[coin lecture] visiter Paris

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Paris – Le Guide Vert

Le Guide Vert Michelin est une référence dans le domaine des guides de voyage grand public. Je possédais une très ancienne édition de celui sur Paris (achetée lors de mon installation à Paris au tout début de ma vie professionnelle) et celui-ci est complètement différent, plus lisible et plus coloré !
En plus de l’organisation par arrondissements, on découvre un certain nombre de circuits de promenades (la couverture en annonce 75) à pied dans la capitale française. Chaque circuit est détaillé avec ses points d’intérêts et la durée moyenne de parcours est précisée.
On trouve également en début d’ouvrage une liste des incontournables ainsi que quelques coups de cœur sortant un peu plus des sentiers battus et organisés par « action » : flâner, musarder, méditer, contempler, etc. Plusieurs top 5 (vues imprenables, parcs et jardins, ..) complètent la panoplie pour ceux qui voudraient juste une idée ponctuelle de balade ou de sortie. Pour ceux qui se destinent à un séjour de quelques jours à Paris, des exemples d’itinéraires sur 3 et 5 jours sont proposés.
A l’intérieur de l’ouvrage, on retrouve la classification en étoiles qui reste la marque de fabrique du Guide Vert et permet en un coup d’œil de repérer les sites les plus remarquables. Des articles détaillés sur les lieux et monuments sont proposés, ainsi que des rappels historiques et architecturaux. Les nombreux plans et photos sont en couleur. Et pour chaque quartier, un encart de bonnes adresses donne des suggestions de lieux pour manger, boire un verre ou encore faire des achats.
Enfin, petit plus fort appréciable si on doit se promener à pied dans la ville, un petit plan détachable est intégré afin de ne pas avoir à porter toute la journée le guide dont le poids dans un sac n’est pas forcément négligeable.

 

[exposition] Grace de Monaco, princesse en Dior

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L’été dernier, si j’avais visité le musée Richard Anacréon à Granville, je n’avais pas eu l’occasion de voir l’exposition Grace de Monaco, Princesse en Dior qui se tenait au musée Christian Dior dans la même ville.

Coup de chance, l’exposition a été exceptionnellement prolongée au delà de la date initialement prévue et était donc présentée jusqu’au 5 janvier 2020.

De passage à Granville durant les vacances de Noël, nous avons sur un coup de tête (et sans plus penser à cette exposition) décidé de ne pas aller sur le Roc pour nous promener mais de l’autre côté, en partant du jardin Christian Dior pour ensuite descendre sur le Plat Gousset. En arrivant devant la Villa Les Rhumbs, maison d’enfance du couturier, située dans le jardin public, nous avons remarqué qu’il n’y avait aucune file d’attente. C’est toujours ce qui nous avait découragé jusqu’à présent d’entrer dans le musée : le nombre de personnes à l’intérieur du bâtiment étant très limité, la file peut vite devenir assez longue. L’occasion était trop belle pour la louper !

Le musée Christian Dior se situe dans la somptueuse villa qui a abrité les jeux d’enfants du couturier, fils et frère d’industriels granvillais (mon arrière-grand-père a travaillé comme contremaître chez Dior… ) et il accueille des expositions temporaires autour de l’univers de la maison de haute couture.

Grace de Monaco, actrice fétiche d’Alfred Hitchcock, puis princesse du Rocher, était une fidèle cliente de la maison Dior. De nombreuses tenues qu’elle a portées pour des réceptions officielles, dont le fameux Bal de la Rose, sont ainsi issues des collections de haute couture de chez Dior. Aujourd’hui, ces robes sont précieusement conservées par le palais de Monaco. Parmi elles, quatre-vingt-dix datant des années 1960 à 1980 ont été prêtées au musée granvillais.

Présentées par époque et thématique, il était ainsi possible de découvrir robes de soirée, tailleurs de ville, tenues de voyage ou manteaux habillés. Difficile de ne pas admirer le travail des brodeurs et des plumassiers sur certains créations ou de ne pas se laisser charmer par la délicatesse des mousselines légères…

Outre les tenues, des accessoires et des objets de parfumeries étaient aussi présentés, ainsi qu’une série de croquis du coiffeur Alexandre de Paris proposant des chignons adaptés aux robes choisies par la princesse Grace.

Enfin, la maison en elle-même vaut le coup d’oeil… et je me serais bien installée dans un fauteuil dans le jardin d’hiver à la splendide ferronnerie avec un livre et une tasse de thé….

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La Villa Les Rhumbs, maison d’enfance du couturier qui domine la mer
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Le bel escalier de la maison
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Jardin d’hiver
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Jardin d’hiver paré pour Noël

Musée Christian Dior – Granville – Manche – décembre 2019

 

(*) Les informations pratique relatives aux périodes d’ouverture et aux expositions est à retrouver sur le site internet du Musée Christian Dior.

[Drôme] féeries d’hiver valentinoises

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Comme chaque année en décembre, Valence s’est parée de ses habits féériques. Entre grande roue, marché de Noël, mapping sur la cathédrale et installations lumineuses, la magie semble flotter dans la ville, surtout après la tombée de la nuit.

Morceaux choisis en images :

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Devant la mairie
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Devant la mairie
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L’entrée du village de Noël
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La grande roue

Et comme je suis retournée voir le spectacle projeté sur la cathédrale Saint Apollinaire, je ne peux pas m’empêcher de vous montrer quelques tableaux supplémentaires….

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Ça va bientôt commencer….
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Grandes orgues
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Mandrin, le bandit bien-aimé…

 

Valence – Drôme – décembre 2019

 

(*) La projection sur la façade de la cathédrale, place des Ormeaux, a lieu chaque soir de 18.00 à 20.30 jusqu’au 11 janvier 2020.
La grande roue est installée à l’angle des boulevards, à côté de la fontaine monumentale, jusqu’au 5 janvier 2020. Les billets sont en vente sur place ou à l’office de tourisme.
Les illuminations dans les rues sont en place jusqu’au 5 janvier également.

[Drôme] quand la façade de la cathédrale de Valence prend vie

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Dans le cadre des Féeries d’hiver et de la Région des Lumières, chaque soir la façade de la cathédrale de Valence s’anime pour une fresque lumineuse. Durant 20 minutes, les tableaux se succèdent rendant hommage aux grands personnages, à l’histoire et à l’identité de la région.

Le voyage débute dans l’Antiquité avec les dolia et les mosaïques conservées au Musée de Valence. Au fil des images, nous croisons Napoléon Bonaparte, les Spahis, Anne-Sophie Pic, Tante Hilda, le chat rayé d’Une Vie de Chat, … Nous apercevons les lavandes, les vignes et les arbres fruitiers. Les voitures filent sur la Nationale 7. La douceur de vivre ne manque pas à l’appel.

Chaque tableau fait éclater ses couleurs lumineuses. La façade se fait écran géant et sert de support à un mapping hypnotique. On se laisse entraîner par les images et la musique. On cherche les références (et on se dit qu’on en a forcément loupé… qu’il faudra revenir pour tenter de les attraper).

Je me suis laissée emporter par les tableaux proposés. Je n’ai pas vu le temps passer alors que les températures étaient pourtant proches de 0°C…. et je sais déjà que je vais y retourner !

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De l’Antiquité…
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… au Moyen-Âge
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Napoléon à Valence

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Valence – Drôme – décembre 2019

 

(*) Les projections lumineuses sur la façade de la cathédrale de Valence (place des Ormeaux) ont lieu chaque soir de 18.00 à 20.30 jusqu’au 11 janvier 2020.
L’animation est proposée dans le cadre des Féeries d’hiver de la ville de Valence et de la Région des Lumières de la région Auvergne-Rhône-Alpes (les spectacles de Puy de Lumières vus au Puy-en-Velay l’été dernier font aussi partie de la démarchez de la Région des Lumières). Le spectacle est entièrement gratuit. Il est projeté en boucle.

 

[coin lecture] automne 2019

Un vent de cendres – Sandrine COLLETTE

Ce roman m’a été prêté par ma mère qui venait de le finir et n’avait pas été vraiment convaincue. Ayant lu et apprécié Des noeuds d’acier, un autre roman de Sandrine Collette, je partais avec un a priori positif sur l’auteur. Cependant, comme ma mère m’avait donné un peu trop d’éléments en me passant le livre, je n’ai pas eu de grosse surprise de la fin… Mais, j’ai vraiment apprécié la façon dont la romancière dépose les indices comme autant de petits cailloux pour arriver à cette fin-là !

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Les cavaliers de l’apocadipse n’ont pas fait exprès – Libon

3 camarades d’école qui cumulent les mésaventures, voilà nos cavaliers de l’apocadipse. Chaque histoire est déclinée sur 4, 6 ou 8 pages. La situation de départ est généralement banale : passage d’une course cycliste, camping dans le jardin, repas de la cantine, vacances chez les grands-parents.. Mais très vite, cela dégénère en une succession de gags très inventifs et frôlant chaque fois l’absurde dans humour décalé à souhait.
En résumé : j’ai rigolé… et je rigole à nouveau chaque fois que je relis l’une des saynètes !

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La fille de Vercingétorix, une aventure d’Astérix – Jean-Yves FERRI & Didier CONRAD, d’après UDERZO & GOSCINNY

Le dernier opus des aventures d’Astérix est fidèle au reste de la série. On retrouve donc avec plaisir ce qui fait le sel des aventures du petit gaulois : jeux de mots, références dans l’air du temps et gags récurrents sont bien au rendez-vous. Mais les villageois ont vieilli et ce sont maintenant leurs enfants qui sont à l’honneur. Voici donc Selfix, Adictoserix et Blinix pour accompagner Adrénaline, la fille de Vercingétorix. On notera un petit Charles Aznavour parmi les pirates, et un sympathique Letitbix façon hippie.
Un album finalement très classique, mais qui se laisse lire comme un bonbon au goût d’enfance.

[Paris] découvrir les monuments français à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine

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La Cité de l’Architecture et du Patrimoine faisait partie de ces endroits dont j’avais pas mal entendu parler sans avoir l’occasion d’y aller. Profitant d’une soirée à Paris lors d’un déplacement professionnel, je m’y suis rendue un soir de nocturne.

Situé dans le Palais de Chaillot, le bâtiment impression déjà par lui-même : bâtiment Art Déco aux imposantes verrières zénithales héritées du Palais du Trocadéro, la Palais de Chaillot est en effet conçu pour l’exposition universelle de 1937 en reprenant une partie de la structure et des éléments de son prédécesseur qui avait été conçu pour celle de 1867. Par ailleurs, le musée en lui-même a aussi une longue histoire car, les collections de moulages ont commencé dès le XIXe siècle, sous l’impulsion de Viollet-Le-Duc. D’abord musée de sculpture comparée, puis musée des monuments français, il a été intégré à la cité de l’architecture et du patrimoine en 2004. Les galeries des moulages proposent une découverte des monuments majeurs de l’histoire de l’architecture en France à travers des moulages grandeur nature ainsi que quelques maquettes. Difficile de ne pas être impressionné par les portails d’églises richement sculptés, par la richesse des statuaires, par la proximité des éléments habituellement loin de nos yeux….

Je suis ainsi allée de surprise en surprise tout au long de mon parcours des galeries du rez-de-chaussée, éblouie par la finesse des détails, par la richesse des décors.

A l’étage, j’ai découvert avec intérêt la galerie d’architecture contemporaine et ses maquettes et dessins de conception de bâtiments de l’ère industrielle à nos jours. Les grands noms de l’architecture et les projets majeurs défilent : Marcel Breuer et la station de ski de Flaine, Jean Balladur et La Grande Motte, Le Corbusier et la Cité Radieuse de Marseille (dont une unité d’habitation est reproduite à l’échelle 1/1), les Perret et l’église du Raincy, les premières tours de La Défense, …..

J’ai terminé ma visite par la galerie des peintures murales. Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’ai vraiment été stupéfaite ! Des chapelles entières sont reproduites en taille réelle avec leurs fresques….. En quelques pas, je suis transportée dans un monde parallèle !

Le retour à la réalité se fait doucement, en regardant la Tour Eiffel scintiller à travers les immenses baies vitrées du Palais de Chaillot… Car l’un des attraits de la cité, c’est aussi cette vue unique sur la grande dame de fer !

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moulage d’un chapiteau roman
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Moulage de la fontaine de Neptune de la place Stanislas de Nancy
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lumière zénithale sur la galerie des moulages
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moulage de la Mise au Tombeau de l’église de Saint Mihiel (Meuse)
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vue sur la Tour Eiffel depuis la galerie d’architecture contemporaine
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Unité d’habitation de la Cité Radieuse de Marseille par Le Corbusier
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reproduction de la crypte de l’église Saint Nicolas de Tavant (Indre-et-Loir)
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Tour Eiffel scintillante depuis la galerie des peintures murales

Cité de l’Architecture et du Patrimoine – Paris – octobre 2019

 

(*) La Cité de l’Architecture et du Patrimoine se trouve dans le Palais de Chaillot et est accessible depuis les stations de métro Iéna ou Trocadéro.
Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet de la cité.

[Drôme] début d’automne au Parc Jouvet

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Mi-octobre, début de matinée… J’ai une demie-heure à occuper alors que je suis dans le centre de Valence. Il est trop tôt pour faire les boutiques qui sont encore fermées, mais pas pour un tour dans le Parc Jouvet.

Je traverse donc le Champ de Mars quasi désert. Mon Coeur Valence déploie sa typographie dans le calme du matin. Il est trop tôt pour la plupart des flâneurs, et je ne croise que quelques lycéens passant le temps avant le début des cours, ainsi qu’un ou deux promeneurs de chiens.

Je descends les escaliers vers le parc. Les couleurs d’automne ont commencé à prendre leurs quartiers dans les arbres mais les fleurs font encore un peu de résistance.

J’en profite pour enfin découvrir les sculptures d’art contemporain qui ont été installées dans le parc (mais aussi sur le Champ de Mars et dans d’autres parcs de la ville) depuis le printemps. Sculptez vos balades, ce sont des oeuvres monumentales de quatre artistes déposées ici pour deux ans sous la houlette de leur galeriste.

Autour du bassin les érables du Japon ont pris de jolies teintes mordorées. Je m’attarde un moment pour regarder les canards puis les chèvres et moutons de la ménagerie.

Le temps passe vite, et tandis que je croise un groupe de collégiens en pleine séance de course d’orientation, je m’aperçois qu’il est temps pour moi de repartir.

Je remonte donc vers le haut du parc, puis le Champ de Mars. Je jette un dernier coup d’œil au kiosque Peynet , intemporel.

Je traverse les boulevards avant de filer dans les rues du centre, en direction de mon rendez-vous, après avoir apprécié cette petite parenthèse automnale matinale.

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Parcours Sculptez-vous : Bibal de Jean-Patrice Rozand
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Erable du Japon
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Vue sur le clocher de la cathédrale Saint Apollinaire
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Kiosque Peynet

Champ de Mars & Parc Jouvet – Valence – Drôme – octobre 2019

 

(*) L’accès au parc Jouvet peut se faire par le haut depuis le Champ de Mars (escaliers ou plans inclinés en traversant l’avenue Maurice Faure) ou par le bas (depuis l’avenue de Provence ou depuis l’avenue de la Comète).
Les sculptures monumentales sont exposées jusqu’en mars 2021.

[Paris] retourner au Musée du Louvre

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Cela faisait vraiment longtemps que je n’avais pas mis les pieds au Musée du Louvre : certainement depuis le déménagement dans la Drôme, mais sans doute depuis plusieurs années avant !

A Paris un mercredi soir pour le travail, j’ai décidé de profiter de la nocturne…. C’est souvent une bonne idée car il y a nettement moins de monde le soir qu’en pleine journée. Je suis donc arrivée vers 19.00, et en effet, il n’y avait quasiment aucune attente pour passer la sécurité ou acheter un billet. Une dizaine de minutes après être sortie du métro, j’entrais dans le musée.

Je n’ai pas pris le plan car je n’avais pas prévu de voir telle ou telle oeuvre particulièrement. J’ai pris un escalier au hasard, et quand je me suis retrouvée dans la cour des chevaux de Marly, je me suis aperçue que ce n’était peut-être pas tout à fait le hasard qui m’avait guidée, mais plutôt un vieux réflexe… J’ai toujours beaucoup aimé cette cour : je lui trouve une dimension grandiose, différente de celle des salles « intérieures ».

Tout autour se trouvent les sculptures françaises. Dans la lumière du jour déclinant, elles prennent encore une autre dimension. Je me suis un peu attardée autour des gisants et des orants (avec forcément une petite pensée pour Pomdepin). Puis j’ai pris l’escalier du ministre pour gagner les appartements Napoléon III.

A cet endroit, le musée redevient Palais… et ces salles ont toujours fait partie de mes préférées, m’émerveillant à chaque fois. Elles ont été restaurées depuis mon dernier passage, et elles sont encore plus belles. Les salons, la salle à manger nous livrent leurs velours fastueux sous les lustres de cristal.

De là, j’ai continué à parcourir le département des objets d’art. Cette partie du musée relativement peu fréquentée est quasi déserte une fois la nuit tombée et permet une découverte plus intimiste, parfois à la seule lueur des candélabres…

Au bout de l’aile, j’ai emprunté un escalier majestueux pour traverser le département de peinture et en particulier les salles dédiées aux peintres du nord. Des Rembrandts, des Rubens, des Weermer m’ont discrètement fait de l’oeil. Mais les visiteurs étaient là plus nombreux, alors j’ai continué vers les Antiquités : les Egyptiens d’abord, puis les Grecs…

C’est par la grande salle des sculptures grecques que j’ai terminé ma visite. Au fond de celle-ci trône la Venus de Milo, imperturbable. L’heure se faisant plus tardive, il n’y avait pas grand monde autour d’elle, permettant de vraiment l’admirer sous tous les angles.

Un peu plus loin, Hermaphrodite est plongé dans un sommeil de marbre, tandis que Diane s’apprête à courir.

Je suis ressortie après plus d’une heure et demie de visite, où je n’ai pas compté mes pas.

Il est bien entendu impossible de tout voir au Louvre en une seule visite. Il faut soit déterminer quelles oeuvres on souhaite voir et se créer un itinéraire de visite sur mesure, soit (comme je préfère le faire) flâner de salle en salle en se laissant guider par son instinct.

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Chapiteaux sculptés médiévaux
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tombeau de Philippe Pot, grand Sénéchal de Bourgogne
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Orants du XVIe et XVIIe siècles
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Escalier du ministre
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Appartements Napoléon III
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le Louvre, version intimiste

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Antiquité égyptiennes
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Antiquités grecques
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Vénus de Milo
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Hermaphrodite endormi
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Diane (Antiquités grecques)

Musée du Louvre – Paris – octobre 2019

 

(*) Le site internet du musée du Louvre détaille horaires et conditions de visite, ainsi que les jours et horaires de fermetures de certaines salles.
Si vous en avez la possibilité, je vous conseille vraiment de venir le visiter en soirée lors des nocturnes : il y a moins de monde et l’ambiance est vraiment particulière.

 

 

[exposition] OBEY – 30 Years of Resistance: A Print Survey of Shepard Fairey

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J’avais repéré la rétrospective d’affiches de Shepard Fairey, street-artiste connu sous le pseudonyme de OBEY, depuis sa mise en place début juin à Grenoble. Aussi, j’ai profité d’un passage en journée dans la ville pour aller la voir… et je n’ai pas regretté !

Le travail de Shepard Farey est très graphique, souvent inspiré des affiches de propagande de l’entre-deux-guerres. De lui, vous avez forcément vu l’affiche HOPE lors de la campagne électorale de Barack Obama ou encore l’oeuvre Liberté Egalité Fraternité dans le bureau officiel d’Emmanuel Macron.

L’oeuvre de Shepard Farey, toujours engagée, se décline sur de multiples supports. Il a ainsi à son actif de nombreux murs peints. Le dernier en date a été installé à Grenoble au printemps, mais vous pouvez en voir un à Paris, aux environs du métro Nationale également.

Murs ou affiches, il reprend les mêmes codes, le même style graphique, pour dénoncer les dérives d’une société de consommation, destructrice de son environnement. Les thèmes de l’écologie, de la justice sociale et de la paix reviennent tels des fils conducteurs au cours des années.

L’exposition grenobloise se déroule sur deux salles de l’ancien musée de peinture, immenses. Dans la première, les affiches sont présentées par ordre chronologique, tandis que la seconde salle propose une approche plus thématique.

Ce sont environ 600 affiches qui déroulent devant nos yeux une vision de notre histoire contemporaine et de notre société. En dehors de l’aspect artistique pur, le témoignage sociétal est indéniable. Et l’usage des codes graphiques des affiches de propagande renforce encore le message dénonciateur.

L’ensemble frappe globalement par son unité : 30 ans et des messages toujours actuels !

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Exposition « OBEY – 30 Years of Resistance: A Print Survey of Shepard Fairey »
Grenoble – Isère – août 2019

(*) L’exposition se tient jusqu’au 27 octobre 2019 dans l’ancien musée de peinture de Grenoble, place de Verdun. Les informations pratiques sont à retrouver sur le site internet du Street Art Fest de Grenoble.

[Auvergne] un soir au Puy en Velay

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Après notre journée à monter et descendre au Puy en Velay, un peu de repos à l’hôtel et un repas chaud, nous avons décidé d’assister aux spectacles de Puy de Lumières. Force est de constater que les projections de mapping vidéo sur les monuments ont actuellement le vent en poupe, et après Chartres l’année dernière et Bourges au début de l’été, nous étions curieux de voir ce que cela allait donner au Puy en Velay.

Nous avons donc commencé par attendre patiemment la tombée de la nuit, en prenant place au pied du rocher Corneille, face au rocher Saint Michel où a lieu l’une des projections. Tout en assistant au coucher du soleil, nous avons admiré la mise en valeur du site de la chapelle Saint Michel d’Aighuile par les éclairages.

Puis, le noir s’est fait sur le rocher et les projections ont commencé. Chaque spectacle dure une bonne dizaine de minutes. Nous avons suivi les indications du plan pour nous placer aux bons endroits afin d’y assister.

Après la chapelle et le rocher Saint Michel, nous avons vu successivement les projections sur la chapelle Saint Alexis dans la cour de l’hôtel du département, la façade de la cathédrale, la place du Plot et la façade de la mairie.

Nous avions initialement envisagé de poursuivre avec les façades du théâtre et du musée Crozatier, mais après une journée de pluie et de balades, il faisait bien frais (un peu moins de 10°C quand nous sommes rentrés à l’hôtel) et nous étions plus fatigués que motivés !

Nous avons toutefois apprécié les différentes projections auxquelles nous avons assistées, et passé une bonne soirée à découvrir autrement le patrimoine de la ville.

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Le Puy en Velay – Haute-Loire – août 2019

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(*) L’ensemble des informations pratiques concernant le parcours et les horaires est disponible sur un dépliant papier que l’on trouve aisément à l’office de tourisme et dans ce nombreux lieux au Puy en Velay (il nous a été remis à notre arrivée à l’hôtel pour notre part), ainsi que sur le site internet du Puy de Lumières. Il est conseillé de télécharger l’application mobile pour bénéficier du son avec ses écouteurs. En effet, pour préserver la quiétude des riverains, le son est minimal sur la plupart des projections et en particulier sur celle de la cathédrale.

Deux projections ont également lieu en dehors de la ville du Puy, à Brives-Charensac. Nous ne nous y sommes pas rendus non plus.