[projet 52-2020] semaine 37 – en famille

Le thème de cette semaine pour le projet 52 nous invite à passer un moment en famille.

Avec la rentrée, la fin des vacances, la reprise d’un rythme plus soutenu, nous avons chez moi moins d’occasions de nous retrouver tous ensemble… alors, je me suis tournée vers des moments que nous avons passés ensemble cet été.

Ce jour-là, nous partions marcher un peu en famille en direction d’une cascade pour une courte randonnée : un joli souvenir au cours de nos vacances en Chartreuse.

****************

Pour découvrir comment les autres participants se retrouvent en famille, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[Normandie] à la découverte des plus grandes cascades de l’ouest

Les cascades de Mortain ont la réputation d’être les plus grandes de l’ouest de la France. Situées en Normandie, à l’extrémité de l’ancien massif armoricain,elles ont été taillées par 2 rivières : la Cance et son affluent, le Cançon.

Nous laissons la voiture dans le centre de Mortain, à quelques pas de la collégiale Saint Evroult, fondée par Robert de Mortain, demi-frère de Guillaume le Conquérant. Et nous descendons vers le rocher de l’Aiguille et la petite cascade.

Après avoir longé un site d’escalade, nous arrivons à un ancien moulin et commençons à remonter le cours du Cançon à travers un petit canyon. Rapidement, nous apercevons les cascadelles qui composent la petite cascade. A cette saison de l’année, il n’y a pas beaucoup d’eau mais le site est ravissant et le chemin monte le long de la cascade, jusqu’au petit lavoir situé juste au dessus. Il y a beaucoup de monde (tant sur le chemin qu’installés au bord de la rivière) et nous ne nous attardons pas.

Nous traversons la rivière pour nous enfoncer dans la forêt et rejoindre la charmante petite chapelle Saint Vital, accrochée au massif. Nous continuons ensuite jusqu’au point de vue du Rocher Brûlé qui après un escalier taillé à même le rocher nous permet de voir la ville et ses environs.

Après être redescendus, nous empruntons la voie verte jusqu’au Neufbourg où nous contournons la jolie petite église de style anglo-normand avant de nous diriger vers la grande cascade. C’est a priori la plus impressionnante des deux mais il y a réellement foule : nous avions eu une impression de monde à la petite cascade mais ce n’était rien à côté de ce que nous constatons ici. L’endroit, rafraichissant et proche de la ville, est très couru. Beaucoup de familles sont installées au bord de la cascade et s’y baignent. Nous ne ferons donc que passer sans vraiment profiter de la beauté des lieux…

Nous retournons ensuite à la voiture en longeant la route principale. Bien fatigués après cette randonnée en forêt (et une chute dans la petite cascade… les pierres y sont très glissantes), nous n’avons pas fait le crochet par l’abbaye blanche, ni ne sommes allés à la côté 314. Cela nous donnera l’occasion de revenir dans le Mortainais !

Au pied de l’ancien moulin
Traverser de jolis petits ponts de bois
A l’approche de la petite cascade….
Au pied de la petite cascade….
La chapelle Saint Vital, entre rocher et forêt
Escalier taillé dans la roche pour rejoindre le point de vue du Rocher Brûlé

Mortain – Manche – août 2020

(*) Les cascades sont facilement accessibles à pied depuis le centre de Mortain. Il est recommandé de porter de bonnes chaussures car le terrain est assez caillouteux et escarpé.
En été, les cascades semblent vraiment être un point de rassemblements de familles et de petits groupes et elles sont littéralement prises d’assaut. Il faut, si on en a la possibilité, privilégier une visite en automne ou en hiver.
Le circuit que nous avons suivi est fléché : nous n’avions pas regardé les possibilités à l’avance mais vous pouvez trouver le livret correspondant à l’office de tourisme.

[Bretagne] flâneries dans le parc botanique de Haute Bretagne

Dans les environs de Fougères, on trouve l’un des plus beaux parcs botaniques que je connaisse : celui de Haute-Bretagne, au château de la Foltière sur la commune du Châtellier.

Conçu comme une succession de jardins, il se déploie sur 25 hectares et offre une balade de plusieurs heures à travers diverses ambiances.

Si en plein été, certaines variétés comme les camélias ne sont plus en fleurs et que d’autres, comme les roses, sont en fin de floraison, on peut toutefois admirer les jolies fleurs de la collection d’hydrangeas. Toutes les nuances de bleus se succèdent sur les arbustes et m’émerveillent (j’ai un grand faible pour les hydrangeas ! ).

Au cours de notre promenade, nous profitons des différents jardins avec plaisir, d’autant plus qu’ils sont régulièrement rythmés par des pièces d’eau.

Après avoir admiré les lotus en fleurs, nous restons un moment dans l’ombre bienfaisante de la bambouseraie. Puis, nous nous dirigeons vers les méandres du jardin japonais et ses multiples ponts. Et nous faisons le grand tour de l’étang principal en restant sous le couvert des arbres. L’endroit est calme et reposant.

Nous prenons le temps d’une délicieuse pause goûter au salon de thé du château, installés sur la terrasse, face aux jardins. La pavlova est parée elle aussi de fleurs délicates (et comestibles).

Puis nous terminons par les bosquets situés à l’arrière du château, dans une demie-ombre appréciable en cette chaude journée estivale.

Entre le parking et l’entrée du parc, la féerie florale commence dans une allée bordée d’hydrangeas blancs
Des ruches sont installées sur le site
Lotus en fleur
A l’ombre de la bambouseraie
Au cœur du jardin japonais
Passion hortensias !
Miroir d’eau
Le bleu profond des hydrangeas
Les hydrangeas prennent une douce teinte verte en fânant
Nuances de bleu

Parc botanique de Haute Bretagne – château de la Foltière
Le Châtellier – Ille-et-Vilaine – août 2020

(*) Le parc botanique de Haute Bretagne se visite du printemps à l’automne. L’étalement des floraisons le rend chaque fois différent. Les informations pratiques (jours et horaires d’ouverture en particulier) sont à retrouver sur leur site internet.

[petits moments] le concours de chiens de berger

En allant faire une course, mon oeil a été attiré par un panneau au bord de la route annonçant un concours nationale de chiens de berger… Cela a piqué ma curiosité alors j’ai fait le petit détour pour aller voir ce qu’il en était, et j’ai été impressionnée par le travail des chiens, et de leurs bergers, autour des troupeaux.

J’ai également apprécié les commentaires, très didactiques qui expliquaient les règles, les obstacles mais surtout ce à quoi ils peuvent correspondre dans la vraie vie, et pourquoi il est important pour les chiens et bergers de savoir guider les brebis sur ces obstacles.

La vue sur le village de Vaunaveys, depuis le bord du terrain

concours national de chiens de berger – épreuve des chiens de niveau 2
(chiens encore « en formation » pour la conduite de troupeaux)
Vaunaveys la Rochette – Drôme – samedi 5 septembre 2020

[projet 52-2020] semaine 36 – touriste

Pour cette 36e semaine du projet 52, le thème est Touriste… un thème forcément un peu corrélé aux vacances.

On est tous « touristes » un jour ou l’autre (et je ne parle pas seulement de quelques dilletantes à l’école ou au travail..), même si on apprécie sortir des sentiers battus. En effet, nous sommes tous amenés à visiter des sites fréquentés qu’ils soient proches de chez nous ou plus lointains, à aller voir la même chose que les autres (et ce n’est pas une critique : si un site est si réputé, ce n’est pas le fruit du hasard), ….

Si on voulait caricaturer le touriste, on pourrait le présenter avec un guide de voyage « grand public » à la main… ou suivant un guide qui agite son petit drapeau…. On pourrait aussi l’évoquer à travers une boutique de souvenirs.

Comme vous pouvez le constater, je n’ai choisi ces options. En effet, en relisant le thème, c’est cette photo qui m’est venue à l’esprit : une photo des années 50 ou 60, trouvée dans les vieilles photos de famille. Les quatre personnages sont bien des touristes s’apprêtant à partir en excursion à cheval dans le cirque de Gavarnie dans les Pyrénées (et parmi elles ma grand mère).

PS : oui, je triche un peu cette semaine, car ce n’est pas une photo que j’ai prise moi-même (encore que j’ai pris la photo de la photo, ça compte ?) mais c’est une photo personnelle tout de même….

***************

Pour découvrir comment les autres participants font les touristes, je vous invite à suivre les liens dans les commentaires…

[Normandie] un tour à Granville

vue sur le port

En été, nos balades granvillaises commencent souvent à la pointe du Roc. En effet, on y trouve assez facilement du stationnement… et la vue sur le port et la mer est splendide.

Le chemin qui longe la pointe du Roc a été rouvert (il avait été interdit d’accès suite à des éboulements), et c’est un véritable plaisir que de le parcourir à nouveau. Là, au cœur de la ville ou presque, entre les vestiges des blockhaus du mur de l’Atlantique, on se retrouve sur un sentier côtier sauvage avec les îles Chausey en point de mire à l’horizon….

Le soleil nous incite à faire une petite pause, pour profiter du paysage, tellement apaisant.

Puis, nous continuons le long de l’ancienne caserne avant de pénétrer dans la Haute Ville. Là, il est possible de longer les anciens remparts et de descendre ensuite jusqu’au casino.

Mais, cette fois, nous faisons le choix des petites ruelles intérieures avant de passer l’ancienne porte à pont-levis et de descendre la rue des Juifs bordée de jolies boutiques.

Nos pas nous font ensuite traverser les rues fréquentées pour rejoindre la rue Saint Sauveur et le charmant salon de thé Picorette (où je ferai une très large provision de thés… ).

Après un goûter bien mérité et un thé glacé divin, nous regagnons la pointe du Roc en longeant le port et la criée.

depuis le sentier littoral
au milieu des herbes sauvages
dépasser une petite crique
vue sur les remparts et le Plat Gousset
dans les ruelles de la Haute Ville

Granville – Manche – août 2020

(*) Afin de trouver du stationnement à la pointe du Roc, il faut suivre la direction de l’aquarium : de vastes parkings sont accessibles à proximité de celui-ci. Le sentier littoral passe en contrebas du parking et on peut le suivre afin de gagner le bout de la pointe, sous le sémaphore. Les anciens blockhaus sont situés tout le long de la pointe (le sémaphore a été construit sur l’un d’entre eux) et de nombreux vestiges sont accessibles sur l’esplanade auprès du phare.

[Drôme] Romans en lumières

Depuis le 15 août, chaque soir à la tombée de la nuit, les façades du Musée de la Chaussure de Romans s’animent dans le cadre de la Région des Lumières.

Cette opération met en valeur les monuments des villes de la région à travers des projections monumentales. J’avais ainsi déjà découvert celles sur la façade de la cathédrale de Valence l’hiver dernier et celles du Puy en Velay l’été dernier. De son côté, la ville de Romans avait déjà monté des spectacles de projections sur la tour Jacquemart pour Noël. Cette fois, ce sont les majestueuses façades du Musée de la Chaussure, ancien couvent des Visitandines qui sont mises en lumières.

Le spectacle se déroule sur les trois façades et nous propose de plonger dans le patrimoine architectural, gourmand et historique de Romans. Ainsi, l’évocation commence par celle du travail du cuir : tanneries, maroquineries, chausseurs ont longtemps été les industries principales de la ville. De façon assez logique, le travail du cuir débouche sur la chaussure et quelques paires emblématiques des collections du musée viennent prendre vie.

Puis, le spectacle évoque les fastueuses décorations de la collégiale Saint Barnard qui se retrouvent reconstituées en lumières. L’effet est saisissant. Viennent ensuite la Tour Jacquemart (qui est actuellement en train de se refaire un beauté et qui devrait être ensuite en mesure de sonner les heures à nouveau), et le joli kiosque à musique. Ensuite, pognes et ravioles viennent titiller nos souvenirs gourmands.

Le sport, la danse, les cultures contemporaines et le carnaval sont ensuite évoqués à travers des tableaux rythmés. Les façades dansent. C’est presque hypnotique.

Quand le MERCI final s’affiche, on n’a finalement qu’une seule envie : s’organiser pour revenir !

Les vendredis et samedis soir à partir de 19.00, il y a des food-trucks, un bar éphémère et un DJ Set pour patienter jusqu’à la tombée de la nuit.
le travail du cuir
Chaussures à foison
la collégiale Saint Barnard
Jacquemart…
le kiosque à musique
Pluie de pognes !
effet hypnotique sur les façades….

Romans – Drôme – août 2020

(*) Le spectacle Romans en lumières est gratuit. Les projections débutent à la tombée de la nuit jusqu’au 20 septembre 2020.

[Isère x Savoie] paysages envoûtants au cirque de Saint Même

A cheval entre Savoie et Isère, au cœur du massif de la Chartreuse, le cirque de Saint Même faisait partie de ces endroits que j’avais très envie de découvrir en vrai après les avoir vu souvent en photos. D’ailleurs, je craignais d’être déçue par la réalité tant les images que j’avais croisées sur les réseaux sociaux étaient magiques… Je vous rassure tout de suite : il n’en a rien été et les lieux m’ont complètement envoûtée !

La météo avait été pluvieuse en fin de nuit et bien que la matinée soit déjà très avancée, les nuages s’accrochaient encore largement aux montagnes quand nous sommes arrivés à l’entrée du site. Nous avons laissé la voiture sur le parking et sommes partis à pied le long de la rivière.

Dès l’entrée dans le cirque, le paysage enrobé de nuages se dévoile à la fois grandiose et magique. Nous continuons à remonter la rivière jusqu’à trouver un gros rocher où nous installer pour le pique-nique.

Après la pause, nous décidons de remonter la rivière en suivant le sentier du tour du cirque pour accéder à la Pisse du Guiers, la cascade la plus basse. Après une première partie très facile, nous arrivons à un charmant petit pont en bois. Ensuite, le sentier s’engage dans les rochers, mais la progression reste globalement facile. Nous avons bientôt la cascade en point de mire. Pour arriver jusqu’au pied, il faut escalader un peu dans les rochers. Le jeu en vaut la chandelle car une fois au pied de la cascade, le spectacle est vraiment fascinant. Nous restons un long moment à admirer la chute d’eau… et ne décidons de partir que parce qu’un autre sentier nous attend.

Un petit retour sur nos pas et nous revenons à la bifurcation pour partir sur le sentier des cascades afin d’accéder aux cascades situées plus haut dans le cirque.

Le chemin s’engage dans la forêt dans une montée rapide. Entre les arbres, la vue sur la vallée et les montagnes environnantes prend de l’ampleur. Nous apercevons également une cascade qui semble surgir au cœur de la forêt. Le sentier continue à monter…. avant d’amorcer une descente entre racines et cailloux.

Nous arrivons à la Grande Cascade. Entre la météo hésitante et la crise sanitaire, il y a peu de monde dans cet endroit habituellement plein de touristes. Nous pouvons profiter de la vue sans être gênés. De là où nous sommes, nous apercevons la cascade la plus haute, celle qui chute de la grotte où la rivière prend sa source. Nous descendons dans le lit de la rivière pour une vue grandiose sur la Grande Cascade. Puis nous empruntons la passerelle des resquilleurs qui apporte une touche de photogénie supplémentaire aux lieux et amorçons la descente.

Dans la forêt, de nombreux rochers attirent les enfants qui n’hésitent guère à les escalader (les rochers ont une attirance un peu magnétique sur eux ! ). Nous retrouvons la rivière dans la prairie où nous la traversons sur des petits ponts en bois….

Nous terminons là notre promenade dans le cirque de Saint Même, totalement sous le charme.

Un air de Canada en Chartreuse
Le petit pont de bois sur le Guiers Vif avant d’arriver à la Pisse du Guiers
Cascade de la Pisse du Guiers
C’est reparti pour le sentier des cascades !
Et dans la forêt apercevoir une cascade
La Grande Cascade et au dessus la cascade de la source
la Grande Cascade
La Grande Cascade et le pont des resquilleurs
On se retourne une dernière fois ….

Cirque de Saint Même – Chartreuse – entre Isère et Savoie – juillet 2020

(*) Le cirque de Saint Même est entièrement piéton. Des parkings sont prévus à l’entrée du site, auxquels l’accès est normalement payant en haute saison (mais cette année, l’accès était gratuit). Un péage est installé sur la route avant le village de Saint Même le Haut.
Le sentier du tour du cirque est facile en dehors de la toute fin, mais vaut la peine même sans aller jusqu’au bout.
Le sentier des cascades est un peu plus sportif en raison de la forte montée dans la forêt, mais il peut être fait par des enfants qui marchent bien. Il convient d’être bien chaussé en raison des nombreux cailloux et racines sur le chemin.
Avec l’humidité des cascades, certains passages peuvent être glissants.
Même en cas de météo grise, il est mieux de partir avec de l’eau en quantité suffisante (surtout avec la montée un peu sportive ! ).

Sentier des cascades : environ 5 km pour 150 mètres de dénivelé positif, il est indiqué pour 1h30 (c’est grosso modo ce que nous avons mis, pauses photos comprises)
Sentier du tour du cirque : presque pas de dénivelé, indiqué pour 30 minutes (nous avons mis à peu près ce temps là mais nous avons passé pas mal de temps à nous amuser dans les rochers et à prendre des photos)