[projet 52-2022] semaine 11 – c’est flou !

Je n’ai pas beaucoup hésité sur la photo à vous proposer pour ce thème C’est flou du projet 52… Je l’ai même prise exprès en pensant à ce thème (dont je pensais qu’il arrivait plus tôt dans le calendrier ! Il faut dire que lorsque je prépare la liste courant décembre, je déplace souvent des thèmes d’une semaine à l’autre…).

Lors de ma visite de l’exposition monographique des œuvres de Vanber à Crest le mois dernier, j’ai repéré de nombreux reflets très colorés sur les vitrines dans lesquelles étaient présentés dessins et études. Mon sujet était alors tout trouvé !

Il ne restait plus qu’à jouer un peu avec la mise au point de l’appareil photo…

********************

Pour voir flou chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[petits moments] février 2022 en vrac

Ce mois de février a été marqué par quelques jours d’isolement familial pour cause de covid, et une dizaine de jours d’immobilisation de ma main droite pour cause de tendinite sur la liaison pouce/poignet… L’avantage, c’est que j’ai eu du temps pour me reposer ! Par contre, j’ai un peu ralenti le rythme par ici.

Mais février a aussi été le mois de mon anniversaire. Et ma mère m’a, cette année encore, fait livrer un superbe bouquet !

********************

Nous n’avons pas non plus dérogé à la soirée crêpes de la Chandeleur…

********************

J’ai pu profiter de magnifiques couchers de soleil…

Valence – 06/02/2022

********************

A l’occasion d’une course à faire à Montélier, j’ai fait un crochet par le Jardin Sémaphore où je n’étais pas allée depuis très longtemps. Il présente surtout l’intérêt d’être un bel espace de jeux pour les enfants, avec un petit canal au milieu et deux belles sculptures : un chat s’étirant, et deux fillettes se chuchotant des secrets. Toutefois, je préfère largement la poésie du Jardin des Rêves.

Chuchotis – Christian Maas (2000)
Toutes griffes dehors – Christian MAAS (2005)
Chuchotis – Christian Maas (2000)

Jardin Sémaphore – Montélier – Drôme

********************

J’ai reçu la boite de chocolats que j’avais gagné chez Chocoladdict… et ils sont délicieux !

Petits coeurs litchi et kalamansi de Bertrand Chocolatier (Roanne – Loire)

********************

Je suis passée à Romans pour quelques courses en centre-ville et j’ai profité d’avoir laissé la voiture le long de l’Isère pour flâner un peu….

********************

[exposition] Albert Voisin, dit Vanber – la collection de la ville de Crest

Vanber au Centre d’Art de Crest, voilà encore une exposition que je suis allée voir dans les derniers jours de sa présentation…. Je l’avais pourtant repérée dès son accrochage, mais faute de trouver le bon moment, j’ai reculé ma visite jusqu’à la semaine dernière. Cela aurait pourtant été dommage de ne pas aller voir cette exposition qui présente des œuvres variées d’Albert Voisin, dit Vanber. Peintures, collages, tapisseries issus de la collection de la ville de Crest sont ainsi exposés.

Créateur prolifique, Vanber a produit plus de 5000 œuvres tout au long de sa carrière artistique. La plupart sont signées mais ni datées ni nommées. Il refusera de vendre ses œuvres de son vivant, faisant par contre des dons, comme au musée de Valence qui se verra offrir une dizaine d’œuvres en 1994. La ville de Crest sera la bénéficiaire d’une donation des héritiers de Vanber en 1995 de 120 œuvres suite au décès de l’artiste quelques mois auparavant. C’est cette collection qui est présentée dans l’exposition au centre d’art de Crest.

Vanber découvre la Drôme et l’Ardèche à la fin des années 1940, dans le sillage de ses amis artistes comme Albert Gleizes, initiateur de la communauté de Moly-Sabata en Isère, et André Lhote, installé à Mirmande. Il finira pas s’installer définitivement à Crest en 1956, dans une maison située juste au pied de la Tour. La ville et ses environs deviendront alors un sujet récurrent de sa production artistique influencée par le cubisme et l’abstraction.

Les œuvres présentées dans l’exposition font donc la part belle aux vues de Crest et ses environs, et il est plaisant de s’amuser à situer les sujets des tableaux. Les couleurs pour représenter la Drôme sont toujours très lumineuses (les quelques vues de Normandie présentes dans la collection de la ville de Crest sont peintes dans des teintes plus sombres..), dans la lignée de celles d’André Lhote.

Je ne connaissais pas le travail de Vanber avant d’aller voir cette exposition, même si j’avais déjà eu l’occasion de croiser quelques-unes de ses œuvres. J’ai eu un réel coup de cœur pour plusieurs des tableaux présentés, à la composition complexe et aux traits simples, hypnotiques….

Face à la Tour de Crest et à la chapelle des Cordeliers…
Peintures & collages
Jouer avec les reflets
Jouer avec les reflets (bis)
Collage comme une peinture / Peinture comme un collage

Exposition Albert Voisin, dit Vanber / La collection de la ville de Crest
Centre d’Art de Crest
Drôme – février 2022

(*) L’exposition Vanber se tient au Centre d’Art de Crest (place du Champ de Mars) jusqu’au 27 février 2022… Il vous reste donc encore quelques jours pour en profiter !

[exposition] Orages, photographies de Guillaume Herbaut

Je ne connaissais pas Guillaume Herbaut avant de voir les affiches annonçant l’exposition Orages au Centre du Patrimoine Arménien. En cherchant un peu, j’ai appris qu’il était photojournaliste et avait présenté son travail à Arles entre autres. Mais je n’ai pas cherché à en savoir plus avant de voir l’exposition (sur laquelle j’avais déjà eu des retours très positifs alors même qu’elle venait quasiment d’ouvrir quand j’y suis allée).

L’exposition présentée au CPA s’articule autour de différents photo-reportages de Guillaume Herbaut, chacun présenté dans une pièce différente.

Nous commençons la visite par deux séries réalisées à Tchernobyl et ses environs. L’une montre les portes d’appartements abandonnées de Pypriat, tandis que l’autre fait poser les rescapés, leurs enfants mais aussi les absents avec le niveau de radiation au moment de la prise de vue. L’ensemble dresse un tableau d’un secteur à l’abandon, tant d’un point de vue matériel qu’humain…

Ensuite, l’exposition emmène le visiteur au Japon. Là encore, deux extraits de séries photographiques sont présentées. Là encore, on fait face au nucléaire et ses dégâts. D’une part, avec les rescapés de Nagasaki et leurs blessures, et d’autre part, avec les suites de la catastrophe de Fukushima. J’ai trouvé qu’il y avait un décalage de puissance entre les images fortes autour des rescapés de Nagasaki et celles autour de Fukushima, où l’aspect humain est moins présent.

L’étage nous plonge dans le travail de photo-journalisme de Guillaume Herbaut en Ukraine, lors de la révolution de Maïdan (en 2013/2014) et de la guerre du Donbass qui a suivi. Je dois dire que c’est la partie de l’exposition que j’ai trouvé la plus intéressante. Il y a bien sûr l’intérêt historique, le témoignage sur ces évènements encore récents. Mais surtout, c’est la puissance qui se dégage du travail photographique qui m’a frappée. Chaque image, chaque cadrage, chaque composition est un coup de poing. Les images sont fortes, percutantes.

Après cela, j’ai eu du mal à trouver une cohérence à la dernière série présentée dans l’exposition. La Ve est une série sur la France d’aujourd’hui, mais, après la série sur la révolution ukrainienne, ces images ne m’ont pas interpellée, questionnée comme elles auraient dû le faire.

Avant de repartir, nous avons pris le temps de feuilleter les livres publiés par Guillaume Herbaut, retrouvant les photos présentées au CPA parmi une sélection d’autres, et les images prises en Ukraine restent vraiment celles qui ont été le plus éloquentes pour moi.

Tchernobyl
Nagasaki / Fukushima
Ukraine – la révolution de Maïdan
Ukraine – la révolution de Maïdan / la guerre du Donbass
Ukraine / France

Centre du Patrimoine Arménien – Valence – Drôme – novembre 2021

(*) L’exposition Orages, photographies de Guillaume Herbaut se tient jusqu’au 13 mars 2022 au Centre du Patrimoine Arménien à Valence.

[Ardèche] street art au Pont des Lônes

Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allée faire un tour du côté du Pont des Lônes. Ayant vu passer quelques photos sur les réseaux sociaux de nouvelles œuvres de street art, j’ai profité d’un dimanche ensoleillé pour y faire un saut.

Afin de profiter du beau temps, j’ai choisi de ne pas aller jusqu’aux arches peintes du pont en voiture mais de marcher un peu pour y arriver. La sortie a donc commencé comme une balade bucolique, le long d’une petite route. L’automne déploie ses couleurs et sa lumière sur les lônes, ces petits bras du Rhône en marge du lit principal du fleuve.

Assez vite, j’arrive au niveau du pont des Lônes et surtout de sa demi-douzaine d’arches recouvertes de fresques. Le pont des Lônes est en effet un pont routier construit au début des années 2000 au sud de Valence pour traverser le Rhône. Sur la rive côté Ardèche, les dessous de la culée d’accès au pont offrent un magnifique spot pour les collectifs d’artistes graffeurs de la région. On y retrouve ainsi des artistes dont on peut croiser les œuvres également aux Locaux Rock.

Il faut ainsi revenir de temps à autre car les fresques changent régulièrement, recouvertes par d’autres œuvres, toujours aussi monumentales. Les nombreux hommages au graffeur Ivory, décédé accidentellement en juin 2019, laissent peu à peu la place à d’autres œuvres. Sweety graffitis, la dernière fresque du collectif valentinois Sorry Graffiti, tout en rose bonbon et autres couleurs acidulées, a ainsi le goût de l’enfance douce et heureuse : Bisounours, My Little Poney, Gummi Bears, Hello Kitty et autres petits animaux kawai s’étalent ainsi que les murs….

Après avoir fait le tour des lieux, il est temps de repartir à travers la campagne, le long des lônes…

Ambiance bucolique sur les lônes
J’aime beaucoup ce petit personnage peint par Alone
Ce marchand de sable est un reste d’une ancienne fresque partiellement recouverte
Hommage à Ivory
Hommage à Ivory
Bisounours….
My Little Pony par Lemak
Où l’on retrouve le petit personnage d’Alone
Trop kawai !
Douceur de l’automne sur les lônes

Pont des Lônes – Soyons – Ardèche – novembre 2021

(*) L’accès aux fresques du pont des Lônes se fait depuis la rive ardéchoise du Rhône. A Soyons, au niveau de l’entrée du pont, il faut suivre la direction de la Via Rhôna et de la Voie Bleue (2 voies douces passant sous le pont). Des parkings pour accéder à ces voies douces sont disponibles et permettent de se stationner à proximité du pont. Il est aussi possible de continuer jusques sous le pont par la route. Des espaces permettent de se stationner juste à côté.

[Drôme] explorer le musée de la chaussure

Comment expliquer que nous n’étions jamais allés en famille au Musée de la Chaussure de Romans ? Sans doute un concours de circonstances : une thématique qui n’attirait pas les enfants quand ils étaient plus jeunes, une fermeture longue suite à l’épisode de grêle du printemps 2019, des confinements, le manque de temps…. Bref, si pour ma part j’avais déjà eu l’occasion de visiter le Musée de la Chaussure, ce n’était pas le cas des enfants. Aussi, nous avons décidé de remédier à cela à la fin de l’été, en profitant d’un dimanche de gratuité.

Traverser les jardins pour se rendre jusqu’à l’entrée du Musée est toujours un plaisir. On en profite pour jeter un œil aux jets d’eau et admirer l’architecture et l’ordonnancement du bâtiment.

Puis, on débute la visite. Au niveau du salon d’essayage (actuellement fermé pour des raisons sanitaires), j’avise quelques paires de sandales colorées que je me verrai bien porter. Mais ce sont les machines et explications sur les étapes de la fabrication des chaussures qui attirent toute notre attention.

Fort de ces explications, nous pouvons entamer le parcours historique et géographique dans les anciennes cellules des Visitandines dans l’ancien couvent desquelles a été installé le musée. Comme lors de mes précédentes visites, je suis impressionnée par la diversité et la qualité des collections.

Après ce voyage temporel, nous prenons le temps de nous attarder sur la période contemporaine dans les dernières salles. Certaines vitrines sont agencées telles des boutiques de luxe. Mais ce sont les chaussures les plus récentes qui attirent notre attention, et parmi elles, l’une des dernières acquisitions du musée : une paire de chaussures à crampon de Kilian M’Bappé. J’avoue qu’avant d’avoir visionné le film explicatif, je n’avais aucune idée de ce qui pouvait bien faire la particularité de ces chaussures en dehors de leur prestigieux propriétaire… et j’ai découvert à quel point une paire de chaussure de sport de haut niveau est en réalité une petite merveille de technologie !

Après un passage par le ludique photomaton, il est temps de quitter l’univers fascinant de la chaussure…

Dans les jardins du Musée de la Chaussure
Côté jardins
Passion escaliers…
Sandales colorées dans le salon d’essayage
Comme dans une boutique de luxe
Les chaussures de Kilian M’Bappé
Je crois avoir pris en photo toutes les paires de salomés que j’ai croisées… sans doute un signe que c’est ce genre de chaussures dont j’avais envie pour l’automne ?
Trouvez nos pieds !

Musée de la Chaussure – Romans sur Isère – Drôme – septembre 2021

(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée de la Chaussure.

[Drôme] monter à la Tour de Crest

Cela faisait un moment que nous avions noté de retourner visiter la Tour de Crest. Nous avons profité d’un rendez-vous tôt le matin dans la ville pour y aller ensuite. Mais, même si j’avais bien prévu la visite, j’ai par contre complètement oublié d’emporter mon appareil photo, focalisée que j’étais sur le rendez-vous. Aussi, je n’avais que mon téléphone pour prendre des photos, et le rendu reste moins bon… Tant pis, je vous emmène quand même avec nous jusqu’au sommet de la tour ! (Et je vous y amènerai de nouveau très bientôt, avec mon appareil photo, cette fois !)

La Tour de Crest est le reste de l’ancien donjon (ou plutôt des anciens donjons puisqu’il y a en effet trois tours imbriquées) du château médiéval de Crest. La forteresse a été démantelée au XVIIe siècle en même temps que nombre de châteaux forts ne servant plus à la défense du royaume de France. Le but de Richelieu dans cette action est de limiter le pouvoir des nobles mais aussi de supprimer de possibles bases arrières à des rebellions. Toutefois, le donjon de Crest est épargné et transformé dès lors en prison. Il est aujourd’hui le plus haut donjon médiéval de France.

Prison d’état, la tour de Crest devient un symbole du pouvoir absolu du roi. On peut y être enfermé par simple lettre de cachet signée du roi. Elle sera ainsi parfois nommée « la Bastille du Sud ». A la révocation de l’édit de Nantes, de nombreux protestants (hommes, femmes et enfants) sont également enfermés dans la tour de Crest. Elle restera prison après la Révolution et on retrouvera parmi les prisonniers des Canuts révoltés de Lyon ou encore des opposants au coup d’état de Napoléon III au XIXe siècle.

C’est sur la période où la tour était prison que se focalise la visite. Avec un audio-guide, on parcourt les salles et les cellules reconstituées selon les époques. De nombreux détails et anecdotes sont donnés (un peu trop peut-être… dans certaines cellules, l’audio-guide est très long et un peu lassant). La muséographie est moderne et nettement plus intéressante que l’ancienne présentation statique.

Enfin, on arrive sur l’ancien toit-récupérateur d’eau, ingénieux système du Moyen-Âge pour subvenir aux besoins en eau de la forteresse (bien que des sources existent également au pied du donjon). Toutefois, sujet à des infiltrations, il sera assez vite recouvert d’un toit de tuiles (permettant lui aussi la récupération de l’eau pour remplir la citerne située sous l’édifice). De là, la vue depuis les fenêtres est déjà splendide.

Des escaliers abrupts permettent ensuite de rejoindre le toit-terrasse d’une seconde tour pour une vue à 360° sur les environs. Par beau temps, ce sont ainsi les contours du Diois, le synclinal de Saoû, les contreforts du Vercors ou encore l’échancrure de la vallée de l’Eyrieux et plus loin les sucs de l’Ardèche qui se dévoilent pour finir en beauté la visite.

Au XIXe siècle
La tentative d’évasion de Philippe Rivoire
Le système de récupération des eaux du toit d’origine
Admirer la vue
Au pied de la tour, le village de Crest

Tour de Crest – Drôme – août 2021

(*) Les horaires et conditions de visite de la Tour de Crest sont à retrouver sur le site internet dédié.

[Bretagne] dans les pas de Madame de Sévigné au château des Rochers

Lorsque nous avions visité le château de Grignan à l’automne dernier, nous avions noté de continuer à marcher dans les pas de la Marquise de Sévigné en allant voir le château des Rochers-Sévigné à Vitré.

J’étais déjà allée visiter ce château alors que j’étais adolescente, et je n’en gardais à vrai dire que le souvenir de l’effet wahou provoqué par le mur en ellipse et où il est possible de se parler à distance en chuchotant à condition de se placer sur les foyers de l’ellipse.

Le château des Rochers était le propriété de la famille du Marquis de Sévigné, et à la mort de celui-ci, Madame de Sévigné demande à conserver le domaine des Rochers pour son douaire. Éduquée, rompue à la gestion d’un domaine, elle le fera fructifier et lui permettra une bonne rentabilité. Elle fera également dessiner des jardins à la française par André Le Nôtre et construire une jolie chapelle octogonale sous l’impulsion de son oncle l’abbé de Coulanges. Une orangerie sera également ajoutée au domaine, afin de conserver les arbres desquels la marquise fera extraire l’eau de fleur d’orangers dont elle se parfume.

Si je suis tombée sous le charme de la discrète orangerie, le manoir breton en granit a également beaucoup d’allure, surtout dans l’écrin formé par les jardins où nous aurions bien passé un peu plus de temps si la pluie n’avait pas décidé de pointer ses gouttes !

Flâner dans les jardins
Marcher sur l’herbe à l’ombre des charmilles, pour ne pas prendre trop le soleil… comme au Grand Siècle
Le château domine le jardin à la française
La charmante orangerie du XVIIe siècle
Dans la tour se trouve depuis le XIXe siècle un musée consacrée à Mme de Sévigné
Dans la cour du château
Détail de la grille dans l’enfilade de l’allée centrale du jardin à la française
Le château et la chapelle depuis l’allée centrale du jardin à la française

Château des Rochers-Sévigné – Vitré – Ille-et-Vilaine – juillet 2021

(*)De nos jours, le château est une propriété privée, toujours habitée. Toutefois, il est possible de le visiter lors de visites guidées organisées par le service patrimoine de la ville de Vitré. Notre guide était absolument passionnant, et nous a abreuvé de nombreuses anecdotes sur la vie de Madame de Sévigné au château des Rochers et d’informations sur les us et coutumes du Grand Siècle.

[petits moments] du street art aux Locaux Rock

Les Locaux Rock et la Fabrique à Valence sont le spot incontournable de street art dans la ville. Sur l’ensemble du bâtiment et des murs adjacents, les artistes graffeurs expriment leur créativité. Chaque nouveau passage est l’occasion de découvrir de nouvelles fresques colorées.

Les Locaux Rock / La Fabrique – Valence – Drôme – août 2021

[exposition] L’aventure photographique des Kasparian

Au Centre du Patrimoine Arménien de Valence se tient l’exposition L’aventure photographique des Kasparian. Elle retrace la vie et le travail de la famille Kasparian qui a fondé et tenu le Studio Boissière à Montreuil en Seine Saint Denis.

Varastade Kaparian est un orphelin du génocide arménien. Arrivé enfant en France, il est formé au métier, alors tout nouveau, de photographe. Plus tard, il s’installe comme photographe à Montreuil, à côté de Paris. Là, il exerce son activité comme photographe de famille, et réalise de nombreux portraits. La renommée du studio est importante et l’entreprise familiale emploie plusieurs personnes.

Son fils Roger Kasparian devient lui aussi photographe. Il commence à prendre en photo groupes et chanteurs, idoles naissantes des sixties. Il immortalise ainsi des (futures) stars britanniques comme Marianne Faithfull, les Beatles ou les Rolling Stones ou américaines comme Nina Simone, Chuck Berry ou Ray Charles. Pigiste, payé à la photo achetée, il suit les artistes depuis leur arrivée à Paris jusqu’à leur départ, dans l’ensemble de leurs déplacements, leurs concerts, leurs hôtels.

Il photographie aussi les étoiles en devenir de la scène française : Johnny Hallyday, Sheila, Sylvie Vartan, Jacques Dutronc, Françoise Hardy, Eddy Mitchell, Claude François, Dalida, Serge Gainsbourg…. tous passent à un moment ou l’autre devant son objectif. Parmi eux, on retrouve Charles Azvanour avec qui Roger Kasparian nouera des liens particuliers, liés à leurs origines arméniennes, et qu’ils conserveront jusqu’au décès du chanteur.

Véritable témoignage d’une époque, ces photographies n’ont ressurgi qu’il y une dizaine d’années, quasiment par hasard après plus de quarante ans de sommeil. Depuis, les portraits des stars des sixties pris par Roger Kasparian ont fait l’objet de plusieurs livres et expositions.

Présentées à Valence, dans le cadre d’une exposition montée par le CPA, les photos de Roger Kasparian s’inscrivent dans l’histoire du studio familial, fondé par son père et relancé en tant que lieu de création par sa fille et sa petite fille. Plus que par le témoignage qu’elles apportent, j’ai été touchée par les portraits de ces jeunes (presque) stars et par la façon dont le photographe a su capturer les regards. Chaque portrait semble tourner autour des yeux du modèle, et surtout vers ce que ces yeux regardent et que l’on ne voit pas. Roger Kasparian semble vraiment faire parler les regards de ceux qu’il prend en photo !

Marianne Faithfull / The Animals / The Beatles / Paul McCartney
Johnny Hallyday / Long Chris / Sheila
Dalida / Eddy Mitchell / Serge Gainsbourg
Jacques Dutronc / Françoise Hardy / Antoine

L’aventure photographique des Kasparian
Centre du Patrimoine Arménien – Valence – Drôme – août 2021

(*) L’exposition se tient jusqu’au 19 septembre 2021 au Centre du Patrimoine Arménien à Valence.