Pour cette 27e semaine du projet 52, je vous ai proposé de nous emmener voir ce qu’il se passe sur l’herbe…
Dans les idées qui me sont venues à l’esprit pour illustrer ce thème, on trouve en vrac : un pique-nique estival, un match de rugby ou de foot, un tour sur un terrain de golf, des troupeaux à l’estive, des coccinelles escaladant des graminées, des escargots profitant de l’après-pluie….
Mais finalement, c’est juste le ciel bleu comme posé sur l’herbe que j’ai choisi !
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Pour voir ce que les autres participants ont trouvé sur l’herbe, je vous invite à suivre les liens dans les commentaires.
A noter : en cette période estivale, je vais préférer profiter de moments en famille à passer du temps devant mon ordinateur. Aussi, je ne garantis pas de délai de validation des commentaires qui passeraient en modération (mais je les validerai dès que possible, c’est certain ! ). Profitez bien vous aussi de votre week-end !
J’avais un jour de congé à solder avant fin mai. Alors j’ai décidé d’en profiter pour un petit road-trip solo en direction de la Drôme Provençale. J’avais voulu le faire un peu plus tôt dans le mois mais la météo incertaine m’avait fait rentrer chez moi après avoir découvert Le Poët Célard.
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Cette fois, j’ai commencé mon expédition par un arrêt à La Roche sur Grâne. J’étais plusieurs fois passée auprès du village sans jamais prendre le temps de m’y arrêter. Il était temps d’y remédier.
La Roche sur Grâne est un village perché de la vallée de la Drôme. Du village, la vue sur le synclinal de Saoû est impressionnante. La silhouette de ses différents sommets se détachait particulièrement bien en ce début de journée.
Partant du pied du village, j’ai remonté les ruelles en escaliers et les calades pour arriver au niveau des anciennes fortifications dont il reste plusieurs tours. L’ensemble est charmant, et les rosiers en fleurs apportent une petite touche de délicatesse à cet univers très minéral.
Mais il ne faut pas s’éloigner beaucoup pour se retrouver au milieu des champs, parsemés de coquelicots à cette période de l’année.
La Roche sur Grâne – Drôme – mai 2021
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J’ai ensuite repris la route avec dans l’idée de rejoindre Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage en Drôme Provençale et que j’avais très envie de découvrir plus en détail.
Sur le trajet, j’ai fait une première pause à Roynac, attirée par le lavoir et sa fontaine.
Roynac – Drôme – mai 2021
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Puis, je me suis arrêtée à Manas, un village botanique de la plaine de la Valdaine. De nombreux massifs jalonnent en effet les petites rues du village. J’ai particulièrement remarqué un passage sous les habitations, nommé Trou du Loup !
Manas – Drôme – mai 2021
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Enfin, je suis arrivée à Rochebaudin. Je fait un arrêt photo au niveau du cimetière où se trouve l’église de l’ancienne abbaye Notre Dame de Sénisse. J’en ai profité pour admirer la vue sur la montagne.
Puis, j’ai rejoint le village en lui-même. Niché au creux d’un ravin sur la Malle, un affluent de la Rimandoule, Rochebaudin est un village surprenant. L’actuelle route passe sur un pont qui domine le bourg originel et s’engage dans un court tunnel creusé dans la montagne à la fin du XIXe siècle. Auparavant le passage de la rivière s’effectuait via deux ponts, le premier situé nettement en contrebas et habité et le second à l’autre bout du village, débouchant au pied des anciennes fortifications.
La vue sur le village depuis le pont principal mérite de prendre le temps de s’y attarder. Les maisons semblent accrochées aux flancs du ravin de la Malle, serrées les unes contre les autres, avec au premier plan les habitations situées sur le vieux pont.
La chapelle Notre Dame surplombe le village et son clocher se dresse largement au dessus de sa toiture lui confère une silhouette que l’on ne peut pas manquer de remarquer en passant par Rochebaudin. Il est possible d’emprunter des escaliers en pierres sèches pour, de terrasse en terrasse, accéder à l’entrée de la chapelle. En cette fin du mois de mai, les genêts fleuris coloraient la scène et surtout apportait une note de suavité sucrée dans l’air.
Je prends mon temps pour flâner dans le village. J’aperçois un chat à une fenêtre qui semble surveiller les passages dans la rue. J’ai bien fait de revenir voir Rochebaudin de plus près : c’est une petite pépite !
De passage à Romans pour une course, je n’ai pas pu résister au plaisir de retourner voir les ballons multicolores dans la rue Mathieu de la Drôme et dans la côte Jacquemart.
Avec le soleil qui brillait et était assez haut dans le ciel, les ballons projetaient leurs ombres colorées sur le sol en un ballet harmonieux.
J’ai également découvert un joli petit ilot de verdure, un petit square bucolique coincé entre les bâtiments administratifs de la place Jules Nadi et ceux de la place Jean Jaurès. Le square Marcel Carné a été réaménagé et rouvert en 2017 après presque 20 ans de fermeture suite à un faits divers sordide. Maintenant placé sous vidéosurveillance, il offre un havre de calme au cœur de la ville que je n’avais encore jamais remarqué. Une fontaine aménagée en fabrique avec cascade apporte une touche de charme.
En arrivant sur la place Jean Jaurès, le soleil éclairait vivement le bâtiment du Trésor Public, soulignant la façade sobre et colorée.
Comme vous avez été plusieurs à le noter, la photo que j’ai publiée la semaine dernière aurait être parfaitement adaptée au thème Dans un pot de fleurs proposé cette semaine pour le projet 52.
Il a donc fallu que je trouve une autre idée… et avec le rythme effréné au boulot en ce moment, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour me pencher sur les pots de fleurs cette semaine.
Cependant, en milieu de semaine, j’ai fait un saut en ville pour apporter un document à Mr 1er et nous en avons profité pour passer un petit moment en terrasse en famille. Quand je suis allée reprendre ma voiture et alors que le soleil commençait à baisser fortement sur l’horizon, j’ai remarqué les aliums devant la médiathèque : ils faisaient comme des pompons en suspension au-dessus des bacs à fleurs !
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Pour découvrir ce que les autres participants ont trouvé dans leurs pots de fleurs, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….
Le week-end dernier avait lieu l’édition 2021 de l’opération De Ferme En Ferme. Après être allée visiter des exploitations agricoles dans la vallée de la Drôme l’an dernier (où en raison de la situation sanitaire, ces journées avaient été décalées en septembre), je suis cette fois allée du côté des Monts du Matin.
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Premier arrêt : Sensations équestres, la ferme équestre de Julie Rozeron qui fabrique des savons avec le lait de ses ânesses sous la marque Juli’Anesse. J’ai connu les savons de Julie par hasard en m’arrêtant au printemps 2019 sur le petit marché de Rochefort Samson où elle est présente (et où elle était accompagnée d’un ânon ce jour-là !) alors que je rentrais d’une balade à La Baume d’Hostun. C’était donc une belle occasion d’aller voir in situ la ferme que j’avais aperçue dans le beau reportage consacré à Julie dans l’émission Faut pas rêver sur « Les amoureux de la Drôme ».
Située sur les contreforts du Vercors, sur les hauteurs de Rochefort Samson, la ferme est située dans un cadre magique. Sur place, le parking se fait à une petite distance de la ferme afin de pouvoir disposer d’un champ qui ne soit pas trop pentu pour y laisser les voitures. C’est aussi l’occasion d’une jolie petite balade pour finir d’arriver à la ferme pendant laquelle on ne peut qu’admirer les paysages environnants.
Le clou de la visite, ce sont bien sûr les ânesses… et surtout les ânons de l’année. Le plus jeune a 3 semaines. Même s’il est encore un peu farouche et ne s’approche pas pour chercher les caresses, difficile de ne pas craquer !
Au pied des Monts du MatinMaman et bébéLe dernier-né sur la ferme de JulieRegard d’âne…Les deux autres ânonsVue sur la vallée de l’IsèreUn dernier coup d’œil aux montagnes avant de repartir…
(*) Sensations Equestres & Juli’Anesse, les Ravets, 26300 Rochefort Samson
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Deuxième arrêt : Noix & Compagnie / Terres des Matras, une exploitation diversifiée autour des noix et des lavandes.
L’arrivée à la ferme se fait entre champs de lavandes et noyeraies. Le parking est à l’ombre des noyers, ce qui compte-tenu du soleil et de la chaleur de ce samedi est bienvenu ! Une fois stationnée, je ne peux pas m’empêcher de longuement photographier le champ de lavande situé au bord de l’espace de stationnement. En effet, la perspective avec la ferme-manoir en toile de fond est vraiment superbe.
Comme je suis seule, je patiente un peu avant l’arrivée d’autres visiteurs pour une visite guidée des installations de préparation des noix après récolte. J’en profite pour aller voir les moutons qui paissent sous les noyers un peu plus bas. Une pierre de sel est la source de petits conflits entre eux, et l’on entend de temps à autre les cornes s’entrechoquer.
Puis, il est temps de commencer à en apprendre plus sur la culture de la noix. L’exploitation fait partie de l’AOP Noix de Grenoble mais produit aussi des noix du Dauphiné. En fait, l’AOP exige certaines variétés et un calibrage minimal. Aussi, les autres variétés cultivées sur la ferme ou de calibre n’entrant pas dans le cahier des charges de l’AOP ne peuvent être vendues comme noix de Grenoble, et sont donc des noix du Dauphiné.
Nous découvrons ensuite l’ensemble de la chaîne de lavage, séchage et calibrage des noix. C’est un long cheminement, mélange d’opérations mécanisées et manuelles, et j’avoue que je n’imaginais pas une telle complexité avant l’ensachage quand je mangeais des noix ! Notre guide nous parle enfin des préparations qu’ils réalisent à partir des noix avant de nous conduire à l’espace dégustation.
A l’ombre des noyers (toujours aussi bienvenue), il est temps de goûter les spécialités salées et sucrées de Noix et Compagnie, mais aussi le sirop et les huiles essentielles de lavande et lavandin ou encore l’huile de tournesol au vrai goût de tournesol (celle vendue dans le commerce est désodorisée pour devenir une huile neutre).
Les lavandes en fleursAutour de la pierre de selNoix de Grenoble vs noix du DauphinéUn dernier coup d’œil aux lavandes….
(*) Noix & Compagnie / Terres des Matras, impasse des Matras, 26300 Beauregard-Baret
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Troisième arrêt : sur le chemin du retour, j’ai fait un crochet par Bourg-lès-Valence afin de découvrir Les arômes de Genas dont j’avais plusieurs fois entendu parler. Ce producteur de plantes aromatiques propose toute une gamme de confits et sirops à partir de ses cultures. Je n’ai pas fait beaucoup de photos car à cette saison, les plantes n’étaient pas en fleurs… mais je suis complètement tombée sous le charme du lieu.
Le manoir de Genas est en effet un manoir du XVe siècle ayant été construit par François de Genas, trésorier de Louis XI. Résidant à Valence, il a fait construire la Maison Dupré-Latour. Le manoir de Genas était sa maison de campagne.
(*) Les arômes de Genas, quartier Genas, 26500 Bourg-lès-Valence
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Et bien entendu, je ne suis pas rentrée les mains vides de ces visites….
De Ferme En Ferme édition 2021 – Drôme – 26 juin 2021
Au fil des balades dans les villages et les jardins au cours du mois de mai, j’ai croisé de nombreux rosiers en fleurs. Un plaisir à la fois visuel et olfactif !
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Jardin Zen d’Erik Borja Beaumont-Monteux – Drôme – mai 2021
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Beauchastel – Ardèche – mai 2021
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Roynac – Drôme – mai 2021
PS : si vous connaissez une roseraie à une distance raisonnable de Valence, n’hésitez pas à m’en parler. C’est un peu tard pour cette année, mais je noterai l’information pour l’année prochaine.
L’été a commencé en début de semaine, le thème du projet 52 est donc parfaitement coordonné avec le calendrier.
J’aurais pu choisir une photo des lavandes en fleurs. J’aurais pu vous montrer un diner en terrasse sous les arbres. J’aurais pu vous proposer un rafraichissement coloré. J’aurais pu aller rechercher des images de bord de mer prises les années passées. J’aurais photographier les champs de céréales dorés par le soleil et bientôt prêts pour la moisson. J’aurais sans doute même pu mettre en image les orages estivaux dont nous avons quelques spécimens ces derniers jours.
Mais en passant dans un magasin de déco et d’accessoires pour la maison, à la recherche d’un tapis, avec Melle 3e, le rayon Plein Air était mis en avant : accessoires pour la piscine, pour le jardin, pour les repas en extérieur étaient ainsi au premier plan. Et plus, discrètement, quelques moulins colorés attendaient dans un coin. Sitôt que nous les avons aperçus, nous avons eu toutes les deux la même idée : il fallait en mettre un dans la cour ! Nous avons choisi celui qui avait le plus de couleurs. Il est maintenant planté dans le grand pot des iris et s’agite avec le vent.
Ces moulins qui ont pour moi le goût de l’enfance et des jeux de plage m’a ainsi semblé parfait pour illustrer l’été qui arrive.
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Pour voir ce que l’été inspire aux autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Cela faisait un moment que Beauchastel était sur ma liste des villages à aller voir. Ce village de caractère est en effet situé à l’entrée de la vallée de l’Eyrieux et j’étais donc passée plusieurs fois devant déjà, sans jamais avoir pris le temps de m’y arrêter. Après avoir entendu qu’il y avait de nombreux rosiers(je vous montrerai cela plus longuement dans un billet dédié aux roses de ce printemps) au fil des ruelles, j’ai décidé d’aller voir cela de plus près.
Le parking est situé en contrebas du village installé à flanc de coteau sur la rive gauche de l’Eyrieux. Après y avoir laissé la voiture, j’ai donc pris le chemin du village médiéval. Sur la petite place, outre quelques chats, je repère assez vite une ancienne porte, l’église et une rue qui porte le nom intrigant de Rue du Ruisseau. En effet, un ruisseau court sous le pavage de la rue et si l’on prête l’oreille, on l’entend glouglouter.
Je remonte donc la rue du ruisseau en direction des ruines du château d’origine. Au pied de la tour, les genêts sont en fleurs et embaument l’air de leur odeur sucrée. Je jette un oeil depuis la table d’orientation, direction plein Sud. Juste en dessous des ruines de la tour, un petit jardin exotique où s’épanouissent cactées et succulentes fait le lien avec le théâtre de verdure et sa fenêtre sur la vallée du Rhône.
De là, j’emprunte les ruelles en escaliers qui se faufilent entre les habitations, les cours et les jardins pour redescendre doucement vers le pied du village. Je croise ainsi une source, la Fontaine du Chat (pour laquelle je n’ai pas trouvé l’histoire associée à ce nom).
C’est un vrai plaisir que de se perdre dans le labyrinthe des ruelles médiévales de Beauchastel, mais le temps file et je dois repartir….
Jardin exotique au pied de l’ancien donjonVue sur l’Eyrieux et la vallée du RhôneGenêts en fleurs au pied de la tourDepuis la table d’orientationLa fenêtre du théâtre de plein airLa vallée de l’EyrieuxAu fil des ruellesPasser sous les maisonsRosiers fleuris au bord des ruellesTuiles » L’Héritier – Turzon – par Charmes« Rue de la fontaine du chat
Chaque année, le retour de la floraison des lavandes est un véritable plaisir. La semaine dernière déjà, j’avais aperçu que les champs à Divajeu commençaient à être déjà très bleus. J’avais alors fait un petit crochet pour voir ceux de La Baume Cornillane où j’étais allée l’an dernier, mais la floraison n’y avait pas encore débuté. La météo ayant été belle et chaude toute la semaine, j’y suis retournée hier… et j’ai bien fait !
Les champs de lavandes sont donc actuellement en pleines fleurs à La Baume Cornillane, pour le plus grand plaisir de mes yeux, mais également de mon odorat. A proximité des cultures, l’odeur suave et apaisante de la lavande se diffuse dans l’air. C’est un vrai bonheur !
J’ai donc une nouvelle fois pris plein de photos… Je me suis arrêtée au bord de cinq champs différents, dans différents secteurs de La Baume Cornillane. Trois faisaient partie de ceux vus l’an dernier, mais les deux autres ont été une belle surprise au détour d’un virage !
Quand j’ai posé ce thème Avion(s) sur la liste pour le projet 52, je ne sais pas trop à quoi je pensais… Peut-être au meeting aérien à côté de chez moi qui n’aura pas encore lieu cette année ? Peut-être aux avions en papier que nous nous amusions à fabriquer et faire voler enfants ? Peut-être aux impressionants appareils de la Sécurité Civile qui stationne régulièrement sur l’aéroport devant lequel je passe chaque jour ?
Par contre, il est peu probable que je pensais à des voyages lointains car je ne suis pas très avion pour les voyages, même s’il m’est arrivé de le prendre car certaines destinations ne peuvent pas être rejointes par le train ou parce que cela m’avait été imposé dans le cadre d’un déplacement professionnel (depuis, pour les mêmes destinations, également accessibles en train, j’ai refusé l’avion et exigé le train…).
En tous cas, je n’ai plus trop pensé au thème jusqu’à la fin de cette semaine. J’ai donc dû faire appel à mes archives. Je suis repartie (virtuellement) au Musée Européen de l’Aviation de Chasse de Montélimar. Plus de 60 avions de chasse, ainsi que quelques autres aéronefs et nombres de pièces ou objets liés à l’aviation, composent le fond de ce musée situé en bordure de l’aérodrome de Montélimar. J’y suis déjà allée deux fois, chaque fois avec autant de plaisir (et en écrivant ce billet, je me dis qu’il faudrait que j’y retourne).
Pour illustrer le thème, ce n’est pas un avion complet que j’ai choisi, mais un détail qui m’impressionne toujours. Voici donc une tuyère d’avion de chasse…
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Pour voir les avions des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…