Le massif de Belledonne est aux portes de Grenoble. Je l’ai souvent observé mais je n’y étais jamais allée. Ce n’est pourtant pas très loin de la maison (il faut compter environ 1h30 de route pour me rendre à Chamrousse). Cela faisait un moment que je voyais passer des photos des lacs que l’on peut y admirer. Alors un week-end de septembre, j’ai décidé d’aller y faire un tour. Le samedi, j’ai pris le soin de repérer une trace de randonnée sur une application. Et le dimanche, direction Chamrousse pour une douzaine de kilomètres en montagne.
Lac Achard
De Chamrousse 1750 au lac Achard, une balade sous les arbres
Je suis partie de la station de Chamrousse 1750, au niveau de la Croisette. Très vite, je longe le lac de la Lauze, une retenue collinaire artificielle destinée à l’enneigement des pistes de ski. De l’autre côté de la vallée, on voit très bien la bordure orientale du Vercors. Le Mont Aiguille se détache nettement dans le paysage.
Le lac de la Lauze, face au Vercors (Le Mont Aiguille est tout à fait à gauche)C’est parti vers le lac Achard
La direction du lac Achard est très bien indiquée et le sentier est clairement balisé. Il y a pas mal de monde sur ce tronçon. Il faut dire que c’est une balade assez facile. Les familles y sont nombreuses, les groupes d’amis également. On monte essentiellement en sous-bois. Il faut juste se méfier des nombreuses racines et des quelques cailloux. Mais globalement, je n’ai pas trouvé de difficulté sur cette partie. A l’arrivée, la récompense est un joli lac de montagne, entouré de sapins qui s’y reflètent.
sur le sentier vers le lac Achardau bord du lac Acharden montant au dessus du lac Achard, on découvre de nouveau un point de vue sur le Vercors (si vous faites attention, vous devinerez la silhouette du Mont Aiguille)
Du lac Achard aux lacs Robert, une montée en altitude
Je dépasse le lac Achard et continue à monter, direction les lacs Robert. Je croise plein de petits lacs : je ne m’attendais pas à ce qu’il y en ait autant et je tombe sous le charme. Progressivement, le sentier se fait plus ardu, et plus pentu. Au col de l’Infernet, j’ai aussi changé de versant et c’est maintenant l’Oisans que je devine entre les sommets.
J’ai eu un coup de cœur pour ce petit lac au milieu des montagnes !
Le chemin continue à monter. Il devient de plus en plus caillouteux. La végétation tend à devenir rase, voire même à disparaitre. Je suis au dessus de 2000 mètres d’altitude et cela se ressent sur le paysage. La montée reste assez régulière et ne présente pas de difficulté particulière. En arrivant au col de la Botte, je fais une pause pour admirer le paysage, époustouflant.
Entre le lac Achard et les lacs Robert, la typologie du paysage change : les cailloux prennent le pas sur la végétation (mais il y a toujours des petits lacs un peu partout)
Après le col de la Botte, j’aborde un sentier plutôt aérien, qui longe la montagne. De faible largeur, il n’inspire pas complètement confiance et il traverse un joli pierrier. De plus, il n’est pas toujours facile d’y croiser (ou dépasser) quelqu’un. Pour ma part, j’ai trouvé que c’était la partie la plus difficile de l’ascension (peut-être aussi parce que c’était la dernière partie… ou que je gardais encore une légère crainte face aux sentiers caillouteux après mon expérience dans les Ecrins ?). Heureusement, on finit par arriver au col des Lessines et là, le panorama fait tout oublier ! D’un côté, on jette un œil sur l’Oisans et de l’autre, on domine les lacs Robert. C’est magnifique.
Le sentier entre le col de la Botte et le col des Lessines passe à flanc de montagneUn dernier coup d’œil côté Oisans
Les lacs Robert, la pause avec vue
Je suis arrivée au col des Lessines à l’heure du déjeuner. J’ai donc sorti mon pique-nique face à une vue magique. Seul bémol : j’étais loin d’être la seule à avoir eu cette idée, et j’ai eu un peu de mal à me trouver un coin d’herbe tranquille. Mais, peu importe : le point de vue en valait la peine !
les lacs Robert depuis le col des Lessines : la récompense après la montée
Après ma pause, j’ai pris le chemin du retour. Pour cela, je suis descendue jusqu’aux lacs Robert pour les longer et redescendre de l’autre côté.
Je crois que j’ai débloqué une nouvelle passion pour les lacs d’altitude !Je ne suis jamais allée dans les Dolomites, mais ce paysage m’a fait penser à des images que j’en ai vues
Des lacs Robert à Chamrousse, une descente dans les cailloux
Pour le retour à la station, je suis passée par la brèche Robert Sud puis par le couloir de la Casse Rousse. Je n’avais sans doute pas bien regardé le topo avant de partir aussi, j’ai été surprise de me retrouver dans des pierriers importants. Il n’est pas possible de passer sans mettre les mains en raison de la taille des cailloux. Et si le chemin est bien balisé, il faut quand même parfois se poser la question de savoir sur quelle pierre c’est le plus simple de passer…
Ceci est bien le chemin !
Heureusement, il y a quelques bonus à passer par là. Déjà, les points de vue sur la Chartreuse et l’agglomération grenobloise valent le coup d’œil. Mais surtout, j’ai eu la chance de voir des bouquetins. J’étais à un moment seule dans un pierrier sous une falaise et faisait une pause pour boire quand j’ai entendu un son étrange, comme un choc sur les pierres. Je me suis retournée vers la falaise et malgré le soleil qui était pile au dessus de la crête, j’ai aperçu une paire de cornes massives. Aucun doute : il y avait un bouquetin au dessus de moi. J’ai avancé un peu pour ne plus être éblouie par le soleil. Le mâle aux grandes cornes était couché mais à côté, il y avait une femelle qui se déplaçait et broutait les feuillages. Je suis restée très longtemps à les observer. Mes photos sont loin d’être réussies (les conditions de lumière étaient vraiment compliquées) mais je suis contente d’avoir pu en prendre quelques-unes de cette rencontre.
Dominer l’agglomération grenobloise et faire face à la ChartreuseRencontre avec les bouquetins : la femelle est perchée sur un rocher, tandis que le mâle est couché un peu plus bas dans la végétation (on voit surtout ses cornes) En regardant de plus près la photo, j’aperçois également une paire de cornes sur la gauche dans les arbres : il y avait donc 3 bouquetins alors que je pensais en avoir croisé 2.
Une fois sortie des pierriers, j’ai rejoint les pistes de ski pour redescendre vers la station. J’ai encore croisé une petite retenue artificielle d’eau, le lac du Vallon. Puis, toujours via les pistes de ski, je suis revenue à Chamrousse 1750. Après un dernier regard sur le Vercors, il était temps de rentrer.
Depuis Chamrousse, vue sur le Vercors et le Mont Aiguille, mais aussi sur les lacs de la Matheysine
Chamrousse – Isère – septembre 2026
Informations pratiques
La randonnée que j’ai faite est longue d’environ 12 km pour 560 m D+. J’ai mis environ 5 heures, pauses comprises.
Dans les topos et traces que j’ai trouvées, cette randonnée vers les lacs Robert est généralement indiquée comme modérée, mais je l’ai aussi vue en difficile. Il faut bien comprendre qu’il y a de longs passages techniques qui peuvent mettre en difficulté des personnes qui n’en ont pas l’habitude. De plus, certains passages ne conviennent pas aux personnes souffrant de vertige. A titre d’information, j’ai échangé avec des personnes sur le chemin qui me disaient que les pierriers dans lesquels nous étions leur faisaient penser au GR20 en Corse !
Avant de partir, il convient de vérifier les prévisions météo, et de s’équiper en conséquence (eau en quantité suffisante, vêtements chauds et/ou impérméables…), mais aussi de savoir renoncer à y aller si les conditions ne sont pas bonnes.
En montagne (comme dans tous les milieux naturels), on respecte quelques règles simples de bonne conduite, entre autres :
On emporte ses déchets, même ceux qui semblent biodégradables.
On ne perturbe pas la faune. On respecte les zones de reproduction des espèces quand elles sont indiquées. On ne nourrit pas les animaux sauvages.
On ne se baigne pas dans les lacs d’altitude qui sont des écosystèmes très fragiles. La baignade est d’ailleurs complètement interdite au lac Achard (même pour « juste les pieds »).
On ne fait pas de feu.
On ne fait pas de bruit abusif, à la fois pour la faune et pour les personnes que l’on croise.
A la fin du mois d’août, je suis partie 3 jours en trek dans le massif des Ecrins. Cette expérience a été pour moi exceptionnelle à plus d’un titre, qu’il s’agisse de son organisation ou de son contenu. Je suis revenue de ce secteur des Alpes que je ne connaissais pas du tout complètement émerveillée, prête à repartir pour continuer à explorer ces paysages fabuleux. Venez, je vous raconte comment je me suis retrouvée pour un week-end en montagne avec des inconnus, et tout ce que j’ai vécu et découvert durant ces 3 jours.
Des sommets, des rivières, des vaches… un petit air de paradis montagnard.
Avant le départ, un concours de circonstances
Pour moi qui randonne à 95% du temps seule, vous devez vous demander comment je me suis retrouvée dans un groupe avec une douzaine d’inconnus en pleine montagne. Je ne cherchais pas particulièrement ce type d’expérience, et c’est le hasard qui s’en est mêlé. Au début du printemps, j’avais rencontré Marine lors d’une journée de randonnée dans le Vercors organisée par des connaissances communes. Quelques temps après, elle avait annoncé sur son compte Instagram qu’elle avait cocréé un séjour dans les Ecrins avec l’agence Basalte. J’étais allée jeter un œil au programme et s’il me plaisait bien, j’avais peur que ce soit un peu trop optimiste par rapport à mon niveau. Après pas mal d’hésitations, quand j’avais finalement cherché à m’inscrire, le séjour était complet.
Partir en groupe, une expérience différente de la randonnée en solitaire
J’avais donc un peu oublié cette idée, quand mi-juin, Marine annonce qu’une place vient de se libérer. Je le vois comme un signe. Je ne réfléchis pas, et je m’inscris. Je sais que le programme du séjour est ambitieux. Mais je me sens plus en forme que 2 mois avant, et pour une fois, j’essaie pas de ne pas sous-évaluer mon niveau réel. J’ai malgré tout encore 2 mois avant le départ, 2 mois pendant lesquels je vais plusieurs fois remettre en question ma capacité à avoir la forme physique nécessaire pour le séjour (dont la difficulté est notée 3/5 par l’agence). Globalement, je suis tellement heureuse à l’idée d’une expérience différente de mes habitudes que je suis prête à faire taire tous mes doutes.
Le long de la Romanche
Sur place, émerveillement et découvertes
Jour 1 – une arrivée chaotique
La montée vers le refuge
Pour gagner le lieu de rendez-vous à Villar d’Arêne, j’avais réussi à m’organiser avec d’autres participants pour un covoiturage au départ de Valence. Le jour J, des accidents sur l’autoroute ont retardé notre départ de Valence car nous attendions les 2 personnes arrivant de Montpellier. Nous sommes donc arrivés avec 2 heures de retard au parking de départ du séjour. Suite à des échanges téléphoniques, il avait été convenu que le groupe partirait vers le refuge sans nous et que nous commencerions à avancer seuls sur le GR 54 dès que nous serions là. Flo, notre accompagnateur, reviendrait à notre rencontre dès que le groupe serait installé au refuge.
Au départ de la montée vers le refuge
Comme nous savions que nous étions en retard et que nous n’avions pas envie de louper l’heure du repas au refuge, nous avons commencé à marcher immédiatement d’un bon rythme. Si j’avais encore des doutes sur ma capacité à maintenir un effort soutenu sur la durée, ils sont été complètement balayés ce jour-là. Malgré tout, nous avons pris le temps de sortir rapidement nos appareils photos (un des avantages à partir avec d’autres passionnés de photo). Il y avait eu de gros orages la veille et encore le matin, et l’ambiance était assez exceptionnelle. Les rivières et les cascades étaient gonflées et je n’ai pas pu m’empêcher de leur trouver un air des Highlands d’Ecosse. Nous apercevons aussi quelques marmottes.
Les nuages sont encore bas et nous cachent les sommets
Une soirée au refuge
Nous arrivons en vue du refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne, notre destination du jour. Le chemin devient plus plat. Nous traversons un troupeau de vaches à l’estive. Nous sommes à quelques centaines de mètres du refuge quand Flo nous retrouve. Il nous donne quelques explications sur les lieux, ainsi que sur le fonctionnement du refuge. Nous serons trop tard pour profiter de la douche qui est coupée à 18.00, et devrons nous contenter ce jour-là d’une toilette de chat. Nous gagnons le dortoir où nous faisons connaissance avec une partie du groupe (nous sommes pile le bon nombre pour occuper un dortoir complet. Sinon, en refuge, on peut se retrouver à partager un dortoir mixte avec des inconnus. C’est le gardien qui décide de l’organisation des couchages). Nous posons nos affaires sur les couchettes encore disponibles, attrapons nos frontales (l’électricité étant auto-produite, le refuge n’est presque pas éclairé) et descendons dans la grande salle pour rencontrer le reste du groupe, prendre un rafraichissement puis diner.
Sur la terrasse du refuge
L’ambiance est chaleureuse. La première impression avec le groupe est très sympathique (et ça ne se démentira pas). Beaucoup sont aussi armés de leurs appareils photos. Le diner est simple, mais vraiment bon (mention spéciale pour la soupe carottes/oranges). Les plats sont posés au centre de la table et il nous est demandé de desservir et passer un coup d’éponge à la fin. J’avais beaucoup entendu parler de cette convivialité en refuge et je ne suis pas déçue. En plus, comme nous sommes vendredi soir, il n’y a qu’une trentaine d’occupants. Vu la taille de notre groupe, nous avons notre propre table mais les randonneurs qui sont seuls ou à deux sont attablés avec d’autres. Comme pour les chambres, c’est la gardienne du refuge qui attribue les places.
Nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude
Après le repas, nous assistons au brief du lendemain concernant les prévisions météo et l’organisation du petit déjeuner. Avec le groupe, nous convenons de notre heure de départ du lendemain. Nous sommes quelques-uns à nous rechausser pour profiter des alentours du refuge avant la tombée de la nuit. Je vais me coucher assez tôt : la journée m’a épuisée.
Soirée autour du refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne
Jour 2 – la montagne dans toute sa splendeur
Une belle journée qui débute
Je ne peux pas dire que ma première nuit au refuge a été hyper récupératrice. Il faisait chaud dans le dortoir, et m’étant couchée très tôt, j’étais réveillée très tôt. Mais, pour une fois, je me suis rendormie et j’ai fini par être la dernière à me lever, émergeant à cause des bruits de mouvements autour de moi. J’ai donc vite fait enfilé mes vêtements avant de descendre prendre un solide petit déjeuner. Nous avons une grosse journée de montagne qui nous attend. Une fois le sac délesté de ce qui n’est pas nécessaire pour la journée (nous passons à nouveau la soirée et la nuit dans le même refuge), nous descendons vers la Romanche qui coule en contrebas. Un troupeau de vaches se déplace d’un côté à l’autre de l’alpage et nous offre le spectacle de leur déambulation au son des cloches.
début de journée sur le pic de ChamoissièreVaches à l’estive sur l’alpage
Un début de randonnée tranquille
Le début de la randonnée du jour est assez tranquille. Nous descendons dans le fond de la vallée et remontons le cours de la rivière. Flo nous donne des informations sur la géologie, mais aussi la géographie, la faune et la flore du massif. Il nous explique que nous entrons dans le cœur du parc national des Ecrins, un lieu encore plus préservé que le reste de la réserve naturelle. A Valfourche, nous délaissons les bords de la Romanche pour nous diriger vers le refuge du pavé, le but du jour. Peu à peu, le paysage change, et la végétation rase laisse place à un environnement très minéral. La montée est régulière. Nous avons dépassé l’étage alpin, et nous entrons dans l’étage nival.
Dans la haute vallée de la Romanche avant que le soleil ne dépasse les sommets
La progression dans les cailloux
Le paysage est maintenant exclusivement minéral. On traverse pierrier sur pierrier. Quelques torrents descendent de la montagne en cascades. Nous dominons un glacier. Je me sens minuscule face à ces montagnes imposantes. Nous abordons un ligne de moraine. Flo nous en explique la création, avec le mouvement des glaciers. Malgré la beauté de l’environnement, je commence à prendre de moins en moins de plaisir à avancer. Mon mollet recommence à me faire vraiment mal, le genou compense mais devient lui aussi douloureux. Je ne suis déjà pas la plus rapide du groupe, mais j’ai encore tendance à ralentir.
Pause photo !Randonnée version cailloux !
Un arrêt sur la moraine
J’avise le chemin qui reste à parcourir jusqu’au lac du pavé, environ 1.5 km et une centaine de mètres de D+, auxquels il faudra ajouter le retour au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne. J’en parle avec Flo et lui indique mon souhait de ne pas aller jusqu’au bout ce jour-là. Je lui explique que cette décision n’est pas pour moi un échec : j’ai fait plus que je n’ai jamais fait en terme de D+ (environ 800 m), et avec le retour ça me fera quand même une belle balade. J’aurais pu continuer « au moral » jusqu’au refuge mais je ne sais pas si j’aurais pu redescendre (ou en tous cas, le retour n’aurait pas été serein du tout). Flo accepte que je me sépare du groupe car nous sommes sur un chemin fréquenté, bien balisé et qu’il repassera aussi par là sur le retour. Il me donne quelques consignes de sécurité (rester sur le chemin, faire autant de pauses que nécessaire, l’attendre si besoin, boire…) et vérifie que j’ai assez d’eau avant de rejoindre le groupe qui a continué à avancer.
Vue sur le glacier
Comme vu avec Flo, je fais une vraie longue pause avant de repartir. Je prends plein de photos des montagnes qui m’entourent. Entre le glacier et les cascades, je suis fascinée par ce paysage. Je m’installe sur un gros bloc de granit au soleil. J’enfile un pull car à presque 2700 mètres d’altitude, en bordure de glacier, l’air est frais quand on ne bouge pas. Je profite du soleil. Je sors mon pique-nique de mon sac. Je reprends des forces, tranquillement.
Il y a des cascades partout !
Le retour au refuge
Je repars presqu’une heure après. Je me sens de nouveau en forme. J’ai moins mal après ce temps de repos. Je commence assez doucement la descente mais j’ai finalement assez vite un bon rythme malgré la succession de pierriers. Je cherche un peu comment traverser un torrent : le chemin n’est pas très clair dans cette zone qui semble avoir bougé de façon récente. Peu à peu, je retrouve la végétation. Je me retrouve même nez à nez avec une marmotte sur le sentier. Arrivée au bord de la Romanche, le paysage est baigné de soleil et la couleur de l’eau est magique. Comme annoncé par Flo, le sentier est très fréquenté et je croise beaucoup de monde. J’échange quelques mots avec certains. Je prends du plaisir à fouler les chemins. Seule, j’ai l’impression de retrouver mes réflexes de randonneuse !
Dans la haute vallée de la Romanche
Une fin de journée au refuge
Je suis de retour au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne vers 15.30. J’en profite pour filer à la douche avant qu’il n’y ait la queue. Puis, je m’offre une limonade sur la terrasse en admirant les montagnes. Pieds nus, je me dirige vers un petit promontoire qui domine la vallée de la Romanche. De là, je vois le chemin par lequel mes camarades vont revenir. Les premiers arrivent vers 17.15. Dès qu’ils m’aperçoivent, ils me font signe de la main. Ils viennent me voir, prendre de mes nouvelles. Il y a vraiment énormément de bienveillance dans ce groupe. Au fil des arrivées, nous nous installons sur la terrasse avec une boisson, guettant les retardataires. Les derniers arrivent vers 18.30, avec difficulté (et je regrette d’autant moins ma décision du midi).
L’attente…
Le reste de la journée ressemble à la veille. Nous nous retrouvons autour d’une grande table. Le repas est servi au centre de la table, simple, bon et réconfortant. Le briefing suit le repas. L’ambiance est par contre un peu différente. Ce soir, le refuge est plein : il y a 80 personnes. C’est plus bruyant. Je constate aussi que certains pensaient que le refuge fonctionnait comme un hôtel et s’offusquent de certaines règles, de l’absence d’électricité disponible ou de devoir redescendre leurs déchets. Avec le groupe, nous demandons à Flo de nous faire un atelier de cartographie. C’est très intéressant et cela permet de (re)poser les bases. Une fois les lumières de la salle commune éteintes, je vais me coucher. Certains sortent pour aller regarder les étoiles. Mais je manque clairement de courage.
Juste avant que le soleil se cache derrière la montagne..
Jour 3 – une descente en douceur
Prendre le temps avant de repartir
Le dernier matin, il était prévu de monter jusqu’au col d’Arsine avant de redescendre vers le parking. Afin de tenir les délais de retour (certains avaient un train à prendre), le départ était prévu à 7.30. Cette fois, je n’ai pas eu de souci de réveil trop tardif. En discutant autour de nos bols de café, j’ai appris que 3 des autres participantes ne souhaitaient pas aller jusqu’au col, préférant redescendre tranquillement vers le parking. En effet, la sortie de la veille avait laissé quelques traces et marcher vite leur était impossible. Si j’avais été seule, j’aurais sans doute fait une partie de la montée vers le col, sans forcément aller jusqu’au lac avant de prendre de l’avance par rapport au groupe sur la descente. Mais, j’en ai profité pour me joindre à elles.
Lumières du matin au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne
Nous ne sommes pas parties tout de suite du refuge. Nous avons pris le temps de trainer un peu, de boire un café, de jouer avec le chien de la gardienne. Nous avons beaucoup discuté. Et quand le soleil a fini par rayonner sur toute la vallée, nous sommes parties.
Un matin au refuge de Villar d’Arêne
Cheminer le long de la rivière
Le retour au parking s’est fait au rythme de la plus lente de nous 4, qui avait vraiment très mal à un genou et peinait à marcher. J’ai vraiment eu le sentiment d’être la plus en forme, la moins marquée par les chemins de la veille. J’ai su que j’avais réellement pris la bonne décision en m’arrêtant avant de forcer plus que de raison. Etant la plus rapide, j’ai fermé la marche. J’ai pu faire beaucoup de pauses photos. J’ai pu échanger, parfois longuement, avec les personnes que nous avons croisées. J’ai vraiment profité des paysages, des marmottes, des vaches, de la rivière, des cascades. J’ai contemplé ce qui se trouvait autour de moi, sans avoir à me soucier de devoir recoller au groupe.
Marche contemplative au bord de la Romanche
Sur les conseils de Flo, nous avions pris un chemin différent de celui emprunté deux jours avant pour monter au refuge. Nous avons longé la Romanche avant de rejoindre le tracé du GR54 que nous avions pris pour venir. La météo était beaucoup plus souriante et les paysages n’avaient rien à voir. A plusieurs reprises, nous nous sommes demandées si nous étions passées à cet endroit en arrivant ou pas, tant il semblait différent. En apercevant le bleu du lac au pont d’Arsine, je n’avais pas souvenir qu’il y avait un lac à cet endroit quand nous étions arrivés. Il y était pourtant bien mais avec une couleur bien différente.
Retour vers le pont d’Arsine
Le reste du groupe nous retrouve au parking. Le week-end touche à sa fin. Nous échangeons nos impressions. Il est l’heure de se séparer. La fatigue se fait sentir et l’ambiance dans la voiture est beaucoup plus calme qu’à l’aller…
On devine le lac du pont d’Arsine au fond de la vallée
Après, un retour sur expérience
Au cours de ce week-end, j’ai découvert des paysages fantastiques, et cela m’a encore plus donné envie d’aller passer du temps en montagne. Pour cela, je peux m’appuyer sur l’expérience de ce week-end.
J’ai passé 2 nuits en refuge gardé. C’était la première fois que je dormais en refuge. Etre avec le groupe a facilité cette première expérience. Maintenant, je sais comment cela se passe, et je peux prévoir d’y aller seule.
J’ai fait une randonnée avec le plus fort dénivelé que j’ai parcouru à ce jour. Sur l’ensemble du trajet aller/retour entre le refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne et mon demi-tour, j’ai fait quasiment 1000 m D+ (le maximum précédent était je pense la montée au Puy de Sancy). J’ai moins peur d’envisager une sortie avec beaucoup de D+.
J’ai marché 6 heures à plus de 2000 mètres d’altitude. Pour quelqu’un qui a grandi en bord de mer, ça sonne presque irréel. Mais surtout, je sais que je peux partir sur des randonnées un peu plus longues, même en montagne.
J’ai porté mon sac pour 3 jours. N’étant jusqu’à présent partie qu’en randonnée à la journée, une de mes craintes était de ne pas pouvoir assurer avec un sac plus lourd. Je sais donc que je peux le faire.
J’ai aussi appris que mon sac aurait pu être plus léger. En effet, j’ai un peu trop suivi la liste de matériel qui nous avait été fournie, et sur les vêtements, j’aurais du plus suivre mon instinct : ne pas tout prendre et me concentrer sur ce que j’ai l’habitude d’utiliser comme type de vêtements. Par exemple, j’ai regretté d’être partie en legging plutôt qu’en robe sur le 2e jour. A cette saison, même avec du mauvais temps, j’aurais pu être en robe tous les jours et me dispenser d’emporter un legging de rechange. Une prochaine fois, il faudra donc que je me concentre sur l’essentiel.
Il y avait vraiment des cascades partout !
J’ai été chercher mes limites mais j’ai su m’arrêter avant de trop les dépasser. Je suis satisfaite d’avoir su entendre mon corps, et d’avoir su prendre une décision sans me laisser influencer par le fait d’être en groupe. Cela me donne aussi confiance en moi pour envisager des randonnées plus engagées même seule, car je sais que je peux écouter mes ressentis, que je peux pousser un peu mais que je saurai m’arrêter avant le point de rupture, avant de me mettre en danger.
J’ai fait ce trek après plusieurs semaines de vacances « à fond » avec beaucoup de kilomètres à pied chaque jour sur différents types de terrains (montagne, sentiers côtiers, baie du Mont Saint Michel, ville…). Puis, on a débuté le séjour par une bonne montée bien longue et bien cardio (si je regarde l’enregistrement de ma montre, je suis 70% du temps en zone rouge… sur 1h40 – et le reste en seuil). J’ai donc abordé la deuxième journée fatiguée (surtout que ma nuit avait été hachée et s’est terminée avec un début de migraine qui a fort heureusement cédé à la médication, mais m’a mis le doute sur ma capacité à avancer les premières centaines de mètres). Cela a forcément joué dans mon besoin de m’arrêter sur la montée du 2e jour. Il va donc falloir que je continue à m’entrainer pour pouvoir enchainer les randonnées un peu longues ou difficiles avec plaisir.
Surtout, je retiens tout ce que j’ai été capable de faire. Et si je jette un œil dans le rétroviseur, je sais que je ne l’aurais pas fait il y a 1 an et sans doute même pas il y a 6 mois. Je ne regrette pas ma décision d’avoir repris la piscine en janvier. J’ai gagné en cardio et en endurance : je marche mieux, plus vite et plus longtemps. J’ai retrouvé beaucoup de plaisir sur les chemins. Je suis prête à repartir sur un autre trek !
Cascade sur la Romanche
Parc national des Ecrins – Hautes Alpes – août 2026
Traces techniques selon ce que ma montre a enregistré :
Jour 1 – montée au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne depuis le parking du pont d’Arsine par le GR 54 : 5.4 km / 450 m D+ / 1h 40 (pas de pause)
Jour 2 – refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne jusqu’au bout de la moraine sous le glacier du Clot des Cavalles : 6 km / 770 m D+ / 2h50 (pas de pause longue)
Jour 2 – moraine sous le glacier du Clot des Cavalles au refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne : 6 km / 260 m D+ / 2h50 (pas de pause longue)
Jour 3 – descente du refuge de l’Alpe de Villar d’Arêne vers le pont d’Arsine par le plan de l’Alpe : 7.3 km / 60 m D+ / 4h30 (pauses très longues comprises) – j’ai fait pas mal de déplacements latéraux pour faire des photos car d’après les topos que j’ai trouvé, il faut plutôt compter entre 5 et 6 km.
Avec les fortes chaleurs que nous avons cet été, on a envie de balades qui rafraichissent. Pour cela, je vous propose deux idées dans le Vercors : une en altitude où il ne faut pas craindre le soleil et une souterraine qui nécessite même d’avoir pris un pull. Dans les deux cas, on perd quelques degrés par rapport à la plaine, et on est émerveillés. Pour ma part, j’ai testé chacune de ces suggestions en pleine canicule. Elles sont largement approuvées.
Vue sur le Vercors depuis les hauteurs du col de Rousset
Sur les hauteurs de la station du col de Rousset
J’ai fait cette sortie sur les hauteurs du col de Rousset un matin caniculaire. En partant de chez moi, je n’avais pas d’idée précise : je voulais juste prendre de la hauteur pour perdre quelques degrés. Je suis finalement arrivée assez tard au Col de Rousset. Le temps de prendre encore un peu d’altitude pour arriver au parking de Beure, il était déjà plus de 10.00 du matin. J’avais repéré un circuit sur le plateau qui en fait le tour. Il est possible de partir du haut du télésiège (dont le départ est au cœur de la station). Pour ma part, je suis donc partie depuis le parking de Beure où je suis entrée sur l’alpage. Un peu plus haut, un troupeau de vaches à l’estive paissait tranquillement. J’ai contourné le troupeau pour gagner le point de vue des Econduts d’où on domine une bonne partie du Diois.
Sur le plateau de BeureVaches à l’estive
J’ai ensuite longé la crête jusqu’au But de Sapiau. Le paysage qui se déploie en contrebas est majestueux. Les falaises tombent à pic et dominent des vallées verdoyantes. Seule ombre au tableau, un panache de fumée se distinguait un peu plus loin. Le massif de la montagne de Justin, au dessus de Die, brûlait depuis plusieurs semaines et le feu était encore actif dans le secteur de Barsac. Je suis allée jusqu’à la table d’orientation pour jouer à reconnaître les sommets environnants. Puis, je suis passée à côté du haut du télésiège avant d’entamer la descente vers le chalet de Beure. Quand je suis arrivée au chalet, il était juste un peu après midi. J’ai donc décidé de m’y arrêter pour une pause déjeuner bien méritée avant de redescendre dans la vallée.
Depuis les hauteurs du col de Rousset, points de vue sur le Vercors et sur le Diois
Informations pratiques :
Le sentier de l’Ours du Vercors fait un peu moins de 7 km / 320 m D+. Il est donné pour 3 heures (parfois un peu plus) sur les différents sites que j’ai pu consulter. Je l’ai fait en 2 heures (rappel : j’ai l’habitude de marcher en montagne). Il ne présente pas de difficulté technique particulière.
Depuis le haut du télésiège, il est aussi possible de suivre le sentier du Bois du Loup, plus familial. Il fait 2.8 km / 120 m D+ et est indiqué pour environ 1 heure de marche.
La table d’orientation est facilement accessible depuis le haut du télésiège par un chemin stabilisé d’environ 500 m.
Il n’y a pas de point d’eau sur le parcours. Il faut donc être prévoyant avant de partir. Au chalet de Beure, il est possible d’acheter à boire (pas de raccordement au réseau d’eau).
Le plateau ne présente pas d’ombre. Crème solaire et casquette sont donc largement conseillés.
Œillet sauvage sur le plateau de Beure
Sous terre, dans les Cuves de Sassenage
Ma deuxième suggestion est encore plus rafraichissante qu’une balade en altitude. En effet, cette fois, je vous emmène sous terre, direction les Cuves de Sassenage. Là, la température est constante toute l’année, à 12°C. Déjà en montant le long du Furon vers l’entrée de la grotte, l’ambiance est rafraichissante avec l’effet combiné du torrent et de la forêt. Une fois sous le porche d’entrée de la grotte, la fraîcheur qui émane du Germe, la rivière souterraine, est indéniable. D’ailleurs, assez vite, on a envie de mettre un pull. C’est alors parti pour 1 heure de balade souterraine.
Remonter les rivières pour accéder à la grotte
Ici, pas de concrétions extraordinaires : la grotte est toujours régulièrement submergée par les montées des eaux du Germe. L’autre particularité est l’aménagement minimal. On passe là où l’eau a creusé son chemin. Les passages n’ont pas été élargis, tout juste des escaliers et passerelles métalliques ont été ajoutés pour permettre de parcourir les galeries situées à des niveaux différents. Une fois au bout de la grotte accessible sans équipements (il est possible de continuer en spéléologie), on fait demi-tour. En cas de croisement avec un autre groupe, ce n’est pas possible partout et il faut bien se coller à l’un des murs pour permettre à chacun de passer. Plus qu’une visite traditionnelle, c’est une véritable expérience souterraine dans un environnement encore très brut que l’on vit aux Cuves de Sassenage.
L’entrée dans la grotte des Cuves de Sassenage est déjà impressionnanteIl faut souvent se faufiler entre les paroisA certains endroits, il est aussi nécessaire de se plier en deux pour pouvoir passer
Informations pratiques :
Les Cuves de Sassenage sont ouvertes de juin à octobre mais leur ouverture dépend beaucoup des conditions météo. Il faut donc bien se renseigner juste avant de venir.
En période de sécheresse, le massif forestier autour des Cuves peut être interdit d’accès. Les grottes peuvent alors mettre en place des conditions spécifiques d’accès, en particulier la réservation obligatoire et l’accompagnement depuis le village par un guide.
L’accès à l’entrée de la grotte depuis le village de Sassenage se fait via un sentier qui longe le Furon. Il fait environ 500 m pour 100 m D+. Il ne faut donc pas négliger le temps d’accès : le site des grottes indique une vingtaine de minutes pour le parcourir (beaucoup moins si vous avez l’habitude de marcher en montagne).
La visite de la grotte est à caractère un peu sportif : on se faufile, on se baisse beaucoup, on progresse accroupi… (le lendemain, j’avais l’impression d’avoir fait une bonne séance de travail des quadriceps et des ischio-jambiers !)
Plateau de Beure – Saint Agnan en Vercors – Drôme Sassenage – Isère Vercors – juillet 2026
Si vous voulez vous mettre au frais dans une grotte dans le Vercors, vous pouvez aussi visiter :
Cette semaine, le projet 52 ne nous emmène pas très loin puisqu’il s’agit d’être ici. J’ai réfléchi à ce que cet ici pouvait bien représenter pour moi. Et rapidement, j’ai pensé aux chouettes balades pas très loin de la maison. Celles que l’on fait sans les avoir forcément anticipé, celles sur les chemins qu’on connait par cœur et que pourtant on redécouvre à chaque fois. Ici, ce sont les piémonts du Vercors, la montagne par la fenêtre, la ligne d’horizon barrée à 1000 mètres d’altitude. Ici, c’est le vert du printemps, la chaleur de l’été, les couleurs vives de l’automne et les sommets enneigés (ou givrés) de l’hiver. Ici, c’est la montagne de la Raye, ma montagne de tous les jours, celle que je vois en partant le matin, en rentrant le soir, et même depuis le bureau.
Pour découvrir ce qui se cache ici chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : Je vais passer une bonne partie de la journée avec des copains. Je ne sais donc pas à quel moment je pourrai venir valider les commentaires en modération. Je le ferai dès que possible quoi qu’il en soit.
Je n’étais allée qu’une seule fois à Chatillon en Diois. Ce jour là, je partais avec Mr 2e pour Mirmande, on avait aperçu de la neige sur les sommets du Glandasse et décidé d’opter pour un autre « plus beau village de France » : Chatillon en Diois. Notre découverte avait été rapide, entre le jour qui déclinait tôt et une entorse de la cheville qui m’empêchait de forcer, mais j’avais envie d’y revenir. L’occasion est venue d’une invitation à venir découvrir Valterra Lodges, des hébergements qui viennent d’ouvrir. J’ai choisi de venir le jour de la fête de la transhumance, un évènement qui me tentait depuis longtemps. Pour compléter le week-end, je suis allée randonner dans les magnifiques paysages du Diois.
Dans les vignes de Chatillon en Diois
Comprendre le pastoralisme à la fête de la transhumance
Les fêtes des transhumances sont nombreuses dans les massifs autour de chez moi. Le pastoralisme fait en effet partie des traditions de l’élevage, en particulier ovin (mais il y a aussi souvent des chèvres qui montent à l’estive en même temps). Au début de l’été, les troupeaux prennent la direction des alpages, guidés par les bergers à pied depuis les vallées où ils ont passé l’hiver dans les fermes. Cela donne lieu à des évènements festifs. Dans le Diois, la fête de la transhumance est jumelée à une fête de la Clairette, production viticole emblématique de la région.
Le moment fort de la transhumance, c’est le passage du troupeau dans les ruelles du village
Le temps fort de la fête de la transhumance est le passage des brebis dans les ruelles du village. C’est celui qui marque le début de la fête et il a lieu dès le matin. A Chatillon en Diois, ce sont presque 700 brebis et chèvres qui ont ainsi traversé le village vers 10.30 du matin en trottinant. Le spectacle ne dure pas longtemps mais il est impressionnant. Le reste de la journée, le troupeau se repose dans un pré en lisière du village, sous l’œil attentif des patous. Et justement durant la fête, des ateliers sont organisés pour mieux comprendre le rôle des patous, le comportement à avoir quand on croise un troupeau en montagne l’été, le travail des berges et de leurs chiens, mais aussi les enjeux du pastoralisme tant dans la dimension économique et agricole que dans la préservation des paysages.
Le troupeau profite de l’ombre des arbres sous la surveillance du patou
Participer à une visite guidée du village
J’étais arrivée tôt afin de participer à la visite guidée du village prévue à 9.00 (afin qu’elle se déroule avant le lancement de la fête et que les ruelles ne deviennent trop encombrées). Découvrir un village avec une guide qui le connait par cœur, c’est l’occasion de prêter attention à des détails qui nous auraient échappé, de passer dans des endroits qu’on devine parfois à peine et surtout d’entendre plein d’anecdotes. La visite de Chatillon en Diois ne m’a pas déçue de ce point de vue. C’est toujours intéressant d’apprendre comment le village s’est construit et développé ou quels sont les enjeux géopolitiques auxquels il a fait face.
De la poésie sur les fenêtres, un bâti médiéval, des ruelles (dites viols) pittoresques, et des fontaines un peu partout, voilà qui fait le charme de Chatillon en Diois
(Re)Découvrir la Clairette de Die à travers une randonnée dans les vignes
En même temps que la fête de la transhumance, dans le Diois, c’est la fête de la Clairette. Une grande partie des producteurs de Clairette étaient ainsi présents, proposant des dégustations, accessible avec un pass acheté au préalable. D’autres animations étaient incluses dans le pass, dont une randonnée dans les vignes accompagnés par des viticulteurs. A l’heure dite, nous sommes donc partis avec un groupe d’une quarantaine de personnes à pied du centre du village en direction des vignes. Nous avons ainsi pu découvrir les différents cépages qui entrent dans la composition de la Clairette (qui est une AOP), mais aussi des deux autres appellations locales : les coteaux du Diois et l’appellation Chatillon en Diois (qui produit des vins blanc, rouge et rosé). J’ai beaucoup aimé cette balade au cours de laquelle les viticulteurs nous ont montré les actions qu’ils réalisent à chaque saison sur la vigne, évoquant les techniques, le temps à y passer et l’éventuelle mécanisation ou pas, ainsi que l’histoire des vignes sur le territoire.
Les cabanons dans les vignes font vraiment partie de l’histoire viticole. A Chatillon en Diois, ils ont pour la plupart été restaurés et se dressent toujours fièrement au cœur des parcelles.
La randonnée, assez courte, nous a conduit au Serre de Poêt, une petite butte à environ 3 km du village. Là, à l’ombre des arbres, entourés par les vignes, nous avons dégusté une coupe de Clairette. En dehors de l’expérience de dégustation dans les vignes, j’ai beaucoup aimé les discussions qui sont nées spontanément avec les viticulteurs mais aussi entre les participants. J’ai ainsi eu l’occasion de beaux échanges avec Etienne, qui vit en itinérance avec sa compagne dans un van, et travaille à la saison dans l’hôtellerie restauration un peu partout en Europe depuis plusieurs années.
Déguster un verre de Clairette bien fraîche au milieu des vignes : une très belle expérience. (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Se ressourcer à Valterra Lodges
Le point de départ de ce week-end dans le Diois, c’était d’aller découvrir Valterra Lodges. Ce sont des lodges hyper cosy qui ont ouvert il y a quelques semaines à Chatillon en Diois. J’ai été très agréablement surprise par la qualité de la prestation. En effet, le lodge dans lequel je logeais, prévu pour 4 personnes était plus grand que ce à quoi je m’attendais. La pièce de vie est toute en baie vitrée, donc hyper lumineuse et ouverte vers l’extérieur. J’ai bien aimé le petit coin salon indépendant de la pièce principale, qui offre un espace de détente confortable à l’intérieur. Pensé pour les jours où il fait moins beau, il est aussi idéal pour se mettre à l’ombre si le soleil est un peu trop fort. La terrasse extérieure aussi était plus grande que ce que j’ai pu avoir dans d’autres hébergements de type bungalow. Là encore, en plus de l’espace repas avec une grande table, il y a un coin salon hyper agréable. C’est l’endroit où j’ai passé le plus de temps : dans l’après-midi avec un livre et en fin de journée avec ma tisane pour regarder le jour décliner et le soleil disparaitre.
Des lodges tout équipés et un maximum de confort !
Côté confort, vous l’aurez compris, j’ai été charmée. En plus, c’est calme et j’ai hyper bien dormi. Et si la cuisine du lodge est très bien équipée et permet de se préparer un repas, on est aussi à une dizaine de minutes à pied du centre du village, mais surtout juste à côté du restaurant Le Caveau. Bref, l’endroit est vraiment top pour un week-end orienté nature et déconnexion que ce soit en famille, entre amis ou en solo. On peut y passer du temps en mode chill, mais c’est aussi un excellent camp de base pour découvrir le Diois : randonnées, baignades, circuits à vélo mais aussi découvertes culturelles et producteurs locaux.
Ca, c’était la vue depuis la terrasse du lodge. J’ai pu prendre mon petit déjeuner face aux montagnes.J’ai diné au restaurant Le Caveau. J’avais choisi le menu spécial transhumance avec une salade dioise, de l’agneau et des légumes au brasero et une tarte aux abricots. La cuisine est à base de produits de saison, et les saveurs sont là. J’ai particulièrement apprécié la cuisson de l’agneau, ce qui pour ceux qui me connaissent est un vrai point positif tant je peux être compliquée sur ce sujet.
Se rafraichir dans la rivière
Parmi les activités à faire dans le Diois (et plus globalement dans la Drôme) et qui ne demandent pas beaucoup d’engagement sportif, il y a aller se baigner à la rivière. Dès que le mercure grimpe sur le thermomètre, c’est le retour des pique-nique au bord de l’eau et des baignades. La rivière qui passe à Chatillon en Diois, c’est le Bez et il offre plein de jolis spots de baignade. L’un d’eux se situe à quelques centaines de mètres de Valterra Lodges (ils vont indiqueront comment y aller si vous leur demandez), mais il y en a plein d’autres tout au long de la rivière (un sentier la longe depuis le village). Je m’y suis rendue avec plaisir en fin d’après-midi. Après avoir bien marché toute la journée (entre la randonnée dans les vignes et le reste de la fête de la transhumance, j’avais déjà fait plus de 15 km à 16.00 !), j’avais envie de plonger dans l’eau fraîche. Enfin, plonger, le mot est peut être un peu exagéré : la rivière est plutôt un torrent et on ne peut pas vraiment y nager. Par contre, l’eau y est fraîche car elle arrive de la montagne (et il était encore tôt dans la saison), et elle était entre 15 et 16°C début juin. Pour les frileux, c’est sans doute encore un peu tôt pour se baigner, mais pour moi, c’était parfait !
Au bord de la rivière (Note pour moi-même : penser plus souvent à aller se baigner dans les rivières)
S’émerveiller au Vallon de Combeau
Un secteur de randonnée mythique
Après une bonne nuit de sommeil, et un copieux petit déjeuner, j’ai rendu les clés du lodge et j’ai pris la direction du vallon de Combeau. J’entends parler de cet endroit depuis que je vis dans la Drôme ou presque. Sur les bords orientaux du Vercors, à plus de 1500 mètres, ce vallon au cœur des montagnes est un petit paradis pour la faune et la flore sauvages. L’accès se situe au delà de Chatillon en Diois quand on arrive de la vallée de la Drôme, le mettant à presque 2 heures de route de chez moi. Quand le séjour à Valterra Lodges s’est organisé, j’ai tout de suite su que j’irai à Combeau.
La taille des randonneurs donnent une idée de l’immensité du paysage
Des paysages grandioses
Depuis le parking, on ne devine pas le vallon de Combeau. Il faut encore monter un peu à pied pour y accéder. Sitôt que je suis entrée dans le vallon, j’ai été subjuguée par la beauté du paysage dominé par la Montagnette. J’ai commencé à marcher en direction de la bergerie de Combeau. On suit une piste assez large, tout en étant entouré de montagne. A la bergerie, j’ai continué vers la cabane puis le Pas de l’Essaure. Au fur et à mesure, le paysage devient de plus en plus impressionnant, jusqu’à arriver au Pas de l’Essaure d’où l’on domine toute la vallée du Drac. En face, les sommets de l’Oisans et des Ecrins sont encore enneigés, tandis que la silhouette du Mont Aiguille se dresse à ma gauche. J’ai poursuivi jusqu’à la Tête Chevalière (1951 mètres) pour encore plus de points de vue sur les environs et une vue très impressionnante sur le Mont Aiguille.
vues sur Mont Aiguille, panoramas sur les Alpes, et cabane de l’Essaure (non gardée, en accès libre) : les paysages du vallon de Combeau
La joie de pouvoir observer la faune et la flore sauvages
Ce qui fait la réputation du vallon de Combeau, en dehors de ses paysages exceptionnels, c’est la richesse de sa faune et de sa flore. Lors de ma randonnée, j’ai ainsi pu observer de très nombreuses fleurs : narcisses des poètes, trolles, myosotis, centaurées, gentianes, orchidées (j’ai repéré des orchis sureau, des orchis mâles, et des orchis fragans), etc. Mais surtout, il y avait des tulipes australes. Cette variété de tulipe sauvage est un des emblèmes du Parc Naturel Régional du Vercors. Assez petite, très élancée, élégante, elle se fait discrète tant qu’elle n’est pas ouverte.
orchidées et tulipes australes
Ce que je savais moins, c’est que le vallon de Combeau est aussi connu pour sa faune. Tout au long de la sortie, j’ai été survolée par les chocards à becs jaunes mais aussi par quelques vautours. Mais ce que j’ai préféré, c’est voir plein de marmottes. Moi qui avais vu ma première marmotte seulement en avril dernier, là, j’en ai vu des dizaines, plus ou moins discrètes. Puis, il y a eu cette rencontre improbable avec un bouquetin à quelques mètres du sentier seulement. Je n’y allais pas pour la faune, mais je suis revenue émerveillée !
Sur les alpages, les marmottes prennent leur temps et montrent leur museau espiègleCette marmotte a surgi de « nulle part » juste devant moi sur le sentier. J’ai pu la regarder assez longuement avant qu’elle ne continue son chemin.Ce bouquetin était tranquillement en train de paître sous un arbre, à quelques mètres du sentier, imperturbable.
Informations pratiques
Hébergement : Valterra Lodges, 115 Route de Die, 26140 Chatillon en Diois.
Restaurant : Le Caveau, 115 route de Die, 26140 Chatillon en Diois
Visite guidée du village de Chatillon en Diois : des visites sont régulièrement organisées, les renseignements sont à prendre à l’office de tourisme
Producteurs de Clairette (et autres vins des appellations locales) : quelques vignerons indépendants sont installés sur Chatillon en Diois mais beaucoup travaillent en coopérative avec Jaillance, dont le caveau se situe 335 avenue de la Clairette à Die (à la sortie de la ville en direction de Crest / Valence) (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Randonnée au vallon de Combeau
A propos des randonnées
Dans les vignes à Chatillon en Diois : la randonnée jusqu’au Serre du Poêt est facile. En aller/retour depuis le village, il faut compter 6 km. Elle se fait sur une petite route au milieu des vignes.
Dans le vallon de Combeau :
La route d’accès au parking du vallon de Combeau est une route étroite de montagne, longeant parfois le précipice.
Le vallon de Combeau est très populaire. Il peut donc être compliqué de s’y stationner, même s’il y a un parking au niveau du panneau de départ des randonnées. J’ai du redescendre pour me stationner plus bas le long de la route à environ 600 mètres du parking. Quand je suis partie, il y avait des voitures jusqu’à plus de 1 km et demi du parking.
Il existe de nombreux tracés de randonnée dans le vallon de Combeau, plus ou moins techniques, plus ou moins difficiles. Vous en trouverez sans souci sur les différents sites type VisoRando ou AllTrails. Globalement, tant qu’on reste dans le fond du vallon, c’est assez facile. Dès qu’on approche des crêtes, cela devient plus difficile. La montée vers Tête Chevalière passe par exemple par un sentier qui tire droit dans la pente sur 500 à 600 mètres pour quasiment 120 mètres de D+ (j’ai fait le calcul pour vous, la pente est entre 20 et 25%).
Entre le Pas de l’Essaure et Tête Chevalière, on est facilement en bordure de précipice (falaises de plusieurs centaines de mètres de haut). Il convient donc d’être prudent.
Il n’y a pas de réseau dans le vallon de Combeau. Il faut donc prévoir une carte papier ou au moins avoir téléchargé la carte au préalable sur son téléphone.
Le balisage dans le vallon est réduit à sa plus simple expression : à peine quelques poteaux indicateurs. L’essentiel du balisage repose donc sur des cairns, technique traditionnelle pour indiquer les chemins. En l’absence de balisage et de cairns, il faudra utiliser son sens de l’orientation, sa carte et sa boussole.
A titre d’information, j’ai fait un circuit qui m’a emmenée de l’entrée du vallon de Combeau jusqu’à Tête Chevalière et retour. J’ai parcouru un peu plus de 10 km, avec 500 m D+. Le tracé était indiqué pour 4 à 5 heures, j’ai mis 3h15.
Le vallon de Combeau est un milieu naturel exceptionnel, et protégé. On n’y fait aucune cueillette. Et on ramène tous ses déchets (même les moins glamour, dont papier toilette et compagnie).
Au premier plan, un cairn de balisage : il suffit d’aller en direction du cairn suivant pour suivre le chemin.
Chatillon en Diois – Drôme – juin 2026
(*) J’étais invitée à séjourner à Chatillon en Diois par Valterra Lodges, ainsi que pour le diner au restaurant Le Caveau (collaboration commerciale non rémunérée). Mon avis est basé sur l’expérience que j’ai vécue. Les activités n’étaient pas organisées dans le cadre de cette collaboration. J’ai également choisi moi-même la date pour la faire correspondre à la fête de la transhumance.
Fin mai, sur une impulsion, je suis partie deux jours à la montagne. C’était quelque chose que j’avais envie de faire depuis un moment à cette saison, et que mon court séjour à l’Alpe d’Huez il y a deux ans avait renforcée. Je n’avais rien préparé. C’est en regardant la météo, très favorable, que je me suis décidée à partir deux jours. Je souhaitais de la montagne, et éviter les massifs que je fréquente habituellement. Exit donc le Vercors mais aussi la Chartreuse où j’étais allée peu avant. J’avais commencé à regarder du côté de la Matheysine que j’avais appréciée à l’automne. Mais en intersaison, je ne trouvais pas de logement de dernière minute. J’ai élargi un peu mes recherches et j’ai réservé moins de 2 jours avant aux Deux Alpes. Je suis arrivée sur place assez tôt un vendredi matin, pour repartir en fin d’après-midi le samedi.
La station des Deux Alpes, dominée par la roche de la Muzelle (3465 m)
1. Profiter de la station et ses points de vue
Le tour de la station
Quand je suis arrivée, et comme je n’avais rien préparé, mon premier réflexe a été de me rendre à l’office de tourisme pour des idées de randonnées. La dame à l’accueil m’a posé des questions sur mon style de randonnée (durée, rythme, dénivelé). Malgré tout, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être bien conseillée. Ses suggestions ont été faites sans grande conviction avec ce que j’ai ressenti comme un a priori (très négatif) sur mes capacités. (Je sais que j’hésite souvent quand on me pose ce type de question afin de ne pas me surestimer et d’éviter de me sous-estimer et que j’ai commis l’erreur de dire que je sortais d’une blessure. De plus, ma tenue ne plaidait pas en ma faveur puisque j’étais en robe et que j’avais encore aux pieds les sandales que je portais pour faire la route. Elle m’a fait une seule vraie proposition de randonnée, assez courte, alors que j’avais indiqué être là deux jours, et je n’ai pas apprécié son « si ça ne vous suffit pas, vous n’aurez qu’à revenir me voir demain ». Cependant, il faut sans doute reconnaître qu’il y a forcément des personnes, surtout dans ces secteurs de moyenne et haute montagne, qui doivent surestimer leurs capacités et qui, conseillées sur des chemins un peu trop techniques ou engagés, se retrouveraient en difficulté, et que donc les offices de tourisme peuvent être un peu frileux à envoyer les visiteurs sur de tels itinéraires. )
depuis le chemin piétonnier de la station
Dans ses propositions, il y avait de parcourir le chemin piéton qui longe la station et de m’attarder un peu dans les quartiers plus anciens, bordés de chalets. Et, elle m’a conseillé deux points de vue à ne pas manquer, chacun à un bout de la station (et là, le chemin qui la longe prend toute son utilité). Depuis le chemin, on a de jolies vues sur les montagnes tout autour. Et cela m’a aussi permis de me repérer un peu (où se trouve l’hébergement, où il est possible de faire quelques courses, où on peut manger ou prendre un rafraichissement… c’est important à cette saison où beaucoup de commerces sont fermés).
De partout, on voit la Roche de la Muzelle qui domine la station des Deux Alpes
Le point de vue de la pointe de Venosc
J’ai commencé par aller voir le point de vue à la pointe de Venosc, à environ 1 km du centre de la station. Là, à côté les installations du télécabine, un belvédère permet de faire face à la Roche de la Muzelle et d’apercevoir la cascade. J’ai vite repéré un sentier qui descend vers le village de Venosc. Je l’ai emprunté sur quelques centaines de mètres. Il descend à flanc de montagne sur environ 3 km jusqu’au village de Venosc. Il affiche aussi un D+ total de 675 m. Il est donc assez escarpé et je n’avais pas le temps de faire l’aller-retour avant l’heure du déjeuner (il est annoncé pour 1h15 à la descente et 2 heures à la montée). Et la télécabine n’était pas en fonctionnement ce jour-là. Je me suis donc contentée d’aller jusqu’au premier banc duquel on a une vue panoramique sur la vallée et la montagne en face.
Faire à la Roche de la MuzelleBanc avec vue On aperçoit la cascade au milieu, légèrement vers la gauche, dans le bas du versant d’en face
Le point du vue du lac de la Buissonière
Après le point du vue depuis la pointe de Venosc, je suis retournée dans le centre de la station pour acheter une bouteille d’eau (vu que j’avais oublié ma gourde à côté de l’évier en partant le matin). En discutant avec la personne à la caisse, elle m’a conseillé d’aller jusqu’au lac de la Buissonière. Et elle a su être beaucoup plus convaincante que la dame de l’office de tourisme dont les explications donnaient l’impression d’un point de vue sans intérêt mais facile d’accès. La caissière de la supérette au contraire, était enthousiaste sur le point de vue. Je m’y suis donc rendue (après un déjeuner en terrasse au soleil). Certes l’endroit est extrêmement facile d’accès, certes le lac est en réalité un petit plan d’eau pouvant servir à la baignade, mais il est situé au bord de la montagne, et on a l’impression qu’il se perd vers la vallée. Il mérite donc largement d’y faire un arrêt, et d’en faire le tour pour pleinement profiter du paysage.
Le lac de la Buissonière A noter qu’il est possible de s’y baigner, ce que je n’ai pas fait car je n’avais ni mon maillot ni ma serviette avec moi.Les abords du lac de la Buissonière étaient fleuris de pissenlits
2. Randonner dans les alpages
Si j’avais souhaité venir à la montagne à cette saison, c’était pour profiter d’une randonnée sur les alpages. J’ai donc suivi l’itinéraire qui m’avait été conseillé à l’office de tourisme, mais je l’ai rallongé un peu. Il m’avait été indiqué de me rendre par le sentier jusqu’à la bergerie Kanata et de là rejoindre la station en longeant la montagne sur un sentier qui rejoint la place de Venosc. La montée à la bergerie (dont le départ se fait un peu plus haut que la station service, de l’autre de la route) m’avait été indiquée pour environ 1 heure et le retour à la station pour 30 minutes. Malgré de nombreuses pauses photos dues à la présence massive de fleurs, j’ai mis seulement une trentaine de minutes pour rejoindre la bergerie. Comme j’avais du temps, j’ai continué à monter sur la piste au dessus de la bergerie avant de faire demi-tour pour y redescendre. Puis, j’ai emprunté le sentier (a priori un sentier de PR, j’ai aperçu quelques rares balisages jaune) qui m’a ramenée à l’autre bout de la station. C’est globalement une randonnée sans difficulté qui offre de beaux panoramas. Il n’y a aucun passage technique et le dénivelé reste raisonnable. J’ai mis 2 heures pour faire une boucle incluant le passage par le lac de Buissonière, avec une longue pause goûter dans l’herbe à la bergerie, et pas mal de photos. Entre les fleurs, les paysages, et le soleil, c’était une dizaine de kilomètres de pur bonheur sur les chemins !
en montant vers la bergerie KanataNarcisses des poètes, gentianes, orchidées, trolles… c’est la saison des fleurs sur l’alpageAvec le printemps, les ruisseaux remplissent les petites maresToujours la Roche de la Muzelle en point de mireDe l’autre côté de la station, il reste encore un peu de neige en altitude
3. Retrouver un peu la neige
Si je m’attendais à trouver les sommets enneigés en arrivant aux Deux Alpes, je ne pensais pas avoir l’occasion d’aller en profiter. En effet, il fallait vraiment monter en altitude pour la trouver et en randonnée, je n’en aurais pas eu le temps. Mais, la station des Deux Alpes permet de skier très tard dans l’année sur un glacier. Ainsi, une partie des pistes était encore ouverte, et il était possible de monter en tant que piéton via la télécabine du Jandri. Si très tôt le matin, la remontée est réservée aux clubs et fédérations de ski qui viennent ici pour s’entrainer quand il n’y a plus de neige ailleurs, un peu plus tard, on peut monter en tant que piéton (ou skieur individuel, ou vététiste). La télécabine, toute neuve, nous emmène en moins de 20 minutes jusqu’à 3200 mètres d’altitude, dans une benne silencieuse et vraiment très confortable. De là, les skieurs peuvent emprunter d’autres remontées mécaniques ou accéder directement à des pistes les redescendant jusqu’à 2600 mètres où ils peuvent reprendre la télécabine du Jandri. Les vététistes ont eux accès à une piste de descente qui les ramène à la station et qu’ils peuvent prolonger jusqu’à Venosc pour 25 km de descente et 2000 mètres de dénivelé. Pour ma part, je suis restée à pied et j’ai profité des magnifiques panoramas et de l’ambiance « ski » de la terrasse du restaurant d’altitude. J’aurais bien aimé poursuivre l’ascension jusqu’à 3400 m mais le funiculaire rencontrait un souci technique et ne fonctionnait pas.
Dans le fond, on pouvait apercevoir le Vercors et le Mont AiguilleDans le fond, la silhouette imposante du Mont Blanc et des Grandes Jorasses, au premier plan, les Aiguilles d’ArvesPistes de ski sur le glacierLa télécabine du JandriAu pied des Ecrins, les cours de skiCafé en terrasse au restaurant d’altitude
4. Découvrir un village plein de charme
Après l’altitude et la neige, je suis redescendue par la télécabine du Jandri jusqu’à la station, puis j’ai pris la télécabine du Venosc pour rejoindre le village éponyme. De l’arrivée de la télécabine, il faut marcher un peu pour remonter jusqu’au village. Celui-ci est vraiment plein d’un charme à l’ancienne, avec ses rues piétonnes bordées de vieilles maisons. Il semble y avoir de jolies boutiques, mais j’y étais entre les saisons d’hiver et d’été et tout était fermé. J’ai poussé jusqu’au hameau du Sellier, de l’autre côté du ruisseau pour jeter un œil à la jolie petite chapelle. Très simple, elle fait partie de ces chapelles de montagne que l’on trouvait dans chaque hameau afin que la messe puisse être dite partout.
Balcon avec vueLe vieux village de Venosc et ses maisons pleines de charmeLa petite chapelle du hameau du Sellier
5. Aller se rafraichir au pied d’une cascade
En descendant à Venosc, en plus de la découverte du village, j’avais une idée bien précise : aller voir de près la cascade de la Muzelle que j’avais aperçue la veille depuis le point de vue de la pointe de Venosc. Le départ de la randonnée se fait depuis la station basse du télécabine de Venosc. Il faut d’abord suivre la route jusqu’au Bourg d’Arud, traverser la rivière et le hameau d’Alleau. De là, la cascade est clairement indiquée. Le sentier suit le GR (balisage rouge/blanc) sur un chemin bien empierré, qui ressemble à une ancienne voie de circulation et qui grimpe bien. A la bifurcation, il faut prendre une sente en terre sur la gauche légèrement en descente (un panneau indique la direction de la cascade, mais on peut aussi se guider au son de celle-ci). Un peu plus loin, un banc permet d’avoir une jolie vue sur la cascade. Un chemin descend vers le lit de la rivière et le pied de la cascade (attention un panneau indique un risque de modification soudaine du débit en raison de la présence d’ouvrages hydroélectriques en amont). De là, le spectacle en cette saison de fonte des neiges est impressionnant. Le retour se fait en rebroussant chemin. L’aller-retour depuis la télécabine du Venosc fait environ 3 km pour 120 m D+ et est donné pour 1h15 (j’ai mis 50 minutes, pauses photos comprises).
On traverse le Vénéon aux eaux bleues glacierLe GR suit une ancienne voie de circulation, bien empierréeLe débit de la cascade de la Muzelle en cette période de fonte des neiges est impressionnantLa chapelle du Bourg d’Arud a la simplicité des chapelles de montagneVue sur le village de Venosc
Les 2 Alpes – Isère – mai 2026
Celui qui m’a regardé traverser le village d’Alleau
J’ai une passion pour les cascades, depuis que je suis toute petite. J’ai pourtant grandi dans une région où elles sont peu nombreuses. Mais elles m’ont toujours fascinée, qu’ils s’agissent de cascades naturelles comme celles de Mortain ou artificielles comme la chute d’eau du moulin d’un ami de ma famille. Forcément, depuis que je vis au pied de la montagne, j’ai beaucoup plus souvent l’occasion d’en croiser. Pour cela, je vais essentiellement dans le Vercors. Mais le massif de la Chartreuse a aussi son lot de pépites, et en particulier dans le cirque de Saint Même. Au printemps, les cascades y sont exceptionnelles !
La grande cascade du cirque de Saint Même
Direction le cirque de Saint Même
Cette sortie dans le cirque de Saint Même, je ne l’avais pas du tout anticipée. J’y étais déjà allée un été. Les cascades y étaient magnifiques mais j’avais gardé dans un coin de ma tête qu’à la fonte des neiges, elles devaient être très impressionnantes. Un matin de week-end du mois de mai, réveillée au petit jour, et alors que la météo s’annonçait belle après une semaine de fortes pluies, je cherchais une idée de balade. Saint Même s’est assez vite imposé. Me voilà donc partie pour la Chartreuse, à environ 1h30 de route de la maison. L’avantage d’être levée tôt, c’est qu’on part tôt et qu’on arrive sur place tôt. J’ai donc laissé la voiture sur le parking du cirque de Saint Même vers 9.00 du matin, après avoir enfilé mes chaussures de randonnée.
Il y avait beaucoup d’eau dans la rivière
Dès les abords du parking, le bruit de la rivière laisse présager qu’il y a beaucoup d’eau et que le spectacle des cascades sera au rendez-vous. Je commence à marcher dans la plaine du cirque en direction des sentiers qui mènent aux différentes cascades. L’heure étant encore matinale, je suis seule dans ce bout du monde. La fois où j’étais venue avec les enfants, nous avions commencé par le sentier du fond du cirque, le plus facile. Cette fois, je décide de commencer par le sentier des cascades afin de terminer par la partie la plus facile.
C’est parti sur le sentier !
Le sentier des cascades
Une montée à flanc de montagne
Le sentier des cascades emmène d’abord le randonneur à la Grande Cascade, la plus iconique du cirque de Saint Même. Toutefois, elle se mérite un peu car le chemin est essentiellement une longue montée de presque 1 km. J’ai trouvé que le sentier était en moins bon état que dans mon souvenir. Si je me rappelais de la pente (et de combien j’avais souffert dans cette montée après des mois de confinement et en ayant repris la randonnée seulement la veille), je me souvenais d’un terrain plutôt facile. Là, j’ai l’impression que les intempéries ont fortement attaqué le sol et raviné la terre. Les racines sont à nu, formant des boucles dans lesquelles il est aisé de se prendre le pied. Les cailloux glissent sous les chaussures. Les rochers sont nombreux et forment des marches qu’il n’est pas toujours simple de passer. Malgré tout, j’avance bien (je peux donc affirmer que je nettement plus en forme qu’en juillet 2020 ! ).
Le sentier est très bien baliséLe sentier passe bien dans les cailloux…
La Grande Cascade
Environ une demie heure après avoir passé le panneau directionnel, j’arrive à proximité de la Grande Cascade. Compte tenu des conditions météo et du fait que je suis seule, je ne cherche pas à aller vers le Pas de la Mort et les cascades supérieures. Je m’approche donc de la Grande Cascade. Son débit est extrêmement puissant et elle projette des embruns à une bonne dizaine de mètres à la ronde. Je prends plein de photos avant de descendre au bord de la rivière. Puis, je me dirige vers le pont en bois pour le traverser et amorcer la descente sur l’autre rive.
La Grande Cascade du cirque de Saint Même
Un crochet par la Cascade Isolée
Je descends tranquillement dans la forêt en longeant la rivière. Elle s’enfonce dans des chaos rocheux, et on l’entend de loin. Les lumières dans les arbres sont superbes. Je sens que le soleil est plus haut et surtout que je suis sur le versant le plus ensoleillé du cirque. Cette fois, je ne manque pas la bifurcation vers la Cascade Isolée. Au bout du chemin, l’eau chute rapidement le long d’une paroi abrupte. Cette cascade aussi projette de nombreux embruns, créant une vague de brume flottant au dessus du lit de la rivière. Je reste un long moment à contempler ce spectacle de la puissance de la nature, avant de rebrousser chemin pour rejoindre le sentier principal qui redescend vers le calme de la plaine du cirque.
La rivière se faufile au cœur d’un chaos rocheux.Le sentier traverse la forêtLa Cascade Isolée du cirque de Saint MêmeRetour au calme dans la plaine du cirque de Saint Même
Le sentier du fond du cirque
Une fois revenue dans la plaine, je suis repartie pour le sentier du fond du cirque. Celui-ci longe d’abord la rivière jusqu’à une passerelle très romantique. Puis, le chemin s’engage dans un chaos rocheux. Il ne faut pas avoir peur de grimper un peu : le chemin passe bien par là et emmène jusqu’au pied de la cascade de la Pisse du Guiers. C’est la plus basse des cascades du cirque de Saint Même. Le Guiers s’écoule ensuite à travers la plaine du cirque puis en direction des villages de Saint Pierre d’Entremont (j’ai bien mis « les villages » car Saint Pierre d’Entremont est un bi-village situé à cheval entre la Savoie et l’Isère). Là encore, le débit est très impressionnant et les embruns fortement présents. Une nouvelle fois, je passe un bon moment au pied de la cascade avant de revenir sur mes pas et de regagner le parking, des images époustouflantes plein la tête (et la carte mémoire de l’appareil photo).
Le balisage du sentier du fond du cirque est très visibleIci, j’ai eu l’impression d’être dans un décor du Seigneur des Anneaux et d’approcher de Rivendell (Fondcombe dans la version française)
Cirque de Saint Même – Chartreuse – entre Isère & Savoie mai 2026
Informations pratiques
Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse : Le cirque de Saint Même est situé dans la réserve naturelle des Hauts de Chartreuse. La réglementation de la réserve naturelle s’applique donc, en particulier : pas de feu, pas de camping, pas de cueillette de plantes sauvages. Les chiens sont interdits dans la réserve naturelle, sauf sur les deux sentiers principaux du cirque de Saint Même. Par ailleurs, afin de respecter le milieu naturel, il est important de bien rester sur les chemins. En effet, le passage dégrade les sols, il faut donc limiter la zone concernée. Enfin, et cela devrait tomber sous le sens, on ne laisse pas ses déchets dans la nature et on ramène tout pour le mettre à la poubelle en rentrant. J’ai été choquée de trouver un mégot de cigarette non éteint sur le sentier. Entre le fait de laisser un déchet derrière soi et le risque de départ d’incendie, la personne qui l’avait jeté avait donc tout faux. (Et si vous vous posez la question, je l’ai éteint et emporté pour mettre dans une poubelle). L’accès à certaines peut aussi être interdit pour les préserver.
Accès au cirque de Saint Même : L’accès au cirque se fait depuis Saint Pierre d’Entremont. Il est payant en haute saison (tous les jours en juillet / août, les week-ends d’avril à juin et en septembre) entre 9.00 et 17.00. Etant arrivée avant 9.00, je n’ai pas eu besoin de payer. Il y a environ 200 places de stationnement à l’entrée du site. Le parking est souvent complet en journée à la belle saison. Le péage permet d’en réguler l’accès.
Sentier des Cascades : Le sentier des cascades part au fond du cirque et monte de façon assez raide, avant de redescendre plus doucement si on suit le sens fléché. Il fait environ 2.5 km en boucle auxquels il faut ajouter un aller/retour d’environ 1 km pour aller voir la Cascade Isolée, avec 225 mètres de D+. Il est donné pour 1h30. J’ai mis un peu moins malgré les pauses photos. ATTENTION : le sentier des cascades est une randonnée quasi exclusivement dans les rochers, les cailloux et les racines. Il convient d’être chaussé correctement pour ce type de terrain. En juillet 2020, j’écrivais qu’il peut s’envisager avec des enfants qui marchent bien. Je le pense toujours, mais j’ajouterais qu’il faut qu’ils aient l’habitude des terrains accidentés et ne craignent pas d’escalader un peu dans les rochers. Les environs des cascades sont humides et glissants.
Sentier du fond du cirque : C’est le chemin le plus facile au moins dans sa première partie. Il est dommage cependant de ne pas continuer dans les rochers pour arriver jusqu’au pied de la cascade (auquel on accède en suivant le balisage jusqu’au bout). On parle ici sans doute plutôt de balade que de randonnée, avec une boucle de 1.6 km et 68 mètres de D+. La facilité du chemin ne doit pas dissuader les randonneurs plus aguerris d’y aller car la cascade et son environnement valent le coup d’œil. Là aussi, à l’approche de la cascade, les rochers ont tendance à devenir plus glissants.
En repartant le long de la rivière vers le parking depuis la cascade de la Pisse du Guiers, il y avait des tapis d’anémones fausses renoncules dans le sous-bois
⚠️ Attention / Sécurité : L’accès au dessus de la Grande Cascade vers le Pas de la Mort et les sources du Guiers Vif n’est pas balisé et très dangereux. Il emmène vers des vires étroites à flanc de falaise et des passages avec échelles et câbles. Quand la météo est humide, c’est particulièrement glissant, et il faut donc éviter ce secteur. En tous temps, il est très fortement déconseillé de s’y engager si vous n’avez pas le pied sûr dans ce type de terrain technique ou si vous avez le vertige. Il est également déconseillé de s’y aventurer seul.
J’habite dans un village à la campagne, même si je ne suis pas très loin de la ville. J’aime profiter des différentes saisons autour de chez moi, et le printemps est une de celles qui offrent le plus de diversité. Chaque jour, je traverse des paysages changeant au fil des floraisons, et des cultures. Les évolutions dans les champs sont un marqueur du temps qui passe et qui nous emmène doucement vers la saison suivante, l’été et ses chaleurs. En attendant, je profite de la (relative) douceur du printemps. Venez, je vous emmène voir le printemps dans la campagne drômoise.
Le synclinal de Saoû et les Trois Becs depuis Suze
De ferme en ferme, rendez-vous incontournable du printemps
Le domaine Peylong, viticulteurs depuis 6 générations
Ferme en ferme, c’est vraiment LE rendez-vous immanquable fin avril. Sur un week-end, de nombreuses fermes ouvrent leurs portes et nous permettent de découvrir comment sont produits les aliments que nous consommons. Ce sont toujours des découvertes intéressantes, et l’occasion de se fournir en bons produits locaux. Cette année, je n’ai visité que deux fermes, situées toutes les deux à Suze, dans le Vercors. J’ai commencé par le domaine Peylong. Là, la famille Lombard exploite des vignes depuis six générations.
Les vignes du domaine Peylong au pied du synclinal de Saint Pancrace
Je suis arrivée juste après 9.00 et j’étais la première visiteuse de la journée. Quatre autres personnes sont arrivées juste après, et nous avons donc visité le domaine ensemble. Nous avons été accueillis par Fabien qui s’occupe du travail de la vigne et qui nous a expliqué le terroir et l’histoire du domaine. Puis, il nous a montré le chai. Nous avons ensuite rejoint Christelle dans le jardin, où nous avons pu nous installer pour une dégustation. Il était encore assez tôt mais le soleil brillait et rendait l’atmosphère joyeuse. C’est au son du chant des oiseaux que nous avons pu apprécier les différents vins du domaine.
Dans les vignes du domaine PeylongDégustation de vin au soleil (mention spéciale pour le blanc « L’oublié » que j’avais déjà eu l’occasion de goûter et qui se confirme comme un vin agréable que je prends plaisir à savourer).
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
La ferme de Saint Pancrace, producteurs de fromages de chèvre
Après quelques achats au domaine Peylong, j’ai pris la direction de la ferme de Saint Pancrace. La matinée est déjà plus avancée et cette ferme attire beaucoup plus de monde. En effet, il s’agit d’une ferme qui produit des fromages de chèvre. Et qui dit fromages de chèvre, dit troupeau de chèvres. Les familles sont donc nombreuses à se presser pour venir voir les animaux. Il faut avouer qu’en cette période où les naissances sont nombreuses, c’est toujours sympathique de pouvoir découvrir des jeunes chevreaux. Et comme nous avons de la chance, il y a deux chevreaux de moins de 24 heures, l’un né dans la nuit et l’autre le matin même.
Dans la bergerie, avec les chevreaux plus ou moins âgés et les chèvres gestantes.
Un peu plus loin, le troupeau d’une cinquantaine de chèvres pait tranquillement dans un pré. Nous visitons ensuite la fromagerie où nous voyons comment est fabriqué le Picodon, et la salle de traite voisine. Puis, c’est le moment de la dégustation… et des achats !
Une chèvre au préUn dernier coup d’œil à la vue depuis la ferme de Saint Pancrace avant de redescendre dans la vallée de la Drôme
Balades dans les piémonts du Vercors
Une randonnée autour de la Baume Cornillane
Sur les chemins
Si vous suivez mes aventures, vous avez noté que je vais souvent me balader du côté de La Baume Cornillane. C’est en effet un de mes terrains de jeu favoris car il a la bonne idée de ne pas être loin de la maison, tout en offrant de nombreuses possibilités. Un dimanche matin, j’ai voulu profiter du beau temps sans aller loin car j’avais déjà fait une belle journée de randonnée la veille. Je me suis donc naturellement dirigée vers La Baume Cornillane. Pour changer, j’avais cherché une trace sur un site de randonnée et j’avais trouvé une jolie boucle qui passait par le Pas du Pont et le château. Compte tenu de là où je souhaitais partir, j’ai adapté la boucle et choisi de la faire en sens inverse de celui donné par le site, pour une distance totale d’environ 6 km. Je connais assez bien le secteur, pour l’avoir parcouru à de nombreuses reprises et cela me convenait mieux ainsi.
Sur les chemins autour de la Baume Cornillane, on croise pas mal de sable
Je suis donc partie confiante sur ces chemins peu fréquentés. J’ai croisé seulement 2 ou 3 traileurs. Le tracé ne présentait par ailleurs aucune difficulté technique, si ce n’est qu’il n’était jamais plat, alternant montées et descentes. Il empruntait toutefois des chemins assez larges, en dehors de brefs passages en mono trace. Le paysage était absolument somptueux, comme chaque fois dans ce secteur. Bref, tout était réuni pour une matinée fantastique sur les chemins.
Les points de vue sur la Raye et sur la plaine de Valence étaient nombreux sur le trajet
L’inattendu
Mais, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. En effet, à peu près à la moitié de la boucle, j’ai perdu l’équilibre sur un chemin de sable qui avait été raviné par les fortes pluies de l’hiver. Le chemin était beau, largement praticable, mais mon pied gauche a roulé sur un caillou et glissé dans l’ornière. Je suis tombée de façon assez violente, et j’ai immédiatement su que je m’étais blessée (même si une part de moi restait malgré tout un peu dans le déni en mode « ça va aller, c’est juste une douleur de contraction »). J’ai consulté l’itinéraire sur mon téléphone (ouf ! il y avait du réseau) pour confirmer ce que je voyais en lisant le paysage : il était préférable de continuer plutôt que faire demi tour, car j’étais à environ 1 km de croiser la route. Selon la douleur, je pouvais ainsi envisager de terminer en marchant sur le bitume, bien stable et en faux plat, même si cela allongeait la distance par rapport au chemin, caillouteux et avec deux belles montées/descentes.
Vue sur la Raye – le paysage juste avant que je ne tombe !
Une leçon à tirer
La fin de la randonnée n’a pas vraiment été amusante, et j’ai passé le reste de la journée dans le canapé avec une poche de glace sur la jambe. Je m’étais fait un petit claquage au mollet, qui a ensuite généré une tendinite de compensation. Si je vous raconte cette mésaventure, ce n’est pas pour me faire plaindre (c’était il y a plusieurs semaines et tout est quasiment maintenant rentré dans l’ordre). C’est surtout pour rappeler qu’en randonnée, même sur un terrain facile, même sur un terrain connu, on n’est pas à l’abri d’un accident. Donc, même pour une petite balade, surtout en montagne, on prévoit le nécessaire : assez de batterie sur son téléphone portable, un sifflet pour indiquer sa présence sans devoir s’époumoner si nécessaire, une trousse de secours minimale (désinfectant, compresses, pansements, sérum physiologique, mouchoirs en papier, petite bande – oui, ça semble beaucoup mais tout ça m’a servi un jour ! – et on s’assure que ce n’est pas périmé. J’ajoute pour ma part un antidouleur à cette liste), une couverture de survie, une lampe frontale chargée. Je pars également toujours avec 2 ou 3 compotes en gourde dans mon sac. Et idéalement, on prévient quelqu’un d’où on part et de l’heure à laquelle on devrait être de retour, surtout si on est seul.
Et on n’oublie pas de profiter du paysage !
Les premiers coquelicots au pied de la Raye
Les premiers coquelicots sont arrivés fin avril dans les champs. J’ai aperçu ceux-ci en passant sur la route, et je n’ai pas pu m’empêcher de les prendre en photo. Ils marquent le début de la bascule du printemps à l’été.
Passer une journée dans le Vercors, c’est quelque chose qui m’arrive souvent. Généralement, j’y vais seule, essentiellement pour marcher. Cette fois, la situation était différente. En effet, deux copines avaient organisé une journée entre filles avec au programme une jolie randonnée sur le plateau de Font d’Urle et une déjeuner convivial au restaurant. Nous étions donc ce jour-là une dizaine à cheminer ensemble, mais aussi à discuter, échanger, comparer nos expériences.
Une journée entre filles dans le Vercors
En randonnée sur le sentier du Karst
L’arrivée du printemps sur l’alpage
Le point de rendez-vous était au départ du sentier du Karst, à Font d’Urle. J’avais covoituré depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine, et nous avons retrouvé les autres sur le parking de la station. Après les bonjours (et les présentations pour celles qui ne se connaissaient pas encore), nous avons enfilé nos chaussures de rando et pris la direction du sentier. Je vais chaque année à cette période de l’année sur l’alpage de Font d’Urle et c’est chaque année aussi magique. Cette fois n’a pas dérogé : les tapis de fleurs nous ont accueillies dès le bord du parking.
Des fleurs partout… surtout des crocus, mais il y avait aussi des jonquilles, des érythrones dents de chien, des scilles à deux feuilles, des renoncules, des gentianes…
Pour autant, la neige était retombée le week-end précédent et était encore bien présente. Fort heureusement, nous avions prévu et étions bien chaussées pour traverser les grandes plaques de neige. Cette fois, nous avons suivi scrupuleusement le chemin (j’ai pour habitude de le prendre à l’envers ou de couper à certains endroits). Pour certaines, c’était leur première venue à Font d’Urle et le sentier permet d’en découvrir toutes les spécificités, en particulier géologiques.
L’alpage de Font d’Urle, entre hiver et printemps
Le bonheur de voir des animaux sauvages
En plus de la multitude de fleurs, nous avons aussi eu la chance de pouvoir observer des animaux dans leur milieu naturel. Deux vautours nous ont ainsi fait le plaisir de voler au dessus de nous dans un ballet hypnotique. Mais, ce que je retiens surtout, c’est la marmotte que nous avons pu longuement voir à côté de la grotte. Je dois avouer que c’était la première fois que je voyais une marmotte dans les Alpes (j’en avais vu à Montréal au Canada où elles sont communes, y compris en ville). Rien que ça aurait suffi à rendre cette journée extraordinaire !
Une marmotte se cache sur cette image ! (elle est dans l’herbe, pas très loin de la neige au niveau du tiers gauche de la photo)Une marmotte se cache sur cette image ! (elle est sur un rocher, au niveau du tiers droit et du tiers bas de la photo )un des vautours que nous avons pu observer
Un déjeuner au col de la Machine
Après deux heures à profiter du temps magnifique que nous avions ce matin-là, nous avons repris les voitures pour nous rendre au col de la Machine. Là, l’Hostel Quartier Libre propose une cuisine locale et de saison dans un environnement chaleureux. Nous avons ainsi largement profité d’une pause déjeuner très gourmande tout en continuant nos discussions.
La salle est très chaleureuse – il y a aussi une terrasse pour les beaux jours Le slogan sur le flyer est une référence à une chanson d’Alain Bashung
Nous avons terminé la journée par un petit aller retour jusqu’au belvédère sur Combe Laval situé à quelques dizaines de mètres de Quartier Libre, l’occasion de profiter du paysage et faire quelques photos de groupe.
Combe Laval depuis le belvédère du col de la Machine On distingue la route à flanc de montagne sur la droite
Ce que je retiens de cette journée
Le point de départ de cette journée, c’était la volonté de Pauline et Cécile de réunir des créatrices de contenu actives sur les réseaux sociaux et partageant des points d’intérêt communs afin d’échanger autour d’un programme à tendance outdoor et gourmandise. Nous étions une dizaine à nous retrouver ce matin-là. J’en connaissais déjà un peu plus de la moitié mais je découvrais « en vrai » les autres. Comme à chaque fois, j’ai été surprise de la facilité avec laquelle nous avons échangé. J’ai par exemple fait la route depuis les piémonts du Vercors avec Pauline et Marine que je n’avais encore jamais vues. Et tout naturellement, les discussions se sont mises en place.
En randonnée sur l’alpage de Font d’Urle
C’est d’ailleurs à la fluidité et la facilité des échanges que l’on se rend compte que le casting était réussi. Si tout le monde se parle, si les rires et les discussions n’ont pas de véritable temps mort, si les bavardages sont naturels, si personne ne reste isolé, alors c’est gagné. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé ce jour-là. Les échanges ont été riches, nourris par nos diversités. Nous avons parlé de tout et de rien, des réseaux sociaux, des collaborations, des interactions avec nos communautés respectives, mais aussi simplement de nos vies. Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir décidé de participer à cette journée, entre la joie de randonner au soleil dans un décor féérique et le plaisir de partager ce moment avec un super groupe.
En randonnée dans le Vercors
Informations pratiques
La randonnée : sentier du Karst à Font d’Urle. Ce sentier fait environ 5 km pour 140 m de D+. C’est une randonnée vraiment accessible à (presque) tous. J’étais blessée à la jambe (a priori un claquage sur un des muscles du mollet, fait une semaine avant), et ça s’est très bien passé. Il faut compter 2 heures en prenant son temps (je l’ai déjà fait en 1h15/1h30 en prenant des photos). Il est important, surtout quand il y a des plaques de neige, de rester sur le tracé du sentier pour ne pas risquer de chuter dans un creux ou un trou. Les passages sur la crête ne sont pas dangereux tant qu’on reste sur le chemin qui est à bonne distance de l’à-pic.
Le sentier passe à proximité des crêtes
Le restaurant : l’Hostel Quartier Libre est situé au col de la Machine. Il propose une cuisine locale et engagée, à base de produits frais et de saison. Les propositions sont originales et bien travaillées. L’ambiance est vraiment décontractée et agréable. Il est aussi possible de s’y arrêter pour le goûter avec de délicieux cookies maison. Quelques hébergements sont également disponibles.
Le belvédère : de l’autre côté de la route par rapport à l’Hostel Quartier Libre, il suffit de suivre le sentier balisé sur quelques dizaines de mètres. Attention : on est alors à flanc de falaise et il convient d’être très prudent
La saison : j’aime l’alpage de Font d’Urle en toute saison, mais il a vraiment quelque chose de magique au printemps.
Après plusieurs années dans la vallée de l’Arve, Mr 2e a emménagé il y a quelques mois à Annecy. Nous avons eu un peu de mal à caler nos agendas respectifs pour trouver un week-end où ni l’un ni l’autre n’avions quelque chose de prévu. C’est finalement fin février que je suis allée lui rendre visite. Il en a profité pour me faire découvrir ses endroits favoris : boutiques, points de vue, balades. A mon tour, je vous propose quelques idées pour passer un week-end agréable à Annecy.
Vue sur le lac d’Annecy
Une promenade en ville
J’avais déjà plusieurs fois eu l’occasion de me balader dans les rues d’Annecy. C’était cependant la première fois que je le faisais en hiver. Force est de constater qu’il y a moins de monde qu’aux beaux jours (et pourtant, nous étions en pleine période de vacances scolaires et de chassé-croisé vers les stations de ski des Alpes). Nous avons zig-zagué dans les petites rues, nous laissant guider par le hasard et les petits coins que Mr 2e voulait me montrer (tous ne sont pas touristiquement intéressants, mais c’était en lien avec des anecdotes personnelles qu’il m’avait racontées).
Dans le centre d’Annecy, le long du Thiou et dans les ruelles anciennes
Annecy est parcourue de canaux et comme il faisait beau ce jour-là, c’était très agréable. Nous avons ainsi profité d’une terrasse de café juste au bord du Thiou pour une pause en milieu d’après-midi. Après un hiver riche en pluie et alors que la douceur des températures faisait fondre la neige des sommets, le courant était fort dans la petite rivière.
Faire une pause au soleil au bord du Thiou
Une balade au bord du lac
Le premier jour, j’étais arrivée un peu plus tard que ce que j’avais prévu en raison de bouchons sur la route (initialement, je devais venir en train mais un éboulement bloquait la circulation des TER entre Valence et Grenoble). Aussi, nous avions directement commencé par une très bonne fondue savoyarde dans une brasserie. Après cela, une balade digestive était de mise. Nous sommes donc partis le long du lac, en passant par le jardin de l’Europe, le pont des Amours, et le Pâquier. Nous avons continué jusqu’au niveau du port, profitant des vues sur les montagnes environnantes tout en discutant.
Tout au long du lac d’Annecy, les points de vue sur les montagnes sont fantastiquesFace à l’Impérial Palace, point d’arrivée de notre baladeLe Pâquier, le lac et les montagnes, une vue typique d’Annecy
Une visite au château
Après avoir de nouveau flâné dans les petites rues du centre ville, nous sommes montés jusqu’au château. Comme il était ouvert, nous avons décidé d’y faire un tour. Le château d’Annecy a été construit par phases successives entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Au XIXe siècle, c’est une caserne et il s’en faut de peu que des travaux d’aménagements ne viennent détruire les plafonds anciens. Devenu propriété de la ville, il a été progressivement transformé en musée à partir des années 1950. Actuellement, il est de nouveau en travaux pour un réagencement complet du parcours muséographiques. Certaines salles sont donc inaccessibles et nous n’avons pu en voir qu’une partie. Les salles que nous avons vues s’articulaient autour de la représentation des paysages alpins et de la nature, avec une bonne part d’art contemporain.
Dans la cour du château d’AnnecyLes paysages alpins inspirent les artistes depuis longtemps
Une randonnée sur les pentes du Semnoz
Le dimanche matin, nous voulions aller au sommet du Semnoz, encore enneigé pour y faire une balade. Le soleil brillait et nous n’étions clairement pas les seuls à avoir eu cette idée. Les bouchons dans la montée laissaient présager un parking complet en haut, aussi nous avons décidé de faire demi-tour et de nous arrêter pour une petite randonnée dans la forêt. Mr 2e connait assez bien maintenant le secteur, où il va assez souvent. Aussi, je l’ai suivi sans vraiment prêter attention à l’itinéraire. En fin d’hiver, la forêt est encore très lumineuse et c’est à peine si on devinait l’approche du printemps. Nous avons suivi des sentiers jusqu’à arriver à un point de vue sur le lac que l’on devinait à travers les arbres. J’ai vraiment apprécié cette parenthèse forestière à deux pas de la ville.
Au départ, nous avons suivi une route forestièreDepuis la forêt des pentes du Semnoz, on devine les sommets de l’autre côté du lac d’Annecy à travers les arbres encore dépourvus de feuilles.
Un tour dans les montagnes
Difficile de venir à Annecy et de faire l’impasse sur les montagnes. Elles entourent la ville et le lac. Et en fin d’hiver, les sommets enneigés donnent envie d’aller y faire un tour. Comme nous n’avions pas pu monter au Semnoz le dimanche matin, nous sommes partis du côté des Aravis le dimanche après-midi. Nous avons emprunté la route qui monte de Veyrier du Lac vers Alex puis Thônes. Tout au long du trajet, j’ai été subjuguée par les paysages (et pour une fois que je ne conduisais pas, je pouvais encore plus en profiter). Nous avons fait un premier arrêt dans le petit village d’Alex, puis nous avons repris la route vers Thônes où nous avons fait une belle promenade en montant jusqu’au château.
vue sur les montagnes depuis le village d’AlexLes pentes du massif des Aravis sont encore bien enneigéesBalade dans le village de Thônes
Une soirée à la patinoire
Je dois avouer que le choix de la date de mon week-end à Annecy, en plus de nos contraintes d’agendas respectifs, avait été choisie parce que le samedi soir, le match de hockey opposait les Chevaliers du Lac d’Annecy aux Lynx de Valence. Comme Mr 2e et moi-même souhaitions retourner voir un match ensemble, l’occasion était trop belle pour la manquer. Nous avons donc passé la soirée à la patinoire dans les gradins à encourager les Lynx (et je peux vous dire qu’il y avait assez peu de spectateurs pour les valentinois). La patinoire d’Annecy est beaucoup plus grande que celle de Valence (environ 1500 places à Annecy contre – de mémoire – environ 400 à Valence). Par contre, nous y avons trouvé l’ambiance dans les gradins plus « molle ». Mais aller voir un match de hockey reste une chouette activité à partager !
Sur la glace, les chevaliers du lac vs les Lynx
Annecy – Haute-Savoie – février 2026
Informations pratiques
Pour manger des spécialités savoyardes, direction la Brasserie Savoyarde, quai Perrière à Annecy. Le service y est continu et efficace, les tarifs corrects, et la fondue était vraiment bonne et généreuse.
Le lac est bordé de voies douces, il est donc facile de s’y promener à pied (ou à vélo). La balade que nous avons faite du quai Perrière à l’Impérial Palace en passant par les jardins fait environ 2 km aller.
Le château-musée d’Annecy reste ouvert pendant les travaux actuellement en cours avec un parcours de visite restreint (et un tarif réduit). Les informations pratiques sont à retrouver sur le site internet des musées d’Annecy.
Sur le Semnoz et tout autour du lac, vous pourrez trouver de nombreux sentiers de randonnée, parfois même aux portes de la ville. Le site de l’office de tourisme référence beaucoup de balades plus ou moins engagées.
Thônes est la capitale du reblochon fermier. Il était donc impensable de repartir sans avoir fait quelques emplettes. La coopérative de producteurs Le Farto est très réputée. Nous y avons acheté des reblochons excellents et à un prix plus que raisonnable. J’avais aussi pris un morceau de tomme de Savoie, qui ne m’a pas déçue non plus.
Le programme des matchs des Chevaliers du Lac, l’équipe de hockey d’Annecy, est disponible sur leurs réseaux sociaux.
Pour d’autres idées à Annecy et dans les environs, vous pouvez aller voir les articles que j’avais écrit suite à un précédent séjour :