Pour cette 32e semaine du projet 52, quand j’ai mis Rayures dans la liste des thèmes, j’avais une petite idée derrière la tête. Je savais en effet que c’est la période où je suis en Bretagne et je pensais aux rayures des marinières. En même temps, je n’ai pas besoin d’aller jusqu’en Bretagne pour trouver ce genre de rayures. Il suffit que j’ouvre le tiroir « t-shirts » de ma commode puisqu’il est essentiellement rempli de marinières !
Cependant, j’ai finalement choisi un angle d’approche très différent, mais malgré tout breton… Voici donc les rayures dessinées par les colombages des maisons à pans de bois dans le centre ancien de Dinan (je vous raconterai bientôt ma -re-visite de la ville en détail).
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Pour voir les rayures des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : en cette période estivale, je préfère profiter de moments en famille (et dehors si la météo le permet ! ) plutôt que m’asseoir devant mon ordinateur. Aussi, je ne garantis pas de délai de validation des commentaires qui iraient en modération (mais je les validerai dès que possible). Profitez bien vous aussi de votre week-end !
Le sens de parcours et les pièces traversées varient d’une année à l’autre. Cette fois, nous débutons la visite par le parvis de l’abbatiale. Le soleil commence à baisser sur l’horizon, les ombres s’allongent et la baie se dévoile à marée encore basse. Nous nous laissons hypnotiser un temps par le ballet des goélands.
Puis, nous entrons dans l’église qui résonne d’une musique d’orgue. Le soleil joue dans les vitraux. L’endroit invite au calme. Nous gagnons ensuite un passage secret qui s’enfonce vers les entrailles du Mont. J’ai l’impression de jouer avec la carte du maraudeur dans Harry Potter !
Les salles se succèdent. Les murs servent d’écran pour des projections monumentales. Des bougies créent des ambiances mystérieuses. Des projecteurs colorés donnent des ambiances étranges.
Dans la salle des gros piliers, la lumière s’anime le long des arcades. Cette salle reste décidément une des mes préférées dans l’abbaye. Sa simplicité met en valeur sa raison d’être : porter le chœur de l’abbaye !
Cette année encore, nous avons le cloître quasiment pour nous seuls, et c’est une nouvelle fois, un véritable privilège de pouvoir contempler les fines et élégantes colonnettes bordant le jardin et celles sculptées dans les murs en face pour apporter de la symétrie.
Un passage par le réfectoire désert puis par le scriptorium qui abrite une jolie projection, et il est temps de quitter les lieux par un escalier dérobé.
Nous serons restés un peu plus d’une heure à déambuler à notre rythme dans les salles sonorisées et illuminées. Il est temps de quitter ce monde onirique pour revenir dans notre siècle !
La traversée du villageL’arrivée au pied de l’abbatiale par le grand degréLa simplicité de la façade classique de l’abbatialeLumières de fin de journée sur la baieQuelques rayons de soleil percent encore les vitrauxCalme et sérénité dans l’abbatialePassage secretDans la salle des gros piliersCouloir mystérieuxÉlégantes colonnettes du cloîtreColonnettes décoratives pour accentuer la symétrieDans le réfectoireQuitter le scriptorium sur la pointe des pieds
Mont Saint Michel – Manche – juillet 2021
(*) Le volet Merveille des Chroniques du Mont est présenté à l’abbaye du Mont Saint Michel jusqu’au 28 août 2021. Vous trouverez les informations pratiques (horaires, conditions de visite, tarifs) sur le site internet des Chroniques.
J’ai l’impression que chaque fois que j’ai l’occasion de nous promener dans les ruelles de Crest, je fais de nouvelles découvertes ! Il faut dire que le plan médiéval de la ville associé à sa situation à flanc de colline donne l’impression d’un véritable labyrinthe.
Cette fois, nous sommes partis du pied de la Tour. De là, le chemin des remparts a été réaménagé et conduit via des escaliers à travers les bois jusqu’à une petite porte percée dans les anciens remparts de la ville. De là, on a une jolie vue sur la ville moderne avec les Trois Becs en toile de fond.
Nous n’avons pas cherché à prendre le chemin le plus court ni à avoir une visite exhaustive de la ville. Nous avons donc suivi un trajet un peu aléatoire nous menant globalement dans la direction où nous souhaitions aller.
Nous avons croisé des maisons aux façades récemment refaites arborant des couleurs vives, évoquant la douceur de vivre du Sud. Nous avons fait la connaissance d’un chat venu à notre rencontre depuis l’avancée de toit sur laquelle il faisait la sieste. Nous avons admiré de jolies portes anciennes donnant dans des ruelles fleuries. Et j’ai aussi trouvé par hasard une borne de nivellement, indiquant que Crest se situe à un peu plus de 240 mètres au dessus du niveau de la mer.
Et ce qui me plait le plus, je crois que c’est l’idée que lorsque je reviendrai me perdre dans les ruelles de Crest, je ferai encore de nouvelles découvertes !
De la Tour au centre de Crest, par les boisVue sur les Trois BecsRuelles fleuries…Chat perché… amorçant sa descente !Maisons coloréesAu fil des ruelles, tomber sur des façades pittoresquesBorne de nivellement
Après les ballons de Romans, ce sont les moutons de Pontorson que j’ai découvert cet été ! Au dessus de la rue de Tanis, 150 moutons colorés se balancent au gré du vent dans un amusant ballet. De quoi mettre de la bonne humeur dans cette ancienne rue très commerçante et qui fait toujours le lien entre la passante rue de Couesnon et les places de l’Hôtel de ville et de l’église où se tient le marché du mercredi matin.
J’ai choisi de rester dans l’ambiance des vacances pour cette 31e semaine du projet 52 et ses jeux d’enfants.
Si mes ados ont passé l’âge des châteaux de sable, et autres trous creusés dans le sable, ils ne manquent pas une occasion d’essayer de faire des ricochets, que ce soit au bord de la mer ou d’une rivière. Ce jour-là, au cœur de la Baie du Mont Saint Michel, ils ont essayé d’en faire sur la tangue gorgée d’eau, avec un succès assez mitigé !
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Pour découvrir les jeux d’enfants des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : en cette période estivale, je vais préférer profiter de moments en famille plutôt que passer du temps devant mon ordinateur. Aussi, je ne garantis pas de délai de validation des commentaires qui iraient en modération (mais je les validerai dès que possible). Profitez bien vous aussi de votre week-end !
Bourgeois Bust de Jeff Koons & Death’s Head de Damien Hirst
Cet été, une partie de la collection Pinault est présentée au Couvent des Jacobins à Rennes. Intitulée « Au-delà de la couleur« , sous-titrée « Le noir et blanc dans la collection Pinault », l’exposition présente une centaine d’œuvres d’une soixantaine d’artistes.
En 2018 déjà, une exposition issue de la collection Pinault avait été présentée au Couvent des Jacobins. Nous étions allés la voir mais n’avions pas trouvé le fil conducteur de celle-ci. Cette fois, nous avons apprécié la progression entre les différentes salles, ainsi que le choix et la mise en valeur des œuvres présentées.
Dès l’entrée, le gypaète géant Waiting de Sun Yan et Peng Yu accueille le visiteur de son œil inquisiteur. Puis le Noir de Death’s Head de Damien Hirst constraste avec le Blanc du Bourgeois Bust de Jeff Koons (dont je découvre une facette bien différente de celles des sculptures ballons !).
Noir et Blanc se succèdent alors dans les différentes salles, associées à différents sentiments. Dans une des galeries du cloître, le blanc se retrouve associé à la tristesse dans une mise en espace percutante, entre la Gober Wedding Gown de Sturtevant, Dame Blanche éternelle, et les linceuls de marbre blanc de All de Maurizio Cattelan. A l’angle de la galerie suivante, les Lemurenköpfe de Franz West ajoutent une touche inquiétante.
Le jardin du cloître, qu’en raison de la pluie, nous nous contenterons de regarder depuis la galerie vitrée, accueille les Treshold Menhirs de David Nash, symboles d’un seuil mystique en parfaite adéquation avec le lieu.
Plus loin, les mots se font graphiques, dessinant une dialectique étrange comme dans les Black Book Drawings de Christopher Wool, rythmée par l’égrenage des chiffres en polonais de Roman Opalka.
Faire plus avec moins.. L’art se fait concept et ne vise plus la représentativité. La lumière devient sculpture. Le noir et le blanc se font abstractions géométriques.
La photographie émerge également comme un médium expressif puissant. Le noir et blanc se fait couleur de la vérité, loin des paillettes colorées, comme dans la série d’Annie Leibovitz présentant le contraste entre le portrait en pied de danseuses de revues de Las Vegas dans leur costume de scène colorée et leur portrait sans artifice en plan poitrine et noir & blanc.
Ce noir et blanc est omniprésent au fil des années dans la photographie. Il apporte poids et puissance au photojournalisme, comme dans la série Mental Institution de Richard Avedon. Il crée un décalage narratif dans la série de Portraits des mannequins de cire de Madame Tussaud pris par Hiroshi Sugimoto.
Une dernière salle est consacrée à la mode, présentant en particulier le smoking pour femme d’Yves Saint Laurent, et évoquant la petite robe noire de Gabrielle Chanel. Puis, face au Bear and Rabbit on a rock de Paul McCarthy qui se reflète dans The Agony and The Ecstasy de Damien Hisrt, la couleur reprend peu à peu sa place.
Et dans un dernier coup de maître de la mise en espace, le Coup de tête d’Adel Abdessemed se dévoile d’un coup à l’extérieur, au détour du bâtiment, comme pour une dernière fois frapper le visiteur !
Gober Wedding Gown de Sturtevant & Color of Shadow de Hiroshi SugimotoLemurenköpfe de Franz West Treshold Menhirs de David Nash Black Book Drawings de Christopher Wool Portraits des mannequins de cire de Madame Tussaud pris par Hiroshi Sugimoto Reflet du Bear and Rabbit on a rock de Paul McCarthy dans The Agony and The Ecstasy de Damien Hisrt Coup de tête d’Adel Abdessemed
Au-delà de la couleur. Le noir et blanc dans la collection Pinault Couvent des Jacboins – Rennes – Ille-et-Vilaine Juillet 2021
Je viens de passer deux semaines de vacances en Bretagne, à deux pas de la Normandie, dans la maison de mon enfance… Au programme : des randonnées, des moments en famille, de la culture, du soleil, et plein de jolis souvenirs… Avant l’arrivée des articles détaillés (dont je vous mettrai la liste à la fin de ce billet), voici donc quelques instantanés.
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METTRE LES PIEDS DANS L’EAU
Cancale – Ille-et-Vilaine
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MANGER DES GLACES
Ananas & gingembre – sur le port de Cancale – Ille-et-Vilaine
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ADMIRER LES HORTENSIAS
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PRENDRE UN GOUTER CHEZ PICORETTE
Coulant au chocolat et thé glacé
(*) Picorette, 24 rue Saint Sauveur, 50400 Granville
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DÉCOUVRIR DU STREET ART
Rodéomar – Granville – Manche
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DINER AU RESTAURANT
Tartare Huître & Bar / Saint Pierre cuit sur le dos
(*) Le Point G, route de Saint Malo, 35120 Saint Broladre
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CHERCHER LES PAPILLONS
Falaises de Carolles – Manche
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OBSERVER LES DAIMS(et acheter des caramels à la ferme)
CUEILLIR UN BOUQUET DE LAVANDE DE MER(pour le faire sécher ensuite)
Pointe du Grouin du Sud – Manche
(*) ATTENTION : la lavande de mer est une espèce réglementée La cueillette n’est pas autorisée partout et nécessite de se renseigner au préalable.
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JOUER AVEC LES MOTS
Dinan – Côtes d’Armor
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ALLER VOIR AILLEURS….
Magasin de souvenirs – Dinan – Côtes d’Armor
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FAIRE LE Marché
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REGARDER LE SOLEIL SE COUCHER
Mont Saint Michel – Manche
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ÉCOUTER LA CONVERSATION DES GOÉLANDS
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VISITER DES LIEUX DE Mémoire du débarquement
Sainte Mère Eglise – MancheSimulateur de vol – D Day Experiencereconstitution d’une scène de rue photographiée en juin 1944 à Carentan– D Day Experience
(*) D Day Experience – Dead Man’s Corner Museum à Saint Côme du Mont (Manche) est un musée présentant une très grande collection d’objets allemands et américains autour de la bataille de Carentan et en particulier des évènements ayant eu lieu au Dead Man’s Corner, dans la ferme même où la musée a pris place. Il propose aussi une expérience de simulation de vol au dessus de la Manche dans un avion de transport de parachutistes le jour du débarquement. L’ancien musée du Dead Man’s Corner était déjà parmi les plus intéressants que j’avais visité. Cette nouvelle version est encore plus intéressante !
Le mois de juillet a été marqué par les orages…. C’est toujours impressionnant de les voir arriver depuis la plaine de Valence et se diriger vers les piémonts du Vercors.
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Alors on reste bien à l’abri à la maison, et on profite des derniers bouquets de fleurs qui sont venus mettre une touche de couleur à l’intérieur….
Pour cette trentième semaine du projet 52, je vous propose de nous intéresser aux volets. J’aime beaucoup les volets en bois, et j’aime regarder comment ils peuvent différer d’un endroit à l’autre !
Par exemple, chez moi, les volets sont en bois plein et leur système de fermeture permet de les avoir partiellement ouverts. Ceux de chez mes parents sont à claire-voies sur toute la hauteur mais ne peuvent être que fermés ou complètement ouverts.
La photo que je vous propose cette semaine a été prise à Valence. Ces volets-là sont un mélange de volets pleins et à claire-voies… Ils nécessiteraient sans doute d’être repeints mais j’avoue que visuellement, j’aime bien la façon dont la peinture a été marquée par les années, le vent et le soleil.
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Pour découvrir à quoi ressemblent les volets des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : en cette période estivale, je vais préférer profiter de moments en famille à passer du temps devant mon ordinateur. Aussi, je ne garantis pas de délai de validation des commentaires qui passeraient en modération (mais je les validerai dès que possible, c’est certain ! ). Profitez bien vous aussi de votre week-end !
C’est un peu le hasard qui m’a conduit à Autichamp ce jour-là, sur le retour d’une balade en forêt de Saoû. Cela faisait un moment que les panneaux sur le bord de la route me faisaient de l’œil chaque fois que je passais devant, mais faute de temps, je n’avais jamais fait le crochet… Puis, au printemps, il y a eu les photos publiées sur les réseaux sociaux par les copains du Caillou aux Hiboux. C’est alors devenu une évidence : il fallait que je prenne le temps d’aller à Autichamp !
Je suis arrivée par le haut du village, et j’ai été frappée par l’allure de l’ensemble : un vrai château-village qui émergeait des champs de céréales encore verts. Après avoir laissé la voiture à l’entrée du village, place à l’exploration !
Autichamp est un village perché assez typique du Val de Drôme, situé non loin de La Roche sur Grâne. Le bâti date essentiellement de la Renaissance, même si quelques éléments plus anciens subsistent, en particulier le clocher de l’ancienne église. Après avoir admiré la vue sur les Trois Becs depuis la place au pied du clocher, les ruelles en calade me conduisent jusqu’au bas du village.
Là, je m’attarde au niveau des sources qui se déversent dans des lavoirs construits au pied du rocher. Ces petites grottes sont de véritables havres de fraicheur et celle-ci se diffuse aux environs, de façon particulièrement notable lors de la chaude journée où j’y étais. Petit à petit, la végétation qui pousse là se transforme en tuf avec le ruissellement des eaux. Je me laisse bercer par le plic-ploc des gouttes tombant des feuilles.
Soudain, un chat me tire de ma rêverie et alors qu’il remonte vers le haut du village, je le suis, passant de ruelle en placette. Sur un mur, je remarque une plaque de cocher, avant de reprendre la route vers Crest à mon tour !
L’église Saint Jean Baptiste, du XVIIIe siècleAu pied du clocher de l’ancienne égliseVue sur le synclinal de SaoûSe laisser bercer par le ruissellement de l’eau dans le lavoir…Au fil des calades…Plaque de cocher