre du village en direction des vignes. Nous avons ainsi pu découvrir les différents cépages qui entrent dans la composition de la Clairette (qui est une AOP), mais aussi des deux autres appellations locales : les coteaux du Diois et l’appellation Chatillon en Diois (qui produit des vins blanc, rouge et rosé). J’ai beaucoup aimé cette balade au cours de laquelle les viticulteurs nous ont montré les actions qu’ils réalisent à chaque saison sur la vigne, évoquant les techniques, le temps à y passer et l’éventuelle mécanisation ou pas, ainsi que l’histoire des vignes sur le territoire.
Les cabanons dans les vignes font vraiment partie de l’histoire viticole. A Chatillon en Diois, ils ont pour la plupart été restaurés et se dressent toujours fièrement au cœur des parcelles.
La randonnée, assez courte, nous a conduit au Serre de Poêt, une petite butte à environ 3 km du village. Là, à l’ombre des arbres, entourés par les vignes, nous avons dégusté une coupe de Clairette. En dehors de l’expérience de dégustation dans les vignes, j’ai beaucoup aimé les discussions qui sont nées spontanément avec les viticulteurs mais aussi entre les participants. J’ai ainsi eu l’occasion de beaux échanges avec Etienne, qui vit en itinérance avec sa compagne dans un van, et travaille à la saison dans l’hôtellerie restauration un peu partout en Europe depuis plusieurs années.
Déguster un verre de Clairette bien fraîche au milieu des vignes : une très belle expérience. (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Se ressourcer à Valterra Lodges
Le point de départ de ce week-end dans le Diois, c’était d’aller découvrir Valterra Lodges. Ce sont des lodges hyper cosy qui ont ouvert il y a quelques semaines à Chatillon en Diois. J’ai été très agréablement surprise par la qualité de la prestation. En effet, le lodge dans lequel je logeais, prévu pour 4 personnes était plus grand que ce à quoi je m’attendais. La pièce de vie est toute en baie vitrée, donc hyper lumineuse et ouverte vers l’extérieur. J’ai bien aimé le petit coin salon indépendant de la pièce principale, qui offre un espace de détente confortable à l’intérieur. Pensé pour les jours où il fait moins beau, il est aussi idéal pour se mettre à l’ombre si le soleil est un peu trop fort. La terrasse extérieure aussi était plus grande que ce que j’ai pu avoir dans d’autres hébergements de type bungalow. Là encore, en plus de l’espace repas avec une grande table, il y a un coin salon hyper agréable. C’est l’endroit où j’ai passé le plus de temps : dans l’après-midi avec un livre et en fin de journée avec ma tisane pour regarder le jour décliner et le soleil disparaitre.
Des lodges tout équipés et un maximum de confort !
Côté confort, vous l’aurez compris, j’ai été charmée. En plus, c’est calme et j’ai hyper bien dormi. Et si la cuisine du lodge est très bien équipée et permet de se préparer un repas, on est aussi à une dizaine de minutes à pied du centre du village, mais surtout juste à côté du restaurant Le Caveau. Bref, l’endroit est vraiment top pour un week-end orienté nature et déconnexion que ce soit en famille, entre amis ou en solo. On peut y passer du temps en mode chill, mais c’est aussi un excellent camp de base pour découvrir le Diois : randonnées, baignades, circuits à vélo mais aussi découvertes culturelles et producteurs locaux.
Ca, c’était la vue depuis la terrasse du lodge. J’ai pu prendre mon petit déjeuner face aux montagnes.J’ai diné au restaurant Le Caveau. J’avais choisi le menu spécial transhumance avec une salade dioise, de l’agneau et des légumes au brasero et une tarte aux abricots. La cuisine est à base de produits de saison, et les saveurs sont là. J’ai particulièrement apprécié la cuisson de l’agneau, ce qui pour ceux qui me connaissent est un vrai point positif tant je peux être compliquée sur ce sujet.
Se rafraichir dans la rivière
Parmi les activités à faire dans le Diois (et plus globalement dans la Drôme) et qui ne demandent pas beaucoup d’engagement sportif, il y a aller se baigner à la rivière. Dès que le mercure grimpe sur le thermomètre, c’est le retour des pique-nique au bord de l’eau et des baignades. La rivière qui passe à Chatillon en Diois, c’est le Bez et il offre plein de jolis spots de baignade. L’un d’eux se situe à quelques centaines de mètres de Valterra Lodges (ils vont indiqueront comment y aller si vous leur demandez), mais il y en a plein d’autres tout au long de la rivière (un sentier la longe depuis le village). Je m’y suis rendue avec plaisir en fin d’après-midi. Après avoir bien marché toute la journée (entre la randonnée dans les vignes et le reste de la fête de la transhumance, j’avais déjà fait plus de 15 km à 16.00 !), j’avais envie de plonger dans l’eau fraîche. Enfin, plonger, le mot est peut être un peu exagéré : la rivière est plutôt un torrent et on ne peut pas vraiment y nager. Par contre, l’eau y est fraîche car elle arrive de la montagne (et il était encore tôt dans la saison), et elle était entre 15 et 16°C début juin. Pour les frileux, c’est sans doute encore un peu tôt pour se baigner, mais pour moi, c’était parfait !
Au bord de la rivière (Note pour moi-même : penser plus souvent à aller se baigner dans les rivières)
S’émerveiller au Vallon de Combeau
Un secteur de randonnée mythique
Après une bonne nuit de sommeil, et un copieux petit déjeuner, j’ai rendu les clés du lodge et j’ai pris la direction du vallon de Combeau. J’entends parler de cet endroit depuis que je vis dans la Drôme ou presque. Sur les bords orientaux du Vercors, à plus de 1500 mètres, ce vallon au cœur des montagnes est un petit paradis pour la faune et la flore sauvages. L’accès se situe au delà de Chatillon en Diois quand on arrive de la vallée de la Drôme, le mettant à presque 2 heures de route de chez moi. Quand le séjour à Valterra Lodges s’est organisé, j’ai tout de suite su que j’irai à Combeau.
La taille des randonneurs donnent une idée de l’immensité du paysage
Des paysages grandioses
Depuis le parking, on ne devine pas le vallon de Combeau. Il faut encore monter un peu à pied pour y accéder. Sitôt que je suis entrée dans le vallon, j’ai été subjuguée par la beauté du paysage dominé par la Montagnette. J’ai commencé à marcher en direction de la bergerie de Combeau. On suit une piste assez large, tout en étant entouré de montagne. A la bergerie, j’ai continué vers la cabane puis le Pas de l’Essaure. Au fur et à mesure, le paysage devient de plus en plus impressionnant, jusqu’à arriver au Pas de l’Essaure d’où l’on domine toute la vallée du Drac. En face, les sommets de l’Oisans et des Ecrins sont encore enneigés, tandis que la silhouette du Mont Aiguille se dresse à ma gauche. J’ai poursuivi jusqu’à la Tête Chevalière (1951 mètres) pour encore plus de points de vue sur les environs et une vue très impressionnante sur le Mont Aiguille.
vues sur Mont Aiguille, panoramas sur les Alpes, et cabane de l’Essaure (non gardée, en accès libre) : les paysages du vallon de Combeau
La joie de pouvoir observer la faune et la flore sauvages
Ce qui fait la réputation du vallon de Combeau, en dehors de ses paysages exceptionnels, c’est la richesse de sa faune et de sa flore. Lors de ma randonnée, j’ai ainsi pu observer de très nombreuses fleurs : narcisses des poètes, trolles, myosotis, centaurées, gentianes, orchidées (j’ai repéré des orchis sureau, des orchis mâles, et des orchis fragans), etc. Mais surtout, il y avait des tulipes australes. Cette variété de tulipe sauvage est un des emblèmes du Parc Naturel Régional du Vercors. Assez petite, très élancée, élégante, elle se fait discrète tant qu’elle n’est pas ouverte.
orchidées et tulipes australes
Ce que je savais moins, c’est que le vallon de Combeau est aussi connu pour sa faune. Tout au long de la sortie, j’ai été survolée par les chocards à becs jaunes mais aussi par quelques vautours. Mais ce que j’ai préféré, c’est voir plein de marmottes. Moi qui avais vu ma première marmotte seulement en avril dernier, là, j’en ai vu des dizaines, plus ou moins discrètes. Puis, il y a eu cette rencontre improbable avec un bouquetin à quelques mètres du sentier seulement. Je n’y allais pas pour la faune, mais je suis revenue émerveillée !
Sur les alpages, les marmottes prennent leur temps et montrent leur museau espiègleCette marmotte a surgi de « nulle part » juste devant moi sur le sentier. J’ai pu la regarder assez longuement avant qu’elle ne continue son chemin.Ce bouquetin était tranquillement en train de paître sous un arbre, à quelques mètres du sentier, imperturbable.
Informations pratiques
Hébergement : Valterra Lodges, 115 Route de Die, 26140 Chatillon en Diois.
Restaurant : Le Caveau, 115 route de Die, 26140 Chatillon en Diois
Visite guidée du village de Chatillon en Diois : des visites sont régulièrement organisées, les renseignements sont à prendre à l’office de tourisme
Producteurs de Clairette (et autres vins des appellations locales) : quelques vignerons indépendants sont installés sur Chatillon en Diois mais beaucoup travaillent en coopérative avec Jaillance, dont le caveau se situe 335 avenue de la Clairette à Die (à la sortie de la ville en direction de Crest / Valence) (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Randonnée au vallon de Combeau
A propos des randonnées
Dans les vignes à Chatillon en Diois : la randonnée jusqu’au Serre du Poêt est facile. En aller/retour depuis le village, il faut compter 6 km. Elle se fait sur une petite route au milieu des vignes.
Dans le vallon de Combeau :
La route d’accès au parking du vallon de Combeau est une route étroite de montagne, longeant parfois le précipice.
Le vallon de Combeau est très populaire. Il peut donc être compliqué de s’y stationner, même s’il y a un parking au niveau du panneau de départ des randonnées. J’ai du redescendre pour me stationner plus bas le long de la route à environ 600 mètres du parking. Quand je suis partie, il y avait des voitures jusqu’à plus de 1 km et demi du parking.
Il existe de nombreux tracés de randonnée dans le vallon de Combeau, plus ou moins techniques, plus ou moins difficiles. Vous en trouverez sans souci sur les différents sites type VisoRando ou AllTrails. Globalement, tant qu’on reste dans le fond du vallon, c’est assez facile. Dès qu’on approche des crêtes, cela devient plus difficile. La montée vers Tête Chevalière passe par exemple par un sentier qui tire droit dans la pente sur 500 à 600 mètres pour quasiment 120 mètres de D+ (j’ai fait le calcul pour vous, la pente est entre 20 et 25%).
Entre le Pas de l’Essaure et Tête Chevalière, on est facilement en bordure de précipice (falaises de plusieurs centaines de mètres de haut). Il convient donc d’être prudent.
Il n’y a pas de réseau dans le vallon de Combeau. Il faut donc prévoir une carte papier ou au moins avoir téléchargé la carte au préalable sur son téléphone.
Le balisage dans le vallon est réduit à sa plus simple expression : à peine quelques poteaux indicateurs. L’essentiel du balisage repose donc sur des cairns, technique traditionnelle pour indiquer les chemins. En l’absence de balisage et de cairns, il faudra utiliser son sens de l’orientation, sa carte et sa boussole.
A titre d’information, j’ai fait un circuit qui m’a emmenée de l’entrée du vallon de Combeau jusqu’à Tête Chevalière et retour. J’ai parcouru un peu plus de 10 km, avec 500 m D+. Le tracé était indiqué pour 4 à 5 heures, j’ai mis 3h15.
Le vallon de Combeau est un milieu naturel exceptionnel, et protégé. On n’y fait aucune cueillette. Et on ramène tous ses déchets (même les moins glamour, dont papier toilette et compagnie).
Au premier plan, un cairn de balisage : il suffit d’aller en direction du cairn suivant pour suivre le chemin.
Chatillon en Diois – Drôme – juin 2026
(*) J’étais invitée à séjourner à Chatillon en Diois par Valterra Lodges, ainsi que pour le diner au restaurant Le Caveau (collaboration commerciale non rémunérée). Mon avis est basé sur l’expérience que j’ai vécue. Les activités n’étaient pas organisées dans le cadre de cette collaboration. J’ai également choisi moi-même la date pour la faire correspondre à la fête de la transhumance.
Parmi mes rituels printaniers, il y a la recherche des orchidées sauvages. Et pour cela, le Vercors reste un terrain de choix. Une copine me disait il y a peu qu’il y a 79 espèces d’orchidées sauvages dans le massif. J’ai fait une estimation (à la louche) et je pense en avoir observé entre 20 et 30 seulement (si j’ai le temps, j’essaierai d’affiner cela dans un prochain article). Cette année, j’ai dû m’y reprendre à deux fois, à une semaine d’intervalle, avant de réussir à vraiment voir les orchidées dans un de mes secteurs favoris.
Même sans les orchidées, le paysage vaut le déplacement
Une première tentative peu fructueuse
La première fois, c’était tout début mai. Le ciel était couvert et du bricolage à faire à la maison avait occupé une bonne partie de la matinée. Je cherchais donc un endroit proche de chez moi pour une sortie rapide (j’avais acheté la veille de nouvelles chaussures de randonnée que je tenais à essayer en conditions réelles). Comme j’avais déjà plusieurs observé des orchidées sauvages à cet endroit tout début mai, j’en ai pris la direction. Bien avant d’arriver, j’ai su que ce serait compliqué. En effet, habituellement, j’en repère assez facilement sur les bas côtés de la route, mais cette fois, il n’y avait rien. Donc, j’ai opté pour une balade sur la montagne de Lozeron, en suivant le chemin balisé entre Vautour et Perrache.
Dans le secteur de la montagne de Lozeron, il peut y avoir des troupeaux. Ceux-ci sont gardés par des patous et la prudence est de mise. Si vous arrivez à proximité d’un troupeau, il faut le contourner le plus largement possible. Si le patou vient vers vous, arrêtez vous, restez calme, laissez le vous identifier comme n’étant pas un danger pour le troupeau. Pour avoir déjà croisé sur un chemin un tel chien, ils sont impressionnants mais généralement peu agressifs tant qu’ils ne vous considèrent pas comme un prédateur pour le troupeau.Le chemin, très praticable, monte doucement en forêt
J’ai trouvé quelques orchidées au bord du chemin, mais très peu ou alors pas encore en fleurs. J’ai donc choisi de continuer la promenade juste pour le plaisir de marcher au calme, portée par le rythme de mes pas, bercée par le bruit du vent et le son des cloches des vaches dans le lointain. Le moment était simple et doux. Les paysages par contre montraient toute leur majestuosité. Ce chemin est vraiment beau, et je me demande encore pourquoi cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas emprunté.
Quelques orchis mâles, quelques orchis brûlés, beaucoup de muscaris et de rares bleuets : petite récolte photographique au bord du cheminLe chemin traverse la forêt puis zigzague entre les prairies. On devine les sommets bordant la vallée de la Drôme et au-delà, le synclinal de Saoû et les Trois Becs.
Un second essai transformé
Après cette première tentative qui n’avait pas vraiment été couronnée de succès, j’ai décidé de retourner tenter ma chance la semaine suivante. Et cette fois a été la bonne. En approchant du site, j’ai commencé à apercevoir quelques orchidées sur le bas côté. Il restait maintenant à marcher doucement le long des chemins pour réussir à découvrir les spécimens plus ou moins discrets. J’ai d’abord vu quelques orchis singes que l’on repère assez facilement avec leur couleur rose sur fond blanc. Puis, ce sont des groupes d’orchis mâles, bien violets, qui ont attiré mon œil. Et là, j’ai vu un grand nombre d’orchis de Provence, généralement assez difficile à trouver avec leur couleur jaune très pâle. Le hic, c’est qu’ils étaient dans une zone clôturée et donc impossible à approcher. Je l’ai un peu regretté mais cela fait partie du jeu.
Ici, on aperçoit deux synclinaux : celui, immense, de Saoû en arrière plan, que l’on repère à la forme de Roche Colombe sur la droite, et celui, plus petit, de Saint Pancrace dont on voit les falaises au milieu.
Un peu plus loin, quelques orchis pourpres montraient leurs couleurs plus foncées, tout comme les orchis militaires. Mais la jolie surprise est venue d’un orchis singe tout blanc. J’avais déjà observé cette variation de coloris, dite hypochrome, sur un orchis géant en bord de Rhône il y a quelques années. C’est toujours un peu surprenant pour ces fleurs habituellement si colorées. Puis, dans une prairie ouverte, j’ai repéré de loin quelques orchis de Provence. Avec le beau soleil de ce jour-là, ils étaient encore plus jolis. Je crois vraiment qu’à ce jour, ce sont mes orchidées sauvages préférées. En continuant à chercher, j’ai aussi pu repérer quelques orchis brûlés très discrets avec leur petite taille. La balade n’aura pas été très longue mais elle m’aura permis de voir ces orchidées que je retrouve avec plaisir chaque année dans ce secteur du massif du Vercors.
orchis singeorchis singeorchis mâleorchis militaireorchis pourpreorchis pourpreorchis de Provenceorchis mâleorchis de Provenceorchis brûléorchis militaireorchis singe hypochromeRécolte photographique 2026 des orchidées sauvages sur les hauteurs de Combovin
Lozeron / Combovin – Vercors – Drôme – mai 2026
ATTENTION : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles. Ce sont en outre des espèces protégées. Donc, il est interdit de les cueillir, et il faut faire très attention à ne pas les piétiner. Pour cela, le mieux est de rester sur les chemins ou les routes d’où il est facile de les observer et photographier. Une belle photo ne vaut pas la peine d’abimer la flore.
Il est important de rester sur les sentiers pour ne pas abimer la flore
J’habite dans un village à la campagne, même si je ne suis pas très loin de la ville. J’aime profiter des différentes saisons autour de chez moi, et le printemps est une de celles qui offrent le plus de diversité. Chaque jour, je traverse des paysages changeant au fil des floraisons, et des cultures. Les évolutions dans les champs sont un marqueur du temps qui passe et qui nous emmène doucement vers la saison suivante, l’été et ses chaleurs. En attendant, je profite de la (relative) douceur du printemps. Venez, je vous emmène voir le printemps dans la campagne drômoise.
Le synclinal de Saoû et les Trois Becs depuis Suze
De ferme en ferme, rendez-vous incontournable du printemps
Le domaine Peylong, viticulteurs depuis 6 générations
Ferme en ferme, c’est vraiment LE rendez-vous immanquable fin avril. Sur un week-end, de nombreuses fermes ouvrent leurs portes et nous permettent de découvrir comment sont produits les aliments que nous consommons. Ce sont toujours des découvertes intéressantes, et l’occasion de se fournir en bons produits locaux. Cette année, je n’ai visité que deux fermes, situées toutes les deux à Suze, dans le Vercors. J’ai commencé par le domaine Peylong. Là, la famille Lombard exploite des vignes depuis six générations.
Les vignes du domaine Peylong au pied du synclinal de Saint Pancrace
Je suis arrivée juste après 9.00 et j’étais la première visiteuse de la journée. Quatre autres personnes sont arrivées juste après, et nous avons donc visité le domaine ensemble. Nous avons été accueillis par Fabien qui s’occupe du travail de la vigne et qui nous a expliqué le terroir et l’histoire du domaine. Puis, il nous a montré le chai. Nous avons ensuite rejoint Christelle dans le jardin, où nous avons pu nous installer pour une dégustation. Il était encore assez tôt mais le soleil brillait et rendait l’atmosphère joyeuse. C’est au son du chant des oiseaux que nous avons pu apprécier les différents vins du domaine.
Dans les vignes du domaine PeylongDégustation de vin au soleil (mention spéciale pour le blanc « L’oublié » que j’avais déjà eu l’occasion de goûter et qui se confirme comme un vin agréable que je prends plaisir à savourer).
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
La ferme de Saint Pancrace, producteurs de fromages de chèvre
Après quelques achats au domaine Peylong, j’ai pris la direction de la ferme de Saint Pancrace. La matinée est déjà plus avancée et cette ferme attire beaucoup plus de monde. En effet, il s’agit d’une ferme qui produit des fromages de chèvre. Et qui dit fromages de chèvre, dit troupeau de chèvres. Les familles sont donc nombreuses à se presser pour venir voir les animaux. Il faut avouer qu’en cette période où les naissances sont nombreuses, c’est toujours sympathique de pouvoir découvrir des jeunes chevreaux. Et comme nous avons de la chance, il y a deux chevreaux de moins de 24 heures, l’un né dans la nuit et l’autre le matin même.
Dans la bergerie, avec les chevreaux plus ou moins âgés et les chèvres gestantes.
Un peu plus loin, le troupeau d’une cinquantaine de chèvres pait tranquillement dans un pré. Nous visitons ensuite la fromagerie où nous voyons comment est fabriqué le Picodon, et la salle de traite voisine. Puis, c’est le moment de la dégustation… et des achats !
Une chèvre au préUn dernier coup d’œil à la vue depuis la ferme de Saint Pancrace avant de redescendre dans la vallée de la Drôme
Balades dans les piémonts du Vercors
Une randonnée autour de la Baume Cornillane
Sur les chemins
Si vous suivez mes aventures, vous avez noté que je vais souvent me balader du côté de La Baume Cornillane. C’est en effet un de mes terrains de jeu favoris car il a la bonne idée de ne pas être loin de la maison, tout en offrant de nombreuses possibilités. Un dimanche matin, j’ai voulu profiter du beau temps sans aller loin car j’avais déjà fait une belle journée de randonnée la veille. Je me suis donc naturellement dirigée vers La Baume Cornillane. Pour changer, j’avais cherché une trace sur un site de randonnée et j’avais trouvé une jolie boucle qui passait par le Pas du Pont et le château. Compte tenu de là où je souhaitais partir, j’ai adapté la boucle et choisi de la faire en sens inverse de celui donné par le site, pour une distance totale d’environ 6 km. Je connais assez bien le secteur, pour l’avoir parcouru à de nombreuses reprises et cela me convenait mieux ainsi.
Sur les chemins autour de la Baume Cornillane, on croise pas mal de sable
Je suis donc partie confiante sur ces chemins peu fréquentés. J’ai croisé seulement 2 ou 3 traileurs. Le tracé ne présentait par ailleurs aucune difficulté technique, si ce n’est qu’il n’était jamais plat, alternant montées et descentes. Il empruntait toutefois des chemins assez larges, en dehors de brefs passages en mono trace. Le paysage était absolument somptueux, comme chaque fois dans ce secteur. Bref, tout était réuni pour une matinée fantastique sur les chemins.
Les points de vue sur la Raye et sur la plaine de Valence étaient nombreux sur le trajet
L’inattendu
Mais, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. En effet, à peu près à la moitié de la boucle, j’ai perdu l’équilibre sur un chemin de sable qui avait été raviné par les fortes pluies de l’hiver. Le chemin était beau, largement praticable, mais mon pied gauche a roulé sur un caillou et glissé dans l’ornière. Je suis tombée de façon assez violente, et j’ai immédiatement su que je m’étais blessée (même si une part de moi restait malgré tout un peu dans le déni en mode « ça va aller, c’est juste une douleur de contraction »). J’ai consulté l’itinéraire sur mon téléphone (ouf ! il y avait du réseau) pour confirmer ce que je voyais en lisant le paysage : il était préférable de continuer plutôt que faire demi tour, car j’étais à environ 1 km de croiser la route. Selon la douleur, je pouvais ainsi envisager de terminer en marchant sur le bitume, bien stable et en faux plat, même si cela allongeait la distance par rapport au chemin, caillouteux et avec deux belles montées/descentes.
Vue sur la Raye – le paysage juste avant que je ne tombe !
Une leçon à tirer
La fin de la randonnée n’a pas vraiment été amusante, et j’ai passé le reste de la journée dans le canapé avec une poche de glace sur la jambe. Je m’étais fait un petit claquage au mollet, qui a ensuite généré une tendinite de compensation. Si je vous raconte cette mésaventure, ce n’est pas pour me faire plaindre (c’était il y a plusieurs semaines et tout est quasiment maintenant rentré dans l’ordre). C’est surtout pour rappeler qu’en randonnée, même sur un terrain facile, même sur un terrain connu, on n’est pas à l’abri d’un accident. Donc, même pour une petite balade, surtout en montagne, on prévoit le nécessaire : assez de batterie sur son téléphone portable, un sifflet pour indiquer sa présence sans devoir s’époumoner si nécessaire, une trousse de secours minimale (désinfectant, compresses, pansements, sérum physiologique, mouchoirs en papier, petite bande – oui, ça semble beaucoup mais tout ça m’a servi un jour ! – et on s’assure que ce n’est pas périmé. J’ajoute pour ma part un antidouleur à cette liste), une couverture de survie, une lampe frontale chargée. Je pars également toujours avec 2 ou 3 compotes en gourde dans mon sac. Et idéalement, on prévient quelqu’un d’où on part et de l’heure à laquelle on devrait être de retour, surtout si on est seul.
Et on n’oublie pas de profiter du paysage !
Les premiers coquelicots au pied de la Raye
Les premiers coquelicots sont arrivés fin avril dans les champs. J’ai aperçu ceux-ci en passant sur la route, et je n’ai pas pu m’empêcher de les prendre en photo. Ils marquent le début de la bascule du printemps à l’été.
Passer une journée dans le Vercors, c’est quelque chose qui m’arrive souvent. Généralement, j’y vais seule, essentiellement pour marcher. Cette fois, la situation était différente. En effet, deux copines avaient organisé une journée entre filles avec au programme une jolie randonnée sur le plateau de Font d’Urle et une déjeuner convivial au restaurant. Nous étions donc ce jour-là une dizaine à cheminer ensemble, mais aussi à discuter, échanger, comparer nos expériences.
Une journée entre filles dans le Vercors
En randonnée sur le sentier du Karst
L’arrivée du printemps sur l’alpage
Le point de rendez-vous était au départ du sentier du Karst, à Font d’Urle. J’avais covoituré depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine, et nous avons retrouvé les autres sur le parking de la station. Après les bonjours (et les présentations pour celles qui ne se connaissaient pas encore), nous avons enfilé nos chaussures de rando et pris la direction du sentier. Je vais chaque année à cette période de l’année sur l’alpage de Font d’Urle et c’est chaque année aussi magique. Cette fois n’a pas dérogé : les tapis de fleurs nous ont accueillies dès le bord du parking.
Des fleurs partout… surtout des crocus, mais il y avait aussi des jonquilles, des érythrones dents de chien, des scilles à deux feuilles, des renoncules, des gentianes…
Pour autant, la neige était retombée le week-end précédent et était encore bien présente. Fort heureusement, nous avions prévu et étions bien chaussées pour traverser les grandes plaques de neige. Cette fois, nous avons suivi scrupuleusement le chemin (j’ai pour habitude de le prendre à l’envers ou de couper à certains endroits). Pour certaines, c’était leur première venue à Font d’Urle et le sentier permet d’en découvrir toutes les spécificités, en particulier géologiques.
L’alpage de Font d’Urle, entre hiver et printemps
Le bonheur de voir des animaux sauvages
En plus de la multitude de fleurs, nous avons aussi eu la chance de pouvoir observer des animaux dans leur milieu naturel. Deux vautours nous ont ainsi fait le plaisir de voler au dessus de nous dans un ballet hypnotique. Mais, ce que je retiens surtout, c’est la marmotte que nous avons pu longuement voir à côté de la grotte. Je dois avouer que c’était la première fois que je voyais une marmotte dans les Alpes (j’en avais vu à Montréal au Canada où elles sont communes, y compris en ville). Rien que ça aurait suffi à rendre cette journée extraordinaire !
Une marmotte se cache sur cette image ! (elle est dans l’herbe, pas très loin de la neige au niveau du tiers gauche de la photo)Une marmotte se cache sur cette image ! (elle est sur un rocher, au niveau du tiers droit et du tiers bas de la photo )un des vautours que nous avons pu observer
Un déjeuner au col de la Machine
Après deux heures à profiter du temps magnifique que nous avions ce matin-là, nous avons repris les voitures pour nous rendre au col de la Machine. Là, l’Hostel Quartier Libre propose une cuisine locale et de saison dans un environnement chaleureux. Nous avons ainsi largement profité d’une pause déjeuner très gourmande tout en continuant nos discussions.
La salle est très chaleureuse – il y a aussi une terrasse pour les beaux jours Le slogan sur le flyer est une référence à une chanson d’Alain Bashung
Nous avons terminé la journée par un petit aller retour jusqu’au belvédère sur Combe Laval situé à quelques dizaines de mètres de Quartier Libre, l’occasion de profiter du paysage et faire quelques photos de groupe.
Combe Laval depuis le belvédère du col de la Machine On distingue la route à flanc de montagne sur la droite
Ce que je retiens de cette journée
Le point de départ de cette journée, c’était la volonté de Pauline et Cécile de réunir des créatrices de contenu actives sur les réseaux sociaux et partageant des points d’intérêt communs afin d’échanger autour d’un programme à tendance outdoor et gourmandise. Nous étions une dizaine à nous retrouver ce matin-là. J’en connaissais déjà un peu plus de la moitié mais je découvrais « en vrai » les autres. Comme à chaque fois, j’ai été surprise de la facilité avec laquelle nous avons échangé. J’ai par exemple fait la route depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine que je n’avais encore jamais vues. Et tout naturellement, les discussions se sont mises en place.
En randonnée sur l’alpage de Font d’Urle
C’est d’ailleurs à la fluidité et la facilité des échanges que l’on se rend compte que le casting était réussi. Si tout le monde se parle, si les rires et les discussions n’ont pas de véritable temps mort, si les bavardages sont naturels, si personne ne reste isolé, alors c’est gagné. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé ce jour-là. Les échanges ont été riches, nourris par nos diversités. Nous avons parlé de tout et de rien, des réseaux sociaux, des collaborations, des interactions avec nos communautés respectives, mais aussi simplement de nos vies. Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir décidé de participer à cette journée, entre la joie de randonner au soleil dans un décor féérique et le plaisir de partager ce moment avec un super groupe.
En randonnée dans le Vercors
Informations pratiques
La randonnée : sentier du Karst à Font d’Urle. Ce sentier fait environ 5 km pour 140 m de D+. C’est une randonnée vraiment accessible à (presque) tous. J’étais blessée à la jambe (a priori un claquage sur un des muscles du mollet, fait une semaine avant), et ça s’est très bien passé. Il faut compter 2 heures en prenant son temps (je l’ai déjà fait en 1h15/1h30 en prenant des photos). Il est important, surtout quand il y a des plaques de neige, de rester sur le tracé du sentier pour ne pas risquer de chuter dans un creux ou un trou. Les passages sur la crête ne sont pas dangereux tant qu’on reste sur le chemin qui est à bonne distance de l’à-pic.
Le sentier passe à proximité des crêtes
Le restaurant : l’Hostel Quartier Libre est situé au col de la Machine. Il propose une cuisine locale et engagée, à base de produits frais et de saison. Les propositions sont originales et bien travaillées. L’ambiance est vraiment décontractée et agréable. Il est aussi possible de s’y arrêter pour le goûter avec de délicieux cookies maison. Quelques hébergements sont également disponibles.
Le belvédère : de l’autre côté de la route par rapport à l’Hostel Quartier Libre, il suffit de suivre le sentier balisé sur quelques dizaines de mètres. Attention : on est alors à flanc de falaise et il convient d’être très prudent
La saison : j’aime l’alpage de Font d’Urle en toute saison, mais il a vraiment quelque chose de magique au printemps.
Chaque année, c’est un peu la même chose : doucement, l’hiver laisse la place au printemps. La nature se réveille. La neige fond. Les fleurs commencent à pointer le bout de leur pétales. Les journées allongent et le soleil réchauffe tout. Cette demie saison, je l’aime beaucoup pour aller randonner. Il faut dire que de façon générale, j’aime quand dehors les saisons se télescopent, et c’est autour de l’hiver que c’est le plus net. Alors, cette année encore, je suis allée dans le Vercors, chercher les traces du printemps à la sortie de l’hiver.
Au bord des chemins, les épinettes en fleurs
Entre neige et soleil au col du Lion
Le premier week-end du printemps, j’ai eu le plaisir de pouvoir passer une journée avec Mr 2e et Melle 3e à la maison. Comme il faisait (enfin) beau après des semaines de pluie, nous avons eu envie de faire une balade. Melle 3e voulait de la montagne et de la forêt. Nous sommes donc partis dans le Vercors, en direction du Grand Echaillon et du col de la Bataille. La route est encore fermée au delà de la station de ski à cette période de l’année, mais il y a des promenades sympas à faire dans ce secteur. Nous sommes donc partis en direction du col du Lion. La balade a l’avantage d’être plutôt facile, et calme.
En arrivant, il y avait encore un peu de neige
Dans le sous-bois, il restait encore un peu de neige dans les endroits les plus abrités. Forcément, Mr 2e et Melle 3e se sont sentis obligés de faire une bataille de boules de neige : même en grandissant, certaines choses ne changent pas. Nous avons ensuite continué jusqu’au col du Lion. Mais, contrairement à ce que j’ai l’habitude de faire, nous n’avons pas pris la route forestière mais un sentier (balisé jaune/vert) qui s’enfonce dans la forêt de Comblezine. A un moment, le chemin quitte le sous-bois pour longer une prairie. Nous y avons fait un arrêt assez long, profitant du soleil, admirant les crocus dans la lumière, observant les sommets environnants. Puis, nous avons longé la pâture avant de filer sur des sentes à peine marquées dans la forêt pour revenir au col du Lion par une boucle.
Le long d’un pré, au milieu des bois et de la montagne, admirer les crocusJouer à se repérer et nommer les sommets (ici le plateau d’Ambel)
(*) Les possibilités de randonnée dans le secteur du col du Lion/col de la Bataille/forêt de Comblezine sont nombreuses. Il est possible de trouver en ligne assez facilement des topos ou d’en construire un soi même en partant des cartes IGN. Notre petite boucle faisait environ 8 km sans aucune difficulté particulière, le genre de sortie parfaite pour prendre l’air tranquillement.
Quand l’hiver n’a pas dit son dernier mot au Grand Echaillon
Quelques jours après la promenade au col du Lion, la météo a changé avec le retour de la pluie, mais surtout de températures froides accentuées par un fort mistral. Il a donc reneigé sur les sommets. Alors qu’une semaine auparavant, je pensais avoir fait ma dernière sortie avec de la neige de la saison, je ne pouvais pas manquer de retourner profiter du manteau blanc encore une fois. Je suis donc allée au Grand Echaillon, m’arrêtant au niveau de la station. Les conditions étaient loin d’être printanières, tôt ce dernier samedi de mars. Avec le vent très fort, le ressenti était en dessous de -10°C. J’ai même exceptionnellement sorti mon bonnet !
L’hiver a décidé de jouer les prolongations cette année sur les plateaux du Vercors
Compte tenu de l’état de la neige, très dure et « croûtée », et des conditions météo pas très accueillantes, j’ai choisi de ne pas me charger avec les raquettes. Cela s’est avéré un bon choix car je me suis très peu enfoncée dans la neige et j’étais ainsi plus libre dans mes mouvements. J’ai choisi de partir en direction de la bergerie du Grand Echaillon, en suivant le balisage du circuit raquettes du même nom. J’ai fait quelques détours pour aller voir des points de vue sur la vallée. Je ne pensais pas rester longtemps mais finalement, je me suis promenée presque 1 heure et demie. Il faut dire que j’avais une tenue adaptée aux circonstances (du moins pour moi car sans doute que beaucoup auraient trouvé que « juste » une bonne polaire n’était pas suffisant), et je n’ai pas eu froid.
La lumière était assez étrange, comme si le soleil n’arrivait pas à percer les nuages à cause du vent
En arrivant au niveau d’une prairie, complètement enneigée, j’ai repéré quelques discrètes tâches de couleur. Les crocus qui étaient déjà sortis étaient recouverts par la neige dans un joli carambolage entre le printemps et l’hiver. J’ai eu un peu de mal à les prendre en photo. Du moins, jusqu’à ce ce que je me décide à m’allonger au sol (comme je le fais habituellement au printemps). Je n’ai pas trainé à prendre mes photos cependant pour ne pas attraper froid. Puis, je suis passée dans la forêt avant de rentrer à la voiture (où un thermos de café bien chaud m’attendait).
Selon l’exposition, la quantité de neige était plus ou moins importanteLes crocus dans la neigeDans la forêt, la neige était de nouveau bien présente. (Avez-vous repéré les deux skieurs dans la combe ? De toute ma matinée, ce sont les deux seules personnes que j’ai croisées ou aperçues !)Il se pourrait bien que cette photo serve de base à ma carte de vœux 2027 ! (J’ai regretté de ne pas avoir quelques boules de Noël rouges dans mon sac ! )
(*) De nombreux chemins et circuits partent de l’auberge du Grand Echaillon. Attention, en hiver, avec la neige, certains sentiers estivaux ne sont pas praticables ou sont dangereux, tandis que d’autres itinéraires sont ouverts à travers les prairies pour la saison. Il convient aussi d’être vigilants aux pistes de ski de fond et aux skieurs qui les empruntent. Le circuit raquettes de la bergerie du Grand Echaillon est un circuit facile d’environ 4 km. Avec les « petits » crochets que j’ai fait, je l’ai rallongé à un peu plus de 5 km.
En route vers le printemps à Villard de Lans
La semaine suivante, alors qu’on apercevait encore depuis Valence de la neige sur les plus hauts sommets du Vercors, j’ai eu envie d’une journée à la montagne. Comme nous étions le week-end de Pâques, il était hors de question de prendre l’autoroute. Cela limitait donc les possibilités au Vercors, et j’ai choisi de retourner à Villard de Lans. Cette fois, je voulais aller découvrir la cascade de la Fauge. Je l’avais en effet beaucoup vue passer sur les réseaux sociaux des copains au cours de la saison, et j’anticipais qu’avec la fonte des neiges, elle coulerait bien.
Il y avait encore de la neige autour de Villard de Lans
J’ai commencé la journée par un café au soleil sur une terrasse : on sentait vraiment que le printemps commençait à être présent. Cela m’a permis d’affiner l’itinéraire de la randonnée, et surtout son point de départ. Il existe différents topos pour la cascade de la Fauge, selon le site de randonnée que vous regardez. Celui que j’ai choisi débute à côté du lycée (où j’ai donc laissé la voiture). D’autres démarrent depuis le centre de la station ou depuis le petit village des Clots. Très vite, le chemin s’enfonce en sous-bois et la neige fait son apparition. J’arrive au pont des Amours, un charmant petit pont de bois qui traverse le ruisseau de la Fauge.
La neige est encore bien présente
J’avoue que je ne pensais pas trouver encore autant de neige, surtout que je suis encore assez bas. Mais le chemin est sur un versant exposé au nord et cela se sent. La couche de neige est peu épaisse, très tassée mais surtout verglacée. La prudence est donc de mise. Le soleil déjà haut, traverse les branches des arbres pour venir déposer des jeux d’ombres sur la neige. C’est doux et poétique. En contre bas du chemin, j’entends le ruisseau chanter. C’est calme et apaisant.
Le soleil vient dessiner les ombres des troncs des arbres sur la neige
J’arrive au niveau d’une bifurcation. Mon itinéraire continue normalement vers la droite mais la cascade est un peu plus loin sur la gauche. Je descends donc au fond du vallon, longeant le ruisseau. Arrivée à un petit pont enneigé, je devine la cascade derrière les arbres. Je m’approche. Elle tient ses promesses. Pas très haute, elle est vraiment charmante, tombant d’un arc de cercle dessiné dans la paroi rocheuse. Son débit à cette période de l’année est assez fort, et quelques stalactites de glace viennent parfaire le tableau. Ce n’est clairement pas la plus impressionnante cascade qui soit, mais elle a quelque chose qui la rend unique, et un peu magique.
La cascade de la Fauge et ses abords sont vraiment empreints d’un charme romantique
Je reviens ensuite sur mes pas pour retrouver le chemin principal. Je prends encore un peu de hauteur avant d’arriver de nouveau à un petit pont permettant de traverser le ruisseau. La lumière à travers les frondaisons des arbres est fabuleuse, annonçant très clairement les beaux jours. Après avoir traversé le pont, j’entame la descente, alternant sur le chemin entre neige, boue de fonte et cailloux. Je retrouve le pont des Amours, mon « presque point de départ » avant de regagner à travers bois le parking du lycée. Il est l’heure de déjeuner alors je décide d’aller dans le centre de la station profiter d’une des nombreuses terrasses ensoleillées : l’hiver semble alors bien terminé et l’été en chemin !
J’aime beaucoup le charme romantique des petits ponts de bois qui jalonnent les sentiers en montagneDe retour au pont des Amours, je traverse le ruisseau de la Fauge
(*) La randonnée vers la cascade de la Fauge est accessible en été comme en hiver. Attention cependant, selon la saison, les conditions sur les chemins ne sont pas les mêmes, et les comportements et équipements à adopter varient. Quand j’y étais, il y avait toute une partie en neige glacée, mais aussi pas mal de boue et plusieurs gués de ruisselets de dégel tandis que par endroits les cailloux étaient bien présents. Pour trouver un topo pour aller à la cascade de la Fauge, vous pouvez rechercher dans votre appli de rando préférée ou bien suivre celui disponible à l’office de tourisme. Celui que j’avais trouvé faisait environ 5 km, sans grande difficulté.
Si j’ai fait cet hiver de très jolies promenades dans le Vercors peu ou pas enneigé, la saison a été globalement généreuse en neige. Cela a commencé comme chaque année autour du 20 novembre. Puis, les épisodes de neige se sont succédés jusqu’en février. Bien occupée les week-ends, j’ai finalement eu assez peu d’occasions d’aller en profiter. Fin janvier, je suis allée me promener sur le plateau de Léoncel, tandis que fin février, j’ai pris la direction de Villard de Lans. Venez, je vous emmène marcher dans la neige !
Le plateau de Léoncel sous la neige
Balade sur le plateau de Léoncel
Ce samedi là, je n’avais pas prévu d’aller me promener dans le Vercors. J’avais à faire en ville et la météo s’annonçait maussade. Mais une éclaircie en fin de matinée m’a fait changer d’avis. Je suis donc partie vers midi et demie, en direction du Grand Echaillon. Arrivée à La Vacherie, la quantité de neige qui recouvrait le paysage était déjà très abondante aussi, je ne suis pas allée plus loin. Il n’était pas encore 13 heures et j’ai sans souci trouvé un stationnement à côté du cimetière.
Pas besoin de marcher très loin depuis le parking pour que la vue soit magnifique
De là, j’envisageais de partir en direction du ruisseau de Comberoufle qui se faufile à travers la montagne pour gagner ensuite les parois des Gorges d’Omblèze. La hauteur de la neige m’a fait hésité et finalement, à la jonction du chemin avec le GR9, j’ai décidé de suivre celui-ci en direction du village de Léoncel. Je m’enfonçais beaucoup et la progression n’était pas toujours évidente, mais la beauté du paysage rendait l’effort plus facile. Arrivée au niveau de la ferme des Coquins (en ruines), j’ai pris un petit chemin de traverse pour rejoindre un ruisseau et une petite cascade pleine de charme.
Autour de l’ancienne ferme des Coquins
J’ai ensuite repris le tracé du GR9 en le suivant tant bien que mal. La neige masquait bon nombre de balisages, mais à cet endroit, il suit globalement le pied des falaises de la montagne de Chovet. Au loin, le clocher de l’église abbatiale de Léoncel me servait de point de repère. J’avais envisagé de m’y rendre, mais la progression dans la neige fraiche était compliquée. Très régulièrement, je m’enfonçais au moins jusqu’aux genoux (et je dois dire que j’ai bien regretté d’avoir hésité à prendre les raquettes pour finalement les laisser dans le coffre de la voiture !).
On devine le village de Léoncel, coincé au pied de la montagne sur la gaucheSur le plateau de Léoncel enneigé
Le ciel commençant à devenir menaçant, je changerai finalement d’idée et arrivée au niveau des ruines de l’ancienne ferme des Marais, je vais faire le choix de traverser le plateau pour rejoindre le bord de la route et revenir plus vite à la voiture. La suite me donnera raison : à peine revenue sur le parking, il commencera à pleuvoir. Au final, ma boucle aura fait un peu plus de 4 kilomètres, dans une neige épaisse rendant la progression difficile. J’aurais passé presque 2 heures à profiter de ces paysages sublimés par la neige.
Si mes estimations sont bonnes, ces ruines sont celles de la ferme des Marais sur le plateau de Léoncel. Ici, pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Résistance avait installé un terrain de parachutage. J’ai essayé de trouver des informations sur ce qu’il s’est passé dans ce secteur, sans grand succès jusqu’à présent : il y avait tellement de maquis et de fermes accueillant des résistants dans le Vercors que seuls les plus importants sont très documentés.Quand le soleil se cache et transforme les plateaux enneigés du Vercors en paysages fantastiques
La Vacherie / Léoncel – Vercors – Drôme Janvier 2026
Randonnée entre Bois Barbu et Valchevrière
Dans la forêt
Fin février la neige avait déjà bien fondu un peu partout. Je suis donc allée un peu plus en altitude pour en trouver. Direction le domaine nordique de Villard de Lans à Bois Barbu pour une randonnée jusqu’à Valchevrière. J’étais déjà allée dans ce secteur il y a 3 ans pour une randonnée en raquettes. Comme j’étais partie de la maison tôt le matin, un peu sur un coup de tête, je n’avais pas pris la peine de repérer un autre itinéraire. J’ai donc repris le même chemin que la dernière fois. J’avais emporté les raquettes cette fois encore, mais compte tenu de la quantité de neige, j’ai préféré les laisser dans la voiture. La suite me donnera raison : les chemins ne sont plus que partiellement enneigés, et là où il y a de la neige, elle est généralement glacée et glissante. Avec les raquettes, j’aurais été encombrée pour rien car il n’y aurait finalement eu que quelques centaines de mètres où elles auraient été utiles.
Au départ de Bois Barbu, vue vers les Gorges de la Bourne
Comme je suis partie tôt, il est à peine 9.00 quand je m’engage sur le sentier. Je n’ai pas besoin de m’éloigner beaucoup pour me retrouver complètement seule. Avec l’approche du printemps, les oiseaux sont de sortie. J’entends très distinctement un pic (sans doute) épeiche taper sur un tronc mais je n’arrive pas à le voir. Je fais attention où je pose les pieds car je n’ai pas vraiment envie de glisser. Le ciel est couvert mais il fait plutôt beau, et la température est relativement douce. En marchant, je n’ai même pas besoin d’un pull. Le chemin se faufile dans la forêt entre les arbres, puis rejoint le bord de la piste de ski de fond. Je fais bien attention à rester sur la bordure de la piste afin de ne pas gêner les skieurs, avec qui nous échangeons des « bonjour ».
Dans la forêt encore un peu enneigéeIci, la piste de randonnée en raquettes / piste piétonne longe la piste de ski de fond. Il est très important de ne pas aller marcher sur la piste de ski de fond. C’est une question de respect du travail des dameurs et de sécurité de tous. En effet, en marchant sur le damage ou sur les rails, on abime la piste travaillée par les dameurs et on crée des trous qui peuvent faire chuter les skieurs. De plus, les skieurs en descente peuvent atteindre des vitesses importantes et les risques de collision ne sont pas à sous estimer. Il y a largement la place pour tous à la montagne !C’est parti pour la descente !
Vers le village de Valchevrière
Le but de l’itinéraire que j’ai choisi est le village de Valchevrière. Cet ancien hameau, déserté entre les deux guerres, a abrité un groupe de maquisards et un camp d’entrainement de la Résistance. Quand le 21 juillet 1944, l’armée allemande lance une offensive contre la Résistance dans le Vercors, Valchevrière fait partie des cibles. C’est le 22 juillet que la bataille a lieu, sur la route d’Herbouilly, au niveau du belvédère. Les hommes de la compagnie Chabal tiendront du mieux qu’ils peuvent mais seront débordés par un ennemi mieux équipé et plus nombreux. Les maisons du hameau sont ensuite incendiées. Aujourd’hui, le hameau est resté en ruines. Seule la chapelle sera épargnée. C’est devenu un lieu de mémoire, un des symboles forts de la Résistance dans le Vercors.
En cheminDepuis le belvédère de Valchevrière, on domine les Gorges de la BourneLa neige a recouvert les ruines du hameau de ValchevrièreLa chapelle de Valchevrière sous la neigeDepuis Villard de Lans jusqu’à Valchevrière un chemin de croix comportant 13 stations rappelle les noms des maquisards tués lors des combats de Valchevrière en juillet 1944. Il a été inauguré en 1948.
Le circuit que j’ai choisi est un aller retour, aussi après un temps dans le hameau de Valchevrière, je reviens sur mes pas pour retourner à Bois Barbu.
(*) Le circuit en aller retour entre Bois Barbu et Valchevrière est accessible en hiver en raquettes (pistes damées) et aux beaux jours via un chemin balisé en vert jaune (balisage PR). Il fait environ 7.5 km et est donné pour 3h30 en hiver / 2h30 à 3h00 en été sur les topos que j’ai trouvés (difficulté moyenne). Pour ma part, j’ai mis 2h30 alors que les conditions n’étaient pas complètement favorables en raison de nombreuses plaques de neige verglacée. En été, il est possible d’accéder au belvédère de Valchevrière en voiture (l’hiver, la route devient piste de ski de fond). Le hameau se trouve à environ 500 mètres du belvédère en bas d’un chemin forestier. On peut aussi emprunter le sentier patrimonial pour descendre au village : il est plus joli mais aussi plus raide et il y a un gué à traverser.