Si j’aime bien aller à la Chapelle Sainte Marguerite, au dessus de Combovin, nous nous sommes aperçus que nous n’y étions jamais montés en famille ! Il était donc impératif de remédier à cela… Entre les fêtes, c’était la sortie parfaite pour prendre l’air sans avoir à hâter le pas au retour : l’après-midi était en effet déjà bien engagé quand nous nous sommes décidés.
Après les pluies des jours précédents, la Véore était bien gonflée et si le passage à gué était possible sans se mouiller les pieds, cela ne devait pas être le cas quelques jours auparavant. A partir de là, nous avons suivi le chemin habituel : la montée le long des prés, les vues dégagées sur le Vercors derrière nous, le village qui s’éloigne peu à peu, puis la montée dans les bois à la végétation quasi méditerranéenne avant d’apercevoir la croix du sommet puis la petite chapelle blottie à ses pieds.
Comme nous n’avons pas tous le même rythme (et encore, j’étais contente de mettre 30% de temps en moins cette fois par rapport à la fois précédente où je reprenais tout juste la randonnée), nous nous attendons régulièrement, histoire de s’assurer que nous partons bien tous dans la même direction.
Au pied de la chapelle, nous avons pris le temps d’admirer le paysage de tous les côtés. Le ciel était clair et la vue bien dégagée, en particulier sur la plaine de Valence. Au loin, les sommets ardéchois se devinaient enneigés. De l’autre côté, le soleil éclairait encore les petites vallées, et nous avons regardé un troupeau de vaches (qui nous semblaient minuscules) se déplacer dans un champ.
Après un passage dans la chapelle et un petit crochet pour admirer le point de vue sur la Tour de Barcelonne, tandis que le soleil déclinait et que l’ombre gagnait notre versant de la montagne, nous avons pris le chemin du retour à la maison…. et d’un bon goûter bien mérité.
S’éloigner du village après avoir traversé le gué (que l’on aperçoit au bout du chemin)Monter dans la lumière de l’après-midiProfiter des points de vue sur le VercorsEn arrivant au sommet…Vue sur la plaine de Valence et la montagne ardéchoisePaysage agricole en fond de vallon…Quand le soleil descend derrière la montagne…
Je crois que le chemin des Moines, dans le cirque de Peyrus, au pied du Vercors, aura été une de mes grandes découvertes de la fin d’année 2020 ! Je l’avais approché lors des premières chutes de neige de la saison alors que nous avions des restrictions de temps et de distance pour nos sorties, et j’avais alors fait une balade entre automne et hiver. J’y suis retournée lorsque nous avons eu des chutes de neige un peu plus marquées et surtout à plus basse altitude pour profiter des paysages bien blancs.
Si ces deux fois, je ne suis pas montée très haut, j’avais noté lors de mon premier passage qu’il faudrait que j’aille voir en direction du Pas du Touet. C’est ce que j’ai fait le dernier dimanche de décembre dernier.
J’avais envie de voir de la neige de près. Compte tenu du nombre de voitures en direction du Col des Limouches, je me suis dit qu’il y aurait sans doute foule sur les quelques parkings permettant d’accéder aux champs de neige et que j’allais plutôt tenter de monter voir chercher la neige à pied !
Je me suis donc stationnée sur la route des Chichats, juste avant le petit pont et surtout la première montée. Arrivée à l’intersection des routes de Drogue et des Chichats, j’ai emprunté le GR93 en direction du Pas du Touet.
Le chemin est assez étroit, et surtout il monte bien en permanence (un rapide calcul mental me donne une pente moyenne autour de 20% sur la montée entre les Chichats et le Pas du Touet). Comme je manque un peu d’entrainement (entre blessures et confinements…), c’est sans doute un peu optimiste de ma part mais c’est bien trop tentant d’approcher la neige ! Je me fais d’ailleurs plus souvent dépasser que je ne dépasse d’autres randonneurs… La montée est raide mais la neige se rapproche : cela me motive (tout comme le « Courage ! » que me lance un traileur alors que je reprends mon souffle au bord du chemin).
Le sol du sous bois blanchit de plus en plus à mesure que je monte. Le vent fait virevolter les flocons qui s’étaient déposés sur les arbres. Et soudain, alors que le chemin offre une vue un peu plus dégagée sur la plaine de Valence, les abords du sentier sont couverts d’une jolie couche de neige. Me voilà immédiatement projetée dans la magie de l’hiver !
A mesure que j’approche du col, la pente se raidit. Avec la neige tassée par les passages des marcheurs, le sol devient aussi plus glissant. Après une petite hésitation à continuer, je me décide finalement à faire demi-tour un peu avant le Pas du Touet : le genou auquel je m’étais fait une entorse tire beaucoup, et je commence à avoir mal dans la cuisse à force de compenser… Si je veux m’assurer de rentrer chez moi, il est raisonnable d’entamer la descente !
Comme pour insister sur la sagesse de ma décision, je m’aperçois aussi que le soleil commence à décliner. Je profite toutefois de la descente pour jeter un oeil dans les trouées d’arbre et admirer le paysage. Je quitte peu à peu la neige…
Lorsque je retrouve ma voiture, je suis certes fatiguée mais surtout heureuse de cette belle sortie sur le chemin des Moines, de cette balade au cœur du cirque de Peyrus. Et puis, je pourrai toujours revenir une nouvelle fois pour aller jusqu’au Pas du Touet et longer un peu ensuite la crête pour admirer la vue sur la plaine de Valence….
C’est parti ! Au bout du champ, les premières traces de neige…Gravir la montagne !La neige a glacé sur la végétation..La majeure partie de la randonnée se fait en sous-boisLe plaisir de marcher dans la neige…La neige a recouvert le paysage…Un coup d’oeil sur la plaine dans les trouées d’arbres…Apercevoir la montagne ardéchoise à l’horizonRegarder à travers les branches dégarniesWinter wonderland
Chemin des Moines (GR93) – Peyrus – Drôme – décembre 2020
(*) Pour partir sur le chemin des Moines depuis Peyrus, il est possible de laisser sa voiture à la sortie du village en direction du Col des Limouches auprès des bacs de tri sélectif de la route des Chichats ou d’emprunter cette route sur environ 1 km où du stationnement est possible le long de la rivière. Le balisage est celui du GR93 (blanc/rouge). Depuis le hameau des Chichats jusqu’au Pas du Touet, il y a environ 2.5km pour 575 mètres de dénivelé positif : plus que la distance, c’est la pente qui rend le chemin difficile.
Après plusieurs jours de pluie en décembre, je suis retournée voir la cascade du Rif à La Baume Cornillane. En effet, compte-tenu de la nature des sols, les niveaux des ruisseaux et rivières sont très sensibles aux fortes pluies.
Dès que je me suis engagée sur le petit chemin dans la forêt qui mène à la cascade, j’ai entendu le bruit du ruisseau, nettement plus fort que lors de mes précédentes visites.
En allant y jeter un coup d’oeil, l’impression s’est confirmée : son débit était bien plus important que d’autres fois.
A l’approche de la cascade, en longeant le ruisseau, j’ai commencé à l’entendre d’assez loin. Et dès que je l’ai aperçue, plus aucun doute n’était possible : la cascade du Rif coulait avec un fort débit…
Après l’avoir admirée de loin, je me suis approchée de la mare qui se trouve à sa base, en essayant de ne pas glisser sur la pente saturée en eau (spoiler : je n’ai pas réussi et j’ai dévalé de façon peu contrôlée une partie de la pente… heureusement, l’eau fraîche de la cascade m’a permis de me laver les mains afin de pouvoir continuer à utiliser l’appareil photo).
J’ai passé un long moment à regarder l’eau dévaler le flanc de la montagne, à me laisser hypnotiser par le mouvement de l’eau et le bruit de la cascade (tout en essayant de ne pas trop me mouiller les pieds)….
C’est d’ailleurs un peu à regret que j’ai rebroussé chemin pour retourner à la voiture et rentrer me sécher à la maison…
Au bord du chemin en sous-bois, s’attarder sur les dessins de champignons de souches….
Cascade du Rif – La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2020
(*) Vous l’aurez compris : après les fortes pluies, l’accès à la cascade est fortement glissant, non seulement aux abords même de celle-ci mais également tout le long du chemin. Si le sentier ne présente pas de difficulté particulière en temps normal, il convient donc d’être un peu plus prudent après un épisode pluvieux.
(**) Pour prolonger la balade, vous pouvez continuer jusqu’à la grotte de la Dame, située à proximité immédiate (le chemin pour accéder à la grotte passe par la cascade). Les escaliers menant à la grotte peuvent être glissants par temps humide.
Il y a du vent, mais aussi un peu de ciel bleu. Après deux jours de pluies et juste après avoir fêté Noël, l’appel de l’extérieur est trop fort pour lui résister. Je pars donc pour La Baume Cornillane (ce n’est pas loin et s’il fait trop froid, la balade pourra facilement être écourtée).
Du village, je pars en direction du site médiéval. Je traverse l’ancien village dominé par les ruines du château des Cornillans. Au delà, le sommet de la Raye a pris une teinte blanche avec les chutes de neige de la veille.
Finalement, le vent n’est pas aussi intense une fois sur la crête que ce que j’aurais craint au départ. Je m’avance donc vers les roches de la Pangée. Le panorama sur la plaine de Valence est toujours aussi époustouflant.
Mais cette fois, j’ai surtout envie d’explorer les ruines. Je retourne donc vers le château, et je m’aventure au pied d’un mur dont je n’avais jamais remarqué qu’il était accessible côté « intérieur ». Là, une ouverture permet d’admirer le paysage de la Raye. Je ne me lasse pas de la vue sur les sommets légèrement enneigés.
Malgré tout, la température est fraîche… Je vais donc me mettre à l’abri dans les ruines de l’ancien donjon. Ainsi, face à la vue sur la plaine, l’endroit est parfait pour sortir mon thermos de café et profiter d’une pause. Je m’amuse à retrouver les lieux connus dans le panorama qui s’offre à mes yeux….
Le temps passe tranquillement, mais il est temps de prendre le chemin du retour… doucement.
Dans les ruines du vieux villageAu pied du donjonDeviner la Raye enneigée derrière le châteauSaupoudrage hivernalVers les Roches de la PangéeLes montagnes au pied de la montagne….Nature vs ManRetour dans les ruines…Au pied du mur…Jeter un oeil sur le paysage..
Les derniers jours de décembre 2020 nous ont gratifiés de quelques flocons à basse altitude. Après avoir aperçu par la fenêtre qu’elle était si proche, impossible de résister : nous sommes partis voir la neige de près !
Pour cela, nous sommes allés à Peyrus, là où je m’étais déjà promenée lors des toutes premières neiges. Cette fois, les champs aux abords immédiats de la sortie du village sont blanchis. Nous n’aurons aucun mal à trouver la neige !
Nous avons laissé la voiture juste à la sortie de Peyrus et sommes partis sur la route en direction des Chichats. Plus nous montons, plus la neige est présente. Nous croisons plusieurs groupes de personnes avec des luges qui rentrent ou partent en direction des champs pentus situés dans les environs.
Les falaises des Rancs du Touet et des Roches de Treillaras dominent majestueusement le paysage. La température, plutôt douce (environ 3°C), fait fondre doucement la neige et l’on entend le plic-ploc des gouttes sur les feuilles. Le soleil brille et la balade est vraiment agréable.
Nous délaissons le GR qui monte droit dans la pente pour passer par le chemin carrossable, plus large, moins abrupt (et moins glissant afin de ménager un genou qui a un peu trop travaillé les jours précédents). Cela me permet de découvrir de nouveau points de vue sur la montagne, entre les branches des sapins. Nous allons jusqu’à l’intersection avec le chemin de Drogue afin de jeter un oeil à la vue en direction de la plaine de Valence.
Après avoir bien profité et alors que le soleil commence doucement à se cacher derrière les collines, nous rebroussons chemin, heureux de cette sortie improvisée les pieds dans la neige !
Depuis la route, vue sur les falaises enneigéesEn montant, trouver progressivement la neige.Paysages hivernaux….Piste de luge improviséeDans les champs enneigés….Magie de l’hiver…
Peyrus – Drôme – 30 décembre 2020
(*) Il est possible de se stationner à la sortie du village au bout de la route des Chichats, au niveau des containers à tri sélectif. C’est là que nous avions laissé la voiture.
Lorsque la limite de déplacement a été augmentée à 20 km/3 h pour les sorties de loisir, j’en ai profité pour retourner faire un tour au pied du Vercors. Mon choix s’est porté sur Combovin, et plus spécialement la montée à la chapelle Sainte Marguerite. C’est en effet une randonnée que j’avais déjà faite plusieurs fois et dont je savais qu’elle était réalisable sans aucune difficulté dans les temps impartis (même pour une reprise où le manque d’entrainement peut se faire sentir…).
Comme chaque fois, la balade commence par la traversée de la Véore au niveau du gué situé au bord du village avant d’attaquer la montée rapide. Le chemin se faufile entre les champs et devient de plus en plus caillouteux, mais les points de vue sont splendides sur la campagne environnante et la montagne.
Bien vite, on surplombe l’ensemble du village que l’on découvre blotti au creux de ses collines. Le sentier continue à monter entre les arbres. Je ne me lasse pas de regarder les jeux d’ombre et de lumière sur les paysages verdoyants qui m’entourent.
Au carrefour du Gros Chêne, je file à droite en direction de la chapelle. La pente s’adoucit, la piste est plus large. La croix marquant le sommet est bientôt en vue. De là, la vue se déploie à 360° : le Vercors d’un côté, la plaine de Valence de l’autre. Les nuages ont pris peu à peu possession du ciel et le ciel est maintenant plus couvert.
Je continue jusqu’à la chapelle, située sur une esplanade légèrement en contrebas. Je tourne la poignée et pousse la porte. Celle-ci accroche un peu mais la chapelle est toujours ouverte.
Après une petite pause, je prends le chemin de la descente. Un coup d’oeil à ma montre m’indique que j’ai encore assez de temps devant moi pour aller jeter un regard à la Tour de Barcelonne. Au croisement du Gros Chêne, je pars donc en direction de la tour jusqu’à traverser une prairie du bout de laquelle on a un joli point de vue.
J’aurais bien continué jusqu’à la tour qui n’est finalement plus très loin, mais je n’en ai pas le temps si je veux pouvoir descendre tranquillement, et pouvoir rentrer chez moi avant l’expiration de mon autorisation de sortie. Il ne m’aurait sans doute pas manqué beaucoup de temps mais je n’ai pas eu envie de prendre le risque. Et puis, cela me donnera une bonne raison de revenir par là !
Traverser la Véore…Le village blotti au pied des montagnesL’automne n’a pas dit son dernier mot !En montée, dans les cailloux…Jeux d’ombre et de lumièreAu pied du Vercors, la plaine de Valence…La chapelle Saint Marguerite et la croix de sommetVue sur la tour de BarcelonneAu milieu de la pinède, la tour de Barcelonne
Combovin – Drôme – novembre 2020
*****************
La chapelle Sainte Marguerite est toujours ouverte. Il ne faut pas hésiter à tourner la poignée de la porte et pousser un peu cette dernière pour y entrer le temps d’une pause, d’un moment de recueillement ou de méditation… ou juste pour se mettre à l’abri si la météo se dégradait !
Samedi matin au réveil, en regardant par la fenêtre, je découvre que la neige est tombée sur les montagnes voisines. Difficile d’où je suis de savoir jusqu’à quelle altitude elle est tombée, mais je décide d’essayer de profiter de ma sortie du jour pour essayer de m’en approcher.
Je pars donc en direction de Peyrus, sans savoir exactement de quel côté je vais aller marcher. Assez vite, je me rends compte que la limite inférieure de la neige est trop haute pour que je puisse aller en profiter compte-tenu des contraintes de temps actuelles. Mais je peux profiter malgré tout de jolies vues sur les montagnes enneigées.
Je choisis alors de partir sur le Chemin des Moines. Je n’irai pas jusqu’au Pas du Touet : la balade serait trop longue. Mais le début de la montée me permettra de continuer ma (nouvelle) reprise de la randonnée avec un petit effort à fournir et surtout, j’aurai de jolis points de vue sur le fond du cirque de Peyrus, avec les rancs du Touet et les roches de Treillaras.
Depuis le bout de la route des Chichats, je commence doucement à monter, en suivant le balisage rouge/blanc du GR93 sur la route. Je longe avec plaisir la rivière dont le bruit accompagne celui de mes pas. Les pluies de la veille ont gonflé ses eaux et les petites cascades bruissent joliment.
Après avoir longé le ravin des Chichats, je continue la montée en direction de Drogue. Le chemin file tout droit sur la pente. Les feuilles mortes mouillées qui recouvrent pierres et racines demandent un peu d’attention (et je note qu’il me faudra être prudente à la descente à cet endroit). Des trouées dans les arbres, sur le bord des prairies, me permettent de voir les sommets enneigés et je profite largement du spectacle.
Une piste carrossable me conduit alors jusqu’à l’intersection des chemins de Drogue et des Vachères. Les points de vue sont splendides de tous côtés : face à moi les montagnes saupoudrées de neige et derrière moi, une mer de nuages qui monte peu à peu sur la plaine de Valence, visible entre les collines de Peyrus. Je fais un crochet vers Drogue avant de repartir vers les Vachères.
Le temps disponible ne me permet pas d’aller plus loin… Il faut que je fasse demi-tour, en espérant la prochaine fois avoir la possibilité de m’aventurer un peu plus loin !
Sur le chemin des Moines – Vercors Peyrus – Drôme – décembre 2020
(*) Le GR93 débute dans le centre du village de Peyrus. Après avoir traversé la route de contournement du village, il monte vers le Pas du Touet en passant par le chemin des Moines. Il est possible de se stationner au bord du contournement au début de la Route des Chichats, au niveau des containers à tri sélectif. Afin d’éviter la partie du trajet sur le bitume à pied, il est possible de continuer sur la route des Chichats en voiture. Plusieurs places de stationnement sont disponibles le long du ruisseau juste avant d’arriver au petit pont (attention à laisser libre l’aire de retournement).
Quand je vais marcher au dessus de la Baume Cornillane en automne, j’ai vite fait de me sentir transportée dans un autre monde, et je ne serais guère surprise d’y croiser quelque créature légendaire. Je m’attends presque à voir surgir hobbits, elfes ou nains lancés dans une quête aux confins de cette Terre du Milieu.
Il faut dire qu’entre les chemins tracés à travers les bois, les ruines du château des Cornillans et les roches de la Pangée, le site a quelque chose de magique. Situé sur les contreforts du Vercors, il domine la plaine de Valence d’un côté et se fait surplomber par les crêtes de la Raye de l’autre. Au loin, la montagne ardéchoise dessine sa silhouette. Tandis qu’à nos pieds, les ruisseaux ont creusé quelques cluses dans la roche dure.
J’aime aller marcher sur la crête au pied des roches verticales. Le chemin est souvent battu par le vent. Les points de vue sont superbes de chaque côté, entre paysages agricoles et forestiers.
Je ne manque pas non plus de pousser jusqu’aux ruines du château qui dominent le village. Quelques pans de murs, un reste de donjon…. et l’imagination fait le reste ! Que d’histoires à inventer à partir de ces lieux !
Proche de chez moi, c’est un secteur où je vais régulièrement randonner et dont je ne me lasse pas. C’est également un bel endroit pour venir admirer le coucher du soleil au dessus de l’horizon ardéchois….
Paysages agricolesSous le vent…Contreforts du VercorsSur la crête, se faufiler entre les arbres…Couleurs d’automne sur la RayeEntre roches dures et tendres…Les roches verticales « de la Pangée »Au pied de la RayeEn arrivant au château…Le donjon des Cornillans
La Baume Cornillane – Drôme – octobre 2020
(*) Partant des roches de la Pangée, j’ai suivi la crête jusqu’à retrouver le route départementale à peu de distance du Pas du Pont. J’ai ensuite rebroussé chemin pour revenir vers le château. Je suis descendue en direction du Pont d’Ourches avant de retourner en longeant la route là où j’avais laissé ma voiture. La sortie devait faire entre 3 et 4 km.
(**) Si vous ne connaissez pas les lieux, il existe un sentier de découverte qui permet de faire le tour du site de la Pangée et du château. Balisé par de petits panneaux directionnels et agrémenté de panneaux explicatifs, il permet de voir l’ensemble des éléments remarquables.
Sur le sentier de découverte du site de la Baume Cornillane
Profitant d’une journée de vacances, nous sommes allés marcher dans le Vercors, du côté du Col de la Bataille. Aux confins de deux vallées, celle d’Omblèze et celle de Bouvante, le col donne l’impression d’être sur un pont de pierre permettant de passer d’une montagne à l’autre. La vue y est magnifique quelle que soit la direction dans laquelle le regard se porte.
Ayant pour une fois trouvé à laisser la voiture après le tunnel en arrivant du Grand Echaillon, et après avoir observé les prémices de l’hiver sur les crêtes de Font d’Urle, nous sommes partis au pied du roc de Toulau en direction de la Croix d’Ambel.
A nos pieds, la hêtraie se déployait en des couleurs chatoyantes. De l’autre côté de la vallée d’Omblèze, les rochers de la Sausse dominaient le paysage automnal.
Nous avons profité des couleurs d’automne tout en marchant, et discutant mais sans trop nous éloigner (Mr 2e avait une entorse à un gros orteil qui l’empêchait de trop forcer…). Peu importe la distance, nous en prenons plein les yeux et apprécions le calme. En effet, arrivés tôt en début d’après-midi, nous n’avons croisé personne avant de revenir au parking.
Prémices d’hiver…Vue sur la Combe de BouvanteAu coeur de la hêtraieVue sur les rochers de SausseDominer la vallée d’OmblèzeMarcher au coeur de l’automneCouleurs chatoyantes de l’automneDernières baiesAu col de la Bataille, dominé par le Roc de Toulau
Col de la Bataille – Vercors – Drôme – octobre 2020
(*) L’accès à la croix d’Ambel (où nous ne sommes pas allés cette fois) se fait en longeant le pied du Roc de Toulau, par un chemin assez large et facile sur lequel passe le GR. C’est ce chemin que nous avons emprunté. Il permet d’avoir de jolies vues sur la montagne de la Sausse en face et sur la vallée d’Omblèze en contrebas.
Parmi les plaisirs des randonnées et balades automnales, il y a celui d’admirer les couleurs changeantes de la nature. Petit à petit, les arbres prennent leurs teintes ocres, jaunes, rouges tandis que les baies colorées égayent des branches parfois déjà dénudées.