[Normandie] une journée autour du Mont Saint Michel

Le Mont Saint Michel n’est pas très loin de chez mes parents, et il a vraiment fait partie de mon paysage d’enfance. Lorsque nous allons en Bretagne (oui, le Mont est en Normandie, mais la maison de mes parents est en Bretagne..), nous ne manquons pas d’aller le voir. La dernière fois, c’est quasiment une journée complète que nous avons passée au Mont Saint Michel et autour…


L’après-midi sur l’herbu

Parmi nos promenades classiques, il y a celle sur l’herbu du Mont Saint Michel où nous partons soit à la rencontre des moutons, soit sur le rivage jusqu’aux lits des fleuves (et parfois, nous cumulons même les deux !). Notre départ se fait soit rive gauche du Couesnon, soit rive droite selon notre envie du moment. Des deux côtés, la vue sur le Mont Saint Michel est magique et chaque côté apporte un point de vue différent, plus sauvage côté Bretagne, plus monumental côté Normandie. Quant à la position exacte de départ, elle dépend ensuite uniquement de là où nous trouvons une place pour laisser la voiture… En plein été, les aires de stationnement les plus faciles d’accès sont souvent prises d’assaut alors nous nous éloignons pour des secteurs plus discrets, et donc plus calmes.

Cette année, c’est depuis un de ces endroits moins fréquentés situé non loin de la pointe de la Roche Torin que nous sommes partis. Le chemin d’accès à l’herbu est presque invisible sous la végétation, et il faut traverser un tapis d’orties, mais le chemin existe bien et conduit à une entrée pour randonneurs sur l’herbu. Il ne reste alors plus qu’à escalader la barrière à l’aide des aides qui sont en place. C’est finalement la partie la plus technique de la balade !

Une fois sur l’herbu, nous ne suivons pas particulièrement une direction (la pointe rocheuse nous offrira un point de repère suffisant pour nous retrouver au bon endroit pour retrouver la voiture). Comme chaque fois, nous nous laissons guider par les sentiers tracés par les moutons jusqu’à arriver au bord des crevasses taillées par la mer dans la tangue. Selon de quand date la dernière marée (et/ou la dernière forte pluie), on peut les traverser ou pas. Certaines peuvent abriter des poches de sables mouvants : il faut donc être prudent !

Cette année, l’herbu était tellement sec que nous avons pu passer partout sans souci, jusqu’à arriver à l’approche du lit des fleuves. Les salicornes poussent dans le sable qui s’est déposé au fil des marées. Leur couleur verte tranche avec le blond du sol !

L’eau n’est plus qu’à quelques mètres mais nous n’iront pas plus loin. A partir de là, le terrain devient plus instable et ce ne serait pas prudent de s’y aventurer sans un guide certifié (et pourtant je connais très bien ce secteur de la baie où j’ai passé énormément de temps en toutes saisons, ou peut-être justement parce que je connais très bien ce secteur….).

De toutes façons, il est temps de rentrer car une autre aventure nous attend plus tard dans la journée !

Depuis le chemin d’approche, on voit déjà le Mont Saint Michel
Tout autour, les champs ont été moissonnés
Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà vu l’herbu aussi jaune
Sur le rivage…
A l’approche du lit des fleuves
Salicornes sur sable

Herbu du Mont Saint Michel – Courtils – Manche – août 2022


Le soir, Si le Mont m’était conté….

Chaque été (ou presque), je profite d’une soirée au Mont Saint Michel pour parcourir l’abbaye dans le cadre des nocturnes. La formule a pas mal évolué depuis la toute première édition (au milieu des années 1990, et l’abbaye abritait alors des musiciens en live que l’on écoutait au fil d’une déambulation dans les salles). Ces dernières années, nous avions eu les Chroniques du Mont, dont les différents chapitres avaient été étalés sur plusieurs saisons. Cet été inaugurait un nouveau cycle : Si le Mont m’était conté…

Nous sommes arrivés vers 20.00 au Mont Saint Michel et sommes montés à l’abbaye par la grande rue. A cette heure, la plupart des touristes ont quitté les lieux et boutiques et restaurants étaient presque tous fermés.

Dans l’abbaye, équipés d’un audioguide dernière génération (les audios se déclenchent automatiquement lorsque nous pénétrons dans une pièce via un système de boucle bluetooth), nous commençons notre découverte par la salle des Gros Piliers. Nous irons ensuite de pièce en pièce, passant par des escaliers plus ou moins dérobés, jusqu’à terminer sur la plateforme devant l’abbatiale à l’heure du coucher du soleil.

Dans nos oreilles, la voix qui nous raconte le Mont au Moyen-Âge nous est familière. En effet, c’est Stéphane Bern qui a été choisi pour être le narrateur de l’histoire du Mont. Un acteur, dans le rôle d’un moine de l’abbaye, vient ajouter une touche de vie aux explications plutôt académiques. L’ensemble est plaisant et sans doute plus instructif que les précédentes éditions nettement plus portées sur l’aspect esthétique. Toutefois, les éclairages sont intéressants et permettent de se fondre dans l’ambiance un peu mystérieuse du Mont la nuit.

Nous avons été un peu déçus que la visite ne permette pas de vraiment (re)découvrir l’abbatiale où l’on ne fait que passer (des travaux de restauration sont en cours sur l’abbaye et certains lieux ne peuvent pas être rendus accessibles). Mais nous attendons avec impatience le chapitre suivant sur la Renaissance, prévu pour l’été 2023.

En arrivant sur la terrasse qui s’ouvre devant l’église, nous avons eu la belle surprise de constater que la marée était presque haute. La mer venait chatouiller doucement les pieds du Mont Saint Michel, tandis que le soleil déclinait. Nous avons pris le temps d’attendre que le soleil se couche sur l’horizon depuis ce belvédère somptueux sur l’ensemble de la Baie.

Puis, nous sommes redescendus en empruntant le chemin des jardins et la montée des Fanils, nous amusant à observer les goélands sur les toits. Au pied du Mont, nous avons encore un peu pris le temps de regarder la nuit tomber complètement, avant de repartir à pied vers le parking, non sans un regard en arrière vers le Mont de temps à autre !

En descendant de la navette Le Passeur à l’arrêt Mont Saint Michel
Dans la salle des hôtes
Dans le cloître
La mer commence à entourer le Mont Saint Michel tandis que le jour décline
Coucher du soleil sur la mer
Goélands sur les toits (attendant que les touristes les laissent un peu tranquilles pour la nuit ?)
Au pied de l’abbaye
Fin de journée dans la Baie
Quand le Mont s’apprête à dormir…

Le Mont Saint Michel – Manche – août 2022

(*) Nous avons fait le choix de revenir au parking à pied car il y avait beaucoup de monde à attendre la navette lorsque nous sommes arrivés à l’arrêt : selon notre estimation, nous n’aurions pu prendre que la 2e voire la 3e navette à se présenter. Or, à cette heure-là, la fréquence des navettes est moindre et nous savons par expérience qu’il n’est alors pas plus long de rentrer à pied. Cela s’est encore vérifié car les personnes qui sont descendues de la navette quand nous sommes arrivés au parking faisaient la queue lorsque nous étions passés…
Il y a environ 2,5 km du rocher au parking. Si la nuit est claire, il n’y a pas besoin d’avoir un éclairage, mais il vaut mieux prévoir d’avoir une lampe (notez qu’aujourd’hui, nombre de téléphones portables offrent cette possibilité). Le temps moyen de parcours annoncé se situe autour de 45 min selon le trajet emprunté (nous mettons généralement une bonne demie-heure car nous marchons plutôt vite).
Revenir à pied au parking offre en outre l’avantage de points de vue assez sympathique sur le Mont pour peu qu’on prenne le temps de se retourner !

[Isère] sous le charme des cristaux au Muséum d’Histoire Naturelle de Grenoble

C’est pour faire des achats que nous sommes allées, Melle 3e et moi, à Grenoble. Mais nous avons souhaité en profiter pour visiter un musée. Le hic, c’est que nous y étions un mardi, seul jour de « libre » dans notre planning, et que beaucoup de musées sont fermés ce jour-là. Nous avons donc choisi le Muséum d’Histoire Naturelle parmi les musées ouverts le mardi… et cela a été une très bonne idée qui nous a permis de découvrir des dizaines de cristaux !

Nous avons rejoint le Muséum à pied depuis le centre historique de Grenoble où nous étions juste avant. En même pas dix minutes, nous étions devant la grille du Jardin des Plantes (où nous aurions pu aller découvrir les serres botaniques, mais la forte chaleur ambiante nous en a dissuadées : nous les avons notées pour une prochaine fois). Après avoir traversé le jardin, c’est un éléphant qui nous a accueillies sous le péristyle puis une girafe dans le hall d’accueil. Impossible de se tromper : nous sommes bien dans un muséum d’histoire naturelle aux collections anciennes !

D’ailleurs, en entrant nous dirigeant vers les salles d’exposition, nous sommes frappées par l’architecture du bâtiment. Ouvert en 1855, il porte les marqueurs typiques de son époque. Au premier étage, la salle principale, toute en longueur et ornées de boiseries, est entourée par une mezzanine. L’ensemble a un charme désuet, mélange de cabinet de curiosité et de science façon XIXe siècle.

La muséographie, par contre, est très contemporaine. Plusieurs espaces se succèdent : la faune alpine dans la salle principale, les espèces en voie de disparition, l’entomologie, et surtout les cristaux et fossiles, des Alpes et d’ailleurs.

Si la partie sur la faune attire les enfants qui y découvrent de près de nombreuses espèces animales locales (il s’agit d’animaux empaillés datant pour la plupart des jeunes années du Muséum), ce sont les cristaux, roches et fossiles qui nous ont le plus émerveillées.

Dans la salle nommée Cristal Symphonie, des cristaux du monde entier sont mis en valeur par un éclairage adéquat, faisant même appel aux UV pour faire ressortir la luminescence de certains spécimens. Chaque fois que j’ai l’occasion d’admirer des cristaux, je suis stupéfaite de la façon dont la nature a pu créer des formes géométriques si parfaites : cubes, prismes, faisceaux se sont formés naturellement ! Bien qu’elle soit de taille réduite, nous avons passé un long moment dans cette salle.

Puis, nous nous sommes dirigées vers la mezzanine. Celle-ci présente une exposition chronologique sur la formation géologique des Alpes, expliquant les différentes roches que l’on peut y trouver ainsi que les nombreux fossiles qui y sont enfermés (j’ai d’ailleurs noté plusieurs sites pas très loin de chez moi que j’aimerais bien pouvoir découvrir in situ). Puis, nous sommes de nouveau plongés dans l’univers des cristaux et en particulier des quartz, nombreux dans les Alpes (et cela m’a donné envie de retourner à Chamonix visiter le musée regroupant les cristaux si particuliers du massif du Mont Blanc).

Je n’avais pas emporté mon appareil photo (puisque nous allions à Grenoble essentiellement pour des achats), et je l’ai un peu regretté ! Heureusement que j’avais mon téléphone pour me sauver la mise et emporter un peu de la magie des cristaux avec moi (j’ai quand même dû faire pas loin de 70 photos !)….

En repartant, nous nous sommes dit que ce muséum d’histoire naturelle (comme beaucoup d’autres en France) mériterait d’être un peu plus connu car il nous a permis de nous émerveiller sur la nature qui nous entoure… Et c’est là sans doute le premier pas pour chercher à la protéger !

La salle principale et sa mezzanine au charme très XIXe siècle
Cristal Symphonie
Et soudain, la nature s’est dit « tiens si je fabriquais des formes géométriques colorées »…
Faisceaux
Sous une lampe UV, certains cristaux deviennent luminescents
Cristallisations de quartz
Quartz fumé alpin
Quartz des Alpes

Muséum d’Histoire Naturelle – Grenoble – Isère – juillet 2022

(*) Le Muséum est situé au 1 rue Dolomieu à Grenoble. Les horaires, conditions de visite et d’accès sont à retrouver sur le site internet. L’accès au Jardin des Plantes est libre (et a priori celui aux serres botaniques également).

[coin lecture] Petit guide illustré – Vallée de la Drôme

Au début du mois, un dimanche matin, je suis passée à la Chapelle des Cordeliers de Crest pour voir l’exposition des illustrations d’Élodie Perrotin (qui se terminait le jour même). Il s’agissait en réalité d’une double exposition.

Il y avait d’une part les originaux mis en scène du livre jeunesse Les gens, les gens écrit par Isabelle Simon et illustré par Elodie (aux éditions Kilowatt). J’ai trouvé les citations qui en étaient affichées très inspirantes…

Et d’autre part, les originaux du nouveau guide touristique de la Vallée de la Drôme étaient présentés. Ce petit guide est sorti le 1er juillet, et peut se trouver dans les offices de tourisme de la vallée (au prix de 13.90 €) . Je suis complètement tombée sous le charme de cet ouvrage qui est une pépite entre guide touristique et beau souvenir de vacances…

Les illustrations d’Elodie Perrotin apportent une touche plus personnelle à ce guide, moins lisse que des photos. Elle a su trouver dans chaque lieu l’essence même de celui-ci et je n’ai eu aucun souci à retrouver les lieux déjà connus sur les illustrations sans avoir besoin de la légende !

Et si ce sont les illustrations qui m’ont donné envie de m’offrir ce guide, j’y ai découvert plein de nouvelles idées de balades dans les petits villages de la vallée, à la découverte de patrimoines et de paysages méconnus… Cela devrait me donner l’occasion de jolies sorties dans les mois à venir !

Ce dessin issu de « Les gens les gens » m’a fait penser à Crest….
Le profil de Crest avec la Tour et le clocher de la Chapelle des Cordeliers
La tour de Crest qui domine la rivière Drôme et les lavandes de la vallée de la Drôme

Illustrations d’Elodie Perrotin – exposées à la Chapelle des Cordeliers
Crest – Drôme – 3 juillet 2022

(*) J’ai eu l’occasion de discuter un peu avec Elodie et elle espère trouver d’autres lieux dans la vallée de la Drôme pour accrocher ses expositions, aussi n’hésitez pas à la suivre sur Facebook ou Instagram pour être avertis lorsque ce sera le cas !

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J’ai profité de mon passage pour admirer la récente restauration de la chapelle des Cordeliers et de ses environs, dont le très joli passage empruntant l’ancien cloître, mais aussi pour aller jeter un œil à la vue que l’on a depuis la terrasse panoramique de la salle haute de la chapelle.

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Enfin, j’ai découvert une fontaine dans un square faisant face à la gare et devant laquelle je n’étais jamais passée…

Crest – Drôme – juillet 2022

[Isère] le Couvent des Carmes, entre nature et culture aux portes du Vercors

J’étais déjà allée sur le site médiéval du Couvent des Carmes à Beauvoir en Royans il y a quelques années. Je n’avais alors pas pu visiter le musée qui n’était pas ouvert. Depuis, j’avais complètement « oublié » d’y retourner. A l’occasion d’un jour férié de mai, alors que je cherchais une promenade en complément d’une visite au Jardin des Fontaines Pétrifiantes (je vous en reparle bientôt !), et que je regardais une carte, le nom de Beauvoir en Royans m’a sauté aux yeux. Notre sortie allierait donc culture et nature…


Le Couvent des Carmes

Le site du Couvent des Carmes est situé au pied du Vercors, dans la vallée de l’Isère qu’il surplombe. Avant le couvent, le lieu était celui du château des Dauphins, seigneurs du Dauphiné avant l’achat de celui-ci par le Royaume de France. Du château médiéval, il reste un pan de mur d’enceinte, une porte d’accès au fossé extérieur, un donjon à flanc de colline, et l’arche gothique qui portait le vitrail majestueux de la chapelle. C’est Humbert II qui, au XIVe siècle, créé le couvent au pied de son château de Beauvoir où il a pris résidence habituelle.

Le bâtiment du couvent est reconstruit au XVIIe siècle. Il abritait les salles communes et la chapelle au rez-de-chaussée et les cellules des moines au premier étage. L’escalier à 2 volées dessert via un palier la tribune de la chapelle. Il se distingue par sa superbe rambarde en fer forgé.

Aujourd’hui, le couvent héberge un musée d’histoire locale ainsi qu’une exposition semi-permanente (les oeuvres tournent au fil des années afin de garantir leur bonne conservation dans le temps) consacrée au peintre contemporain Bob ten Hoope. Cet artiste hollandais a en effet vécu une cinquantaine d’années au pied du Vercors et a légué une partie de ses œuvres au département de l’Isère. Parmi celles-ci, on retrouve des paysages du Vercors ou encore des portraits croqués sur le vif dans les cafés et restaurants des environs.

Durant la saison 2022, le musée accueille également une exposition temporaire Forest Art Project autour du thème de la forêt où art et science se mêlent pour montrer la beauté des grandes forêts de la planète et sensibiliser aux menaces qui pèsent sur leur avenir. J’ai particulièrement aimé l’œuvre de Claude Como installée sur le grand mur de la chapelle.

Après cela, nous continuons notre découverte en faisant le tour du bâtiment pour admirer l’ancienne cour du couvent et profiter du jardin médiéval dont les carrés sont plantés d’herbes médicinales et de plantes potagères.

Escalier en fer forgé et tomettes sur le sol – le charme d’un bâtiment du XVIIe siècle
L’oeuvre de Claude Como installée dans la chapelle pour l’exposition Forest Art Project
Traverser la forêt stylisée du Forest Art Project pour rejoindre l’exposition Bob ten Hoope
Paysage du Vercors par Bob ten Hoope
Barbières par Bob ten Hoope
Exposition Bob ten Hoope
Exposition Forest Art Project – peindre le vivant
Exposition Forest Art Project – contraste entre la délicatesse du dessin et la toile de jute brute
Iris dans le jardin médiéval
La chapelle du Couvent des Carmes vue de la cour
Un verger conservatoire a également été aménagé sur le site, au pied du Vercors


Les orchidées de la pelouse

Le site médiéval de l’ancien château est maintenant un espace de verdure public où il est possible de venir pique-niquer ou passer un moment en famille ou entre amis. Après avoir nous-même profité de l’endroit pour déjeuner, nous sommes allées voir les ruines de plus près. Mais finalement, ce qui m’a le plus attiré, ce sont des petites fleurs plus ou moins discrètes disséminées sur les vastes pelouse. L’endroit s’est avéré être plein d’orchidées sauvages !

C’est ainsi que je me suis retrouvée rapidement agenouillée dans l’herbe à photographier les orchis boucs, les ophrys abeille et les anacamptis pyramidaux qui peuplaient les lieux !

Ophrys abeille
Ophrys abeille
Ophrys abeille
Anacamptis pyramidalis
Orchis bouc
Anacamptis pyramidalis
Ophrys abeille
Ophrys abeille

Le charme d’un vieux village

Enfin, nous avons terminé notre découverte de Beauvoir en Royans par un petit tour dans le vieux village. Nous y avons trouvé une église de poche et une place du village pleine de charme bordée de façades parées de vignes entourant un lavoir-fontaine rafraichissant (ce qui était bienvenu dans cette journée quasi-estivale).

Beauvoir en Royans – Isère – mai 2022

(*) Les extérieurs du couvent des Carmes sont librement accessibles sans restrictions horaires. L’entrée du musée est gratuite. Les horaires d’ouvertures sont à retrouver sur le site internet de la communauté de communes Saint Marcellin Vercors Isère, propriétaire des lieux.

Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et nombre d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.

[coin lecture] le petit drôle

Le petit drôle– Sylvie JUCOBIN

Le jeune Henri vit dans un quartier populaire de Bordeaux à la fin des années 1920. Sa vie quotidienne se partage entre l’école, les copains, le patronage et sa famille. Deuxième d’une fratrie de trois, il admire son grand frère et trouve sa petite sœur insupportable. Du haut de ses neuf ans, il nous raconte sa vie à travers des dizaines d’anecdotes et ses questionnements sur la vie des grands. Il s’interroge également sur son futur de grand explorateur.

Pour écrire Le petit drôle, Sylvie Jucobin est partie sur les traces de son grand-père. Au début du confinement, Sylvie a récupéré via sa maman des souvenirs de son grand-père et a trouvé là une opportunité de recréer des liens avec sa famille après plus de 20 ans d’expatriation. Cela a été le point de départ de ce roman. Après des recherches sur le Bordeaux de l’entre-deux-guerres et les évènements locaux de cette période, elle s’est très librement inspirée de ces souvenirs pour donner vie au jeune Henri, sa famille et ses copains. Cela rend ce personnage extrêmement attachant, car on sent que le lien qui existe entre lui et sa créatrice est très fort.

Ce court roman (un peu moins de 150 pages), narré à la première personne par Henri, se lit sans difficulté. J’ai souvent souri durant ma lecture. Henri est vraiment un personnage très attendrissant, et il est impossible de ne pas se retrouver dans certains aspects de ses relations avec famille et amis… ou de ses questionnements.

Je ne connais pas vraiment Bordeaux et j’ai pourtant eu l’impression de me balader dans des lieux connus : Henri (ou est-ce Sylvie ?) a cette capacité à nous faire sentir chez nous autour de la place Gavinies. Je l’ai savouré un dimanche après-midi ensoleillé comme j’aurais dégusté un bonbon à la fois doux et piquant, au goût d’enfance.

[exposition] le triomphe de la couleur

L’exposition Le Triomphe de la Couleur présentée actuellement au Centre d’Art de Crest est sous-titrée « une histoire de la photographie en couleurs dans les collections nationales des Monuments Historiques ». Et c’est en effet toute une histoire de la photographie en couleurs qui est proposée au visiteur, depuis les balbutiements au XIXe siècles jusqu’à la prédominance actuelle.

La Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine est l’héritière du Service des Archives Photographiques, initié au milieu du XIXe siècle. Ses collections ont grandi par dons et achats mais également par l’organisation de campagnes de prises de vue. Le Service des Archives Photographiques initie en particulier une campagne de prises de vue durant la Première Guerre Mondiale dans une logique documentaire en photographiant les monuments dans les zones sujettes aux bombardements. Aujourd’hui, la MAP est l’une des plus importantes collections photographiques de France, couvrant l’ensemble de l’histoire de la photographie, de ses balbutiements jusqu’aux donations d’artistes photographes actuels.

Les premiers procédés couleurs se développent à partir de la fin du XIXe siècle, et restent très minoritaires jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Toutefois, dès les débuts de la photographie, le souhait de retranscrire les couleurs se fait ressentir, et la MAP possède de nombreux exemples de colorisation. On retrouve en particulier ces photos colorisées dans les objets promotionnels du cinéma muet ou sur des cartes postales.

Jusque dans les années 1930, les procédés photographiques en couleur sont encore assez expérimentaux et complexes. Ils sont donc essentiellement utilisés par des amateurs qui défrichent de nouveaux terrains d’expression picturale. Ce sont d’abord des prises de vue trichromes où trois plaques sont successivement exposées portant chacune l’une des trois couleurs. Puis, la commercialisation des plaques autochromes des frères Lumière rend la photographie couleur plus accessible. Les plaques de verre permettent de capturer l’image puis de la restituer par projection ou via un appareil de visionnage dédié. Ainsi, Jacques-Henri Lartigue utilise l’autochrome pour mettre sa famille et ses proches en scène dans leurs loisirs et occupations. Cependant, l’autochrome est assez peu utilisé à des fins professionnelles car il ne permet pas le tirage sur papier.

La commercialisation par Kodak puis par Agfa de pellicules couleurs souples à la fin des années 1930 marque un tournant dans l’utilisation de la couleur en photographie. La couleur arrive au cinéma et dans la presse dans les même moments. Considérée comme « moderne », la photographie en couleur est fortement utilisée dans la presse et la publicité. Les photographes s’adaptent mais l’usage de la couleur est essentiellement commercial, tandis que les travaux personnels restent en noir et blanc. Il faut dire que la qualité des tirages en couleurs laisse encore à désirer avec un rendu médiocre et une moindre conservation dans le temps, limitant la possibilité de les faire rejoindre des musées ou des collections privées.

Au fil du temps, les problèmes de qualité s’amoindrissent, et la photo en couleur bascule progressivement au statut de pratique artistique à part entière. Les photographes peuvent ainsi explorer de nouveaux champs, plus personnels et dans une certaine mesure, s’affranchir des contraintes de la presse et des commandes. De nouvelles techniques font également leur apparition, parmi lesquelles le Polaroïd. Certains photographes expérimentent diverses techniques de tirage. Puis, depuis une vingtaine d’années, le numérique est venu bousculer encore une fois les pratiques…

L’exposition Le Triomphe de la Couleur nous propose donc un panorama complet de l’utilisation de la couleur en photographie, depuis les balbutiements jusqu’aux tirages numériques en grand format, pour une plongée en immersion dans l’histoire de la photographie.

Photographie sur plaque colorisée – Touring Club de France – XIXe siècle
Album photo constitué par un marin au fil de ses voyages, comportant de nombreuses photographies japonaises colorisée – vers 1880
Autochrome par Jacques-Henri Lartigue – vers 1910
Oiseau de Paradis – Autochrome par Fernand Baldet – 1916
Maison du chapitre et vitraux de la cathédrale de Bourges – autochromes de Lucien Roy – 1927
Noir & Blanc vs Couleurs / exposition personnelle vs publication dans Géo – François le Diascorn
Perspectives connues…- Le N&B artistique – Ouvrage Le Mont Saint Michel de Jean Mounicq publié en 2004
Papiers froissés – John Batho – tirages numériques – 1987/1990
Travail sur le tirage photographique – Denis Brihat
Autoportrait dans l’exposition – dans le Bouquet de Fleurs Sèches de Jean-François Bauret (vers 1990) avec le reflet des Papiers Froissés de John Batho

Exposition « Le Triomphe de la Couleur » – Centre d’Art de Crest – avril 2022

(*) L’exposition « Le Triomphe de la Couleur » est présentée au Centre d’Art de Crest jusqu’au 12 juin 2022. Un livret explicatif, sous forme de catalogue d’exposition, est disponible sur place pour prolonger les explications durant la visite.. et après !

[projet 52-2022] semaine 17 – raconter

Je dois avouer un certain manque d’inspiration pour le thème Raconter de cette 17e semaine du projet 52… Je ne sais pas si c’est l’effet des vacances, du beau temps qui donne envie de passer les journées dehors ou des multiples choses « de la vraie vie » auxquelles il me faut penser, mais j’ai eu du mal à trouver une idée (à peu près) correcte.

Mon choix s’est finalement porté sur une photo prise cette semaine au Musée du Film d’Animation d’Annecy. C’est un petit musée, qui retrace l’histoire de l’image animée et des différentes techniques. Ce n’est pas vraiment un musée pour les enfants car on n’y voit pas de dessin animé mais pour qui s’intéresse un peu à l’image animée et à l’illustration, c’est une petite pépite. D’ailleurs, nous y avons passé 1 heure alors qu’il se compose d’une unique salle !

Une exposition temporaire sur le thème des animaux dans l’animation clôturait la visite. C’est là que j’ai pris cette photo d’un décor et des personnages du film Même les souris vont au paradis, en partie tourné en stop motion. Sorti en 2021, ce film a eu le César du meilleur film d’animation cette année. Il raconte l’histoire d’une petite souris et d’un renardeau qui se font écraser et se retrouvent au paradis des animaux. C’est le début pour eux deux d’une grande aventure et d’une belle amitié.

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Pour découvrir ce que les autres participants ont à raconter, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : pour des raisons familiales, j’aurai très peu de disponibilité et d’accès à internet durant ce week-end. Aussi, si vos commentaires n’apparaissent pas, je les validerai dès que possible… mais je ne peux pas vous garantir à quel moment !

[exposition] Hervé Di Rosa. Ses sources, ses démons.

Le Musée de Valence propose une nouvelle exposition All-over. Après Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger en 2019, puis Philippe Favier en 2020/2021 (j’étais d’ailleurs allée voir deux fois cette exposition), c’est l’artiste contemporain Hervé Di Rosa qui a pris possession des salles du musée et y a disséminé ses œuvres.

Je ne connaissais pas du tout Hervé Di Rosa avant l’annonce de l’exposition. J’ai découvert un artiste à l’univers vif et coloré, dont l’art a émergé dans les années 1980. Artisan du mouvement de la « figuration libre », ses codes se réfèrent à la fois à la bande dessinée, et en particulier aux comics américains, et au graffiti (qui ne s’appelle pas encore street art…). Il en résulte des couleurs vibrantes et des traits francs.

Nous avons commencé notre visite par la partie exposition temporaire pour profiter du calme du début de l’après-midi dans les deux salles d’exposition. Le rez-de-chaussée nous plonge dans l’univers décalé d’Hervé Di Rosa à travers les oeuvres autour du Di Rosa Magazine. Ce fanzine d’artiste, dont les premiers numéros sont édités dans les années 1980, utilise clairement les codes des comics tandis que les tableaux présentés reprennent ceux du marketing et de la publicité. Il ne manque que Bruce Sprigsteen en fond sonore pour que l’immersion dans les 80’s soit complète !

A l’étage, c’est Time Spiral qui nous attend. Hervé Di Rosa réinterprète les grands batailles de l’histoire en mettant en scène ses personnages signatures : les Renés. On découvre ainsi Trafalgar ou les guerres babyloniennes sous son pinceau aux traits ludiques. Parmi toutes les batailles présentées, celle qui m’a le plus marquée est la représentation du débarquement de juin 1944 en Normandie. C’est le seul tableau de bataille où un seul camp est représenté. L’effroi dans l’attitude des Renés alliés est palpable, tout comme leur détermination. C’est aussi le seul tableau de bataille où le trait n’est pas net. Les éclaboussures de la mer et du sable teinté de rouge, représentées par des projections de peinture, apportent une dimension terrible au sujet !

Après cela, nous sommes retournés parcourir l’ensemble des salles du musée. Un peu partout, les œuvres d’Hervé Di Rosa répondent à celles du musée dans un dialogue entre l’ancien et le nouveau. On croise ainsi des céramiques contemporaines au pied des dolia romaines, ou un petit personnage massif faisant penser à un chapiteau de colonne dans la salle lapidaire.

Artiste voyageur, Hervé Di Rosa a ramené techniques et inspirations de chacun de ses voyages. On repère donc différentes influences selon les œuvres. L’artiste réinterprète des thèmes occidentaux avec les couleurs et les techniques d’autres continents. On croise ainsi une piéta peinte sur une peau tendue entre des bois flottés.

Hervé Di Rosa propose aussi une série de tableaux sur les villes, et leurs banlieues. Points jaunes en relief pour les lumières de la ville s’opposent aux couleurs crues des palissades de chantier dans des tableaux débordant du plan et utilisant l’ensemble des côtés du support.

Le voyage dans les collections du musée fait résonner des représentations sous-marines peuplées de poissons aux larges sourires avec le Rhône sculpté par Gaston Dintat ou dormir la Nymphe sous le regard protecteur d’un Renédor (à moins qu’il ne s’agisse d’un « René dort » ?).

Notre périple dans le musée s’achève dans le cabinet des fusains d’Hubert Robert. Hervé Di Rosa a mélangé ses propres fusains, dessinés spécialement pour cette exposition, à ceux de Robert des Ruines. Des ruines de temples peuplés de Renés, aux contours tout en rondeur, se mêlent à celles des ruines antiques aux traits plus rigides. Et tandis que je regarde en détails les dessins d’Hervé Di Rosa, mon oeil est attiré par les motifs ronds qui décorent les colonnes… et qui me font penser à ceux des barres d’éveil à la vigilance de l’escalier monumental du musée !

Nous aurons mis un peu plus de deux heures pour parcourir l’ensemble du musée et découvrir le travail d’Hervé Di Rosa. Les œuvres, colorées, semblent avoir trouvé une place naturelle au sein des collections. Et contrairement à l’exposition Philippe Favier que j’avais trouvée trop dense, celle-ci est très agréable… Au point que je n’exclus pas d’y retourner avant qu’elle ne soit décrochée !

Un papier peint avec des Renés a été édité pour habiller certains murs du musée !
Bande dessinée…
Time Spiral – Batailles de Trafalgar et Syracuse
Time Spiral – débarquement de Normandie
Ancien vs Nouveau
Ancien vs Nouveau (bis)
Yellow dots
Villes & banlieues
Dessiner sur les fenêtres…
Manifeste de l’artiste-voyageur
Les Renés en Grèce Antique
Monde sous-marin et le Rhône de Gaston Dintat
Renédor et la Nymphe Endormie
Les décorations des colonnes des temples imaginaires sur les fusains d’Hervé Di Rosa….
…. m’ont rappelé les clous d’éveil à la vigilance sur les marches du grand escalier

Musée de Valence – Drôme – avril 2022

(*) L’exposition « Hervé Di Rosa. Ses sources, ses démons » est présentée au Musée de Valence jusqu’au 28 août 2022. Les jour et horaires d’ouverture et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du Musée.

[petits moments] avril 2022 en vrac

Après une fin du mois de mars aux allures de début d’été, l’hiver a décidé de revenir un peu sur le devant de la scène au tout début du mois d’avril. Une drôle de surprise qui fait que plus jamais je ne croirais ceux qui me disent « il a neigé » en guise de poisson d’avril (cela a longtemps été la blague préférée de ma mère lorsqu’elle venait me réveiller enfant le matin du 1er avril…).

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Il y a encore eu des concours d’équitation depuis l’article des petits moments de mars 2022. Il y a d’abord eu un CSO au pied du synclinal de Saoû, sous le soleil.

Melle 3e montait exceptionnellement la jument d’une amie
Depuis le bord de la carrière du Poney Club du Val de Drôme – Aouste-sur-Sye – Drôme

Il y a ensuite eu un concours de dressage (une première pour Melle 3e qui montait son poney favori). Là aussi, le soleil était de la partie pour cette journée dans la campagne d’Allex.

J’ai pris cette photo très rapidement pour capturer un petit moment de préparation de la cavalière… sur l’instant, je n’avais pas fait attention à mon ombre et je le regrette un peu !
A l’entrée de la carrière de dressage

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Pour me remercier de les avoir autorisés à publier une de mes photos dans leur magazine municipal au printemps dernier, la mairie de Bourg-lès-Valence m’a invitée au spectacle. Parmi la liste des propositions, j’ai choisi That’s life, le one-man-show d’Arnaud Ducret. C’était un spectacle très drôle, et un peu émouvant aussi. La performance d’acteur d’Arnaud Ducret est vraiment impressionnante !

Arnaud Ducret – Théâtre Le Rhône de Bourg-lès-Valence – Drôme
5 avril 2022

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A Valence, les traditions de Pâques débutent le Dimanche des Rameaux avec le partage du Suisse, un biscuit sablé et moelleux, parfumé à la fleur d’oranger.

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Les champs de colza ont fleuri et parsèment les paysages de jaune vif. Que ce soit depuis le train lorsque je vais à Lyon, ou sur le bord des routes de campagne, ils apportent une touche de bonne humeur.

Montvendre – Drôme

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Dans les vignes également, le printemps a fait son apparition.

Beaumont-Monteux – Drôme

[petits moments] mars 2022 en vrac

Si l’actualité internationale est bien préoccupante ce mois-ci, j’ai essayé de profiter de l’arrivée du printemps pour prendre l’air chaque fois que c’était possible.

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Alors que le printemps n’avait pas encore complètement commencer à montrer le bout de son nez, j’ai fait un tour au Bois des Naix.

Bois des Naix – Bourg de Péage – Drôme

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Profitant d’une course à faire à proximité, je suis allée me balader le long du Rhône en amont du barrage de Bourg-lès-Valence.

Regarder les bateaux passer sur le Rhône
Le barrage de Bourg-lès-Valence – Drôme

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Même si les fruits et légumes sont encore bien hivernaux, j’aime aller au marché !

« ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier »

Marché de la place des Clercs – Valence – Drôme – le samedi matin

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Avec Mr 2e, nous sommes retournés boire une bière à la Brasserie de la Pleine Lune.

Brasserie de la Pleine Lune – Chabeuil – Drôme
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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Il y a encore eu des dimanches CSO ce mois-ci avec Melle 3e !

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J’ai eu besoin d’aller à côté de l’ESISAR, l’école d’ingénieurs en systèmes embarqués et réseaux de Grenoble INP, située à Valence. Cela a été l’occasion d’aller jeter un œil à l’œuvre de Ruedi Baur qui en recouvre la façade. Installée dans le cadre du 1% culturel lors de la construction du bâtiment en 1997, elle est composée de 0 et de 1 et permet également d’assurer l’isolation phonique du bâtiment situé à proximité d’une voie très passante.

ESISAR – Valence – Drôme

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Je n’avais pas souvent eu l’occasion de passer de nuit devant le temple de Chabeuil alors que la lumière était allumée à l’intérieur. C’est chaque fois l’occasion de mieux voir son architecture et son jeu de vitraux.

Temple – Chabeuil – Drôme