Le thème de cette semaine fête foraine n’arrivait pas tout à fait par hasard au printemps. En effet, il y a une fête foraine dans mon village le week-end des Rameaux . Elle aurait donc dû avoir lieu il y a quelques semaines… (ce qui n’a bien sûr pas été le cas..).
Je suis donc retournée dans mes archives. La fête foraine que je vous propose a eu lieu il y a 2 ans, et ce n’est pas celle de mon village. J’étais allée me promener à la découverte d’un village ardéchois, et le hasard a fait que je suis tombée un samedi de fête foraine. C’était en février, aussi la nuit était tombée assez tôt et les averses s’étant succédées en fin d’après-midi, il n’y avait encore presque personne autour des manèges ! L’ambiance était par conséquent un peu étrange….
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Pour voir les fêtes foraines chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….
Quand je me promène, il n’est pas rare que je ramasse quelques petits objets : pommes de pin, jolis cailloux, branchages, coquillages, galets…
J’ai ainsi à la maison des bocaux emplis de cailloux, des coupelles pleines de coquillages, …. qui servent de décoration ça et là.
Dimanche dernier, IgersFrance nous invitait à attarder notre regard sur les détails. J’ai donc sorti pomme de pin et coquillages pour une petite séance photo.
Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives. Les photos de ce billet ont été faites lors d’un voyage aux Etats-Unis en 2002. J’utilisais alors un appareil argentique. La numérisation des clichés a été faite directement par le laboratoire de développement (c’était pour moi d’une part une sécurité pour le retour : je faisais voyager d’un côté les pellicules et de l’autre les CDs, mais aussi une façon de laisser une copie des photos à ma soeur chez qui j’ai passé ce séjour). J’ai fait le choix de ne pas reprendre les couleurs sur les photos afin de conserver le côté un peu vintage qu’elles ont ainsi.
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Gooseberry Falls State Park
Lors de mon séjour dans le Minnesota, j’ai fait un voyage dans le voyage : nous avons fait un court séjour sur le Northshore, au bord du lac Supérieur.
L’aventure vers le Nord a commencé une fin de journée, où nous avons pris les voitures pour filer sur l’autoroute. L’aspect rectiligne de celle-ci surprend ceux qui comme nous sont habitués à un peu plus de courbes. Parmi les véhicules que nous avons croisé, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer les voitures de la patrouille d’état.
Lors d’un arrêt sur une aire afin de nous dégourdir les jambes, nous sommes tombés nez à nez avec plusieurs beaux lapins qui semblaient profiter sans souci des lieux.
Nous sommes arrivés à Duluth en début de soirée, avons trouvé un motel sans âme mais dont l’aspect n’est pas glauque, posé rapidement nos valises dans les chambres avant d’aller diner dans une pizzeria dont mon beau-frère connaissait le gérant. Sur place, après avoir fait savoir qui nous étions, l’employée a appelé son patron et celui-ci (qui avait manifestement déjà consommé une quantité non négligeable d’alcool) a indiqué à la serveuse que notre repas serait on the house ! Nous avons eu un peu de mal à y croire mais nous n’aurons aucune mauvaise surprise au moment de l’addition… et il nous aura même poussés à prendre les plats les plus chers : « pour une fois que vous pouvez y goûter sans que cela ne vous coûte quelque chose, profitez-en »….
Après le diner, nous sommes retournés à l’hôtel où je me suis rendue compte qu’il y avait une piscine mais que nous n’avions pas nos maillots (pas de baignade matinale donc) et que la réception prêtait des jeux. J’en ai profité pour emprunter de quoi occuper un peu Mr 1er avant de dormir. Les stations services vendant du lait, nous avions donc pu faire le plein en prévision de la soirée pour Mr 1er qui avait pour habitude de prendre un grand biberon au coucher.
Au petit déjeuner, nous avons fait connaissance avec un couple âgé ayant des origines italiennes (donc presque la France puisque c’est aussi en Europe). Puis, nous reprenons la route pour Gooseberry Falls State Park.
Un State Park est un parc d’état donc de moindre importance qu’un parc national, mais pas sans intérêt. La forêt aux alentours du parc m’a plongée dans les clichés que je me faisais du grand nord : dense, avec de hauts sapins. Je m’attendais à croiser un élan à chaque virage… ou un grizzli ! (Nous n’avons aperçu ni l’un ni l’autre.) Il y avait un côté rêve éveillé à se trouver au milieu de ces paysages…
Arrivés à Gooseberry Falls, nous sommes passés payer notre droit d’entrée au Visitor Center et avons commencé à descendre le long du chemin pour approcher les chutes d’eau, environ 1 mile plus loin ! Celles-ci sont impressionnantes et nous étions déjà satisfaits de notre promenade. Nous avons cependant décidé de nous aventurer le long de la rivière, même si nous savions que nous n’irions pas jusqu’à l’endroit où elle se jette dans le Lac Supérieur (il y avait pas loin de 30 km encore, j’avais des espadrilles aux pieds et Mr 1er, encore tout petit, n’aurait pas été capable de marcher aussi longtemps…). Ma soeur et mon beau-frère étaient, eux, restés sur le chemin avec ma nièce de 2 mois, sa poussette et celle de Mr 1er.
Arrivés au bord de la rivière, nous n’avons pas tardé à parvenir à une autre chute d’eau. Les points de vue sur la forêt, et la rivière se sont ensuite succédés. J’ai pris plein de photos. Nous avons mis les mains dans l’eau fraîche, tenté des ricochets… Nous étions des explorateurs ! Après en avoir longuement profité, c’est sans regret que nous sommes remontés aux voitures.
Malgré le petit déjeuner très copieux, la faim a commencé à se faire sentir alors que nous étions toujours dans la forêt. Toutefois, à la traversée d’un petit village, hors de tout circuit touristique, nous avons aperçu un petit restaurant où nous avons décidé de nous arrêter. Et là, j’ai commencé à prendre la mesure de l’expression Amérique profonde… Nous avions un peu l’impression de débarquer au milieu de nulle part, nous sentant d’autant plus étrangers que nous parlions français entre nous, mais bien vite, les regards sous les casquettes John Deere se sont détourné et chacun a repris son repas là où il en était quelques instants auparavant. Pour notre part, si la carte n’était pas excentrique, assurément la tarte aux myrtilles était une spécialité de la maison.
Nous avons terminé notre périple dans le Northshore par un arrêt au port de Duluth. Le port de commerce est impressionnant, immense : un vrai port maritime, sauf que c’est de l’eau douce sous les coques des navires ! Il ne faut pas oublier que le Lac Supérieur via les autres grands lacs et quelques canaux est relié à l’Océan Atlantique… Nous avons fait un tour au Lake Superior Maritime Visitor Center puis une promenade le long des quais, nous sentant minuscules au pied des grands bateaux. Puis, nous avons pris la route du retour.
Gooseberry Falls State ParkGooseberry Falls State ParkGooseberry Falls State ParkPort de Duluth, sur le Lac Supérieur
Cela faisait bien des années que je n’avais pas préparé ce gâteau aux pommes. Pourtant, à l’époque où j’étais à la fac, c’était sans doute le gâteau que je faisais le plus souvent. J’avais récupéré la recette d’une de mes grands-mères et j’en faisais au moins un par semaine. Je le mangeais au petit déjeuner les jours suivants. C’est également ce gâteau que je faisais quasiment chaque fois que l’on me demandait d’en apporter un.
Sa simplicité est à indéniable : il n’y a pas besoin d’ingrédient compliqué ni de matériel spécifique. Quant à son moelleux, il est juste fabuleux associé au fondant des pommes cuites.
Ingrédients :
6 cuillères à soupe de farine
6 cuillères à soupe de sucre
6 cuillères à soupe d’huile
6 cuillères à soupe de lait
3 oeufs
1 sachet de levure
1 sachet de sucre vanillé
2 cuillères à soupe de rhum
1 pincée de sel
4 pommes
Et après ?
Mélanger tous les ingrédients sauf les pommes. Graisser un moule et y verser la pâte. Ajouter les 4 pommes coupées en dés dans la pâte. Cuire au four à 180°C pendant 35 minutes (et comme pour tous les gâteaux, ne pas hésiter à vérifier la cuisson avant de le sortir du four)
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On peut tout à fait préparer des variantes de ce gâteau en utilisant d’autres fruits et/ou en ajoutant des morceaux de chocolat….
Ainsi la semaine dernière, j’en ai réalisé un avec des bananes (que j’ai mises entières au fond du moule pour un effet plus visuel à la découpe), et des pistoles de chocolat Dulcey.
Tant que le confinement continue, ce journal de confinement fait de même. Vous pouvez retrouver les semaines précédentes en suivant les liens : – Semaine 1 – Semaine 2 – Semaine 3 – Semaine 4
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SAMEDI 11 AVRIL. Le soleil brille et c’est un plaisir que d’avoir les fenêtres ouvertes toute la journée. Ce samedi s’écoule doucement entre repos et cuisine.
Séance photo spéciale Pâques….
DIMANCHE 12 AVRIL. Jour de Pâques. J’ai trouvé il y a quelques jours des moulages de Pâques à la boulangerie. Ils feront l’affaire compte-tenu des circonstances actuelles, et nous irons chez le super chocolatier « en ville » une autre fois.
Un curieux s’est glissé sur cette photo….
LUNDI 13 AVRIL. Pour la première fois depuis quatre semaines, j’ai pris la voiture (certaines choses ne peuvent pas être faites à pied… c’était le cas). J’ai pu voir que plein de choses sont en fleurs : les arbres de judée, les premiers lilas, les coquelicots…. C’est qu’en limitant mes sorties à aller faire mes courses dans un périmètre très restreint, je n’avais pas vraiment eu l’occasion de voir de la « diversité florale » ! Nous avons déjeuné dehors pour la première fois de l’année. C’est toujours un plaisir que de pouvoir profiter de la cour…
Café en terrasse
MARDI 14 AVRIL. Le petit bonheur du jour, c’est qu’on a réussi à complètement installer mon nouvel ordinateur du bureau à distance. Cela devrait améliorer un peu mes conditions de travail, avec un peu moins de plantages ! L’ancien commence à être vraiment en bout de course. Il faut dire que je m’en sers beaucoup et surtout qu’il bouge énormément entre les aller/retours à la maison et les déplacements. Il n’a donc pas été ménagé ces dernières années !
Premier repas non préparé à la maison depuis le début du confinement : je suis allée chercher des pizzas à la pizzeria voisine….
MERCREDI 15 AVRIL. Je ne travaille que le matin… l’occasion de profiter du soleil dans la cour et de pâtisser l’après-midi. J’ai aussi tenté de me reposer car je suis très fatiguée en ce moment, sans que je parvienne à en identifier la cause (même si je pense que l’absence de grandes randos/balades joue…) . Melle 3e a fêté son anniversaire. Et le gâteau préparé selon ses désirs était vraiment bon !
Avec les bougies, comme il se doit !
JEUDI 16 AVRIL. C’est la journée des livraisons. Le matin, c’est le lapin de Pâques un peu aidé par Sev et le livreur qui a sonné à la porte ! Encore merci ! Et le soir, c’était ma livraison de produits frais et locaux : viande, fromages, yaourts et légumes.
La livraison du lapin de Pâques qui n’est vraiment pas raisonnable… mais a très bon goût !
VENDREDI 15 AVRIL. Le vendredi, depuis le début du confinement, c’est le jour de mes courses hebdomadaires. J’essaie de me tenir à une sortie d’approvisionnement par semaine, et comme me le faisait remarquer ce matin l’épicière, je m’y tiens plutôt bien ! Le challenge reste de réussir à les faire en moins d’une heure en passant par les cases boulangerie, épicerie, boucherie (et pharmacie ce matin, pour racheter du bon savon).
La fatigue de chacun commence à se faire nettement sentir. J’avais déjà remarqué que le week-end, si je ne bouge pas assez, je ne me repose pas vraiment… alors là au bout de 5 semaines, cela devient un peu compliqué. Il va falloir trouver des substituts !
Ce thème des animaux de la ferme n’est pas forcément aisé à conjuguer avec le confinement en cours (sauf si on habite vraiment en pleine campagne, juste à côté de fermes ou de pâtures !… ce qui n’est pas mon cas ).
Je suis donc allée faire un tour dans mes archives car je ne manque pas de photos de chevaux, d’ânes, de chèvres, de cochons… Mais en allant voir mes anciennes photos, j’avais une idée bien particulière en tête, et je cherchais une série de photos bien précise.
Cette photo d’une vache et de son veau nouveau-né a été prise en 2007 en Belgique. Nous circulions sur une route de campagne quand l’attitude d’une vache dans un pré a attiré mon attention : elle venait tout juste de vêler ! Nous sommes restés un moment à la regarder inciter son veau à se mettre sur ses pattes et faire quelques pas hasardeux….
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Pour voir les animaux de la ferme des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Ce roman est le tout premier d’Arnaldur Indridason à avoir été publié en Islande en 1997. Il a par contre fallu attendre plus de vingt ans avant qu’il ne soit traduit en français, en 2018 donc.
Le point de départ est assez simple : un quadragénaire schizophrène se suicide dans l’hôpital psychiatrique où il est interné tandis qu’au même moment, un de ses anciens professeurs meurt dans l’incendie criminel de sa maison. Commence alors une enquête menée par le commissaire Erlendur assisté de Sigirdur Oli (qui deviendront des personnages récurrents des romans d’Indridason).
La psychologie des personnages, en particulier Erlendur, est moins fouillée que dans les romans suivants mais l’auteur pose tout de même bien les bases, et donne déjà quelques clés de compréhension de leurs personnalités. De même l’intrigue est de facture classique mais bien menée, prenant des racines dans le passé comme sait si bien le faire Indridason.
Comme toujours dans les enquêtes d’Erlendur, c’est noir, c’est sombre, c’est un peu tordu, mais c’est carrément efficace. Je l’ai lu d’une seule traite : je voulais connaître le dénouement, valider ce que je devinais…. typiquement le genre de roman que je n’ai pas intérêt à commencer un soir si je n’ai pas l’intention de rester éveillée une bonne partie de la nuit ! (En l’occurrence, je l’ai ouvert en début d’après-midi, c’était plus raisonnable)
A lire donc si vous aimez les romans policiers bien ficelés, pour entrer dans l’univers d’Indridason ou pour passer un bon moment sans avoir à sortir de chez soi….
Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives. Les photos de ce billet ont été faites lors d’un voyage aux Etats-Unis en 2002. J’utilisais alors un appareil argentique. La numérisation des clichés a été faite directement par le laboratoire de développement (c’était pour moi d’une part une sécurité pour le retour : je faisais voyager d’un côté les pellicules et de l’autre les CDs, mais aussi une façon de laisser une copie des photos à ma soeur chez qui j’ai passé ce séjour).J’ai fait le choix de ne pas reprendre les couleurs sur les photos afin de conserver le côté un peu vintage qu’elles ont ainsi.
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Skyline de Minneapolis depuis Stone Arch Bridge
En 2002, je suis allée rendre visite à ma sœur aux États-Unis où elle s’était installée quelques années auparavant. Elle habitait alors Minneapolis, MN… Cela me vaut parfois un regard perplexe quand je dis qu’aux États-Unis, je n’ai séjourné que dans le Minnesota. Visiblement, ce n’est pas l’état qui fait le plus rêver quand on vit de l’autre côté de l’Atlantique… J’avoue cependant que sans cette occasion familiale, le Midwest n’aurait sans doute pas été mon premier choix non plus !
Mes premiers pas sur le sol américain, c’était dans le New Jersey… Faute de vol direct entre Paris et Minneapolis, nous avions une escale à Newark où nous passions le contrôle d’immigration. Si les questions étaient normales, le ton employé par l’agent démontrait une certaine perplexité sur la destination finale du voyage. ce qui donné un dialogue du style :
« Is it the first time you come to the US ? »
« Yes »
« And you’re going to Minneapolis ????? »
« Yes »
« But why Minneapolis ? »..
Non, vraiment, le Minnesota ne doit pas attirer les foules européennes pour un premier voyage aux États-Unis !
Une fois ces formalités accomplies, j’ai réalisé que ce que je voyais en face de moi n’était pas un poster géant mais bel et bien la skyline de Manhattan ! (on va mettre le temps que j’ai mis à le réaliser sur le compte de la fatigue du vol transatlantique ) L’avion à destination de Minneapolis était loin d’être plein et j’ai pu profiter comme une enfant de la vue par le hublot : la statue de la Liberté et le pont de Brooklyn… comme dans les films !
Arrivés à Minneapolis, il d’abord fallu compenser le décalage horaire ! La première mission du premier matin a donc logiquement été d’aller faire provision de café… Nous étions seuls chez ma sœur qui était partie travailler ; nous avons donc décidé d’aller explorer son quartier. Nous avons marché quelques blocs, traversant des typologies de quartiers assez différentes. En peu de distance, nous avons croisé des quartiers chics avec des villas immenses, mais aussi un bus scolaire abandonné servant de point de rendez-vous aux junkies du secteur sur un parking déserté ! Ce matin-là, tout n’était que surprise : les écureuils gris et peu farouches, les balançoires et les jeux des squares (Mr 1er avait 2 ans, ce point n’était donc pas négligeable), les grillages autour de certains jardins alors que d’autres n’avaient aucune clôture, les pelouses toutes taillées au millimètre, les signalisations routières et en particulier les panneaux snow route, l’épicerie du quartier… oui, vraiment tout ! Je débarquais dans un autre monde !
Les jours suivants, nous vivions à l’américaine avec ma sœur et mon beau-frère. Nous avons fait les courses au supermarché (encore un lieu d’étonnement par rapport aux supermarchés français…), nous sommes allés manger dans les restaurants où ils travaillaient à l’époque, nous avons pris des litres de café au Caribou Coffee. Nous sommes aussi allés nous promener dans les parcs et autour des nombreux lacs de la ville. Nous avons fait du shopping au Mall of America, l’un des plus grands centres commerciaux des États-Unis. Je ne sais pas ce qui m’y a le plus étonnée : le parc d’attraction au cœur du centre commercial (qui était à l’époque dédié à Snoopy, une célébrité locale), l’aquarium dédié aux tortues que l’on pouvait parcourir en restant immobile sur un tapis roulant, la taille démesurée de l’ensemble, la décoration du Rainforest Café, ….
Nous sommes allés en balade sur les rives du Mississippi pour admirer la skyline de Minneapolis depuis Stone Arch Bridge et voir cette écluse faramineuse et son impressionnante prise d’eau au niveau des chutes de Saint Anthony. Nous avons pris un bateau à roues pour une croisière sur le fleuve et passé cette fameuse écluse. Difficile de ne pas se sentir minuscule une fois au niveau inférieur !
Nous sommes allés découvrir le Sculpture Garden avec son emblématique Spoonbrigde and Cherry… où nous avons pu jouer entre les oeuvres d’art contemporain.
Nous avons fait un saut à Saint Paul pour voir le Capitole d’état mais il était trop tard pour y entrer… (nous avons quand même monté les marches pour regarder à travers la porte vitrée !)
Nous avons visité Fort Snelling où par le plus grand des hasards nous sommes arrivés un jour de reconstitutions historiques. Nous avons vu les soldats du début du XIXe siècle manœuvrer fusils et canon. Nous avons eu un échange extrêmement intéressant avec une indienne Dakota sur l’histoire de son peuple et les liens noués avec les trappeurs français qui faisaient commerce de fourrure le long du fleuve.
Nous sommes aussi allés plus au nord, le long du Lac Supérieur, sur le Northshore, à Duluth pour voir ce lac si grand que des cargos y transitent, que les mouettes y vivent et que l’on y constate des marées ! Et de là, nous sommes partis à la découverte du State Park de Gooseberry Falls.
(à suivre…)
Vue sur Downtown Minneapolis depuis les environs de la villeL’écluse des chutes de Saint AnthonyLa prise d’eau pour le remplissage de l’écluse au premier plan et les chutes de Saint Anthony canalisées par un barrage hydro-électrique en arrière-planMinnehaha Falls dans Minnehaha ParkSculpture GardenLa skyline de Minneapolis depuis le fleuve Mississippi Vue d’ensemble de Fort SnellingDémonstration de tir avec des fusils du XIXe siècle à Fort SnellingLe capitole d’état à Saint Paul, MN
Tant que le confinement continue, ce journal de confinement fait de même. Vous pouvez retrouver les semaines précédentes en suivant les liens : – Semaine 1 – Semaine 2 – Semaine 3
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SAMEDI 4 AVRIL. Le soleil brille et j’en ai profité pour faire un grand ménage fenêtres ouvertes. Pas mal de cuisine aussi au programme : le week-end, je peux me permettre des préparations plus longues qu’en semaine. Au menu, enchiladas de boeuf le midi et nuggets de poulet/potatoes le soir. Et pour le goûter, on a pris une glace dehors, la toute première de l’année.
DIMANCHE 5 AVRIL. Puisqu’il n’est pas possible d’aller faire un brunch en ville, nous en avons fait un à la maison ! Au menu : pain grillé, fromage, bacon grillé, salade de mâche, fromage blanc avec confiture de pêches maison, pain perdu sucré (en partie inspiré par Anne-Sophie Pic qui a publié une recette en fin de semaine sur son compte instagram), jus de fruits et thé ! Et comme c’est le dimanche des Rameaux, j’ai également préparé un Suisse.
Pain perdu caramélisé
C’est intéressant de voir comment certaines personnes projettent leurs craintes et leurs angoisses dans une simple phrase factuelle et soumettent ainsi cette phrase à une interprétation qui n’a rien à voir avec la pensée de celui qui a initialement émis la phrase. C’est intéressant de s’apercevoir que certains passent tous les faits au travers d’un filtre négatif, comme si l’univers entier semblait se liguer pour faire en sorte qu’ils passent les plus mauvais moment possibles, comme si jamais rien de bon ou même de neutre ne pouvait survenir, comme si tout devait forcément contenir une plainte sous-jacente.
fleurettes discrètes au coin des marches de la maison
LUNDI 6 AVRIL. Nouveau Graal : une ramette de papier blanc ! Comme je n’ai pas d’imprimante, je n’en ai pas d’avance… mais ces dernières semaines, la consommation a nettement augmenté. La papeterie est fermée et l’épicerie du village est en rupture de stock. L’épicière m’a dépanné d’une vingtaine de feuilles sur son stock personnel, et dès qu’elle en reçoit, elle m’en met une ramette de côté.
MARDI 7 AVRIL. La météo de l’après-midi permet de travailler avec les fenêtres ouvertes et c’est super agréable. J’essaie aussi de prendre mon café dans la cour, même si le soleil reste encore un peu bas pour que j’en profite vraiment.
MERCREDI 8 AVRIL. J’ai reçu mon nouvel ordinateur professionnel. Maintenant, il va falloir trouver un créneau avec le service informatique pour qu’ils l’installent (même si j’aurai des choses à reprendre ensuite sur l’installation car j’ai besoin d’une configuration très personnelle ! ). Vu le comportement de mon ordinateur actuel, je suis rassurée d’avoir son remplaçant sous la main !
JEUDI 9 AVRIL. Avec mes collègues, on a organisé un apéro en after-work. Une heure et demie à papoter et rigoler, c’était vraiment sympa ! J’ai trouvé un service de livraison par des producteurs locaux qui se sont regroupés : cela me permet de récupérer des produits frais qui changent un peu de ce que propose mon épicerie de village…
En allant faire les courses, s’apercevoir que les arbres sont en fleurs.
Parmi les indispensables à faire pour réussir son confinement selon les réseaux sociaux, il y a le pain maison et les banana breads. Vu que mon boulanger est toujours ouvert, je continue à lui acheter du pain. J’en prends une quantité suffisante pour une semaine en une fois et je le congèle. Donc, je ne fais pas mon pain maison… Mais ouf, je fais des banana breads, je ne suis donc pas complètement à côté de la tendance !
VENDREDI 10 AVRIL. Jour des courses… et cela se voit que c’est le week-end de Pâques. C’est la première fois que je fais la queue à la boucherie (à même pas 9.30 du matin) depuis le début du confinement… En outre, j’ai oublié de passer commande pour avoir de l’agneau ! Mais j’ai de la chance et il lui reste une seule épaule qui n’a pas été réservée : ce sera parfait pour mon repas de Pâques. La semaine se termine et je me rends compte que je suis épuisée. Elle a encore été complexe à gérer coté boulot, et vu mon agenda des semaines à venir, cela ne s’annonce pas plus calme…. Et à la maison, c’est tout une gymnastique mentale pour prévoir les repas sans sortir faire trop souvent les courses, et réussir à organiser leur préparation avec un timing très serré le midi : je termine régulièrement des réunions à plus de midi, voire midi et demie, quand Mr 1er doit avoir déjeuné assez tôt pour se connecter vers midi et demie car son cours débute à 12.45… et je suis installée pour travailler dans la cuisine !
Il faut que je fasse attention à ne pas me laisser happer par ce qui ne me concerne pas (ce qui est certainement plus simple à dire qu’à faire…) et à ne pas me placer moi-même la barre trop haut, que ce soit à la maison ou au travail.
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Et parce que ce billet est publié le jour de Pâques, je vous souhaite à tous de Bonnes Fêtes de Pâques !