[Drôme x Isère] 3 randonnées entre printemps et hiver dans le Vercors

Chaque année, c’est un peu la même chose : doucement, l’hiver laisse la place au printemps. La nature se réveille. La neige fond. Les fleurs commencent à pointer le bout de leur pétales. Les journées allongent et le soleil réchauffe tout. Cette demie saison, je l’aime beaucoup pour aller randonner. Il faut dire que de façon générale, j’aime quand dehors les saisons se télescopent, et c’est autour de l’hiver que c’est le plus net. Alors, cette année encore, je suis allée dans le Vercors, chercher les traces du printemps à la sortie de l’hiver.

arbre fleuri
Au bord des chemins, les épinettes en fleurs

Entre neige et soleil au col du Lion

Le premier week-end du printemps, j’ai eu le plaisir de pouvoir passer une journée avec Mr 2e et Melle 3e à la maison. Comme il faisait (enfin) beau après des semaines de pluie, nous avons eu envie de faire une balade. Melle 3e voulait de la montagne et de la forêt. Nous sommes donc partis dans le Vercors, en direction du Grand Echaillon et du col de la Bataille. La route est encore fermée au delà de la station de ski à cette période de l’année, mais il y a des promenades sympas à faire dans ce secteur. Nous sommes donc partis en direction du col du Lion. La balade a l’avantage d’être plutôt facile, et calme.

Dans le sous-bois, il restait encore un peu de neige dans les endroits les plus abrités. Forcément, Mr 2e et Melle 3e se sont sentis obligés de faire une bataille de boules de neige : même en grandissant, certaines choses ne changent pas. Nous avons ensuite continué jusqu’au col du Lion. Mais, contrairement à ce que j’ai l’habitude de faire, nous n’avons pas pris la route forestière mais un sentier (balisé jaune/vert) qui s’enfonce dans la forêt de Comblezine. A un moment, le chemin quitte le sous-bois pour longer une prairie. Nous y avons fait un arrêt assez long, profitant du soleil, admirant les crocus dans la lumière, observant les sommets environnants. Puis, nous avons longé la pâture avant de filer sur des sentes à peine marquées dans la forêt pour revenir au col du Lion par une boucle.

sommets enneigés à travers des branches d'arbres en hiver
Jouer à se repérer et nommer les sommets (ici le plateau d’Ambel)

(*) Les possibilités de randonnée dans le secteur du col du Lion/col de la Bataille/forêt de Comblezine sont nombreuses. Il est possible de trouver en ligne assez facilement des topos ou d’en construire un soi même en partant des cartes IGN. Notre petite boucle faisait environ 8 km sans aucune difficulté particulière, le genre de sortie parfaite pour prendre l’air tranquillement.

Quand l’hiver n’a pas dit son dernier mot au Grand Echaillon

Quelques jours après la promenade au col du Lion, la météo a changé avec le retour de la pluie, mais surtout de températures froides accentuées par un fort mistral. Il a donc reneigé sur les sommets. Alors qu’une semaine auparavant, je pensais avoir fait ma dernière sortie avec de la neige de la saison, je ne pouvais pas manquer de retourner profiter du manteau blanc encore une fois. Je suis donc allée au Grand Echaillon, m’arrêtant au niveau de la station. Les conditions étaient loin d’être printanières, tôt ce dernier samedi de mars. Avec le vent très fort, le ressenti était en dessous de -10°C. J’ai même exceptionnellement sorti mon bonnet !

chemin enneigé en forêt
L’hiver a décidé de jouer les prolongations cette année sur les plateaux du Vercors

Compte tenu de l’état de la neige, très dure et « croûtée », et des conditions météo pas très accueillantes, j’ai choisi de ne pas me charger avec les raquettes. Cela s’est avéré un bon choix car je me suis très peu enfoncée dans la neige et j’étais ainsi plus libre dans mes mouvements. J’ai choisi de partir en direction de la bergerie du Grand Echaillon, en suivant le balisage du circuit raquettes du même nom. J’ai fait quelques détours pour aller voir des points de vue sur la vallée. Je ne pensais pas rester longtemps mais finalement, je me suis promenée presque 1 heure et demie. Il faut dire que j’avais une tenue adaptée aux circonstances (du moins pour moi car sans doute que beaucoup auraient trouvé que « juste » une bonne polaire n’était pas suffisant), et je n’ai pas eu froid.

En arrivant au niveau d’une prairie, complètement enneigée, j’ai repéré quelques discrètes tâches de couleur. Les crocus qui étaient déjà sortis étaient recouverts par la neige dans un joli carambolage entre le printemps et l’hiver. J’ai eu un peu de mal à les prendre en photo. Du moins, jusqu’à ce ce que je me décide à m’allonger au sol (comme je le fais habituellement au printemps). Je n’ai pas trainé à prendre mes photos cependant pour ne pas attraper froid. Puis, je suis passée dans la forêt avant de rentrer à la voiture (où un thermos de café bien chaud m’attendait).

fleur de crocus dans la neige
Les crocus dans la neige
sapin enneigé
Il se pourrait bien que cette photo serve de base à ma carte de vœux 2027 !
(J’ai regretté de ne pas avoir quelques boules de Noël rouges dans mon sac ! )

(*) De nombreux chemins et circuits partent de l’auberge du Grand Echaillon. Attention, en hiver, avec la neige, certains sentiers estivaux ne sont pas praticables ou sont dangereux, tandis que d’autres itinéraires sont ouverts à travers les prairies pour la saison. Il convient aussi d’être vigilants aux pistes de ski de fond et aux skieurs qui les empruntent.
Le circuit raquettes de la bergerie du Grand Echaillon est un circuit facile d’environ 4 km. Avec les « petits » crochets que j’ai fait, je l’ai rallongé à un peu plus de 5 km.

En route vers le printemps à Villard de Lans

La semaine suivante, alors qu’on apercevait encore depuis Valence de la neige sur les plus hauts sommets du Vercors, j’ai eu envie d’une journée à la montagne. Comme nous étions le week-end de Pâques, il était hors de question de prendre l’autoroute. Cela limitait donc les possibilités au Vercors, et j’ai choisi de retourner à Villard de Lans. Cette fois, je voulais aller découvrir la cascade de la Fauge. Je l’avais en effet beaucoup vue passer sur les réseaux sociaux des copains au cours de la saison, et j’anticipais qu’avec la fonte des neiges, elle coulerait bien.

paysage de montagne enneigé
Il y avait encore de la neige autour de Villard de Lans

J’ai commencé la journée par un café au soleil sur une terrasse : on sentait vraiment que le printemps commençait à être présent. Cela m’a permis d’affiner l’itinéraire de la randonnée, et surtout son point de départ. Il existe différents topos pour la cascade de la Fauge, selon le site de randonnée que vous regardez. Celui que j’ai choisi débute à côté du lycée (où j’ai donc laissé la voiture). D’autres démarrent depuis le centre de la station ou depuis le petit village des Clots. Très vite, le chemin s’enfonce en sous-bois et la neige fait son apparition. J’arrive au pont des Amours, un charmant petit pont de bois qui traverse le ruisseau de la Fauge.

J’avoue que je ne pensais pas trouver encore autant de neige, surtout que je suis encore assez bas. Mais le chemin est sur un versant exposé au nord et cela se sent. La couche de neige est peu épaisse, très tassée mais surtout verglacée. La prudence est donc de mise. Le soleil déjà haut, traverse les branches des arbres pour venir déposer des jeux d’ombres sur la neige. C’est doux et poétique. En contre bas du chemin, j’entends le ruisseau chanter. C’est calme et apaisant.

J’arrive au niveau d’une bifurcation. Mon itinéraire continue normalement vers la droite mais la cascade est un peu plus loin sur la gauche. Je descends donc au fond du vallon, longeant le ruisseau. Arrivée à un petit pont enneigé, je devine la cascade derrière les arbres. Je m’approche. Elle tient ses promesses. Pas très haute, elle est vraiment charmante, tombant d’un arc de cercle dessiné dans la paroi rocheuse. Son débit à cette période de l’année est assez fort, et quelques stalactites de glace viennent parfaire le tableau. Ce n’est clairement pas la plus impressionnante cascade qui soit, mais elle a quelque chose qui la rend unique, et un peu magique.

Je reviens ensuite sur mes pas pour retrouver le chemin principal. Je prends encore un peu de hauteur avant d’arriver de nouveau à un petit pont permettant de traverser le ruisseau. La lumière à travers les frondaisons des arbres est fabuleuse, annonçant très clairement les beaux jours. Après avoir traversé le pont, j’entame la descente, alternant sur le chemin entre neige, boue de fonte et cailloux. Je retrouve le pont des Amours, mon « presque point de départ » avant de regagner à travers bois le parking du lycée. Il est l’heure de déjeuner alors je décide d’aller dans le centre de la station profiter d’une des nombreuses terrasses ensoleillées : l’hiver semble alors bien terminé et l’été en chemin !

petit pont en bois dans une forêt enneigée
J’aime beaucoup le charme romantique des petits ponts de bois qui jalonnent les sentiers en montagne
un ruisseau dans un sous bois enneigé
De retour au pont des Amours, je traverse le ruisseau de la Fauge

(*) La randonnée vers la cascade de la Fauge est accessible en été comme en hiver. Attention cependant, selon la saison, les conditions sur les chemins ne sont pas les mêmes, et les comportements et équipements à adopter varient. Quand j’y étais, il y avait toute une partie en neige glacée, mais aussi pas mal de boue et plusieurs gués de ruisselets de dégel tandis que par endroits les cailloux étaient bien présents. Pour trouver un topo pour aller à la cascade de la Fauge, vous pouvez rechercher dans votre appli de rando préférée ou bien suivre celui disponible à l’office de tourisme.
Celui que j’avais trouvé faisait environ 5 km, sans grande difficulté.

paysage de montagne avec une forêt de sapin et de la neige sur les sommets
Vue sur la barrière orientale du Vercors


Léoncel / Bouvante – Drôme
Villard de Lans – Isère
mars/avril 2026

[Drôme x Isère] 2 randonnées pour profiter de la neige dans le Vercors

Si j’ai fait cet hiver de très jolies promenades dans le Vercors peu ou pas enneigé, la saison a été globalement généreuse en neige. Cela a commencé comme chaque année autour du 20 novembre. Puis, les épisodes de neige se sont succédés jusqu’en février. Bien occupée les week-ends, j’ai finalement eu assez peu d’occasions d’aller en profiter. Fin janvier, je suis allée me promener sur le plateau de Léoncel, tandis que fin février, j’ai pris la direction de Villard de Lans. Venez, je vous emmène marcher dans la neige !

le plateau de Léoncel dans le Vercors dromois sous la neige
Le plateau de Léoncel sous la neige

Balade sur le plateau de Léoncel

Ce samedi là, je n’avais pas prévu d’aller me promener dans le Vercors. J’avais à faire en ville et la météo s’annonçait maussade. Mais une éclaircie en fin de matinée m’a fait changer d’avis. Je suis donc partie vers midi et demie, en direction du Grand Echaillon. Arrivée à La Vacherie, la quantité de neige qui recouvrait le paysage était déjà très abondante aussi, je ne suis pas allée plus loin. Il n’était pas encore 13 heures et j’ai sans souci trouvé un stationnement à côté du cimetière.

paysage enneigé du Vercors
Pas besoin de marcher très loin depuis le parking pour que la vue soit magnifique

De là, j’envisageais de partir en direction du ruisseau de Comberoufle qui se faufile à travers la montagne pour gagner ensuite les parois des Gorges d’Omblèze. La hauteur de la neige m’a fait hésité et finalement, à la jonction du chemin avec le GR9, j’ai décidé de suivre celui-ci en direction du village de Léoncel. Je m’enfonçais beaucoup et la progression n’était pas toujours évidente, mais la beauté du paysage rendait l’effort plus facile. Arrivée au niveau de la ferme des Coquins (en ruines), j’ai pris un petit chemin de traverse pour rejoindre un ruisseau et une petite cascade pleine de charme.

J’ai ensuite repris le tracé du GR9 en le suivant tant bien que mal. La neige masquait bon nombre de balisages, mais à cet endroit, il suit globalement le pied des falaises de la montagne de Chovet. Au loin, le clocher de l’église abbatiale de Léoncel me servait de point de repère. J’avais envisagé de m’y rendre, mais la progression dans la neige fraiche était compliquée. Très régulièrement, je m’enfonçais au moins jusqu’aux genoux (et je dois dire que j’ai bien regretté d’avoir hésité à prendre les raquettes pour finalement les laisser dans le coffre de la voiture !).

paysage enneigé du Vercors
On devine le village de Léoncel, coincé au pied de la montagne sur la gauche

Le ciel commençant à devenir menaçant, je changerai finalement d’idée et arrivée au niveau des ruines de l’ancienne ferme des Marais, je vais faire le choix de traverser le plateau pour rejoindre le bord de la route et revenir plus vite à la voiture. La suite me donnera raison : à peine revenue sur le parking, il commencera à pleuvoir. Au final, ma boucle aura fait un peu plus de 4 kilomètres, dans une neige épaisse rendant la progression difficile. J’aurais passé presque 2 heures à profiter de ces paysages sublimés par la neige.

paysage enneigé du Vercors avec une ferme en ruines
Si mes estimations sont bonnes, ces ruines sont celles de la ferme des Marais sur le plateau de Léoncel. Ici, pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Résistance avait installé un terrain de parachutage. J’ai essayé de trouver des informations sur ce qu’il s’est passé dans ce secteur, sans grand succès jusqu’à présent : il y avait tellement de maquis et de fermes accueillant des résistants dans le Vercors que seuls les plus importants sont très documentés.


La Vacherie / Léoncel – Vercors – Drôme
Janvier 2026


Randonnée entre Bois Barbu et Valchevrière

Dans la forêt

Fin février la neige avait déjà bien fondu un peu partout. Je suis donc allée un peu plus en altitude pour en trouver. Direction le domaine nordique de Villard de Lans à Bois Barbu pour une randonnée jusqu’à Valchevrière. J’étais déjà allée dans ce secteur il y a 3 ans pour une randonnée en raquettes. Comme j’étais partie de la maison tôt le matin, un peu sur un coup de tête, je n’avais pas pris la peine de repérer un autre itinéraire. J’ai donc repris le même chemin que la dernière fois. J’avais emporté les raquettes cette fois encore, mais compte tenu de la quantité de neige, j’ai préféré les laisser dans la voiture. La suite me donnera raison : les chemins ne sont plus que partiellement enneigés, et là où il y a de la neige, elle est généralement glacée et glissante. Avec les raquettes, j’aurais été encombrée pour rien car il n’y aurait finalement eu que quelques centaines de mètres où elles auraient été utiles.

paysage enneigé du Vercors
Au départ de Bois Barbu, vue vers les Gorges de la Bourne

Comme je suis partie tôt, il est à peine 9.00 quand je m’engage sur le sentier. Je n’ai pas besoin de m’éloigner beaucoup pour me retrouver complètement seule. Avec l’approche du printemps, les oiseaux sont de sortie. J’entends très distinctement un pic (sans doute) épeiche taper sur un tronc mais je n’arrive pas à le voir. Je fais attention où je pose les pieds car je n’ai pas vraiment envie de glisser. Le ciel est couvert mais il fait plutôt beau, et la température est relativement douce. En marchant, je n’ai même pas besoin d’un pull. Le chemin se faufile dans la forêt entre les arbres, puis rejoint le bord de la piste de ski de fond. Je fais bien attention à rester sur la bordure de la piste afin de ne pas gêner les skieurs, avec qui nous échangeons des « bonjour ».

piste mixte ski de fond et randonnée en raquettes
Ici, la piste de randonnée en raquettes / piste piétonne longe la piste de ski de fond. Il est très important de ne pas aller marcher sur la piste de ski de fond. C’est une question de respect du travail des dameurs et de sécurité de tous. En effet, en marchant sur le damage ou sur les rails, on abime la piste travaillée par les dameurs et on crée des trous qui peuvent faire chuter les skieurs. De plus, les skieurs en descente peuvent atteindre des vitesses importantes et les risques de collision ne sont pas à sous estimer. Il y a largement la place pour tous à la montagne !
des skieurs sur une piste de ski de fond
C’est parti pour la descente !

Vers le village de Valchevrière

Le but de l’itinéraire que j’ai choisi est le village de Valchevrière. Cet ancien hameau, déserté entre les deux guerres, a abrité un groupe de maquisards et un camp d’entrainement de la Résistance. Quand le 21 juillet 1944, l’armée allemande lance une offensive contre la Résistance dans le Vercors, Valchevrière fait partie des cibles. C’est le 22 juillet que la bataille a lieu, sur la route d’Herbouilly, au niveau du belvédère. Les hommes de la compagnie Chabal tiendront du mieux qu’ils peuvent mais seront débordés par un ennemi mieux équipé et plus nombreux. Les maisons du hameau sont ensuite incendiées. Aujourd’hui, le hameau est resté en ruines. Seule la chapelle sera épargnée. C’est devenu un lieu de mémoire, un des symboles forts de la Résistance dans le Vercors.

panneaux directionnels indiquant Valchevrière et Bois Barbu
En chemin
vue depuis le belvédère de Valchevrière dans le Vercors
Depuis le belvédère de Valchevrière, on domine les Gorges de la Bourne
dans le hameau de Valchevrière sous la neige
La neige a recouvert les ruines du hameau de Valchevrière
la chapelle de Valchevrière sous la neige
La chapelle de Valchevrière sous la neige
une station du chemin de croix de Valchevrière
Depuis Villard de Lans jusqu’à Valchevrière un chemin de croix comportant 13 stations rappelle les noms des maquisards tués lors des combats de Valchevrière en juillet 1944. Il a été inauguré en 1948.


Le circuit que j’ai choisi est un aller retour, aussi après un temps dans le hameau de Valchevrière, je reviens sur mes pas pour retourner à Bois Barbu.


(*) Le circuit en aller retour entre Bois Barbu et Valchevrière est accessible en hiver en raquettes (pistes damées) et aux beaux jours via un chemin balisé en vert jaune (balisage PR). Il fait environ 7.5 km et est donné pour 3h30 en hiver / 2h30 en été sur les topos que j’ai trouvés. Pour ma part, j’ai mis 2h30 alors que les conditions n’étaient pas complètement favorables en raison de nombreuses plaques de neige verglacée.
En été, il est possible d’accéder au belvédère de Valchevrière en voiture (l’hiver, la route devient piste de ski de fond). Le hameau se trouve à environ 500 mètre du belvédère en bas d’un chemin forestier. On peut aussi emprunter le sentier patrimonial pour descendre au village : il est plus joli mais aussi plus raide et il y a un gué à traverser.


Villard de Lans – Vercors – Isère
Février 2026

[Drôme] 3 promenades hivernales dans le Vercors

Les journées d’hiver ensoleillées sont parmi celles que je préfère pour aller me promener. Le froid sec me donne l’occasion de me balader autour de chez moi, et de redécouvrir les paysages environnants avec une touche de givre ou de neige. Le soleil a bien brillé au début de l’année, et le ciel bleu s’est montré généreux. J’ai donc débuté janvier par de jolies balades dans le Vercors.

piémonts du Vercors vus depuis les hauteurs de Combovin
vue sur les contreforts du Vercors depuis les hauteurs de Combovin

Prendre de la hauteur à Combovin

Dès le matin du 1er janvier, j’ai profité du soleil pour aller me balader. Mon choix s’est porté sur Combovin et j’avais comme idée de monter jusqu’à la Tour de Barcelonne. C’est une balade assez tranquille, parfaite pour bien démarrer l’année. Mais, je suis partie un peu tard de la maison et il y avait pas mal de monde à s’engager sur le chemin vers la tour. J’ai donc changé d’itinéraire en empruntant assez vite un sentier qui montait sur la gauche à travers les conifères. J’avais déjà repéré ce sentier mais ne l’avait pas encore exploré. Comme il est plus petit que le chemin qui monte à la tour et un peu plus abrupt, je n’y ai croisé personne. Tout juste ai-je aperçu un trailer à un moment mais il a bifurqué avant d’arriver à ma hauteur.

Comme il avait neigé à Noël et que certains passages ne prennent que peu le soleil en hiver, il y avait des restes de neige sur le bord du sentier et dans la végétation. Le givre était aussi bien présent en prenant un peu d’altitude. Je me suis donc longuement amusée à photographier les plantes givrées ou les traces de neige. Arrivée à un embranchement, plutôt que de revenir immédiatement vers les Terres Blanches et d’aborder la redescente vers le village de Combovin, j’ai choisi de continuer à monter, sur un serre bordant Combe Grande. Le sentier, assez raide, monte sur le serre et permet de bénéficier de très jolis points de vue sur la tour de Barcelonne. N’ayant pas l’intention de contourner le vallon de la Véore, j’ai ensuite fait demi-tour avant de gagner les Terres Blanches et revenir à mon point de départ, faisant ainsi presque une boucle.

une bande d'herbe givrée entre les arbres
Retour au point de départ, au bord de la Véore

Aller voir les cascades dans les Gorges d’Omblèze

Descendre au pied de la chute de la Druise

Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas descendue au pied de la chute de la Druise. Ce matin-là, j’avais pour objectif une autre cascade dans le fond des gorges d’Omblèze (spoiler alert : je n’irai pas jusqu’au bout de la route des gorges en raison du verglas). Mais en arrivant à la bifurcation de la route conduisant à la chute de la Druise, j’ai eu envie d’y retourner. J’ai laissé ma voiture sur le parking, puis j’ai emprunté le sentier qui descend vers la rivière. Il a été refait il y a peu car il avait tendance à beaucoup s’éroder. Il était devenu dangereux et avait alors été interdit d’accès.

sentier en escalier
Le chemin vers la chute de la Druise a été entièrement refait et sécurisé

Une fois au bord de la rivière, je me suis accordé une pause contemplative. J’aime ces moments où l’on entend seulement le bruit de l’eau qui courre (sans doute l’un de mes sons préférés dans la nature). Puis, j’ai remonté le courant pour approcher de la cascade. On entendait son fort débit d’assez loin. J’aurais aimé l’approcher plus mais j’ai du me contenter de la regarder de loin. Il y avait en effet trop d’eau pour aller plus loin sans mettre les pieds dans l’eau au moins jusqu’aux chevilles (sur les zones sableuses). J’avoue avoir hésité un moment mais j’avais prévu de marcher encore un peu, et il faisait trop froid pour le faire raisonnablement avec les pieds mouillés.

torrent de montagne
Faire une pause au bord de la rivière
la chute de la Druise, cascade du Vercors
Ici, la Gervanne chute de 72 mètres de haut. La chute de la Druise est la plus haute cascade du Vercors.

A noter : le chemin vers la chute de la Druise n’est pas très long mais il descend à flanc de montagne (aller environ 1 km, 160m D-, retour en revenant sur ses pas : pas de boucle possible).
Le chemin est donc assez raide, et nécessite d’être correctement chaussé. Il est impératif de bien rester sur le chemin, à la fois pour des questions de sécurité mais aussi de respect car il est situé sur une propriété privée. Le site est entouré de falaises calcaires et devient vite chaud, voire très chaud en été. Il ne faut donc pas négliger de prévoir de l’eau.
Il s’agit en outre d’un site naturel très fragile (zone de frayère) et l’été, l’affluence peut y être très importante. Je vous conseille donc d’y aller hors saison.

S’arrêter à côté de la cascade de la Pissoire

Après la chute de la Druise, j’ai voulu continuer en remontant les gorges d’Omblèze jusqu’au village, d’où j’avais repéré un chemin vers une cascade que je ne connais pas encore. Mais, en passant à coté de la cascade de la Petite Pissoire, la route était fortement verglacée, et je n’ai pas osé aller plus loin, de crainte de glisser (la route devant la cascade de la Grande Pissoire tenait plus de la patinoire sur une dizaine de mètres que d’une route). Je me suis quand même arrêtée pour jeter un œil aux cascades de la Pissoire. Il faut dire que le ruissellement dans le tuf avait créé des stalactites de glace magnifiques, et que la végétation environnante était prise dans le givre.

S’aventurer vers le chemin des Moines à Peyrus

Mi-janvier, alors qu’il avait de nouveau neigé, j’ai eu envie de retourner faire un tour vers le chemin des Moines à Peyrus. Mais la première montée a eu un peu raison de mon optimisme : après avoir cumulé les blessures, j’ai manqué d’entrainement ces derniers mois, et je suis vite à la peine (tant au niveau du cardio, que du genou, et j’avoue que c’est ce dernier point qui me fait le plus réfléchir). Comme ce serait dommage de rentrer si vite à la maison alors que la météo est agréable, et que la neige s’est invitée dans le paysage, je décide de changer de trajet et de ne pas monter vers le Pas du Touet. A la place, je bifurque sur la gauche sur le tracé du GRP du Tour des Monts du Matin.

J’avais déjà suivi ce chemin il y a quelques années, au printemps, sur la piste des orchidées. Cette fois, le paysage est très différent, entre la neige qui recouvre partiellement les lieux et les nuages qui masquent les montagnes. Je prends doucement de l’altitude. Je contemple longuement le panorama. Seul le vent vient faire du bruit. C’est doux et calme. Puis, je repère des traces d’animaux sur le sol. J’essaie de les identifier. Il y a là un chevreuil, ce qui semble être un renard et ce qui pourrait bien être un (ou plusieurs) loups. Il finit par être temps de faire demi-tour, et prendre un café bien mérité en revenant à la voiture.

chemin légèrement enneigé dans un paysage de basse montagne
Des hauteurs de Peyrus, on devine le point de vue sur la plaine de Valence


Combovin / Plan de Baix & Omblèze / Peyrus
Drôme – janvier 2026


Si vous cherchez d’autres idées de sorties dans le Vercors en hiver, vous pouvez aussi aller voir vers :

[projet 52-2026] semaine 4 – sombre

En regardant le thème de cette semaine du projet 52, je me suis demandé ce qui avait bien pu me passer par la tête quand j’ai listé les thèmes. Ce genre de réflexion ne m’était encore jamais arrivée aussi tôt dans l’année. Autant dire que le thème Sombre ne m’a pas vraiment inspirée. J’ai cherché ce qui est sombre autour de moi, sans rien trouver de probant. Je me suis dit que j’allais faire une photo dehors une fois la nuit tombée ou avant le lever du jour, mais j’ai été prise de court et n’en ai pas eu l’opportunité. Alors, j’ai repensé au ciel du dimanche matin il y a deux semaines. Le plafond nuageux était très bas et je n’avais pas eu le courage d’affronter les conditions de circulation annoncées difficiles pour rejoindre les hauteurs et tenter de passer au dessus des nuages. J’avais donc opté pour une balade au pied du Vercors, et selon vers où je regardais, ciel et montagnes apparaissaient bien sombres.

bordure du Vercors un matin d'hiver dans les nuages
Peyrus – Drôme – janvier 2026


Pour découvrir ce qui est sombre chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[projet 52-2026] semaine 2 – hiver

Pour cette 2e semaine du projet 52, le thème est de saison puisqu’il s’agit d’hiver. Ce début de janvier chez moi a été carrément froid, ne laissant aucun doute possible sur la saison actuelle. Le vent a aussi été de la partie, augmentant encore la sensation de froid et piquant les visages et les mains quand nous étions dehors. Malgré tout, j’ai profité du ciel bleu et du soleil pour aller me promener. Cela avait par exemple été le cas le 1er janvier où je suis allée faire une jolie balade sur les sentiers autour de Combovin, dans les piémonts du Vercors. Comme nous étions encore le matin, le givre restait bien présent malgré le soleil, recouvrant les paysages d’une fine couche blanche typiquement hivernale.

Quelque part sur les hauteurs de Combovin
Drôme – 1er janvier 2026


Pour découvrir à quoi ressemble l’hiver chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : J’ai quelques engagements personnels et familiaux ce week-end et je ne sais pas exactement quand je serai disponible pour me connecter par ici. Si votre commentaire n’apparait pas immédiatement, ne vous inquiétez pas : il est sans doute parti en modération et je viendrai le valider le plus vite possible. Cela ne sert à rien de tenter de le poster plusieurs fois car WordPress risque alors de l’interpréter comme un spam et de bloquer encore plus vos futurs commentaires.

[Drôme] 2 randonnées de novembre en mode automne/hiver

Le mois de novembre nous a fait basculer d’une météo automnale très douce à un temps hivernal au froid rugueux. En quelques jours, les températures ont chuté de presque 20°C. J’ai fait durant ce mois deux jolies randonnées dans des paysages très différents. Entre ces deux sorties, il y a une dizaine de jours et une dizaine de kilomètres (à vol d’oiseau) d’écart. Comme vous allez le constater, le contraste est pourtant saisissant !

un coucher de soleil sur une campagne vallonée
Fin de journée depuis le site médiéval de La Baume Cornillane

Une fin de journée d’automne à La Baume Cornillane

J’avais eu du mal à me décider à sortir ce jour-là, ayant débuté la journée par une migraine. Mais, en fin d’après-midi, comme j’allais mieux et que surtout le soleil brillait, je me suis motivée à enfiler mes chaussures de randonnée. Compte tenu de l’heure, il était impératif que je n’aille pas trop loin. Dans ce genre de circonstances, mon choix se porte souvent sur La Baume Cornillane. Là, entre le site médiéval, la cascade du Rif ou les roches de la Pangée, j’ai de quoi prendre l’air rapidement.

chemin de sous bois à l'automne
Emprunter les chemins dans la forêt

J’ai laissé la voiture sur un parking à la sortie du village, et je suis partie dans le sous-bois en direction du château des Cornillans. Je crois que c’était la première fois que je montais au château de ce côté. Habituellement, je pars soit du centre du village, soit de l’autre côté de la crête rocheuse. Il faisait doux et j’ai croisé quelques autres promeneurs en cette fin d’après-midi. J’ai pris le temps d’admirer les jolies couleurs de l’automne dans les arbres. Aussi, quand je suis arrivée dans les ruines, le soleil commençait déjà à être très bas sur l’horizon. Les environs se paraient de lumières dorées. C’était apaisant.

J’avais initialement prévu de monter jusqu’aux ruines du donjon. De là, je pensais profiter de la vue sur la plaine de Valence au soleil couchant avant de redescendre par le village. Comme la lumière était douce, je suis restée un moment à côté de l’arbre isolé qui se trouve au cœur des ruines. C’est là que j’ai remarqué un départ de chemin qu’il m’a semblé n’avoir encore jamais vu. Je l’ai suivi, et je suis arrivée dans une ruine de bâti médiéval. Celle-ci a été dégagée de façon récente de la végétation qui la rendait inaccessible. En effet, un parcours de course d’orientation a été installé sur le site de La Baume Cornillane et a permis d’étendre les endroits accessibles. A travers une fenêtre, le soleil couchant venait créer un rai de lumière dans l’ancien bâtiment. C’était doux et poétique. Je me suis approchée, et j’ai, assez longuement, profité de la vue depuis cette fenêtre ouverte au dessus du village. Le soleil est passé sous l’horizon, marquant le signal du retour à la maison pour moi.

Un après-midi hivernal à côté du col des Limouches

Comme chaque année ou presque, la neige est arrivée autour du 20 novembre sur les montagnes du Vercors. Parfois, ce ne sont vraiment que de rares flocons qu’il faut aller chercher un peu en altitude ou vers le centre du massif. Cette année, la neige est tombée en abondance, pas très haut et proche de Valence. J’ai contemplé la bordure du Vercors enneigée une bonne partie de la semaine, alors il était hors de question de ne pas y aller durant le week-end qui a suivi. J’ai choisi la proximité et j’avais dans l’idée de monter vers Léoncel, voire le Grand Echaillon. Je suis donc partie en direction du col des Limouches. A Peyrus, les conditions de route étaient annoncées délicates. En effet, assez vite, nous avons trouvé des plaques de neige tassée (et bien glissante) dans la montée.

Ce sont ces conditions de route qui m’ont conduite à m’arrêter avant le col des Limouches, avant même la Grange. En effet, j’avais alors des pneus 4 saisons un peu usés et donc plus du tout adaptés à la conduite sur neige (en prime, je me suis rendue compte le lendemain que les chaines que je croyais vraiment être dans le coffre n’y avaient pas été remises après un passage au garage où j’avais du vider complètement le coffre au printemps). J’ai donc profité d’une aire de pique-nique où il était facile de s’arrêter et faire demi-tour. J’ai laissé la voiture et je suis partie à pied dans un petit chemin. Bien que nous étions dans l’après-midi, j’étais la première à passer par là. J’ai toujours un sentiment de liberté quand je me rends compte que personne n’est venu avant moi marcher dans la neige. Le froid glacial, accentué par un fort mistral, ne m’a pas découragée d’une jolie promenade. Prendre l’air, se promener, avoir l’impression d’être seule au monde, admirer la végétation recouverte de neige. Puis, rentrer à la maison, se servir un thé fumant et s’installer avec un plaid. Je crois que je tiens là la définition d’une parfaite journée d’hiver.


La Baume Cornillane / Châteaudouble
Drôme – novembre 2025

[Drôme] balades en vrac autour de Valence

Les semaines passent vite et les week-ends encore plus. Depuis le début du mois de décembre, j’ai fait pas mal de balades autour de la maison. A chaque fois, c’étaient des lieux où j’étais déjà allée et même certains où je me rends très régulièrement. Et même si j’en ai déjà parlé par ici, j’avais envie de partager avec vous quelques images de ces sorties sans forcément de longs discours.

un paysage de basse montagne au soleil
Au pied du Vercors
La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2024

Monter à Château Rompu sous le soleil

C’est un dimanche matin de décembre que j’ai eu envie d’aller refaire un tour dans les ruines de Château Rompu à Châteaudouble. Cette balade a l’avantage d’être assez courte et donc de pouvoir entrer dans un planning un peu chargé assez facilement. Chez moi, nous étions dans les nuages (de pollution…) mais j’ai trouvé le soleil en m’approchant du village. Je suis montée assez vite le long du chemin baigné de lumière avant de sortir de la forêt au niveau des ruines. De là, il n’y a plus très loin pour arriver à la table d’orientation (un peu abîmée par le temps) et découvrir le panorama sur la plaine de Valence où une mer de nuages avait pris place.

Châteaudouble – Drôme – décembre 2024


La dernière fois que j’étais allée à Château Rompu, il y avait de la neige…


Profiter du panorama à la tour de Barcelonne

La Tour de Barcelonne, je l’ai déjà dit, fait vraiment partie de nos promenades classiques. Cette fois, c’est avec Melle 3e que j’y suis allée, en tout début d’année. La météo n’était pas exceptionnelle, mais il y avait moins de vent que lors de ma dernière ascension à la tour de Barcelonne avec Mr 1er. Par contre, je sortais d’un épisode viral assez violent dans les moments de Noël, et j’avoue avoir un peu souffert dans la montée. Je peinais à trouver mon souffle, et j’ai mis certainement le double de temps qu’à l’accoutumée pour arriver au sommet. Malgré tout, la vue d’en haut, comme chaque fois, valait largement la peine.

Barcelonne – Drôme – janvier 2025


Quelques autres balades autour de Barcelonne et Combovin :


Flâner autour du lac de Beauvallon

C’est le 1er janvier que j’ai profité d’un rayon de soleil bienvenu pour faire le tour du lac de Beauvallon. C’était sur ma route entre deux déposes/récupérations d’enfants, et après plusieurs jours de grisaille, j’avais vraiment envie de prendre un peu l’air. L’endroit est assez agréable et il est possible de continuer la balade le long des anciens bassins du système hydraulique du parc du château voisin. D’ailleurs, les abords des bassins avaient été débroussaillés, permettant de vraiment bien les découvrir.

Beauvallon – Drôme – janvier 2025


J’étais déjà allée au lac de Beauvallon au printemps 2020. Dans le même secteur, j’aime bien me promener le long de la Véore entre le parc de Lorient et le village de Beauvallon.


Rêver dans le brouillard à Saint Vincent la Commanderie

Le jour où j’étais allée à Saint Vincent la Commanderie pour voir les décorations de Noël, il y avait beaucoup de brouillard. Il nimbait tout le village d’un épais cocon et rendait onirique les scènes de la vie quotidienne. J’ai profité d’avoir avec moi mon appareil photo pour prendre quelques clichés.

Dans le brouillard

Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2024


Admirer une œuvre d’art à Valence

Je l’avais déjà vue plusieurs fois de jour, mais c’est de nuit que j’ai trouvé la sculpture Le Messager de Jaume Plensa la plus belle. Son éclairage est vraiment très réussi et le met parfaitement en valeur. Ce n’est pas vraiment une balade, mais j’aime tellement cette installation que je ne pouvais pas garder ces photos seulement pour moi !

sculpture Le Messager de Jaume Plensa de nuit à Valence
sculpture Le Messager de Jaume Plensa de nuit à Valence
sculpture Le Messager de Jaume Plensa de nuit à Valence devant la cathédrale

Le Messager par Jaume Plensa – Valence – Drôme – décembre 2024


Il y a actuellement une exposition d’oeuvres de Jaume Plensa au Musée de Valence, jusqu’au 13 avril 2025.

Edit du 01/02/2025 : l’exposition Jaume Plensa. Etre Là. au Musée de Valence est prolongée jusqu’au 4 mai 2025


[projet 52-2025] semaine 4 – hiver

Cette semaine, le projet 52 nous plonge en hiver. Je ne vous apprend rien si je vous dis que c’est de saison ! Depuis le début du mois, les températures chez moi sont très fraiches avec des journées entières où le thermomètre reste dans les négatifs et un mistral qui sait se montrer présent, faisant encore baisser le ressenti de température (et j’avoue préférer les jours où il souffle aux autres jours car alors, c’est la pollution qui nous enveloppe et c’est encore moins agréable). Chaque matin, je gratte le parebrise de la voiture et j’ai bien failli choisir cela pour illustrer le thème de la semaine. Mais, en me baladant dans la campagne, j’ai croisé quelques feuilles givrées et j’ai aimé la façon dont les petits cristaux s’étaient déposés.


Pour découvrir à quoi ressemble l’hiver chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[projet 52-2025] semaine 2 – se réchauffer

Alors que l’hiver est bien présent, le projet 52 nous invite cette semaine à nous réchauffer. Quelle bonne idée ! Et en parlant d’idée, je n’ai pas mis longtemps à trouver la mienne pour cette semaine. J’ai en effet immédiatement pensé à un feu de cheminée. Si je n’ai pas de cheminée chez moi, il y en a une chez mes parents où j’étais pour Noël. Et mon grand plaisir à cette saison, c’est de faire un feu chaque soir. Afin de prolonger un peu la sensation après être rentrée à la maison, je prends quelques photos que je regarde ensuite (saviez vous que rien que le fait de – vraiment – penser à un feu peut donner une sensation de chaleur ?).

un feu de cheminée
Souvenir du mois de décembre 2024 en Bretagne


Pour découvrir les techniques utilisées par les autres participants pour se réchauffer, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[petits moments] les premières neiges sur le Vercors

Le week-end dernier, avec Mr 2e, nous avons eu envie d’aller voir dans le Vercors s’il faisait un peu moins gris que dans la plaine de Valence. Nous avons donc pris la direction du col de la Bataille. Comme nous étions après le 1er novembre, elle était fermée à partir du Grand Echaillon. Alors, nous sommes partis à pied. Et là, surprise, il restait un peu de la neige tombée quelques jours auparavant. J’avais vu qu’il y avait eu des flocons mais je pensais qu’ils seraient déjà tous fondus compte tenu du beau temps.

Pour l’itinéraire, nous avons refait la balade que nous avions faite, vers le Col du Lion, au printemps (alors que la route du Col de la Bataille était encore fermée). Nous l’avons juste prolongé en allant un peu plus loin sur le chemin avant de faire demi-tour. A chaque fois, je redécouvre les paysages car ils changent au fil des saisons, rendant la promenade unique. Et avec la jolie surprise des premières neiges, c’est encore mieux !


Le Grand Echaillon – Vercors – Drôme – novembre 2024

(*) Pour aller vers le col du Lion depuis le Grand Echaillon, il faut suivre la route forestière de Gampaloux.