[fourre-tout de la semaine] 13 octobre 2019

Je suis allée à la foire à la caillette uniquement pour acheter des châtaignes grillées (non pas que je n’aime pas la caillette, mais j’ai de très bons artisans qui en produisent autour de chez moi, donc aucun intérêt à en acheter plus particulièrement ce jour-là).

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De passage dans la plaine de la Valdaine, comment ne pas tomber sous le charme du paysage…

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Je m’amuse toujours autant à photographier Vador…

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Je me suis offert un petit bouquet de dahlias. Il y en avait de multiples sortes dans le jardin de mes grands-parents quand j’étais enfant et mon grand-père ne manquait jamais d’en apporter de gros bouquets chaque semaine à la maison quand ils étaient en fleurs.

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[projet 52-2019] semaine 41 – plante

Pour cette 41e semaine du projet 52, je vous ai proposé de nous montrer une plante.

Je photographie souvent des plantes sauvages, essentiellement des fleurs… et quelquefois les plantes vertes que j’ai dans ma cour ou un bouquet dans la maison…

Mais aujourd’hui, je vous montre ce cactus croisé durant l’été dans une jolie maison et qui m’a fait penser : « Hauts les mains ! »

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Si vous voulez voir voir les belles plantes chez les autres participants, je vous invite à suivre les liens dans les commentaires.

[Auvergne] la forteresse de Polignac

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En arrivant sur le Puy en Velay, nous n’avons pas pu louper la silhouette de la forteresse de Polignac se profilant au sommet de son promontoire volcanique. Nous l’avons encore aperçue alors que nous étions au pied de la statue de  Notre-Dame de France… Un vrai château-fort à proximité immédiate de la ville !

La forteresse de Polignac faisait de toutes façons partie des lieux que je tenais à voir autour du Puy en Velay, depuis que je l’avais découverte chez Le Caillou aux Hiboux (d’autant plus que j’avais gagné mes billets d’entrée grâce à eux).

Après deux jours de pluie sur la Haute Loire, le ciel était dégagé ce matin-là… et le soleil commençait à réchauffer l’atmosphère quand nous sommes partis à l’assaut de Polignac. La montée est un peu raide mais nous sommes récompensés par les points de vue sur les environs.

Il faut dire que le lieu est stratégique, cerné de hautes falaises, et offrant une vue à 360° sur le Velay. L’accès était défendu par une succession de 6 portes fortifiées, complétées par une souricière, avant d’arriver dans la basse-cour du château. L’ensemble était entouré de hautes murailles avec chemin de ronde, tours de guet et corps de garde. Le donjon, édifié entre les XIVe et XVe siècles, domine le site du haut de ses 32 mètres. De là haut, le panorama est époustouflant !

A l’intérieur de l’enceinte fortifiée, on retrouve des ateliers, des logis seigneuriaux plus récents que le donjon, et plus confortables aussi, des puits, et une chapelle avec son étonnant cimetière dont les cuves de sarcophages anthropomorphes sont creusées à même la roche.

Par ailleurs, des jeux médiévaux sont proposés en libre accès dans certaines salles. Plusieurs parties se joueront au cours de notre visite… qui nous aura au final pris une bonne partie de la matinée compte-tenu de la taille des lieux, et des nombreux points d’intérêt.

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le corps de garde
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le donjon
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Vue depuis le haut du donjon en direction du Puy en Velay

Forteresse de Polignac – Haute-Loire – août 2019

 

(*) Les informations pratiques sur les conditions de visite, ainsi que les diverses animations sont à retrouver sur le site internet de la forteresse de Polignac.

 

 

 

[Auvergne] un soir au Puy en Velay

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Après notre journée à monter et descendre au Puy en Velay, un peu de repos à l’hôtel et un repas chaud, nous avons décidé d’assister aux spectacles de Puy de Lumières. Force est de constater que les projections de mapping vidéo sur les monuments ont actuellement le vent en poupe, et après Chartres l’année dernière et Bourges au début de l’été, nous étions curieux de voir ce que cela allait donner au Puy en Velay.

Nous avons donc commencé par attendre patiemment la tombée de la nuit, en prenant place au pied du rocher Corneille, face au rocher Saint Michel où a lieu l’une des projections. Tout en assistant au coucher du soleil, nous avons admiré la mise en valeur du site de la chapelle Saint Michel d’Aighuile par les éclairages.

Puis, le noir s’est fait sur le rocher et les projections ont commencé. Chaque spectacle dure une bonne dizaine de minutes. Nous avons suivi les indications du plan pour nous placer aux bons endroits afin d’y assister.

Après la chapelle et le rocher Saint Michel, nous avons vu successivement les projections sur la chapelle Saint Alexis dans la cour de l’hôtel du département, la façade de la cathédrale, la place du Plot et la façade de la mairie.

Nous avions initialement envisagé de poursuivre avec les façades du théâtre et du musée Crozatier, mais après une journée de pluie et de balades, il faisait bien frais (un peu moins de 10°C quand nous sommes rentrés à l’hôtel) et nous étions plus fatigués que motivés !

Nous avons toutefois apprécié les différentes projections auxquelles nous avons assistées, et passé une bonne soirée à découvrir autrement le patrimoine de la ville.

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Le Puy en Velay – Haute-Loire – août 2019

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(*) L’ensemble des informations pratiques concernant le parcours et les horaires est disponible sur un dépliant papier que l’on trouve aisément à l’office de tourisme et dans ce nombreux lieux au Puy en Velay (il nous a été remis à notre arrivée à l’hôtel pour notre part), ainsi que sur le site internet du Puy de Lumières. Il est conseillé de télécharger l’application mobile pour bénéficier du son avec ses écouteurs. En effet, pour préserver la quiétude des riverains, le son est minimal sur la plupart des projections et en particulier sur celle de la cathédrale.

Deux projections ont également lieu en dehors de la ville du Puy, à Brives-Charensac. Nous ne nous y sommes pas rendus non plus.

[Auvergne] un jour au Puy en Velay

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Après avoir quitté La Chaise Dieu, nous avons pris la route du Puy en Velay… Enfin, pas la route directe ! Faute d’avoir vu des panneaux à la sortie de La Chaise Dieu, nous avons suivi une route au hasard… et nous sommes retrouvés dans la vallée de la Senouire. Malgré la pluie , et l’étroitesse de la route, nous avons profité d’un paysage fantastique dans de très belles gorges.

Quand nous avons finalement gagné le Puy en Velay, la pluie était toujours bien présente. Après une pause rapide pour déjeuner, nous sommes partis à travers les rues de la vieille ville pour monter vers la cathédrale.

Le Puy en Velay est le point de départ de l’une des voies de Saint Jacques de Compostelle, la Via Podiensis. La cathédrale, d’architecture romane, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle. Construite sur un dyke volcanique, elle est accessible par un escalier d’une centaine de marche qui se prolonge sous le porche et débouche au milieu de la nef. En effet, tandis que le chœur repose directement sur le rocher, une partie des travées a été construite au dessus de maçonneries rattrapant le fort dénivelé.

Nous commençons notre visite par les salles basses et le cloître d’où nous apercevons la statue de Notre Dame de France qui domine le rocher. Construite à partir des canons pris par Napoléon à la bataille de Sébastopol, elle a la particularité d’être visitable à l’intérieur. Toutefois, la plus jolie vue se situe sur la plateforme à son pied qui permet d’apercevoir l’ensemble de l’agglomération. Nous aurons la chance de nous y trouver entre deux averses de bien pouvoir en profiter.

Après avoir vu la Vierge Noire qui fait l’objet de dévotion dans la cathédrale, et fait un tour dans le baptistère paléo-chrétien attenant à la cathédrale, nous redescendons tranquillement dans le bas de la ville… en nous arrêtant pour admirer la dextérité d’une dentellière. Avec son expérience et sa rapidité, le galon de dentelle sort au rythme de 10 centimètres par heure.

Parmi les autres spécialités de la région, nous retiendrons la Verveine du Velay dont l’ancienne distillerie construite au début du XXe siècle offre au regard une jolie tourelle-enseigne de style Art Nouveau portant le mot Verveine.

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Le Puy en Velay – Haute-Loire – août 2019

[en cuisine] tartes automnales

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Tarte prunes et raisin

Tarte aux prunes & au raisin

Avec la fin de l’été et l’arrivée de l’automne, les approvisionnements en fruits de saison évoluent : finis les abricots, pêches et autres fruits d’été, bonjour les prunes, le raisin, les pommes et les poires. Et comme les températures sont plus fraîches, je n’hésite plus à allumer le four pour faire une tarte aux fruits.

La première de la saison devait être aux prunes… Mais au moment de la réaliser, je me suis aperçu qu’avec ce que nous avions déjà picoré, il ne restait pas assez de prunes pour garnir la tarte. J’ai donc ajouté un peu de raisin en plus.

Afin que la pâte ne soit pas détrempée par le jus des fruits, j’avais ajouté en guise de fond de tarte un mélange de fécule de maïs et de noix de coco râpée (2/3 noix de coco, 1/3 fécule). Je voulais initialement mettre de la poudre d’amandes à la place la noix de coco mais je n’en avais plus. J’essaierai une prochaine fois.

Vous remarquerez que c’est une version tarte rustique, qui évite d’avoir à foncer un moule et donne un côté moins formel au résultat.

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Tarte aux nashis

Tarte aux nashis

Quelques nashis qui commencent à s’abîmer dans la coupe à fruits… une bonne occasion de les cuisiner en tarte.

Cette tarte n’est finalement qu’une déclinaison d’une classique tarte aux pommes. J’ai utilisé de la compote pomme/poire en guise de fond de tarte. En effet, le nashi est une variété de poire, originaire du Japon, dont la forme se rapproche de celle de la pomme mais le goût et la texture font vraiment penser à certaines variétés de poires européennes un peu granuleuses.

Très juteux, les nashis ont la réputation de mal passer à la cuisson. Je dois dire que pour ma part, je me ne suis jamais privée de les cuire (j’en ai déjà fait des compotes ou des confitures), tout comme je ne m’interdis pas de cuire n’importe quelle autre variété de poires. Et ce premier essai en tarte était clairement une réussite !

[fourre-tout de la semaine] 6 octobre 2019

Alors que l’automne a officiellement commencé, je suis enfin allée essayer le bubble tea du Alix Coffee !

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(*) Alix Coffee, 32 avenue Pierre Semard, 26000 Valence (face à la gare de Valence Ville)

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Difficile de résister à la brioche aux pralines de la Maison Nivon

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(*) Maison Nivon, 17 avenue Pierre Semard, 26000 Valence

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[projet 52-2019] semaine 40 – monumental

Les semaines se suivent et se ressemblent en ce moment : chargées, très chargées… Le recours aux archives est donc de mise cette fois encore pour le thème Monumental de cette 40e semaine du projet 52.

Je vous propose donc de découvrir l’ancienne salle des fêtes de Bourges et sa façade monumentale. Edifiée à l’époque du Front Populaire dans le style Art Déco alors en vogue, elle devient Maison de la Culture en 1963 selon le souhait d’André Malraux. Nécessitant de larges travaux et une restructuration complète, ses activités ont été déplacées en d’autres lieux depuis le début des années 2000 et les travaux lancés. Ceux-ci seront finalement stoppés quelques années après suite à la découverte de vestiges archéologiques importants nécessitant des fouilles poussées et également quelques soucis de gestion financière du projet.

Actuellement, les lieux sont toujours fermés et les anciennes portes d’entrée ont été reconverties en mur d’expression accueillant des fresques renouvelées périodiquement.

 

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Pour découvrir les visions monumentales des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Auvergne] Brioude & La Chaise Dieu… sous la pluie

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Brioude était une étape sur la route de retour des vacances depuis la Bretagne. J’avais envie d’aller à La Chaise Dieu mais le temps de trajet était un peu trop long pour ce que je souhaitais parcourir en une seule fois. C’est alors que Julie de la Boucle Voyageuse a publié une photo de Brioude sur Instagram… de quoi me décider à y passer une soirée.

La météo n’était pas des plus avenantes : la pluie avait fait un passage et le ciel était gris… mais cela ne nous a pas découragé de faire un joli tour dans le centre ancien. C’était parfait pour nous dégourdir les jambes après des heures assis dans la voiture. Si Brioude n’est pas très grande, elle présente plusieurs très jolies façades à pan de bois.. et surtout une magnifique église romane. La basilique Saint Julien est la plus grande basilique romane d’Auvergne. Son chevet est charmant mais c’est à l’intérieur que l’on découvre les principales curiosités du lieu. D’abord il y a son sol en galets noirs et blancs qui forment des motifs, puis sa chapelle haute à laquelle on accède par un escalier en colimaçon et qui permet de découvrir des fresques médiévales et d’avoir une vue d’ensemble sur la nef mais aussi d’approcher les chapiteaux des colonnes. Enfin, on ne peut pas manquer les vitraux contemporains de Kim en Joong, posés en 2008.

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 Brioude – Haute-Loire – août 2019

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J’étais allée à La Chaise Dieu alors que j’étais en stage dans la région lyonnaise à la fin des années 1990. Je garde un souvenir impressionné du jubé de l’église abbatiale et de la danse macabre qui se déploie autour du chœur. J’avais donc très envie d’y retourner… mais je crois que je n’ai pas très bien choisi mon jour !

Nous avons quitté Brioude le matin sous une pluie battante et n’avons donc que peu profité des paysages noyés dans les nuages. Arrivés sur place, nous apprenons qu’en raison de la mise en place du festival de musique, l’accès à l’église ne sera pas du tout possible. Nous décidons tout de même de visiter ce qu’il est possible de visiter, à savoir : le cloître, la chapelle abritant les tapisseries de chœur, le fac-similé de la danse macabre et la salle de l’écho.

Les tapisseries ont fait l’objet d’une récente restauration et leur présentation met en valeur leur tissage.  C’était un réel plaisir de les lire et de voir les correspondances entre Ancien et Nouveau Testament qu’elles mettent en exergue. Cela a compensé le fait de ne pas pouvoir admirer le jubé….

Dans la salle de l’écho, nous avons aussi passé un long moment à jouer à parler aux murs. L’utilisation des particularités focales des courbes en architecture est toujours amusante !

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La Chaise-Dieu – Haute-Loire – août 2019

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(*) Si vous voulez visiter La Chaise Dieu, renseignez-vous sur les dates où tout le site est accessible. L’ensemble des informations relatives aux conditions de visite est disponible sur le site internet du Projet Chaise Dieu.

[coin lecture] relire des classiques

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Suite à plusieurs conversations, suggestions et autres incitations, j’ai relu récemment quelques classiques….

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Le Blé en Herbe – Colette

Roman

Lors de ma visite du Musée d’Art Moderne Richard Anacréon à Granville, il y avait une exposition sur Colette. Cela m’a donné envie de relire une des oeuvres de la romancière du siècle dernier. C’est tombé un peu par hasard sur le Blé en Herbe.

Vinca et Phil se connaissent depuis toujours car leurs familles passent tous leurs étés ensemble, sur la côte bretonne à proximité de Cancale. A l’âge de l’éveil des sentiments et de la prise de conscience du désir, un jeu du chat et de la souris encore un peu enfantin se noue entre eux… L’arrivée de Madame Dalleray vient perturber la relation entre les deux adolescents tandis que Phil s’éprend d’elle dans une passion purement charnelle. Entre le poids de la société qui déjà commence à peser sur les épaules de chacun (préparation du baccalauréat et de sa future carrière pour Phil, gestion des affaires ménagères pour Vinca), et leur amitié enfantine qui les rapproche, ils jonglent sur le fil des relations sentimentales. L’été s’achève sur le départ précipité de Madame Dalleray, et la prise de conscience pour les jeunes gens qu’une nouvelle saison de leur vie débute à ce moment-là qui ne sera plus uniquement remplie de jeux d’enfants.

Publié en 1923, Le Blé en Herbe évoque clairement l’éveil du désir charnel et les premières fois qui en découlent chez les deux protagonistes. Si, presque 100 ans après, cela peut sembler un thème banal en littérature, c’est une vraie provocation alors. Ce court roman se lit sans difficulté mais n’est sans doute plus aussi sulfureux, ni subversif qu’à sa parution.

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Le Meilleur des Mondes – Aldous Huxley

Roman

Deux personnes qui m’en parlent à moins de 24h d’intervalle et une envie de le relire qui me titillait depuis un moment : il n’en fallait pas plus pour que je me replonge dans Le Meilleur des Mondes.

Dans un futur où la science a remplacé les sentiments, où les loisirs de masse ont pris la place de la culture, où les bébés son fabriqués en usine et les individus  conditionnés d’avant même leur naissance jusqu’à l’âge adulte, où les individus des castes inférieures sont produits en séries identiques par division gémellaire successive, où « chacun appartient à tout le monde » et où tout est inhibé par la consommation de Soma dans un état mondial tout puissant, Bernard et Lenina s’offrent un week-end à sensation dans une réserve à sauvages. Parmi ces êtres restés à l’état naturel, loin de la civilisation, ils tombent sur Linda, qui bien des années auparavant s’est égaré dans la réserve lors de vacances, et son fils Paul.
Fasciné Bernard obtient l’autorisation de les ramener à Londres dont le Sauvage devient vite la coqueluche. Par ricochet, la célébrité de Bernard et de son ami Helmholtz s’accroit, faisant oublier leur attitude passée parfois jugée subversive.
Toutefois, le Sauvage ne s’adapte pas à ce monde civilisé, où conditionnés, les êtres humains ne sont plus que des robots au service de l’état mondial. Cherchant à s’isoler aux limites de la ville, il ne sera toutefois pas longtemps laissé tranquille et finira par perdre la raison.

Publié en 1932, ce roman d’anticipation dystopique est une critique de l’évolution de la société moderne. Les années précédentes ont en effet vu de nombreuses technologies émerger et l’industrie automobile, sous l’impulsion d’Henry Ford, travaille à la chaîne pour produire des denrées manufacturées en série.
Difficile aujourd’hui de ne pas faire de parallèle entre le monde décrit par Aldous Huxley et celui dans lequel nous vivons… Tirant partie de la société telle qu’il la voit au début des années 30, l’auteur imagine en effet des évolutions potentielles dont certaines se rapprochent de ce qui est devenu réalité. C’est plus un travail de philosophie que de romancier : l’histoire n’est qu’un prétexte à la dénonciation de l’avènement d’une société de consommation à la mécanisation croissante.

Le Meilleur des Mondes est clairement un des livres majeurs du XXe siècle, tant pour la littérature de science-fiction que pour la littérature générale.

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