Pour le thème « Cœur » du projet 52, je me suis longtemps demandée ce que j’allais bien pouvoir prendre comme photo. Je me suis alors souvenue qu’en passant dans les cimetières autour de chez moi, j’avais été surprise de voir des plaques en forme de cœur accrochées aux croix de vieilles tombes. Ces plaques sont soit émaillées soit en zinc. Je n’avais pas souvenir d’en avoir croisé (ou du moins pas de façon si conséquente) en Bretagne.
Je suis donc passée faire quelques photos en début de semaine, mais je n’en étais pas très satisfaite… Je me suis dit que j’allais sans doute trouver une autre idée, sauf que cela m’est complètement sorti de l’esprit. Je n’y ai repensé qu’au milieu de la nuit dernière. Trop tard pour faire de nouveaux clichés !
J’ai donc repris mes photos du début de la semaine. J’en ai choisi une dont l’angle me plaisait plus. J’ai retravaillé la lumière dessus, et je l’ai traitée en noir et blanc, pour le côté un peu intemporel sans doute.
*****************
Pour voir les cœurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
J’étais allée voir l’exposition All-Over de Philippe Favier au Musée de Valence peu après son vernissage, juste avant que les musées ne referment. Par contre, les enfants n’avaient pas eu le temps d’y aller. Aussi lorsque les musées ont pu ouvrir leurs portes à nouveau, notre première sortie a été pour le Musée de Valence.
En octobre, j’avais eu une impression que je n’arrivais pas à définir. Cette fois, je crois que j’ai mieux cerné ce que j’ai ressenti : j’ai eu finalement des impressions très ambivalentes selon les œuvres. Il y en a que j’ai beaucoup aimé et d’autres pas du tout. Globalement, celles qui m’ont plu m’avaient déjà fait bonne impression à l’automne. Ce qui est amusant surtout, c’est que rares sont les œuvres ayant fait l’unanimité parmi nous trois !
Cette fois, il y avait aussi moins de visiteurs dans les salles et nous avons ainsi eu plus de temps pour nous pencher en détail sur les réalisations de Philippe Favier. Car les accumulations cachent de nombreux petits trésors que l’on voit pas forcément au premier coup d’oeil.
Nous avons également disposé de plus de temps que ce que j’avais eu en octobre. Nous avons mis presque 2 heures et demie à faire le tour des salles du musée (et encore, nous avons un peu accéléré à la fin : nos yeux, et nos pieds, commençaient à demander grâce). L’exposition est vraiment très dense. Finalement, la thématique de l’accumulation se vit jusques dans le nombre d’œuvres présentées !
J’étais contente de revisiter cette exposition All Over, par Philippe Favier, et de rejouer avec les points de vue sur les œuvres. Il y a en effet une richesse et une diversité (de techniques, de présentations, de mises en scènes…) rares pour un même artiste et qui permet de vraiment s’amuser en les explorant.
Métamorphose du kitschAutoportraitCelui-ci nous a fait penser à la danse macabre de La Chaise DieuJeux de refletsMises en boîte(s)En rangs !Carte du maraudeur – version Saint PérayECCE…. des œuvres partout partoutAu cœur de l’échiquier
Exposition ALL OVER – Philippe Favier Musée de Valence – Drôme – mai 2021
(*) L’exposition se tient jusqu’au 29 août 2021 au Musée de Valence. Une visite virtuelle est proposée sur le site du musée.
Ce moi de mai ayant été particulièrement pluvieux, j’ai essayé de saisir chaque moment de beau temps pour aller me promener (en dehors de mes heures de travail, bien entendu…). C’est ainsi qu’après plusieurs jours de pluie, nous avons, avec Mr 2e, enfilé nos chaussures de rando pour une balade au pied du Vercors à Peyrus.
Nous sommes partis du fond du ravin des Chichats par le chemin des Moines. Nous étions déjà allés nous promener par là l’hiver dernier, avec la neige. Cette fois, les paysages sont nettement plus verdoyants. Arrivés au niveau du croisement avec le chemin de Drogue, au lieu de continuer à monter, nous avons opté pour la direction des Condamines, sur notre gauche.
Le paysage y est plus ouvert et nous offre de jolis points de vue en direction de la plaine de Valence et plus loin à l’horizon des montagnes ardéchoises. Tout autour de nous, le printemps s’épanouit. Les prés sont colorés d’une multitude de petites fleurs, tandis que les ruisseaux glougloutent, gonflés par les récentes pluies.
En continuant sur le chemin, nous arrivons d’ailleurs à un gué : le ruisseau traverse le chemin avant de cascader et de s’enfoncer au cœur des prés. Quelques bêlements de moutons viennent à peine troubler le calme des lieux. puis, le sentier monte légèrement et nous conduit à la lisière d’un bois.
Là, dans la prairie, je repère rapidement quelques orchidées sauvages, des orchis singes (orchis simia) dont le rose contraste avec le vert de l’herbe de printemps. Puis en m’approchant, je remarque quelques orchis brûlés (neotinea ustulata) et enfin je vois des céphalanthères à longues feuilles (Cephalanthera longifolia). Je suis particulièrement ravie de voir plusieurs individus de celles-ci qui manquaient un peu à mon tableau de chasse photographique (j’en avais juste vu une, une seule fois, sur les hauteurs de Combovin, mais elle était un peu abîmée). Enfin, en regardant dans le sous-bois, pile dans un rayon de soleil, ce sont quelques orchis mâles (orchis mascula) qui m’attendaient.
Après cette récolte photographique fructueuse, nous avons pris le chemin du retour en repartant sur nos pas… et en jouant encore un peu dans le gué du ruisseau !
Après les pluies, les ruisseaux ont un joli débitVue sur les roches de TreillarasVert printemps !Marcher au pied de la montagneAu loin, on devine la montagne ardéchoisePrairie fleurieSuivre le chemin…Orchis singe (orchis simia)Orchis brûlé (neotina ustulata)Orchis mâle (orchis mascula)céphalanthère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia)
Courant mai, un nouveau parc urbain a ouvert à Bourg-lès-Valence. Situé sur les anciens terrains de la Cartoucherie (dont le bâtiment abrite maintenant des studios d’animation), il porte officiellement le nom de Bernard Piras, ancien sénateur-maire de la ville.
Construit en terrasse pour suivre la déclivité du terrain, le parc offre de jolies vues sur la Cartoucherie ainsi que sur l’Ardèche et la montagne du Crussol qui lui font face. Des chaises et chaises-longues invitent à y faire une pause, tout comme les immenses tables sous la structure de la pergola qui sera végétalisée. Une grande aire de jeux très colorée vient compléter les équipements du parc.
Le parc est traversé par un canal, issu de la source de Flavie, et qui permettait initialement d’envoyer via un bassin de rétention l’eau nécessaire au fonctionnement de l’usine vers les bâtiments. Et en bordure du parc, on retrouve d’un côté la gare, qui servait à expédier les productions de la Cartoucherie et était directement reliée à la ligne Valence/Grenoble (et donc facilement accessible depuis la ligne Paris/Méditerranée) et de l’autre côté, un petit entrepôt, construit en 1902. Tous les deux sont classés au titre des monuments historiques, tout comme le bâtiment principal et la cheminée ainsi que le système hydraulique.
L’ensemble offre aujourd’hui un joli parc agréable pour se promener, se prélasser, ou s’amuser….
Le bâtiment principal et la cheminée
Invitation au bavardageAu coeur du nouveau parcAire de jeuxL’ancienne gareA la source…Sous la pergolaIris des maraisLe canal de FlavieVue sur le bâtiment principalLe printemps au parc de la CartoucheriePorte de l’entrepôtAu bord du canal de FlavieL’ancienne entrée des bureaux de la Cartoucherie
Parc Bernard Piras / La Cartoucherie – Bourg-lès-Valence – Drôme – mai 2021
Cette semaine, nous allons faire un tour au marché pour le projet 52.
J’aime bien aller faire mes courses au marché. J’y vais quasiment toutes les semaines, le mardi rapidement en toute fin de matinée pas très loin de chez moi (c’est mon jour de télétravail) ou le samedi sur le grand marché de la place des Clercs à Valence (et parfois, pour changer et si je n’ai pas besoin d’aller à Valence pour autre chose, je vais à celui de Crest ). Chaque marché a son ambiance particulière.
C’est l’occasion surtout de faire des provisions en produits frais dont une bonne partie chez des producteurs : fruits et légumes, fromages et crèmerie de vache, chèvre ou brebis, viandes et charcuteries… Je reviens systématiquement avec mon panier rempli à ras-bord, et parfois même un sac ou deux en plus à la main ou sur l’épaule.
Samedi dernier, j’étais d’ailleurs au marché quand j’ai repensé au thème de cette semaine, et me suis rendue compte que je n’avais pas pris mon appareil photo. C’est dommage car il y avait du soleil, un petit groupe de jazz et de jolies couleurs sur les étals. Tant pis, je me suis contentée de profiter du moment, et faire le plein de légumes savoureux.
C’est donc une photo qui date de l’automne dernier que je vous propose. C’était un marché un peu particulier ce jour-là à Romans car il avait lieu dans le cadre de la fête de la pogne et de la raviole. Tous les boulangers de la ville avaient leurs stands proposant diverses déclinaisons de la pogne, dans plein de tailles différentes… aussi bon à déguster que joli à regarder !
*******************
Pour voir ce qu’il se passe sur les marchés des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Initialement, j’avais prévu une randonnée en forêt de Saoû mais la météo était très incertaine, et les averses avaient tendance à se succéder. Comme j’étais déjà dans le secteur de Saoû, j’ai cherché une alternative… C’est ainsi que je me suis retrouvée sur les petites routes entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme, et que j’ai fait un arrêt pour visiter le village du Poët Célard.
Le Poët Célard est un village perché, dominé par son château médiéval. Celui-ci après avoir failli disparaître a été racheté par un groupe d’habitants du village qui y ont installé un hôtel restaurant. Une bonne partie des espaces extérieurs est restée libre d’accès et permet d’avoir un panorama impressionnant d’où l’on découvre par delà la vallée du Roubion le bord méridional du synclinal de Saoû.
Pour y accéder, il suffit de monter par les calades et escaliers qui jalonnent le vieux village. Cette courte balade permet de s’imprégner de l’ambiance mi-médiévale mi-provençale du village. Une fois la porte du château passée, il est possible de se rendre dans différents jardins suspendus, petits havres de calme invitant au repos et à la contemplation. Je fais également le tour du bâtiment pour profiter de la terrasse panoramique (et je me dis que j’y aurais bien pris un café si la situation avait permis que le bar soit ouvert… )
Après avoir largement profité des différents points de vue, il me faut me résoudre à redescendre. Je passe alors par une des anciennes portes fortifiées du village, et je remarque deux vieilles plaques de cocher situées là. Un plan de la ville indique un lavoir-fontaine un peu plus loin. Effectivement à quelques dizaines de mètres de là, je découvre un charmant petit lavoir, bordé d’un talus fleuri et dont la fontaine coule activement.
Si le village du Poët Célard n’est pas très grand, il mérite à coup sûr un arrêt !
Dans le vieux villageL’ancienne église du villagePrendre le temps au cœur des jardins suspendusVue depuis la terrasse panoramique du châteauEn redescendant du châteauLa fontaine-lavoirPlaques de cocherPoint de situation géographique
Le Poët Célard – Drôme – mai 2021
*******************
Lors de mon petit road-trip, j’ai également fait un arrêt au bord du Roubion à Bourdeaux… (et l’on y constate bien le côté menaçant de certains nuages…)
Bourdeaux – Drôme – mai 2021
*******************
Je voulais aussi passer par Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage dans le secteur, mais des travaux sur la route m’auraient contraint à un gros détour… alors j’ai fait demi-tour à Félines-sur-Rimandoule (dont j’aime beaucoup le nom) pour retourner vers Crest.
Au début du mois de mai, alors que le ciel hésitait entre pluie et soleil, je suis allée faire un tour entre Peyrus et Saint Vincent la Commanderie. Après avoir laissé la voiture sur le parking du cimetière, et hésité à rentrer directement chez moi à cause d’une averse, j’ai rejoint le sentier qui part de l’autre côté de la chapelle Saint Pierre.
Après être montée le long des champs, au lieu d’aller vers la droite et le village de Peyrus, j’ai tourné vers la gauche sur le chemin qui longe le pied de la colline. De là, j’ai rejoint la route des Carrats. Après les pluies abondantes des jours précédents, le ruisseau était gonflé et s’écoulait rapidement, formant ici ou là des mini-cascades.
J’ai suivi la route qui longeait le ruisseau. Assez vite, la vue s’est dégagée et je me suis retrouvée avec les roches de Treillaras en point de mire. Au pied de la montagne, le printemps s’épanouissait en de multiples nuances de verts.
J’ai continué sur la route jusqu’à arriver au hameau des Carrats, toujours bercée par le son du ruisseau. Des prairies ont commencé à occuper l’espace plus large entre les collines. Quelques orchidées faisaient les belles, plus ou moins discrètement.
Alors, j’ai fait demi-tour, et en revenant vers le cimetière, j’ai croisé des champs d’aromatiques aux lignes graphiques. Finalement, le soleil avait brillé tout au long de ma balade, lui donnant par moment des allures quasi estivales.
En sous-bois, le chemin était bordé de renoncules « boutons d’or »Délicatesse des fleurs sauvagesOrchis pourpreOn commence à apercevoir les falaises du VercorsOrchis singePrairies verdoyantesAu hameau des CarratsVue sur les roches de TreillarasOrchis « homme pendu »Au bord du ruisseauLignes graphiques des champs d’aromatiques
Quelque part entre Peyrus et Saint Vincent la Commanderie – Drôme – mai 2021
Comme chaque mois de mai, je suis allée voir les iris en fleurs aux Iris du Grand Barbu. Le jour où j’y suis allée, la météo était assez incertaine. D’ailleurs, pendant que j’admirais les fleurs, une grosse averse est venue arroser le jardin. Vite chassée par le retour du soleil, la pluie avait laissé des perles sur les pétales, créant de nouvelles perspectives photographiques… surtout lorsque le soleil est venu jouer avec les gouttes, comme autant de petits diamants !
Iris du Grand Barbu – Chabeuil – Drôme – mai 2021
(*) L’accès au jardin des iris du Grand Barbu est libre durant la période d’ouverture. La commande d’iris est possible. Ils sont alors à récupérer durant l’été. Les conditions d’accès au jardin sont disponibles sur le site internet du jardin.
Cette semaine, je vous ai proposé d’aller faire un tour « dans les environs » pour le projet 52. Libre à chacun d’interpréter ce thème à sa guise, de définir la distance couverte par les environs, de décider s’il s’agit des environs de chez soi ou de ceux d’un lieu de villégiature…
Pour ma part, c’est autour de chez moi que je suis restée. Les limitations de distance vécues au fil de ces derniers mois m’ont parfois amenée dans des lieux proches de chez moi mais où je n’étais encore jamais allée ou ramenée dans d’autres que j’ai apprécié parcourir à nouveau.
Vendredi dernier, avec Melle 3e, à la fin de la journée, nous avons eu envie de prendre l’air. Nous sommes allées faire un tour dans la campagne environnante. A cette saison, les herbes sont hautes et attendent d’être fanées (ce qui d’ailleurs n’a pas tardé beaucoup après notre passage : les foins ont été ramassés en début de cette semaine).
Dans les environs donc, il y a la campagne, tranquille.
*******************
Pour voir ce qu’il y a dans les environs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Durant les vacances de printemps, alors que Mr 1er et Melle 3e prenaient une leçon d’équitation, j’ai profité du soleil de la fin d’après-midi pour aller (enfin) découvrir ce qui se cache sur les hauteurs du centre équestre. En effet, cela fait bientôt 10 ans que je fréquente de façon régulière les lieux… et je ne m’étais jamais aventurée sur certains sentiers qui partent dans la montagne au dessus du domaine des Pialoux !
Partant du parking, j’ai d’abord suivi la route, puis au bout de celle-ci, j’ai pris la piste sur la droite. Celle-ci mène à différents prés occupés par les chevaux. A cette saison, les prés sont couverts de fleurs jaunes, et les couleurs éclatantes. Certains chevaux me jettent vaguement un regard mais ils sont trop occupés à brouter l’herbe verte pour vraiment s’intéresser à moi.
Je continue mon ascension, toujours sur la piste. Je croise un ruisseau que je retrouverai un peu plus loin. Je découvre de nouveaux points de vue sur la montagne de la Raye. J’admire le panorama sur la plaine de Valence avec la montagne ardéchoise qui se dessine à l’horizon.
La piste me mène dans une cluse, creusée par le ruisseau que j’entends s’écouler plus bas, au pied des parois rocheuses. L’environnement est alors plus minéral, plus austère. Mais bien vite, je rejoins une combe. Là, l’espace est suffisant pour permettre une activité agricole dans un vaste champ bordé de forêts et longé par le ruisseau. Face à moi, la piste devient chemin et mène en direction des hauteurs de Combovin, vers Combe Grand et les Terres Blanches.
Pour ma part, je fais demi-tour : j’ai un horaire à respecter ! En redescendant, je remarque plusieurs orchis pourpres que je n’avais pas vu en montant, alors que j’étais focalisée sur le paysage…
Un dernier coup d’œil aux chevaux, et je rejoins mon point de départ.
Chevaux au préVue furtive sur la montagne de la RayeEn direction de la cluseArrivée dans la combe de l’AbbayeVue sur la montagne de la RayePanorama sur la plaine de Valence
Domaine équestre des Pialoux – Montvendre – avril 2021