[projet 52-2025] semaine 47 – en mouvement

Pour le thème En mouvement de cette 47e semaine du projet 52, j’avais envie d’aller photographier de l’eau en mouvement. Je pensais pour cela aller faire un tour le week-end dernier dans le Vercors, du côté d’Omblèze par exemple pour prendre en photo rivières et cascades. Hélas, la météo a décidé de contrarier mes plans. En effet, nous avons bien eu de l’eau en mouvement, mais version déluge et orage. J’ai donc pris l’option plaid/canapé plutôt que l’option sortie nature.

Cependant, je n’ai pas changé ma façon d’envisager le thème : je voulais de l’eau en mouvement. C’est comme cela que je me suis souvenue de quelques photos prises lors de mon récent séjour à Paris. Après 6 bonnes heures à arpenter les couloirs du musée du Louvre, nous avions profité d’une petite pause dans les jardins des Tuileries, nous asseyant sur des chaises au bord d’un bassin. Et au centre de ce bassin, le jet d’eau était en fonctionnement. J’avais donc trouvé mon eau en mouvement !

au premier plan, un jet d'eau sur un bassin dans un jardin public, avec en arrière plan des personnes assisses sur les chaises bordant le bassin
Jardin des Tuileries – Paris – octobre 2025


Pour découvrir ce que les autres participants ont mis en mouvement, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : c’est week-end d’anniversaire à la maison. Aussi, je passerai beaucoup plus de temps en famille que sur l’ordinateur. Il est même possible que celui-ci reste éteint tout le weekend. Aussi, si votre commentaire n’apparaissait pas car il est à modérer, ce n’est pas utile de le renvoyer : il ne s’affichera pas plus. Je le validerai dès que possible.

[Lyon] 4 activités pour une journée en ville

Avec Melle 3e, nous avons profité du pont de l’Ascension pour passer une journée à Lyon. Nous en parlions depuis un moment sans jamais trouver le temps dans nos plannings (chargés) respectifs. Nous avons finalement trouvé un créneau ce vendredi entre jours fériés et week-end. Nous avions en particulier envie de voir l’exposition du festival d’art AiRT de Famille, mais aussi de nous balader dans le Vieux Lyon ou au Parc de la Tête d’Or. Nous avons pris le train assez tôt le matin à Valence, et à notre arrivée à Lyon, nous sommes parties en direction des Terreaux pour prendre un café en terrasse au soleil. L’exposition que nous avions repérée n’ouvrant qu’une heure plus tard, nous avons décidé de traverser la Saône.

La monumentale fontaine Bartholdi sur la place des Terreaux

Flâner dans le Vieux Lyon

Nous sommes parties un peu au hasard des rues du Vieux Lyon. Nous n’avions rien de précis à y faire ou voir. Nous avons flâné, en admirant les façades Renaissance. Nous avons évoqué l’histoire du quartier et comment il a failli disparaître dans les années 1960 avant de devenir le premier secteur sauvegardé de France en 1964, puis d’être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998. Nous évitons au maximum la rue Saint Jean, prise d’assaut par les visiteurs. Nos pas nous mènent jusqu’au Musée Gadagne où nous regardons l’horloge sonner 11.00 et admirons la cour.

La cour du Musée Gadagne

Puis, nous allons jusqu’à la primatiale Saint Jean dans l’espoir de voir l’horloge astronomique, mais elle est actuellement en cours de restauration. Nous en profitons toutefois pour monter jeter un œil au trésor de la cathédrale, dont je ne connaissais pas l’existence. Tapisseries, marbres anciens finement sculptés, vêtement liturgiques lourdement brodés d’or et objets d’orfèvrerie réalisés entre le Moyen-Âge et le XIXe siècle y sont exposés. La pièce est petite mais néanmoins très intéressante. Après cette découverte, il est temps pour nous de déjeuner, et notre choix s’est porté sur Food Traboule, le food court du Vieux Lyon.

Dans la nef de la cathédrale Saint Jean
Dans la salle du trésor de la cathédrale

Profiter d’une exposition d’art

Après déjeuner, nous avons retraversé la Saône en direction des Terreaux pour découvrir l’exposition de la 3e édition du festival artistique AiRT de Famille. J’avais loupé les deux précédentes éditions et quand j’ai aperçu les premières photos de celle-ci sur les réseaux sociaux, j’avais noté dans mon agenda de prendre le temps d’aller à Lyon pour la voir. Cette année, cela se passe dans la Galerie des Terreaux, un ancien passage du XIXe siècle qui a abrité une galerie commerciale ensuite et est fermé depuis bientôt 30 ans. Je me souviens y avoir vu des expositions dans le cadre du off de la biennale d’art contemporain en 1997.

I close my eyes and use my recollection – par Mynah et Myeh – Festival AiRT de Famille 2024

Issus du programme d’incubation omart (un projet qui vise à rendre accessible à tous l’art et accompagner les artistes émergents lyonnais), une trentaine d’artistes participe à cet acte 3 du festival. Chacun a investi une pièce différente de la galerie et y a créé une œuvre en 3 dimensions. Ainsi, sur plus de 1000 mètres carrés, les scénographies immersives se succèdent (ce qui n’est pas sans nous rappeler les chambres de l’Hôtel 128 à Street Art City). On navigue d’un univers à l’autre au fil de l’ancienne galerie commerciale. Comme à chaque fois, certains univers nous interpellent, nous parlent tandis que d’autres nous laissent perplexes ou indifférents.

Pool land – par Dorothée Richard – Festival Airt de Famille 2024
J’ai particulièrement aimé l’utilisation complète de l’espace qui a été faite par l’artiste
Bienvenue en Oregon – par Nicolas Badout – Festival AiRT de Famille 2024
Coup de coeur pour l’immersion dans un décor de bande dessinée en noir et blanc
Papillon monarque – par Boun Ka – Festival AiRT de Famille 2024
Là aussi, une très belle utilisation de l’espace, entre chaos et structuration
L’île de Siam – par Gaspard Mariotte – Festival AiRT de Famille 2024
Une plongée onirique dans un décor exotique
L’île de Siam – par Gaspard Mariotte – Festival AiRT de Famille 2024
Il est possible de feuilleter le carnet de voyage de Gaspard Mariotte qui lui a inspiré cette mise en espace

Visiter le Musée des Beaux Arts

Après l’exposition, nous avons choisi de traverser la place des Terreaux pour explorer une autre facette de l’art : direction le Musée des Beaux Arts. Situé dans un ancien couvent, le palais Saint Pierre, le musée se déploie sur 2 étages entourant un joli petit jardin. Ce coin de verdure est un véritable havre de paix agrémenté de sculpture. Il suffit d’y pénétrer pour ne plus entendre les bruits de la ville qui l’entoure.

Dans le jardin du musée des Beaux Arts

L’ensemble est assez labyrinthique et s’il est possible de télécharger le plan (des QR Codes sont présents à cet effet un peu partout dans le musée), j’aurais aimé que de temps à autre, des panneaux indiquent sur un plan à quel endroit nous étions afin d’aider à se repérer. J’ai aussi moyennement aimé la muséographie de certaines salles. Entre les murs couleur « gris avec traces » et la rangée de trous à intervalles réguliers pour déplacer les cartels sous une verrière zénithale opacifiée par le temps et les dépôts, j’ai eu l’impression de me trouver sur un chantier inachevé. Dans d’autres salles, ce sont les éclairages qui m’ont un peu gâché l’expérience avec les grandes ombres portées qu’ils projetaient sur les tableaux exposés. Cependant, l’ancienne chapelle où sont présentées les sculptures permet d’en apprécier les détails, et d’autres salles jouent avec les perspectives pour mieux mettre les tableaux en valeur. Quoi qu’il en soit, les collections du musée par contre méritent largement qu’on s’y arrête. Que ce soit en sculpture ou en peinture, le musée propose au visiteur des œuvres à la fois d’artistes majeurs (Renoir, Pissaro, Gauguin, Manet, Monet, Degas, Rodin, Bourdelle, Maillol, Hubert Robert entre autres) ou plus locaux (dont Fantin-Latour, Alexandre Séon, Puvis de Chavanne ou encore Albert Gleizes).

Eurydice piquée sur les bords du Pénée– Jean-François Legendre-Héral (1822) – détail
Beatrix par Joseph Fabisch (1854) – détail du drapé de la robe
Beatrix par Joseph Fabisch (1854)
Alignement de grands maîtres
Le poème de l’âme. L’Idéal – Louis Janmot (1968) & perspective
Jeu de perspectives
Collections de peinture

Se mettre au vert au Parc de la Tête d’Or

Après ces découvertes artistiques (et un bon goûter sur les pentes de la Croix Rousse), nous avons eu envie de profiter du grand soleil pour faire un tour au Parc de la Tête d’Or, qui avec ses 105 hectares est l’un des plus vastes parcs urbains de France (à titre de comparaison, le parc Jouvet de Valence fait 7 hectares et celui du Thabor à Rennes 10 hectares). Nous avons donc pris le métro et fait quelques centaines de mètres à pied avant de franchir les grandes grilles. La chaleur du jour nous a fait éviter les serres (qui sont pourtant magnifiques). Nous nous sommes promenées dans les allées du jardin botanique et avons fait le tour de la roseraie historique. Nous souhaitions aller voir la grande roseraie et comptions pour cela traverser le lac par les îles mais des zones de travaux ne nous le permettaient pas. Compte tenu de la taille du lac (et des nombreux kilomètres déjà parcourus à pied), nous avons renoncé à en faire le tour. Nous avons donc flâné au bord de l’eau puis dans des allées à l’ombre avant de retourner au métro en direction de la gare pour prendre un train et rentrer à Valence.

Dans le jardin botanique
Dans la roseraie historique
Dans la roseraie historique
Dans la roseraie historique
Au bord du lac


Lyon – Rhône – mai 2024


Informations pratiques & bonnes adresses :

  • Trésor de la cathédrale Saint Jean – place Saint Jean, Lyon 5e (Vieux Lyon) – accès par un escalier donnant à droite de l’entrée de l’église – gratuit
  • Food Traboule – 22 rue du Boeuf, Lyon 5e (Vieux Lyon) – réservation conseillée, sinon, il est préférable d’arriver en tout début de service. Edit du 07/03/2025 : Food Traboule a définitivement fermé ses portes début 2025.
  • AiRT de Famille, acte 3 – galerie des Terreaux, entrée par la rue Lanterne, Lyon 1er – jusqu’au 21 juin 2024 – payant
  • Musée des Beaux-Arts de Lyon – place des Terreaux, Lyon 1er – payant (gratuit pour les moins de 18 ans)
  • A chacun sa tasse – 2 rue du Griffon, Lyon 1er (pentes de la Croix Rousse) – l’endroit idéal pour un goûter avec un joli choix de boissons et pâtisseries maison
  • Parc de la Tête d’Or – plusieurs entrées possibles dont la porte du Lycée avenue Verguin, la porte de la Tête d’Or avenue des Belges et la porte des Enfants du Rhône place du Général Leclerc – Lyon 6e – gratuit


Si vous voulez d’autres idées pour un séjour à Lyon, je vous propose :

  • un tour à Lugdunum, les ruines gallo-romaines de la colline de Fourvière
  • une descente de la Saône en canoë
  • Peinture fraîche, un festival de street-art que j’espère revoir à l’automne
  • la biennale d’art contemporain, dont la prochaine édition aura lieu du 21 septembre 2024 au 5 janvier 2025 (et dont j’espère bien avoir l’occasion de vous reparler cet automne)
  • l’un des nombreux musées de la ville, comme par exemple le Musée d’Art Contemporain ou celui des Confluences
  • un repas dans un bouchon pour découvrir les plats typiquement lyonnais
  • un tour aux Halles de Lyon pour faire vos provisions chez les meilleurs artisans de bouche de la ville

[Bouches-du-Rhône] une journée à Aix-en-Provence

J’étais déjà allée à Aix-en-Provence il y a 5 ans. Si j’avais globalement apprécié la ville, cela n’avait pas non plus été un coup de cœur absolu, et Aix ne faisait pas partie de ces villes où j’ai particulièrement envie de retourner. Mais alors pourquoi y avoir passé une journée, me direz vous. Tout simplement parce que l’Hôtel de Caumont présentait une exposition que Melle 3e souhaitait voir, et que tant qu’à faire le trajet, autant en profiter pour se balader en ville, et donner une seconde chance à Aix-en-Provence d’intégrer le club des villes où je veux revenir.

Place des Quatre Dauphins – quartier Mazarin

Flâner dans la vieille ville

Nous sommes arrivées à Aix-en-Provence en milieu de matinée un samedi. J’aurais préféré venir en semaine mais je ne pouvais pas prendre de congés et la date de fin de l’exposition approchait. Nous devions donc y aller durant un week-end. J’avais fait le choix du samedi par rapport au dimanche pour pouvoir profiter en ville des boutiques ouvertes, ce qui est toujours plus agréable. Ce que je n’avais pas anticipé, c’est que c’est aussi le jour du marché. Et le marché d’Aix du samedi matin, à la fois alimentaire et non alimentaire, est très vaste, s’étendant sur le Cours Mirabeau et de nombreuses places de la ville. Il attire aussi logiquement beaucoup de monde, rendant l’accès au stationnement un peu laborieux (et j’avais pourtant opté pour un très vaste parking souterrain mais il m’a fallu faire preuve de beaucoup de patience pour y accéder, puis descendre assez bas pour trouver une place !).

Place des Prêcheurs

Nous avons ensuite fait tous nos déplacements à pied, parcourant la vieille ville dans tous les sens. Nous avons commencé par les quartiers les plus anciens, au plan un peu anarchique. Les petites rues sont bordées des belles façades des anciens hôtels particuliers. Certains ont été transformés en boutiques. Nous en profitons pour entrer dans les cours, et jeter un œil aux escaliers majestueux.

Les jolies façades aux tonalités chaudes
Quand le soleil joue avec les fenêtres dans l’escalier de l’hôtel Boyer d’Eguilles (qui abrite la boutique Aroma-Zone)

Parmi les curiosités dans le centre ville d’Aix-en-Provence, il y a les fontaines. Construites entre les XVe et XIXe siècles pour approvisionner les habitants de la ville en eau, elles sont aujourd’hui des éléments décoratifs, sources de fraîcheur en été. Lors de notre visite, toutes les fontaines n’étaient pas en activité. Nous avons toutefois pu profiter de certaines d’entre elles, au hasard des places et des rues. Nous n’avons bien sûr pas manqué de jeter un œil à la fontaine moussue du Cours Mirabeau. Cette dernière se trouve en effet maintenant complètement engloutie par une énorme concrétion de tuf qui s’est déposée depuis sa construction en 1667 et sur laquelle la végétation s’est développé. Elle a la particularité d’être alimentée par une source chaude et sourd autour de 20° C toute l’année.

Place des Trois Ormeaux
Fontaine des Neuf Canons – Cours Mirabeau

Découvrir une libraire atypique

Alors que nous envisagions de passer cette journée à Aix-en-Provence, le hasard des réseaux sociaux m’a fait tomber sur une publication Instagram de la librairie Mon Chat Pitre. Le concept de la « ronron » librairie est celui d’une librairie aux allures cosy dans laquelle plusieurs chats évoluent en liberté. Tous ont été adoptés via une association. Forcément, nous avons eu envie d’aller découvrir ce qu’il en était. La façade est modeste mais ne laisse pas de doute sur le lieu. En vitrine, outre quelques ouvrages mis en valeur, on ne peut pas manquer le grand fauteuil, couvert de poils, et sur lequel un félin fait sa sieste. L’établissement, tout en longueur, se divise en plusieurs petites salles. Certaines ont un éclairage zénithal et toutes de jolis luminaires. Sur les tables et le long des murs, on trouve une belle sélection de livres. Après avoir trainé dans les rayons, difficilement fait un choix et croisé quelques chats libraires, nous passons à la caisse où les chats caissiers nous attendent. Nous ne regrettons pas du tout d’avoir entendu parler de cette librairie atypique où nous avons passé un bon moment.

Dès la vitrine, le ton est donné !
Une librairie qui donne envie de chercher son bonheur livresque
A la caisse, un assistant pas toujours très efficace

(*) Librairie Mon Chat Pitre, 13 rue de Montigny, Aix-en-Provence

Profiter d’une exposition à l’Hôtel de Caumont

Comme je l’ai dit plus haut, si nous sommes venues à Aix-en-Provence, c’est avant tout pour voir une exposition, présentée à l’Hôtel de Caumont. Melle 3e avait en effet repéré dès le début de l’automne la monographie consacrée à Alphonse Mucha et m’avait convaincue d’y aller. Il y a cinq ans, nous avions vu une exposition d’œuvres de Chagall dans le même centre d’art, situé dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle au cœur du quartier Mazarin. Après avoir jeté un œil aux deux salles patrimoniales rappelant la vie passée de l’Hôtel de Caumont, nous entrons dans le vif du sujet.

L’escalier d’honneur de l’Hôtel de Caumont a été pavoisé aux couleurs de l’exposition en cours

Si vous ne connaissez pas le nom de Mucha, vous avez sans doute déjà vu ses illustrations (ou des illustrations inspirées de son style). Né en République Tchèque (à l’époque où c’était une province de l’Empire Austro-Hongrois), Mucha arrive à Paris en 1887. Il rencontre d’autres artistes dont Paul Sérusier avec qui il se lie d’amitié. Ses qualités graphiques le font vite remarquer et il travaille avec la maison d’édition Armand Colin ou l’imprimeur Lemercier. C’est par ce dernier qu’il entrera en contact avec l’actrice Sarah Bernhardt en 1894, qui souhaite une nouvelle affiche pour Gismonda, la pièce qu’elle joue et qui est en perte de vitesse. Mucha est le seul illustrateur disponible. Sa proposition casse les codes en vigueur et pose les bases de son style. La pièce est un succès et Mucha devient l’illustrateur attitré des affiches des pièces de Sarah Bernhardt. Il affirme son style qu’il déploie sur les affiches de spectacle, mais aussi les publicités (et on peut au passage se rendre compte que l’image d’une femme un peu dénudée est déjà à la fin du XIXe siècle une méthode de marketing pour vendre tout et n’importe quoi : vins, bières, biscuits, vélos…).

La primevère (lithographie – 1899)

Convaincu que le beau doit être à la portée de tous, Mucha fait aussi éditer des illustrations allégoriques, où l’on sent sa proximité avec le mouvement symboliste. Il propose ainsi des séries autour des fleurs, des saisons, des arts, des moments de la journée. A chaque fois, on y retrouve son style si particulier et que l’on associe maintenant immédiatement à l’Art Nouveau. L’exposition parcourt ainsi la vaste production lithographique de Mucha. La dernière salle, toutefois, est dédiée à l’œuvre plus tardive de Mucha, une œuvre plus « slave », directement inspirée de son pays natal où il retourne en 1910 après quelques années aux Etats-Unis. Il peint alors en particulier une vaste série de vingt toiles monumentales, L’épopée slave, qui retrace l’histoire des slaves depuis le IIIe siècle. Si L’épopée slave n’est pas présentée lors de l’exposition (elle est cependant largement évoquée à travers une salle immersive qui plonge le spectateur au cœur de l’œuvre porté par la musique de Dvořák), d’autres toiles d’inspiration nationaliste et symboliste sont présentes. Si l’on y retrouve certains traits du « style Mucha », elles sont cependant bien différentes de son travail de dessinateur. De plus, elles apportent un éclairage sur le décalage entre l’artiste tel qu’il a été connu et l’artiste tel qu’il aurait souhaité être connu.

La rose (détail)- série Les Fleurs
lithographie – 1898
L’iris (détail) – série Les Fleurs
lithographie – 1898
L’été (détail) – série Les Saisons
lithographie – 1896
La Madone aux lys (détail)
huile sur toile – 1905
L’exposition permet aussi de découvrir les méthodes de travail de Mucha et en particulier, les photos de préparation de ses illustrations et tableaux. Il avait en effet pour habitude de faire poser des modèles, se mettant parfois lui-même en scène tout comme sa famille et ses amis.

(*) L’exposition « Mucha, maître de l’Art Nouveau » se tient jusqu’au 24 mars 2024 au centre d’art de l’Hôtel de Caumont à Aix-en-Provence. Vous pourrez retrouver tous les détails pratiques sur le site internet de l’Hôtel de Caumont.
L’exposition suivante sera consacrée à Bonnard.
Je vous conseille vivement de réserver vos billets à l’avance sur internet : cela vous évitera une première queue à l’entrée du centre d’art. Par contre, en cas de forte affluence, il est possible que vous deviez quand même attendre un peu avant d’entrer dans l’exposition ensuite. En effet, les espaces sont relativement restreints et ont une jauge limitée. Par ailleurs, pour un meilleur confort de visite, je vous recommande de cibler des jours/horaires à moindre fréquentation pour les expositions à l’Hôtel de Caumont. Nous y étions un samedi de vacances scolaires, et si en arrivant pendant l’heure du déjeuner, nous avons pu éviter les files d’attente, il y avait énormément de monde dans les salles. Nous avons parfois du attendre avant de pouvoir visualiser correctement une œuvre par exemple.


Après la visite de l’exposition (ce qui nous a quand même pris pas loin de 2 heures), même s’il n’était pas très tard encore, nous étions fatiguées d’avoir piétiné dans la foule, et avons renoncé à aller faire un tour au musée Granet que nous avions pourtant repéré. Nous avons opté pour un goûter et quelques achats gourmands avant de reprendre la route du retour.

Façade sur le Cours Mirabeau


Adresses gourmandes

  • Nous avons profité de la météo plutôt clémente pour déjeuner en terrasse. Elles sont nombreuses dans la vieille ville, situées sur des places ou le long de rues piétonnes. C’est le hasard qui nous a conduit dans un bar à salades et sandwiches très sympa, où l’on constitue son repas en cochant les ingrédients que l’on souhaite sur une petite fiche.

    (*) Miam Miam, 9 rue Laurent Fauchier, Aix en Provence
  • Pour le goûter, nous sommes allées à l’Atelier du Mochi. Nous l’avions repéré le matin en croisant une personne qui avait un sac de la boutique. Quelques petites tables à l’intérieur mais surtout en terrasse permettent de déguster sur place les mochis traditionnels ou glacés fait maison, en les accompagnant d’un thé ou d’une boisson fraîche. Nous avons tellement apprécié ces mochis que nous en avons aussi acheté à emporter pour notre dessert du soir.

(*) L’atelier du Mochi, 10 rue Boulegon, Aix-en-Provence

  • Impossible de repartir d’Aix en Provence sans calissons. Ces confiseries au melon et à l’amande sont en effet une spécialité locale. On en trouve bien entendu un peu partout en ville, mais une connaissance m’avait conseillé de les prendre à la Chocolaterie de Puyricard. Je ne regrette pas du tout d’avoir suivi son conseil : ce sont les meilleurs calissons que j’ai eu l’occasion de déguster. On y sent bien les goûts du melon et de l’amande sans qu’ils soient trop sucrés.

(*) Chocolaterie de Puyricard, plusieurs boutiques en France, dont 2 à Aix. Nous sommes allées à celle située en bas du Cours Mirabeau


Aix-en-Provence – Bouches du Rhône – mars 2024

[projet 52-2024] semaine 9 – naturel

Naturel : le thème de cette semaine dans le projet 52 est un peu fourre-tout. Et comme chaque fois que je mets un thème très ouvert dans la liste, j’ai du mal à trouver / décider comment le traiter !
J’ai d’abord pensé à quelque chose en lien avec la nature, mais soyons honnêtes, des photos de nature, vous en voyez beaucoup par ici. Puis, j’ai envisagé un obstacle de saut « naturel » dans un concours d’équitation. Le hic, c’est que cette année, Melle 3e a d’autres projets et a donc freiné ses participations à de telles compétitions (ceci dit les réveils hyper matinaux du dimanche matin ne me manquent pas). J’ai songé à une recette de cuisine à partir d’ingrédients naturels. Et c’est là qu’une idée (un peu saugrenue peut-être) m’est venue.

En effet, l’eau est une ressource naturelle. C’est d’ailleurs une ressource en danger entre les effets directs de la pollution et ceux indirects du réchauffement climatique. Il n’y a qu’à regarder les nombreuses restrictions d’usage de l’eau que nous avons chaque année, et qui semblent s’aggraver d’année en année, ou encore les lits des rivières en été. A certains endroits toutefois, on trouve encore des fontaines directement alimentées par des sources. Autour de chez moi, il y en a pas mal dans les villages et fermes du Vercors et de ses piémonts, ou dans la montagne ardéchoise. J’en croise régulièrement au cours de mes balades. En été, elles sont généralement les bienvenues car elles permettent de se rafraichir et même de remplir sa gourde (vérifiez quand même qu’elle ne soit pas marquée comme non potable avant !).

une fontaine qui coule au cœur d'un village
Fontaine / lavoir de Beauvoir en Royans – Isère – février 2024


Pour découvrir le naturel qui se cache chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : ce week-end, je serai en famille pour profiter de bons moments et partager des activités. Je ne sais donc pas à quel moment je pourrai venir valider les commentaires qui partiraient en modération. Donc, ne vous affolez pas si votre commentaire ne s’affiche pas et met longtemps à apparaître : c’est sans doute qu’il est parti dans la file de modération et que je n’ai pas encore eu le temps de le valider.

[Drôme] Autichamp, village-château

C’est un peu le hasard qui m’a conduit à Autichamp ce jour-là, sur le retour d’une balade en forêt de Saoû. Cela faisait un moment que les panneaux sur le bord de la route me faisaient de l’œil chaque fois que je passais devant, mais faute de temps, je n’avais jamais fait le crochet… Puis, au printemps, il y a eu les photos publiées sur les réseaux sociaux par les copains du Caillou aux Hiboux. C’est alors devenu une évidence : il fallait que je prenne le temps d’aller à Autichamp !

Je suis arrivée par le haut du village, et j’ai été frappée par l’allure de l’ensemble : un vrai château-village qui émergeait des champs de céréales encore verts. Après avoir laissé la voiture à l’entrée du village, place à l’exploration !

Autichamp est un village perché assez typique du Val de Drôme, situé non loin de La Roche sur Grâne. Le bâti date essentiellement de la Renaissance, même si quelques éléments plus anciens subsistent, en particulier le clocher de l’ancienne église. Après avoir admiré la vue sur les Trois Becs depuis la place au pied du clocher, les ruelles en calade me conduisent jusqu’au bas du village.

Là, je m’attarde au niveau des sources qui se déversent dans des lavoirs construits au pied du rocher. Ces petites grottes sont de véritables havres de fraicheur et celle-ci se diffuse aux environs, de façon particulièrement notable lors de la chaude journée où j’y étais. Petit à petit, la végétation qui pousse là se transforme en tuf avec le ruissellement des eaux. Je me laisse bercer par le plic-ploc des gouttes tombant des feuilles.

Soudain, un chat me tire de ma rêverie et alors qu’il remonte vers le haut du village, je le suis, passant de ruelle en placette. Sur un mur, je remarque une plaque de cocher, avant de reprendre la route vers Crest à mon tour !

L’église Saint Jean Baptiste, du XVIIIe siècle
Au pied du clocher de l’ancienne église
Vue sur le synclinal de Saoû
Se laisser bercer par le ruissellement de l’eau dans le lavoir…
Au fil des calades…
Plaque de cocher

Autichamp – Drôme – juin 2021

[Ardèche] de Tournon à Saint Félicien

Aller faire un tour sur le plateau ardéchois… une idée lancée un samedi matin, qui s’est transformée en mini road-trip !

Partant de Tournon, nous avons pris la direction de Saint Jean de Muzols, et avons commencé à grimper en direction d’Etables. Très vite, nous sommes arrivés sur le plateau, et les horizons ont commencé à s’élargir. Au bord de la route, les fleurs sauvages sont légions et les bleuets se font particulièrement remarquer.

Toute la route nous offre des paysages grandioses, mais je trouve peu d’endroits où m’arrêter prendre des photos. Par contre, nous en profitons et nous émerveillons.

Sur les hauteurs de Saint Jean de Muzols
Bleuets au bord des champs

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Nous continuons notre route et arrivons à Saint Victor. Une fontaine sur une place attire mon regard. Nous nous arrêtons, et partons explorer le village. Depuis la terrasse de la maison des associations, le paysage se dévoile, majestueux. Un peu plus loin, nous longeons des murets couverts de valérianes sur des chemins à travers la campagne. De nombreux sentiers de randonnée passent par là et nous notons qu’il faudra y revenir en ayant regardé à l’avance un itinéraire pour en profiter.

La fontaine au bord de la route à Saint Victor
Horizon lointain depuis Saint Victor
A travers la campagne autour de Saint Victor
Saint Victor, point de départ de randonnées

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De Saint Victor, nous rejoignons Saint Félicien. Il est encore tôt dans l’après-midi lorsque nous y arrivons et la plupart des commerces sont fermés pour la pause méridienne. Cela ne nous empêche pas de partir à la découverte du village. Quelques ruelles bordées de maisons en pierre serpentent autour de l’église. Mais c’est en descendant vers la rivière que nous avons trouvé un paysage insolite. Le long d’une petite vallée encaissée, les jardins s’étalent en contrebas des bâtiments de l’ancien couvent. Avec la pluie qui était tombée régulièrement au fil du printemps, les lieux étaient très vert, offrant un paysage bucolique en pleine ville.

Nous aurions bien acheté un peu de fromage avant de repartir mais il nous aurait fallu attendre encore un bon moment avant l’ouverture de la boutique. Ce sera pour une prochaine fois.

Autour de l’église de Saint Félicien
Autour de l’église de Saint Félicien
Saint Félicien, côté jardins
Saint Félicien, côté jardins
Le caillé doux est la spécialité de Saint Félicien, et a pris le nom du village

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Pour finir ce mini road-trip, nous avons fait étape à Tournon sur le trajet du retour pour aller à La Fabrique Givrée pour déguster une glace en terrasse… et ramener quelques pots à la maison !

Sorbets Pêche-Verveine / Hibiscus / Jus de pommes

(*) La Fabrique Givrée, 55 Impasse Burgunder, ZAE Champagne, 07300 Tournon-sur-Rhone

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Ardèche – juin 2021

[Ardèche] balade au jardin d’Eden

J’avais plusieurs fois entendu parler du Jardin d’Eden de Tournon sans jamais avoir eu l’occasion d’y aller. Mi-septembre, alors que l’été s’attardait en de fortes chaleurs, je me suis dit que ce lieu ombragé pourrait être une jolie sortie.

Le Jardin d’Eden est situé sur la pente du coteau qui domine la ville de Tournon, entre deux des anciens remparts. En effet, le système de défense de Tournon se composait de murs descendant le long du coteau disposés de façon à former des entonnoirs, et surmontés de tours de guet. Au niveau de la ville la largeur des passages était de moins d’un 1m50, ce qui formait des goulets d’étranglement où il était facile de coincer les assaillants (et de les massacrer..). Après la fin des périodes tourmentées, des jardins ont été installés entre les murs, en partie protégés par ceux-ci.

Le terrain aujourd’hui occupé par le jardin d’Eden appartenait autrefois à une communauté monastique qui avait transformé le coteau en terrasses pour en faire un jardin vivrier. Dans le haut du jardin, une source alimentait un bassin permettant de soigner les maladies de peau (l’Ardèche est riche en sources anciennes, utilisées à des fins médicales depuis des siècles…). L’eau descendait ensuite, pour permettre l’arrosage des cultures. De nos jours, le débit de la source n’est plus suffisant et l’eau ne cascade plus le long du coteau.

Lorsque l’actuel propriétaire a acheté le terrain, une friche forestière s’était installée dessus et depuis plus de 10 ans, petit à petit, le jardin est défriché et retravaillé. La situation géographique ne facilite pas les choses puisque tout doit être monté à la main vers le haut du jardin, qu’il s’agisse de matériaux pour les aménagements, de terre pour les sols, ou de mobiliers. La tâche est titanesque, et cela se ressent dans les choix qui ont pu être faits pour l’aménagement.

Pensé comme un havre de paix, entre jardin mystique et flânerie romantique, le jardin peine à tenir ses promesses en cette fin d’été trop sec. Heureusement, la vue sur les toits de Tournon et le panorama sur la vallée du Rhône et la colline de l’Hermitage apportent une bonne dose d’émerveillement.

Nombre de ferronneries présentes dans le jardin sont d’anciennes grilles de concessions de cimetière
Bassin de nénuphars… l’une des plus charmantes pièces d’eau du jardin
Le jardin s’étire le long du coteau…
Vue sur la colline de l’Hermitage… par dessus les platanes de la place du quai Farconnet
Vue sur les toits de Tournon. On remarque en particulier le château et la collégiale.
Le charme de celles qui poussent sans avoir été invitées…

Jardin d’Eden – Tournon – Ardèche – septembre 2020

EDIT DU 29/05/2025 : le jardin d’Eden ne se visite plus.

(*) La visite du jardin est payante. Les informations sur les tarifs et ouvertures sont à retrouver sur leur site internet.
Il faut sans doute préférer y aller au printemps car en fin d’été, tout est très sec, et il n’y a presque plus de fleurs… rendant l’ensemble sans doute moins harmonieux
.

[Drôme] en passant par la Drôme des Collines

La Drôme des Collines couvre le nord du département. Rapidement au-dessus de Romans, on trouve un paysage vallonné offrant de jolis points de vue sur le Vercors et parsemé de charmants villages. Dans ce secteur qui domine la vallée de l’Isère, la culture de la noix est très présente.

Parmi les villages, j’avais entendu parler de Montmiral pour le panorama que l’on peut y découvrir. Mais Montmiral, c’est aussi une église monumentale qui domine l’ensemble. Elle comporte en effet deux clochers de deux époques bien différentes : un du XIIe siècle et un autre du XIXe siècle. Le clocher le plus ancien domine l’abside et ses absidioles à l’arrière du bâtiment, tandis que le clocher-porcher du XIXe siècle s’ouvre sur la nef reconstruite à cette époque.

La rue principale conduit de l’église à la mairie, située dans l’ancien château. Une fontaine est installée dans la cour de la mairie, et, détail surprenant, d’anciens murs qui ne sont plus inclus dans le bâtiment ont conservé leurs volets.

Quant au panorama sur le Vercors et la campagne environnante, il ne m’a pas déçue ! Que ce soit depuis la mairie ou depuis le parvis de l’église, la vue qui s’offre au passant est majestueuse…. Mais la vue sur le village depuis le sud est aussi très imposante (l’astuce consiste à se stationner au cimetière pour en profiter).

Vue sur le village de Montmiral depuis le parking du cimetière
Deux clochers, deux époques
L’imposant clocher-porche de l’église Saint Christophe
D’anciens volets ont été conservés sur un mur qui ne délimite plus qu’un parking….
Jouer avec l’eau de la fontaine…
« Tire la chevillette et la bobinette cherra…. »
Vue sur les collines et le Vercors

Montmiral – Drôme – septembre 2020

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Sur le chemin du retour, j’ai fait un crochet pour aller découvrir l’abbaye bénédictine Notre Dame de Triors dont on m’avait parlé. Rattachée à la congrégation de Solesmes, elle a été fondée dans les années 1980 par l’abbaye de Fontgombault. L’église abbatiale a été construite en 1992/1993 et présente une architecture très sobre, en lien avec la règle de Saint Benoit .

Abbaye Notre Dame de Triors – Drôme – septembre 2020

[Auvergne] Montluçon, cité médiévale

Montluçon a été mon étape sur la route du retour des vacances. Arrivée en fin d’après-midi un dimanche, et après pas mal d’heures de conduite, j’en ai profité pour aller découvrir à pied la cité médiévale.

Situé aux confins de plusieurs régions historiques, l’histoire de Montluçon commence à l’Antiquité, et même si la cité est au départ moins puissante que sa voisine Néris, sa situation géographique la rend stratégique. Ainsi les Wisigoths s’y installent au IVe siècle avant que Clovis ne vienne conquérir Berry et Auvergne. Au Xe siècle, la puissance de Montluçon est acquise et elle résiste aux invasions que subit la région. La seigneurie de Montluçon, rivale de celles des Bourbons, sera unie à celle-ci dans le courant du XIe siècle suite à des aléas de succession. A la frontière entre le duché d’Aquitaine et le royaume de France, le bourbonnais passe sous domination de l’un et l’autre alternativement. Au fil des siècles, la ville devient fortifiée, et un château fort est édifié sur le rocher autour duquel s’articule la ville. Le plan de ce château sera finalement revu et une élégante galerie aux larges ouvertures sera construite. La ville s’est développée autour du château et des églises correspondant aux deux paroisses du Moyen-Âge.

Arrivée par l’avenue Marx Dormoy (percée au XIXe siècle, elle constitue une perspective en direction de la gare de chemin de fer), je fais face à la façade extérieure du château qui domine l’ensemble. Je prends une rue au hasard au pied du rocher et je croise de très nombreuses maisons à pans de bois.

Assez rapidement, je me retrouve au pied de l’église Notre-Dame aux jolies pierres dorées. En la contournant, je me retrouve dans les jardins Wilson. Inaugurés en 1939, ils sont construits en partie sur l’ancienne emprise des remparts de la ville, et s’étagent sur plusieurs niveaux.

Je passe alors par le quartier Saint Pierre, où je fais un tour dans l’église romane et où j’admire les sculptures sur les maisons, véritables dentelles de bois pour certaines. Enfin, je remonte vers le château, en faisant une petite halte sur la place de la fontaine, alimentée par une source située au pied du promontoire rocheux.

De la cour du château, je découvre la superbe galerie qui fait toute la spécificité du château des Bourbons. J’en profite également pour admirer le panorama depuis l’esplanade qui surplombe toute la région, m’aidant des tables d’orientation présentes.

Les paysages donnent envie d’être découverts plus en détails et l’aperçu que j’ai eu de la ville incite à vouloir y revenir… pour une prochaine étape sur la route, ou un court séjour peut-être.

Sur l’avenue Marx Dormoy, jets d’eau et vue sur le château
Le château des Bourbons surplombe la ville
l’église Notre-Dame
Au pied de l’église Notre-Dame, on entre dans les jardins Wilson
Symétrie dans les jardins Wilson
les maisons à pans de bois du quartier Saint Pierre
la place de la fontaine
un peu partout dans la cité médiévale, d’anciennes plaques émaillées à destination des touristes
la galerie et la tourelle du château des ducs de Bourbon
depuis la cour du château des ducs de Bourbon, admirer l’élégance de la galerie et la tourelle
depuis l’esplanade du château, vue sur la ville et les alentours

Montluçon – Allier – août 2020

[petits moments] en passant par Montluçon

Dimanche dernier, sur la route de retour de Bretagne vers la Drôme, j’ai fait un arrêt à Montluçon. Je reviendrai en détail sur ma balade dans la ville dans un billet plus complet, mais voici déjà des petits moments… en passant !

Il y a d’abord eu ce chat installé sur son rebord de fenêtre, pas vraiment dedans, pas vraiment dehors.

Faire tenir une église dans un verre… jeu de reflet clin d’oeil à Oth !

Alors que le soleil se couchait, il jouait joliment dans les jets d’eau de l’avenue Marx Dormoy.

Et en allant chercher un café avant de reprendre ma voiture, je suis passée au pied d’un immeuble Art Déco qui présentait une jolie mosaïque, sur l’avenue Marx Dormoy .

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Liste des articles sur ce passage à Montluçon :