Pour cette 25e semaine du projet 52, je vous invite à nous montrer portes et fenêtres… Je dois dire que je m’y suis pris vraiment tard cette semaine pour réfléchir à ce thème (en toute honnêteté, j’avais zappé de préparer ma photo et cet article jusqu’à vendredi 22.00 bien passées…). En parcourant les photos prises le week-end dernier à Lille, je suis tombée sur celles prises à la gare du Nord à Paris lors de mon trajet aller.
C’est donc une photo de gare que je vous propose, où en regardant par la fenêtre, on devine les verrières qui éclairent le fond de la grande halle.
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Pour jeter un œil aux portes et aux fenêtres des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
J’étais déjà allée sur le site médiéval du Couvent des Carmes à Beauvoir en Royans il y a quelques années. Je n’avais alors pas pu visiter le musée qui n’était pas ouvert. Depuis, j’avais complètement « oublié » d’y retourner. A l’occasion d’un jour férié de mai, alors que je cherchais une promenade en complément d’une visite au Jardin des Fontaines Pétrifiantes (je vous en reparle bientôt !), et que je regardais une carte, le nom de Beauvoir en Royans m’a sauté aux yeux. Notre sortie allierait donc culture et nature…
Le Couvent des Carmes
Le site du Couvent des Carmes est situé au pied du Vercors, dans la vallée de l’Isère qu’il surplombe. Avant le couvent, le lieu était celui du château des Dauphins, seigneurs du Dauphiné avant l’achat de celui-ci par le Royaume de France. Du château médiéval, il reste un pan de mur d’enceinte, une porte d’accès au fossé extérieur, un donjon à flanc de colline, et l’arche gothique qui portait le vitrail majestueux de la chapelle. C’est Humbert II qui, au XIVe siècle, créé le couvent au pied de son château de Beauvoir où il a pris résidence habituelle.
Le bâtiment du couvent est reconstruit au XVIIe siècle. Il abritait les salles communes et la chapelle au rez-de-chaussée et les cellules des moines au premier étage. L’escalier à 2 volées dessert via un palier la tribune de la chapelle. Il se distingue par sa superbe rambarde en fer forgé.
Aujourd’hui, le couvent héberge un musée d’histoire locale ainsi qu’une exposition semi-permanente (les oeuvres tournent au fil des années afin de garantir leur bonne conservation dans le temps) consacrée au peintre contemporain Bob ten Hoope. Cet artiste hollandais a en effet vécu une cinquantaine d’années au pied du Vercors et a légué une partie de ses œuvres au département de l’Isère. Parmi celles-ci, on retrouve des paysages du Vercors ou encore des portraits croqués sur le vif dans les cafés et restaurants des environs.
Durant la saison 2022, le musée accueille également une exposition temporaire Forest Art Project autour du thème de la forêt où art et science se mêlent pour montrer la beauté des grandes forêts de la planète et sensibiliser aux menaces qui pèsent sur leur avenir. J’ai particulièrement aimé l’œuvre de Claude Como installée sur le grand mur de la chapelle.
Après cela, nous continuons notre découverte en faisant le tour du bâtiment pour admirer l’ancienne cour du couvent et profiter du jardin médiéval dont les carrés sont plantés d’herbes médicinales et de plantes potagères.
Escalier en fer forgé et tomettes sur le sol – le charme d’un bâtiment du XVIIe siècleL’oeuvre de Claude Como installée dans la chapelle pour l’exposition Forest Art ProjectTraverser la forêt stylisée du Forest Art Project pour rejoindre l’exposition Bob ten HoopePaysage du Vercors par Bob ten HoopeBarbières par Bob ten HoopeExposition Bob ten HoopeExposition Forest Art Project – peindre le vivantExposition Forest Art Project – contraste entre la délicatesse du dessin et la toile de jute bruteIris dans le jardin médiévalLa chapelle du Couvent des Carmes vue de la courUn verger conservatoire a également été aménagé sur le site, au pied du Vercors
Les orchidées de la pelouse
Le site médiéval de l’ancien château est maintenant un espace de verdure public où il est possible de venir pique-niquer ou passer un moment en famille ou entre amis. Après avoir nous-même profité de l’endroit pour déjeuner, nous sommes allées voir les ruines de plus près. Mais finalement, ce qui m’a le plus attiré, ce sont des petites fleurs plus ou moins discrètes disséminées sur les vastes pelouse. L’endroit s’est avéré être plein d’orchidées sauvages !
C’est ainsi que je me suis retrouvée rapidement agenouillée dans l’herbe à photographier les orchis boucs, les ophrys abeille et les anacamptis pyramidaux qui peuplaient les lieux !
Enfin, nous avons terminé notre découverte de Beauvoir en Royans par un petit tour dans le vieux village. Nous y avons trouvé une église de poche et une place du village pleine de charme bordée de façades parées de vignes entourant un lavoir-fontaine rafraichissant (ce qui était bienvenu dans cette journée quasi-estivale).
Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et nombre d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.
C’est un dimanche en fin de matinée, alors que le soleil brillait et que le ciel était d’un bleu immaculé, que l’idée a surgi : « et si nous allions pique-niquer ? ». Ce n’était pas ce qui était prévu au menu du déjeuner, mais un rapide calcul m’a permis de me rendre compte que l’on pouvait décaler et réorganiser les menus prévus pour les différents repas afin de ne rien perdre. Il ne restait donc plus qu’à trouver un lieu pour ce pique-nique improvisé : « Et pourquoi pas dans les jardins de Barbières ? ». Le temps de s’arrêter acheter de quoi confectionner un pique-nique sur le pouce, et nous étions en route pour Barbières !
L’idée n’était pas de faire une grande promenade mais bien de prendre un peu l’air et profiter du beau temps pour un déjeuner sur l’herbe, avant de rentrer à la maison où nous attendaient pas mal de choses à faire..
Malgré tout, il aurait été dommage de venir là et de ne pas faire une petite balade sur le sentier qui longe le canal dérivé de la Barberolle puis de descendre jusqu’à la rivière. Nous avons donc pris le temps d’une petite flânerie dans ce cadre si bucolique. Chaque fois que je prends ce chemin, que je longe ces jardins, je me sens si loin de l’impression de village-rue coincé entre les montagnes que l’on peut avoir en traversant Barbières pour rejoindre le col de Tourniol depuis la plaine de Valence.
C’est dans le jardin public de Barbières, situé en contrebas du lavoir et menant du sentier à la rivière, que nous nous arrêterons pour notre pause déjeuner, profitant d’une des tables de pique-nique mises à disposition, avant de prendre le chemin du retour.
Nous nous sommes fait la réflexion que c’est tellement agréable de pique-niquer aux beaux jours que nous devrions le faire plus souvent, même lorsque nous ne sommes pas en sortie à la journée !
Direction les jardins de Barbières, en longeant le canalle lavoir du villageAu pied de la montagneProfiter des rosiers en fleursCôté jardins…S’amuser à traverser la rivière de pierre en pierreAu niveau de la cluse
Pour cette 24e semaine du projet 52 (nous approchons bientôt de la moitié de l’année..), je vous propose d’aller vous mettre au vert.
J’ai immédiatement pensé à la campagne autour de chez moi avec ce thème. Mais force est de constater qu’à cette saison, le vert n’est plus la couleur dominante : les champs de céréales sont passés au doré, voire même ont déjà été moissonnés (avec une nette avance par rapport aux autres années), les lavandes sont en fleurs (je vous en montre un peu plus rapidement) et la sécheresse jaunit l’herbe…
Alors, j’ai replongé quelques semaines en arrière, un dimanche après-midi du mois de mai, déjà bien chaud où j’étais allée chercher de la fraicheur à l’ombre des arbres bordant un ruisseau dans la campagne de la vallée de la Drôme.
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Pour voir comment les autres participants se mettent au vert, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : je serai avec des amis ce week-end, et je n’aurai pas beaucoup l’occasion de me connecter. Aussi, si votre commentaire ne s’affichait pas et partait en modération, je ferai en sorte de le valider le plus rapidement possible, mais je ne peux pas m’engager sur un délai ! Profitez bien de votre week-end, et restez au frais !
En avril, j’ai fait un saut à Montluçon et Mr 2e m’a accompagnée. Si le but premier n’était pas touristique, cela a cependant été pour nous l’occasion d’y passer (à peine) 24 heures et de profiter un peu de la ville et ses environs.
Je connaissais déjà un peu la ville de Montluçon où j’avais fait une étape il y a presque 2 ans en rentrant de Bretagne. J’avais alors profité d’une fin d’après-midi sur place pour visiter le MuPop, musée des musiques populaires. Cette fois, nous avons plutôt choisi de profiter du beau temps pour parcourir la vieille ville mais aussi les environs de Montluçon.
Samedi fin d’après-midi – La Cité Médiévale de Montluçon
Après avoir stationné la voiture sous les arbres de l’allée Marx Dormoy et posé nos valises à l’hôtel, nous sommes partis à l’assaut de la Cité Médiévale à pied (histoire de nous dégourdir les jambes après 4 heures de route).
Dominée par le château des Ducs de Bourbon, la vieille ville se déploie autour de deux églises : Notre Dame en haut de la colline, juste sous le château et Saint Pierre au pied de la colline. Nous commençons par monter jusqu’à l’esplanade du château pour profiter de la vue à quasiment 360° sur les environs. Nous nous servons des tables d’orientation présentes sur le site (il y a d’ailleurs deux versions tout autour de l’esplanade : une des années 1930 et une des années 1950).
Nous déambulons au fil des rues médiévales, allant de place en place, admirant les façades à pans de bois. Nous ne suivons pas particulièrement d’itinéraire : la Cité Médiévale n’est pas très étendue et il est aisé de s’y repérer pour visualiser les rues que nous n’avons pas encore explorées.
Nous gagnons alors les jardins Wilson, le jardin public du centre ville, construit sur l’emplacement des anciens remparts. Le soleil qui commence à baisser fait scintiller le jet d’eau du grand bassin central et dore les herbes des parterres. Il fait doux et nous prenons notre temps.
Après notre balade, nous choisissons de diner dans un restaurant de la basse ville. Puis nous regagnons notre hôtel en passant devant les jets d’eau de l’avenue Marx Dormoy avec lesquels le soleil déclinant s’amuse.
Sur l’esplanade du château des Ducs de BourbonL’église Notre DameLe passage du DoyennéDe l’église Notre Dame à l’église Saint PierreFaçade à pans de bois et linteau sculptéDans les Jardins Wilson, profiter de la fin de journéeVue sur le Beffroi du Château des Ducs de BourbonCertaines rues de la Cité Médiévale sont très calmesJets d’eau dans la lumière du soir
Montluçon – Allier – avril 2022
Dimanche matin – Néris-les-Bains et la voie verte vers Montluçon
Après une bonne nuit de sommeil, nous avons décidé de mettre le cap sur Néris-les-Bains. J’en avais entendu parler car ma mère y avait fait plusieurs séjours thermaux, et nous avait dit que c’était une jolie petite ville. Néris se situant à moins de 10 km de Montluçon, nous en avons profité pour y faire un tour.
Nous avons laissé la voiture à proximité du casino, et sommes partis à pied découvrir la ville. Le grand parc du casino nous a conduits jusqu’aux thermes (qui étaient fermés ce jour-là). De là, nous avons arpenté les rues bordées d’anciens hôtels et de jolies maisons datant de l’âge d’or de la station thermale, au XIXe siècle. Le centre-ville Belle Epoque n’est pas très étendu et nous en avons finalement assez rapidement fait le tour.
Un air de décor de film de Wes Anderson pour l’ancien Grand Hôtel..Le bâtiment des thermes des années 1930 a été reconverti en spaÉlégante façade d’hôtel au charme désuetLe casino a été construit à la Belle Epoque, au moment où « prendre les eaux » était à la mode
Mais, en arrivant de Montluçon, nous avions vu un ancien viaduc ferroviaire sur lequel nous avions aperçu des personnes. Nous avons donc cherché à retrouver cette ancienne voie ferrée pour aller nous y promener. Nous sommes donc partis à travers un parc dans la direction de Montluçon, et nous n’avons pas tardé à apercevoir au-dessus de nous un (autre) viaduc. Après l’avoir gagné, nous l’avons traversé et sommes partis sur ce qui est maintenant une voie verte reliant Montluçon à Néris.
Arrivés sur le viaduc de Sainte Agathe que nous avions aperçu depuis la route, nous ne sommes pas déçus par notre choix de promenade. La campagne étale ses couleurs printanières en d’élégants vallonnements. Nous continuons quelques kilomètres avant de faire demi-tour, un peu avant d’arriver aux faubourgs de Montluçon.
Quelques magnolias sont encore en fleursL’ancienne voie ferrée entre Néris et Montluçon est devenue une voie verteDepuis le viaduc de Sainte Agathe, admirer la campagne de la CombrailleArbre solitaire
Néris-les-Bains – Allier – avril 2022
Dimanche après-midi – le parc du château de La Louvière
Le dimanche en début d’après-midi, avant de reprendre la route pour rentrer dans la Drôme, j’ai souhaité faire un arrêt au château de la Louvière, à Montluçon (que j’avais déjà repéré lors de mon précédent passage dans la ville sans prendre le temps de m’y arrêter). Situé un peu à l’extérieur de la ville, le château a été construit pour un industriel local dans les années 1920. C’est le Petit Trianon de Versailles qui a servi d’inspiration. Le parc arboré abrite de nombreuses essences.
Malheureusement, lors de notre passage, des travaux de restauration étaient en cours et des échafaudages entouraient l’ensemble du château. Le peu qu’on en apercevait avait cependant l’air charmant (et un coup d’œil à travers la vitre de la porte d’entrée m’a réellement donné envie de venir découvrir l’intégralité du lieu… ). Le petit bâtiment de l’orangerie est lui aussi très élégant…
La charmante orangerie du château de La Louvière
Parc de La Louvière – Montluçon – Allier -avril 2022
Après ces (presque) 24 heures à Montluçon et ses environs, il était temps de rentrer à la maison. J’ai bien repéré encore quelques lieux à découvrir dans le secteur, par exemple le village de Hérisson, la forêt de Tronçais ou encore les gorges du Cher… Ce sera une bonne raison pour revenir !
J’ai eu de nouveau l’occasion de me rendre à Paris dans le cadre d’un déplacement professionnel courant mai. Partie le matin, je suis rentrée par un train en toute fin de journée, à l’heure où le soleil décline et se couche. Le hasard m’a placée du bon côté de la rame pour profiter des dernières lumières du jour sur la campagne entre Bourgogne et Rhône-Alpes. Le spectacle était superbe et je n’ai pas pu m’empêcher de le photographier (avec mon téléphone… je n’emporte pas mon gros APN lorsque je pars pour une journée de réunions, et de façon générale quand je vais en déplacement professionnel où j’ai déjà pas mal de choses à transporter !)
Il y a d’abord eu la traversée de la Seine juste à la sortie de la gare de Lyon. Puis les premiers champs sont apparus au sud de l’Île de France.
Puis, nous avons traversé les grandes plaines céréalières de la Brie.
Doucement, le paysage s’est vallonné alors que notre train filait à 300 km/h au cœur de la Bourgogne.
Nous avons longé des champs d’éoliennes alors que le soleil commençait à se perdre derrière l’horizon.
Finalement, autour de Lyon, le soleil s’est couché, irradiant encore un peu les paysages d’une douce lueur…
Vu l’heure où ce billet sera publié, le point météo pour cette 23e semaine du projet 52 ne sera pas en direct ! Vous aurez donc droit à une photo prise il y a quelques jours, un matin en partant pour prendre le train, où la journée s’annonçait chaude avec des risques de petites averses (qui ont d’ailleurs eu lieu, mais en bien trop faible quantité pour parvenir à réduire le déficit en eau dont nous souffrons actuellement. La zone où je vis est en alerte sécheresse depuis le mois d’avril et le niveau de restriction a encore été augmenté de façon récente).
Je ne fais pas trop attention à la météo les jours où je travaille. Je m’en tiens généralement au temps qu’il fait au moment où je pars de chez moi en prenant en compte celui de la veille pour décider si je prends ou non un manteau ou une écharpe (ce qui n’est pas forcément malin quand on travaille à plus de 100 km de son domicile… ). J’essaie d’y faire un peu plus attention quand je pars en déplacement professionnel, mais j’ai régulièrement des loupés, surtout au printemps et en automne, où je me suis déjà plusieurs fois retrouvée en robe légère à Paris alors qu’il y pleuvait des cordes et que les températures étaient bien fraîches !
Par contre, les jours où je ne travaille pas, j’y suis nettement plus attentive. En effet, je suis souvent dehors, et il est important de savoir à quoi m’attendre (et prévoir le matériel adéquat le cas échéant ou adapter, voire reporter, ma sortie). De plus, certains phénomènes météo peuvent être dangereux. Je n’ai, par exemple, aucune envie de me retrouver au milieu de nulle part en montagne sous un orage. Donc, tout comme je vérifie systématiquement les horaires des marées quand je suis en bord de mer (à grandir à proximité de la baie du Mont Saint Michel, on prend des réflexes !), je vérifie également la météo avant de partir en randonnée ou de prévoir une activité en pleine nature afin d’adapter ma pratique aux conditions extérieures.
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Pour jeter un œil aux points météos des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Après avoir découvert les gorges du Fier et visité le château de Montrottier, le beau temps ne nous donnait pas envie de prendre la route du retour. Aussi, nous avons rapidement regardé ce que nous pourrions faire pour profiter de la fin d’après-midi sans trop nous éloigner de notre trajet pour rentrer à la maison. Au château de Montrottier, nous avions reçu un flyer (et une réduction) pour les Jardins Secrets. Un coup d’œil à la localisation avait fini de nous convaincre !
Comme la journée était déjà bien avancée, nous sommes arrivées peu de temps avant la fermeture de l’accueil des jardins, mais ceux-ci restent ensuite ouverts assez longtemps pour pouvoir les visiter tranquillement.
Dès l’arrivée, le lieu est surprenant et on est immédiatement plongés dans un ailleurs, à la fois proche et lointain. Au fil de la promenade, les espaces se succèdent et la magie opère. L’intérêt des Jardins Secrets ne réside pas dans la botanique : les plantes sont finalement assez courantes et l’exotisme ne vient pas d’elles. Par contre, les décors sont fabuleux. Chaque « jardin » est un petit espace où il fait on s’arrêter, souvent arrangé autour d’une fontaine ou d’un arbre majestueux. Chacun nous emmène dans un voyage aux influences nord-africaines, moyen-orientales ou indiennes… Et alors, que nous nous imaginons bien loin de la Haute-Savoie, la ferme d’origine et sa cour ombragée par un arbre centenaire sont devant nous, rappelant le point de départ de ces jardins secrets.
En 1980, Alain et Nicole Moumen ont acheté cette vieille ferme pour y installer leur activité de fabrication de meubles peints. Avec leurs trois filles, ils commencent à rénover la ferme puis à créer un jardin pour leur agrément. Progressivement, le jardin en fait naître d’autres aux décors empreints d’exotisme. Chaque membre de la famille apporte sa pierre à l’édifice, imaginant, sculptant, structurant les espaces. Les Jardins Secrets le sont alors vraiment : ils n’ouvriront au public qu’en 1994. Depuis 1980, les jardins sont en perpétuelle évolution. 4000 m² ont déjà été aménagés et sont visitables, mais d’autres espaces sont en cours de création. C’est un travail de longue haleine et de passion qui nous permet aujourd’hui de découvrir ces lieux absolument magiques.
Je crois que tout au long de notre visite, nos yeux n’ont eu de cesse de s’écarquiller. Chaque fois que nous pensions ne plus pouvoir être surprise par la suite, nous avons eu tort. Ce qui m’a frappée également, c’est que contrairement à nombre de jardins remarquables que j’ai déjà pu visiter, une impression de vie se dégage de celui-ci. Il n’est pas figé et construit pour le visiteur. Ce n’est pas une collection botanique, ni un jardin paysagé conçu par un professionnel, ni un jardin historique. Les Jardins Secrets sont un lieu de vie, imaginés par une famille, avec leurs goûts, leurs souvenirs et leurs envies. C’est ce genre de jardin où l’on se verrait bien passer du temps avec des amis, refaire le monde en sirotant un rafraichissement bien installés à l’ombre d’un patio, s’attarder à la tombée du jour, lire sous une tonnelle… En résumé, un jardin où il est simple de s’imaginer vivre !
Après avoir pleinement profité de notre visite, nous avons pris le temps de déguster un verre de thé à la menthe, préparé par Alain, le maître de lieux, bien installées à l’ombre d’une glycine en fleurs.
Puis, nous avons quitté les Jardins Secrets, émerveillées…. et ravies que le hasard nous y ait conduites : il aurait vraiment été dommage de passer à côté de ce lieu si singulier !
Dès l’entrée, on est immergé dans un univers singulier…Devant la ferme d’origineLes décors de bois, métal et maçonneries sont très travaillésProfiter du beau temps autour des fontainesD’un patio à l’autreLes Jardins Secrets se poursuivent à l’intérieurLa piscine familiale a été installée à l’intérieur des Jardins SecretsLes lieux sont une invitation à passer du temps ensembleLes fleurs abondantes ajoutent de la poésie aux lieuxComme un palais des Mille et Une Nuits…Terminer la visite en s’installant autour d’une table dans un des patios……. à l’ombre d’une glycine en fleurs embaumant l’air de son parfum suave…… pour déguster un thé à la menthe maison
Jardins Secrets – Vaulx – Haute-Savoie – avril 2022
(*) Situés à Vaulx, entre Rumilly et Annecy, les Jardins Secrets sont ouverts à la visite du printemps à l’automne. Les conditions et horaires de visite sont détaillés sur le site internet des Jardins Secrets.
Après les rubans colorés de la Color Rain en 2020 et les ballons multicolores du Bubble Sky l’année dernière, les rues de Romans se sont parées d’une multitude de feuilles aux couleurs exotiques pour cet été 2022. Comme l’an dernier, c’est la Côte Jacquemart et la rue Mathieu de la Drôme qui bénéficient de ce décor éphémère.
La curiosité m’a poussée à aller le découvrir assez rapidement après sa mise en place début mai. Si les couleurs acidulées des bulles de l’année dernière permettaient de jouer avec les ombres colorées, cette année, les feuilles opaques n’offrent pas ce terrain de jeu photographique. Mais la variété de leurs formes est très sympathique, et leur densité permet également de s’amuser.
En descendant la Côte Jacquemart, j’ai ainsi eu l’impression d’une véritable vague de feuilles colorées s’engouffrant entre les maisons qui la bordent. Mais c’est finalement dans la rue Mathieu de la Drôme, plus large, que l’installation révèle son plein potentiel visuel.
De plus, elle apporte une ombre agréable sous le plein soleil du début d’après-midi. Et quand en prime, un léger vent se met à faire danser les feuilles, le charme opère complètement.
Et cet été, à défaut d’être sous les sunlights des tropiques, je pourrai toujours aller m’amuser sous le Tropical Sky de Romans !
Sous le regard de Jacquemart…Vague tropicaleDanser au gré du vent..Mettre des couleurs dans les ruesCôte Jacquemartrue Mathieu de la Drôme
Côte Jacquemart & rue Mathieu de la Drôme – Romans – Drôme – mai 2022
(*) L’installation Tropical Sky va rester jusqu’à la fin de l’été. Si vous allez la voir, n’hésitez pas à jeter un œil aux boutiques et ateliers d’artisans qui bordent ces rues !
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Au passage, j’en ai profité pour aller voir la Tour Jacquemart, récemment rénovée. Sous le ciel bleu, elle est majestueuse !
Ma première idée pour le thème de cette 22e semaine du projet 52, « à l’heure du petit déjeuner », a été de vous montrer une photo de… petit déjeuner ! Le hic, c’est que ce j’en avais pas de jolie que je n’avais pas déjà utilisée, et que je n’avais pas le temps/les circonstances adéquates pour en faire une.
J’ai alors pensé à tout ce que je fais à l’heure du petit déjeuner. Parmi celles-ci, il y a l’ouverture des volets du rez-de-chaussée. En effet, je les ouvre généralement pendant que la machine à café est en train de chauffer.
Et, du printemps à l’automne, chaque fois que j’ouvre mes volets, je jette un œil aux feuilles des lianes qui se sont échappées d’un jardin voisin et ont colonisé les fils qui traversent la rue à côté de chez moi.
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Pour voir ce qu’il se passe chez les autres participants à l’heure du petit déjeuner, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Je passe tout ce week-end sur une compétition sportive en extérieur où j’accompagne Melle 3e. Je n’aurai ni connexion internet fiable, ni temps disponible. Et en plus, je n’emporte pas mon ordinateur (qu’irait-il faire de toutes façons dehors dans la poussière au soleil sans connexion internet ? ). Ce sera donc un week-end de déconnexion pour moi aussi ! Par conséquent, je n’aurai pas l’opportunité de venir valider les commentaires et liens qui seraient partis en modération avant lundi soir, voire mardi selon l’heure à laquelle nous rentrerons (et ce ne sera sans doute pas tôt).