[petits moments] hirondelles & martinets

Il y a quelques jours, j’ai assisté à une soirée sur la préservation des espèces et milieux en danger autour de nous, organisée par la LPO sous les arbres d’un parc à côté de chez moi. J’ai participé à un temps d’échange autour des hirondelles et martinets, animé par une spécialiste de ces sujets.

Ces oiseaux voient chaque année leur population décroître. J’ai la chance d’habiter dans un village où il y a une colonie d’hirondelles des fenêtres et une colonie de martinets noirs. Ils sont de vrais marqueurs des beaux jours, et mes réveils estivaux se font au son des cris et battements d’ailes des martinets. J’ai encore plus de chance car il y a un site de nidification de martinets au-dessus de ma cour, et cette année encore, ils y sont revenus pondre et couver.

Après l’envol des jeunes, il arrive chaque année que j’en retrouve « échoués » au sol dans la cour. En effet, les pattes des martinets ne leur permettent que difficilement de se propulser, contrairement aux autres oiseaux. Leur morphologie est adaptée à leur mode de vie qui se fait quasi exclusivement en vol : ils ne se « posent » que pour la ponte, la couvaison et le nourrissage des jeunes. Et encore, ils nichent dans des anfractuosités situées en hauteur (il est estimé qu’ils nichent à au moins 8 mètres du sol) desquelles ils se laissent chuter pour récupérer de la portance et s’envoler.

Chaque année, au début de l’été (et uniquement à ce moment-là, jamais avant), des martinets se retrouvent plus ou moins coincés entre les murs de la cour alors qu’ils sont descendus trop bas dans leur vol. Certains parviennent à retrouver seul le chemin « vers le haut » mais d’autres s’échouent au sol. Ils ne sont pas blessés mais sont toutefois incapables de repartir seuls.

Lorsque je me rends compte qu’un martinet s’aventure un peu bas dans la cour, j’attends d’abord de voir s’il peut s’en sortir seul, ce qui est bien souvent le cas. Mais parfois, ils ont besoin d’un petit coup de main !

Dans ce cas, il faut les ramasser et leur donner la possibilité de redécoller. Pour cela, je monte à l’étage, ouvre la fenêtre et j’ouvre ma main en leur donnant une très légère impulsion pour lui permettre de prendre son envol. (Si on n’a pas d’étage, il est possible de le faire depuis le sol sur un terrain dégagé.. et sans chat dans les parages ! Comme les chats sont nombreux autour de chez moi, je préfère assurer l’envol depuis un endroit inaccessible aux félins…)

Il est inutile d’emmener un martinet qui n’est pas blessé dans un centre de soins : il suffit de lui offrir les conditions adéquates pour qu’il reprenne son vol.

Martinet noir – sauvetage 2022

A noter : martinets et hirondelles sont des espèces protégées. Il est interdit de les chasser mais également de détruire leur habitat (nids..). La destruction de l’habitat d’une espère protégée est passible de sanctions pénales…

[petits moments] admirer les lavandes en fleurs

Chaque année, les vagues de floraisons se succèdent. Après les orchidées, le colza et les coquelicots, et en attendant les tournesols, c’est au tour des lavandes de venir apporter leur touche de couleur aux paysages.

Les rangées bien ordonnées se parent alors d’une jolie couleur entre le bleu et le violet. Quant on passe à proximité, c’est non seulement cet aspect visuel des champs que l’on remarque mais aussi la douce odeur qui s’en dégage.

Cette année, c’est en rentrant de Saint Paul Trois Châteaux début juin que j’ai remarqué les premières colorations, dans les champs de Drôme Provençale. La semaine suivante, je suis allée faire un tour à La Baume Cornillane, sur les petites routes où je sais qu’il y a des champs de lavande, et bingo, ils étaient en fleurs.

J’ai donc continué ma tournée, ponctuée de nombreux arrêts afin d’essayer de capturer l’éphémère beauté violette, au pied du Vercors. Je ne me lasse pas de ces points de vue et de ces lignes de fuite tracées par les rangées de fleurs.

Vert / jaune / bleu… les couleurs de la Drôme au début de l’été
Champ de lavandes avec vue
Dans les lavandes agitées par le vent.

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Je suis retournée deux semaines plus tard aux mêmes endroits. La floraison était quasiment terminée dans certains champs et les épis n’allaient pas tarder à y être ramassés. La floraison des lavandes est véritablement un spectacle éphémère….

Fin de journée / fin de floraison

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La Baume Cornillane – Drôme – juin 2022

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(*) Il me semble important de rappeler que ces champs sont le résultat du travail d’agriculteurs, qu’ils font partie de leur activité professionnelle et qu’ils sont destinés à être récoltés afin d’en extraire des huiles essentielles en particulier. Il convient donc de respecter ce travail et de ne pas cueillir de brins de lavandes dans les champs, ni de « caresser » les brins, ni de pénétrer entre les rangées pour ne pas tasser la terre et venir perturber l’équilibre autour des pieds de lavandes. Il est tout à fait possible d’admirer les lavandes depuis le bord de la route !

[petits moments] juin 2022 en vrac

Ce mois de juin marque la fin de l’année scolaire et des activités qui y sont associées avant les grandes vacances.

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La saison officielle de CSO s’est achevée le premier week-end de juin avec la (tant attendue) finale de la CAIDS Cup à Saint Paul Trois Châteaux pour Melle 3e. Ce concours a la particularité de se dérouler sur deux jours complets. Aussi, nous sommes arrivés le samedi soir et repartis le lundi soir avec chevaux, cavaliers et logistique associée (tentes, tables, chaises, provisions, etc).

Pour Melle 3e, c’était aussi la fin de sa dernière saison avec le poney qu’elle monte actuellement et la mise en route avec un nouveau poney en prévision de la saison prochaine. Le week-end a été intense pour toutes les deux, sportif également (une estimation de la distance que j’ai parcourue à pied chaque jour oscille entre 15 et 20 km), mais surtout mémorable !

Tout au long de ce week-end de concours, nous avons également côtoyé les poulains du centre équestre qui accueillait la compétition. Et je n’ai pas manqué d’en profiter pour les photographier.

Galop Tricastin – Saint Paul Trois Châteaux – 5 et 6 juin 2022

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Après cela, il restait un dernier CSO, pour la fête de son club équestre. Elle l’a fait avec le poney qu’elle devrait monter la saison prochaine. Alors qu’elle avait commencé à la saison en club 3 (hauteur 75 cm) et club 2 (hauteur 85 cm), elle termine sur des parcours poney 1 (hauteur 90 cm) et poney Elite (hauteur 100 cm). De quoi augurer d’une belle future saison !

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Enfin, juin est la période des moissons, qui ont débuté très tôt cette année…

[petits moments] un pique-nique improvisé à Barbières

C’est un dimanche en fin de matinée, alors que le soleil brillait et que le ciel était d’un bleu immaculé, que l’idée a surgi : « et si nous allions pique-niquer ? ». Ce n’était pas ce qui était prévu au menu du déjeuner, mais un rapide calcul m’a permis de me rendre compte que l’on pouvait décaler et réorganiser les menus prévus pour les différents repas afin de ne rien perdre. Il ne restait donc plus qu’à trouver un lieu pour ce pique-nique improvisé : « Et pourquoi pas dans les jardins de Barbières ? ». Le temps de s’arrêter acheter de quoi confectionner un pique-nique sur le pouce, et nous étions en route pour Barbières !

L’idée n’était pas de faire une grande promenade mais bien de prendre un peu l’air et profiter du beau temps pour un déjeuner sur l’herbe, avant de rentrer à la maison où nous attendaient pas mal de choses à faire..

Malgré tout, il aurait été dommage de venir là et de ne pas faire une petite balade sur le sentier qui longe le canal dérivé de la Barberolle puis de descendre jusqu’à la rivière. Nous avons donc pris le temps d’une petite flânerie dans ce cadre si bucolique. Chaque fois que je prends ce chemin, que je longe ces jardins, je me sens si loin de l’impression de village-rue coincé entre les montagnes que l’on peut avoir en traversant Barbières pour rejoindre le col de Tourniol depuis la plaine de Valence.

C’est dans le jardin public de Barbières, situé en contrebas du lavoir et menant du sentier à la rivière, que nous nous arrêterons pour notre pause déjeuner, profitant d’une des tables de pique-nique mises à disposition, avant de prendre le chemin du retour.

Nous nous sommes fait la réflexion que c’est tellement agréable de pique-niquer aux beaux jours que nous devrions le faire plus souvent, même lorsque nous ne sommes pas en sortie à la journée !

Direction les jardins de Barbières, en longeant le canal
le lavoir du village
Au pied de la montagne
Profiter des rosiers en fleurs
Côté jardins…
S’amuser à traverser la rivière de pierre en pierre
Au niveau de la cluse

Barbières – Drôme – mai 2022

[petits moments] quelque part sur la LGV

J’ai eu de nouveau l’occasion de me rendre à Paris dans le cadre d’un déplacement professionnel courant mai. Partie le matin, je suis rentrée par un train en toute fin de journée, à l’heure où le soleil décline et se couche. Le hasard m’a placée du bon côté de la rame pour profiter des dernières lumières du jour sur la campagne entre Bourgogne et Rhône-Alpes. Le spectacle était superbe et je n’ai pas pu m’empêcher de le photographier (avec mon téléphone… je n’emporte pas mon gros APN lorsque je pars pour une journée de réunions, et de façon générale quand je vais en déplacement professionnel où j’ai déjà pas mal de choses à transporter !)

Il y a d’abord eu la traversée de la Seine juste à la sortie de la gare de Lyon. Puis les premiers champs sont apparus au sud de l’Île de France.

Puis, nous avons traversé les grandes plaines céréalières de la Brie.

Doucement, le paysage s’est vallonné alors que notre train filait à 300 km/h au cœur de la Bourgogne.

Nous avons longé des champs d’éoliennes alors que le soleil commençait à se perdre derrière l’horizon.

Finalement, autour de Lyon, le soleil s’est couché, irradiant encore un peu les paysages d’une douce lueur…

Sur la LGV – entre Paris et Valence – mai 2022

[petits moments] sous le Tropical Sky de Romans

Après les rubans colorés de la Color Rain en 2020 et les ballons multicolores du Bubble Sky l’année dernière, les rues de Romans se sont parées d’une multitude de feuilles aux couleurs exotiques pour cet été 2022. Comme l’an dernier, c’est la Côte Jacquemart et la rue Mathieu de la Drôme qui bénéficient de ce décor éphémère.

La curiosité m’a poussée à aller le découvrir assez rapidement après sa mise en place début mai. Si les couleurs acidulées des bulles de l’année dernière permettaient de jouer avec les ombres colorées, cette année, les feuilles opaques n’offrent pas ce terrain de jeu photographique. Mais la variété de leurs formes est très sympathique, et leur densité permet également de s’amuser.

En descendant la Côte Jacquemart, j’ai ainsi eu l’impression d’une véritable vague de feuilles colorées s’engouffrant entre les maisons qui la bordent. Mais c’est finalement dans la rue Mathieu de la Drôme, plus large, que l’installation révèle son plein potentiel visuel.

De plus, elle apporte une ombre agréable sous le plein soleil du début d’après-midi. Et quand en prime, un léger vent se met à faire danser les feuilles, le charme opère complètement.

Et cet été, à défaut d’être sous les sunlights des tropiques, je pourrai toujours aller m’amuser sous le Tropical Sky de Romans !

Sous le regard de Jacquemart…
Vague tropicale
Danser au gré du vent..
Mettre des couleurs dans les rues
Côte Jacquemart
rue Mathieu de la Drôme

Côte Jacquemart & rue Mathieu de la Drôme – Romans – Drôme – mai 2022

(*) L’installation Tropical Sky va rester jusqu’à la fin de l’été. Si vous allez la voir, n’hésitez pas à jeter un œil aux boutiques et ateliers d’artisans qui bordent ces rues !

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Au passage, j’en ai profité pour aller voir la Tour Jacquemart, récemment rénovée. Sous le ciel bleu, elle est majestueuse !

Tour Jacquemart – Romans – Drôme – mai 2022

[petits moments] mai 2022 en vrac

Ce mois de mai a été chiche en jours fériés permettant de rallonger des week-ends ! Mais cela n’a pas empêché de profiter de bons moments…

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Il y a de nouveau eu de l’équitation depuis l’article des petits moments d’avril. Melle 3e a participé à un CSO en Drôme Provençale. Même si le soleil n’était pas complètement de la partie et que les fortes pluies de la veille avaient transformé les lieux en pataugeoire boueuse, nous avons réussi à éviter les gouttes durant toute la journée… (et à ne pas nous embourber dans le champ servant de parking !)

Vue sur la vallée du Rhône… et les nuages accrochés sur l’Ardèche

Savasse – Drôme Provençale

Elle a également participé à un autre CSO, dans le même centre équestre où elle avait fait un concours de dressage en avril. Le soleil était bien présent… tout comme la chaleur !

Allex – Drôme

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Lorsque je suis allée visiter le jardin de pivoines Rivière, j’ai rencontré un charmant jeune chat noir, très affectueux…

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Mai est la pleine saison des pivoines. J’en ai profité pour m’acheter des bouquets de fleurs produites localement.

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Je ne vais pas systématiquement au marché de Valence le samedi. Mais lorsque je m’y rends, c’est un plaisir que de déambuler entre les étals, véritables invitations à la gourmandise locale et de saison. Ce mois-ci, les fraises sont au maximum de leur période, tandis que les cerises ont commencé à arriver !

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Les beaux jours ont fait leur retour, et c’est agréable de profiter à nouveau des terrasses des cafés et restaurants. Alors que je faisais une pause caféinée chez Tamper & Yummy, j’ai bien aimé la façon dont le soleil projetait l’ombre des fils des fauteuils sur le trottoir…

(*)Tamper & Yummy, rue Dauphine, 26000 Valence

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Les coquelicots ont fait leur retour au bord des routes et dans les champs….

Montvendre – Drôme

[petits moments] aux Iris du Grand Barbu

Aller se promener au Jardin des Iris du Grand Barbu est un plaisir chaque année renouvelé ! Nous nous y rendons même souvent plusieurs fois chaque printemps, car chaque fois, le spectacle des iris en fleurs est différent : lumière du midi ou du soir, évolution de la floraison au fil du temps… Cela se joue sur des détails mais ce sont eux qui rendent chaque promenade unique.

Cette année, nous n’avons pas dérogé à notre désormais tradition printanière. J’y suis ainsi allée deux fois : seule un samedi après-midi et accompagnée de Melle 3e un soir de semaine après une journée de travail (et de lycée pour elle). Les deux sorties ont été de doux moments, véritables parenthèses de douceur au cœur de semaines au rythme effréné.

Le samedi, il y avait foule pour venir (re)découvrir ce jardin merveilleux. Comme chaque année, j’ai été accueillie par Daniel, le jardinier qui cultive et créé ces fabuleuses fleurs, et n’est pas avare lorsqu’il s’agit de partager sa passion. J’avais été un peu peinée lorsque j’avais vu dans son mail annuel d’annonce de la floraison que 2022 serait la dernière saison du jardin… Mais entre temps, un nouvel évènement est survenu et Daniel a trouvé un autre passionné pour reprendre le flambeau : il y aura bien de nouvelles saisons aux Iris du Grand Barbu.

Cette information importante en poche, je suis partie appareil photo en bandoulière au fil des chemins tracés autour des iris, en suivant les flèches pour ne louper aucune variété. Et comme chaque fois, cela a été un émerveillement d’où je suis revenue avec plus de 150 photos (vous devez donc comprendre par là qu’il va y avoir beaucoup de photos dans cet article !).

Comme Melle 3e n’avait pas pu m’accompagner le samedi, nous y sommes allées ensemble un soir de la semaine suivante. Le soleil commençait à baisser sur l’horizon, et baignait le jardin d’une lumière dorée. La chaleur de la journée avait diffusé les parfums des iris et c’était un ravissement pour l’odorat. J’avais de nouveau sorti mon appareil photo, essentiellement pour essayer de capter la si jolie lumière de la fin de journée (vous devez donc comprendre par là qu’il va y avoir vraiment beaucoup de photos dans cet article !).

Je ne sais pas si j’en aurai le temps, mais je ne peux pas exclure de retourner une fois de plus profiter des iris du Grand Barbu avant la fin de la saison !

Iris du Grand Barbu – Chabeuil – Drôme – mai 2022

(*) Le jardin des iris du Grand Barbu est un jardin privé, ouvert au public durant le mois de mai. Il est possible d’acheter des iris : il suffit de les commander lors de la visite et ils seront à récupérer durant l’été. Bien entendu, il est indispensable de respecter le travail des jardiniers en faisant attention à ne pas abîmer les iris lors de la visite.

(*) Si vous voulez voir les floraisons des années précédentes:

[petits moments] à la fête foraine

Je crois l’avoir déjà dit : j’aime l’ambiance des fêtes foraines. Elles ont pour moi un goût d’enfance et d’adolescence et font invariablement remonter plein de souvenirs joyeux. Les deux dernières années, la fête foraine n’avait pas pu s’installer dans mon village. Alors, cette année, je n’ai pas manqué d’aller y faire un tour.

Si côté gourmandises, les fêtes foraines de mon enfance avaient des goûts de galette-saucisse et de gaufre au sucre, ici, ce sont les churros faits à la commande qui terminent immanquablement la sortie…

A la fête foraine – avril 2022