[Normandie] une petite randonnée dans la baie du Mont Saint Michel

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Avant que les vacances dans « ma » Bretagne ne se terminent, nous sommes allés randonner dans la baie du Mont Saint Michel. Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai grandi en Bretagne mais à la limite de la Normandie, à quelques encâblures du Mont Saint Michel. Il n’est donc pas rare quand je suis en Bretagne que je fasse des incursions en Normandie toute proche.

Cette fois, si nous sommes bien « côté breton » du Mont, nous sommes en fait encore sur la commune du Mont Saint Michel. En effet, si dans l’imaginaire collectif, le Mont Saint Michel se résume au rocher portant l’abbaye, dans la réalité administrative, plusieurs fermes s’y trouvent aussi.

Nous laissons la voiture au pied d’une digue et nous engageons sur celle-ci, en direction de l’herbu. Pas de moutons à l’horizon ce jour-là, seulement le profil de l’abbaye….

Le but de notre sortie est de gagner le bord de l’herbu, là où le Couesnon s’enfonce dans la baie.

Rapidement, le chemin se noie dans les herbes et nous avançons donc à vue, essayant de repérer les passages vaguement tracés par les moutons, et évitant les nombreux trous.

Tout en admirant la vue sur l’abbaye, nous avançons. Lorsque nous arrivons au bord de l’herbu, là où la végétation cède la place à la tangue nue régulièrement recouverte par les marées, nous nous asseyons et profitons du paysage.

Nous sommes si proches du Mont Saint Michel qu’on imaginerait pouvoir le toucher, et en même temps, parfaitement seuls au monde, bien loin de la foule qu’on devine se pressant dans le monument.

Après un temps de contemplation, nous rebroussons chemin avec en point de mire le seul repère visuel fiable dans cet environnement : la ligne de peupliers de la digue au pied de laquelle nous avions laissé la voiture.

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Le Mont Saint Michel – Manche – août 2019

 

(*) La baie est plate et les chemins ne sont pas tracés ni balisés sur l’herbu. La distance parcourue n’est donc qu’une estimation… Pour nous ce jour-là, l’aller-retour aura fait autour de 6 km. L’herbu ne présente pas de danger particulier d’enlisement en raison de la présence de végétation mais il est parsemé de nombreux trous souvent masqués par la végétation haute. Il convient donc de se méfier. De même, il est rarement recouvert par la marée (mais cela peut arriver, il faut donc se renseigner sur horaires et coefficient). Par contre, là où il n’y a pas de végétation, il y a un risque de sable mouvant ainsi que de recouvrement par la marée ou par les lâchers d’eau du barrage sur le Couesnon. Aussi, on ne s’engage pas sur la tangue sans être accompagné d’un guide agréé (et cela vaut pour toute la baie, y compris très proche du Mont ! )

 

 

[l’heure du thé] la magie des fleurs de thé

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Regarder une fleur de thé s’épanouir est toujours un peu magique.

J’en avais déjà fait l’expérience il y a quelques années car j’en avais trouvé une dans mon calendrier de l’Avent… mais je n’en avais pas revu depuis.

Or il y a peu, une amie m’en a offert. J’ai donc ressorti une théière transparente (même si compte-tenu de sa forme, je ne peux pas la remplir d’eau jusqu’en haut et que donc de la buée se condense sur les parois), et j’ai déposé la petite boule au fond avant de verser l’eau chaude (s’agissant d’un thé vert, il ne faut pas mettre d’eau bouillante, mais plutôt une eau autour de 80°C max).

Doucement, les feuilles de thé s’écartent et les fleurs qui constituent le cœur de la fleur de thé s’ouvrent.

Cette fois, il s’agit d’une fleur jaune de calendula, d’une fleur rose d’amarante et d’un délicat collier de fleurs de jasmin. Visuellement l’effet est très réussi.

Côté saveur, l’odeur du jasmin est présente dès le début de l’infusion. Après quelques minutes, place à la dégustation : la liqueur est délicatement florale, un vrai plaisir à siroter chaud ou froid.

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Fleur de thé « Tea Time by Folliet »

[fourre-tout de la semaine] 13 octobre 2019

Je suis allée à la foire à la caillette uniquement pour acheter des châtaignes grillées (non pas que je n’aime pas la caillette, mais j’ai de très bons artisans qui en produisent autour de chez moi, donc aucun intérêt à en acheter plus particulièrement ce jour-là).

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De passage dans la plaine de la Valdaine, comment ne pas tomber sous le charme du paysage…

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Je m’amuse toujours autant à photographier Vador…

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Je me suis offert un petit bouquet de dahlias. Il y en avait de multiples sortes dans le jardin de mes grands-parents quand j’étais enfant et mon grand-père ne manquait jamais d’en apporter de gros bouquets chaque semaine à la maison quand ils étaient en fleurs.

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[projet 52-2019] semaine 41 – plante

Pour cette 41e semaine du projet 52, je vous ai proposé de nous montrer une plante.

Je photographie souvent des plantes sauvages, essentiellement des fleurs… et quelquefois les plantes vertes que j’ai dans ma cour ou un bouquet dans la maison…

Mais aujourd’hui, je vous montre ce cactus croisé durant l’été dans une jolie maison et qui m’a fait penser : « Hauts les mains ! »

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Si vous voulez voir voir les belles plantes chez les autres participants, je vous invite à suivre les liens dans les commentaires.

[Auvergne] la forteresse de Polignac

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En arrivant sur le Puy en Velay, nous n’avons pas pu louper la silhouette de la forteresse de Polignac se profilant au sommet de son promontoire volcanique. Nous l’avons encore aperçue alors que nous étions au pied de la statue de  Notre-Dame de France… Un vrai château-fort à proximité immédiate de la ville !

La forteresse de Polignac faisait de toutes façons partie des lieux que je tenais à voir autour du Puy en Velay, depuis que je l’avais découverte chez Le Caillou aux Hiboux (d’autant plus que j’avais gagné mes billets d’entrée grâce à eux).

Après deux jours de pluie sur la Haute Loire, le ciel était dégagé ce matin-là… et le soleil commençait à réchauffer l’atmosphère quand nous sommes partis à l’assaut de Polignac. La montée est un peu raide mais nous sommes récompensés par les points de vue sur les environs.

Il faut dire que le lieu est stratégique, cerné de hautes falaises, et offrant une vue à 360° sur le Velay. L’accès était défendu par une succession de 6 portes fortifiées, complétées par une souricière, avant d’arriver dans la basse-cour du château. L’ensemble était entouré de hautes murailles avec chemin de ronde, tours de guet et corps de garde. Le donjon, édifié entre les XIVe et XVe siècles, domine le site du haut de ses 32 mètres. De là haut, le panorama est époustouflant !

A l’intérieur de l’enceinte fortifiée, on retrouve des ateliers, des logis seigneuriaux plus récents que le donjon, et plus confortables aussi, des puits, et une chapelle avec son étonnant cimetière dont les cuves de sarcophages anthropomorphes sont creusées à même la roche.

Par ailleurs, des jeux médiévaux sont proposés en libre accès dans certaines salles. Plusieurs parties se joueront au cours de notre visite… qui nous aura au final pris une bonne partie de la matinée compte-tenu de la taille des lieux, et des nombreux points d’intérêt.

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le corps de garde
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le donjon
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Vue depuis le haut du donjon en direction du Puy en Velay

Forteresse de Polignac – Haute-Loire – août 2019

 

(*) Les informations pratiques sur les conditions de visite, ainsi que les diverses animations sont à retrouver sur le site internet de la forteresse de Polignac.

 

 

 

[Auvergne] un soir au Puy en Velay

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Après notre journée à monter et descendre au Puy en Velay, un peu de repos à l’hôtel et un repas chaud, nous avons décidé d’assister aux spectacles de Puy de Lumières. Force est de constater que les projections de mapping vidéo sur les monuments ont actuellement le vent en poupe, et après Chartres l’année dernière et Bourges au début de l’été, nous étions curieux de voir ce que cela allait donner au Puy en Velay.

Nous avons donc commencé par attendre patiemment la tombée de la nuit, en prenant place au pied du rocher Corneille, face au rocher Saint Michel où a lieu l’une des projections. Tout en assistant au coucher du soleil, nous avons admiré la mise en valeur du site de la chapelle Saint Michel d’Aighuile par les éclairages.

Puis, le noir s’est fait sur le rocher et les projections ont commencé. Chaque spectacle dure une bonne dizaine de minutes. Nous avons suivi les indications du plan pour nous placer aux bons endroits afin d’y assister.

Après la chapelle et le rocher Saint Michel, nous avons vu successivement les projections sur la chapelle Saint Alexis dans la cour de l’hôtel du département, la façade de la cathédrale, la place du Plot et la façade de la mairie.

Nous avions initialement envisagé de poursuivre avec les façades du théâtre et du musée Crozatier, mais après une journée de pluie et de balades, il faisait bien frais (un peu moins de 10°C quand nous sommes rentrés à l’hôtel) et nous étions plus fatigués que motivés !

Nous avons toutefois apprécié les différentes projections auxquelles nous avons assistées, et passé une bonne soirée à découvrir autrement le patrimoine de la ville.

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Le Puy en Velay – Haute-Loire – août 2019

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(*) L’ensemble des informations pratiques concernant le parcours et les horaires est disponible sur un dépliant papier que l’on trouve aisément à l’office de tourisme et dans ce nombreux lieux au Puy en Velay (il nous a été remis à notre arrivée à l’hôtel pour notre part), ainsi que sur le site internet du Puy de Lumières. Il est conseillé de télécharger l’application mobile pour bénéficier du son avec ses écouteurs. En effet, pour préserver la quiétude des riverains, le son est minimal sur la plupart des projections et en particulier sur celle de la cathédrale.

Deux projections ont également lieu en dehors de la ville du Puy, à Brives-Charensac. Nous ne nous y sommes pas rendus non plus.

[Auvergne] un jour au Puy en Velay

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Après avoir quitté La Chaise Dieu, nous avons pris la route du Puy en Velay… Enfin, pas la route directe ! Faute d’avoir vu des panneaux à la sortie de La Chaise Dieu, nous avons suivi une route au hasard… et nous sommes retrouvés dans la vallée de la Senouire. Malgré la pluie , et l’étroitesse de la route, nous avons profité d’un paysage fantastique dans de très belles gorges.

Quand nous avons finalement gagné le Puy en Velay, la pluie était toujours bien présente. Après une pause rapide pour déjeuner, nous sommes partis à travers les rues de la vieille ville pour monter vers la cathédrale.

Le Puy en Velay est le point de départ de l’une des voies de Saint Jacques de Compostelle, la Via Podiensis. La cathédrale, d’architecture romane, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle. Construite sur un dyke volcanique, elle est accessible par un escalier d’une centaine de marche qui se prolonge sous le porche et débouche au milieu de la nef. En effet, tandis que le chœur repose directement sur le rocher, une partie des travées a été construite au dessus de maçonneries rattrapant le fort dénivelé.

Nous commençons notre visite par les salles basses et le cloître d’où nous apercevons la statue de Notre Dame de France qui domine le rocher. Construite à partir des canons pris par Napoléon à la bataille de Sébastopol, elle a la particularité d’être visitable à l’intérieur. Toutefois, la plus jolie vue se situe sur la plateforme à son pied qui permet d’apercevoir l’ensemble de l’agglomération. Nous aurons la chance de nous y trouver entre deux averses de bien pouvoir en profiter.

Après avoir vu la Vierge Noire qui fait l’objet de dévotion dans la cathédrale, et fait un tour dans le baptistère paléo-chrétien attenant à la cathédrale, nous redescendons tranquillement dans le bas de la ville… en nous arrêtant pour admirer la dextérité d’une dentellière. Avec son expérience et sa rapidité, le galon de dentelle sort au rythme de 10 centimètres par heure.

Parmi les autres spécialités de la région, nous retiendrons la Verveine du Velay dont l’ancienne distillerie construite au début du XXe siècle offre au regard une jolie tourelle-enseigne de style Art Nouveau portant le mot Verveine.

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Le Puy en Velay – Haute-Loire – août 2019

[en cuisine] tartes automnales

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Tarte prunes et raisin

Tarte aux prunes & au raisin

Avec la fin de l’été et l’arrivée de l’automne, les approvisionnements en fruits de saison évoluent : finis les abricots, pêches et autres fruits d’été, bonjour les prunes, le raisin, les pommes et les poires. Et comme les températures sont plus fraîches, je n’hésite plus à allumer le four pour faire une tarte aux fruits.

La première de la saison devait être aux prunes… Mais au moment de la réaliser, je me suis aperçu qu’avec ce que nous avions déjà picoré, il ne restait pas assez de prunes pour garnir la tarte. J’ai donc ajouté un peu de raisin en plus.

Afin que la pâte ne soit pas détrempée par le jus des fruits, j’avais ajouté en guise de fond de tarte un mélange de fécule de maïs et de noix de coco râpée (2/3 noix de coco, 1/3 fécule). Je voulais initialement mettre de la poudre d’amandes à la place la noix de coco mais je n’en avais plus. J’essaierai une prochaine fois.

Vous remarquerez que c’est une version tarte rustique, qui évite d’avoir à foncer un moule et donne un côté moins formel au résultat.

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Tarte aux nashis

Tarte aux nashis

Quelques nashis qui commencent à s’abîmer dans la coupe à fruits… une bonne occasion de les cuisiner en tarte.

Cette tarte n’est finalement qu’une déclinaison d’une classique tarte aux pommes. J’ai utilisé de la compote pomme/poire en guise de fond de tarte. En effet, le nashi est une variété de poire, originaire du Japon, dont la forme se rapproche de celle de la pomme mais le goût et la texture font vraiment penser à certaines variétés de poires européennes un peu granuleuses.

Très juteux, les nashis ont la réputation de mal passer à la cuisson. Je dois dire que pour ma part, je me ne suis jamais privée de les cuire (j’en ai déjà fait des compotes ou des confitures), tout comme je ne m’interdis pas de cuire n’importe quelle autre variété de poires. Et ce premier essai en tarte était clairement une réussite !

[fourre-tout de la semaine] 6 octobre 2019

Alors que l’automne a officiellement commencé, je suis enfin allée essayer le bubble tea du Alix Coffee !

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(*) Alix Coffee, 32 avenue Pierre Semard, 26000 Valence (face à la gare de Valence Ville)

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Difficile de résister à la brioche aux pralines de la Maison Nivon

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(*) Maison Nivon, 17 avenue Pierre Semard, 26000 Valence

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[projet 52-2019] semaine 40 – monumental

Les semaines se suivent et se ressemblent en ce moment : chargées, très chargées… Le recours aux archives est donc de mise cette fois encore pour le thème Monumental de cette 40e semaine du projet 52.

Je vous propose donc de découvrir l’ancienne salle des fêtes de Bourges et sa façade monumentale. Edifiée à l’époque du Front Populaire dans le style Art Déco alors en vogue, elle devient Maison de la Culture en 1963 selon le souhait d’André Malraux. Nécessitant de larges travaux et une restructuration complète, ses activités ont été déplacées en d’autres lieux depuis le début des années 2000 et les travaux lancés. Ceux-ci seront finalement stoppés quelques années après suite à la découverte de vestiges archéologiques importants nécessitant des fouilles poussées et également quelques soucis de gestion financière du projet.

Actuellement, les lieux sont toujours fermés et les anciennes portes d’entrée ont été reconverties en mur d’expression accueillant des fresques renouvelées périodiquement.

 

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Pour découvrir les visions monumentales des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…