Cela faisait pas mal d’années que j’entends parler du plateau du Cézallier et que j’avais envie d’aller y faire un tour. J’avais regardé pour m’y arrêter sur le trajet vers la Bretagne, mais le détour était un peu trop important et je lui avais toujours préféré le massif du Sancy. En septembre, j’ai eu l’occasion de me rendre dans le Cézallier à l’invitation de l’office de tourisme du Pays d’Issoire pour un week-end entre copains. Au programme : des activités de pleine nature, des produits locaux et de bons moments.
Dans le hameau de Jassy
Partir en randonnée accompagnée
Sur le Mont Chabrut
Pour bien débuter ce week-end, nous avions rendez-vous avec Aurélien, guide accompagnateur en montagne de l’association Escale Sauvage. Afin de nous faire découvrir toute la diversité des paysages du Cézallier, il avait choisi de nous emmener dans deux endroits très différents. Nous avons commencé par grimper au sommet du Mont Chabrut. Là, nous avons pu échanger sur le volcanisme et les glaciations qui ont façonné le paysage. Le Mont Chabrut est ainsi un ancien verrou glaciaire qui présente deux sommets. Nous n’en avons monté qu’un seul. D’en haut, la vue était époustouflante. Là, on prend toute la dimension du plateau du Cézallier, situé entre le massif du Sancy et les volcans du Cantal, et ponctué de multiples petits sommets.
Les deux sommets du Mont ChabrutDécouvrir les paysages du Cézallier et leurs liens avec les activités humainesAu fond, on devine le Puy de Sancy. Après l’avoir gravi pendant l’été, j’étais contente de l’apercevoir à nouveau.
ATTENTION : le Mont Chabrut et ses chemins d’accès sont situés sur des terrains privés. Il faut l’autorisation du propriétaire pour y aller (ce qui était notre cas, par l’entremise d’Aurélien).
Au lac de Roche Orsine
Nous nous sommes ensuite rendus au lac de Roche Orsine. Il s’agit d’un lac privé mais il est bordé par un chemin de randonnée, le PR qui va de Jassy à La Godivelle. Nous avons emprunté un bout de ce sentier pour aller admirer le point de vue sur le lac inférieur de La Godivelle. Cela nous a emmené à travers les pâturages d’estive où nous avons croisé les vaches. Le Cézallier est en effet un territoire d’élevage. En randonnée, il est donc important de faire attention à bien refermer les clôtures lorsqu’on est amenés à en ouvrir. Sur le sentier, d’autres types de passages sont possibles : échelles, portillons, passages étroits, pas canadiens.
Passion prendre les poteaux indicateurs en photo pendant les randonnées !Le Cézallier est un espace où l’eau est très présente. Lacs, ruisseaux mais aussi tourbières y sont nombreux.Croiser les vaches « à cloches »Point de vue depuis le sentier sur le lac inférieur de La GodivelleLe Cézallier est parfois surnommée Petite Mongolie, en raison des similarités avec les paysages steppiques d’Asie Centrale.
Découvrir la cani-rando
Après nos deux belles petites randonnées avec Aurélien, nous avions rendez-vous avec Lucas et ses chiens de Team Sensations. Lucas est devenu musher professionnel après avoir été prof d’EPS. Il a commencé par nous expliquer la race de ses chiens, des European Sled Dogs, l’origine de sa meute et il nous a briefés sur la cani-rando. Une fois équipés de nos harnais ou de nos baudriers, il a testé nos appuis et notre capacité à contrebalancer la traction du chien. Cette étape lui permet de trouver le chien le plus adapté pour la personne. Visiblement, j’ai des appuis solides puisque je n’ai pas bougé. Cela m’a valu d’être appariée à Fant, le tout premier chien de Lucas, celui avec lequel il a fait les championnats du monde de cani-cross. Quand il parle de Fant, on sent tout l’attachement qu’il a pour ce chien.
Voici Fant, 31 kg de muscles canins… et sans doute un meilleur cardio que moi
Après avoir tous été associés à un chien, nous sommes partis à l’assaut du Signal du Luguet. On a donc directement commencé par une belle montée, et j’ai bien senti que Fant avait envie d’aller plus vite que moi. Dès que j’atteignais le rythme qu’il menait, il accélérait légèrement. J’ai donc découvert qu’à défaut d’être poussée à courir, je pouvais être tirée à courir ! Ceci dit, j’ai adoré avancer avec lui même s’il m’a un peu challengée. Nous avons contourné le sommet avant de traverser la forêt. C’était magique. Le soleil déclinait, la lumière se faisait dorée et perçait dans les sapins. J’avais l’impression d’être dans un conte de fées. J’ai d’ailleurs dû me perdre un peu trop dans mes pensées car j’ai fini par trébucher sur une racine (en même temps, cela faisait longtemps que je n’étais pas tombée en randonnée, il n’aurait pas fallu que je m’y habitue trop !). Fant s’est aussitôt arrêté, et Lucas est immédiatement venu aux nouvelles. Comme souvent, plus de peur que de mal : quelques égratignures et un bel hématome au genou qui ne m’ont pas empêchée de profiter de la suite de l’aventure. Malgré cette mésaventure, je garde un magnifique souvenir de cette cani-rando.
Cani-rando au Signal du LuguetLa cani-rando se termine alors que le soleil déclineAprès la cani-rando, Lucas a récupéré tous les chiens pour redescendre avec eux
Marcher au coucher du soleil
Après que Lucas soit reparti avec les chiens, nous avons nous aussi pris le chemin de la descente depuis le Signal du Luguet. Le soleil se couchait, et la lumière était fabuleuse sur les vallonnements du plateau du Cézallier. Un retour tout en douceur au rythme des discussions avec les copains, un moment un peu suspendu alors que le jour commençait à se cacher.
soleil couchant au Signal du LuguetFin de journée sur les cheminsVue sur le massif du Sancy au soleil couchant
Profiter des premiers rayons du soleil
Même si j’étais réveillée tôt, je n’ai pas accompagné celui qui avait décidé d’aller photographier le lever du soleil depuis les hauteurs. Malgré tout, j’ai fait une petite balade aux environs de notre logement alors que le soleil commençait à pointer ses rayons au dessus du Mont Chabrut.
Premières lueurs du jour aux environs du hameau de Jassy
Aller voir les cascades
Après le petit déjeuner, nous avons de nouveau enfilé nos chaussures de rando. En effet, à une dizaine de minutes à pied du gîte se trouvent les cascades de Jassy. Nous avons donc profité du beau temps pour aller y jeter un œil. L’accès aux deux cascades depuis le cœur du hameau est très bien fléché. Si vous y allez, il faut continuer jusqu’à la seconde tout aussi jolie que la première. Pour bien la voir, une fois dans le pré, il suffit de continuer à longer la lisière de la forêt puis de contourner les gros rochers. La deuxième cascade sera alors pile en face de vous.
La première cascade de JassyLa deuxième cascade de Jassyen allant vers la deuxième cascade, croiser (encore) des vaches
Apprendre comment on affine le Saint Nectaire
Nous avons terminé notre matinée en découvrant la cave d’affinage de Saint Nectaire de la ferme du Fayet, à Jassy. Caroline nous a expliqué les différentes étapes : salage, brossage, … C’est toujours intéressant de comprendre le travail derrière un produit. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir ce qu’il se passe pour arriver à produire un bon fromage de Saint Nectaire, le temps et les opérations nécessaires. Nous avons bien entendu terminé par une dégustation (et quelques achats).
Des fromages de Saint Nectaire au début de leur cycle d’affinage
Informations pratiques
Randonnées accompagnées : avec Escale Sauvage, une association de deux guides accompagnateurs en montagne, passionnés par leur territoire. En plus, partir avec un guide permet d’accéder à des espaces privés, et de découvrir encore plus de beaux points de vue.
Cani-rando : avec Team Sensations. Lucas aime ses chiens qui le lui rendent bien. Il est aussi un professionnel compétent et attentif, qui sait apparier au mieux les humains et les canidés. La cani rando reste une activité sportive plutôt intense, une découverte que j’ai vraiment appréciée.
Vue sur le massif du Sancy au fond et le Mont Chabrut au centre depuis le Signal du Luguet
Hébergement : nous avons passé la soirée et la nuit du gîte communal de Saint Alyre ès Montagne à Jassy, labellisé Gites de France. J’ai beaucoup aimé la pièce principale de cette ancienne ferme avec son sol en dalles de pierres. J’ai passé une excellente nuit, très calme. C’est un point de chute idéal pour un séjour entre amis avec ses 8 couchages.
Le gîte communal de Saint Alyre ès Montagne à Jassy
Produits locaux : nous avons visité la cave de la Ferme du Fayet à 2 pas du gîte où nous avions passé la nuit. Caroline est une vraie passionnée à la fois de son territoire et de fromages. Pour la soirée, elle nous avait préparé un beau choix de fromages et de charcuteries de production locale. Nous nous sommes régalés.
Ce Saint Nectaire était délicieuxFaire quelques achats avant de repartir !Nous avons eu le plaisir de croiser les chèvres de Teddy, producteur de fromage dans le hameau de Jassy. Je n’ai pas eu le temps d’aller lui acheter quelques fromages et je le regrette car ceux que nous avons goûté le soir étaient vraiment bons, à la fois doux et légèrement lactiques.
Météo : le plateau du Cézallier est un plateau d’altitude, il y fait donc frais la nuit. Nous y étions mi-septembre et il y a eu du givre pendant la nuit (alors que nous avions encore des températures très élevées dans la vallée du Rhône la veille). En redescendant du Signal du Luguet, alors que le soleil déclinait, nous étions tous bien contents d’avoir emporté une veste polaire. En journée, le soleil était bien présent. Il ne faut donc pas hésiter à prévoir crème solaire et couvre-chef (j’ai adopté depuis le début de l’été le foulard à porter façon bandana et je trouve cela hyper pratique : ça prend peu de place dans le sac à dos, il n’y a pas de visière ou bord qui dérange pour utiliser l’appareil photo et c’est très confortable).
Comportements à adopter : le Cézallier fait partie du Parc Naturel des Volcans d’Auvergne. Comme tous les milieux naturels, il est fragile. Il faut donc en particulier faire attention à bien rester sur les sentiers, ne pas faire de feu, emporter avec soi tous ses déchets, ne pas déranger la faune sauvage ou domestique, ne rien cueillir ou prélever, ne pas se baigner dans les lacs qui ne sont pas explicitement des zones de baignade. La plupart des espaces sont des espaces privés qu’il convient de respecter : ne pas se stationner en dehors des emplacements dédiés, refermer les clôtures et portillons, ne pas aller embêter les troupeaux… En randonnée, comme toujours, il faut savoir être prudent : porter des chaussures adaptées, emporter de l’eau en quantité suffisante, avoir de quoi manger, penser à avoir une carte car il n’y a pas de réseau partout, et surtout ne pas surestimer ses capacités en milieu montagnard.
La photo est un peu floue mais le moment était beau : alors que nous roulions sur le plateau du Cézallier, un renard courait dans le pré au bord de la route
Autour du hameau de Jassy – Saint Alyre ès Montagne – Puy de Dôme septembre 2026
(*) J’ai été invitée tout le week-end par l’office de tourisme du Pays d’Issoire (collaboration commerciale non rémunérée). Ce que je raconte ici correspond à l’expérience que j’ai vécue : je suis littéralement tombée sous le charme de ces paysages et des multiples possibilités d’activités outddor.
Le massif de Belledonne est aux portes de Grenoble. Je l’ai souvent observé mais je n’y étais jamais allée. Ce n’est pourtant pas très loin de la maison (il faut compter environ 1h30 de route pour me rendre à Chamrousse). Cela faisait un moment que je voyais passer des photos des lacs que l’on peut y admirer. Alors un week-end de septembre, j’ai décidé d’aller y faire un tour. Le samedi, j’ai pris le soin de repérer une trace de randonnée sur une application. Et le dimanche, direction Chamrousse pour une douzaine de kilomètres en montagne.
Lac Achard
De Chamrousse 1750 au lac Achard, une balade sous les arbres
Je suis partie de la station de Chamrousse 1750, au niveau de la Croisette. Très vite, je longe le lac de la Lauze, une retenue collinaire artificielle destinée à l’enneigement des pistes de ski. De l’autre côté de la vallée, on voit très bien la bordure orientale du Vercors. Le Mont Aiguille se détache nettement dans le paysage.
Le lac de la Lauze, face au Vercors (Le Mont Aiguille est tout à fait à gauche)C’est parti vers le lac Achard
La direction du lac Achard est très bien indiquée et le sentier est clairement balisé. Il y a pas mal de monde sur ce tronçon. Il faut dire que c’est une balade assez facile. Les familles y sont nombreuses, les groupes d’amis également. On monte essentiellement en sous-bois. Il faut juste se méfier des nombreuses racines et des quelques cailloux. Mais globalement, je n’ai pas trouvé de difficulté sur cette partie. A l’arrivée, la récompense est un joli lac de montagne, entouré de sapins qui s’y reflètent.
sur le sentier vers le lac Achardau bord du lac Acharden montant au dessus du lac Achard, on découvre de nouveau un point de vue sur le Vercors (si vous faites attention, vous devinerez la silhouette du Mont Aiguille)
Du lac Achard aux lacs Robert, une montée en altitude
Je dépasse le lac Achard et continue à monter, direction les lacs Robert. Je croise plein de petits lacs : je ne m’attendais pas à ce qu’il y en ait autant et je tombe sous le charme. Progressivement, le sentier se fait plus ardu, et plus pentu. Au col de l’Infernet, j’ai aussi changé de versant et c’est maintenant l’Oisans que je devine entre les sommets.
J’ai eu un coup de cœur pour ce petit lac au milieu des montagnes !
Le chemin continue à monter. Il devient de plus en plus caillouteux. La végétation tend à devenir rase, voire même à disparaitre. Je suis au dessus de 2000 mètres d’altitude et cela se ressent sur le paysage. La montée reste assez régulière et ne présente pas de difficulté particulière. En arrivant au col de la Botte, je fais une pause pour admirer le paysage, époustouflant.
Entre le lac Achard et les lacs Robert, la typologie du paysage change : les cailloux prennent le pas sur la végétation (mais il y a toujours des petits lacs un peu partout)
Après le col de la Botte, j’aborde un sentier plutôt aérien, qui longe la montagne. De faible largeur, il n’inspire pas complètement confiance et il traverse un joli pierrier. De plus, il n’est pas toujours facile d’y croiser (ou dépasser) quelqu’un. Pour ma part, j’ai trouvé que c’était la partie la plus difficile de l’ascension (peut-être aussi parce que c’était la dernière partie… ou que je gardais encore une légère crainte face aux sentiers caillouteux après mon expérience dans les Ecrins ?). Heureusement, on finit par arriver au col des Lessines et là, le panorama fait tout oublier ! D’un côté, on jette un œil sur l’Oisans et de l’autre, on domine les lacs Robert. C’est magnifique.
Le sentier entre le col de la Botte et le col des Lessines passe à flanc de montagneUn dernier coup d’œil côté Oisans
Les lacs Robert, la pause avec vue
Je suis arrivée au col des Lessines à l’heure du déjeuner. J’ai donc sorti mon pique-nique face à une vue magique. Seul bémol : j’étais loin d’être la seule à avoir eu cette idée, et j’ai eu un peu de mal à me trouver un coin d’herbe tranquille. Mais, peu importe : le point de vue en valait la peine !
les lacs Robert depuis le col des Lessines : la récompense après la montée
Après ma pause, j’ai pris le chemin du retour. Pour cela, je suis descendue jusqu’aux lacs Robert pour les longer et redescendre de l’autre côté.
Je crois que j’ai débloqué une nouvelle passion pour les lacs d’altitude !Je ne suis jamais allée dans les Dolomites, mais ce paysage m’a fait penser à des images que j’en ai vues
Des lacs Robert à Chamrousse, une descente dans les cailloux
Pour le retour à la station, je suis passée par la brèche Robert Sud puis par le couloir de la Casse Rousse. Je n’avais sans doute pas bien regardé le topo avant de partir aussi, j’ai été surprise de me retrouver dans des pierriers importants. Il n’est pas possible de passer sans mettre les mains en raison de la taille des cailloux. Et si le chemin est bien balisé, il faut quand même parfois se poser la question de savoir sur quelle pierre c’est le plus simple de passer…
Ceci est bien le chemin !
Heureusement, il y a quelques bonus à passer par là. Déjà, les points de vue sur la Chartreuse et l’agglomération grenobloise valent le coup d’œil. Mais surtout, j’ai eu la chance de voir des bouquetins. J’étais à un moment seule dans un pierrier sous une falaise et faisait une pause pour boire quand j’ai entendu un son étrange, comme un choc sur les pierres. Je me suis retournée vers la falaise et malgré le soleil qui était pile au dessus de la crête, j’ai aperçu une paire de cornes massives. Aucun doute : il y avait un bouquetin au dessus de moi. J’ai avancé un peu pour ne plus être éblouie par le soleil. Le mâle aux grandes cornes était couché mais à côté, il y avait une femelle qui se déplaçait et broutait les feuillages. Je suis restée très longtemps à les observer. Mes photos sont loin d’être réussies (les conditions de lumière étaient vraiment compliquées) mais je suis contente d’avoir pu en prendre quelques-unes de cette rencontre.
Dominer l’agglomération grenobloise et faire face à la ChartreuseRencontre avec les bouquetins : la femelle est perchée sur un rocher, tandis que le mâle est couché un peu plus bas dans la végétation (on voit surtout ses cornes) En regardant de plus près la photo, j’aperçois également une paire de cornes sur la gauche dans les arbres : il y avait donc 3 bouquetins alors que je pensais en avoir croisé 2.
Une fois sortie des pierriers, j’ai rejoint les pistes de ski pour redescendre vers la station. J’ai encore croisé une petite retenue artificielle d’eau, le lac du Vallon. Puis, toujours via les pistes de ski, je suis revenue à Chamrousse 1750. Après un dernier regard sur le Vercors, il était temps de rentrer.
Depuis Chamrousse, vue sur le Vercors et le Mont Aiguille, mais aussi sur les lacs de la Matheysine
Chamrousse – Isère – septembre 2026
Informations pratiques
La randonnée que j’ai faite est longue d’environ 12 km pour 560 m D+. J’ai mis environ 5 heures, pauses comprises.
Dans les topos et traces que j’ai trouvées, cette randonnée vers les lacs Robert est généralement indiquée comme modérée, mais je l’ai aussi vue en difficile. Il faut bien comprendre qu’il y a de longs passages techniques qui peuvent mettre en difficulté des personnes qui n’en ont pas l’habitude. De plus, certains passages ne conviennent pas aux personnes souffrant de vertige. A titre d’information, j’ai échangé avec des personnes sur le chemin qui me disaient que les pierriers dans lesquels nous étions leur faisaient penser au GR20 en Corse !
Avant de partir, il convient de vérifier les prévisions météo, et de s’équiper en conséquence (eau en quantité suffisante, vêtements chauds et/ou impérméables…), mais aussi de savoir renoncer à y aller si les conditions ne sont pas bonnes.
En montagne (comme dans tous les milieux naturels), on respecte quelques règles simples de bonne conduite, entre autres :
On emporte ses déchets, même ceux qui semblent biodégradables.
On ne perturbe pas la faune. On respecte les zones de reproduction des espèces quand elles sont indiquées. On ne nourrit pas les animaux sauvages.
On ne se baigne pas dans les lacs d’altitude qui sont des écosystèmes très fragiles. La baignade est d’ailleurs complètement interdite au lac Achard (même pour « juste les pieds »).
On ne fait pas de feu.
On ne fait pas de bruit abusif, à la fois pour la faune et pour les personnes que l’on croise.
J’avais il y a plusieurs années passé une journée à Jersey. J’avais émis l’idée d’y retourner cet été. Mais Melle 3e m’a proposé d’aller plutôt à Guernesey. J’avoue que je ne m’étais jamais posé la question de la possibilité d’y aller pour une seule journée. Alors, j’ai regardé le temps de voyage depuis Saint Malo et les horaires des bateaux. Avec 2 heures de bateau entre Saint Malo et Saint Peter Port, il était tout à fait envisageable de faire un aller/retour dans la même journée tout en ayant du temps sur place. Je dois dire qu’après avoir réservé la traversée, je ne me suis pas trop penchée sur l’organisation de la journée, bien décidée à me laisser porter par ce que je découvrirais sur place.
Vue sur le port de Saint Peter
Une balade au charme so british à Saint Peter Port
Nous avons pris un bateau qui partait à 7.30 de Saint Malo. Comme il y a une heure de décalage horaire entre Guernesey et la France, nous sommes arrivées à 8.30 heure locale. Le temps de débarquer et de passer les formalités d’entrée au Royaume Uni, nous avons commencé notre journée sur place vers 9.15. La gare maritime est à quelques minutes à pied du centre de Saint Peter Port, la capitale de Guernesey. Tout de suite, j’ai été frappée par l’ambiance très britannique des lieux.
De nombreuses maisons datent de l’époque victorienne
Je n’avais pas réussi à trouver un créneau horaire disponible pour visiter la maison de Victor Hugo. Nous sommes toutefois allées la voir, et avons pu profiter des jardins librement accessibles. Nous avons admiré la vue sur la mer, et feuilleté les ouvrages de l’écrivain mis à disposition sur les tables du jardin. Nous avons flâné un peu dans le quartier, aux façades victoriennes. Puis, nous avons gagné le sentier côtier pour une petite randonnée.
Depuis le jardin, Hauteville House, la maison de Victor Hugo, semble faite de bric et de broc !Les maisons victoriennes bordent les rues et invitent à un voyage dans le passé.
Après notre jolie randonnée (dont je vous parle plus bas), nous nous sommes baladées dans le centre ville de Saint Peter Port. La ville est assez petite, à la taille de l’île. Il y a de jolies rues commerçantes piétonnes. Mais ce qui m’a surtout frappé, ce sont les fleurs sur les façades. Il y a partout des potées de pétunias aux fenêtres. Cela apporte une touche so british et participe grandement au dépaysement. Flâner dans les rues, découvrir les petits parcs, entrer dans les boutiques : cela nous a occupées un moment.
Une balade en ville, complètement dépaysante
Une randonnée en bord de mer jusqu’à Fermain Bay
En venant à Guernesey, j’avais très envie d’une randonnée (si vous passez régulièrement par ici, cela ne devrait pas trop vous surprendre !). J’avais rapidement jeté un œil au site internet de l’office de tourisme et nous avions récupéré une carte de l’île en descendant du bateau. J’avais choisi de partir sur le sentier côtier. Nous avons rejoint le cliff path, le sentier des falaises, au niveau de Fort George, au dessus de Soldier’s Bay. Dès le départ, les points de vue sur l’île de Herm en face sont splendides.
En face, l’île de Herm
La côte est assez similaire à la côte bretonne. Les falaises de granit plongent dans l’eau turquoise. Le sentier se glisse le long de la mer, suivant les courbes découpées du bord de l’île. Régulièrement, un banc invite à s’asseoir pour profiter du paysage. C’est à la fois très familier et très différent. On traverse Bluebell Woods, où poussent des tapis de jacinthes des bois (il faut venir au printemps pour les voir en fleurs). Des bornes indiquent les destinations. Notre but, c’est Fermain Bay. Et quand nous arrivons en vue de la baie, nous sommes émerveillées par la couleur de l’eau. Nous descendons au bord de la plage. Là, nous faisons une pause au beach cafe, le café de la plage, avec une pinte de cidre pression. Il est encore un peu trop tôt pour déjeuner mais le menu était alléchant.
Suivre le bon chemin…Des paysages très similaires à ceux de la côte bretonneEn arrivant à Fermain Bay
(*) Depuis la gare maritime de Saint Peter Port, il faut compter environ 4 km pour arriver à Fermain Bay.
Informations pratiques
Comment aller à Guernesey ? Depuis Saint Malo, il y a des ferries quotidiennement ou presque en haute saison. Nous avons traversé avec Condor, qui est une filiale de Brittany Ferries. Il faut compter 2 heures de traversée depuis Saint Malo. D’autres liaisons existent depuis les ports de la Manche (Granville, Barneret, Diélette) assurées par Manche Îles Express.
Quelles sont les formalités d’entrée ? Le baillage de Guernesey fait partie du Royaume Uni. Les règles qui s’appliquent à l’entrée de Guernesey sont les mêmes que pour le reste du Royaume Uni. Il faut donc un passeport et un ETA valides (celles que nous avions demandées l’an dernier pour aller en Ecosse étaient encore valides. Sinon, il faut penser à les demander à l’avance). Il y a cependant une exception pour Guernesey : on peut venir sur l’île avec seulement une carte d’identité à condition de faire l’aller-retour dans la journée.
On paie avec quoi ? La monnaie locale est la livre sterling. Les pièces et billets en livre sterling du Royaume Uni y sont valides, mais Guernesey a aussi sa propre livre sterling (non valable dans le reste du Royaume Uni). Je n’ai pas fait de change ou retiré d’espèces. La carte bancaire est largement acceptée dans les commerces de l’île. A noter : il n’y a pas de TVA applicable dans le baillage de Guernesey.
Dans les rues de Saint Pierre Port
On passe combien de temps sur l’île ? Il est tout à fait possible de ne passer qu’une seule journée à Guernesey. J’ai toutefois un peu regretté de ne pas avoir plus de temps sur place. 2 ou 3 jours me semblent plus raisonnables pour pouvoir explorer différents secteurs de l’île. Avec une journée de plus, on peut aussi envisager d’aller sur Serq ou Herm, les autres îles du baillage de Guernesey.
On se déplace comment ? Vous l’avez compris, nous n’avons utilisé que nos pieds pour nous déplacer. Le réseau de bus est cependant très développé (nous avons failli revenir en bus de Fermain Bay à Saint Peter Port mais nous l’avons loupé de quelques minutes et le suivant nous faisait attendre plus longtemps que le temps de trajet à pied). Il est possible de venir en voiture (ou en vélo) avec le ferry ou d’en louer. La conduite se fait à gauche comme dans le reste du Royaume Uni. Je ne pense pas que la voiture est l’option que je recommanderais.
Marée basse à Saint Pierre Port On devine le château Cornet au fond
On peut utiliser notre téléphone ? L’île est bien couverte par le réseau mobile. Les conditions de facturation dépendent de l’opérateur que l’on a. (Par exemple, dans notre cas, en août 2026, c’était inclus dans mon forfait Orange mais pas dans le forfait Free de Melle 3e)
Et si on a besoin de recharger un appareil électrique ? Les prises électriques sont les mêmes qu’au Royaume Uni. Il faut donc un adaptateur pour utiliser nos appareils continentaux.
Depuis le cliff path
On mange et on boit quoi ? On peut trouver un peu de tout à Saint Peter Port, comme dans toutes les villes européennes. Les spécialités de Guernesey sont à base de produits de la mer. J’ai testé la salade de crabe guernesiaise et je me suis régalée. Comme partout au Royaume Uni, il est facile de trouver des propositions végétariennes (et même vegan), clairement indiquées sur les menus. Côté boissons, on est au Royaume Uni donc on trouve dans les pubs et cafés de la bière et du cidre à la pression, servis en pinte ou en demie pinte. Les pubs, cafés et restaurants sont soumis à des horaires réglementés. Ils ouvrent à 10.00 du lundi au samedi et midi le dimanche. Il y a également des restrictions d’accès dans certains lieux pour les moins de 18 ans. La consommation d’alcool est interdite pour les moins de 18 ans, avec contrôle de la pièce d’identité.
On parle quelle langue ? La langue officielle est l’anglais. Je dois cependant avouer que j’ai parfois eu du mal avec l’accent des Guernesiais, qui m’a posé plus de difficulté que celui des Ecossais (peut-être parce qu’on entend plus souvent l’accent écossais que l’accent de Guernesey). Certains panneaux sont également en français, qui était la langue officielle jusqu’en 1948. Il s’agit cependant d’un français qui n’a pas évolué exactement comme le français continental. Le Guernesiais est la langue historique de Guernesey. Elle est considérée comme sérieusement en danger par l’UNESCO. Il s’agit d’un dialecte issu du normand et proche du gallo (la langue de Basse Bretagne). Le Guernesiais a de nombreuses similitudes aussi avec le Jersiais. Je n’ai pas eu l’occasion d’entendre du Guernesiais dont l’usage est tombé en désuétude. Je sais que ma compréhension du gallo ne permet de comprendre le Jersiais et je suppose donc que j’aurais réussi à comprendre le Guernesiais.
Certains panneaux sont bilingues
Guernesey – août 2026
(*) Dans cet article, j’évoque la consommation d’alcool (cidre). Je rappelle que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et qu’il convient de le consommer avec modération.
A la fin du mois d’août, je suis partie 3 jours en trek dans le massif des Ecrins. Cette expérience a été pour moi exceptionnelle à plus d’un titre, qu’il s’agisse de son organisation ou de son contenu. Je suis revenue de ce secteur des Alpes que je ne connaissais pas du tout complètement émerveillée, prête à repartir pour continuer à explorer ces paysages fabuleux. Venez, je vous raconte comment je me suis retrouvée pour un week-end en montagne avec des inconnus, et tout ce que j’ai vécu et découvert durant ces 3 jours.
Des sommets, des rivières, des vaches… un petit air de paradis montagnard.
Avant le départ, un concours de circonstances
Pour moi qui randonne à 95% du temps seule, vous devez vous demander comment je me suis retrouvée dans un groupe avec une douzaine d’inconnus en pleine montagne. Je ne cherchais pas particulièrement ce type d’expérience, et c’est le hasard qui s’en est mêlé. Au début du printemps, j’avais rencontré Marine lors d’une journée de randonnée dans le Vercors organisée par des connaissances communes. Quelques temps après, elle avait annoncé sur son compte Instagram qu’elle avait cocréé un séjour dans les Ecrins avec l’agence Basalte. J’étais allée jeter un œil au programme et s’il me plaisait bien, j’avais peur que ce soit un peu trop optimiste par rapport à mon niveau. Après pas mal d’hésitations, quand j’avais finalement cherché à m’inscrire, le séjour était complet.
Partir en groupe, une expérience différente de la randonnée en solitaire
J’avais donc un peu oublié cette idée, quand mi-juin, Marine annonce qu’une place vient de se libérer. Je le vois comme un signe. Je ne réfléchis pas, et je m’inscris. Je sais que le programme du séjour est ambitieux. Mais je me sens plus en forme que 2 mois avant, et pour une fois, j’essaie pas de ne pas sous-évaluer mon niveau réel. J’ai malgré tout encore 2 mois avant le départ, 2 mois pendant lesquels je vais plusieurs fois remettre en question ma capacité à avoir la forme physique nécessaire pour le séjour (dont la difficulté est notée 3/5 par l’agence). Globalement, je suis tellement heureuse à l’idée d’une expérience différente de mes habitudes que je suis prête à faire taire tous mes doutes.
Le long de la Romanche
Sur place, émerveillement et découvertes
Jour 1 – une arrivée chaotique
La montée vers le refuge
Pour gagner le lieu de rendez-vous à Villar d’Arêne, j’avais réussi à m’organiser avec d’autres participants pour un covoiturage au départ de Valence. Le jour J, des accidents sur l’autoroute ont retardé notre départ de Valence car nous attendions les 2 personnes arrivant de Montpellier. Nous sommes donc arrivés avec 2 heures de retard au parking de départ du séjour. Suite à des échanges téléphoniques, il avait été convenu que le groupe partirait vers le refuge sans nous et que nous commencerions à avancer seuls sur le GR 54 dès que nous serions là. Flo, notre accompagnateur, reviendrait à notre rencontre dès que le groupe serait installé au refuge.
Au départ de la montée vers le refuge
Comme nous savions que nous étions en retard et que nous n’avions pas envie de louper l’heure du repas au refuge, nous avons commencé à marcher immédiatement d’un bon rythme. Si j’avais encore des doutes sur ma capacité à maintenir un effort soutenu sur la durée, ils sont été complètement balayés ce jour-là. Malgré tout, nous avons pris le temps de sortir rapidement nos appareils photos (un des avantages à partir avec d’autres passionnés de photo). Il y avait eu de gros orages la veille et encore le matin, et l’ambiance était assez exceptionnelle. Les rivières et les cascades étaient gonflées et je n’ai pas pu m’empêcher de leur trouver un air des Highlands d’Ecosse. Nous apercevons aussi quelques marmottes.
Les nuages sont encore bas et nous cachent les sommets
Une soirée au refuge
Nous arrivons en vue du refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne, notre destination du jour. Le chemin devient plus plat. Nous traversons un troupeau de vaches à l’estive. Nous sommes à quelques centaines de mètres du refuge quand Flo nous retrouve. Il nous donne quelques explications sur les lieux, ainsi que sur le fonctionnement du refuge. Nous serons trop tard pour profiter de la douche qui est coupée à 18.00, et devrons nous contenter ce jour-là d’une toilette de chat. Nous gagnons le dortoir où nous faisons connaissance avec une partie du groupe (nous sommes pile le bon nombre pour occuper un dortoir complet. Sinon, en refuge, on peut se retrouver à partager un dortoir mixte avec des inconnus. C’est le gardien qui décide de l’organisation des couchages). Nous posons nos affaires sur les couchettes encore disponibles, attrapons nos frontales (l’électricité étant auto-produite, le refuge n’est presque pas éclairé) et descendons dans la grande salle pour rencontrer le reste du groupe, prendre un rafraichissement puis diner.
Sur la terrasse du refuge
L’ambiance est chaleureuse. La première impression avec le groupe est très sympathique (et ça ne se démentira pas). Beaucoup sont aussi armés de leurs appareils photos. Le diner est simple, mais vraiment bon (mention spéciale pour la soupe carottes/oranges). Les plats sont posés au centre de la table et il nous est demandé de desservir et passer un coup d’éponge à la fin. J’avais beaucoup entendu parler de cette convivialité en refuge et je ne suis pas déçue. En plus, comme nous sommes vendredi soir, il n’y a qu’une trentaine d’occupants. Vu la taille de notre groupe, nous avons notre propre table mais les randonneurs qui sont seuls ou à deux sont attablés avec d’autres. Comme pour les chambres, c’est la gardienne du refuge qui attribue les places.
Nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude
Après le repas, nous assistons au brief du lendemain concernant les prévisions météo et l’organisation du petit déjeuner. Avec le groupe, nous convenons de notre heure de départ du lendemain. Nous sommes quelques-uns à nous rechausser pour profiter des alentours du refuge avant la tombée de la nuit. Je vais me coucher assez tôt : la journée m’a épuisée.
Soirée autour du refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne
Jour 2 – la montagne dans toute sa splendeur
Une belle journée qui débute
Je ne peux pas dire que ma première nuit au refuge a été hyper récupératrice. Il faisait chaud dans le dortoir, et m’étant couchée très tôt, j’étais réveillée très tôt. Mais, pour une fois, je me suis rendormie et j’ai fini par être la dernière à me lever, émergeant à cause des bruits de mouvements autour de moi. J’ai donc vite fait enfilé mes vêtements avant de descendre prendre un solide petit déjeuner. Nous avons une grosse journée de montagne qui nous attend. Une fois le sac délesté de ce qui n’est pas nécessaire pour la journée (nous passons à nouveau la soirée et la nuit dans le même refuge), nous descendons vers la Romanche qui coule en contrebas. Un troupeau de vaches se déplace d’un côté à l’autre de l’alpage et nous offre le spectacle de leur déambulation au son des cloches.
début de journée sur le pic de ChamoissièreVaches à l’estive sur l’alpage
Un début de randonnée tranquille
Le début de la randonnée du jour est assez tranquille. Nous descendons dans le fond de la vallée et remontons le cours de la rivière. Flo nous donne des informations sur la géologie, mais aussi la géographie, la faune et la flore du massif. Il nous explique que nous entrons dans le cœur du parc national des Ecrins, un lieu encore plus préservé que le reste de la réserve naturelle. A Valfourche, nous délaissons les bords de la Romanche pour nous diriger vers le refuge du pavé, le but du jour. Peu à peu, le paysage change, et la végétation rase laisse place à un environnement très minéral. La montée est régulière. Nous avons dépassé l’étage alpin, et nous entrons dans l’étage nival.
Dans la haute vallée de la Romanche avant que le soleil ne dépasse les sommets
La progression dans les cailloux
Le paysage est maintenant exclusivement minéral. On traverse pierrier sur pierrier. Quelques torrents descendent de la montagne en cascades. Nous dominons un glacier. Je me sens minuscule face à ces montagnes imposantes. Nous abordons un ligne de moraine. Flo nous en explique la création, avec le mouvement des glaciers. Malgré la beauté de l’environnement, je commence à prendre de moins en moins de plaisir à avancer. Mon mollet recommence à me faire vraiment mal, le genou compense mais devient lui aussi douloureux. Je ne suis déjà pas la plus rapide du groupe, mais j’ai encore tendance à ralentir.
Pause photo !Randonnée version cailloux !
Un arrêt sur la moraine
J’avise le chemin qui reste à parcourir jusqu’au lac du pavé, environ 1.5 km et une centaine de mètres de D+, auxquels il faudra ajouter le retour au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne. J’en parle avec Flo et lui indique mon souhait de ne pas aller jusqu’au bout ce jour-là. Je lui explique que cette décision n’est pas pour moi un échec : j’ai fait plus que je n’ai jamais fait en terme de D+ (environ 800 m), et avec le retour ça me fera quand même une belle balade. J’aurais pu continuer « au moral » jusqu’au refuge mais je ne sais pas si j’aurais pu redescendre (ou en tous cas, le retour n’aurait pas été serein du tout). Flo accepte que je me sépare du groupe car nous sommes sur un chemin fréquenté, bien balisé et qu’il repassera aussi par là sur le retour. Il me donne quelques consignes de sécurité (rester sur le chemin, faire autant de pauses que nécessaire, l’attendre si besoin, boire…) et vérifie que j’ai assez d’eau avant de rejoindre le groupe qui a continué à avancer.
Vue sur le glacier
Comme vu avec Flo, je fais une vraie longue pause avant de repartir. Je prends plein de photos des montagnes qui m’entourent. Entre le glacier et les cascades, je suis fascinée par ce paysage. Je m’installe sur un gros bloc de granit au soleil. J’enfile un pull car à presque 2700 mètres d’altitude, en bordure de glacier, l’air est frais quand on ne bouge pas. Je profite du soleil. Je sors mon pique-nique de mon sac. Je reprends des forces, tranquillement.
Il y a des cascades partout !
Le retour au refuge
Je repars presqu’une heure après. Je me sens de nouveau en forme. J’ai moins mal après ce temps de repos. Je commence assez doucement la descente mais j’ai finalement assez vite un bon rythme malgré la succession de pierriers. Je cherche un peu comment traverser un torrent : le chemin n’est pas très clair dans cette zone qui semble avoir bougé de façon récente. Peu à peu, je retrouve la végétation. Je me retrouve même nez à nez avec une marmotte sur le sentier. Arrivée au bord de la Romanche, le paysage est baigné de soleil et la couleur de l’eau est magique. Comme annoncé par Flo, le sentier est très fréquenté et je croise beaucoup de monde. J’échange quelques mots avec certains. Je prends du plaisir à fouler les chemins. Seule, j’ai l’impression de retrouver mes réflexes de randonneuse !
Dans la haute vallée de la Romanche
Une fin de journée au refuge
Je suis de retour au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne vers 15.30. J’en profite pour filer à la douche avant qu’il n’y ait la queue. Puis, je m’offre une limonade sur la terrasse en admirant les montagnes. Pieds nus, je me dirige vers un petit promontoire qui domine la vallée de la Romanche. De là, je vois le chemin par lequel mes camarades vont revenir. Les premiers arrivent vers 17.15. Dès qu’ils m’aperçoivent, ils me font signe de la main. Ils viennent me voir, prendre de mes nouvelles. Il y a vraiment énormément de bienveillance dans ce groupe. Au fil des arrivées, nous nous installons sur la terrasse avec une boisson, guettant les retardataires. Les derniers arrivent vers 18.30, avec difficulté (et je regrette d’autant moins ma décision du midi).
L’attente…
Le reste de la journée ressemble à la veille. Nous nous retrouvons autour d’une grande table. Le repas est servi au centre de la table, simple, bon et réconfortant. Le briefing suit le repas. L’ambiance est par contre un peu différente. Ce soir, le refuge est plein : il y a 80 personnes. C’est plus bruyant. Je constate aussi que certains pensaient que le refuge fonctionnait comme un hôtel et s’offusquent de certaines règles, de l’absence d’électricité disponible ou de devoir redescendre leurs déchets. Avec le groupe, nous demandons à Flo de nous faire un atelier de cartographie. C’est très intéressant et cela permet de (re)poser les bases. Une fois les lumières de la salle commune éteintes, je vais me coucher. Certains sortent pour aller regarder les étoiles. Mais je manque clairement de courage.
Juste avant que le soleil se cache derrière la montagne..
Jour 3 – une descente en douceur
Prendre le temps avant de repartir
Le dernier matin, il était prévu de monter jusqu’au col d’Arsine avant de redescendre vers le parking. Afin de tenir les délais de retour (certains avaient un train à prendre), le départ était prévu à 7.30. Cette fois, je n’ai pas eu de souci de réveil trop tardif. En discutant autour de nos bols de café, j’ai appris que 3 des autres participantes ne souhaitaient pas aller jusqu’au col, préférant redescendre tranquillement vers le parking. En effet, la sortie de la veille avait laissé quelques traces et marcher vite leur était impossible. Si j’avais été seule, j’aurais sans doute fait une partie de la montée vers le col, sans forcément aller jusqu’au lac avant de prendre de l’avance par rapport au groupe sur la descente. Mais, j’en ai profité pour me joindre à elles.
Lumières du matin au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne
Nous ne sommes pas parties tout de suite du refuge. Nous avons pris le temps de trainer un peu, de boire un café, de jouer avec le chien de la gardienne. Nous avons beaucoup discuté. Et quand le soleil a fini par rayonner sur toute la vallée, nous sommes parties.
Un matin au refuge de Villar d’Arêne
Cheminer le long de la rivière
Le retour au parking s’est fait au rythme de la plus lente de nous 4, qui avait vraiment très mal à un genou et peinait à marcher. J’ai vraiment eu le sentiment d’être la plus en forme, la moins marquée par les chemins de la veille. J’ai su que j’avais réellement pris la bonne décision en m’arrêtant avant de forcer plus que de raison. Etant la plus rapide, j’ai fermé la marche. J’ai pu faire beaucoup de pauses photos. J’ai pu échanger, parfois longuement, avec les personnes que nous avons croisées. J’ai vraiment profité des paysages, des marmottes, des vaches, de la rivière, des cascades. J’ai contemplé ce qui se trouvait autour de moi, sans avoir à me soucier de devoir recoller au groupe.
Marche contemplative au bord de la Romanche
Sur les conseils de Flo, nous avions pris un chemin différent de celui emprunté deux jours avant pour monter au refuge. Nous avons longé la Romanche avant de rejoindre le tracé du GR54 que nous avions pris pour venir. La météo était beaucoup plus souriante et les paysages n’avaient rien à voir. A plusieurs reprises, nous nous sommes demandées si nous étions passées à cet endroit en arrivant ou pas, tant il semblait différent. En apercevant le bleu du lac au pont d’Arsine, je n’avais pas souvenir qu’il y avait un lac à cet endroit quand nous étions arrivés. Il y était pourtant bien mais avec une couleur bien différente.
Retour vers le pont d’Arsine
Le reste du groupe nous retrouve au parking. Le week-end touche à sa fin. Nous échangeons nos impressions. Il est l’heure de se séparer. La fatigue se fait sentir et l’ambiance dans la voiture est beaucoup plus calme qu’à l’aller…
On devine le lac du pont d’Arsine au fond de la vallée
Après, un retour sur expérience
Au cours de ce week-end, j’ai découvert des paysages fantastiques, et cela m’a encore plus donné envie d’aller passer du temps en montagne. Pour cela, je peux m’appuyer sur l’expérience de ce week-end.
J’ai passé 2 nuits en refuge gardé. C’était la première fois que je dormais en refuge. Etre avec le groupe a facilité cette première expérience. Maintenant, je sais comment cela se passe, et je peux prévoir d’y aller seule.
J’ai fait une randonnée avec le plus fort dénivelé que j’ai parcouru à ce jour. Sur l’ensemble du trajet aller/retour entre le refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne et mon demi-tour, j’ai fait quasiment 1000 m D+ (le maximum précédent était je pense la montée au Puy de Sancy). J’ai moins peur d’envisager une sortie avec beaucoup de D+.
J’ai marché 6 heures à plus de 2000 mètres d’altitude. Pour quelqu’un qui a grandi en bord de mer, ça sonne presque irréel. Mais surtout, je sais que je peux partir sur des randonnées un peu plus longues, même en montagne.
J’ai porté mon sac pour 3 jours. N’étant jusqu’à présent partie qu’en randonnée à la journée, une de mes craintes était de ne pas pouvoir assurer avec un sac plus lourd. Je sais donc que je peux le faire.
J’ai aussi appris que mon sac aurait pu être plus léger. En effet, j’ai un peu trop suivi la liste de matériel qui nous avait été fournie, et sur les vêtements, j’aurais du plus suivre mon instinct : ne pas tout prendre et me concentrer sur ce que j’ai l’habitude d’utiliser comme type de vêtements. Par exemple, j’ai regretté d’être partie en legging plutôt qu’en robe sur le 2e jour. A cette saison, même avec du mauvais temps, j’aurais pu être en robe tous les jours et me dispenser d’emporter un legging de rechange. Une prochaine fois, il faudra donc que je me concentre sur l’essentiel.
Il y avait vraiment des cascades partout !
J’ai été chercher mes limites mais j’ai su m’arrêter avant de trop les dépasser. Je suis satisfaite d’avoir su entendre mon corps, et d’avoir su prendre une décision sans me laisser influencer par le fait d’être en groupe. Cela me donne aussi confiance en moi pour envisager des randonnées plus engagées même seule, car je sais que je peux écouter mes ressentis, que je peux pousser un peu mais que je saurai m’arrêter avant le point de rupture, avant de me mettre en danger.
J’ai fait ce trek après plusieurs semaines de vacances « à fond » avec beaucoup de kilomètres à pied chaque jour sur différents types de terrains (montagne, sentiers côtiers, baie du Mont Saint Michel, ville…). Puis, on a débuté le séjour par une bonne montée bien longue et bien cardio (si je regarde l’enregistrement de ma montre, je suis 70% du temps en zone rouge… sur 1h40 – et le reste en seuil). J’ai donc abordé la deuxième journée fatiguée (surtout que ma nuit avait été hachée et s’est terminée avec un début de migraine qui a fort heureusement cédé à la médication, mais m’a mis le doute sur ma capacité à avancer les premières centaines de mètres). Cela a forcément joué dans mon besoin de m’arrêter sur la montée du 2e jour. Il va donc falloir que je continue à m’entrainer pour pouvoir enchainer les randonnées un peu longues ou difficiles avec plaisir.
Surtout, je retiens tout ce que j’ai été capable de faire. Et si je jette un œil dans le rétroviseur, je sais que je ne l’aurais pas fait il y a 1 an et sans doute même pas il y a 6 mois. Je ne regrette pas ma décision d’avoir repris la piscine en janvier. J’ai gagné en cardio et en endurance : je marche mieux, plus vite et plus longtemps. J’ai retrouvé beaucoup de plaisir sur les chemins. Je suis prête à repartir sur un autre trek !
Cascade sur la Romanche
Parc national des Ecrins – Hautes Alpes – août 2026
Traces techniques selon ce que ma montre a enregistré :
Jour 1 – montée au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne depuis le parking du pont d’Arsine par le GR 54 : 5.4 km / 450 m D+ / 1h 40 (pas de pause)
Jour 2 – refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne jusqu’au bout de la moraine sous le glacier du Clot des Cavalles : 6 km / 770 m D+ / 2h50 (pas de pause longue)
Jour 2 – moraine sous le glacier du Clot des Cavalles au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne : 6 km / 260 m D+ / 2h50 (pas de pause longue)
Jour 3 – descente du refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne vers le pont d’Arsine par le plan de l’Alpe : 7.3 km / 60 m D+ / 4h30 (pauses très longues comprises) – j’ai fait pas mal de déplacements latéraux pour faire des photos car d’après les topos que j’ai trouvé, il faut plutôt compter entre 5 et 6 km.
Cet été, je suis retournée en Auvergne, et plus particulièrement dans le massif du Sancy. Je me suis rendu compte que cela faisait presque 10 ans que je n’y étais pas allée. A un moment, c’était notre pause familiale sur le trajet de retour de Bretagne. Nous passions 2 ou 3 jours au pied du Puy de Sancy, et faisions quelques randonnées. Comme les enfants étaient encore assez jeunes (et qu’un des étés, j’étais blessée au pied), nos balades restaient faciles : lac Pavin, Puy de Chambourguet, Puy de la Tâche, Pic du Capucin, lac de Guéry… et quelques découvertes d’œuvres du festival Horizons Sancy qui mêle art et nature. Cette fois, j’y suis retournée seule, avec un seul objectif : me faire plaisir sur de beaux sentiers.
En chemin vers la Banne d’Orchande que l’on voit à droite
La Banne d’Orchande et le plateau de Guéry, en guise de mise en jambe
Je suis partie de la Drôme tôt un samedi matin pour éviter les bouchons dans la vallée du Rhône. Je suis arrivée au Mont Dore vers 10.00 du matin. J’ai pris le temps d’un café en terrasse et de quelques courses pour un pique-nique. Puis, je suis partie vers la Banne d’Orchande pour une petite rando en mode tranquille. Facile d’accès depuis le parking du refuge de la Banne, c’est presqu’une balade familiale. J’avais d’ailleurs déjà envisagé de la faire avec les enfants mais nous avions finalement fait un autre choix. Mon plan était simple : aller au sommet pour pique-niquer.
En chemin vers la Banne d’Orchande
Il y avait beaucoup de monde ce jour-là à la Banne d’Orchande entre le côté assez facile de la sortie et la présence d’une œuvre d’Horizons Sancy au pied du pic volcanique, visible depuis le chemin d’accès. Après avoir jeté un œil à L’Offrande, j’ai continué en direction du sommet. La fin de la montée se fait par un escalier en bois qui permet de protéger le sentier de l’érosion due aux passages à répétition des randonneurs. En haut, une table d’orientation permet de profiter de la vue à 360 degrés.
Vue sur L’Offrande (ce sont les fleurs que l’on distingue sur le versant opposé)La montée vers le sommet de la Banne d’OrchandeVue sur les montagnes environnantes et la station thermale de la Bourboule depuis la Banne d’Orchande
Après la pause déjeuner, j’ai eu envie de continuer à marcher. J’avais repéré plusieurs circuits qui font le tour du plateau de Guéry, avec ou sans le tour du lac du même nom. J’ai choisi une version où je ne suis pas allée jusqu’au lac car il faisait très chaud, et que je devais encore ensuite rejoindre mon hébergement. J’ai donc longé le plateau jusqu’à la ferme (abandonnée) du Puy May, aperçevant les troupeaux de vaches à l’estive. Un peu plus loin, j’ai bifurqué vers le Puy Loup. De là, j’ai pu apercevoir le lac de Guéry, mais aussi les roches Tuillière et Sanadoire. Dans une autre direction, c’est le Puy de Sancy qui dominait le paysage. En haut du Puy Loup, quelques modélistes faisaient voler leurs planeurs radioguidés. J’ai continué sur le haut du plateau, toujours avec une vue panoramique. Ici, il n’y avait presque personne, contraste saisissant avec la foule sur la Banne d’Orchande juste à côté. Puis, je suis redescendue vers le refuge de la Banne (où, sur la terrasse avec vue, j’ai pris un rafraichissement et une gaufre, tous deux bienvenus après la belle balade).
Sur le plateau de Guéry
(*) La randonnée autour de la Banne d’Orchande que j’ai faite faisait environ 7.5 km / 270 m D+. J’ai marché pendant environ 1h40 (hors pause pique-nique)
La montée du Puy de Sancy par le Val de Courre, celle pour laquelle j’étais venue
Il y a des randonnées dont on rêve pendant des années avant de les réaliser. Pour moi, il y avait le Vallon de Combeau dans le Diois que j’avais parcouru en juin dernier. Il y avait aussi cette montée au Puy de Sancy par le Val de Courre. Je l’avais repérée il y a plus de 10 ans, mais les enfants étaient trop jeunes pour l’envisager. J’avoue qu’elle m’était un peu sortie de l’esprit. Mais en préparant mes vacances d’été, elle s’est imposée comme une évidence. C’est à cause d’elle que je suis revenue au Mont Dore !
épilobe dans le Val de Courre
J’ai pu partir à pied depuis mon hébergement pour gagner l’entrée du Val de Courre. Là, j’ai croisé un photographe animalier avec lequel j’ai assez longuement discuté et qui m’a pointé un groupe de marmottes, ainsi qu’un chamois dans un pierrier. Sans cette rencontre, je ne crois pas que j’aurais vu les animaux. Il était encore tôt (je suis partie vers 7.00 du matin), et le soleil commençait à peine à passer au dessus des montagnes quand je me suis engagée dans le Val de Courre. Au départ, la balade est sympathique, jouant à saute-ruisseau. J’ai pu m’amuser à photographier les fleurs dans la lumière du matin. J’ai croisé un troupeau de vaches. J’ai échangé avec d’autres randonneurs qui descendaient d’une nuit en bivouac.
Dans le Val de Courre tôt le matinDans le Val de Courre
Progressivement, la pente s’accentue, et le chemin devient plus caillouteux. Les lacets sous le Puy Redon sont la première difficulté. Mais la vue est une récompense de chaque instant. Plus on monte, plus c’est beau. Si à un moment, j’ai eu peur d’être déçue par cette randonnée longtemps rêvée, il n’en est absolument rien. A l’arrivée au Col de Courre, je découvre le panorama de l’autre versant de la montagne, et j’aperçois le sommet du Puy de Sancy pour la première fois depuis que je me suis engagée dans le Val de Courre. La suite de la randonnée se passe en crête. Certains passages sont aériens. En arrivant au pied d’une petite barre rocheuse à passer, j’ai eu un doute sur ma capacité à aller au bout (je pense que mon cerveau avait zappé cette information quand j’avais regardé les topos). Puis, je me suis dit que c’est « juste » un peu d’escalade à faire, 5 ou 6 pas tout au plus avant d’accrocher les chaînes. J’ai même réussi à y croiser un randonneur arrivant en sens inverse. Les passages techniques suivants m’ont semblé plus simples : je ne sais pas s’ils le sont vraiment ou si j’avais pris confiance en mes capacités.
Au col de Courre et sur les crêtes, un chemin panoramique
En arrivant sur le Puy de Sancy, les points de vue sont splendides de tous les côtés. Il reste la dernière « difficulté » : les 864 marches pour accéder au sommet. Après avoir marché presque seule sur le sentier, croisant seulement quelques autres randonneurs, je suis arrivée en même temps que les premières bennes du téléphérique. La foule s’est densifiée sur ces dernières centaines de mètres. J’ai jeté un œil à la table d’orientation au sommet, avant de redescendre. J’ai profité d’une longue pause sur la terrasse du bar d’altitude : c’était l’heure d’un petit déjeuner bien mérité ! J’ai hésité à revenir jusqu’à la station avec le téléphérique, avant de me dire que ce serait dommage de ne pas finir la boucle. Ce que je n’avais pas prévu, c’est la fermeture de nombreux sentiers en cours de restauration, et l’itinéraire de remplacement qui passe par les pistes de ski : des descentes de cailloux glissants, plutôt raides et sans attrait.
Au Puy de Sancy En redescendant du Puy de Sancy
(*) La montée au Puy de Sancy par le Val de Courre fait environ 3.5 km / 525 m D+. J’ai mis environ 1h30, pauses respiration/photos/eau comprises. La descente du Puy de Sancy à la station de ski fait 3.7 km. J’ai mis 1h15, arrêts compris.
ATTENTION : La montée au Puy de Sancy par le Val de Courre est une randonnée difficile, à réserver à ceux qui ont déjà un peu l’habitude de marcher en montagne et n’ont pas le vertige. En dehors de l’ascension un peu raide qui se fait en partie dans des cailloux, il y a des passages en crête plutôt aériens, ainsi que quelques passages techniques nécessitant de faire un peu d’escalade.
Je n’ai pas vu de panneau indiquant la difficulté en partant par le Val de Courre mais il y en a au départ du Puy de Sancy dans l’autre sens
Le lever de soleil au Col de la Croix Robert, un moment tout en douceur
Pour ce séjour, j’avais envie de voir un lever de soleil. Le hic quand on est dans un massif qu’on ne connait pas, c’est de trouver un spot adéquat, et de ne pas se perdre pour y aller en marchant de nuit. Heureusement, l’office de tourisme propose des sorties accompagnées pour voir le lever du soleil. Le rendez-vous avec Hervé, notre guide accompagnateur, était à 5.00 du matin. Nous étions 7 personnes à avoir mis notre réveil à sonner. Nous sommes donc partis à deux voitures vers le parking du Col de la Croix Robert. Là, nous avons rejoint les sentiers en direction du Roc de Cuzeau. La lune était quasiment pleine et suffisait à éclairer nos pas (me confirmant une nouvelle fois le plaisir de marcher de nuit en pleine nature !).
La nuit commence déjà à s’éclaircir
L’avantage d’être accompagné, c’est que le guide nous a emmené sur un terrain privé d’où nous allions pouvoir bénéficier d’une vue exceptionnelle. Il nous a aussi expliqué le paysage, la flore, la faune et la relation entre l’homme et le territoire. Après avoir parcouru des sentes à moutons slalomant entre les myrtilliers, nous nous sommes installés sur un carré d’herbe, face à l’est. Les couleurs n’ont pas été exceptionnelles ce matin-là, mais le moment était doux et apaisant. Nous l’avons savouré dans le silence de la contemplation.
Lever de soleil depuis le Roc de Cuzeau
Comme nous étions peu nombreux et que tout le monde avançait bien, Hervé a choisi de nous faire passer un petit col pour redescendre de l’autre côté et aller voir le panorama sur le Puy de Sancy plutôt que de simplement faire demi-tour. Après encore un peu de marche sur les sentes à moutons, nous avons rejoint le GR sur le plateau de Durbise. De là, on domine la vallée de la Dordogne avec une vue sur la Banne d’Orchande, le Pic du Capucin mais aussi le Val de Courre. Nous avons échangé quelques idées de randonnées dans le secteur. Et en retournant vers le parking, nous avons croisé Dominique la bergère accompagnée d’Ulysse, son chien. Nous avons échangé un peu avec elle, parlé du pastoralisme, du travail des chiens de protection, et de celui du berger, de jusqu’où où vont les moutons dans une journée, de la sécheresse aussi qui complique les choses.
Depuis le plateau de Durbise, lecture de paysageUlysse, le chien de berger, très joueur nous a apporté des bâtons pour qu’on les lui lance !Quand le soleil a commencé à éclairer le plateau de Durbise, la couleur des herbes sèches a pris une teinte dorée. Nous repartions tandis que traileurs et randonneurs commençaient à prendre possession des chemins.
(*) Nous étions sur des chemins qui ne sont pas publics parce que nous étions accompagnés d’un guide qui avait l’autorisation du berger pour nous y rendre. Un GR passe par le Roc de Cuzeau et le plateau de Durbise : il est important de rester sur les sentiers balisés et autorisés. Certaines portions peuvent être détournées pour permettre aux chemins de se reconstituer ou pour mener des travaux de restauration dessus. Il faut suivre les déviations indiquées, même si cela éloigne du chemin tracé sur la carte ou de la trace GPX dont vous disposez.
Lors de la traversée des alpages, vous pouvez croiser des troupeaux gardés par des chiens de protection (patous). Il faut au maximum contourner le troupeau. Si un chien vient vers vous, il faut qu’il vous identifie comme une non menace : ne lui tournez pas le dos, ne le regardez pas dans les yeux (attitude de défi), ne courrez pas, ne faites pas de grands gestes, gardez vos bâtons près du corps, parlez lui calmement, laissez le vous renifler le cas échéant. Il devrait normalement rapidement retourner vaquer à ses occupations. S’il revient, recommencez les gestes pour lui permettre de vous réidentifier.
Loup et le Géant du Souffle, l’art dans la nature
Avant de finir mon séjour dans le massif du Sancy, j’avais envie de voir certaines des œuvres d’Horizons Sancy. J’en avais repéré deux en particulier : Loup à Chastreix-Sancy et le Géant du Souffle sur les hauteurs de Picherande. J’ai profité d’avoir fait la sortie au lever du soleil le matin pour y aller en fin de matinée/début d’après-midi. Après 2 belles journées de randonnée et un lever matinal, l’activité était idéale. En effet, l’accès aux œuvres même s’il nécessite de marcher un peu est facile, passant par des sentiers largement familiaux. J’ai été très impressionnée par ces deux œuvres, toutes les deux très bien intégrées dans leur environnement naturel. J’ai cependant eu un coup de cœur pour Loup.
Loup de Matthew Burton – Chastreix Sancy – Horizons Sancy 2026Le chemin pour aller voir le Géant du Souffle depuis le parkingLe Géant du Souffle de Wilfried De Cock – Picherande – Horizons Sancy 2026point de vue sur le lac Pavin et le Cézallier depuis les hauteurs de Picherande
Massif du Sancy – Puy-de-Dôme – août 2026
EDIT DU 27/10/2026 : Je ne connais pas l’Auvergne en automne, mais j’ai découvert les images de Fabrice Courtadon, et cela donne très envie d’y planifier un séjour automnal….
Le thème Avenir imposé dans le projet 52 cette semaine est sans doute l’un des plus difficiles de l’année. J’ai eu un peu de mal à trouver un angle d’approche. Je me suis en particulier demandé ce que cette idée d’avenir pouvait bien représenter, si je devais envisager une avenir proche ou lointain, personnel ou plus global… et puis surtout comment mettre cela en image. Avec cette contrainte supplémentaire qu’on ne peut pas voir l’avenir et que la photo aura forcément été prise dans le passé. Mon choix sera donc un peu (beaucoup ?) tiré par les cheveux.
Cette photo a été prise très rapidement il y a 8 jours. Ce vendredi soir-là, après le travail, avec un ami, nous avons filé vers La Garde Adhémar pour nous lancer dans une randonnée nocturne : 10 km sur les sentiers à la frontale, 2 heures à discuter tout en avançant d’un bon pas. Nous avons passé une soirée fabuleuse. J’étais heureuse d’avoir tenu le rythme, d’avoir pu profiter de ces moments et de les avoir partagés. Et le lien avec l’avenir ? C’est tout simple : ça m’a donné envie d’aller encore plus loin, de refaire ce genre d’expérience sur de plus longues distances ou avec un rythme encore plus soutenu. Bref, ça m’a motivée pour plein d’autres défis à l’avenir !
Ravitaillement au Val des Nymphes durant La Nuitée Lagardienne La Garde Adhémar – Drôme – 18 septembre 2026
(*) La Nuitée Lagardienne est un évènement réunissant vététistes et marcheurs sur différents parcours (15 et 25 km pour les VTT / 10 km à pied). Le ravitaillement est commun pour l’ensemble des parcours. A l’arrivée, un repas est partagé par tous.
Pour découvrir comment les autres participants envisagent l’avenir, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Revenir dans ma région d’origine, entre Bretagne et Normandie, c’est avant tout multiplier les occasions de se balader dans la Baie du Mont Saint Michel et ses environs. Je le dis souvent mais cette baie est pour moi un des plus beaux endroits du monde, un de ces lieux qui m’apaisent instantanément. Cet été, le beau temps était de la partie (parfois même un peu trop chaud). Aussi, j’ai pu largement en profiter. J’ai refait des sorties que j’ai souvent faites : le long de la côte à Cancale, sur les falaises au dessus de Carolles, sur les prés salés. Mais j’ai aussi (enfin) fait une traversée de la baie, de la côte normande au Mont Saint Michel. Venez, je vous raconte tout cela !
Au cœur de la baie du Mont Saint Michel
Cancale, une balade tranquille entre plage et rochers
Quelle que soit la saison, la balade à Cancale est devenue une tradition. Vous en trouverez de nombreuses versions au fil des articles du blog. Nous la couplons généralement à quelques achats en ville (en particulier, des épices chez Roellinger), et à un goûter à la crêperie. Selon la météo et la marée, mais aussi en fonction de là où nous trouvons un stationnement, le trajet varie mais il longe toujours la côte. Cette fois, nous avions trouvé à nous garer assez loin vers le haut de la ville. Nous avons récupéré la côte au niveau de la cale du mouillage de l’Abri des Flots. J’avais omis de regarder les horaires de marée avant de partir et je l’ai un peu regretté quand j’ai vu qu’elle était haute (et encore plus quand j’ai mis les pieds dans l’eau : j’aurais bien nagé un peu si j’avais eu mon maillot de bain avec moi).
Le mouillage de l’Abri des Flots et les rochers des Rimains
Là, nous avons deux choix pour rejoindre le port de la Houle : emprunter le GR34 ou passer par la plage. Nous avons cette fois choisi de passer par la plage, pour pouvoir mettre les pieds dans l’eau, mais aussi pour en profiter pour crapahuter dans les rochers. Melle 3e en a même profité pour faire un peu d’escalade sur la falaise (attention, certaines portions sont friables !). La balade en soi n’est pas très longue mais elle permet de prendre l’air (et la remontée vers le haut de la ville depuis le port permet d’ajouter un peu de « difficulté » !).
Dans les rochersLes pieds dans l’eau…
Carolles, le sentier sur la falaise
Tout comme Cancale, les falaises de Carolles font partie de nos secteurs de balades préférées. Il faut dire que de là-haut, le panorama sur la baie du Mont Saint Michel est exceptionnel. S’il fait beau, l’eau a en plus une couleur paradisiaque. Nous avions les dernières fois fait le tronçon allant de la grande plage de Carolles à la cabane Vauban, et celui de la cabane Vauban au port du Lude. Cette fois, nous choisissons de partir de la cabane de Carolles en direction de celle de Champeaux. L’itinéraire que nous empruntons se faufile sur la falaise. C’est une partie du GR223 (le GR qui longe le Cotentin) qui est bien balisée (en rouge/blanc).
La cabane Vauban de Carolles Les cabanes Vauban sont des petits corps de garde situés sur le littoral et édifiés au XVIIe siècle pour surveiller l’arrivée éventuelle de navires ennemis et prévenir de celle-ci (par des signaux de fumée ou par des feux) de cabane en cabane jusqu’aux capitaineries. Elles seront ensuite utilisés par les douaniers comme postes de surveillance pour traquer les contrebandiers. On en trouve principalement sur les littoraux normands et bretons.
Si le terrain n’est pas montagnard, il n’est pas complètement plat pour autant. Sans être technique, le chemin offre quelques passages en bordure de falaise ainsi que des petites montées (ou descentes selon le sens de parcours) dans les rochers. Il faisait très chaud le jour où nous y étions et le sentier se trouve principalement en plein soleil. Nous n’avons donc fait qu’un petit tronçon d’environ 2 km : de quoi profiter de la vue sur le Mont Saint Michel et sur la côte jusqu’à Granville, mais aussi de la fabuleuse couleur de l’eau.
Sur les falaises de Carolles-Champeaux : panoramas sur la baie du Mont Saint MichelLe sentier se faufile à travers la lande qui couvre la falaise
L’herbu, la baie du Mont Saint Michel côté moutons
Encore un grand classique pour nous avec la balade sur l’herbu (ou prés salés) avec les moutons. Pour moi, ce sont avant tout des souvenirs d’enfance : nous y allions le dimanche aux beaux jours, souvent avec un pique-nique. Cela reste une balade familiale, facilement accessible, et assez modulable en durée pour que nous puissions la faire après un repas de famille par exemple. L’endroit est calme et apaisant. Il y a plusieurs points d’accès dont certains faciles à trouver le long de la route qui va d’Avranches au Mont Saint Michel (si vous passez par là, vous ne pouvez pas les manquer). Je connais aussi quelques autres points d’accès, plus discrets (et sans stationnement à proximité immédiate). Mais peu importe d’où vous partez, le point de vue reste le même : le Mont Saint Michel !
Le Mont Saint Michel depuis l’herbu
Là où je suis allée cet été, nous sommes à plusieurs kilomètres du Mont Saint Michel. Le plus gros avantage, c’est qu’il n’y a personne ou presque. Côté balade, c’est plat (en dehors de quelques « criches », ces entailles creusées par la mer dans l’herbu), et stable tant qu’on reste dans la partie enherbée. La plus grosse difficulté, c’est de savoir d’où vous êtes partis pour revenir au bon endroit (et d’estimer le nombre de kilomètres parcourus à pied durant la promenade). Si vous y allez, essayez de repérer un élément de paysage fixe : un arbre, un bosquet, une pointe rocheuse (ou mettez une épingle GPS sur une application au départ)… Il ne reste plus qu’à profiter. Avec un peu de chance, les moutons seront à proximité. N’allez pas les déranger ou leur faire peur, gardez vos distances mais soyez sereins : ici, il n’y a pas de patous.
Sur le domaine des moutons (Si pour entrer sur l’herbu, vous devez ouvrir un portail, pensez à bien le refermer après votre passage)Le pré salé présente peu de risques, à condition de vérifier le coefficient de marée pour s’assurer qu’elle ne viendra pas le recouvrir. Attention par contre aux abords des fleuves : c’est là que se cachent les sables mouvants.fleurs de l’herbu : arméries et lavande de mer
La grande traversée de la baie, la randonnée mythique
Pour terminer notre séjour, nous avons décidé de faire une randonnée mythique : la grande traversée de la baie. Cette sortie, j’en rêvais depuis longtemps mais je n’avais encore jamais réussi à la caser sur des vacances dans la région. Cette fois, je m’y suis prise à l’avance pour réserver et bloquer une date dans une période de grandes marées. J’ai choisi de partir avec Ben pour cette traversée et je ne l’ai pas regretté ! Tout au long de cette longue demie journée, il a su nous apporter plein d’informations utiles sur la baie, son écosystème, son histoire et ses légendes. Il nous a aussi fait profiter de sa connaissance des sables mouvants avec une démonstration, et chacun a pu ensuite en faire l’expérience. J’ai aussi particulièrement apprécié sa bienveillance, et sa sensibilité à la beauté de la baie.
Ben en Baie – guide attesté de la baie du Mont Saint Michel
Nous sommes partis vers 13.30 à pied de Saint Léonard pour rejoindre la pointe du Grouin du Sud environ 1 km plus loin. Là, nous avons gagné l’estran. C’est parti pour presque 7 km pieds nus jusqu’au Mont Saint Michel. Le rythme de marche est soutenu : nous devons terminer l’aller-retour avant l’arrivée de la marée haute. Régulièrement, Ben fait des pauses pour nous expliquer les lieux, toujours de façon très pédagogue. Sa passion pour la baie se sent à chaque fois qu’il en parle. A l’arrivée au Mont Saint Michel, nous avons une grosse demie heure de quartier libre. Nous en profitons pour aller nous chercher une gaufre que nous dégustons assises par terre au pied du Mont. Il est temps de retrouver Ben pour revenir à notre point de départ. Nous sommes de retour à Saint Léonard vers 19.30, après quasiment 16 km de randonnée pieds nus, fatiguées mais heureuses ! Cette randonnée que j’attendais depuis longtemps ne m’a pas déçue et fait à coup sûr partie des plus belles que j’ai pu faire.
Entre Saint Léonard et la point du Grouin du SudEn arrivant au Mont Saint Michel par la baie
Informations pratiques sur la traversée de la baie : La grande traversée aller/retour fait environ 16 km depuis Saint Léonard. Il y a aussi des départs de Genêts pour une distance similaire. Si la baie est globalement plate (en incluant la remontée sur la pointe rocheuse du Grouin du Sud, nous avons fait environ 40 m de D+), la traversée est quand même assez physique. En effet, marcher pieds nus sur une grande distance ne fait pas partie de nos habitudes et cela sollicite différemment les muscles du pied et de la jambe (si vous n’avez jamais expérimenté de courbatures dans le pied, ça peut être l’occasion). Les franchissements des fleuves demandent également pas mal d’énergie entre l’eau qui peut aller jusqu’à mi-cuisse et le courant à couper sur une distance parfois assez importante. Il existe d’autres formules de traversées, moins longues : l’aller simple, l’aller-retour à Tombelaine depuis le Mont ou depuis la côte, etc. J’ai noté les possibilités en semi nocturne et cela pourrait bien être un projet pour l’année prochaine.
⚠️Attention / Sécurité : Pour partir en sécurité sur l’estran entre la côte normande et le Mont Saint Michel, il faut se faire accompagner par un guide attesté. Il s’assure des heures de départ en fonction de celles des marées. Il fait attention au courant et à la profondeur lors de la traversée des fleuves. Et il permet de suivre la bonne direction dans cet environnement avec peu de points de repère, et d’éviter les vasières. Contrairement à une idée répandue, il y a aussi des risques au pied même du Mont Saint Michel. Quand on ne connait pas la baie, on ne s’y aventure pas seul, et quand on connait la baie, on sait qu’il ne faut pas s’y aventurer sans guide ! J’avais choisi de partir pour cette traversée aller/retour avec Ben en Baie. Il y a de nombreux autres guides attestés, indépendants ou en agence. Vous pouvez en trouver la liste sur le site de l’office de tourisme du Mont Saint Michel.
La traversée retour se termine dans une belle lumière
Cancale – Ille et Vilaine Carolles / Baie du Mont Saint Michel – Manche Août 2026
Cette semaine, le projet 52 nous emmène chercher des cartes. On peut utiliser des cartes à jouer, des cartes à collectionner, des cartes postales, ou encore des cartes de géographie. Pour ma part, j’ai choisi de vous emmener en randonnée. Pour cela, on sort les cartes IGN et on les étudie soigneusement pour trouver son itinéraire. Une méthode à l’ancienne qui a le mérite de fonctionner même sans réseau. Nous étions ce soir-là en groupe dans un refuge des Ecrins et regardions le tracé pour notre retour du lendemain. Flo, notre guide, nous a réexpliqué le fonctionnement de ces cartes et leurs légendes. Cette petite remise à niveau, demandée par le groupe, m’a permis de réviser mes bases mais aussi de découvrir certaines subtilités, comme l’indication du nord magnétique vs le nord géographique ou encore les écarts entre les courbes de niveaux qui peuvent varier selon les massifs (généralement 10 mètres, mais dans les Ecrins, c’est 20 mètres compte tenu de la configuration des vallées).
Pour découvrir quelles cartes les autres participants auront joué, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : je passe cette journée de samedi avec des copains, et celle de dimanche avec d’autres copains. Je ne sais pas quand je pourrai m’installer devant mon ordinateur durant ce week-end. Je validerai dès que possible les commentaires qui seraient arrivés en modération.
Avec les fortes chaleurs que nous avons cet été, on a envie de balades qui rafraichissent. Pour cela, je vous propose deux idées dans le Vercors : une en altitude où il ne faut pas craindre le soleil et une souterraine qui nécessite même d’avoir pris un pull. Dans les deux cas, on perd quelques degrés par rapport à la plaine, et on est émerveillés. Pour ma part, j’ai testé chacune de ces suggestions en pleine canicule. Elles sont largement approuvées.
Vue sur le Vercors depuis les hauteurs du col de Rousset
Sur les hauteurs de la station du col de Rousset
J’ai fait cette sortie sur les hauteurs du col de Rousset un matin caniculaire. En partant de chez moi, je n’avais pas d’idée précise : je voulais juste prendre de la hauteur pour perdre quelques degrés. Je suis finalement arrivée assez tard au Col de Rousset. Le temps de prendre encore un peu d’altitude pour arriver au parking de Beure, il était déjà plus de 10.00 du matin. J’avais repéré un circuit sur le plateau qui en fait le tour. Il est possible de partir du haut du télésiège (dont le départ est au cœur de la station). Pour ma part, je suis donc partie depuis le parking de Beure où je suis entrée sur l’alpage. Un peu plus haut, un troupeau de vaches à l’estive paissait tranquillement. J’ai contourné le troupeau pour gagner le point de vue des Econduts d’où on domine une bonne partie du Diois.
Sur le plateau de BeureVaches à l’estive
J’ai ensuite longé la crête jusqu’au But de Sapiau. Le paysage qui se déploie en contrebas est majestueux. Les falaises tombent à pic et dominent des vallées verdoyantes. Seule ombre au tableau, un panache de fumée se distinguait un peu plus loin. Le massif de la montagne de Justin, au dessus de Die, brûlait depuis plusieurs semaines et le feu était encore actif dans le secteur de Barsac. Je suis allée jusqu’à la table d’orientation pour jouer à reconnaître les sommets environnants. Puis, je suis passée à côté du haut du télésiège avant d’entamer la descente vers le chalet de Beure. Quand je suis arrivée au chalet, il était juste un peu après midi. J’ai donc décidé de m’y arrêter pour une pause déjeuner bien méritée avant de redescendre dans la vallée.
Depuis les hauteurs du col de Rousset, points de vue sur le Vercors et sur le Diois
Informations pratiques :
Le sentier de l’Ours du Vercors fait un peu moins de 7 km / 320 m D+. Il est donné pour 3 heures (parfois un peu plus) sur les différents sites que j’ai pu consulter. Je l’ai fait en 2 heures (rappel : j’ai l’habitude de marcher en montagne). Il ne présente pas de difficulté technique particulière.
Depuis le haut du télésiège, il est aussi possible de suivre le sentier du Bois du Loup, plus familial. Il fait 2.8 km / 120 m D+ et est indiqué pour environ 1 heure de marche.
La table d’orientation est facilement accessible depuis le haut du télésiège par un chemin stabilisé d’environ 500 m.
Il n’y a pas de point d’eau sur le parcours. Il faut donc être prévoyant avant de partir. Au chalet de Beure, il est possible d’acheter à boire (pas de raccordement au réseau d’eau).
Le plateau ne présente pas d’ombre. Crème solaire et casquette sont donc largement conseillés.
Œillet sauvage sur le plateau de Beure
Sous terre, dans les Cuves de Sassenage
Ma deuxième suggestion est encore plus rafraichissante qu’une balade en altitude. En effet, cette fois, je vous emmène sous terre, direction les Cuves de Sassenage. Là, la température est constante toute l’année, à 12°C. Déjà en montant le long du Furon vers l’entrée de la grotte, l’ambiance est rafraichissante avec l’effet combiné du torrent et de la forêt. Une fois sous le porche d’entrée de la grotte, la fraîcheur qui émane du Germe, la rivière souterraine, est indéniable. D’ailleurs, assez vite, on a envie de mettre un pull. C’est alors parti pour 1 heure de balade souterraine.
Remonter les rivières pour accéder à la grotte
Ici, pas de concrétions extraordinaires : la grotte est toujours régulièrement submergée par les montées des eaux du Germe. L’autre particularité est l’aménagement minimal. On passe là où l’eau a creusé son chemin. Les passages n’ont pas été élargis, tout juste des escaliers et passerelles métalliques ont été ajoutés pour permettre de parcourir les galeries situées à des niveaux différents. Une fois au bout de la grotte accessible sans équipements (il est possible de continuer en spéléologie), on fait demi-tour. En cas de croisement avec un autre groupe, ce n’est pas possible partout et il faut bien se coller à l’un des murs pour permettre à chacun de passer. Plus qu’une visite traditionnelle, c’est une véritable expérience souterraine dans un environnement encore très brut que l’on vit aux Cuves de Sassenage.
L’entrée dans la grotte des Cuves de Sassenage est déjà impressionnanteIl faut souvent se faufiler entre les paroisA certains endroits, il est aussi nécessaire de se plier en deux pour pouvoir passer
Informations pratiques :
Les Cuves de Sassenage sont ouvertes de juin à octobre mais leur ouverture dépend beaucoup des conditions météo. Il faut donc bien se renseigner juste avant de venir.
En période de sécheresse, le massif forestier autour des Cuves peut être interdit d’accès. Les grottes peuvent alors mettre en place des conditions spécifiques d’accès, en particulier la réservation obligatoire et l’accompagnement depuis le village par un guide.
L’accès à l’entrée de la grotte depuis le village de Sassenage se fait via un sentier qui longe le Furon. Il fait environ 500 m pour 100 m D+. Il ne faut donc pas négliger le temps d’accès : le site des grottes indique une vingtaine de minutes pour le parcourir (beaucoup moins si vous avez l’habitude de marcher en montagne).
La visite de la grotte est à caractère un peu sportif : on se faufile, on se baisse beaucoup, on progresse accroupi… (le lendemain, j’avais l’impression d’avoir fait une bonne séance de travail des quadriceps et des ischio-jambiers !)
Plateau de Beure – Saint Agnan en Vercors – Drôme Sassenage – Isère Vercors – juillet 2026
Si vous voulez vous mettre au frais dans une grotte dans le Vercors, vous pouvez aussi visiter :
On ne manque pas d’activités à faire autour de Valence, en particulier en été. Peu importe qu’il fasse très chaud ou plus maussade, la région regorge de propositions en plein air ou à l’intérieur. Il y en a vraiment pour tous les goûts : des propositions culturelles, des activités ludiques, des randonnées. Chacun peut trouver quelque chose à sa convenance. Ce que je vous suggère ici est bien entendu très loin d’être exhaustif. Ce sont par contre des idées que j’ai moi-même testées sur le début de l’été (et niveau météo, le denier mois a été caniculaire).
Les lavandes marquent le début de l’été dans la DrômeLa récolte des lavandes a déjà eu lieu : il faut venir pendant la deuxième quinzaine de juin si vous voulez avoir la chance de voir les lavandes en fleurs dans la Drôme
Des idées de randonnées
Une randonnée vers la Tour de Barcelonne et la chapelle Sainte Marguerite
Parmi les randonnées que j’aime beaucoup en toutes saisons à proximité de Valence, il y a celles qui mènent à la Tour de Barcelonne et à la chapelle Sainte Marguerite, sur les hauteurs de Combovin. J’y vais régulièrement, généralement en partant depuis le parking du cimetière de Combovin. Cela faisait très longtemps que je n’étais montée en partant de Barcelonne. Le chemin est un peu plus long et moins impressionnant, offrant moins de points de vue. Il a par contre l’immense avantage de se faire quasi exclusivement en sous bois. Et en période estivale, c’est un véritable avantage.
Une montée vers la tour de Barcelonne en sous boisAu pied de la Tour de Barcelonne, pour observer les environs
Le départ se fait depuis la place de la mairie de Barcelonne. Il faut prendre la rue qui monte en face en direction de l’église puis continuer sur la gauche, toujours en montant. A un moment, la route se transforme en chemin puis sentier. C’est presque toujours tout droit, jusqu’à arriver au pied de la Tour. De la Tour, on rejoint facilement la chapelle Sainte Marguerite en passant par les Terres Blanches et le Gros Chêne. Le sommet est marqué par une croix. La chapelle se trouve un peu plus loin. Elle est toujours ouverte, pouvant servir d’abri au randonneur de passage. Il suffit de tourner la poignée et de pousser la porte. A l’intérieur, outre la statue de la Sainte, on trouve quelques textes, intentions de prière et ex-voto. Après voir fait le tour de la chapelle pour profiter du paysage, il est temps de prendre la direction du retour qui se fait plus ou moins par le même chemin.
Autour de la chapelle Sainte Marguerite
Une sortie en Ardèche autour de Champis
Cette sortie en Ardèche, je ne l’ai pas faite seule. Avec quelques collègues, nous nous étions en effet donné rendez-vous un samedi matin pour aller randonner ensemble. Comme nous avions prévu la date longtemps à l’avance, c’est tombé en plein épisode caniculaire. Nous avons donc opté pour une boucle qui nous ferait prendre un peu de hauteur pour gagner quelques degrés de fraicheur, et surtout qui serait essentiellement ombragée. De ce point de vue, la mission était réussie. Cette boucle, trouvée sur VisoRando, permet de marcher à l’ombre dans la campagne autour de Champis. Elle offre de très jolis points de vue sur la campagne. Et au passage de la passerelle sur le Duzon, il est possible de descendre dans la rivière pour se baigner, ce que nous n’avons pas manqué de faire (attention, il y a beaucoup de cailloux glissants au fond et on ne voit pas trop où l’on pose les pieds).
Randonnée sur les hauteurs de ChampisSpot de baignade dans le Duzon
Une balade en forêt de Saoû
La forêt de Saoû est un espace naturel protégé, un écosystème unique. Elle offre aussi de très nombreux sentiers de randonnée, pour tous les niveaux. C’est un soir après le travail que je me suis rendue en forêt pour profiter de la douceur (relative) de la fin de journée. J’ai pris un chemin au hasard, pas très loin de l’auberge des Dauphins. C’était une fabuleuse idée pour déconnecter après une journée de travail intense. Il se pourrait bien que je réitère l’expérience.
Un soir d’été en forêt de Saoû
ATTENTION : l’accès à la forêt de Saoû est réglementé. Il est obligatoire de se stationner sur l’un des parkings aménagés. On peut pique-niquer dans la forêt, des espaces sont même spécialement aménagés, mais il est interdit de faire du feu ou un barbecue. Des zones de quiétude pour la faune peuvent être mises en place, interdisant certains secteurs provisoirement à la randonnée. Le bivouac est autorisé sous certaines conditions. Il est impératif de se renseigner préalablement à toute pratique et de respecter les affichages provisoires qui seraient en vigueur.
Un tour vers le plateau d’Ambel dans le Vercors
Situé dans le Vercors, le plateau d’Ambel est un autre espace naturel sensible du département de la Drôme. Il est, tout comme la forêt de Saoû, parcouru de nombreux sentiers de randonnées, conduisant pour la plupart aux sommets qui l’entourent comme le Roc de Toulau ou la Tête de la Dame. L’accès au plateau d’Ambel se fait généralement depuis le refuge de Gardiole ou depuis le col de la Bataille. C’est en pleine canicule que j’y suis allée dernièrement. Je suis partie du col de la Bataille (où j’ai eu la chance de trouver un stationnement), en direction de la Tête de la Dame. J’avais choisi cet itinéraire car une partie était en sous bois et à l’ombre du Roc de Toulau. Malgré tout, une fois sur la crête, j’ai bien senti que le soleil était présent. Il y avait un peu de vent, agréable. Mais je n’ai pas regretté d’être partie relativement tôt (je dis relativement car la semaine précédente avait été très chargée et je m’étais réveillée un peu plus tard que ce que j’aurais aimé : il était donc quasiment 9.00 quand je suis arrivée et j’aurais aimé pouvoir y être au moins 1 heure plus tôt). Cela m’a permis d’éviter d’être en plein soleil sans abri sous une chaleur trop intense.
Tout au long de la randonnée, j’ai dominé la vallée d’Omblèze. A un moment, on voit très bien la faille correspondant aux gorges d’Omblèze
Le sentier part au pied de la montagne, presque horizontalement au niveau du col de la Bataille, sous le Roc de Toulau. Cette portion du GR93 commence en sous-bois, avant de rejoindre la crête au niveau du Pas de Gouillat et de la Croix d’Ambel. Une fois en crête, on quitte le balisage blanc/rouge du GR pour poursuivre selon une trace bien nette . Il n’y a plus d’ombre mais le paysage est époustouflant, typique du Vercors. Le chemin monte progressivement jusqu’à la Tête de la Dame. Après une pause, j’ai choisi de faire demi-tour pour ne pas être au soleil aux heures les plus chaudes de la journée, mais il est tout à fait possible de continuer, toujours sur le chemin de crête.
Le bonheur au retour de retrouver l’ombre des arbres après plusieurs kilomètres en plein soleilLes sentiers de crête ont quelque chose de magique dans le Vercors, et offrent des points de vue à couper le souffleUne partie du sentier en crête est incluse dans le GRP Grand Tour de la Gervanne
ATTENTION : le plateau d’Ambel et ses environs est un espace naturel protégé. Le bivouac y est autorisé sous certaines conditions. Il est interdit d’y faire du feu. Il faut bien rester sur les sentiers pour éviter les piétinements intempestifs et permettre aux espèces végétales de se développer correctement. Sur l’alpage d’Ambel, on peut croiser des troupeaux à l’estive. Il faut les laisser tranquille et les contourner largement. Si vous ouvrez une barrière pour passer, il faut impérativement la refermer. S’il y a un (ou plusieurs) patou(s), arrêtez vous et restez calme, parlez lui calmement, ne le regardez pas directement dans les yeux : il faut qu’il vous identifie comme un humain non menaçant. Une fois que le patou n’aboie plus, vous pouvez continuer à avancer, toujours doucement, toujours calmement, en passant le plus loin possible des bêtes. Si le patou se remet à aboyer, immobilisez vous de nouveau et recommencez le processus. Un patou n’attaque que s’il vous considère comme une menace pour le troupeau.
⚠️ ATTENTION : en raison des risques élevés d’incendie en Drôme et en Ardèche, certains secteurs/massifs/chemins peuvent faire l’objet d’une interdiction temporaire. Il est important de bien s’assurer de l’accessibilité avant de partir en randonnée. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner sur les interdictions locales, et les risques en cours.
Des idées d’activités
Découvrir un labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône
Je crois que je n’étais encore jamais allée dans un labyrinthe végétal. Aussi quand Labyléo, le labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône en Ardèche, m’a proposé de venir découvrir l’activité, je n’ai pas hésité. Sur place, j’ai retrouvé plusieurs copains créateurs de contenu. Nous avons fait un tour assez rapide dans le labyrinthe car l’orage menaçait mais en 30 minutes, nous avons eu le temps de trouver (ou pas) quelques énigmes et de nous perdre à plusieurs reprises. Nous avons vraiment passé un chouette moment, et j’ai très envie d’y retourner en famille, ou entre amis, pour la version en nocturne.
Labyléo est situé en pleine campagne, avec vue sur les collines environnantes. Les végétaux sont vraiment haut : impossible de se repérer en regardant par dessus.
(*) Labyléo, quartier Mirabel, 07800 Charmes sur Rhône. L’accès est fléché depuis le village. Pour le détail des jours et horaires d’ouverture, il suffit d’aller sur le site internet du labyrinthe végétal.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) pour venir découvrir Labyléo en avant première de la saison 2026.
Faire un tour en petit train à Valence
Les tours en petit train sont souvent associés à la découverte de villes qu’on ne connait pas, en mode « on veut tout voir mais sans se fatiguer ». J’avoue que c’est généralement une activité que je zappe, préférant une découverte pédestre des villes où je vais. Mais, quand Valence Romans Tourisme m’a proposé de tester le petit train de Valence, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter. L’idée de jouer au touriste dans ma propre ville était séduisante. J’y suis allée avec Melle 3e, et ni l’une ni l’autre pensions autant passer un moment agréable malgré la canicule. Nous avons fait le tour en début d’après-midi un samedi (nous avions un choix limité par un horaire de train..), mais en roulant on a une sensation de « vent » qui rend la chaleur supportable. La balade dure environ 45 minutes, et nous n’avons pas vu le temps passer. Le petit train nous a emmenées voir tous les incontournables de la ville, en passant dans les rues piétonnes. Une bande audio permet de se situer et de repérer les différents monuments, mais aussi d’écouter quelques anecdotes. Bien qu’étant dans la région depuis 15 ans, j’ai appris 2 ou 3 petites choses. Si on ne connait pas la ville, c’est un excellent aperçu et qui donne des pistes pour venir ensuite flâner.
Le départ du petit train de Valence se fait devant l’office de tourismePrêtes au départ !
(*) Le départ du petit train se fait devant l’office de tourisme de Valence (boulevard Bancel). Les billets sont à acheter à l’office de tourisme. Il circule du lundi au samedi jusqu’au 29 août 2026.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) par Valence Romans Tourisme pour venir découvrir le petit train de Valence.
Aller à la piscine
Quand il fait chaud, la piscine est une excellente façon de se rafraichir. Et s’il pleut, les piscines couvertes offrent un espace de détente appréciable. Bref, la piscine, c’est toujours une bonne idée. Pour ma part, j’ai recommencé à aller très régulièrement à la piscine début janvier (j’y vais au moins 3 fois par semaine, en alternant aquagym et natation). Avec l’arrivée des beaux jours, j’ai eu envie d’essayer d’autres piscines autour de Valence. Voici celles que j’ai testées :
Centre aqualudique de l’Epervière à Valence : Situé à côté du parc de l’Epervière, il est géré par l’UCPA. C’est la piscine où je vais habituellement. Je l’ai choisie parce qu’elle est proche du bureau, mais j’apprécie vraiment le bassin extérieur (accessible été comme hiver). Il y a aussi un bassin intérieur, une pataugeoire avec des jeux d’eau, des toboggans et des grands espaces extérieurs. Facilement accessible en transports en commun, elle est littéralement prise d’assaut le week-end, durant les vacances scolaires et dès qu’il commence à faire chaud. A éviter à ces périodes si vous voulez vraiment nager (selon la foule les lignes de nage sont neutralisées) mais hyper agréable pour un moment de détente.
Centre aquatique Diabolo à Bourg de Péage : Cet équipement de l’agglo est un immense complexe aqualudique avec vue sur le Vercors, très lumineux et agréable. Il y a un bassin de natation intérieur, un bassin ludique intérieur, et des espaces de jeux d’eau dehors, ainsi que des espaces de détente extérieurs. J’y vais en plan B pour nager le week-end car même s’il y a du monde, le bassin de natation reste dédié à cette pratique. Côté ludique, il y a largement ce qu’il faut pour passer un bon après-midi détente en famille.
Piscine Le Petit Nice à Chabeuil : l’ancienne piscine municipale est maintenant gérée par Valence Romans Agglo. Elle a uniquement des espaces extérieurs et ouvre jusqu’au 30 août de 11.00 à 19.00 tous les jours. Elle se compose d’un grand bain (progressif de 1.55 m à 2 m de profondeur) et d’un petit bain/pataugeoire, ainsi que de grandes plages et pelouses ombragées. J’y vais ponctuellement et j’apprécie que 2 lignes soient réservées pour nager avec ou sans palmes/plaquettes.
Le Petit Nice – piscine de Chabeuil – Drôme
Se baigner en pleine nature
Il est possible de se baigner dans de nombreuses rivières, que ce soit en Drôme ou en Ardèche. Il suffit de trouver un spot accessible et où il y a de l’eau pour pouvoir faire trempette. Les endroits où on peut nager sont plus rares. Ils sont généralement aménagés mais restent pour certains très « nature ». C’est le cas du plan d’eau du Pas des Ondes. Situé à la limite du Diois et des Baronnies, à environ 1h30 de Valence, il se compose en fait de deux lacs : l’un dédié à la pêche et aux activités nautiques et l’autre pour la baignade avec des vues sur les montagnes environnantes. J’y étais allée il y a 3 ans et j’y avais apprécié la baignade. J’y suis retournée un samedi matin début juillet cette année. En arrivant vers 9.45, j’ai eu le plan d’eau pour moi toute seule ou presque durant mon heure et demie de baignade. Il y a une petite plage et le sol en pente douce permet aux enfants de pouvoir facilement jouer dans l’eau. Un peu plus loin dans l’eau, on n’a plus pied. Pour ma part, j’ai apprécié retrouver les sensations de la nage en eau libre après des mois de piscine : les grandes lignes, les demis tours sans appui, la régularité sans les relances au mur, et l’impossibilité de poser le pied pour se reposer (à la place, c’est si chouette de pouvoir flotter sur le dos ! ). Si on n’a pas besoin de savoir ce qu’on a sous les pieds quand on nage et qu’on n’a pas peur de partager l’espace avec les poissons, c’est absolument génial !
Plan d’eau de baignade avec vue !
(*) Plan d’eau du Pas des Ondes, 26510 Cornillon sur l’Oule. Accès libre mais parking payant du 15/06 au 15/09 (en 2026, 6 € par voiture). Sur place, snack et restaurant.
Des idées d’expositions
Inspirations Japon à l’Artsolite à Saint Jean en Royans
Après une première grande exposition consacrée aux œuvres numériques de Yann Nguema, l’Artsolite propose une exposition consacrée aux artistes occidentaux inspirés par le Japon. Le voyage nous emmène du XIXe siècle à nos jours, dans les pas de Henri Rivière, Cathelin ou encore les street-artistes du collectif Blast. Depuis les estampes, jusqu’aux mangas, en passant par le travail du papier, les codes graphiques et les techniques des artistes japonais ont été, et sont toujours, une source d’inspiration pour les artistes européens. Ils s’approprient les codes, les détournent, les transgressent aussi parfois pour raconter une esthétique hybride.
Lithographies de Henri Rivière qui s’inspire des estampes japonaises pour raconter la Bretagne à la fin du XIXe siècle / sculpture de geisha par Laurence Allart & tableaux colorés de STeW / méduses en papier et fleurs en papier par JM Letellier et Miki Nakamura / Moss People de Kim Simonsson (déjà vus à Lille et à Lyon) / fresque de Kalouf et robot méca par Mécamorphose / collection d’affiches et graphismes d’inspiration japonaise
En complément, lors de ma visite de l’exposition Inspirations Japon à l’Artsolite, je suis passée jeter un œil aux deux expositions de la maison du canal :
A ce moment-là, j’entre dans une forêt où Benoît Manent explore les saisons des forêts du Vercors par touches colorées, entre l’œuvre de Jean Giono et les fantômes de la Résistance
A ce moment-là, j’entre dans une forêt – Benoit Manent
La vie en rose, une installation immersive de Philippe Chitarrini qui se vit pieds nus, profondément déroutante et paradoxalement hyper relaxante.
Pieds nus dans La Vie en Rose de Philippe Chiattrini
(*) L’Artsolite, 105 impasse des Tisserands, 26190 Saint Jean en Royans. Exposition Inspirations Japon jusqu’au 27 décembre 2026 (payant). Exposition A ce moment là j’entre dans une forêt jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit). Installation La Vie en Rose jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit)
Les expositions que je n’ai pas encore eu le temps de découvrir
Parmi les expositions que je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir mais que j’ai repérées, il y a :
A vélo ! Echappées historiques et artistiques, au centre d’art de Crest. Le sujet des liens entre le vélo et l’art est intrigant. Les expositions du centre d’art de Crest sont assez petites et peuvent facilement se caser sur une fin de journée. Jusqu’au 11 octobre 2026 (payant)
Voyages au Levant, photographies de Nicolas Bouvier, au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les dernières expositions étaient hyper qualitatives et on m’a déjà dit beaucoup de bien sur celle-ci. Jusqu’au 31 octobre 2026 (gratuit).
La saison été 2026 des expositions au Château d’Aubenas, jusqu’au 20 septembre 2026 (payant) :
Mille six cent soixante-dix-sept, de Nicolas Daubanes, en lien avec les graffitis carcéraux que l’on trouve dans les anciens cachots du château.
Des patates, une exposition collective autour de la pomme de terre qui m’intrigue fortement
Edit du 17/07/2026 : j’ai eu le temps d’aller voir l’exposition A vélo ! Echappées historiques et artistiques à Crest. J’ai trouvé le propos plus orienté sociologie et technique qu’art et histoire. C’est surtout intéressant si vous aimez le cyclisme, et, idéalement, avez déjà quelques notions dans le domaine, en particulier sur les aspects techniques et leurs évolutions. Il reste qu’on y découvre de jolies machines, anciennes et modernes, et beaucoup de documents d’archives sur les courses nationales ou locales.
A vélo ! Echappées historiques et artistiques – Centre d’art de Crest
Des idées de spectacles
Il y a de nombreuses propositions de spectacles autour de Valence tout au long de l’été, et j’avoue ne pas avoir eu le temps d’en faire un recensement. Je laisserai donc votre propre curiosité vous guider. Cependant, je souhaite partager avec vous ma dernière mésaventure « spectacle ».
Parmi les spectacles phares de l’été dans la Drôme, il y a les Fêtes Nocturnes de Grignan. Cette année, c’est L’Ecole des Femmes de Molière dans une mise en scène de Robin Renucci avec François Morel qui est proposée. Si je n’ai pas manqué une édition des Fêtes Nocturnes depuis plusieurs années, je dois avouer que cela s’est joué à pas grand chose cette année. J’attendais en effet de connaître les disponibilités de Melle 3e par rapport à ses examens scolaires et ses vacances avant de réserver les places. Or, elles sont parties encore plus vite que les dernières année. Quand j’ai appelé la billetterie fin juin, toutes les représentations de l’été étaient déjà complètes. Enfin, pas tout à fait puisqu’il restait quelques rares places uniquement pour la représentation du soir même. Il était 16.30 et je n’ai pas hésité quand la personne de la billetterie m’a demandé si j’étais disponible le jour même et si je pouvais payer immédiatement les billets par téléphone. Le spectacle était comme chaque fois d’une très grande qualité, tant dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs. C’est même sans doute une des propositions estivales de Grignan que j’ai le plus apprécié.
L’école des femmes de Molière, mise en scène de Robin Renucci, avec François Morel (Arnolphe), Robin Renucci (Chrysalde), Juliette Cahon (Agnès) et François Deblock (Horace).
En conclusion : si un spectacle vous tente, réservez le plus vite possible. Et n’hésitez pas à tenter votre chance en appelant les billetteries même si cela semble complet !
Barcelonne & Combovin – Drôme – mai 2026 Champis – Ardèche – juin 2026 Saoû – Drôme – juin 2026 Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – juin 2026 Labyrinthe végétal – Charmes sur Rhône – Ardèche – juin 2026 Valence – Drôme – juillet 2026 Plan d’eau du Pas des Ondes – Cornillon sur l’Oule – Drôme – juillet 2026 Artsolite – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – juin 2026 Grignan – Drôme – juin 2026