Cette semaine, le projet 52 nous emmène chercher des cartes. On peut utiliser des cartes à jouer, des cartes à collectionner, des cartes postales, ou encore des cartes de géographie. Pour ma part, j’ai choisi de vous emmener en randonnée. Pour cela, on sort les cartes IGN et on les étudie soigneusement pour trouver son itinéraire. Une méthode à l’ancienne qui a le mérite de fonctionner même sans réseau. Nous étions ce soir-là en groupe dans un refuge des Ecrins et regardions le tracé pour notre retour du lendemain. Flo, notre guide, nous a réexpliqué le fonctionnement de ces cartes et leurs légendes. Cette petite remise à niveau, demandée par le groupe, m’a permis de réviser mes bases mais aussi de découvrir certaines subtilités, comme l’indication du nord magnétique vs le nord géographique ou encore les écarts entre les courbes de niveaux qui peuvent varier selon les massifs (généralement 10 mètres, mais dans les Ecrins, c’est 20 mètres compte tenu de la configuration des vallées).
Pour découvrir quelles cartes les autres participants auront joué, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : je passe cette journée de samedi avec des copains, et celle de dimanche avec d’autres copains. Je ne sais pas quand je pourrai m’installer devant mon ordinateur durant ce week-end. Je validerai dès que possible les commentaires qui seraient arrivés en modération.
Avec les fortes chaleurs que nous avons cet été, on a envie de balades qui rafraichissent. Pour cela, je vous propose deux idées dans le Vercors : une en altitude où il ne faut pas craindre le soleil et une souterraine qui nécessite même d’avoir pris un pull. Dans les deux cas, on perd quelques degrés par rapport à la plaine, et on est émerveillés. Pour ma part, j’ai testé chacune de ces suggestions en pleine canicule. Elles sont largement approuvées.
Vue sur le Vercors depuis les hauteurs du col de Rousset
Sur les hauteurs de la station du col de Rousset
J’ai fait cette sortie sur les hauteurs du col de Rousset un matin caniculaire. En partant de chez moi, je n’avais pas d’idée précise : je voulais juste prendre de la hauteur pour perdre quelques degrés. Je suis finalement arrivée assez tard au Col de Rousset. Le temps de prendre encore un peu d’altitude pour arriver au parking de Beure, il était déjà plus de 10.00 du matin. J’avais repéré un circuit sur le plateau qui en fait le tour. Il est possible de partir du haut du télésiège (dont le départ est au cœur de la station). Pour ma part, je suis donc partie depuis le parking de Beure où je suis entrée sur l’alpage. Un peu plus haut, un troupeau de vaches à l’estive paissait tranquillement. J’ai contourné le troupeau pour gagner le point de vue des Econduts d’où on domine une bonne partie du Diois.
Sur le plateau de BeureVaches à l’estive
J’ai ensuite longé la crête jusqu’au But de Sapiau. Le paysage qui se déploie en contrebas est majestueux. Les falaises tombent à pic et dominent des vallées verdoyantes. Seule ombre au tableau, un panache de fumée se distinguait un peu plus loin. Le massif de la montagne de Justin, au dessus de Die, brûlait depuis plusieurs semaines et le feu était encore actif dans le secteur de Barsac. Je suis allée jusqu’à la table d’orientation pour jouer à reconnaître les sommets environnants. Puis, je suis passée à côté du haut du télésiège avant d’entamer la descente vers le chalet de Beure. Quand je suis arrivée au chalet, il était juste un peu après midi. J’ai donc décidé de m’y arrêter pour une pause déjeuner bien méritée avant de redescendre dans la vallée.
Depuis les hauteurs du col de Rousset, points de vue sur le Vercors et sur le Diois
Informations pratiques :
Le sentier de l’Ours du Vercors fait un peu moins de 7 km / 320 m D+. Il est donné pour 3 heures (parfois un peu plus) sur les différents sites que j’ai pu consulter. Je l’ai fait en 2 heures (rappel : j’ai l’habitude de marcher en montagne). Il ne présente pas de difficulté technique particulière.
Depuis le haut du télésiège, il est aussi possible de suivre le sentier du Bois du Loup, plus familial. Il fait 2.8 km / 120 m D+ et est indiqué pour environ 1 heure de marche.
La table d’orientation est facilement accessible depuis le haut du télésiège par un chemin stabilisé d’environ 500 m.
Il n’y a pas de point d’eau sur le parcours. Il faut donc être prévoyant avant de partir. Au chalet de Beure, il est possible d’acheter à boire (pas de raccordement au réseau d’eau).
Le plateau ne présente pas d’ombre. Crème solaire et casquette sont donc largement conseillés.
Œillet sauvage sur le plateau de Beure
Sous terre, dans les Cuves de Sassenage
Ma deuxième suggestion est encore plus rafraichissante qu’une balade en altitude. En effet, cette fois, je vous emmène sous terre, direction les Cuves de Sassenage. Là, la température est constante toute l’année, à 12°C. Déjà en montant le long du Furon vers l’entrée de la grotte, l’ambiance est rafraichissante avec l’effet combiné du torrent et de la forêt. Une fois sous le porche d’entrée de la grotte, la fraîcheur qui émane du Germe, la rivière souterraine, est indéniable. D’ailleurs, assez vite, on a envie de mettre un pull. C’est alors parti pour 1 heure de balade souterraine.
Remonter les rivières pour accéder à la grotte
Ici, pas de concrétions extraordinaires : la grotte est toujours régulièrement submergée par les montées des eaux du Germe. L’autre particularité est l’aménagement minimal. On passe là où l’eau a creusé son chemin. Les passages n’ont pas été élargis, tout juste des escaliers et passerelles métalliques ont été ajoutés pour permettre de parcourir les galeries situées à des niveaux différents. Une fois au bout de la grotte accessible sans équipements (il est possible de continuer en spéléologie), on fait demi-tour. En cas de croisement avec un autre groupe, ce n’est pas possible partout et il faut bien se coller à l’un des murs pour permettre à chacun de passer. Plus qu’une visite traditionnelle, c’est une véritable expérience souterraine dans un environnement encore très brut que l’on vit aux Cuves de Sassenage.
L’entrée dans la grotte des Cuves de Sassenage est déjà impressionnanteIl faut souvent se faufiler entre les paroisA certains endroits, il est aussi nécessaire de se plier en deux pour pouvoir passer
Informations pratiques :
Les Cuves de Sassenage sont ouvertes de juin à octobre mais leur ouverture dépend beaucoup des conditions météo. Il faut donc bien se renseigner juste avant de venir.
En période de sécheresse, le massif forestier autour des Cuves peut être interdit d’accès. Les grottes peuvent alors mettre en place des conditions spécifiques d’accès, en particulier la réservation obligatoire et l’accompagnement depuis le village par un guide.
L’accès à l’entrée de la grotte depuis le village de Sassenage se fait via un sentier qui longe le Furon. Il fait environ 500 m pour 100 m D+. Il ne faut donc pas négliger le temps d’accès : le site des grottes indique une vingtaine de minutes pour le parcourir (beaucoup moins si vous avez l’habitude de marcher en montagne).
La visite de la grotte est à caractère un peu sportif : on se faufile, on se baisse beaucoup, on progresse accroupi… (le lendemain, j’avais l’impression d’avoir fait une bonne séance de travail des quadriceps et des ischio-jambiers !)
Plateau de Beure – Saint Agnan en Vercors – Drôme Sassenage – Isère Vercors – juillet 2026
Si vous voulez vous mettre au frais dans une grotte dans le Vercors, vous pouvez aussi visiter :
On ne manque pas d’activités à faire autour de Valence, en particulier en été. Peu importe qu’il fasse très chaud ou plus maussade, la région regorge de propositions en plein air ou à l’intérieur. Il y en a vraiment pour tous les goûts : des propositions culturelles, des activités ludiques, des randonnées. Chacun peut trouver quelque chose à sa convenance. Ce que je vous suggère ici est bien entendu très loin d’être exhaustif. Ce sont par contre des idées que j’ai moi-même testées sur le début de l’été (et niveau météo, le denier mois a été caniculaire).
Les lavandes marquent le début de l’été dans la DrômeLa récolte des lavandes a déjà eu lieu : il faut venir pendant la deuxième quinzaine de juin si vous voulez avoir la chance de voir les lavandes en fleurs dans la Drôme
Des idées de randonnées
Une randonnée vers la Tour de Barcelonne et la chapelle Sainte Marguerite
Parmi les randonnées que j’aime beaucoup en toutes saisons à proximité de Valence, il y a celles qui mènent à la Tour de Barcelonne et à la chapelle Sainte Marguerite, sur les hauteurs de Combovin. J’y vais régulièrement, généralement en partant depuis le parking du cimetière de Combovin. Cela faisait très longtemps que je n’étais montée en partant de Barcelonne. Le chemin est un peu plus long et moins impressionnant, offrant moins de points de vue. Il a par contre l’immense avantage de se faire quasi exclusivement en sous bois. Et en période estivale, c’est un véritable avantage.
Une montée vers la tour de Barcelonne en sous boisAu pied de la Tour de Barcelonne, pour observer les environs
Le départ se fait depuis la place de la mairie de Barcelonne. Il faut prendre la rue qui monte en face en direction de l’église puis continuer sur la gauche, toujours en montant. A un moment, la route se transforme en chemin puis sentier. C’est presque toujours tout droit, jusqu’à arriver au pied de la Tour. De la Tour, on rejoint facilement la chapelle Sainte Marguerite en passant par les Terres Blanches et le Gros Chêne. Le sommet est marqué par une croix. La chapelle se trouve un peu plus loin. Elle est toujours ouverte, pouvant servir d’abri au randonneur de passage. Il suffit de tourner la poignée et de pousser la porte. A l’intérieur, outre la statue de la Sainte, on trouve quelques textes, intentions de prière et ex-voto. Après voir fait le tour de la chapelle pour profiter du paysage, il est temps de prendre la direction du retour qui se fait plus ou moins par le même chemin.
Autour de la chapelle Sainte Marguerite
Une sortie en Ardèche autour de Champis
Cette sortie en Ardèche, je ne l’ai pas faite seule. Avec quelques collègues, nous nous étions en effet donné rendez-vous un samedi matin pour aller randonner ensemble. Comme nous avions prévu la date longtemps à l’avance, c’est tombé en plein épisode caniculaire. Nous avons donc opté pour une boucle qui nous ferait prendre un peu de hauteur pour gagner quelques degrés de fraicheur, et surtout qui serait essentiellement ombragée. De ce point de vue, la mission était réussie. Cette boucle, trouvée sur VisoRando, permet de marcher à l’ombre dans la campagne autour de Champis. Elle offre de très jolis points de vue sur la campagne. Et au passage de la passerelle sur le Duzon, il est possible de descendre dans la rivière pour se baigner, ce que nous n’avons pas manqué de faire (attention, il y a beaucoup de cailloux glissants au fond et on ne voit pas trop où l’on pose les pieds).
Randonnée sur les hauteurs de ChampisSpot de baignade dans le Duzon
Une balade en forêt de Saoû
La forêt de Saoû est un espace naturel protégé, un écosystème unique. Elle offre aussi de très nombreux sentiers de randonnée, pour tous les niveaux. C’est un soir après le travail que je me suis rendue en forêt pour profiter de la douceur (relative) de la fin de journée. J’ai pris un chemin au hasard, pas très loin de l’auberge des Dauphins. C’était une fabuleuse idée pour déconnecter après une journée de travail intense. Il se pourrait bien que je réitère l’expérience.
Un soir d’été en forêt de Saoû
ATTENTION : l’accès à la forêt de Saoû est réglementé. Il est obligatoire de se stationner sur l’un des parkings aménagés. On peut pique-niquer dans la forêt, des espaces sont même spécialement aménagés, mais il est interdit de faire du feu ou un barbecue. Des zones de quiétude pour la faune peuvent être mises en place, interdisant certains secteurs provisoirement à la randonnée. Le bivouac est autorisé sous certaines conditions. Il est impératif de se renseigner préalablement à toute pratique et de respecter les affichages provisoires qui seraient en vigueur.
Un tour vers le plateau d’Ambel dans le Vercors
Situé dans le Vercors, le plateau d’Ambel est un autre espace naturel sensible du département de la Drôme. Il est, tout comme la forêt de Saoû, parcouru de nombreux sentiers de randonnées, conduisant pour la plupart aux sommets qui l’entourent comme le Roc de Toulau ou la Tête de la Dame. L’accès au plateau d’Ambel se fait généralement depuis le refuge de Gardiole ou depuis le col de la Bataille. C’est en pleine canicule que j’y suis allée dernièrement. Je suis partie du col de la Bataille (où j’ai eu la chance de trouver un stationnement), en direction de la Tête de la Dame. J’avais choisi cet itinéraire car une partie était en sous bois et à l’ombre du Roc de Toulau. Malgré tout, une fois sur la crête, j’ai bien senti que le soleil était présent. Il y avait un peu de vent, agréable. Mais je n’ai pas regretté d’être partie relativement tôt (je dis relativement car la semaine précédente avait été très chargée et je m’étais réveillée un peu plus tard que ce que j’aurais aimé : il était donc quasiment 9.00 quand je suis arrivée et j’aurais aimé pouvoir y être au moins 1 heure plus tôt). Cela m’a permis d’éviter d’être en plein soleil sans abri sous une chaleur trop intense.
Tout au long de la randonnée, j’ai dominé la vallée d’Omblèze. A un moment, on voit très bien la faille correspondant aux gorges d’Omblèze
Le sentier part au pied de la montagne, presque horizontalement au niveau du col de la Bataille, sous le Roc de Toulau. Cette portion du GR93 commence en sous-bois, avant de rejoindre la crête au niveau du Pas de Gouillat et de la Croix d’Ambel. Une fois en crête, on quitte le balisage blanc/rouge du GR pour poursuivre selon une trace bien nette . Il n’y a plus d’ombre mais le paysage est époustouflant, typique du Vercors. Le chemin monte progressivement jusqu’à la Tête de la Dame. Après une pause, j’ai choisi de faire demi-tour pour ne pas être au soleil aux heures les plus chaudes de la journée, mais il est tout à fait possible de continuer, toujours sur le chemin de crête.
Le bonheur au retour de retrouver l’ombre des arbres après plusieurs kilomètres en plein soleilLes sentiers de crête ont quelque chose de magique dans le Vercors, et offrent des points de vue à couper le souffleUne partie du sentier en crête est incluse dans le GRP Grand Tour de la Gervanne
ATTENTION : le plateau d’Ambel et ses environs est un espace naturel protégé. Le bivouac y est autorisé sous certaines conditions. Il est interdit d’y faire du feu. Il faut bien rester sur les sentiers pour éviter les piétinements intempestifs et permettre aux espèces végétales de se développer correctement. Sur l’alpage d’Ambel, on peut croiser des troupeaux à l’estive. Il faut les laisser tranquille et les contourner largement. Si vous ouvrez une barrière pour passer, il faut impérativement la refermer. S’il y a un (ou plusieurs) patou(s), arrêtez vous et restez calme, parlez lui calmement, ne le regardez pas directement dans les yeux : il faut qu’il vous identifie comme un humain non menaçant. Une fois que le patou n’aboie plus, vous pouvez continuer à avancer, toujours doucement, toujours calmement, en passant le plus loin possible des bêtes. Si le patou se remet à aboyer, immobilisez vous de nouveau et recommencez le processus. Un patou n’attaque que s’il vous considère comme une menace pour le troupeau.
⚠️ ATTENTION : en raison des risques élevés d’incendie en Drôme et en Ardèche, certains secteurs/massifs/chemins peuvent faire l’objet d’une interdiction temporaire. Il est important de bien s’assurer de l’accessibilité avant de partir en randonnée. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner sur les interdictions locales, et les risques en cours.
Des idées d’activités
Découvrir un labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône
Je crois que je n’étais encore jamais allée dans un labyrinthe végétal. Aussi quand Labyléo, le labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône en Ardèche, m’a proposé de venir découvrir l’activité, je n’ai pas hésité. Sur place, j’ai retrouvé plusieurs copains créateurs de contenu. Nous avons fait un tour assez rapide dans le labyrinthe car l’orage menaçait mais en 30 minutes, nous avons eu le temps de trouver (ou pas) quelques énigmes et de nous perdre à plusieurs reprises. Nous avons vraiment passé un chouette moment, et j’ai très envie d’y retourner en famille, ou entre amis, pour la version en nocturne.
Labyléo est situé en pleine campagne, avec vue sur les collines environnantes. Les végétaux sont vraiment haut : impossible de se repérer en regardant par dessus.
(*) Labyléo, quartier Mirabel, 07800 Charmes sur Rhône. L’accès est fléché depuis le village. Pour le détail des jours et horaires d’ouverture, il suffit d’aller sur le site internet du labyrinthe végétal.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) pour venir découvrir Labyléo en avant première de la saison 2026.
Faire un tour en petit train à Valence
Les tours en petit train sont souvent associés à la découverte de villes qu’on ne connait pas, en mode « on veut tout voir mais sans se fatiguer ». J’avoue que c’est généralement une activité que je zappe, préférant une découverte pédestre des villes où je vais. Mais, quand Valence Romans Tourisme m’a proposé de tester le petit train de Valence, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter. L’idée de jouer au touriste dans ma propre ville était séduisante. J’y suis allée avec Melle 3e, et ni l’une ni l’autre pensions autant passer un moment agréable malgré la canicule. Nous avons fait le tour en début d’après-midi un samedi (nous avions un choix limité par un horaire de train..), mais en roulant on a une sensation de « vent » qui rend la chaleur supportable. La balade dure environ 45 minutes, et nous n’avons pas vu le temps passer. Le petit train nous a emmenées voir tous les incontournables de la ville, en passant dans les rues piétonnes. Une bande audio permet de se situer et de repérer les différents monuments, mais aussi d’écouter quelques anecdotes. Bien qu’étant dans la région depuis 15 ans, j’ai appris 2 ou 3 petites choses. Si on ne connait pas la ville, c’est un excellent aperçu et qui donne des pistes pour venir ensuite flâner.
Le départ du petit train de Valence se fait devant l’office de tourismePrêtes au départ !
(*) Le départ du petit train se fait devant l’office de tourisme de Valence (boulevard Bancel). Les billets sont à acheter à l’office de tourisme. Il circule du lundi au samedi jusqu’au 29 août 2026.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) par Valence Romans Tourisme pour venir découvrir le petit train de Valence.
Aller à la piscine
Quand il fait chaud, la piscine est une excellente façon de se rafraichir. Et s’il pleut, les piscines couvertes offrent un espace de détente appréciable. Bref, la piscine, c’est toujours une bonne idée. Pour ma part, j’ai recommencé à aller très régulièrement à la piscine début janvier (j’y vais au moins 3 fois par semaine, en alternant aquagym et natation). Avec l’arrivée des beaux jours, j’ai eu envie d’essayer d’autres piscines autour de Valence. Voici celles que j’ai testées :
Centre aqualudique de l’Epervière à Valence : Situé à côté du parc de l’Epervière, il est géré par l’UCPA. C’est la piscine où je vais habituellement. Je l’ai choisie parce qu’elle est proche du bureau, mais j’apprécie vraiment le bassin extérieur (accessible été comme hiver). Il y a aussi un bassin intérieur, une pataugeoire avec des jeux d’eau, des toboggans et des grands espaces extérieurs. Facilement accessible en transports en commun, elle est littéralement prise d’assaut le week-end, durant les vacances scolaires et dès qu’il commence à faire chaud. A éviter à ces périodes si vous voulez vraiment nager (selon la foule les lignes de nage sont neutralisées) mais hyper agréable pour un moment de détente.
Centre aquatique Diabolo à Bourg de Péage : Cet équipement de l’agglo est un immense complexe aqualudique avec vue sur le Vercors, très lumineux et agréable. Il y a un bassin de natation intérieur, un bassin ludique intérieur, et des espaces de jeux d’eau dehors, ainsi que des espaces de détente extérieurs. J’y vais en plan B pour nager le week-end car même s’il y a du monde, le bassin de natation reste dédié à cette pratique. Côté ludique, il y a largement ce qu’il faut pour passer un bon après-midi détente en famille.
Piscine Le Petit Nice à Chabeuil : l’ancienne piscine municipale est maintenant gérée par Valence Romans Agglo. Elle a uniquement des espaces extérieurs et ouvre jusqu’au 30 août de 11.00 à 19.00 tous les jours. Elle se compose d’un grand bain (progressif de 1.55 m à 2 m de profondeur) et d’un petit bain/pataugeoire, ainsi que de grandes plages et pelouses ombragées. J’y vais ponctuellement et j’apprécie que 2 lignes soient réservées pour nager avec ou sans palmes/plaquettes.
Le Petit Nice – piscine de Chabeuil – Drôme
Se baigner en pleine nature
Il est possible de se baigner dans de nombreuses rivières, que ce soit en Drôme ou en Ardèche. Il suffit de trouver un spot accessible et où il y a de l’eau pour pouvoir faire trempette. Les endroits où on peut nager sont plus rares. Ils sont généralement aménagés mais restent pour certains très « nature ». C’est le cas du plan d’eau du Pas des Ondes. Situé à la limite du Diois et des Baronnies, à environ 1h30 de Valence, il se compose en fait de deux lacs : l’un dédié à la pêche et aux activités nautiques et l’autre pour la baignade avec des vues sur les montagnes environnantes. J’y étais allée il y a 3 ans et j’y avais apprécié la baignade. J’y suis retournée un samedi matin début juillet cette année. En arrivant vers 9.45, j’ai eu le plan d’eau pour moi toute seule ou presque durant mon heure et demie de baignade. Il y a une petite plage et le sol en pente douce permet aux enfants de pouvoir facilement jouer dans l’eau. Un peu plus loin dans l’eau, on n’a plus pied. Pour ma part, j’ai apprécié retrouver les sensations de la nage en eau libre après des mois de piscine : les grandes lignes, les demis tours sans appui, la régularité sans les relances au mur, et l’impossibilité de poser le pied pour se reposer (à la place, c’est si chouette de pouvoir flotter sur le dos ! ). Si on n’a pas besoin de savoir ce qu’on a sous les pieds quand on nage et qu’on n’a pas peur de partager l’espace avec les poissons, c’est absolument génial !
Plan d’eau de baignade avec vue !
(*) Plan d’eau du Pas des Ondes, 26510 Cornillon sur l’Oule. Accès libre mais parking payant du 15/06 au 15/09 (en 2026, 6 € par voiture). Sur place, snack et restaurant.
Des idées d’expositions
Inspirations Japon à l’Artsolite à Saint Jean en Royans
Après une première grande exposition consacrée aux œuvres numériques de Yann Nguema, l’Artsolite propose une exposition consacrée aux artistes occidentaux inspirés par le Japon. Le voyage nous emmène du XIXe siècle à nos jours, dans les pas de Henri Rivière, Cathelin ou encore les street-artistes du collectif Blast. Depuis les estampes, jusqu’aux mangas, en passant par le travail du papier, les codes graphiques et les techniques des artistes japonais ont été, et sont toujours, une source d’inspiration pour les artistes européens. Ils s’approprient les codes, les détournent, les transgressent aussi parfois pour raconter une esthétique hybride.
Lithographies de Henri Rivière qui s’inspire des estampes japonaises pour raconter la Bretagne à la fin du XIXe siècle / sculpture de geisha par Laurence Allart & tableaux colorés de STeW / méduses en papier et fleurs en papier par JM Letellier et Miki Nakamura / Moss People de Kim Simonsson (déjà vus à Lille et à Lyon) / fresque de Kalouf et robot méca par Mécamorphose / collection d’affiches et graphismes d’inspiration japonaise
En complément, lors de ma visite de l’exposition Inspirations Japon à l’Artsolite, je suis passée jeter un œil aux deux expositions de la maison du canal :
A ce moment-là, j’entre dans une forêt où Benoît Manent explore les saisons des forêts du Vercors par touches colorées, entre l’œuvre de Jean Giono et les fantômes de la Résistance
A ce moment-là, j’entre dans une forêt – Benoit Manent
La vie en rose, une installation immersive de Philippe Chitarrini qui se vit pieds nus, profondément déroutante et paradoxalement hyper relaxante.
Pieds nus dans La Vie en Rose de Philippe Chiattrini
(*) L’Artsolite, 105 impasse des Tisserands, 26190 Saint Jean en Royans. Exposition Inspirations Japon jusqu’au 27 décembre 2026 (payant). Exposition A ce moment là j’entre dans une forêt jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit). Installation La Vie en Rose jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit)
Les expositions que je n’ai pas encore eu le temps de découvrir
Parmi les expositions que je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir mais que j’ai repérées, il y a :
A vélo ! Echappées historiques et artistiques, au centre d’art de Crest. Le sujet des liens entre le vélo et l’art est intrigant. Les expositions du centre d’art de Crest sont assez petites et peuvent facilement se caser sur une fin de journée. Jusqu’au 11 octobre 2026 (payant)
Voyages au Levant, photographies de Nicolas Bouvier, au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les dernières expositions étaient hyper qualitatives et on m’a déjà dit beaucoup de bien sur celle-ci. Jusqu’au 31 octobre 2026 (gratuit).
La saison été 2026 des expositions au Château d’Aubenas, jusqu’au 20 septembre 2026 (payant) :
Mille six cent soixante-dix-sept, de Nicolas Daubanes, en lien avec les graffitis carcéraux que l’on trouve dans les anciens cachots du château.
Des patates, une exposition collective autour de la pomme de terre qui m’intrigue fortement
Edit du 17/07/2026 : j’ai eu le temps d’aller voir l’exposition A vélo ! Echappées historiques et artistiques à Crest. J’ai trouvé le propos plus orienté sociologie et technique qu’art et histoire. C’est surtout intéressant si vous aimez le cyclisme, et, idéalement, avez déjà quelques notions dans le domaine, en particulier sur les aspects techniques et leurs évolutions. Il reste qu’on y découvre de jolies machines, anciennes et modernes, et beaucoup de documents d’archives sur les courses nationales ou locales.
A vélo ! Echappées historiques et artistiques – Centre d’art de Crest
Des idées de spectacles
Il y a de nombreuses propositions de spectacles autour de Valence tout au long de l’été, et j’avoue ne pas avoir eu le temps d’en faire un recensement. Je laisserai donc votre propre curiosité vous guider. Cependant, je souhaite partager avec vous ma dernière mésaventure « spectacle ».
Parmi les spectacles phares de l’été dans la Drôme, il y a les Fêtes Nocturnes de Grignan. Cette année, c’est L’Ecole des Femmes de Molière dans une mise en scène de Robin Renucci avec François Morel qui est proposée. Si je n’ai pas manqué une édition des Fêtes Nocturnes depuis plusieurs années, je dois avouer que cela s’est joué à pas grand chose cette année. J’attendais en effet de connaître les disponibilités de Melle 3e par rapport à ses examens scolaires et ses vacances avant de réserver les places. Or, elles sont parties encore plus vite que les dernières année. Quand j’ai appelé la billetterie fin juin, toutes les représentations de l’été étaient déjà complètes. Enfin, pas tout à fait puisqu’il restait quelques rares places uniquement pour la représentation du soir même. Il était 16.30 et je n’ai pas hésité quand la personne de la billetterie m’a demandé si j’étais disponible le jour même et si je pouvais payer immédiatement les billets par téléphone. Le spectacle était comme chaque fois d’une très grande qualité, tant dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs. C’est même sans doute une des propositions estivales de Grignan que j’ai le plus apprécié.
L’école des femmes de Molière, mise en scène de Robin Renucci, avec François Morel (Arnolphe), Robin Renucci (Chrysalde), Juliette Cahon (Agnès) et François Deblock (Horace).
En conclusion : si un spectacle vous tente, réservez le plus vite possible. Et n’hésitez pas à tenter votre chance en appelant les billetteries même si cela semble complet !
Barcelonne & Combovin – Drôme – mai 2026 Champis – Ardèche – juin 2026 Saoû – Drôme – juin 2026 Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – juin 2026 Labyrinthe végétal – Charmes sur Rhône – Ardèche – juin 2026 Valence – Drôme – juillet 2026 Plan d’eau du Pas des Ondes – Cornillon sur l’Oule – Drôme – juillet 2026 Artsolite – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – juin 2026 Grignan – Drôme – juin 2026
C’est une journée qui avait commencé de façon assez banale. La météo prévue n’était pas très engageante, et je m’étais dit que c’était l’occasion d’aller à Grenoble pour visiter l’exposition des photographies de montagne de Charlotte Perriand. J’ai donc pris le train depuis Romans assez tôt le matin, dans l’idée d’arriver à Grenoble avec le temps de prendre un café tranquillement avant l’ouverture du musée. Mais, comme souvent, il n’a pas fallu grand chose pour que je modifie mes plans.
Vue sur la Bastille depuis les quais de l’Isère
Un tour à la Bastille
Faire une randonnée en ville
Alors que depuis la gare, je me dirigeais à pied vers le centre ville de Grenoble, j’ai croisé un panneau de randonnée. Il indiquait « La Bastille par la Fontaine au Lion ». J’avais souvent eu envie de monter à pied à la Bastille mais soit je n’en avais pas le temps, soit j’étais blessée (ou en rémission de blessure), soit j’étais vraiment trop en tenue de ville (surtout au niveau des chaussures). Cette fois, les conditions étaient bonnes. J’avais du temps devant moi car je pouvais tout aussi bien visiter l’exposition plus tard dans la journée. Le claquage que je m’étais fait un gros mois auparavant ne me faisait plus trop mal. Et j’avais presque une tenue adéquate : une robe légère mais des baskets (de ville) aux pieds, même si j’aurais préféré avoir mon sac à dos plutôt que mon sac à main. Quant à la météo, elle était grise mais ni trop froide ni trop chaude.
Très vite, le chemin pour monter depuis la Fontaine au Lion a des allures de sentier
J’avoue que je n’ai pas mis longtemps à me décider et à partir sur les escaliers qui montent derrière la Fontaine au Lion. Très vite, ils se transforment en chemin et la balade urbaine devient randonnée. Comme nous étions samedi matin, j’étais loin d’être seule malgré l’heure encore matinale. J’ai en effet croisé de très nombreux trailers et quelques randonneurs. J’ai aussi surpris de nombreux regards interloqués en décryptant ma tenue : je n’avais clairement pas la tenue réglementaire rando/trail ! Cela ne m’a pas empêchée de monter à un rythme correct (et de dépasser quelques personnes au passage). J’ai profité des points de vue sur la ville tout au long de la montée. Je me suis amusée des passages un peu plus urbex.
Points de vue sur la ville, et sur les bulles du téléphérique de GrenobleEscaliers et passage dans les anciennes fortifications de la Bastille donnent un air d’urbex à la randonnéeTrouver son chemin
Continuer jusqu’aux grottes de Mandrin
Une fois arrivée en haut de la Bastille, j’ai décidé de continuer un peu pour aller explorer les grottes de Mandrin, environ 500 mètres plus loin. Situées à flanc de rocher, dominant la presqu’île de Grenoble, ces grottes ont selon la légende servies de refuge au célèbre bandit du XVIIe siècle. En réalité, elles ont été creusées et aménagées par l’armée au moment de la construction du fort de la Bastille dans les années 1840. Elles ont servi d’abord de carrière pour les pierres du fort, avant d’être aménagées de sorte à pouvoir observer le glacis et prendre un ennemi à revers. Elles comportent donc de nombreuses fenêtres permettant de faire feu en direction du glacis, ainsi qu’un passage en grande partie souterrain permettant de rejoindre la porte du fort. Aujourd’hui, elles restent une curiosité sur ce côté du massif de la Chartreuse.
Vue sur Grenoble depuis les grottes de Mandrin
Après cela, sur le trajet de retour en ville, toujours à pied, je me suis arrêtée prendre un café dans le fort. J’avoue avoir été un peu vexée quand le serveur a sous-entendu que j’étais arrivée par les bulles. Lui par contre a semblé surpris quand je lui ai dit que non, j’étais venue à pied par le chemin…
Une visite au musée
De retour en ville, et après avoir déjeuné, je suis allée au musée. En plus de l’exposition des photographies de Charlotte Perriand pour laquelle j’étais venue, il y avait une exposition de photos de Bernard Descamps. J’en ai aussi profité pour un tour rapide dans les collections permanentes.
Un tour dans les collections permanentes du musée de Grenoble
Charlotte Perriand, la montagne re-créative
L’exposition Charlotte Perriand, la montagne re-créative explore les liens entre les réalisations de l’architecte et designer et son rapport à la montagne. Elle était en effet une alpiniste confirmée et a passé beaucoup de temps à parcourir les sommets alpins. De ses expéditions, il reste de nombreuses photos de paysages, mais aussi des gens de la montagne, des objets et habitats. C’est un véritable témoignage sur la vie montagnarde entre 1927 et 1938. On y découvre aussi une jeune femme éprise de liberté et faisant fi de certaines convenances. Tout cela viendra ensuite nourrir tant ses meubles que les bâtiments qu’elle dessinera. De son travail à la montagne, on retiendra la station des Arcs, intégrée à la montagne, et le mobilier intégré, dessiné pour les appartements au ski qui ont tellement inspiré les générations suivantes qu’on a l’impression de les avoir forcément déjà vus. L’exposition aborde rapidement son lien avec Le Corbusier, et manque à mon avis un point important : comment une femme libre a été contrainte de cacher son talent derrière celui d’un homme et de voir son travail pillé sans la reconnaissance qu’elle méritait.
Photos et mobilier de Charlotte Perriand
Bernard Descamps, là où souffle le vent
Je ne connaissais pas le travail photographique de Bernard Descamps, et il y a beaucoup de propositions que j’ai appréciées dans celui-ci. L’exposition se construit auprès de différentes séries, parfois très contemplatives, parfois jouant avec les détails d’un paysage ou d’une scène. Le noir et blanc, travaillé, apporte une certaine pureté à l’ensemble. Sans être un coup de cœur, c’est une exposition que j’ai eu plaisir à parcourir. Et puis, j’ai beaucoup aimé la façon dont le soleil venait jouer dans les fenêtres et porter des ombres aux lignes marquées dans certaines salles.
Lignes graphiques et force des détails
Grenoble – Isère – mai 2026
Informations pratiques
Montée à la Bastille : Il y a 2 chemins pour monter à la Bastille : par les escaliers en partant de la porte de France et par le sentier en partant de la Fontaine au Lion. Dans les 2 cas, il y a des escaliers et du sentier, c’est la proportion entre les deux qui varie. Par la Fontaine au Lion / depuis la passerelle Saint Laurent sur l’Isère : compter environ 2.5 km pour 300 de D+ pour arriver à la porte du fort. La montée est donnée pour 45 min à 1h15, et la descente pour 30 à 45 min. Pour aller jusqu’aux grottes de Mandrin, il y environ 500 m (30 m D+) depuis la porte du fort. A titre d’information, j’ai mis 1h30 à faire l’aller/retour depuis la passerelle sur l’Isère jusqu’aux grottes de Mandrin, pause café incluse.
Si vous souhaitez découvrir les différentes possibilités de balade, vous pouvez consulter le site internet de la Bastille. Si vous voulez monter à la Bastille sans marcher, il est possible de prendre les bulles (téléphérique) au niveau du Jardin de Ville dans le centre.
la bastille de Grenoble depuis la passerelle Saint Laurent
Musée de Grenoble : Le musée de Grenoble présente les expositions Charlotte Perriand, la montagne re-créative et Bernard Descamps, là où souffle le vent jusqu’au 23 août 2026. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du musée de Grenoble.
Je n’étais allée qu’une seule fois à Chatillon en Diois. Ce jour là, je partais avec Mr 2e pour Mirmande, on avait aperçu de la neige sur les sommets du Glandasse et décidé d’opter pour un autre « plus beau village de France » : Chatillon en Diois. Notre découverte avait été rapide, entre le jour qui déclinait tôt et une entorse de la cheville qui m’empêchait de forcer, mais j’avais envie d’y revenir. L’occasion est venue d’une invitation à venir découvrir Valterra Lodges, des hébergements qui viennent d’ouvrir. J’ai choisi de venir le jour de la fête de la transhumance, un évènement qui me tentait depuis longtemps. Pour compléter le week-end, je suis allée randonner dans les magnifiques paysages du Diois.
Dans les vignes de Chatillon en Diois
Comprendre le pastoralisme à la fête de la transhumance
Les fêtes des transhumances sont nombreuses dans les massifs autour de chez moi. Le pastoralisme fait en effet partie des traditions de l’élevage, en particulier ovin (mais il y a aussi souvent des chèvres qui montent à l’estive en même temps). Au début de l’été, les troupeaux prennent la direction des alpages, guidés par les bergers à pied depuis les vallées où ils ont passé l’hiver dans les fermes. Cela donne lieu à des évènements festifs. Dans le Diois, la fête de la transhumance est jumelée à une fête de la Clairette, production viticole emblématique de la région.
Le moment fort de la transhumance, c’est le passage du troupeau dans les ruelles du village
Le temps fort de la fête de la transhumance est le passage des brebis dans les ruelles du village. C’est celui qui marque le début de la fête et il a lieu dès le matin. A Chatillon en Diois, ce sont presque 700 brebis et chèvres qui ont ainsi traversé le village vers 10.30 du matin en trottinant. Le spectacle ne dure pas longtemps mais il est impressionnant. Le reste de la journée, le troupeau se repose dans un pré en lisière du village, sous l’œil attentif des patous. Et justement durant la fête, des ateliers sont organisés pour mieux comprendre le rôle des patous, le comportement à avoir quand on croise un troupeau en montagne l’été, le travail des berges et de leurs chiens, mais aussi les enjeux du pastoralisme tant dans la dimension économique et agricole que dans la préservation des paysages.
Le troupeau profite de l’ombre des arbres sous la surveillance du patou
Participer à une visite guidée du village
J’étais arrivée tôt afin de participer à la visite guidée du village prévue à 9.00 (afin qu’elle se déroule avant le lancement de la fête et que les ruelles ne deviennent trop encombrées). Découvrir un village avec une guide qui le connait par cœur, c’est l’occasion de prêter attention à des détails qui nous auraient échappé, de passer dans des endroits qu’on devine parfois à peine et surtout d’entendre plein d’anecdotes. La visite de Chatillon en Diois ne m’a pas déçue de ce point de vue. C’est toujours intéressant d’apprendre comment le village s’est construit et développé ou quels sont les enjeux géopolitiques auxquels il a fait face.
De la poésie sur les fenêtres, un bâti médiéval, des ruelles (dites viols) pittoresques, et des fontaines un peu partout, voilà qui fait le charme de Chatillon en Diois
(Re)Découvrir la Clairette de Die à travers une randonnée dans les vignes
En même temps que la fête de la transhumance, dans le Diois, c’est la fête de la Clairette. Une grande partie des producteurs de Clairette étaient ainsi présents, proposant des dégustations, accessible avec un pass acheté au préalable. D’autres animations étaient incluses dans le pass, dont une randonnée dans les vignes accompagnés par des viticulteurs. A l’heure dite, nous sommes donc partis avec un groupe d’une quarantaine de personnes à pied du centre du village en direction des vignes. Nous avons ainsi pu découvrir les différents cépages qui entrent dans la composition de la Clairette (qui est une AOP), mais aussi des deux autres appellations locales : les coteaux du Diois et l’appellation Chatillon en Diois (qui produit des vins blanc, rouge et rosé). J’ai beaucoup aimé cette balade au cours de laquelle les viticulteurs nous ont montré les actions qu’ils réalisent à chaque saison sur la vigne, évoquant les techniques, le temps à y passer et l’éventuelle mécanisation ou pas, ainsi que l’histoire des vignes sur le territoire.
Les cabanons dans les vignes font vraiment partie de l’histoire viticole. A Chatillon en Diois, ils ont pour la plupart été restaurés et se dressent toujours fièrement au cœur des parcelles.
La randonnée, assez courte, nous a conduit au Serre de Poêt, une petite butte à environ 3 km du village. Là, à l’ombre des arbres, entourés par les vignes, nous avons dégusté une coupe de Clairette. En dehors de l’expérience de dégustation dans les vignes, j’ai beaucoup aimé les discussions qui sont nées spontanément avec les viticulteurs mais aussi entre les participants. J’ai ainsi eu l’occasion de beaux échanges avec Etienne, qui vit en itinérance avec sa compagne dans un van, et travaille à la saison dans l’hôtellerie restauration un peu partout en Europe depuis plusieurs années.
Déguster un verre de Clairette bien fraîche au milieu des vignes : une très belle expérience. (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Se ressourcer à Valterra Lodges
Le point de départ de ce week-end dans le Diois, c’était d’aller découvrir Valterra Lodges. Ce sont des lodges hyper cosy qui ont ouvert il y a quelques semaines à Chatillon en Diois. J’ai été très agréablement surprise par la qualité de la prestation. En effet, le lodge dans lequel je logeais, prévu pour 4 personnes était plus grand que ce à quoi je m’attendais. La pièce de vie est toute en baie vitrée, donc hyper lumineuse et ouverte vers l’extérieur. J’ai bien aimé le petit coin salon indépendant de la pièce principale, qui offre un espace de détente confortable à l’intérieur. Pensé pour les jours où il fait moins beau, il est aussi idéal pour se mettre à l’ombre si le soleil est un peu trop fort. La terrasse extérieure aussi était plus grande que ce que j’ai pu avoir dans d’autres hébergements de type bungalow. Là encore, en plus de l’espace repas avec une grande table, il y a un coin salon hyper agréable. C’est l’endroit où j’ai passé le plus de temps : dans l’après-midi avec un livre et en fin de journée avec ma tisane pour regarder le jour décliner et le soleil disparaitre.
Des lodges tout équipés et un maximum de confort !
Côté confort, vous l’aurez compris, j’ai été charmée. En plus, c’est calme et j’ai hyper bien dormi. Et si la cuisine du lodge est très bien équipée et permet de se préparer un repas, on est aussi à une dizaine de minutes à pied du centre du village, mais surtout juste à côté du restaurant Le Caveau. Bref, l’endroit est vraiment top pour un week-end orienté nature et déconnexion que ce soit en famille, entre amis ou en solo. On peut y passer du temps en mode chill, mais c’est aussi un excellent camp de base pour découvrir le Diois : randonnées, baignades, circuits à vélo mais aussi découvertes culturelles et producteurs locaux.
Ca, c’était la vue depuis la terrasse du lodge. J’ai pu prendre mon petit déjeuner face aux montagnes.J’ai diné au restaurant Le Caveau. J’avais choisi le menu spécial transhumance avec une salade dioise, de l’agneau et des légumes au brasero et une tarte aux abricots. La cuisine est à base de produits de saison, et les saveurs sont là. J’ai particulièrement apprécié la cuisson de l’agneau, ce qui pour ceux qui me connaissent est un vrai point positif tant je peux être compliquée sur ce sujet.
Se rafraichir dans la rivière
Parmi les activités à faire dans le Diois (et plus globalement dans la Drôme) et qui ne demandent pas beaucoup d’engagement sportif, il y a aller se baigner à la rivière. Dès que le mercure grimpe sur le thermomètre, c’est le retour des pique-nique au bord de l’eau et des baignades. La rivière qui passe à Chatillon en Diois, c’est le Bez et il offre plein de jolis spots de baignade. L’un d’eux se situe à quelques centaines de mètres de Valterra Lodges (ils vont indiqueront comment y aller si vous leur demandez), mais il y en a plein d’autres tout au long de la rivière (un sentier la longe depuis le village). Je m’y suis rendue avec plaisir en fin d’après-midi. Après avoir bien marché toute la journée (entre la randonnée dans les vignes et le reste de la fête de la transhumance, j’avais déjà fait plus de 15 km à 16.00 !), j’avais envie de plonger dans l’eau fraîche. Enfin, plonger, le mot est peut être un peu exagéré : la rivière est plutôt un torrent et on ne peut pas vraiment y nager. Par contre, l’eau y est fraîche car elle arrive de la montagne (et il était encore tôt dans la saison), et elle était entre 15 et 16°C début juin. Pour les frileux, c’est sans doute encore un peu tôt pour se baigner, mais pour moi, c’était parfait !
Au bord de la rivière (Note pour moi-même : penser plus souvent à aller se baigner dans les rivières)
S’émerveiller au Vallon de Combeau
Un secteur de randonnée mythique
Après une bonne nuit de sommeil, et un copieux petit déjeuner, j’ai rendu les clés du lodge et j’ai pris la direction du vallon de Combeau. J’entends parler de cet endroit depuis que je vis dans la Drôme ou presque. Sur les bords orientaux du Vercors, à plus de 1500 mètres, ce vallon au cœur des montagnes est un petit paradis pour la faune et la flore sauvages. L’accès se situe au delà de Chatillon en Diois quand on arrive de la vallée de la Drôme, le mettant à presque 2 heures de route de chez moi. Quand le séjour à Valterra Lodges s’est organisé, j’ai tout de suite su que j’irai à Combeau.
La taille des randonneurs donnent une idée de l’immensité du paysage
Des paysages grandioses
Depuis le parking, on ne devine pas le vallon de Combeau. Il faut encore monter un peu à pied pour y accéder. Sitôt que je suis entrée dans le vallon, j’ai été subjuguée par la beauté du paysage dominé par la Montagnette. J’ai commencé à marcher en direction de la bergerie de Combeau. On suit une piste assez large, tout en étant entouré de montagne. A la bergerie, j’ai continué vers la cabane puis le Pas de l’Essaure. Au fur et à mesure, le paysage devient de plus en plus impressionnant, jusqu’à arriver au Pas de l’Essaure d’où l’on domine toute la vallée du Drac. En face, les sommets de l’Oisans et des Ecrins sont encore enneigés, tandis que la silhouette du Mont Aiguille se dresse à ma gauche. J’ai poursuivi jusqu’à la Tête Chevalière (1951 mètres) pour encore plus de points de vue sur les environs et une vue très impressionnante sur le Mont Aiguille.
vues sur Mont Aiguille, panoramas sur les Alpes, et cabane de l’Essaure (non gardée, en accès libre) : les paysages du vallon de Combeau
La joie de pouvoir observer la faune et la flore sauvages
Ce qui fait la réputation du vallon de Combeau, en dehors de ses paysages exceptionnels, c’est la richesse de sa faune et de sa flore. Lors de ma randonnée, j’ai ainsi pu observer de très nombreuses fleurs : narcisses des poètes, trolles, myosotis, centaurées, gentianes, orchidées (j’ai repéré des orchis sureau, des orchis mâles, et des orchis fragans), etc. Mais surtout, il y avait des tulipes australes. Cette variété de tulipe sauvage est un des emblèmes du Parc Naturel Régional du Vercors. Assez petite, très élancée, élégante, elle se fait discrète tant qu’elle n’est pas ouverte.
orchidées et tulipes australes
Ce que je savais moins, c’est que le vallon de Combeau est aussi connu pour sa faune. Tout au long de la sortie, j’ai été survolée par les chocards à becs jaunes mais aussi par quelques vautours. Mais ce que j’ai préféré, c’est voir plein de marmottes. Moi qui avais vu ma première marmotte seulement en avril dernier, là, j’en ai vu des dizaines, plus ou moins discrètes. Puis, il y a eu cette rencontre improbable avec un bouquetin à quelques mètres du sentier seulement. Je n’y allais pas pour la faune, mais je suis revenue émerveillée !
Sur les alpages, les marmottes prennent leur temps et montrent leur museau espiègleCette marmotte a surgi de « nulle part » juste devant moi sur le sentier. J’ai pu la regarder assez longuement avant qu’elle ne continue son chemin.Ce bouquetin était tranquillement en train de paître sous un arbre, à quelques mètres du sentier, imperturbable.
Informations pratiques
Hébergement : Valterra Lodges, 115 Route de Die, 26140 Chatillon en Diois.
Restaurant : Le Caveau, 115 route de Die, 26140 Chatillon en Diois
Visite guidée du village de Chatillon en Diois : des visites sont régulièrement organisées, les renseignements sont à prendre à l’office de tourisme
Producteurs de Clairette (et autres vins des appellations locales) : quelques vignerons indépendants sont installés sur Chatillon en Diois mais beaucoup travaillent en coopérative avec Jaillance, dont le caveau se situe 335 avenue de la Clairette à Die (à la sortie de la ville en direction de Crest / Valence) (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Randonnée au vallon de Combeau
A propos des randonnées
Dans les vignes à Chatillon en Diois : la randonnée jusqu’au Serre du Poêt est facile. En aller/retour depuis le village, il faut compter 6 km. Elle se fait sur une petite route au milieu des vignes.
Dans le vallon de Combeau :
La route d’accès au parking du vallon de Combeau est une route étroite de montagne, longeant parfois le précipice.
Le vallon de Combeau est très populaire. Il peut donc être compliqué de s’y stationner, même s’il y a un parking au niveau du panneau de départ des randonnées. J’ai du redescendre pour me stationner plus bas le long de la route à environ 600 mètres du parking. Quand je suis partie, il y avait des voitures jusqu’à plus de 1 km et demi du parking.
Il existe de nombreux tracés de randonnée dans le vallon de Combeau, plus ou moins techniques, plus ou moins difficiles. Vous en trouverez sans souci sur les différents sites type VisoRando ou AllTrails. Globalement, tant qu’on reste dans le fond du vallon, c’est assez facile. Dès qu’on approche des crêtes, cela devient plus difficile. La montée vers Tête Chevalière passe par exemple par un sentier qui tire droit dans la pente sur 500 à 600 mètres pour quasiment 120 mètres de D+ (j’ai fait le calcul pour vous, la pente est entre 20 et 25%).
Entre le Pas de l’Essaure et Tête Chevalière, on est facilement en bordure de précipice (falaises de plusieurs centaines de mètres de haut). Il convient donc d’être prudent.
Il n’y a pas de réseau dans le vallon de Combeau. Il faut donc prévoir une carte papier ou au moins avoir téléchargé la carte au préalable sur son téléphone.
Le balisage dans le vallon est réduit à sa plus simple expression : à peine quelques poteaux indicateurs. L’essentiel du balisage repose donc sur des cairns, technique traditionnelle pour indiquer les chemins. En l’absence de balisage et de cairns, il faudra utiliser son sens de l’orientation, sa carte et sa boussole.
A titre d’information, j’ai fait un circuit qui m’a emmenée de l’entrée du vallon de Combeau jusqu’à Tête Chevalière et retour. J’ai parcouru un peu plus de 10 km, avec 500 m D+. Le tracé était indiqué pour 4 à 5 heures, j’ai mis 3h15.
Le vallon de Combeau est un milieu naturel exceptionnel, et protégé. On n’y fait aucune cueillette. Et on ramène tous ses déchets (même les moins glamour, dont papier toilette et compagnie).
Au premier plan, un cairn de balisage : il suffit d’aller en direction du cairn suivant pour suivre le chemin.
Chatillon en Diois – Drôme – juin 2026
(*) J’étais invitée à séjourner à Chatillon en Diois par Valterra Lodges, ainsi que pour le diner au restaurant Le Caveau (collaboration commerciale non rémunérée). Mon avis est basé sur l’expérience que j’ai vécue. Les activités n’étaient pas organisées dans le cadre de cette collaboration. J’ai également choisi moi-même la date pour la faire correspondre à la fête de la transhumance.
Fin mai, sur une impulsion, je suis partie deux jours à la montagne. C’était quelque chose que j’avais envie de faire depuis un moment à cette saison, et que mon court séjour à l’Alpe d’Huez il y a deux ans avait renforcée. Je n’avais rien préparé. C’est en regardant la météo, très favorable, que je me suis décidée à partir deux jours. Je souhaitais de la montagne, et éviter les massifs que je fréquente habituellement. Exit donc le Vercors mais aussi la Chartreuse où j’étais allée peu avant. J’avais commencé à regarder du côté de la Matheysine que j’avais appréciée à l’automne. Mais en intersaison, je ne trouvais pas de logement de dernière minute. J’ai élargi un peu mes recherches et j’ai réservé moins de 2 jours avant aux Deux Alpes. Je suis arrivée sur place assez tôt un vendredi matin, pour repartir en fin d’après-midi le samedi.
La station des Deux Alpes, dominée par la roche de la Muzelle (3465 m)
1. Profiter de la station et ses points de vue
Le tour de la station
Quand je suis arrivée, et comme je n’avais rien préparé, mon premier réflexe a été de me rendre à l’office de tourisme pour des idées de randonnées. La dame à l’accueil m’a posé des questions sur mon style de randonnée (durée, rythme, dénivelé). Malgré tout, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être bien conseillée. Ses suggestions ont été faites sans grande conviction avec ce que j’ai ressenti comme un a priori (très négatif) sur mes capacités. (Je sais que j’hésite souvent quand on me pose ce type de question afin de ne pas me surestimer et d’éviter de me sous-estimer et que j’ai commis l’erreur de dire que je sortais d’une blessure. De plus, ma tenue ne plaidait pas en ma faveur puisque j’étais en robe et que j’avais encore aux pieds les sandales que je portais pour faire la route. Elle m’a fait une seule vraie proposition de randonnée, assez courte, alors que j’avais indiqué être là deux jours, et je n’ai pas apprécié son « si ça ne vous suffit pas, vous n’aurez qu’à revenir me voir demain ». Cependant, il faut sans doute reconnaître qu’il y a forcément des personnes, surtout dans ces secteurs de moyenne et haute montagne, qui doivent surestimer leurs capacités et qui, conseillées sur des chemins un peu trop techniques ou engagés, se retrouveraient en difficulté, et que donc les offices de tourisme peuvent être un peu frileux à envoyer les visiteurs sur de tels itinéraires. )
depuis le chemin piétonnier de la station
Dans ses propositions, il y avait de parcourir le chemin piéton qui longe la station et de m’attarder un peu dans les quartiers plus anciens, bordés de chalets. Et, elle m’a conseillé deux points de vue à ne pas manquer, chacun à un bout de la station (et là, le chemin qui la longe prend toute son utilité). Depuis le chemin, on a de jolies vues sur les montagnes tout autour. Et cela m’a aussi permis de me repérer un peu (où se trouve l’hébergement, où il est possible de faire quelques courses, où on peut manger ou prendre un rafraichissement… c’est important à cette saison où beaucoup de commerces sont fermés).
De partout, on voit la Roche de la Muzelle qui domine la station des Deux Alpes
Le point de vue de la pointe de Venosc
J’ai commencé par aller voir le point de vue à la pointe de Venosc, à environ 1 km du centre de la station. Là, à côté les installations du télécabine, un belvédère permet de faire face à la Roche de la Muzelle et d’apercevoir la cascade. J’ai vite repéré un sentier qui descend vers le village de Venosc. Je l’ai emprunté sur quelques centaines de mètres. Il descend à flanc de montagne sur environ 3 km jusqu’au village de Venosc. Il affiche aussi un D+ total de 675 m. Il est donc assez escarpé et je n’avais pas le temps de faire l’aller-retour avant l’heure du déjeuner (il est annoncé pour 1h15 à la descente et 2 heures à la montée). Et la télécabine n’était pas en fonctionnement ce jour-là. Je me suis donc contentée d’aller jusqu’au premier banc duquel on a une vue panoramique sur la vallée et la montagne en face.
Faire à la Roche de la MuzelleBanc avec vue On aperçoit la cascade au milieu, légèrement vers la gauche, dans le bas du versant d’en face
Le point du vue du lac de la Buissonière
Après le point du vue depuis la pointe de Venosc, je suis retournée dans le centre de la station pour acheter une bouteille d’eau (vu que j’avais oublié ma gourde à côté de l’évier en partant le matin). En discutant avec la personne à la caisse, elle m’a conseillé d’aller jusqu’au lac de la Buissonière. Et elle a su être beaucoup plus convaincante que la dame de l’office de tourisme dont les explications donnaient l’impression d’un point de vue sans intérêt mais facile d’accès. La caissière de la supérette au contraire, était enthousiaste sur le point de vue. Je m’y suis donc rendue (après un déjeuner en terrasse au soleil). Certes l’endroit est extrêmement facile d’accès, certes le lac est en réalité un petit plan d’eau pouvant servir à la baignade, mais il est situé au bord de la montagne, et on a l’impression qu’il se perd vers la vallée. Il mérite donc largement d’y faire un arrêt, et d’en faire le tour pour pleinement profiter du paysage.
Le lac de la Buissonière A noter qu’il est possible de s’y baigner, ce que je n’ai pas fait car je n’avais ni mon maillot ni ma serviette avec moi.Les abords du lac de la Buissonière étaient fleuris de pissenlits
2. Randonner dans les alpages
Si j’avais souhaité venir à la montagne à cette saison, c’était pour profiter d’une randonnée sur les alpages. J’ai donc suivi l’itinéraire qui m’avait été conseillé à l’office de tourisme, mais je l’ai rallongé un peu. Il m’avait été indiqué de me rendre par le sentier jusqu’à la bergerie Kanata et de là rejoindre la station en longeant la montagne sur un sentier qui rejoint la place de Venosc. La montée à la bergerie (dont le départ se fait un peu plus haut que la station service, de l’autre de la route) m’avait été indiquée pour environ 1 heure et le retour à la station pour 30 minutes. Malgré de nombreuses pauses photos dues à la présence massive de fleurs, j’ai mis seulement une trentaine de minutes pour rejoindre la bergerie. Comme j’avais du temps, j’ai continué à monter sur la piste au dessus de la bergerie avant de faire demi-tour pour y redescendre. Puis, j’ai emprunté le sentier (a priori un sentier de PR, j’ai aperçu quelques rares balisages jaune) qui m’a ramenée à l’autre bout de la station. C’est globalement une randonnée sans difficulté qui offre de beaux panoramas. Il n’y a aucun passage technique et le dénivelé reste raisonnable. J’ai mis 2 heures pour faire une boucle incluant le passage par le lac de Buissonière, avec une longue pause goûter dans l’herbe à la bergerie, et pas mal de photos. Entre les fleurs, les paysages, et le soleil, c’était une dizaine de kilomètres de pur bonheur sur les chemins !
en montant vers la bergerie KanataNarcisses des poètes, gentianes, orchidées, trolles… c’est la saison des fleurs sur l’alpageAvec le printemps, les ruisseaux remplissent les petites maresToujours la Roche de la Muzelle en point de mireDe l’autre côté de la station, il reste encore un peu de neige en altitude
3. Retrouver un peu la neige
Si je m’attendais à trouver les sommets enneigés en arrivant aux Deux Alpes, je ne pensais pas avoir l’occasion d’aller en profiter. En effet, il fallait vraiment monter en altitude pour la trouver et en randonnée, je n’en aurais pas eu le temps. Mais, la station des Deux Alpes permet de skier très tard dans l’année sur un glacier. Ainsi, une partie des pistes était encore ouverte, et il était possible de monter en tant que piéton via la télécabine du Jandri. Si très tôt le matin, la remontée est réservée aux clubs et fédérations de ski qui viennent ici pour s’entrainer quand il n’y a plus de neige ailleurs, un peu plus tard, on peut monter en tant que piéton (ou skieur individuel, ou vététiste). La télécabine, toute neuve, nous emmène en moins de 20 minutes jusqu’à 3200 mètres d’altitude, dans une benne silencieuse et vraiment très confortable. De là, les skieurs peuvent emprunter d’autres remontées mécaniques ou accéder directement à des pistes les redescendant jusqu’à 2600 mètres où ils peuvent reprendre la télécabine du Jandri. Les vététistes ont eux accès à une piste de descente qui les ramène à la station et qu’ils peuvent prolonger jusqu’à Venosc pour 25 km de descente et 2000 mètres de dénivelé. Pour ma part, je suis restée à pied et j’ai profité des magnifiques panoramas et de l’ambiance « ski » de la terrasse du restaurant d’altitude. J’aurais bien aimé poursuivre l’ascension jusqu’à 3400 m mais le funiculaire rencontrait un souci technique et ne fonctionnait pas.
Dans le fond, on pouvait apercevoir le Vercors et le Mont AiguilleDans le fond, la silhouette imposante du Mont Blanc et des Grandes Jorasses, au premier plan, les Aiguilles d’ArvesPistes de ski sur le glacierLa télécabine du JandriAu pied des Ecrins, les cours de skiCafé en terrasse au restaurant d’altitude
4. Découvrir un village plein de charme
Après l’altitude et la neige, je suis redescendue par la télécabine du Jandri jusqu’à la station, puis j’ai pris la télécabine du Venosc pour rejoindre le village éponyme. De l’arrivée de la télécabine, il faut marcher un peu pour remonter jusqu’au village. Celui-ci est vraiment plein d’un charme à l’ancienne, avec ses rues piétonnes bordées de vieilles maisons. Il semble y avoir de jolies boutiques, mais j’y étais entre les saisons d’hiver et d’été et tout était fermé. J’ai poussé jusqu’au hameau du Sellier, de l’autre côté du ruisseau pour jeter un œil à la jolie petite chapelle. Très simple, elle fait partie de ces chapelles de montagne que l’on trouvait dans chaque hameau afin que la messe puisse être dite partout.
Balcon avec vueLe vieux village de Venosc et ses maisons pleines de charmeLa petite chapelle du hameau du Sellier
5. Aller se rafraichir au pied d’une cascade
En descendant à Venosc, en plus de la découverte du village, j’avais une idée bien précise : aller voir de près la cascade de la Muzelle que j’avais aperçue la veille depuis le point de vue de la pointe de Venosc. Le départ de la randonnée se fait depuis la station basse du télécabine de Venosc. Il faut d’abord suivre la route jusqu’au Bourg d’Arud, traverser la rivière et le hameau d’Alleau. De là, la cascade est clairement indiquée. Le sentier suit le GR (balisage rouge/blanc) sur un chemin bien empierré, qui ressemble à une ancienne voie de circulation et qui grimpe bien. A la bifurcation, il faut prendre une sente en terre sur la gauche légèrement en descente (un panneau indique la direction de la cascade, mais on peut aussi se guider au son de celle-ci). Un peu plus loin, un banc permet d’avoir une jolie vue sur la cascade. Un chemin descend vers le lit de la rivière et le pied de la cascade (attention un panneau indique un risque de modification soudaine du débit en raison de la présence d’ouvrages hydroélectriques en amont). De là, le spectacle en cette saison de fonte des neiges est impressionnant. Le retour se fait en rebroussant chemin. L’aller-retour depuis la télécabine du Venosc fait environ 3 km pour 120 m D+ et est donné pour 1h15 (j’ai mis 50 minutes, pauses photos comprises).
On traverse le Vénéon aux eaux bleues glacierLe GR suit une ancienne voie de circulation, bien empierréeLe débit de la cascade de la Muzelle en cette période de fonte des neiges est impressionnantLa chapelle du Bourg d’Arud a la simplicité des chapelles de montagneVue sur le village de Venosc
Les 2 Alpes – Isère – mai 2026
Celui qui m’a regardé traverser le village d’Alleau
J’ai une passion pour les cascades, depuis que je suis toute petite. J’ai pourtant grandi dans une région où elles sont peu nombreuses. Mais elles m’ont toujours fascinée, qu’ils s’agissent de cascades naturelles comme celles de Mortain ou artificielles comme la chute d’eau du moulin d’un ami de ma famille. Forcément, depuis que je vis au pied de la montagne, j’ai beaucoup plus souvent l’occasion d’en croiser. Pour cela, je vais essentiellement dans le Vercors. Mais le massif de la Chartreuse a aussi son lot de pépites, et en particulier dans le cirque de Saint Même. Au printemps, les cascades y sont exceptionnelles !
La grande cascade du cirque de Saint Même
Direction le cirque de Saint Même
Cette sortie dans le cirque de Saint Même, je ne l’avais pas du tout anticipée. J’y étais déjà allée un été. Les cascades y étaient magnifiques mais j’avais gardé dans un coin de ma tête qu’à la fonte des neiges, elles devaient être très impressionnantes. Un matin de week-end du mois de mai, réveillée au petit jour, et alors que la météo s’annonçait belle après une semaine de fortes pluies, je cherchais une idée de balade. Saint Même s’est assez vite imposé. Me voilà donc partie pour la Chartreuse, à environ 1h30 de route de la maison. L’avantage d’être levée tôt, c’est qu’on part tôt et qu’on arrive sur place tôt. J’ai donc laissé la voiture sur le parking du cirque de Saint Même vers 9.00 du matin, après avoir enfilé mes chaussures de randonnée.
Il y avait beaucoup d’eau dans la rivière
Dès les abords du parking, le bruit de la rivière laisse présager qu’il y a beaucoup d’eau et que le spectacle des cascades sera au rendez-vous. Je commence à marcher dans la plaine du cirque en direction des sentiers qui mènent aux différentes cascades. L’heure étant encore matinale, je suis seule dans ce bout du monde. La fois où j’étais venue avec les enfants, nous avions commencé par le sentier du fond du cirque, le plus facile. Cette fois, je décide de commencer par le sentier des cascades afin de terminer par la partie la plus facile.
C’est parti sur le sentier !
Le sentier des cascades
Une montée à flanc de montagne
Le sentier des cascades emmène d’abord le randonneur à la Grande Cascade, la plus iconique du cirque de Saint Même. Toutefois, elle se mérite un peu car le chemin est essentiellement une longue montée de presque 1 km. J’ai trouvé que le sentier était en moins bon état que dans mon souvenir. Si je me rappelais de la pente (et de combien j’avais souffert dans cette montée après des mois de confinement et en ayant repris la randonnée seulement la veille), je me souvenais d’un terrain plutôt facile. Là, j’ai l’impression que les intempéries ont fortement attaqué le sol et raviné la terre. Les racines sont à nu, formant des boucles dans lesquelles il est aisé de se prendre le pied. Les cailloux glissent sous les chaussures. Les rochers sont nombreux et forment des marches qu’il n’est pas toujours simple de passer. Malgré tout, j’avance bien (je peux donc affirmer que je nettement plus en forme qu’en juillet 2020 ! ).
Le sentier est très bien baliséLe sentier passe bien dans les cailloux…
La Grande Cascade
Environ une demie heure après avoir passé le panneau directionnel, j’arrive à proximité de la Grande Cascade. Compte tenu des conditions météo et du fait que je suis seule, je ne cherche pas à aller vers le Pas de la Mort et les cascades supérieures. Je m’approche donc de la Grande Cascade. Son débit est extrêmement puissant et elle projette des embruns à une bonne dizaine de mètres à la ronde. Je prends plein de photos avant de descendre au bord de la rivière. Puis, je me dirige vers le pont en bois pour le traverser et amorcer la descente sur l’autre rive.
La Grande Cascade du cirque de Saint Même
Un crochet par la Cascade Isolée
Je descends tranquillement dans la forêt en longeant la rivière. Elle s’enfonce dans des chaos rocheux, et on l’entend de loin. Les lumières dans les arbres sont superbes. Je sens que le soleil est plus haut et surtout que je suis sur le versant le plus ensoleillé du cirque. Cette fois, je ne manque pas la bifurcation vers la Cascade Isolée. Au bout du chemin, l’eau chute rapidement le long d’une paroi abrupte. Cette cascade aussi projette de nombreux embruns, créant une vague de brume flottant au dessus du lit de la rivière. Je reste un long moment à contempler ce spectacle de la puissance de la nature, avant de rebrousser chemin pour rejoindre le sentier principal qui redescend vers le calme de la plaine du cirque.
La rivière se faufile au cœur d’un chaos rocheux.Le sentier traverse la forêtLa Cascade Isolée du cirque de Saint MêmeRetour au calme dans la plaine du cirque de Saint Même
Le sentier du fond du cirque
Une fois revenue dans la plaine, je suis repartie pour le sentier du fond du cirque. Celui-ci longe d’abord la rivière jusqu’à une passerelle très romantique. Puis, le chemin s’engage dans un chaos rocheux. Il ne faut pas avoir peur de grimper un peu : le chemin passe bien par là et emmène jusqu’au pied de la cascade de la Pisse du Guiers. C’est la plus basse des cascades du cirque de Saint Même. Le Guiers s’écoule ensuite à travers la plaine du cirque puis en direction des villages de Saint Pierre d’Entremont (j’ai bien mis « les villages » car Saint Pierre d’Entremont est un bi-village situé à cheval entre la Savoie et l’Isère). Là encore, le débit est très impressionnant et les embruns fortement présents. Une nouvelle fois, je passe un bon moment au pied de la cascade avant de revenir sur mes pas et de regagner le parking, des images époustouflantes plein la tête (et la carte mémoire de l’appareil photo).
Le balisage du sentier du fond du cirque est très visibleIci, j’ai eu l’impression d’être dans un décor du Seigneur des Anneaux et d’approcher de Rivendell (Fondcombe dans la version française)
Cirque de Saint Même – Chartreuse – entre Isère & Savoie mai 2026
Informations pratiques
Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse : Le cirque de Saint Même est situé dans la réserve naturelle des Hauts de Chartreuse. La réglementation de la réserve naturelle s’applique donc, en particulier : pas de feu, pas de camping, pas de cueillette de plantes sauvages. Les chiens sont interdits dans la réserve naturelle, sauf sur les deux sentiers principaux du cirque de Saint Même. Par ailleurs, afin de respecter le milieu naturel, il est important de bien rester sur les chemins. En effet, le passage dégrade les sols, il faut donc limiter la zone concernée. Enfin, et cela devrait tomber sous le sens, on ne laisse pas ses déchets dans la nature et on ramène tout pour le mettre à la poubelle en rentrant. J’ai été choquée de trouver un mégot de cigarette non éteint sur le sentier. Entre le fait de laisser un déchet derrière soi et le risque de départ d’incendie, la personne qui l’avait jeté avait donc tout faux. (Et si vous vous posez la question, je l’ai éteint et emporté pour mettre dans une poubelle). L’accès à certaines peut aussi être interdit pour les préserver.
Accès au cirque de Saint Même : L’accès au cirque se fait depuis Saint Pierre d’Entremont. Il est payant en haute saison (tous les jours en juillet / août, les week-ends d’avril à juin et en septembre) entre 9.00 et 17.00. Etant arrivée avant 9.00, je n’ai pas eu besoin de payer. Il y a environ 200 places de stationnement à l’entrée du site. Le parking est souvent complet en journée à la belle saison. Le péage permet d’en réguler l’accès.
Sentier des Cascades : Le sentier des cascades part au fond du cirque et monte de façon assez raide, avant de redescendre plus doucement si on suit le sens fléché. Il fait environ 2.5 km en boucle auxquels il faut ajouter un aller/retour d’environ 1 km pour aller voir la Cascade Isolée, avec 225 mètres de D+. Il est donné pour 1h30. J’ai mis un peu moins malgré les pauses photos. ATTENTION : le sentier des cascades est une randonnée quasi exclusivement dans les rochers, les cailloux et les racines. Il convient d’être chaussé correctement pour ce type de terrain. En juillet 2020, j’écrivais qu’il peut s’envisager avec des enfants qui marchent bien. Je le pense toujours, mais j’ajouterais qu’il faut qu’ils aient l’habitude des terrains accidentés et ne craignent pas d’escalader un peu dans les rochers. Les environs des cascades sont humides et glissants.
Sentier du fond du cirque : C’est le chemin le plus facile au moins dans sa première partie. Il est dommage cependant de ne pas continuer dans les rochers pour arriver jusqu’au pied de la cascade (auquel on accède en suivant le balisage jusqu’au bout). On parle ici sans doute plutôt de balade que de randonnée, avec une boucle de 1.6 km et 68 mètres de D+. La facilité du chemin ne doit pas dissuader les randonneurs plus aguerris d’y aller car la cascade et son environnement valent le coup d’œil. Là aussi, à l’approche de la cascade, les rochers ont tendance à devenir plus glissants.
En repartant le long de la rivière vers le parking depuis la cascade de la Pisse du Guiers, il y avait des tapis d’anémones fausses renoncules dans le sous-bois
⚠️ Attention / Sécurité : L’accès au dessus de la Grande Cascade vers le Pas de la Mort et les sources du Guiers Vif n’est pas balisé et très dangereux. Il emmène vers des vires étroites à flanc de falaise et des passages avec échelles et câbles. Quand la météo est humide, c’est particulièrement glissant, et il faut donc éviter ce secteur. En tous temps, il est très fortement déconseillé de s’y engager si vous n’avez pas le pied sûr dans ce type de terrain technique ou si vous avez le vertige. Il est également déconseillé de s’y aventurer seul.
Cela va vous sembler incroyable mais je n’étais encore jamais allée voir les orchidées sur le massif de Crussol. J’en avais parfois croisé au hasard d’une balade vers les ruines du château, mais je n’y étais jamais allée spécifiquement. Compte tenu qu’il s’agit d’un des endroits autour de Valence où il y a le plus d’orchidées, et avec ma passion pour ces fleurs, il faut avouer que c’était vraiment une bizarrerie de ne pas y avoir fait une balade rien que pour cela. Aussi, au mois de mai, j’ai profité d’une balade nature spéciale orchidées organisée par Rhône Crussol. Au pied du château, j’ai retrouvé Nicolas un guide accompagnateur qui a partagé avec le groupe d’une bonne vingtaine de personnes que nous étions ses connaissances sur ces plantes surprenantes pendant deux heures de promenade.
Au pied du château de Crussol
Un milieu naturel riche en orchidées de toutes sortes
J’ai finalement pris assez peu de photos lors de cette sortie. A cela deux raisons principales : le fait d’être en groupe et l’heure de la journée. En effet, en groupe, c’est compliqué de rester longtemps à photographier une même fleur, surtout que chacun veut repartir avec son image souvenir. Donc, pour ne pas ralentir tout le monde, j’ai pris mes photos très rapidement. Bilan : de nombreuses photos floues. Ensuite, la balade a eu lieu de 14.00 à 16.00 donc à l’heure où le soleil est très haut et en plus, un jour de grand beau temps. Bilan : des images surexposées. Je vais donc me contenter d’une sélection des merveilles aperçues ce jour là (et en demandant votre indulgence pour la qualité des photos), essentiellement destinée à me servir d’aide mémoire pour les années à venir.
La listère à feuilles ovales
La listère à feuilles ovales est une grande orchidée très discrète avec ses fleurs vert pâle et que l’on trouve sur quasiment tout le territoire de France métropolitain. Une orchidée à laquelle je n’avais jamais prêté attention alors que statistiquement, j’en ai forcément déjà croisé.
listère à feuilles ovales
L’orchis tridenté
L’orchis tridenté est une espèce protégée que j’ai déjà plusieurs fois croisée.
Orchis tridentéOrchis tridenté
L’anacamptis pyramidal
Autrefois dénommé orchis pyramidal, il a été reclassifié dans la famille des anacamptis. C’est en trouvant une anacamptis pyramidal dans le jardin de ma maison d’alors que je suis entrée dans le monde fascinant des orchidées sauvages. Le jour de la balade, nous avons aussi pu observer un individu hypochrome.
Ces deux ophrys sont assez proches et parfois un peu difficile à différencier. L’ophrys bécasse est un peu plus « large » que son cousin et présente de légères excroissances.
ophrys moucheophrys bécasse il tient son nom de la forme de son gynostème (la petite forme verte) qui fait penser à cet oiseau
L’ophrys de la Drôme
L’ophrys de la Drôme a été découvert dans la Drôme mais on peut aussi l’observer dans la vallée du Rhône côté ardéchois sur les massifs de Crussol et Soyons. C’est d’ailleurs à Soyons que je l’avais vu pour la première fois. On le reconnait aisément avec son petit « miroir ».
ophrys de la Drôme (en fin de floraison)ophrys de la Drôme
L’orchis fragans
L’orchis fragans est une orchidée assez rare (et protégée). Elle dégage une odeur vanillée assez nette. Je n’ai même pas eu besoin de coller mon nez à la plante pour la sentir.
orchis frangans
L’épipactis microphila
Les épipactis sont pour moi parmi les orchidées plus compliquées à repérer. Il faut dire qu’ils ont le don de se fondre dans la végétation environnante avec leurs couleurs d’herbe séchée et leurs silhouettes discrètes.
épipactis microphila
Il y a bien d’autres variétés d’orchidées sur le massif de Crussol dont la période de floraison varie. Lors de la balade que j’ai faite, nous avons ainsi aussi pu voir une céphalantère de Damas qui n’avait pas encore vraiment commencé à fleurir. Il y avait aussi des limodores anthocyanes (une orchidée parasite rare.. mais dont je n’ai pas su prendre de photos correctes), des orchis militaires et des orchis pourpres. A d’autres moment de l’année, il est possible d’y trouver par exemple des spirantes et des sérapias.
Massif de Crussol – Saint Péray – Ardèche – mai 2026
La vue sur Saint Péray depuis la montée vers le château de Crussol. On devine le château de Beauregard sur la droite et en arrière plan les vignes de Cornas.
J’habite dans un village à la campagne, même si je ne suis pas très loin de la ville. J’aime profiter des différentes saisons autour de chez moi, et le printemps est une de celles qui offrent le plus de diversité. Chaque jour, je traverse des paysages changeant au fil des floraisons, et des cultures. Les évolutions dans les champs sont un marqueur du temps qui passe et qui nous emmène doucement vers la saison suivante, l’été et ses chaleurs. En attendant, je profite de la (relative) douceur du printemps. Venez, je vous emmène voir le printemps dans la campagne drômoise.
Le synclinal de Saoû et les Trois Becs depuis Suze
De ferme en ferme, rendez-vous incontournable du printemps
Le domaine Peylong, viticulteurs depuis 6 générations
Ferme en ferme, c’est vraiment LE rendez-vous immanquable fin avril. Sur un week-end, de nombreuses fermes ouvrent leurs portes et nous permettent de découvrir comment sont produits les aliments que nous consommons. Ce sont toujours des découvertes intéressantes, et l’occasion de se fournir en bons produits locaux. Cette année, je n’ai visité que deux fermes, situées toutes les deux à Suze, dans le Vercors. J’ai commencé par le domaine Peylong. Là, la famille Lombard exploite des vignes depuis six générations.
Les vignes du domaine Peylong au pied du synclinal de Saint Pancrace
Je suis arrivée juste après 9.00 et j’étais la première visiteuse de la journée. Quatre autres personnes sont arrivées juste après, et nous avons donc visité le domaine ensemble. Nous avons été accueillis par Fabien qui s’occupe du travail de la vigne et qui nous a expliqué le terroir et l’histoire du domaine. Puis, il nous a montré le chai. Nous avons ensuite rejoint Christelle dans le jardin, où nous avons pu nous installer pour une dégustation. Il était encore assez tôt mais le soleil brillait et rendait l’atmosphère joyeuse. C’est au son du chant des oiseaux que nous avons pu apprécier les différents vins du domaine.
Dans les vignes du domaine PeylongDégustation de vin au soleil (mention spéciale pour le blanc « L’oublié » que j’avais déjà eu l’occasion de goûter et qui se confirme comme un vin agréable que je prends plaisir à savourer).
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
La ferme de Saint Pancrace, producteurs de fromages de chèvre
Après quelques achats au domaine Peylong, j’ai pris la direction de la ferme de Saint Pancrace. La matinée est déjà plus avancée et cette ferme attire beaucoup plus de monde. En effet, il s’agit d’une ferme qui produit des fromages de chèvre. Et qui dit fromages de chèvre, dit troupeau de chèvres. Les familles sont donc nombreuses à se presser pour venir voir les animaux. Il faut avouer qu’en cette période où les naissances sont nombreuses, c’est toujours sympathique de pouvoir découvrir des jeunes chevreaux. Et comme nous avons de la chance, il y a deux chevreaux de moins de 24 heures, l’un né dans la nuit et l’autre le matin même.
Dans la bergerie, avec les chevreaux plus ou moins âgés et les chèvres gestantes.
Un peu plus loin, le troupeau d’une cinquantaine de chèvres pait tranquillement dans un pré. Nous visitons ensuite la fromagerie où nous voyons comment est fabriqué le Picodon, et la salle de traite voisine. Puis, c’est le moment de la dégustation… et des achats !
Une chèvre au préUn dernier coup d’œil à la vue depuis la ferme de Saint Pancrace avant de redescendre dans la vallée de la Drôme
Balades dans les piémonts du Vercors
Une randonnée autour de la Baume Cornillane
Sur les chemins
Si vous suivez mes aventures, vous avez noté que je vais souvent me balader du côté de La Baume Cornillane. C’est en effet un de mes terrains de jeu favoris car il a la bonne idée de ne pas être loin de la maison, tout en offrant de nombreuses possibilités. Un dimanche matin, j’ai voulu profiter du beau temps sans aller loin car j’avais déjà fait une belle journée de randonnée la veille. Je me suis donc naturellement dirigée vers La Baume Cornillane. Pour changer, j’avais cherché une trace sur un site de randonnée et j’avais trouvé une jolie boucle qui passait par le Pas du Pont et le château. Compte tenu de là où je souhaitais partir, j’ai adapté la boucle et choisi de la faire en sens inverse de celui donné par le site, pour une distance totale d’environ 6 km. Je connais assez bien le secteur, pour l’avoir parcouru à de nombreuses reprises et cela me convenait mieux ainsi.
Sur les chemins autour de la Baume Cornillane, on croise pas mal de sable
Je suis donc partie confiante sur ces chemins peu fréquentés. J’ai croisé seulement 2 ou 3 traileurs. Le tracé ne présentait par ailleurs aucune difficulté technique, si ce n’est qu’il n’était jamais plat, alternant montées et descentes. Il empruntait toutefois des chemins assez larges, en dehors de brefs passages en mono trace. Le paysage était absolument somptueux, comme chaque fois dans ce secteur. Bref, tout était réuni pour une matinée fantastique sur les chemins.
Les points de vue sur la Raye et sur la plaine de Valence étaient nombreux sur le trajet
L’inattendu
Mais, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. En effet, à peu près à la moitié de la boucle, j’ai perdu l’équilibre sur un chemin de sable qui avait été raviné par les fortes pluies de l’hiver. Le chemin était beau, largement praticable, mais mon pied gauche a roulé sur un caillou et glissé dans l’ornière. Je suis tombée de façon assez violente, et j’ai immédiatement su que je m’étais blessée (même si une part de moi restait malgré tout un peu dans le déni en mode « ça va aller, c’est juste une douleur de contraction »). J’ai consulté l’itinéraire sur mon téléphone (ouf ! il y avait du réseau) pour confirmer ce que je voyais en lisant le paysage : il était préférable de continuer plutôt que faire demi tour, car j’étais à environ 1 km de croiser la route. Selon la douleur, je pouvais ainsi envisager de terminer en marchant sur le bitume, bien stable et en faux plat, même si cela allongeait la distance par rapport au chemin, caillouteux et avec deux belles montées/descentes.
Vue sur la Raye – le paysage juste avant que je ne tombe !
Une leçon à tirer
La fin de la randonnée n’a pas vraiment été amusante, et j’ai passé le reste de la journée dans le canapé avec une poche de glace sur la jambe. Je m’étais fait un petit claquage au mollet, qui a ensuite généré une tendinite de compensation. Si je vous raconte cette mésaventure, ce n’est pas pour me faire plaindre (c’était il y a plusieurs semaines et tout est quasiment maintenant rentré dans l’ordre). C’est surtout pour rappeler qu’en randonnée, même sur un terrain facile, même sur un terrain connu, on n’est pas à l’abri d’un accident. Donc, même pour une petite balade, surtout en montagne, on prévoit le nécessaire : assez de batterie sur son téléphone portable, un sifflet pour indiquer sa présence sans devoir s’époumoner si nécessaire, une trousse de secours minimale (désinfectant, compresses, pansements, sérum physiologique, mouchoirs en papier, petite bande – oui, ça semble beaucoup mais tout ça m’a servi un jour ! – et on s’assure que ce n’est pas périmé. J’ajoute pour ma part un antidouleur à cette liste), une couverture de survie, une lampe frontale chargée. Je pars également toujours avec 2 ou 3 compotes en gourde dans mon sac. Et idéalement, on prévient quelqu’un d’où on part et de l’heure à laquelle on devrait être de retour, surtout si on est seul.
Et on n’oublie pas de profiter du paysage !
Les premiers coquelicots au pied de la Raye
Les premiers coquelicots sont arrivés fin avril dans les champs. J’ai aperçu ceux-ci en passant sur la route, et je n’ai pas pu m’empêcher de les prendre en photo. Ils marquent le début de la bascule du printemps à l’été.
J’ai profité d’une belle journée de printemps pour aller passer une journée dans les Cévennes, avant que la foule estivale ne vienne se presser sur les petites routes. Le point de départ de la journée était la découverte des grottes de la Cocalière et de la Salamandre où j’avais été invitée. Je me suis également promenée dans les villages alentours, et suis allée explorer les paysages de la région. Bien entendu, j’ai limité mes explorations à une toute petite zone géographique, grosso modo autour de Barjac (et je n’y ai même pas vu tout ce qui figurait sur ma liste tant il y a à voir).
vue depuis le village de Lussan
Des explorations souterraines
La grotte de la Cocalière
La raison principale de ma venue dans les environs de Barjac était de venir découvrir deux grottes dont j’avais beaucoup entendu parler. J’ai commencé la journée par la visite de la grotte de la Cocalière. Arrivée à l’ouverture, j’ai pu participer à la première visite guidée de la journée. Hors saison et tôt le matin, il y a souvent peu de monde (il m’est même arrivé de ne pas pouvoir faire la visite car il y avait trop peu de monde à la grotte de la Madeleine). Cette fois, nous étions 5 visiteurs. Autant dire que c’était une visite VIP, presque privée. Nous avons pu largement échanger avec notre guide Guillaume, et la visite a même duré plus longtemps que prévu pour le plaisir de tous. En haute saison, les groupes de 50 visiteurs se succèdent toutes les 15 minutes, impossible donc d’autant prendre son temps.
Sur cette draperie, on voit nettement les différentes strates de concrétion
La grotte de la Cocalière est encore active. L’eau s’infiltre et continue à déposer de fines couches de calcaire sur les concrétions. Après un début de printemps bien pluvieux, il y a pas mal d’eau dans la grotte. Malgré tout, les profondeurs des petits bassins restent très faibles, à peine quelques centimètres. La rivière souterraine se trouve beaucoup plus bas et remonte très rarement jusqu’au niveau de la grotte qui se visite. Ce peu d’eau est cependant suffisant pour créer des jeux de miroir très impressionnants.
Dans la grotte de la Cocalière
Je dois dire que cette grotte a été un vrai coup de cœur. La mise en valeur des salles souterraines est toute en sobriété, révélant la beauté pure des concrétions de calcaire. Chaque salle révèle des secrets, et apporte son lot d’émerveillement. Complété par les explications de Guillaume, et les échanges que nous avons pu avoir, c’était réellement une visite exceptionnelle.
La magie du travail de l’eau dans la grotte de la Cocalière
La grotte de la Salamandre
Après la grotte de la Cocalière, je suis allée à la grotte de la Salamandre. Celle-ci est la plus récente grotte ouverte à la visite dans le secteur. Elle a en effet ouvert aux visiteurs en 2013 seulement. Située dans un environnement naturel exceptionnel, il faut se stationner à environ 700 mètres de l’entrée et faire une petite marche dans la forêt de chênes verts avant d’arriver. Tout le long, des panneaux permettent d’en apprendre plus sur le milieu naturel traversé. Devant l’entrée de la grotte, adossée à la falaise, une immense terrasse en bois permet de découvrir le paysage. L’endroit est idéal pour une petite pause avant d’entrer sous terre.
Terrasse avec vue
Contrairement à la grotte de la Cocalière, une seule salle compose la grotte de la Salamandre. Elle a des dimensions exceptionnelles qui donnent un peu le tournis. Le parcours de la visite (guidée) permet de passer entre les colonnes impressionnantes. On y trouve aussi des concrétions qui semblent horizontales : il s’agit en fait de concrétions verticales qui se sont cassées, sans doute sous l’effet d’un séisme, et qui se sont ensuite retrouvées intégrées dans d’autres concrétions plus récentes.
L’impressionnante salle de la grotte de la Salamandre
J’ai moins aimé la visite de la grotte de la Salamandre que celle de la grotte de la Cocalière. Déjà, le fait qu’il n’y ait qu’une seule salle, même si elle est vraiment splendide, crée un rythme de visite un peu étrange. Ensuite, les jeux de couleurs des lumières et la musique de fond tout au long de la visite ne m’ont pas apporté de « plus » lors de la visite, et parfois même m’ont dérangée dans ma contemplation des merveilles de la nature qui m’entouraient. Malgré tout, il serait dommage de passer à proximité sans s’y arrêter car cette grotte reste exceptionnelle.
D’anciennes stalagmites effondrées créent des décors surnaturels.
Des villages pleins de charme
Passer dans le secteur sans s’arrêter dans les villages, ce serait vraiment dommage. Il y a en effet de très nombreux villages perchés dont certains sont classés. C’est le cas de Lussan, La Roque sur Cèze et Montclus qui sont parmi les plus beaux villages de France. Mais d’autres villages ont aussi beaucoup de charme, comme Barjac par exemple. Je me suis arrêtée rapidement à Barjac le matin, sur la route vers la grotte de la Cocalière. C’était l’occasion d’une jolie promenade dans les ruelles encore désertes.
Dans le vieux village de Barjac
L’après-midi, c’est à Lussan que j’ai fait un tour. Le village domine les environs. Il est possible de se promener le long des anciens remparts pour admirer le paysage. Dans le village, ruelles et petites places rivalisent de charme. J’ai pu aussi découvrir le temple, à la fois sobre et imposant, niché au cœur d’un joli jardin. J’y avais d’ailleurs vu une très belle Bible datant de la période du Désert.
Au fil des petites rues de Lussan
Des paysages extraordinaires
Les concluses de Lussan
Difficile de faire abstraction des paysages quand on circule dans cette zone des Cévennes. Les petites routes circulent au cœur de forêts verdoyantes. Dès que l’on prend un peu d’altitude, chaque virage apporte son lot de points de vue. J’avais envie de m’arrêter partout ou presque (mais ne l’ai pas fait car ce n’était pas possible de le faire en sécurité). Comme en plus, le soleil brillait, je trouvais dommage de ne faire que du tourisme souterrain. J’ai donc eu envie d’une petite randonnée. J’avais depuis longtemps sur ma liste d’aller voir les concluses de Lussan.
Les concluses de Lussan vues depuis le belvédère
Le site est à environ 5 km du village de Lussan depuis lequel il est bien fléché. Sur place, un petit parking permet de se stationner. J’étais déjà tard dans la journée (il était quasiment 16.00 quand je suis arrivée), et le parking était bien rempli. J’ai cependant eu la chance de trouver une place pour laisser ma voiture. J’ai ensuite suivi les panneaux indiquant le chemin. On part du haut de la falaise pour descendre à travers la forêt jusqu’à la rivière. Le retour se fait par le même chemin. Plusieurs panneaux d’interprétation sont disponibles le long du parcours. Le trajet en lui même permet quelques jolis points de vue, en particulier depuis le belvédère. Arrivée au bord de la rivière, j’ai regretté de ne pas avoir emporté mon maillot de bain car l’eau, fraîche et claire, était très tentante. J’ai marché un peu le long de la rivière, coincée entre les parois rocheuses, avant de remonter.
Au bord de la rivière, entre falaises et végétation
Les cascades du Sautadet
Sur le trajet du retour, j’ai fait un crochet par La Roque sur Cèze afin d’aller voir les cascades du Sautadet. Il s’agit là encore d’un site que j’avais repéré depuis très longtemps sans avoir eu l’occasion d’y aller. J’ai laissé la voiture sur le parking du village avant de longer la rivière jusqu’aux cascades. L’ayant beaucoup vu sur les réseaux sociaux, je craignais d’être un peu déçue par le site. Non seulement cela n’a pas été le cas, mais je l’ai trouvé encore plus impressionnant en vrai qu’en images. En aval du village, la Cèze a creusé des cavités dans le calcaire. Là, la rivière prend de la vitesse entre marmites de géants et rapides. C’est vraiment spectaculaire.
Au bord des cascades du Sautadet
Informations pratiques
Les grottes
Grotte de la Cocalière : la grotte est ouverte de mi-mars à début novembre. Les horaires et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de la grotte. Sur place, il est possible de se restaurer avec une offre de type snack, mention spéciale pour la sélection de glaces Terre Adélice. L’eau utilisée est celle de la grotte, et il y a des points pour remplir sa gourde à plusieurs endroits sur le site. Il faut compter environ 250 marches à descendre et une bonne trentaine à remonter pour un parcours souterrain d’environ 1 km. Le retour au point de départ se fait en petit train à travers la garrigue. La température dans la grotte est de 14°C. En saison, la réservation est plus que conseillée.
Grotte de la Salamandre : la grotte est ouverte de mi-mars à début novembre. Les horaires et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de la grotte. Sur place, il est possible de se restaurer en profitant de la splendide terrasse. Des points d’eau sont également accessibles. L’accès à l’entrée de la grotte se fait depuis le parking via un sentier d’environ 700 mètres (avec un petit D+). Il est possible de venir déposer/récupérer des personnes en voiture à côté de l’entrée du site. Quelques places PMR sont également disponibles à côté des bâtiments d’accueil. Il faut compter environ 50 marches à descendre et 90 à remonter pour un parcours d’un peu plus de 500 mètres sous terre. Un belvédère accessible sans marches permet à tous de profiter d’une vue sur la grande salle. La température dans la grotte est de 12°C. En saison, la réservation est très fortement conseillée.
Ce secteur n’est pas très loin des gorges de l’Ardèche où vous pouvez découvrir d’autres grottes, par exemple l’Aven d’Orgnac, la grotte de la Madeleine, la grotte Saint Marcel ou la grotte aven forestière (que je ne connais pas encore mais suis curieuse de découvrir)
Pont sur la Cèze à La Roque sur Cèze
Les villages
Les jolis villages sont nombreux, que ce soit côté Gard ou côté Ardèche. A proximité immédiate de Barjac et Lussan, on peut citer La Roque sur Cèze et Montclus. Un peu plus loin, Aiguèze est aussi classé parmi les plus beaux villages de France.
Attention : compte tenu du caractère étroit des ruelles des villages, il faut éviter de s’y engager en voiture et privilégier les parkings dédiés, souvent à l’extérieur des villages. Certains sont payants, c’est par exemple le cas à Lussan ou La Roque sur Cèze.
Les randonnées
Les concluses de Lussan : depuis le parking (fléché au départ du village de Lussan), l’aller/retour jusqu’au portail des concluses sur la rivière Aiguillon fait environ 2.5 km pour un D+ de 100 mètres. C’est une longue descente à l’aller, et donc une longue montée au retour. Il s’agit d’un sentier d’interprétation très bien balisé. Le chemin est très caillouteux, et nécessite de faire attention à où on pose les pieds (et de porter des chaussures adaptées au terrain). Il est situé à flanc de falaise calcaire et même si la forêt apporte un peu d’ombre, il est prudent de partir avec de l’eau (et de la crème solaire en été). Le temps de parcours A/R est donné pour 45 minutes. C’est le temps que j’ai mis au total sachant que j’ai aussi fait une bonne pause au bord de la rivière. ⚠️Attention / Sécurité : l’accès aux concluses peut être interdit pour des raisons de sécurité. Il ne faut pas non plus s’aventurer dans le lit de la rivière s’il y a un risque d’orage ou de pluie (risque élevé de crue soudaine dans le goulet formé par les gorges).
Les cascades du Sautadet : depuis le parking du village de la Roque sur Cèze, il faut longer la rivière sur environ 800 mètres pour arriver aux cascades (rive droite). Il est aussi possible de traverser le pont et de se rendre sur la rive gauche pour un autre point de vue sur le site naturel.
⚠️ Attention / Sécurité : le site des cascades du Sautadet est dangereux et de nombreux accidents mortels y sont à déplorer. La baignade y est strictement interdite (une plage est accessible en aval du site). Et lors de l’exploration sur les rochers calcaires, il faut être prudent. Les anfractuosités y sont nombreuses, et les rochers à l’approche de la rivière peuvent être glissants. Il est fortement recommandé de ne pas s’approcher du bord. Une prudence extrême est de rigueur.
Vue sur la Cèze depuis le belvédère de la grotte de la Salamandre
Gard – avril 2026
(*) J’avais été invitée à venir visiter les grottes de la Cocalière et de la Salamandre après en avoir rencontré les équipes sur la journée professionnelle du salon Destination Ardèche. Mon avis est, comme toujours, sincère et reflète l’expérience que j’ai vécue. Ces deux visites constituent cependant une collaboration commerciale non rémunérée. Les autres découvertes sont des choix complètement personnels.