Après une première expédition en tout début de saison sur les bords du Rhône pour trouver des orchidées sauvages, j’ai profité d’un matin ensoleillé de mai pour filer dans le Vercors. Je vais généralement dans le même secteur, sur les hauteurs de Combovin et de Lozeron. Là, les orchidées sont nombreuses et faciles à repérer. J’en ai d’ailleurs vu beaucoup sur les bas-côtés de la route tout au long de la montée depuis la plaine de Valence. Comme l’année dernière, je vous propose quelques photos des variétés observées, en mode portfolio.

Les orchis singe
Je pense que les orchis singe sont les plus nombreuses orchidées que j’ai observées ce jour-là. Elles se plaisent bien sur les pentes du Vercors et fleurissent en nombre. Ce sont elles qui me servent de point de repère. Avec leur couleur rose un peu voyante, elles manquent de discrétion. Et, quand je commence à les voir un peu partout sur les bords des routes des piémonts du Vercors., c’est qu’il est temps de monter pour une « chasse aux orchidées ».



Les orchis brûlés
Les orchis brûlés sont souvent plus discrets que les orchis singe. Je sais qu’il y en a dans ce secteur donc je les cherche du regard. Mais ils sont généralement tous petits et un peu cachés. Cette année cependant, j’ai eu le plaisir de trouver quelques individus de plus grande taille (une bonne vingtaine de centimètres de haut). En effet, ils peuvent atteindre jusqu’à une quarantaine de centimètres de haut, même s’ils en font généralement moins de vingt.

Les orchis mâles
Avec leur jolie couleur violette et leur allure élancée, ils sont assez faciles à trouver même lorsque l’herbe est un peu haute. De plus, ils sont souvent en petit groupe. J’ai eu l’impression d’en voir plus cette année que les années précédentes.





Les orchis pourpres
Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas croisé d’orchis pourpre (je crois que cela remonte à 2021, lors d’une randonnée au pied du Vercors). J’avoue avoir d’ailleurs eu un peu de mal à les identifier. Par contre, je n’ai eu aucun mal à les voir : l’un des individus mesurait une bonne quarantaine de centimètres de haut. Leur particularité est qu’ils sont très foncés et portent beaucoup de macules pourpres sur leurs labelles.


Les orchis de Provence
Leur principale particularité des orchis de Provence, c’est leur couleur. En effet, la plupart des orchis qu’on trouve dans la Drôme sont dans des teintes de rose et de violet. Eux sont jaune pâle. Contrairement aux autres variétés que j’ai trouvé à plusieurs endroits dans le Vercors, je n’ai vu des orchis de Provence que dans le secteur du col Jérôme Cavalli. Il y a sont relativement nombreux même si leur couleur pâle nécessite de bien regarder pour les trouver. Ce sont par contre, je trouve, les moins faciles à photographier car leur couleur contraste peu avec le vert de l’herbe.

Bonus – profiter du paysage
Bien entendu, quand je vais chercher les orchidées sauvages, je ne manque pas non plus d’observer les environs, de profiter du chant des grillons et du vent dans les herbes, de sentir le soleil réchauffer le paysage. Ce n’est pas parce que je cherche des fleurs au ras du sol que je ne fais que ça. Lors de ma balade photographique sur la piste des orchidées dans le Vercors, j’ai fait une pause sur les hauteurs de Lozeron. J’aime beaucoup cet endroit, souvent très calme (encore plus depuis que la zone où il était possible de se stationner a été réduite car elle devenait un vrai camping avec de nombreux vans et camping-car ne respectant pas toujours ni les lieux ni les autres..). Et puis, la vue est superbe quand le temps est dégagé. Face à nous, la silhouette de l’immense synclinal de Saoû se dresse à l’horizon. Et si on fait un peu attention, il est aussi possible de voir le synclinal de Saint Pancrace, à Suze. Ce deuxième synclinal drômois, plus petit que celui de Saoû, est aussi beaucoup moins connu, coincé dans les paysages du Vercors environnant, entre les vallées de la Gervanne et de la Sye.



Sur la droite, on distingue les extrémités du synclinal de Saint Pancrace qui est en partie caché par un petit sommet arrondi.
Lozeron – Drôme – mai 2025
Rappel important : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Afin de ne pas risquer de les piétiner, il est important de rester sur les chemins, ou comme ici, sur la route. En effet, toutes les fleurs photographiées dans cet article l’ont été sur le bas-côté d’une petite route de montagne assez peu passante.
Merci pour ce rappel indiquant que l’on ne doit pas les cueillir.
Il me semble important de le préciser…
J’aime beaucoup les orchidées sauvages… mais j’ai toujours du mal à les différencier sur place. La photo est le bon moyen de les reconnaître.
Merci pour le petit rappel en fin d’article. Quand j’étais enfant, nous revenions de nos balades avec des bouquets de « Pentecôte » (nom local de l’Orchis pourpre). J’ai compris depuis que c’était une bien mauvaise pratique!!!
Je commence à bien reconnaître certaines variétés, mais d’autres, en particulier chez les ophrys me laissent plus perplexes (même en identification a posteriori sur photo)
Il y a quelques années, la conscience de la fragilité de certaines espèces végétales était moindre et donc les pratiques de cueillette différentes…
A défaut d’aller sur les chemins du Vercors par moi même, je découvre grâce à ton blog une adorable région. Merci et bonne journée. Amicalement
Ravie de pouvoir te faire un peu découvrir ma belle région !
Magnifiques orchidées !
J’aime les fleurs dans leur milieu naturel, pas fan de fleurs coupées (sauf les roses du rosier qui cassent leurs tiges tellement elles sont lourdes).
Très belle journée 😉
Les fleurs en pleine nature ont une beauté appréciable…
Le synclinal perché de Saoû est sans doute mon endroit de balade favori, chaque année où je m’y rends, j’en connais maintenant tous les chemins mais je ne me lasse pas de ce navire de pierres flottant sur l’océan de lave des profondeurs.
Il y a tant de jolies randonnées à faire en effet dans ce milieu naturel exceptionnel.
Impressionnante collection ! dans mon nouveau « coin », je n’ai vu qu’un orchis pourpre (dans mon jardin !) et une poignée d’orchis mâles. C’est déjà beaucoup nettement plus riche que dans mon ex « coin » ^^
Ce secteur est très riche en diversité de variétés d’orchidées. Elles sont tellement faciles à trouver que ça en manque presque de sportivité !
Je m’en souviens de ton post de l’année dernière; toujours impressionnée de ses belles fleurs et superbes photos!!!
Je ne me lasse pas de les admirer chaque printemps depuis une bonne dizaine d’années maintenant !
j’attends avec impatience le jour où un botaniste chevronné nous sortira un croisement « singe provençal mâle pourpre brûlé » 🙈🙊🙉 ça vaudra une photo 😄
Si ça se trouve la nature a déjà produit un tel hybride, mais on ne l’a pas encore trouvé….
Les orchidée singes sont vraiment superbes, ce sont les mâles que j’ai trouvées en abondance autour d’un carrefour pas loin d’ici 🤗
C’est vrai que les orchis singes sont belles, mais je crois que je les aime toutes 🙂
Contente pour toi que tu aies pu en trouver pas loin de chez toi !
Quelles magnifiques photos 🙂 C’est vrai que chaque printemps, tu vois de superbes orchidées différentes 😉
Et oui, chaque printemps, j’aime partir les « chasser » et rapporter des photos 🙂