[projet 52-2023] semaine 42 – dans la forêt

Cette semaine, le projet 52 nous emmène dans la forêt. J’aime me promener en forêt. L’ambiance y est toujours particulière entre la lumière du soleil filtrée par les branches et les feuillages, les chemins tracés entre les arbres et le bruit du vent dans les feuilles. Enfant (et ado/jeune adulte), j’avais la chance d’habiter à proximité de la forêt de Villecartier, la deuxième plus grande de Bretagne. Étudiante, il m’arrivait d’aller me promener le week-end dans la forêt de Rennes si je pouvais disposer d’une voiture ou dans le parc forestier des Gayeulles où je pouvais me rendre à pied. Quand nous avions acheté un appartement en région parisienne, j’étais ravie car plusieurs bois étaient accessibles à pied permettant de s’y rendre à volonté. Depuis que je suis arrivée dans la Drôme, j’ai aussi toujours au cette possibilité d’accéder à un petit bois à pied, et j’en profite assez régulièrement pour de courtes balades. Je fais aussi assez souvent de plus longues promenades qui m’amènent dans l’une ou l’autre des forêts des environs.

Tout cela pour dire que je ne manque pas de photos de forêts dans mes dossiers. J’ai donc eu du mal à faire un choix ! Finalement, j’ai décidé de vous emmener dans une des forêts drômoises les plus emblématiques : la forêt de Saoû. La photo a été prise en été il y a 2 ans (depuis, je n’ai pas eu l’occasion de retourner randonner avec les 3 « enfants » ensemble), en fin de journée, pour une balade dans la fraicheur relative de la combe.


Pour voir ce qu’il se passe dans la forêt pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires

[Drôme] retour sur les expositions et spectacles de la rentrée

Après un été riche en découvertes culturelles, j’ai continué à profiter des propositions à Valence et dans ses environs depuis la rentrée. Au programme, il y a eu : une exposition de photos de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, une installation d’art contemporain et un concert très original dans un lieu absolument fabuleux lors des Journées Européennes du Patrimoine. Je vous propose donc de revivre cela en images.

Au Centre du Patrimoine Arménien

L’Orient Revisité, au Centre du Patrimoine Arménien

C’est au Centre du Patrimoine Arménien à Valence que je suis une nouvelle fois allée découvrir une exposition de photos. J’avais beaucoup apprécié les précédentes que j’y avais vues (vous pouvez retrouver mes avis sur l’exposition Orages de Guillaume Herbaut et sur l’aventure photographique des Kasparian), et j’étais impatiente de découvrir celle-ci.

La photographie s’est développé dans l’Empire Ottoman sous l’impulsion des arméniens qui se sont très vite intéressé à ce nouveau médium. A travers la production photographique des studios, essentiellement à Constantinople, c’est toute la société turque que l’on découvre. Les portraits occupent aussi une grande part de leur activité : c’est à la mode de se faire photographier. On découvre ainsi de nombreuses images de la famille impériale et de leurs proches. Des photos de paysages urbains donnent à voir une ville propre et qui se modernise.

Scènes de la vie de Constantinople
Palais et mosquées

A cette époque charnière des débuts de l’industrialisation, les studios de photographie sont mandatés par le gouvernement pour documenter les efforts de modernisation du pays et l’occidentalisation grandissante. Les images sont ensuite utilisées à des fins de propagande auprès des nations européennes, en particulier le Royaume Uni et la France. On y montre des usines propres aux ouvriers souriants et les enfants dans des classes à l’école.

Une autre partie de l’activité des studios de photographie est la production de mises en scène de la vie rurale et traditionnelle. En effet, l’exotisme est à la mode en Europe, et nombreux sont les occidentaux à la recherche de ces représentations. Les studios n’hésitent donc pas à engager des acteurs pour s’habiller dans les tenues traditionnelles des différentes régions de l’Empire Ottoman, et poser dans des décors factices. Si l’on y prête un peu attention, on peut même noter les bouts de décors ou les acteurs que l’on retrouve sur plusieurs photos. Certaines mises en scène sont très poussées, quasi bibliques.

L’exposition se termine par l’exil des photographes arméniens, chassés de l’Empire Ottoman au moment du génocide de 1915. Certains parviendront à partir avec une partie de leur matériel et de leur patrimoine photographique. Ils s’établiront dans d’autres pays, en Europe ou en Amérique.

L’exposition L’Orient Revisité est une plongée dans l’histoire de l’utilisation politique de la photographie. Elle est à la fois un témoignage artistique et historique de la naissance de cette technique, mais aussi de son émergence comme vecteur de propagande : en choisissant ce que l’on montre et comment on le montre, on envoie un message fort.

(*) L’exposition L’Orient Revisité est visible au Centre du Patrimoine Arménien de Valence jusqu’au 23 décembre 2023. Les horaires et tarifs sont à retrouver sur le site internet du CPA.

Centre du Patrimoine Arménien – Valence – Drôme – août 2023


Nuée, à la Bourse du Travail de Valence

Nuée, c’était l’installation de l’été à la Bourse du Travail de Valence. Ce lieu a dédié son unique salle à la création contemporaine et propose des installations temporaires. C’est l’artiste Mélissa Mariller qui a monté Nuée. L’installation s’articulait autour de panneaux souples en plastique coloré et découpé de motifs rappelant les vieux meubles savoyards. Des bancs métalliques venaient s’ajouter à cette interprétation moderne des meubles traditionnels. Enfin, les luminaires ajoutaient une ambiance particulière, soutenue par une bande son pour une expérience totalement immersive.

Nuée, installation de Mélissa Mariller à la Bourse du Travail de Valence

(*) Nuée s’est achevée début septembre. La Bourse du Travail de Valence propose plusieurs installations par an, toujours en accès libre.

Bourse du Travail – Valence – Drôme – août 2023


Electrorgue, au Palais Idéal du Facteur Cheval

La soirée Electrorgue au Palais Idéal du Facteur Cheval était initialement prévue en mai pour la Nuit des Musées. J’avais d’ailleurs pris des places. Mais les orages avaient contraint à l’annulation de la soirée. J’étais donc ravie quand j’ai vu que le concert était reprogrammé à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, et j’ai aussi réservé mes billets. J’y suis allée avec Melle 3e, ce qui nous a valu une fin de journée au pas de course entre la fin de son cours d’équitation à 19.30 et le début de la soirée à 21.00 à 1h de route de la maison. Mais cela en valait la peine !

A l’arrivée au Palais Idéal, celui-ci était plongé dans une semi obscurité, seulement éclairé par quelques lampes dans les jardins et les lumignons remis aux visiteurs à l’entrée. Notre première mission était de déposer notre lumignon quelque part sur l’œuvre du Facteur Cheval afin d’apporter notre pierre à l’édifice. Rien que pour cette expérience de découverte des lieux à la lumière de la lampe de mon téléphone, j’étais ravie d’être venue.

Découvrir le Palais Idéal du Facteur Cheval à la torche
Apporter un éclairage nouveau sur le bâtiment en se rappelant que le Facteur Cheval a souvent travaillé de nuit sur son œuvre.

Puis est venue l’heure du concert. Electrorgue, c’est le mariage réussi entre l’orgue de Barbarie et la musique électro. Nous étions environ 600 personnes dans les jardins et sur la terrasse du Palais Idéal à profiter de la douceur de cette soirée au rythme des basses électro-organiques. J’ai été frappée de la disparité du public : des personnes âgées, des enfants, des habitués des concerts électro et d’autres qui découvraient. Je m’attendais presque à voir les Trois Géants se dandiner. J’ai été fascinée par les jeux de la lumière sur la façade du Palais Idéal. J’ai vraiment apprécié ce moment un peu hors du temps, entre monument historique et musique actuelle. J’ai aimé la façon dont l’originalité de la proposition musicale venait jouer avec l’exubérance des lignes du Palais Idéal. Et bien que fatiguée, j’étais presque déçue quand la musique s’est tue à bientôt minuit.

Au pied des Trois Géants
Mixer de l’orgue de Barbarie…
Prendre de la hauteur et assister au concert depuis la terrasse
Profiter de l’exubérance

(*) Le Palais Idéal sert régulièrement de salle de spectacles. La programmation est à retrouver sur le site du monument, tout comme les horaires et conditions de visite plus classiques. Je vous recommande vivement de réserver si vous voulez vous y rendre. Le lieu est très prisé et la jauge relativement limitée.
Et si vous voulez découvrir une autre oeuvre du Facteur Cheval, n’oubliez pas de vous rendre au cimetière de Hauterives où vous trouverez son tombeau.

Palais Idéal du Facteur Cheval – Hauterives – Drôme – septembre 2023

[projet 52-2023] semaine 41 – perle(s)

En proposant ce thème Perle(s) pour cette 41e semaine du projet 52, je crois que je pensais aux perles de pluie. Ces gouttes d’eau qui restent accrochées sur les feuillages ou les pétales après l’averse sont en effet extrêmement photogéniques. Mais force est de constater que la pluie se fait désirer ces dernières semaine. J’ai donc du changer mon fusil d’épaule, et trouver une autre idée. J’ai pensé aux perles avec lesquelles ont fait des bijoux mais je n’en ai pas à la maison. Je n’ai pas retrouvé le bocal de perles à repasser dont il reste un fond de l’époque où les enfants s’amusaient avec. Mais, en cherchant du riz dans mon placard, j’ai aperçu un pot de perles de tapioca qui me sert à épaissir les soupes en hiver. J’avais trouvé mon sujet. Un éclairage indirect, l’objectif de l’appareil photo de mon téléphone quasiment dans le bocal, et voilà !


Pour voir à quoi ressemblent les perles des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Ardèche x Drôme] balades estivales

Nous voici déjà presque mi-octobre ! L’été et la rentrée ont été bien occupés en ce qui me concerne, et je m’aperçois qu’il y a encore quelques balades en Drôme et en Ardèche dont je ne vous ai pas parlé. Comme, finalement, ces promenades ne sont pas spécifiquement estivales et qu’elles peuvent se faire en toute saison, il n’est donc pas trop tard pour vous emmener dans mes pas. Nous allons ainsi aller découvrir un jardin extraordinaire sur les hauteurs d’Alboussière en Ardèche, les sources de la rivière Drôme et un charmant village perché.

Sur les hauteurs d’Alboussière – Ardèche – juillet 2023

La Terre Pimprenelle, jardin poétique

Dire que j’avais mis le jardin de la Terre Pimprenelle sur ma liste depuis un moment est un euphémisme. J’avais même déjà presque réussi à y aller l’année dernière, sauf qu’une déviation pour travaux sur la route d’Alboussière m’avait finalement conduite à Lamastre et dans la vallée du Doux. Cette fois, j’avais une vraie bonne raison de m’y rendre : les copains du Caillou aux Hiboux y faisaient la soirée de lancement de leur guide touristique ardéchois. C’est donc en fin d’après-midi que je suis partie de la plaine valentinoise, entre canicule et mistral bien fort, pour me rendre dans la montagne ardéchoise. Une fois là-haut, le vent était toujours très présent mais j’avais réussi à perdre quelques degrés (même s’il faisait encore 35°C).

Bienvenue à La Terre Pimprenelle

Alors que les invités arrivaient peu à peu, j’en ai profité pour découvrir le jardin. Labellisé jardin remarquable, il déploie ses 1200 arbres et arbustes sur un hectare de pure poésie. Chaque recoin révèle sa surprise : là, une petite figurine en terre cuite, ici, une boule métallique ondoyant sur un bassin. Le fil conducteur de ce jardin est la suite de Fibonacci (pour ceux qui n’ont pas fait de maths, dans cette suite, chaque élément est la somme des deux éléments le précédant. Sa représentation graphique est une spirale, et la suite est liée au nombre d’or. Bref, la suite de Fibonacci est passionnante et a beaucoup inspiré les artistes). Mais nul besoin d’être fort en maths pour apprécier la Terre Pimprenelle. Il suffit de se laisser porter par la poésie des lieux et de prêter attention aux détails.

Des mobiles de coquillages tintent dans le vent

La construction ce de jardin s’est faite sur un terrain vierge, une terre agricole, qui a été façonnée pour correspondre aux souhaits d’aménagements posés sur le papier des années avant. Chaque élément a été pensé pour répondre à des exigences relatives au nombre d’or. C’est un effort de plusieurs années qui a donné naissance à ce lieu hors du commun. J’ai très envie dorénavant de la découvrir à différents moments de l’année. J’ai grandement apprécié cette parenthèse enchantée et reposante dans une semaine au rythme effréné (et cela a aussi été pour moi ce soir-là, l’occasion de retrouver pas mal de connaissances et d’échanger autour d’idées de balades dans la région).

J’ai été fascinée par ces boules métalliques flottant sur les différents bassins
Lanterne de pierre
Regarder les végétaux danser dans le vent
Passion hortensias
S’assoir et se laisse hypnotiser par les mouvements de la boule sur l’eau

La Terre Pimprenelle – Alboussière – Ardèche – juillet 2023

(*) L’entrée au jardin est payante. Le détail des informations pratiques est à retrouver sur le site de la Terre Pimprenelle.

Les sources de la Drôme, au cœur du Haut Diois

Aller aux sources de la Drôme, c’était aussi depuis très longtemps sur ma liste de lieux que je souhaites découvrir. A la fin de l’été, j’étais avec Mr 2e un dimanche et nous avons eu envie d’aller dans le Diois. Une fois sur la route, alors que nous longions la rivière Drôme, nous nous sommes dit que ce serait amusant d’aller jusqu’à sa source. Nous avons donc dépassé Die, puis le claps de Luc en Diois et continué à remonter la rivière. La route s’est faite plus petite, et plus escarpée à mesure que nous progressions dans le Haut Diois, à la limite des Hautes Alpes. Nous avons fini par arriver à un peu plus de 1000 mètres d’altitude, à La Bâtie des Fonds, l’un des villages les moins peuplés de France (6 habitants à l’année au dernier recensement).

Là, plusieurs sources se rejoignent au fond d’un vallon pour former la rivière. La plus visible se trouve au centre du village. D’un talus jaillit une source qui alimente une fontaine. Le trop-plein se déverse dans une rigole qui traverse la route avant de plonger dans le vallon. Techniquement, la Drôme se traverse donc ici à gué que l’on soit à pied, ou en voiture.

Ici, naît la Drôme… Nous n’avons d’ailleurs pas résisté au plaisir de nous y rafrapichir.

Nous avons suivi l’eau qui nous a guidés vers des cheminements de bois et des panneaux d’interprétation permettant de découvrir le vallon, ses sources, sa biodiversité et son histoire. On aperçoit en effet les fondations de maisons, installées dans le vallon, et qui ont été emportées le 3 janvier 1936 par un glissement de terrain. Seules les habitations du haut du village, construites sur le flanc de la montagne calcaire avaient alors été épargnées. La petite balade est agréable. J’ai même regretté de ne pas avoir emporté de livre car je serais bien restée plus longtemps assise dans la fraicheur du vallon alors qu’ailleurs le mercure jouait avec les 40°C.

Cheminements de bois
Dans le fond, on distingue les ruines de l’ancien village
Profiter de la fraîcheur
Dans le vallon des sources

Valdrôme, ex-station de ski

En redescendant de La Bâtie des Fonds, nous avons fait un crochet par la station de Valdrôme. A la fin des années 1980, une station de ski avait en effet été implantée sur la montagne de l’Aup. Quelques téléskis ont fonctionné jusqu’au début des années 2010 mais le manque d’enneigement cumulé avec un fort éloignement de tout ont eu raison de l’activité de ski alpin. Propriété du département, la station a été reconvertie dans les activités estivales : tir à l’arc, deval-kart, tyrolienne et mini-golf viennent compléter les propositions de VTT et de course d’orientation. Nous n’avons malheureusement pas pu en profiter : nous étions le 3 septembre et les activités avaient fermé le 31 août. Nous avons toutefois apprécié les paysages, grandioses de la station et de ses environs.

Depuis la station…
les alpages de la montagne de l’Aup, jaunis par la sécheresse
Sur la route vue sur le Diois
Je n’ai pas réussi à identifier avec certitudes les montagnes dans le fond : massif des Écrins ? Aiguilles d’Arves ? autre montagne ?

La Bâtie des Fonds / Valdrôme – Drôme -septembre 2023

La Bégude de Mazenc, village perché de Drôme Provençale

Si j’avais souvent traversé la Bégude de Mazenc en allant ou rentrant de Grignan sans passer par l’autoroute, je n’avais visité le village perché qu’une seule fois, un jour d’hiver il y a très longtemps. Or, au mois de mai, j’avais réservé un atelier autour de la lavande à proximité de la Bégude de Mazenc. L’occasion était donc toute trouvée pour y retourner. J’ai commencé par pique-niquer en arrivant au village perché, profitant de la vue sur la plaine de la Valdaine.

Vue sur la plaine de la Valdaine

Puis, je suis partie à la découverte des petites ruelles. Si La Bégude de Mazenc n’est pas le plus joli, ni le plus grand des villages perchés que j’ai eu l’occasion de visiter, il est cependant très mignon. Aussi, si l’on passé à proximité, il mérite que l’on s’y arrête pour une courte balade.

Au cœur du vieux village perché
Le clocher de l’ancienne église
Vue sur la plaine de la Valdaine
Dans les ruelles
L’ancienne porte du village

La Bégude de Mazenc – Drôme – mai 2023

[projet 52-2023] semaine 40 – automne

Cette semaine, le projet 52 nous emmène en automne. Finalement, dans la Drôme, le thème n’est pas si simple à traiter. La météo est en effet encore très nettement estivale, et les arbres n’ont pas encore vraiment commencé à changer de couleurs. On s’achemine donc vers un automne qui risque d’être très court visuellement parlant et météorologiquement parlant. Mardi, je suis allée à Paris pour le travail et j’ai pu constater que plus je montais vers le nord, plus les forêts se paraient de couleurs chaudes, contrastant avec le ciel bien gris et la pluie battante qui m’a accueillie à l’arrivée.

Donc, pour traiter le thème, je suis repartie dans mes archives, quasiment un an en arrière. Mi-octobre l’an dernier, j’ai passé une journée à la recherche des couleurs automnales dans les paysages ardéchois. J’ai donc choisi une photo de cette journée, prise dans le massif du Tanargue, pour illustrer le thème de cette semaine.

Je retourne normalement bientôt en Ardèche, dans les Cévennes cette fois, pour une journée de randonnée automnale et j’ai déjà hâte !


Pour découvrir à quoi ressemble l’automne chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : bien décidée à profiter du beau temps, je ne suis pas certaine d’avoir beaucoup l’occasion de me connecter ce samedi. Mais je validerai vos participations dès que possible dans le cas où elles se retrouveraient en modération.

[Drôme] un tour dans les étoiles… de la gastronomie

Nous avons de la chance dans la Drôme car nous avons beaucoup de nombreux producteurs et artisans qui font un travail de qualité. Il est ainsi relativement facile de se régaler à base de produits locaux que l’on trouve au marché ou dans les magasins de producteurs. Mais nous avons aussi beaucoup de bons restaurants, qu’il s’agisse d’établissements proposant une cuisine simple mais de qualité, de bistronomie ou de restaurants étoilés. J’ai d’ailleurs déjà eu plusieurs fois l’occasion de dîner dans certains de ces derniers (La Cachette et Flaveurs à Valence, et le Carré d’Alethius à Charmes sur Rhône), ainsi que dans leurs adresses bistronomiques (en particulier, le Bac à Traille et André). Il faut dire que nos chefs étoilés ont à cœur de faire découvrir leur cuisine et proposent différents rendez-vous plus abordables que leurs grandes tables.

En arrivant chez Anne-Sophie Pic

Un quatre-heures chez Anne-Sophie Pic

Ainsi, Anne-Sophie Pic, cheffe triplement étoilée pour son restaurant valentinois (et cumulant 10 étoiles sur l’ensemble de ses restaurants), propose à certaines périodes de l’année un quatre-heures. Je l’avais bien repéré depuis un moment sur les réseaux sociaux de la Maison Pic, mais n’avait pas trouvé d’occasion pour y aller. Celle-ci est venue par hasard un samedi après-midi où j’ai croisé ma copine Laeticia en ville. Elle venait d’appeler pour réserver afin d’y aller le lendemain avec quelques autres de mes connaissances. Il n’a pas fallu bien longtemps pour qu’elle réussisse à me convaincre que c’était une bonne idée de me joindre à eux et a aussitôt rappelé le restaurant pour ajouter une personne.

Nous nous sommes donc retrouvés à 6 le dimanche un peu avant 16.00. Dès l’entrée dans l’établissement, c’est un cocon à la fois doux et chaleureux. Une fois à notre table, nous devons choisir une boisson sur la carte dédiée au quatre-heures. Nous aurons ensuite quatre services de bouchées sucrées, apportées par les pâtissiers qui nous expliquent ce que nous allons déguster et dans quel ordre il est préférable de le faire. Les prémices, les viennoiseries, les pâtisseries et les desserts à l’assiette se succèdent, tout en délicatesse et subtilité. L’expérience se termine par un cocktail sans alcool très floral.

La carte du bar Rose
Cocktail floral
Prémices sucrées
Caviar de chocolat et bouchée chocolat-menthe
Matcha comme un tiramisu
La fraise et la rhubarbe

Nous avons avons vraiment passé un excellent moment, dans l’ambiance feutrée des salons de la Maison Pic. Pendant presque 2 heures et demie, les bouchées se sont succédées, tranquillement. Nous y étions le dernier jour de service de la version de l’été 2023. Et j’ai maintenant très envie de découvrir la nouvelle proposition pour l’hiver.

(*) Le quatre-heures n’est pas servi tous les jours et est obligatoirement sur réservation au moins la veille. Il était à 49 € par personne lorsque nous y sommes allés.

Des découvertes au Valence en Gastronomie Festival

Le Valence en Gastronomie Festival est un rendez-vous annuel qui se tient au moment de la rentrée. Pendant un week-end, différentes activités sont proposées autour de la gastronomie (ainsi, en 2019, j’avais participé à un speed-tasting). Restaurateurs, artisans et producteurs font découvrir leurs spécialités sur un marché où les dégustations se paient en Goutatou, des tickets que l’on peut acheter sur place. C’est une très bonne occasion pour goûter la cuisine de grands chefs ou des produits originaux. J’avais beaucoup apprécié l’expérience l’an dernier et j’avais hâte de la réitérer cette année.

Fin de journée sur le champ de Mars où se passe le festival
Goutatou en main, je suis prête à me régaler !

J’avais également la chance d’être conviée à la soirée donnée par Drôme c’est ma nature, l’agence d’attractivité départementale dont je suis ambassadrice. C’est donc en fin de journée du samedi que je suis allée sur le site du festival. Cette année, tout avait été regroupé sur le Champ de Mars à Valence. Je pensais avoir le temps de faire le tour avant le début de la soirée, mais j’ai passé un peu trop de temps à échanger sur le stand de l’Ardèche avec une personne de l’agence départementale de tourisme autour de futurs rendez-vous. Aussi, j’ai ensuite filé rapidement pour assister au cocktail sur le stand de la Drôme.

Tartes fines aux légumes d’été et mini-caillettes
Macarons salés chèvre/poivron

Comme il me restait plein de Goutatou, je suis revenue le dimanche en fin de matinée. J’ai ainsi pu me composer un brunch entre sucré et salé : de la pogne, des glaces, des bouchées salées et sucrées… J’ai également fait quelques achats, en particulier du miel de l’Ain (qui était un des départements invités de cette édition du festival), du vinaigre balsamique produit en Ardèche, des sablés fourrés fabriqués à Tain l’Hermitage, des compotes, de quoi préparer du thé glacé et des chouchous à base de noix de Grenoble.

Bouchée salée de la Maison Pic, tomate & romarin
Mes achats…

(*) Les deux planches de Goutatou que j’ai « dépensées » sur le festival m’ont été offertes par Drôme c’est ma nature (collaboration commerciale / invitation). J’étais totalement libre sur la façon de les utiliser, et sur mes choix de dégustations.

[projet 52-2023] semaine 39 – architecture

J’ai beaucoup hésité en choisissant une photo pour illustrer le thème architecture de cette 39e semaine du projet 52. En effet, j’étais d’abord partie sur l’idée d’une architecture contemporaine. J’ai cherché dans les photos que j’ai prises cet été à Montréal ou Toronto. C’est alors que je me suis dit qu’un immeuble Art Déco, ça serait bien aussi. Cependant, les photos de l’université de Toronto m’ont fait penser à la colline du Parlement à Ottawa et ses bâtiments néogothiques/néo-Tudor. Mais alors, pourquoi ne pas plutôt choisir une jolie maison victorienne. J’étais donc en pleine réflexion quand mon œil a été attiré par quelques photos prises au jardin botanique de Montréal. Là, un jardin chinois a été entièrement construit, avec l’ensemble des bâtiments. Cette architecture traditionnelle est un cadeau de la Chine, via le jardin botanique de Shanghai. Tous les éléments ont été fabriqués en Chine avant d’être assemblés à Montréal par des artisans et paysagistes chinois.

Le pavillon où se figent les nuages empourprés

dans son écrin floral au jardin botanique de Montréal


Pour découvrir les architectures des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Canada] Québec, de Montebello aux Laurentides

Après la balade en bateau dans les 1000 îles, nous avons repris la route pour revenir dans la province de Québec. Nous avons traversé rapidement Ottawa pour longer la rivière des Outaouais jusqu’à Montebello. Là, deux expériences fabuleuses nous attendaient : une nuit dans un hôtel iconique et une journée au milieu de la faune. Puis, sur le chemin du retour à Montréal, nous avons fait un arrêt dans le parc naturel de Mont Tremblant et dans les Laurentides.

Cascade de la rivière du Diable – Parc national du Mont Tremblant

Dormir au château Montebello

C’est en fin d’après-midi que nous sommes arrivés à Montebello, et plus exactement au Fairmont Château Montebello. Cet hôtel me faisait rêver depuis un bon moment, et je ne voulais pas laisser passer l’occasion d’y séjourner (au point de modifier un peu notre circuit de road-trip pour pouvoir y passer une nuit !). Imaginez un immense chalet en rondins de bois, situé le long d’une rivière, en plein cœur de la forêt. L’hôtel a été construit au début des années 1930 et propose un peu plus de 200 chambres. Autour de l’hôtel, de nombreuses activités sont proposées. Pour notre part, nous opterons pour une promenade à la tombée du jour le long de la rivière et un passage par l’espace feu de camp.

Fin de journée au bord de la rivière des Outaouais
L’entrée de l’hôtel à la nuit tombée

Mais, c’est surtout dans le lobby que nous avons passé la soirée. Il est organisé autour d’une cheminée monumentale à 6 faces située au centre de l’hôtel. Là, des fauteuils et canapés disposés en petits salons permettent de s’installer dans une ambiance aux lumières tamisées très cosy et très chic. Nous avons profité de la belle carte du bar pour commander un cocktail et des planches, et nous avons savouré notre soirée dans ce lieu féérique !

Autour de la cheminée du lobby
Old Fashionned face à la cheminée (à consommer avec modération)

Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir séjourné au Château Montebello. C’était clairement une petite folie, mais c’était aussi réellement magique. Cela doit être encore plus fabuleux dans la période de Noël, quand la cheminée est allumée et que les décors de fête sont sortis…

Retomber en enfance au parc Oméga

Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner sur la terrasse du restaurant au Château Montebello, nous sommes partis pour le Parc Oméga. C’est un parc animalier qui ne présente que des espèces vivant au Canada. On y circule en voiture le long d’une piste d’une douzaine de kilomètres, passant au milieu des enclos. En dehors de l’enclos des loups (où toutes les fenêtres doivent bien être fermées), il est possible d’ouvrir les vitres de la voiture pour mieux voir les animaux. Mais surtout, on peut nourrir les cervidés avec des carottes. Pas de souci si vous n’avez pas pu en acheter avant de venir, les boutiques du parc vendent des sachets d’1 kg (un peu plus cher qu’au supermarché mais pas excessivement cher non plus). Nous avons donc commencé par nous arrêter à la maison d’accueil du parc afin d’acheter 2 kg de carottes (que nous complèterons d’un kg supplémentaire au village du parc).

Cerf de Virginie

Comme nous avions dormi à moins de 5 km du parc Oméga, nous y étions quasiment à l’ouverture le matin. Le premier avantage était qu’il y avait encore peu de monde dans le parc (nous y étions un samedi sur un week-end où le lundi était férié pour les canadiens). Mais ce qui nous importait encore plus était qu’en y allant tôt le matin, il ne faisait pas encore très chaud donc les animaux ne cherchaient pas à faire la sieste à l’ombre et on a pu les voir sans aucune difficulté. Si nous avons pu observer des ours, des loups (y compris des louveteaux) ou encore des renards, ce sont les cervidés qui sont les plus nombreux, et les moins farouches. En effet, ils ont bien compris que les automobilistes et leurs passagers pouvaient leur donner des carottes. On avait même l’impression que certains se mettaient volontairement en travers de la piste afin de forcer l’arrêt de la voiture puis de venir voir aux fenêtres qui avait une carotte à lui donner. Est-ce-que nous nous sommes amusés comme des enfants à nourrir les cervidés ? Oui, totalement. Est-ce-que nous avons distribué 3 kg de carottes ? Oui, tout à fait.

Bonjour, c’est pour avoir une carotte !
Oui, c’est bien moi en train de donner une carotte à un cerf (Crédit photo : Mr 1er)

En fin de matinée, nous sommes arrivés au village du parc. Nous avons laissé la voiture sur le parking (où nous avons pu approcher une biche) et pris le sentier qui mène à la petite ferme pédagogique. Après avoir observé les grenouilles dans la mare, nous sommes allées à la rencontre des vaches, chevaux, ânes, chèvres et des animaux de la basse-cour. La ferme est installée dans une vraie ferme historique. On peut aussi visiter l’intérieur de la maison, qui fait un peu penser à celle des Ingalls dans La Petite Maison dans la Prairie. Histoire de continuer à retomber en enfance, nous avons fait le trajet de retour dans la carriole tirée par un tracteur. De retour au village, il était l’heure de manger et il y avait nettement plus de visiteurs que lorsque nous étions arrivés 1h30 auparavant. Après avoir mangé, nous avons repris la piste pour finir le tour du parc (et distribuer nos dernières carottes).

L’entrée de la ferme
Coucou les vaches !
Nous avons vu des oies bernaches un peu partout lors de notre voyage au Canada : ronds-points, parcs, espaces verts…

Le parc Oméga vaut vraiment de s’y arrêter. Il faut compter une bonne demie-journée pour en faire le tour. Il est indispensable de se munir de carottes pour profiter de l’expérience. En été, arriver tôt le matin permet à la fois d’éviter le pic de foule et de mieux voir les animaux.

(*) Il est conseillé de prendre ses billets à l’avance. Cela peut se faire en ligne. Nous avions réservé nos places au Parc Oméga via notre agence de voyage. Nous n’avons pas attendu à l’entrée du parc en y étant juste après l’ouverture matinale.

Se reposer au bord de la rivière de la Petite Nation

Après avoir passé une bonne partie de la journée au Parc Oméga, nous avons repris la route en direction du lac Simon et de la rivière de la Petite Nation. Nous ne nous sommes pas arrêtés au complexe touristique du lac Simon car en ce samedi après-midi ensoleillé, il y avait beaucoup de monde. Nous avons fait le tour du lac, profitant de jolis points de vue depuis la route et traversant un petit pont de bois. En arrivant à côté de Duhamel, nous avons fait une pause à la halte routière. Là, quelques tables de pique-nique nous ont permis de nous installer pour prendre un goûter avant de descendre au bord de la rivière de la Petite Nation. Nous nous sommes assis un moment sur les rochers à côté de la chute d’eau, puis nous sommes allés tremper nos pieds dans les eaux plus calmes en aval. Nous avons d’ailleurs vu de nombreux utilisateurs de kayak et de paddle venir mettre à l’eau à cet endroit. Puis, nous sommes allés assez tôt nous installer pour la nuit à Saint André Avellin où nous avions réservé une chambre dans une maison victorienne (j’avais attrapé un gros rhume qui m’a mise complètement KO et j’avais nettement besoin d’une sieste).

Halte routière de Duhamel, QC – au bord de la rivière de la Petite Nation

S’émerveiller au parc du Mont Tremblant

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons pris la route pour Mont Tremblant. Nous avons fait quelques courses au village en prévision du pique-nique du midi, puis nous sommes partis dans le parc national du Mont Tremblant. Nous avons commencé par un passage au centre de découverte pour récupérer le plan du parc et la liste des sentiers de randonnée. En arrivant sur le parking, nous avons eu la jolie surprise d’apercevoir une biche (cerf de Virginie) dans le sous-bois voisin. Nous avons décidé de pique-niquer à proximité du centre de découvertes tout en étudiant la liste des randonnées afin de décider celles que nous ferions. Nous avons ainsi avisé plusieurs petites randonnées conduisant à de jolis points de vue (encore un peu malade, je n’avais pas le courage de me lancer dans une boucle plus importante, même si certaines étaient tentantes). Notre première balade a donc été pour aller voir les Chutes Croches, sur la rivière de la Diable. C’était une petit mise en jambes d’un peu moins d’1 km, mais déjà la magie de la nature québecoise a opéré !

En traversant la rivière – parc national du Mont Tremblant
Les Chutes Croches – parc national du Mont Tremblant

Nous avons ensuite remonté la rivière par la route principale n°1 afin de gagner le parking de la chute du Diable. De là, un sentier permet de faire un aller/retour de 1.6 km jusqu’à la cascade. Depuis le sentier, nous avons profité de plusieurs points de vue sur la rivière. C’est également là que nous avons la grande chance d’observer un vison noir en train de chasser une famille d’anatidés. Nous regardions les volatiles qui se laissaient porter sur l’eau quand Melle 3e a remarqué un mouvement furtif sur la berge qui nous faisait face. Au début, nous avons pensé avoir affaire à une loutre mais dès qu’il a été moins dans l’ombre, la forme du museau ne coïncidait pas et, utilisant nos connaissances récemment acquises au Musée de la Nature du Canada, nous avons identifié un vison. Il s’est glissé dans l’eau et a pourchassé les jeunes oiseaux qui ont réussi à se mettre à l’abri. Nous avons alors vu le vison plonger et nager sous l’eau. C’était un moment bref, mais vraiment intense.

Le long de la rivière de la Diable – Parc national du Mont Tremblant

Nous avons ensuite continué notre chemin jusqu’au belvédère faisant face à la grande cascade et sommes restés un moment à profiter du spectacle. En revenant vers le parking, ce sont deux jeunes écureuils que nous avons pu observer un long moment tandis qu’ils couraient l’un après l’autre dans les arbres bordant le sentier.

Cascade du Diable – parc national de Mont Tremblant
Au bord du chemin – parc national du Mont Tremblant

Nous avions envisagé de faire une autre randonnée mais nous étions dimanche après-midi, il faisait beau et tous les parkings de départ des chemins que nous avions repérés étaient complets. Aussi, nous nous sommes contentés d’un moment au calme au bord de la rivière, en aval du lac Monroe, avant de revenir vers le village de Mont Tremblant.

Parc national du Mont Tremblant

Nous avons vraiment apprécié notre passage dans la parc national du Mont Tremblant, tant pour les paysages que pour l’observation de la faune. Les nombreux sentiers sont tous très bien aménagés et indiqués. De plus, sur plusieurs parkings, on peut trouver des toilettes. Randonner dans le parc a été un vrai bonheur.

(*) L’accès aux parcs nationaux du Québec est payant. On peut prendre ses places en arrivant sur place. Mais, il est conseillé de réserver ses places à l’avance, via le site internet de la Sépaq qui s’occupe de la gestion des parcs. En effet, le nombre de visiteurs quotidiens est limité pour chaque parc. Suite à l’avertissement que nous avions eu à l’entrée du parc provincial de Sandbanks en Ontario, nous avons anticipé pour le parc du Mont Tremblant.

Passer le temps à la station de Mont Tremblant

Après notre journée de randonnée, nous avions réservé une nuit dans un hôtel à proximité du parc du Mont Tremblant. Hélas, quand nous sommes arrivés, notre chambre n’était pas prête. Nous avons donc pris la navette de l’hôtel pour nous rendre à la station de ski de Mont Tremblant (une des rates stations de ski alpin du Québec). La station en elle-même est plutôt mignonne, très colorée, piétonne, avec des pelouses taillées au millimètre. Il y avait énormément de monde (week-end oblige). Nous n’avions pas vraiment regardé ce que nous pouvions y faire (il semblerait qu’il y ait de jolies balades à faire, en prenant la télécabine) et nous étions fatigués, aussi nous sommes restés dans le village-station. Nous avons un temps envisagé d’y diner avant de retourner à l’hôtel, mais les prix pratiqués nous en ont dissuadés. Mont Tremblant est une station « chic » et cela se sent ! Après une bonne heure de balade, nous avons appelé la navette de l’hôtel pour y retourner et nous installer dans la chambre. Puis, nous avons repris la voiture pour descendre dans le village pour le repas.

Au cœur de la station de ski de Mont Tremblant

Marcher au dessus des arbres sur le sentier des cimes

C’est le hasard d’une publication suggérée sur Instagram qui m’a fait connaître le sentier des cimes. Après une rapide vérification, le lieu n’était situé qu’à une vingtaine de minutes de Mont Tremblant et la durée de visite était parfaite pour notre dernière demie-journée dans les Laurentides (nous avions comme impératif de rendre la voiture avant 16.00 dans le centre de Montréal, idéalement après avoir déposé nos valises chez Mr 1er sur le Plateau). J’ai donc montré quelques photos du site à Mr 1er et Melle 3e, et ils ont approuvé l’idée. Après avoir quitté notre hôtel à Mont Tremblant et pris un petit déjeuner chez Tim Horton, nous avons donc pris la route direction du sentier des cimes Laurentides.

En chemin vers le centre d’accueil

Après avoir laissé la voiture sur le parking, nous avons traversé un joli jardin fleuri pour rejoindre le centre d’accueil. Là, nous avons pu prendre nos billets et recevoir toutes les explications dont nous avions besoin avant de nous engager sur la passerelle. Le sentier des cimes, c’est un cheminement d’un peu plus d’1 kilomètre au niveau de la cime des arbres et qui mène à une tour d’observation de 40 mètres de haut. Tout au long du parcours, des panneaux d’interprétation permettent d’en apprendre plus sur la forêt, son exploitation et la faune locale. La balade est extrêmement agréable, même un jour un peu gris et venteux comme lorsque nous y étions. Tout le parcours est extrêmement praticable et accessible (il peut même être fait avec un fauteuil roulant ou une poussette).

Observer les oiseaux…
Observer les écureuils

L’accès au sommet de la tour d’observation se fait via une montée en pente douce autour de la structure circulaire. Une fois en haut, le paysage est grandiose et la passerelle sur laquelle nous progressions peu auparavant semble minuscule. Au centre de la plateforme d’observation, un filet a été tendu et permet de marcher au dessus de 40 mètres de vide ou bien encore de s’allonger un instant. On peut aussi juste s’asseoir au bord de la plateforme ou encore ne pas poser les pieds sur le filet et s’installer sur un des rondins-tabourets. En tous cas, nous avons passé un long moment là-haut à admirer la forêt et les montagnes des Laurentides (et allez savoir pourquoi, je pensais avant d’y venir que les Laurentides étaient une région plutôt plate !).

La passerelle à la cime des arbres
Monter à la tour d’observation au dessus de la forêt
Les montagnes des Laurentides et la passerelle vues depuis le haut de la tour d’observation

Après être redescendus, nous avons profité d’un passage à la boutique de souvenirs mais surtout à la boutique de créateurs et produits locaux pour quelques achats avant de reprendre la route pour Montréal.

Le sentier des cimes Laurentides était une belle découverte que je n’avais pourtant pas repérée en préparant ce voyage. Comme quoi, il est important de ne pas tout programmer de façon stricte et de se laisser des moments pour improviser.

(*) Nous avons pris nos billets en arrivant sur le site. Il est possible de les prendre à l’avance via internet. Le parcours est accessible à tous sans problème.


C’est ainsi que notre road-trip au Canada s’achève. Nous avons encore passé quelques jours à Montréal avant de prendre l’avion du retour. J’ai regroupé les visites et balades que nous avons faites ces jours-là avec celles du début de mon séjour canadien dans l’article sur Montréal.


Montebello / Municipalité de la Petite Nation / Mont Tremblant
Québec – Canada – août 2023

[Canada] morceaux choisis le long du lac Ontario, des chutes du Niagara au Saint Laurent

Après avoir passé 3 jours à Toronto, nous avons récupéré une voiture pour partir en road-trip. Les premières étapes de celui-ci nous ont conduit le long du lac Ontario. D’abord à l’ouest de Toronto, nous avons passé une journée aux chutes du Niagara. Puis à l’est de Toronto, où nous avons passé une journée et demie entre le comté du Prince Edward et le parc national des 1000 îles. Après une semaine à explorer les villes, nous sommes donc partis découvrir les beautés de la nature dans ces secteurs de l’Ontario.

Dans le parc naturel des 1000 îles, au large de Gananoque, ON

Niagara Falls, entre puissance de la nature et tourisme de masse

Nous avons donc commencé par aller découvrir les chutes du Niagara. J’avais tenu absolument à les mettre au programme de notre voyage car elles faisaient partie de ces lieux que j’avais envie de découvrir depuis l’enfance. Nous avons mis environ 2 heures depuis Toronto pour rejoindre Niagara Falls par l’autoroute (il y avait un peu de bouchons). Après avoir longé la rive du lac Ontario, nous nous sommes éloignés de celle-ci pour rejoindre le bord de la rivière Niagara qui, quelques kilomètres avant de se jeter dans le lac, forme les chutes mondialement connues. Plus que leur hauteur, seulement une cinquantaine de mètres de haut, c’est leur largeur qui les caractérise. Composées de 3 chutes (les chutes américaines, le voile de la mariée et les chutes du fer-à-cheval), elles sont larges de près d’un kilomètre et leur débit est l’un des plus puissants au monde.

Au bord de Horseshoe Fall

Situées à la frontière entre les États-Unis et le Canada, les chutes du Niagara attirent donc les foules depuis les débuts du développement du tourisme au XIXe siècle sur les deux rives. Cela a conduit au développement de nombreuses infrastructures tant d’un côté que de l’autre. La vue étant plus belle et impressionnante du côté canadien, nous n’avons pas passé la frontière, mais il est aisé de voir que de chaque côté, on retrouve attractions, hôtels, casinos et restaurants.

Les chutes américaines et le voile de la mariée depuis le parc Queen Victoria

Comme nous passions la nuit à Niagara Falls, nous avons laissé la voiture sur le parking de notre hôtel en arrivant (tous les parkings sont payants, et chers, mais le prix est plus avantageux sur les parkings des hôtels si on y séjourne). Puis, nous avons traversé les jardins du casino et sommes descendus dans le parc Queen Victoria qui longe la rivière. Il est bien entendu impossible de louper la vue sur les chutes, quel que soit l’endroit où on se situe. Nous avons déjeuné au petit food court de Table Rock Center, le centre d’accueil des visiteurs de Niagara Parks. Le bâtiment actuel a été initialement construit en 1926 et depuis agrandi dans le même style. C’est à partir de Table Rock Center que l’on accède à l’attraction Journey behind the Falls.

Horseshoe Fall

Après un petit rappel de l’histoire de la découverte des chutes du Niagara par les européens, du développement touristique et économique des lieux, nous récupérons un poncho en plastique jaune et empruntons un ascenseur, direction les tunnels creusés dans la roche pour accéder au plus près de Horseshoe Fall. Si on a pu avoir un moment de doute concernant le fait qu’on sera ridicule avec ce poncho jaune poussin, il nous a suffi de voir comment les visiteurs remontaient dégoulinant d’eau pour nous convaincre de l’enfiler. Des tunnels permettent d’avoir un accès directement derrière la chute, mais ce qui est le plus impressionnant, c’est le belvédère situé au bord de la chute, à mi-hauteur de celle-ci. On se rend alors compte de la puissance de la chute… et on prend une bonne douche d’embruns !

Horseshoe Fall depuis le belvédère de Journey behind the Falls
Horseshoe Fall depuis le belvédère de Journey behind the Falls

Ensuite, nous avons encore profité des abords des chutes pour les admirer puis nous sommes remontés jusqu’à notre hôtel. Nous avons du attendre un peu notre chambre (qui a été disponible avec plus d’une heure de retard… j’ai exprimé posément mon mécontentement et ai obtenu en compensation l’annulation des frais de parking), mais cela valait la peine. En effet, le matin, lorsque nous étions passés pour déposer la voiture, nous avions fait le check-in et il nous avait été proposé une chambre au 8e étage, disponible de suite, précisant qu’on pouvait avoir une chambre dans un étage plus élevé mais disponible à l’heure normalement prévue en milieu d’après-midi. J’avais donc opté pour cette deuxième option. Quand nous avons enfin récupéré notre clé, notre chambre était située au 20e étage (nous avions donc été surclassés…). Et nous avions une vue complètement panoramique sur l’ensemble des chutes et des environs ! Le programme de la soirée était donc tout trouvé : se poser dans un fauteuil face à la baie vitrée et admirer les chutes jusqu’à l’heure de s’endormir, après avoir diné au restaurant de l’hôtel…

Depuis la chambre de l’hôtel
Chaque soir, les chutes sont illuminées et un feu d’artifice est tiré

Si j’ai été très impressionnée par les chutes en elles-même, je n’ai pas particulièrement apprécié leurs environs. Le développement du tourisme de masse a conduit à la création d’une ville entièrement dédié à l’accueil touristique entre casinos, hôtels et restauration de chaîne. Cela donne un côté « Disneyland » mais en version un peu défraichie, un peu trop années 80.
Je ne regrette pas d’avoir vu les chutes du Niagara mais je n’ai pas aucune envie d’y retourner. C’est le lieu que nous avons le moins apprécié de tout notre voyage au Canada.

(*) Lorsque nous sommes arrivés à Journey behind the Falls, il n’y avait pas d’attente à la billetterie.

Sandbanks park, parc naturel provincial de l’Ontario

Après une petit déjeuner dans la chambre (acheté à emporter au Starbucks situé dans le lobby de l’hôtel) avec vue sur les chutes du Niagara, nous avons repris la route en direction du Comté du Prince Édouard, à l’autre bout du lac Ontario. C’était l’étape la plus longue de notre road-trip. Nous avons juste fait une pause rapide pour déjeuner à Port Hope chez Olympus Burger (qui avait été élu meilleur burger du Canada et cela nous a semble amplement mérité !). Nous sommes arrivés en début d’après-midi dans le Comté du Prince Édouard, que nous avons traversé pour rejoindre le parc naturel de Sandbanks.

Dunes beach

Ce parc provincial de l’Ontario se situe le long du rivage du lac Ontario. Comme son nom l’indique, il est constitué d’un cordon de sable. Il s’agit de la plus grande formation de sable et de dunes littorales en eau douce du monde. Après avoir payé notre accès et récupéré le plan du parc, nous avons avisé un parking à côté de Dunes Beach, permettant de gagner un sentier de randonnée dans les dunes. C’est une petite boucle de 2,5 kilomètres, classée facile à modérée selon le parc. Elle permet de découvrir les dunes ainsi qu’une zone humide de lagune. Bien que nous étions à Sandbanks Park en plein été, et que le parking de Dunes Beach était quasiment complet, nous n’avons croisé quasiment personne sur le sentier de randonnée, profitant d’une belle balade dans un environnement naturel préservé.

C’est parti pour Dunes Trail. Il suffit de suivre le balisage.
Le sentier est, comme ailleurs au Canada, très bien aménagé
Vue sur la lagune
Marcher dans les dunes…

Nous avons beaucoup aimé notre balade dans Sandbanks Park. Cette parenthèse de nature nous a fait un bien fou après plusieurs jours dans des environnements plus urbanisés. J’ai regretté de ne pas disposer de plus de temps pour parcourir un autre sentier et explorer un autre secteur du parc.

(*) Comme dans tous les parcs naturels au Canada, l’entrée à Sandbanks Park est payante (21$ par voiture lorsque nous y sommes allés). Il y a une capacité quotidienne maximale. Nous n’avions pas réservé et avons eu de la chance que la capacité n’ait pas été atteinte encore à notre arrivée. Il est donc plus que recommandé de réserver son accès préalablement par internet.
Au niveau de Dunes Beach, il y a une petite boutique permettant d’acheter snacks et rafraichissements, ainsi que des articles de plage.

Kingston, un soir de pluie

Après le Comté du Prince Édouard, nous avons repris la route pour Kingston où nous dormions le soir. La météo a commencé à se dégrader et nous avons aperçu quelques éclairs. Nous avons même vu le début de la formation d’un cône de tornade dans le ciel. Aussi, c’est sous la pluie que nous sommes arrivés à destination. Notre hôtel était situé au bord de la marina de Kingston. Après avoir posé nos valises, nous sommes partis diner dans un pub/micro-brasserie à l’ambiance irlandaise très sympa. En revenant, nous avons jeté un œil à la locomotive de la Canadian Pacific dans le parc de la Confédération et aux bâtiments voisins.

Petit matin sur la marina de Kingston, depuis la chambre d’hôtel

Du petit aperçu que nous avons eu de Kingston, nous avons trouvé la petite ville mignonne.

(*) C’est a Kingston que nous avons fait notre lessive. J’ai beaucoup apprécié l’accueil à la laverie Econo Coin Laundry, devenue Fresh Laundry Company, et l’efficacité des machines : 30 minutes pour le lavage, 30 minutes pour le séchage, avec possibilité de récupérer des pièces contre un paiement par carte et d’acheter une dosette de lessive.

Gananoque et les 1000 îles, archipel paisible au bord du Saint Laurent

Kingston est réputée pour être une des portes d’entrée du parc naturel des 1000 îles. Mais, il faut s’éloigner un peu de Kingston pour pénétrer dans le cœur du parc. Nous sommes donc allés à Gananoque, où nous avons embarqué pour une balade sur les eaux du Saint Laurent. En effet, le parc des 1000 îles, le plus petit des parcs nationaux du Canada, est essentiellement situé sur le fleuve, englobant une multitude d’îles plus ou moins grandes. Les 1000 îles sont une région frontalière avec les États-Unis et les plus grosses îles sont situées de l’autre côté de la frontière. Pour notre part, nous sommes restés dans les eaux canadiennes.

Sur le port de Gananoque
Sur le port de Gananoque, l’endroit idéal pour prendre un café matinal…

Nous sommes donc partis du petit port de Gananoque, bordé de maisons victoriennes, pour une croisière d’une heure (qui a même duré un peu plus longtemps). Le bateau navigue entre les îlots, permettant d’apercevoir les chalets et maisons de vacances avec leurs abris à bateau, mais aussi de profiter du calme des lieux, d’admirer le paysage, paisiblement. Tout au long de la promenade, on en apprend un peu plus sur ces îles, leur histoire, ainsi que la flore et la faune. Accessibles uniquement par bateau, les maisons de vacances n’ont ni eau courante ni électricité. Compte-tenu du climat, elles sont utilisées uniquement en été pour des vacances aux loisirs simples : baignades, pêche, jeux d’extérieur ou de société. Je dois avouer que nous avons un peu rêvé en passant devant certaines et que je m’y serais bien vu y passer quelques jours de ressourcement.

Au cœur du parc des 1000 îles
Maison, les pieds dans l’eau
Abri à bateau et ponton sur un des îlots

Le parc des 1000 îles fait partie de nos coups de cœur de ce voyage au Canada. La balade en bateau sur le Saint Laurent entre les îlots était un moment vraiment paisible et agréable.

(*) Nous avons fait notre croisière dans les 1000 îles avec City Cruises à Gananoque. Il est préférable de réserver son billet à l’avance (mon agence de voyage s’en était occupé, mais il est possible de le faire soi-même via internet). Nous avions choisi le premier horaire du matin, et ne l’avons pas regretté. En effet, le bateau était loin d’être plein, augmentant la sensation de calme sur l’eau. Et voir la queue sur le quai qui attendait pour l’horaire suivant nous a confirmé que nous avions fait le bon choix.
Le parking est, comme à peu près partout au Canada, payant (9$ pour la journée si on a un billet pour City Cruises, lorsque nous y étions).


Niagara Falls / Pincton / Kinsgton / Gananoque
Ontario – Canada – août 2023

[projet 52-2023] semaine 38 – au gré du vent

Cette semaine, le projet 52 nous invite à nous laisser porter au gré du vent. Celui-ci a pas mal soufflé ces derniers jours dans la Drôme, apportant son lot d’orages, parfois violents. Mais j’ai choisi un sujet plus léger pour illustrer ce thème. On repart quelques semaines en arrière, au cœur de l’été, pour regarder les fleurs et les herbes danser au rythme du mistral, quelque part en Ardèche…


Pour découvrir ce que les autres participants font au gré du vent, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : je serai toute cette journée de samedi en vadrouille avec des copains. Il ne me sera donc pas possible de passer valider avant samedi soir les commentaires qui auraient eu la mauvaise idée de passer en modération. Ainsi, si votre commentaire n’apparait pas immédiatement, ne vous inquiétez pas, il sera visible dès que je l’aurai validé… mais donc pas avant samedi soir ou dimanche matin.