Cela va vous sembler incroyable mais je n’étais encore jamais allée voir les orchidées sur le massif de Crussol. J’en avais parfois croisé au hasard d’une balade vers les ruines du château, mais je n’y étais jamais allée spécifiquement. Compte tenu qu’il s’agit d’un des endroits autour de Valence où il y a le plus d’orchidées, et avec ma passion pour ces fleurs, il faut avouer que c’était vraiment une bizarrerie de ne pas y avoir fait une balade rien que pour cela. Aussi, au mois de mai, j’ai profité d’une balade nature spéciale orchidées organisée par Rhône Crussol. Au pied du château, j’ai retrouvé Nicolas un guide accompagnateur qui a partagé avec le groupe d’une bonne vingtaine de personnes que nous étions ses connaissances sur ces plantes surprenantes pendant deux heures de promenade.
Au pied du château de Crussol
Un milieu naturel riche en orchidées de toutes sortes
J’ai finalement pris assez peu de photos lors de cette sortie. A cela deux raisons principales : le fait d’être en groupe et l’heure de la journée. En effet, en groupe, c’est compliqué de rester longtemps à photographier une même fleur, surtout que chacun veut repartir avec son image souvenir. Donc, pour ne pas ralentir tout le monde, j’ai pris mes photos très rapidement. Bilan : de nombreuses photos floues. Ensuite, la balade a eu lieu de 14.00 à 16.00 donc à l’heure où le soleil est très haut et en plus, un jour de grand beau temps. Bilan : des images surexposées. Je vais donc me contenter d’une sélection des merveilles aperçues ce jour là (et en demandant votre indulgence pour la qualité des photos), essentiellement destinée à me servir d’aide mémoire pour les années à venir.
La listère à feuilles ovales
La listère à feuilles ovales est une grande orchidée très discrète avec ses fleurs vert pâle et que l’on trouve sur quasiment tout le territoire de France métropolitain. Une orchidée à laquelle je n’avais jamais prêté attention alors que statistiquement, j’en ai forcément déjà croisé.
listère à feuilles ovales
L’orchis tridenté
L’orchis tridenté est une espèce protégée que j’ai déjà plusieurs fois croisée.
Orchis tridentéOrchis tridenté
L’anacamptis pyramidal
Autrefois dénommé orchis pyramidal, il a été reclassifié dans la famille des anacamptis. C’est en trouvant une anacamptis pyramidal dans le jardin de ma maison d’alors que je suis entrée dans le monde fascinant des orchidées sauvages. Le jour de la balade, nous avons aussi pu observer un individu hypochrome.
Ces deux ophrys sont assez proches et parfois un peu difficile à différencier. L’ophrys bécasse est un peu plus « large » que son cousin et présente de légères excroissances.
ophrys moucheophrys bécasse il tient son nom de la forme de son gynostème (la petite forme verte) qui fait penser à cet oiseau
L’ophrys de la Drôme
L’ophrys de la Drôme a été découvert dans la Drôme mais on peut aussi l’observer dans la vallée du Rhône côté ardéchois sur les massifs de Crussol et Soyons. C’est d’ailleurs à Soyons que je l’avais vu pour la première fois. On le reconnait aisément avec son petit « miroir ».
ophrys de la Drôme (en fin de floraison)ophrys de la Drôme
L’orchis fragans
L’orchis fragans est une orchidée assez rare (et protégée). Elle dégage une odeur vanillée assez nette. Je n’ai même pas eu besoin de coller mon nez à la plante pour la sentir.
orchis frangans
L’épipactis microphila
Les épipactis sont pour moi parmi les orchidées plus compliquées à repérer. Il faut dire qu’ils ont le don de se fondre dans la végétation environnante avec leurs couleurs d’herbe séchée et leurs silhouettes discrètes.
épipactis microphila
Il y a bien d’autres variétés d’orchidées sur le massif de Crussol dont la période de floraison varie. Lors de la balade que j’ai faite, nous avons ainsi aussi pu voir une céphalantère de Damas qui n’avait pas encore vraiment commencé à fleurir. Il y avait aussi des limodores anthocyanes (une orchidée parasite rare.. mais dont je n’ai pas su prendre de photos correctes), des orchis militaires et des orchis pourpres. A d’autres moment de l’année, il est possible d’y trouver par exemple des spirantes et des sérapias.
Massif de Crussol – Saint Péray – Ardèche – mai 2026
La vue sur Saint Péray depuis la montée vers le château de Crussol. On devine le château de Beauregard sur la droite et en arrière plan les vignes de Cornas.
Parmi mes rituels printaniers, il y a la recherche des orchidées sauvages. Et pour cela, le Vercors reste un terrain de choix. Une copine me disait il y a peu qu’il y a 79 espèces d’orchidées sauvages dans le massif. J’ai fait une estimation (à la louche) et je pense en avoir observé entre 20 et 30 seulement (si j’ai le temps, j’essaierai d’affiner cela dans un prochain article). Cette année, j’ai dû m’y reprendre à deux fois, à une semaine d’intervalle, avant de réussir à vraiment voir les orchidées dans un de mes secteurs favoris.
Même sans les orchidées, le paysage vaut le déplacement
Une première tentative peu fructueuse
La première fois, c’était tout début mai. Le ciel était couvert et du bricolage à faire à la maison avait occupé une bonne partie de la matinée. Je cherchais donc un endroit proche de chez moi pour une sortie rapide (j’avais acheté la veille de nouvelles chaussures de randonnée que je tenais à essayer en conditions réelles). Comme j’avais déjà plusieurs observé des orchidées sauvages à cet endroit tout début mai, j’en ai pris la direction. Bien avant d’arriver, j’ai su que ce serait compliqué. En effet, habituellement, j’en repère assez facilement sur les bas côtés de la route, mais cette fois, il n’y avait rien. Donc, j’ai opté pour une balade sur la montagne de Lozeron, en suivant le chemin balisé entre Vautour et Perrache.
Dans le secteur de la montagne de Lozeron, il peut y avoir des troupeaux. Ceux-ci sont gardés par des patous et la prudence est de mise. Si vous arrivez à proximité d’un troupeau, il faut le contourner le plus largement possible. Si le patou vient vers vous, arrêtez vous, restez calme, laissez le vous identifier comme n’étant pas un danger pour le troupeau. Pour avoir déjà croisé sur un chemin un tel chien, ils sont impressionnants mais généralement peu agressifs tant qu’ils ne vous considèrent pas comme un prédateur pour le troupeau.Le chemin, très praticable, monte doucement en forêt
J’ai trouvé quelques orchidées au bord du chemin, mais très peu ou alors pas encore en fleurs. J’ai donc choisi de continuer la promenade juste pour le plaisir de marcher au calme, portée par le rythme de mes pas, bercée par le bruit du vent et le son des cloches des vaches dans le lointain. Le moment était simple et doux. Les paysages par contre montraient toute leur majestuosité. Ce chemin est vraiment beau, et je me demande encore pourquoi cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas emprunté.
Quelques orchis mâles, quelques orchis brûlés, beaucoup de muscaris et de rares bleuets : petite récolte photographique au bord du cheminLe chemin traverse la forêt puis zigzague entre les prairies. On devine les sommets bordant la vallée de la Drôme et au-delà, le synclinal de Saoû et les Trois Becs.
Un second essai transformé
Après cette première tentative qui n’avait pas vraiment été couronnée de succès, j’ai décidé de retourner tenter ma chance la semaine suivante. Et cette fois a été la bonne. En approchant du site, j’ai commencé à apercevoir quelques orchidées sur le bas côté. Il restait maintenant à marcher doucement le long des chemins pour réussir à découvrir les spécimens plus ou moins discrets. J’ai d’abord vu quelques orchis singes que l’on repère assez facilement avec leur couleur rose sur fond blanc. Puis, ce sont des groupes d’orchis mâles, bien violets, qui ont attiré mon œil. Et là, j’ai vu un grand nombre d’orchis de Provence, généralement assez difficile à trouver avec leur couleur jaune très pâle. Le hic, c’est qu’ils étaient dans une zone clôturée et donc impossible à approcher. Je l’ai un peu regretté mais cela fait partie du jeu.
Ici, on aperçoit deux synclinaux : celui, immense, de Saoû en arrière plan, que l’on repère à la forme de Roche Colombe sur la droite, et celui, plus petit, de Saint Pancrace dont on voit les falaises au milieu.
Un peu plus loin, quelques orchis pourpres montraient leurs couleurs plus foncées, tout comme les orchis militaires. Mais la jolie surprise est venue d’un orchis singe tout blanc. J’avais déjà observé cette variation de coloris, dite hypochrome, sur un orchis géant en bord de Rhône il y a quelques années. C’est toujours un peu surprenant pour ces fleurs habituellement si colorées. Puis, dans une prairie ouverte, j’ai repéré de loin quelques orchis de Provence. Avec le beau soleil de ce jour-là, ils étaient encore plus jolis. Je crois vraiment qu’à ce jour, ce sont mes orchidées sauvages préférées. En continuant à chercher, j’ai aussi pu repérer quelques orchis brûlés très discrets avec leur petite taille. La balade n’aura pas été très longue mais elle m’aura permis de voir ces orchidées que je retrouve avec plaisir chaque année dans ce secteur du massif du Vercors.
orchis singeorchis singeorchis mâleorchis militaireorchis pourpreorchis pourpreorchis de Provenceorchis mâleorchis de Provenceorchis brûléorchis militaireorchis singe hypochromeRécolte photographique 2026 des orchidées sauvages sur les hauteurs de Combovin
Lozeron / Combovin – Vercors – Drôme – mai 2026
ATTENTION : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles. Ce sont en outre des espèces protégées. Donc, il est interdit de les cueillir, et il faut faire très attention à ne pas les piétiner. Pour cela, le mieux est de rester sur les chemins ou les routes d’où il est facile de les observer et photographier. Une belle photo ne vaut pas la peine d’abimer la flore.
Il est important de rester sur les sentiers pour ne pas abimer la flore
J’habite dans un village à la campagne, même si je ne suis pas très loin de la ville. J’aime profiter des différentes saisons autour de chez moi, et le printemps est une de celles qui offrent le plus de diversité. Chaque jour, je traverse des paysages changeant au fil des floraisons, et des cultures. Les évolutions dans les champs sont un marqueur du temps qui passe et qui nous emmène doucement vers la saison suivante, l’été et ses chaleurs. En attendant, je profite de la (relative) douceur du printemps. Venez, je vous emmène voir le printemps dans la campagne drômoise.
Le synclinal de Saoû et les Trois Becs depuis Suze
De ferme en ferme, rendez-vous incontournable du printemps
Le domaine Peylong, viticulteurs depuis 6 générations
Ferme en ferme, c’est vraiment LE rendez-vous immanquable fin avril. Sur un week-end, de nombreuses fermes ouvrent leurs portes et nous permettent de découvrir comment sont produits les aliments que nous consommons. Ce sont toujours des découvertes intéressantes, et l’occasion de se fournir en bons produits locaux. Cette année, je n’ai visité que deux fermes, situées toutes les deux à Suze, dans le Vercors. J’ai commencé par le domaine Peylong. Là, la famille Lombard exploite des vignes depuis six générations.
Les vignes du domaine Peylong au pied du synclinal de Saint Pancrace
Je suis arrivée juste après 9.00 et j’étais la première visiteuse de la journée. Quatre autres personnes sont arrivées juste après, et nous avons donc visité le domaine ensemble. Nous avons été accueillis par Fabien qui s’occupe du travail de la vigne et qui nous a expliqué le terroir et l’histoire du domaine. Puis, il nous a montré le chai. Nous avons ensuite rejoint Christelle dans le jardin, où nous avons pu nous installer pour une dégustation. Il était encore assez tôt mais le soleil brillait et rendait l’atmosphère joyeuse. C’est au son du chant des oiseaux que nous avons pu apprécier les différents vins du domaine.
Dans les vignes du domaine PeylongDégustation de vin au soleil (mention spéciale pour le blanc « L’oublié » que j’avais déjà eu l’occasion de goûter et qui se confirme comme un vin agréable que je prends plaisir à savourer).
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
La ferme de Saint Pancrace, producteurs de fromages de chèvre
Après quelques achats au domaine Peylong, j’ai pris la direction de la ferme de Saint Pancrace. La matinée est déjà plus avancée et cette ferme attire beaucoup plus de monde. En effet, il s’agit d’une ferme qui produit des fromages de chèvre. Et qui dit fromages de chèvre, dit troupeau de chèvres. Les familles sont donc nombreuses à se presser pour venir voir les animaux. Il faut avouer qu’en cette période où les naissances sont nombreuses, c’est toujours sympathique de pouvoir découvrir des jeunes chevreaux. Et comme nous avons de la chance, il y a deux chevreaux de moins de 24 heures, l’un né dans la nuit et l’autre le matin même.
Dans la bergerie, avec les chevreaux plus ou moins âgés et les chèvres gestantes.
Un peu plus loin, le troupeau d’une cinquantaine de chèvres pait tranquillement dans un pré. Nous visitons ensuite la fromagerie où nous voyons comment est fabriqué le Picodon, et la salle de traite voisine. Puis, c’est le moment de la dégustation… et des achats !
Une chèvre au préUn dernier coup d’œil à la vue depuis la ferme de Saint Pancrace avant de redescendre dans la vallée de la Drôme
Balades dans les piémonts du Vercors
Une randonnée autour de la Baume Cornillane
Sur les chemins
Si vous suivez mes aventures, vous avez noté que je vais souvent me balader du côté de La Baume Cornillane. C’est en effet un de mes terrains de jeu favoris car il a la bonne idée de ne pas être loin de la maison, tout en offrant de nombreuses possibilités. Un dimanche matin, j’ai voulu profiter du beau temps sans aller loin car j’avais déjà fait une belle journée de randonnée la veille. Je me suis donc naturellement dirigée vers La Baume Cornillane. Pour changer, j’avais cherché une trace sur un site de randonnée et j’avais trouvé une jolie boucle qui passait par le Pas du Pont et le château. Compte tenu de là où je souhaitais partir, j’ai adapté la boucle et choisi de la faire en sens inverse de celui donné par le site, pour une distance totale d’environ 6 km. Je connais assez bien le secteur, pour l’avoir parcouru à de nombreuses reprises et cela me convenait mieux ainsi.
Sur les chemins autour de la Baume Cornillane, on croise pas mal de sable
Je suis donc partie confiante sur ces chemins peu fréquentés. J’ai croisé seulement 2 ou 3 traileurs. Le tracé ne présentait par ailleurs aucune difficulté technique, si ce n’est qu’il n’était jamais plat, alternant montées et descentes. Il empruntait toutefois des chemins assez larges, en dehors de brefs passages en mono trace. Le paysage était absolument somptueux, comme chaque fois dans ce secteur. Bref, tout était réuni pour une matinée fantastique sur les chemins.
Les points de vue sur la Raye et sur la plaine de Valence étaient nombreux sur le trajet
L’inattendu
Mais, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. En effet, à peu près à la moitié de la boucle, j’ai perdu l’équilibre sur un chemin de sable qui avait été raviné par les fortes pluies de l’hiver. Le chemin était beau, largement praticable, mais mon pied gauche a roulé sur un caillou et glissé dans l’ornière. Je suis tombée de façon assez violente, et j’ai immédiatement su que je m’étais blessée (même si une part de moi restait malgré tout un peu dans le déni en mode « ça va aller, c’est juste une douleur de contraction »). J’ai consulté l’itinéraire sur mon téléphone (ouf ! il y avait du réseau) pour confirmer ce que je voyais en lisant le paysage : il était préférable de continuer plutôt que faire demi tour, car j’étais à environ 1 km de croiser la route. Selon la douleur, je pouvais ainsi envisager de terminer en marchant sur le bitume, bien stable et en faux plat, même si cela allongeait la distance par rapport au chemin, caillouteux et avec deux belles montées/descentes.
Vue sur la Raye – le paysage juste avant que je ne tombe !
Une leçon à tirer
La fin de la randonnée n’a pas vraiment été amusante, et j’ai passé le reste de la journée dans le canapé avec une poche de glace sur la jambe. Je m’étais fait un petit claquage au mollet, qui a ensuite généré une tendinite de compensation. Si je vous raconte cette mésaventure, ce n’est pas pour me faire plaindre (c’était il y a plusieurs semaines et tout est quasiment maintenant rentré dans l’ordre). C’est surtout pour rappeler qu’en randonnée, même sur un terrain facile, même sur un terrain connu, on n’est pas à l’abri d’un accident. Donc, même pour une petite balade, surtout en montagne, on prévoit le nécessaire : assez de batterie sur son téléphone portable, un sifflet pour indiquer sa présence sans devoir s’époumoner si nécessaire, une trousse de secours minimale (désinfectant, compresses, pansements, sérum physiologique, mouchoirs en papier, petite bande – oui, ça semble beaucoup mais tout ça m’a servi un jour ! – et on s’assure que ce n’est pas périmé. J’ajoute pour ma part un antidouleur à cette liste), une couverture de survie, une lampe frontale chargée. Je pars également toujours avec 2 ou 3 compotes en gourde dans mon sac. Et idéalement, on prévient quelqu’un d’où on part et de l’heure à laquelle on devrait être de retour, surtout si on est seul.
Et on n’oublie pas de profiter du paysage !
Les premiers coquelicots au pied de la Raye
Les premiers coquelicots sont arrivés fin avril dans les champs. J’ai aperçu ceux-ci en passant sur la route, et je n’ai pas pu m’empêcher de les prendre en photo. Ils marquent le début de la bascule du printemps à l’été.
Chaque année, c’est un peu la même chose : doucement, l’hiver laisse la place au printemps. La nature se réveille. La neige fond. Les fleurs commencent à pointer le bout de leur pétales. Les journées allongent et le soleil réchauffe tout. Cette demie saison, je l’aime beaucoup pour aller randonner. Il faut dire que de façon générale, j’aime quand dehors les saisons se télescopent, et c’est autour de l’hiver que c’est le plus net. Alors, cette année encore, je suis allée dans le Vercors, chercher les traces du printemps à la sortie de l’hiver.
Au bord des chemins, les épinettes en fleurs
Entre neige et soleil au col du Lion
Le premier week-end du printemps, j’ai eu le plaisir de pouvoir passer une journée avec Mr 2e et Melle 3e à la maison. Comme il faisait (enfin) beau après des semaines de pluie, nous avons eu envie de faire une balade. Melle 3e voulait de la montagne et de la forêt. Nous sommes donc partis dans le Vercors, en direction du Grand Echaillon et du col de la Bataille. La route est encore fermée au delà de la station de ski à cette période de l’année, mais il y a des promenades sympas à faire dans ce secteur. Nous sommes donc partis en direction du col du Lion. La balade a l’avantage d’être plutôt facile, et calme.
En arrivant, il y avait encore un peu de neige
Dans le sous-bois, il restait encore un peu de neige dans les endroits les plus abrités. Forcément, Mr 2e et Melle 3e se sont sentis obligés de faire une bataille de boules de neige : même en grandissant, certaines choses ne changent pas. Nous avons ensuite continué jusqu’au col du Lion. Mais, contrairement à ce que j’ai l’habitude de faire, nous n’avons pas pris la route forestière mais un sentier (balisé jaune/vert) qui s’enfonce dans la forêt de Comblezine. A un moment, le chemin quitte le sous-bois pour longer une prairie. Nous y avons fait un arrêt assez long, profitant du soleil, admirant les crocus dans la lumière, observant les sommets environnants. Puis, nous avons longé la pâture avant de filer sur des sentes à peine marquées dans la forêt pour revenir au col du Lion par une boucle.
Le long d’un pré, au milieu des bois et de la montagne, admirer les crocusJouer à se repérer et nommer les sommets (ici le plateau d’Ambel)
(*) Les possibilités de randonnée dans le secteur du col du Lion/col de la Bataille/forêt de Comblezine sont nombreuses. Il est possible de trouver en ligne assez facilement des topos ou d’en construire un soi même en partant des cartes IGN. Notre petite boucle faisait environ 8 km sans aucune difficulté particulière, le genre de sortie parfaite pour prendre l’air tranquillement.
Quand l’hiver n’a pas dit son dernier mot au Grand Echaillon
Quelques jours après la promenade au col du Lion, la météo a changé avec le retour de la pluie, mais surtout de températures froides accentuées par un fort mistral. Il a donc reneigé sur les sommets. Alors qu’une semaine auparavant, je pensais avoir fait ma dernière sortie avec de la neige de la saison, je ne pouvais pas manquer de retourner profiter du manteau blanc encore une fois. Je suis donc allée au Grand Echaillon, m’arrêtant au niveau de la station. Les conditions étaient loin d’être printanières, tôt ce dernier samedi de mars. Avec le vent très fort, le ressenti était en dessous de -10°C. J’ai même exceptionnellement sorti mon bonnet !
L’hiver a décidé de jouer les prolongations cette année sur les plateaux du Vercors
Compte tenu de l’état de la neige, très dure et « croûtée », et des conditions météo pas très accueillantes, j’ai choisi de ne pas me charger avec les raquettes. Cela s’est avéré un bon choix car je me suis très peu enfoncée dans la neige et j’étais ainsi plus libre dans mes mouvements. J’ai choisi de partir en direction de la bergerie du Grand Echaillon, en suivant le balisage du circuit raquettes du même nom. J’ai fait quelques détours pour aller voir des points de vue sur la vallée. Je ne pensais pas rester longtemps mais finalement, je me suis promenée presque 1 heure et demie. Il faut dire que j’avais une tenue adaptée aux circonstances (du moins pour moi car sans doute que beaucoup auraient trouvé que « juste » une bonne polaire n’était pas suffisant), et je n’ai pas eu froid.
La lumière était assez étrange, comme si le soleil n’arrivait pas à percer les nuages à cause du vent
En arrivant au niveau d’une prairie, complètement enneigée, j’ai repéré quelques discrètes tâches de couleur. Les crocus qui étaient déjà sortis étaient recouverts par la neige dans un joli carambolage entre le printemps et l’hiver. J’ai eu un peu de mal à les prendre en photo. Du moins, jusqu’à ce ce que je me décide à m’allonger au sol (comme je le fais habituellement au printemps). Je n’ai pas trainé à prendre mes photos cependant pour ne pas attraper froid. Puis, je suis passée dans la forêt avant de rentrer à la voiture (où un thermos de café bien chaud m’attendait).
Selon l’exposition, la quantité de neige était plus ou moins importanteLes crocus dans la neigeDans la forêt, la neige était de nouveau bien présente. (Avez-vous repéré les deux skieurs dans la combe ? De toute ma matinée, ce sont les deux seules personnes que j’ai croisées ou aperçues !)Il se pourrait bien que cette photo serve de base à ma carte de vœux 2027 ! (J’ai regretté de ne pas avoir quelques boules de Noël rouges dans mon sac ! )
(*) De nombreux chemins et circuits partent de l’auberge du Grand Echaillon. Attention, en hiver, avec la neige, certains sentiers estivaux ne sont pas praticables ou sont dangereux, tandis que d’autres itinéraires sont ouverts à travers les prairies pour la saison. Il convient aussi d’être vigilants aux pistes de ski de fond et aux skieurs qui les empruntent. Le circuit raquettes de la bergerie du Grand Echaillon est un circuit facile d’environ 4 km. Avec les « petits » crochets que j’ai fait, je l’ai rallongé à un peu plus de 5 km.
En route vers le printemps à Villard de Lans
La semaine suivante, alors qu’on apercevait encore depuis Valence de la neige sur les plus hauts sommets du Vercors, j’ai eu envie d’une journée à la montagne. Comme nous étions le week-end de Pâques, il était hors de question de prendre l’autoroute. Cela limitait donc les possibilités au Vercors, et j’ai choisi de retourner à Villard de Lans. Cette fois, je voulais aller découvrir la cascade de la Fauge. Je l’avais en effet beaucoup vue passer sur les réseaux sociaux des copains au cours de la saison, et j’anticipais qu’avec la fonte des neiges, elle coulerait bien.
Il y avait encore de la neige autour de Villard de Lans
J’ai commencé la journée par un café au soleil sur une terrasse : on sentait vraiment que le printemps commençait à être présent. Cela m’a permis d’affiner l’itinéraire de la randonnée, et surtout son point de départ. Il existe différents topos pour la cascade de la Fauge, selon le site de randonnée que vous regardez. Celui que j’ai choisi débute à côté du lycée (où j’ai donc laissé la voiture). D’autres démarrent depuis le centre de la station ou depuis le petit village des Clots. Très vite, le chemin s’enfonce en sous-bois et la neige fait son apparition. J’arrive au pont des Amours, un charmant petit pont de bois qui traverse le ruisseau de la Fauge.
La neige est encore bien présente
J’avoue que je ne pensais pas trouver encore autant de neige, surtout que je suis encore assez bas. Mais le chemin est sur un versant exposé au nord et cela se sent. La couche de neige est peu épaisse, très tassée mais surtout verglacée. La prudence est donc de mise. Le soleil déjà haut, traverse les branches des arbres pour venir déposer des jeux d’ombres sur la neige. C’est doux et poétique. En contre bas du chemin, j’entends le ruisseau chanter. C’est calme et apaisant.
Le soleil vient dessiner les ombres des troncs des arbres sur la neige
J’arrive au niveau d’une bifurcation. Mon itinéraire continue normalement vers la droite mais la cascade est un peu plus loin sur la gauche. Je descends donc au fond du vallon, longeant le ruisseau. Arrivée à un petit pont enneigé, je devine la cascade derrière les arbres. Je m’approche. Elle tient ses promesses. Pas très haute, elle est vraiment charmante, tombant d’un arc de cercle dessiné dans la paroi rocheuse. Son débit à cette période de l’année est assez fort, et quelques stalactites de glace viennent parfaire le tableau. Ce n’est clairement pas la plus impressionnante cascade qui soit, mais elle a quelque chose qui la rend unique, et un peu magique.
La cascade de la Fauge et ses abords sont vraiment empreints d’un charme romantique
Je reviens ensuite sur mes pas pour retrouver le chemin principal. Je prends encore un peu de hauteur avant d’arriver de nouveau à un petit pont permettant de traverser le ruisseau. La lumière à travers les frondaisons des arbres est fabuleuse, annonçant très clairement les beaux jours. Après avoir traversé le pont, j’entame la descente, alternant sur le chemin entre neige, boue de fonte et cailloux. Je retrouve le pont des Amours, mon « presque point de départ » avant de regagner à travers bois le parking du lycée. Il est l’heure de déjeuner alors je décide d’aller dans le centre de la station profiter d’une des nombreuses terrasses ensoleillées : l’hiver semble alors bien terminé et l’été en chemin !
J’aime beaucoup le charme romantique des petits ponts de bois qui jalonnent les sentiers en montagneDe retour au pont des Amours, je traverse le ruisseau de la Fauge
(*) La randonnée vers la cascade de la Fauge est accessible en été comme en hiver. Attention cependant, selon la saison, les conditions sur les chemins ne sont pas les mêmes, et les comportements et équipements à adopter varient. Quand j’y étais, il y avait toute une partie en neige glacée, mais aussi pas mal de boue et plusieurs gués de ruisselets de dégel tandis que par endroits les cailloux étaient bien présents. Pour trouver un topo pour aller à la cascade de la Fauge, vous pouvez rechercher dans votre appli de rando préférée ou bien suivre celui disponible à l’office de tourisme. Celui que j’avais trouvé faisait environ 5 km, sans grande difficulté.
Certains d’entre vous le savent déjà, j’ai longtemps travaillé à Lyon. Mais, prise dans le tourbillon de mon quotidien professionnel, je fréquentais souvent les mêmes lieux, les mêmes rues. Et je n’avais pas le courage de retourner à Lyon le week-end. Depuis 2 ans, je ne vais plus chaque jour à Lyon, et j’y vais donc avec plaisir pour m’y balader ou y profiter de l’offre culturelle (même si dans la Drôme, il y a aussi plein de belles propositions). C’est pour découvrir les nouvelles expositions du macLyon que j’y suis allée cette fois, et je me suis aussi baladée dans les environs de la Cité Internationale.
La Cité Internationale de Lyon a été bâtie à la fin des années 1990/début des années 2000 sur le site de l’ancienne foire de Lyon. L’ensemble a été conçu par l’architecte Renzo Piano, et s’articule autour d’une rue piétonne interne. La Cité Internationale abrite des hôtels, un centre de congrès et spectacles, des salles de cinéma, des restaurants et des bureaux, ainsi que le Musée d’Art Contemporain de Lyon.
Une visite au Musée d’Art Contemporain
Redécouvrir le macLYON
Il suffit parfois d’une occasion pour retourner dans un quartier où on n’a pas mis les pieds depuis plusieurs années. C’était mon cas avec la Cité Internationale. La dernière fois que j’y étais allée, c’était il y a une dizaine d’années pour une soirée de gala à l’amphithéâtre 3000, et je n’avais pas vraiment flâné. La fois précédente remontait à la fin des années 1990. Le quartier était encore en construction, mais le Musée d’Art Contemporain (dit macLYON) venait d’ouvrir ses portes et j’étais venue le visiter. Et je n’y étais pas retournée depuis.
La façade Art Déco du macLYON est celle de l’ancien palais de la foire, qui a été conservée.
C’est à l’invitation de IgersLyon et du macLYON que je suis venue pour découvrir les 3 nouvelles expositions temporaires. Le musée a en effet cette particularité de ne pas exposer de collections permanentes (même s’il possède un fonds d’œuvres), et de proposer uniquement des expositions temporaires avec généralement deux rotations annuelles. Un nouveau cycle d’expositions a été inauguré le 6 mars dernier, et j’ai eu la chance de les parcourir dès le lendemain avec un médiateur en visite guidée.
Truck, installation d’Eric Wurm en 2007Au macLYON, des espaces permettent de réaliser des activités en famille, de consulter des livres ou encore de faire une pause.
Encore lui ! – Jean-Claude Guillaumon
La première exposition est une monographie de Jean-Claude Guillaumon, intitulée Encore lui !. Elle propose un regard sur l’œuvre de cet artiste lyonnais autodidacte et peu connu du grand public. Dessinateur industriel de profession, proche du mouvement Fluxus (qui milite pour l’abolition des frontières de l’art), il a débuté en faisant des happenings dans les années 1960, apportant un vent de nouveauté dans la scène artistique lyonnaise. Au cours des années 1970, épaulé par son épouse Colette, il se met en scène dans des séries photographiques portant un regard à la fois acerbe et plein d’humour sur l’art, en particulier contemporain, et la société de façon plus générale. Loin du selfie façon XXIe siècle, Jean Claude Guillaumon ne se met pas au centre de ses productions pour des raison égotiques mais pour au contraire désacraliser la place de l’artiste et tourner en ridicule la vanité qui l’accompagne.
Dès l’entrée de l’exposition, le ton est donné« N’allez pas contredire l’artiste vous passeriez pour un imbécile » Un avertissement en forme de pied de nez à la pédanterie des artistesJean Claude Guillaumon explore de nombreux formats photographiques, en bande façon photomaton ou en tirage simpleJe ne savais pas encore que Jean Claude Guillaumon était dessinateur industriel quand j’ai vu cette œuvre, mais j’ai immédiatement pensé à la correspondance des vues en dessin technique. (Et je suis donc très surprise que mes cours de dessin industriel aient pu me servir à quelque chose une trentaine d’années après ! )Les oeuvres ne sont pas captives de leurs cadres mais envahissent le monde comme devrait le faire l’art.Dans la lancée des happenings, Jean Claude Guillaumon a aussi fait des captations vidéo comme cette partie de go un peu particulière, qu’il met ensuite en scène dans une installation.Ce papier peint « Jean Claude Guillaumon » reprend la figure hypnotique de l’artiste (et me fait penser au papier peint des Renés d’Hervé Di Rosa au musée de Valence en 2022)
Regards sensibles – œuvres vidéo de la collection Lemaire
Isabelle et Jean-Conrad Lemaire ont constitué au fil des années l’une des plus importantes collections privées d’art vidéo en France. Les œuvres qu’ils ont acquis couvrent la période de 1984 à 2025. Ils ont fait don de cette collection au macLYON de façon récente. Dans cette collection, la commissaire d’exposition a imaginé un parcours à travers une sélection d’œuvres, les faisant ainsi dialoguer. La scénographie invite le visiteur à s’assoir pour regarder les vidéos proposées, dont la durée varie de quelques minutes à une demi-heure. Je dois avouer que l’art vidéo est sans doute celui qui a le plus de mal à me toucher. J’ai souvent du mal à interpréter l’intention de l’artiste, et j’analyse l’œuvre plus que je ne la ressent. Mais quelquefois, une œuvre vidéo trouve un écho en moi et m’émeut. Ca a été le cas pour Les Indes Galantes, une vidéo de Clément Cogitore, qui met en scène des danseurs dans une battle hip hop sur la musique de Rameau, et qui a été un vrai coup de cœur.
Regardez bien, les mains d’Alexis le médiateur font écho à l’œuvre qui se joue dans son dosLa scénographie de l’exposition est une vraie réussiteSi l’œuvre vidéo m’a laissée perplexe, j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégageait de l’installation avec cette lumière bleutée.
Peinture froide – Giulia Andreani
Au troisième étage du musée, la peinture froide de Giulia Adreani nous emmène dans un univers monochrome. En effet, l’artiste peint uniquement avec du gris de Payne, un gris bleuté créé au XVIIe siècle par un aquarelliste anglais et utilisé généralement pour les ombres et les effets de profondeur. L’utilisation qu’en fait Giulia Andreani donne un rendu très froid, créant une distance entre le spectateur et le tableau, figeant dans une dimension quasi photographique les scènes représentées. Parmi les thématiques, on note une forte interrogation sur la place des femmes, tantôt invisibilisées, tantôt mises en valeur. L’artiste s’attache aussi à revisiter les esthétiques des images de propagande des régimes totalitaires. L’ensemble porte un regard interrogatif sur l’impact politique de l’iconographie, et le souvenir laissé dans la mémoire collective.
Questionnement sur la place de la femme dans le monde, en particulier artistiqueLuttes politiquesQuestionnement sur la place de la femme dans le monde, en particulier artistiqueUne œuvre monochrome avec un fort impact
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) au Musée d’Art Contemporain de Lyon.
Coup de cœur pour le tote bag du macLYON
Une promenade au parc de la Tête d’Or
La Cité Internationale de Lyon est situé juste en lisière du parc de la Tête d’Or. S’il m’est arrivé de temps en temps de faire un tour au parc, c’était plutôt du côté opposé, vers les serres et le jardin zoologique. J’ai donc profité d’être à la Cité Internationale pour aller me balader dans les allées du parc en bordure du lac. Comme j’y étais début mars, c’était la pleine floraison des différentes variétés de jonquilles mais aussi des magnolias (et dans quelques semaines, c’est la roseraie qui sera en fleurs). Cette version printanière du parc de la Tête d’Or est l’une des plus belles, et je n’ai pas manqué de faire beaucoup (trop) de photos.
Les pelouses étaient couvertes de jonquillesLe spectacle des mangolias en fleursL’un des cygnes du lacJ’avais découvert Lyon lors de mon premier stage quand j’étais étudiante, et j’étais complètement tombée sous le charme de ce pont en bois. J’y avais d’ailleurs à l’époque fait quelques séries de portraits.
Lyon – Rhône – mars 2026
En passant sur la Presqu’île après ma journée autour de la Cité Internationale, j’ai pu admirer les magnolias en fleurs devant le bâtiment de la bourse du commerce à Cordeliers
Cette année, le printemps est arrivé de bonne heure. Comme les années précédentes, je suis allée profiter des premières fleurs dans les environs immédiats de Valence. Morceaux choisis en mode portfolio.
Au cœur des arbres fruitiers en fleurs
Les vergers en fleurs
Dès la fin du mois de février, les vergers étaient en fleurs. En quelques jours, les champs sont passés des arbres nus à une floraison éclatante. Sur mon trajet quotidien, il y a des vergers et je les voyais évoluer de jour en jour. Aussi, le dimanche matin suivant, j’ai profité d’un beau rayon de soleil pour aller marcher le long des petites routes, en pleine campagne. Comme chaque année, j’ai fait des dizaines et des dizaines de photos. Comme chaque année, j’ai eu du mal à n’en sélectionner que quelques unes à vous montrer.
Les orchidées au bord du Rhône
Après avoir longuement arpenté les vergers, j’ai eu envie d’aller voir si les orchidées sauvages étaient fleuries le long du Rhône. Je suis donc partie vers le barrage de Bourg lès Valence. Je n’étais pas complètement convaincue que j’en trouverais même si au cours de la semaine précédente, j’avais aperçu quelques spécimens d’orchis géants sur le bord de la route du côté de l’Epervière. C’est donc avec un plaisir mêlé de surprise que j’ai découvert que non seulement, il y avait quelques orchis géants mais en plus, les petits ophrys de mars étaient aussi sortis.
Certains individus parmi les ophrys de mars présentaient une légère variation chromatique
Chateauneuf sur Isère / Bourg lès Valence – Drôme – 1er mars 2026
Pour découvrir d’autres idées de balades printanières dans les environs de Valence, je vous suggère :
Chaque printemps, les champs, les bas côtés et autres terre-pleins se parent de pointes de rouge. Les coquelicots font leur grand retour. Et ce printemps 2025, nous avons été particulièrement gâtés autour de chez moi. Déjà, chaque jour, sur le trajet vers le bureau, je souris en voyant les coquelicots qui peuplent les bords de la route, même au cœur de la zone d’activités. Mais c’est par hasard, en empruntant une route de campagne que j’ai aperçu un grand tapis rouge. Zigzagant entre les champs, j’ai trouvé un chemin pour y accéder. Dans un champ de céréales, les coquelicots étaient si nombreux qu’ils formaient un véritable tapis rouge.
Champ de coquelicots Quelque part entre les territoires de Valence Romans et de la Vallée de la Drôme Drôme – mai 2025
Après une première expédition en tout début de saison sur les bords du Rhône pour trouver des orchidées sauvages, j’ai profité d’un matin ensoleillé de mai pour filer dans le Vercors. Je vais généralement dans le même secteur, sur les hauteurs de Combovin et de Lozeron. Là, les orchidées sont nombreuses et faciles à repérer. J’en ai d’ailleurs vu beaucoup sur les bas-côtés de la route tout au long de la montée depuis la plaine de Valence. Comme l’année dernière, je vous propose quelques photos des variétés observées, en mode portfolio.
Autour de ces prairies, les orchidées sont nombreuses.
Les orchis singe
Je pense que les orchis singe sont les plus nombreuses orchidées que j’ai observées ce jour-là. Elles se plaisent bien sur les pentes du Vercors et fleurissent en nombre. Ce sont elles qui me servent de point de repère. Avec leur couleur rose un peu voyante, elles manquent de discrétion. Et, quand je commence à les voir un peu partout sur les bords des routes des piémonts du Vercors., c’est qu’il est temps de monter pour une « chasse aux orchidées ».
On en trouve de différentes tailles, mais il n’est pas rare de voir de grands spécimensLa forme des fleurs fait penser à des petits singes (un peu comme ceux du jeu SOS Ouistiti), d’où son nomOrchis singe
Les orchis brûlés
Les orchis brûlés sont souvent plus discrets que les orchis singe. Je sais qu’il y en a dans ce secteur donc je les cherche du regard. Mais ils sont généralement tous petits et un peu cachés. Cette année cependant, j’ai eu le plaisir de trouver quelques individus de plus grande taille (une bonne vingtaine de centimètres de haut). En effet, ils peuvent atteindre jusqu’à une quarantaine de centimètres de haut, même s’ils en font généralement moins de vingt.
Orchis brûlés
Les orchis mâles
Avec leur jolie couleur violette et leur allure élancée, ils sont assez faciles à trouver même lorsque l’herbe est un peu haute. De plus, ils sont souvent en petit groupe. J’ai eu l’impression d’en voir plus cette année que les années précédentes.
Orchis mâlesOrchis mâlesMême un peu cachés dans les feuillages des ronces, on les repère assez facilementOrchis mâlesOrchis mâles
Les orchis pourpres
Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas croisé d’orchis pourpre (je crois que cela remonte à 2021, lors d’une randonnée au pied du Vercors). J’avoue avoir d’ailleurs eu un peu de mal à les identifier. Par contre, je n’ai eu aucun mal à les voir : l’un des individus mesurait une bonne quarantaine de centimètres de haut. Leur particularité est qu’ils sont très foncés et portent beaucoup de macules pourpres sur leurs labelles.
Orchis pourpreOrchis pourpre
Les orchis de Provence
Leur principale particularité des orchis de Provence, c’est leur couleur. En effet, la plupart des orchis qu’on trouve dans la Drôme sont dans des teintes de rose et de violet. Eux sont jaune pâle. Contrairement aux autres variétés que j’ai trouvé à plusieurs endroits dans le Vercors, je n’ai vu des orchis de Provence que dans le secteur du col Jérôme Cavalli. Il y a sont relativement nombreux même si leur couleur pâle nécessite de bien regarder pour les trouver. Ce sont par contre, je trouve, les moins faciles à photographier car leur couleur contraste peu avec le vert de l’herbe.
L’orchis de Provence est d’une jolie couleur jaune pâle
Bonus – profiter du paysage
Bien entendu, quand je vais chercher les orchidées sauvages, je ne manque pas non plus d’observer les environs, de profiter du chant des grillons et du vent dans les herbes, de sentir le soleil réchauffer le paysage. Ce n’est pas parce que je cherche des fleurs au ras du sol que je ne fais que ça. Lors de ma balade photographique sur la piste des orchidées dans le Vercors, j’ai fait une pause sur les hauteurs de Lozeron. J’aime beaucoup cet endroit, souvent très calme (encore plus depuis que la zone où il était possible de se stationner a été réduite car elle devenait un vrai camping avec de nombreux vans et camping-car ne respectant pas toujours ni les lieux ni les autres..). Et puis, la vue est superbe quand le temps est dégagé. Face à nous, la silhouette de l’immense synclinal de Saoû se dresse à l’horizon. Et si on fait un peu attention, il est aussi possible de voir le synclinal de Saint Pancrace, à Suze. Ce deuxième synclinal drômois, plus petit que celui de Saoû, est aussi beaucoup moins connu, coincé dans les paysages du Vercors environnant, entre les vallées de la Gervanne et de la Sye.
Dans le fond, on voit nettement la silhouette du synclinal de SaoûLa silhouette du synclinal de Saoû est dominée à gauche par les 3 BecsDans le fond, on voit tout le synclinal de Saoû. Sur la droite, on distingue les extrémités du synclinal de Saint Pancrace qui est en partie caché par un petit sommet arrondi.
Lozeron – Drôme – mai 2025
Rappel important : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Afin de ne pas risquer de les piétiner, il est important de rester sur les chemins, ou comme ici, sur la route. En effet, toutes les fleurs photographiées dans cet article l’ont été sur le bas-côté d’une petite route de montagne assez peu passante.
Chaque printemps, je profite d’avoir la chance que des producteurs d’iris soient installés pas très loin de chez moi pour une balade pleine de couleurs. Cette année, pour la première fois depuis que je suis dans la Drôme, je ne suis pas allée voir les iris du Grand Barbu. En effet, Daniel a arrêté sa production d’iris à la fin de la saison dernière et l’ensemble de ses iris ont été repris par un autre producteur. J’avoue que le charme du petit vallon où il était installé m’a un peu manqué. En effet, les autres producteurs ont installé leurs plantations en plein champ alors que Daniel avait créé un vrai jardin.
dans un champ d’iris
Les iris du Val de Drôme
J’avais déjà deux ou trois fois eu l’occasion d’aller me promener dans l’immense champ des iris du Val de Drôme. Situé à Grâne, il bénéficie d’un joli point de vue sur les ruines du château de Chabrillan d’une part et sur le synclinal de Saoû d’autre part. En pleine campagne, on aperçoit cependant le champ depuis la « grande route » qui va de Crest à Livron. Il faut ensuite zigzaguer sur des petites routes pour arriver jusqu’à la ferme.
Champ d’iris avec vue…
Ce qui frappe en arrivant sur place, c’est cette immense étendue d’iris en fleurs. Le champ est immense et ne se visite d’ailleurs pas en entier : certaines parties sont réservées à la culture. Malgré tout, il y a de quoi passer un long moment à parcourir les allées entre les rangées d’iris. J’y ai passé quasiment une heure et demie, à admirer les fleurs de toutes les couleurs et à profiter du doux parfum de certaines variétés.
Je suis passée un peu tôt dans la période de floraison et certaines variétés n’étaient pas encore fleuries. Le pic de floraison a eu lieu quelques jours après mon passage, après un peu de beau temps et de chaleur.
Je ne me lasse pas d’admirer la diversité des couleurs des iris.
Iris passion
Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller voir le jardin Iris Passion cette saison. Je vous laisse donc aller jeter un oeil aux photos du printemps dernier.
Grâne – Drôme – mai 2025
Des iriseraies autour de Valence : La floraison des iris touche à sa fin pour ce printemps et il faudra maintenant attendre le printemps 2026 pour pouvoir de nouveau visiter les iriseraies.
Iris du Val de Drôme – 400 chemin des Buffières, 26400 Grâne. L’iriseraie est ouverte gratuitement aux visiteurs durant toute la période de floraison. Pour connaître la période et les horaires de visite, il faut consulter le site internet de la pépinière.
Iris Passion – 665 route de Bourg-Les-Valence, lieu dit Les Blaches, 26320 Saint-Marcel-les-Valence. C’est le champ de Cédric qui a repris les iris de Daniel (anciennement iris du Grand Barbu à Chabeuil). Là aussi, le jardin est ouvert à la visite gratuitement durant la période de floraison. Il est conseillé de prévenir en amont de sa visite. Les informations pratiques sont disponibles sur le site internet d’Iris Passion.
Cette semaine le thème est saisonnier. Le projet 52 nous invite en effet à illustrer le printemps. Comme j’habite à la campagne, quand j’entends printemps, ce n’est pas au grand magasin que je pense en premier. Pour moi, le printemps, c’est cette période de l’année où la nature renait. Les feuilles réapparaissent. Les paysages se parent de vert. Les fleurs s’épanouissent et nous offrent leurs couleurs. Alors, je ne vais pas faire preuve de beaucoup d’originalité cette semaine encore, puisque j’ai choisi de vous proposer un champ de fleurs. Les iris sont en pleine floraison dans les pépinières autour de chez moi, et j’ai commencé à aller les admirer.
Le champ des Iris du Val de Drôme bénéficie d’un panorama superbe sur le synclinal de Saoû
Pour découvrir à quoi ressemble le printemps chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
(*) Je ferai un article avec plus de photos d’iris, et j’espère d’autres pépinières, vers la fin du mois de mai. Toutefois, cette photo a été prise dans le champ des Iris du Val de Drôme (400 chemin de Buffières, 26400 Grâne). La pépinière accueille les visiteurs en plein champ tout au long de la floraison des iris.