[projet 52-2024] semaine 7 – en papier

Le thème « en papier » de cette semaine dans le projet 52 a été pensé comme une variation du thème Origami que je trouvais un peu restreint. Je l’avais d’ailleurs déjà ouvert l’an dernier en c’est plié ! et il y a trois ans en pliage(s). Changement d’approche donc en se concentrant sur la matière première de ces petits bricolages : le papier. Cependant, comme je ne suis toujours pas très habile à fabriquer des origamis, j’ai assez naturellement mis cette façon d’illustrer le thème de côté.

J’avais dans l’idée de vous montrer une œuvre d’art en papier mais je me suis vite rendue compte que les photos dont je disposais étaient surtout des œuvres d’art sur papier, et que le matériau support avait une importance très relative. (Si vous êtes curieux, vous pouvez quand même aller jeter un œil aux cartes et dessins de Théophile-Jean Delaye ou aux affiches d’Obey par exemple). J’ai hésité avec une photo prise la semaine dernière au musée de Valence montrant des papillons collectés et stockés dans des sachets de papier calque (je la garde finalement pour vous parler plus en détail de l’exposition en cours dans un futur article). J’ai finalement choisi une photo de ces papiers précieux que sont les manuscrits médiévaux du Mont Saint Michel, dont j’ai pu voir quelques exemplaires au Scriptorial d’Avranches à Noël.


Pour découvrir ce que les autres participants ont comme papiers, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


NB : afin de profiter de moments en famille ce week-end, je n’aurai pas beaucoup de temps à consacrer au blog. Aussi, si votre commentaire n’apparait pas, c’est sans doute qu’il est passé en modération. Je viendrai le valider dès que possible.

[Drôme] prendre de la hauteur au pied des châteaux forts

Du Moyen-Âge, il reste dans la Drôme de nombreuses traces, en particulier tout le long de la vallée du Rhône. Parmi celles-ci, on retrouve des vestiges de fortifications, qu’il s’agisse de vieux villages entourés de remparts parfois encore visibles ou de châteaux forts perchés sur les collines et surveillant les passages. La plupart de ces anciens châteaux forts sont maintenant des ruines, plus ou moins vastes et plus ou moins visibles. Par contre, ces vestiges sont des buts de balades ou randonnées très agréable où, une fois au pied de l’ancien château, on domine le paysage pour des vues panoramiques.

La Tour de Barcelonne, perchée sur les piémonts du Vercors

Une fin d’après-midi au château des Cornillans

Le château des Cornillans, si vous me suivez un peu dans mes balades, vous devez commencer à le connaître. Parmi les châteaux en ruines des environs de Valence, c’est un des plus proches de la maison. Comme il est aussi très facile d’accès, c’est devenu un lieu où je me rends très souvent quelle que soit la saison, y compris de façon un peu improvisée. C’était d’ailleurs le cas pour cette sortie. Imaginez un samedi où il fait très froid, avec en plus du mistral. Après une grosse semaine de travail, je manquais complètement de motivation pour sortir. J’avais donc décidé de passer la journée tranquillement à la maison, ne sortant que pour emmener Melle 3e à l’équitation en fin d’après-midi. Mais, en allant la déposer, j’ai aperçu le givre qui surmontait la Raye sous un beau ciel bleu. Le paysage était si beau, qu’il a suffi à me motiver pour aller vite fait mettre une tenue plus adaptée à la rando et attraper mes chaussures à la maison avant de filer sur les chemins de La Baume Cornillane.

Le blanc sur le haut de la montagne de la Raye, c’est bien du givre et pas de la neige…

En arrivant sur place, il me restait environ une heure avant le coucher du soleil. J’ai laissé la voiture au pied de la crête sur laquelle est construit le château et je suis partie sur ces chemins maintes fois parcourus. J’ai admiré la Raye dans son manteau de givre. J’ai fait un crochet par les roches de la Pangée qui m’impressionnent toujours. Puis, j’ai flâné dans les ruines du château.

J’ai beau voir cette montagne quotidiennement, je ne me lasse pas de l’admirer…
Les ruines de l’ancien donjon continuent à dominer les environs
Vers les roches de la Pangée, un nouveau panneau explicatif donne des informations sur cet ancien super-continent

Doucement, le soleil a commencé à descendre sur l’horizon. La lumière s’est faite plus douce, avant de venir couvrir les paysages d’une teinte dorée. Malgré le froid mordant, je n’avais pas envie de rentrer. J’ai cherché un endroit un peu abrité du vent pour continuer à regarder le soleil venir se cacher derrière les monts d’Ardèche. C’était tellement calme et beau que le temps semblait s’étirer. Puis, la nuit a commencé à tomber, indiquant qu’il était temps pour moi de rentrer me mettre au chaud après cette balade vivifiante.

Lumière de fin de journée depuis les hauteurs de La Baume Cornillane
Sur le bord des chemins, les herbes séchées…
Marcher dans les ruines du château des Cornillans
Face au soleil déclinant, dans les ruines du château
L’heure dorée sur les murs du château
Regarder le soleil se coucher…

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2024

(*) L’accès au château des Cornillans peut se faire depuis le village de La Baume Cornillane par des chemins balisés, au départ de la mairie. Il existe d’autres chemins d’accès tout au long de la crête. L’accès au château et aux roches de la Pangée est libre.


Un jour de vent à la Tour de Barcelonne

La Tour de Barcelonne n’est pas beaucoup plus loin que le château des Cornillans depuis chez moi. Et si l’accès est un peu moins immédiat, il reste quand même facile. J’ai pris l’habitude d’y monter depuis Combovin car le chemin est moins abrupt que depuis Barcelonne. Il offre également de plus jolis points de vue au fil de la montée. Après avoir laissé la voiture sur le parking du cimetière à Combovin et traversé la Véore, il suffit de suivre la petite route en légère montée puis d’emprunter le sentier qui monte sur la droite en direction des Terres Blanches.

En traversant la Véore
Comme des ombres chinoises…

Des Terres Blanches, on peut déjà apercevoir la Tour de Barcelonne sur une colline voisine. La direction à suivre devient alors évidente, sur un sentier très visible. Là, le sol peut parfois être glissant entre les flaques boueuses des jours d’après la pluie et les cailloux. Régulièrement, entre les frondaisons des arbres, la silhouette de la tour se devine.

La silhouette de la Tour de Barcelonne se devine entre les branches des conifères
Sur les sentiers…

Soudain, au détour du chemin, me voilà au pied de la tour, ancien donjon médiéval. Je monte jusqu’à la plateforme qui constituait la cour du château au Moyen-Âge. Le vent souffle fort et froid cet après-midi là. Malgré le soleil, cela n’incite guère les nombreux promeneurs à s’attarder à cet endroit découvert. Je prends toutefois le temps d’admirer le paysage. La vue est littéralement à 360° et couvre à la fois la plaine de Valence et les premières falaises du Vercors occidental. Je m’amuse, comme chaque fois, à retrouver des lieux connus comme les villages de Montvendre et de Chabeuil, ou encore la Raye. Mais le vent finit par avoir raison de ma contemplation, et je rebrousse chemin pour rentrer à la maison.

Au pied de la tour de Barcelonne
Vue sur la Raye et les piémonts du Vercors
L’ancien donjon médiéval a été restauré. Il n’est cependant pas accessible.
Les ruines de l’ancien château du Moyen Âge au pied du Vercors
Jeter un dernier coup d’oeil à la tour de Barcelonne en repassant aux Terres Blanches

Combovin & Barcelonne – Drôme – janvier 2024

(*) L’accès à la Tour de Barcelonne peut se faire depuis Combovin, comme évoqué ci-dessus. Il est aussi possible d’y accéder depuis le village de Barcelonne. Les chemins sont bien visibles et globalement balisés jusqu’à la tour. L’accès à la tour de Barcelonne est libre.
Il faut compter environ 30 minutes depuis le cimetière de Combovin pour accéder à la Tour. Il est possible de compléter la balade en allant jusqu’à la chapelle Sainte Marguerite depuis les Terres Blanches.


Si vous voulez découvrir d’autres points de vue depuis des ruines de châteaux forts aux environs de Valence, vous pouvez aussi aller voir :

[projet 52-2024] semaine 6 – tout neuf

Je n’ai pas fait les soldes et je n’ai rien acheté (en dehors des courses alimentaires et autres produits d’entretien) ces dernières semaines. Le thème « tout neuf » de cette semaine du projet 52 ne tombe donc pas vraiment à pic ! J’ai donc cherché ce que j’avais de neuf (ou presque) autour de moi. Assez facilement, mes yeux sont tombés sur le clavier de mon ordinateur au bureau. Bingo ! J’ai en effet un ordinateur tout neuf, spécialement sorti du carton pour moi le lendemain de mon arrivée, après que le premier qui m’avait été attribué a lamentablement crashé au démarrage et n’a jamais voulu entendre raison ensuite.


Pour voir ce qu’il y a de neuf chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires. Peut-être seront-ils plus inspirés que moi !

[Drôme] se promener les pieds dans la neige

Si nous avons eu un début d’hiver très arrosé, les températures sont globalement restées douces et les premières neiges sont arrivées tardivement. Il m’a en effet fallu attendre mi-décembre pour pouvoir me promener dans les paysages blanchis. En plaine, elle a encore mis plus de temps à arriver, c’est seulement en janvier que les premiers flocons ont fait leur apparition, couvrant très progressivement les paysages d’un tapis blanc, bien vite balayé par des vents glaciaux.

des branches et des feuilles de hêtre givrées
Quand l’hiver vient remplacer l’automne…

Dans la forêt givrée au Grand Echaillon

Mi-décembre, alors que de la neige était un peu tombée sur le Vercors quelques jours avant, j’ai décidé un samedi après-midi d’aller voir s’il en restait un peu. Comme je n’avais pas envie de faire beaucoup de route, j’ai choisi d’aller vers le Grand Echaillon. Je m’étais dit que neige ou pas, j’y trouverai bien une balade à faire. Au pied du col des Limouches, les conditions de circulation étaient annoncées délicates car il avait gelé les nuits précédentes et que les nuages étaient bas. Et effectivement, si la route était bien dégagée, j’ai rapidement vu la température chuter sur le thermomètre de la voiture. Mais, en descendant sur Léoncel, j’ai su que mon idée était bonne car les crêtes étaient blanchies et l’ambiance en haut s’annonçait magique.

une crête de montagne, givrée en haut et pas en bas
Depuis le plateau de Léoncel, vu sur les crêtes du Grand Echaillon
des branches couvertes de givre
Sur le parking de l’auberge du Grand Echaillon

J’ai laissé la voiture sur le parking de l’auberge. Le thermomètre indiquait -5°C et le vent soufflait fort. Sitôt descendue, j’ai cherché mes gants et m’apercevoir que j’avais oublié de les prendre. Je trouvais malgré tout dommage de ne pas profiter un peu des paysages complètement givrés autour de moi. Alors, j’ai resserré mon écharpe, remonté ma capuche, et glissé mes doigts dans mes manches. Les lieux étaient silencieux. Je me suis enfoncée dans la forêt, suivant un chemin que je connaissais. La neige était glacée, et avait emprisonné les traces de pas d’animaux. J’ai reconnu le cerf, le renard, le lièvre et le loup. Le vent faisait danser les troncs des grands arbres en un ballet hypnotique.

une maison et un tas de troncs d'arbres dans une foret enneigée
Une ambiance complètement hivernale autour de l’auberge
un chemin dans une forêt enneigée
S’aventurer dans la forêt enneigée
les cimes des arbres givrées
Se sentir minuscule
une forêt enneigée avec au premier plan des arbres qui ont encore leurs feuillage automnal
L’automne n’avait pas encore complètement disparu
une forêt givrée
Au pied des grands arbres

J’ai ensuite pris la direction de la bergerie. J’avais pensé aller longer la crête jusqu’au point de vue sur le plateau de Léoncel. Mais le brouillard se faisait de plus en plus présent, effaçant le paysage. Je me suis donc contentée de marcher jusqu’à la bergerie, m’émerveillant de la façon dont le vent et le froid avaient paré la nature d’une couche de magie.

des cimes d'arbres givrées
Se laisser hypnotiser par le ballet des branches
une forêt givrée
Dans la forêt
des feuilles de hêtre givrées
Feuilles givrées
un chemin dans une forêt enneigée
Direction la bergerie
un chemin dans une forêt enneigée
Marcher dans un paysage enchanté
un chemin enneigé s'avançant dans le brouillard entre deux barrières
Minimalisme
un paysage complètement blanc de givre et de neige
La visibilité était devenue très faible

J’ai fini par faire demi-tour au bout de plus d’une heure de balade dans la magie de ces paysages givrés. De retour à la voiture, mon seul regret a été que l’auberge n’était pas encore ouverte pour la saison car j’y aurais bien pris un thé au coin de la cheminée.

Le Grand Echaillon – Drôme – décembre 2023


Sur les sentiers enneigés au pied du Vercors

Le premier week-end de janvier, il a neigé sur le Vercors. J’avais un temps envisagé de retourner au Grand Echaillon mais un coup d’œil à la montagne par la fenêtre et à la webcam sur internet m’en avait découragé. En effet, les sommets étaient nimbés d’un épais brouillard, la neige tombait et les conditions de circulation étaient annoncées difficiles (d’ailleurs, des copains ont voulu y aller mais ont dû s’arrêter avant la station tant la route était glissante). Le lundi matin (comme exceptionnellement, je ne travaillais pas), quelques flocons voletaient dans l’air chez moi et je me suis dit qu’en allant vers le pied du Vercors du côté de Peyrus, je trouverais peut-être la neige. Ce secteur, bien que proche de chez moi, est en effet souvent plus froid et enneigé.

Dès la sortie du village, la présence de la neige ne fait aucun doute

C’était une bonne idée car sitôt la sortie du village, les champs étaient couverts d’une pellicule blanche et la neige tombait plus fortement que chez moi. J’ai laissé ma voiture sur un emplacement de stationnement et je suis partie dans l’idée d’aller vers le Chemin des Moines (ce sont les premiers kilomètres du GR93). Si le début de ma balade s’est fait en suivant le balisage, j’ai bien vite bifurqué pour m’aventurer dans un sentier s’enfonçant dans les bois et éviter une marche sur route trop longue.

Direction le Chemin des Moines et le pas du Touet… avant de choisir de bifurquer

Tandis que l’averse de neige se densifiait, j’ai commencé à monter par ce chemin un peu escarpé. L’avantage, c’est qu’il m’a emmenée à l’abri du vent glacial, protégée par la colline sur laquelle j’avançais. J’ai continué à marcher, émerveillée par la forêt qui se couvrait peu à peu de neige, contrastant avec le vers des sapins et des genévriers. Le silence était total. Je n’entendais que le bruit de mes pas crissant sur la neige fraîche. L’instant semblait suspendu hors du temps. J’ai toutefois fini par faire demi-tour : l’heure du déjeuner approchait. En revenant à ma voiture, les routes avaient changé de couleur et on ne distinguait plus le bitume, entièrement blanchi. Cette fois, l’hiver semblait bien décidé à s’installer quelques temps !

C’est après avoir traversé le ruisseau que je me suis enfoncée dans les bois
Les fougères séchées retiennent la neige
Avancer sur les sentiers enneigés
Genévrier sous la neige

Peyrus – Drôme – janvier 2024


Au dessus des nuages à la Croix de Chabreille

J’étais montée à la Croix de Chabreille il y a deux ans, après avoir cherché plusieurs fois le chemin pour arriver au sommet. Après d’importantes chutes de neige un début de semaine de janvier, je suis allée me promener dans le Vercors. Mon idée de départ était de pousser jusqu’au Grand Echaillon. Mais en montant vers le col des Limouches, je suis passée au dessus des nuages et la neige était déjà abondante. J’ai donc profité que le parking à proximité de Chabreille soit encore quasiment vide (il était encore tôt le matin) pour changer mon plan et décider d’aller à la Croix de Chabreille pour profiter de la mer de nuages sur la vallée du Rhône.

un champ enneigé avec des personnes faisant de la luge
Très peu de monde en arrivant tôt le matin. Ce ne sera plus le cas quand je reviendrai récupérer ma voiture après ma randonnée : le parking débordera largement le long de la route et le champ sera noir de monde !

Après avoir hésité à prendre mes raquettes (cela aura son importance plus tard), j’ai finalement opté pour y aller sans. J’ai suivi le trajet que j’avais pris la dernière fois, traversant d’abord le champ où quelques familles sont déjà à pied d’œuvre pour enchainer les descentes en luge. Le soleil est encore assez bas et une bonne partie du pré est resté à l’ombre. Le soleil rasant fait briller la neige qui a glacé pendant la nuit.

Une bonne partie du champ est dans l’ombre
Le contraste entre la neige qui brille au soleil et les arbres encore à l’ombre est magique
Le soleil arrive doucement
Mais il va falloir encore un petit moment avant que je ne me retrouve au soleil

J’avance donc dans la neige, à l’ombre. Toutefois, le relief me protège du vent et j’ai plutôt chaud tandis que je marche. Surtout que, vu que je n’ai pas pris mes raquettes, je me retrouve rapidement à devoir faire plus d’efforts pour avancer dans une neige bien poudreuse et dans laquelle je m’enfonce généreusement. J’ai presque à chaque pas de la neige largement au dessus des chevilles (et à certains endroits, j’en aurai même jusqu’au dessus du genou !). Je dois avouer qu’à ce moment-là, je regrette un peu d’avoir eu la flemme de risquer de devoir porter les raquettes à la main dans certains passages !

un paysage enneigé
La neige est encore très fraiche.. et les raquettes (laissées dans le coffre de la voiture) auraient été pratiques !

Malgré tout, la balade est agréable. Il fait bon, les paysages sont somptueux et je commence à apercevoir la mer de nuages sur la vallée du Rhône. Après avoir loupé le chemin qui mène au second pré puis à la montée, je dois cependant revenir un peu sur mes pas. Mais je récupère assez vite mon itinéraire. Et j’attaque la montée un peu raide en direction de la Croix de Chabreille. Assez vite, celle-ci se dessine sur l’horizon. Je suis au sommet et je prends un moment pour contempler le paysage, grandiose !

paysage enneigé et mer de nuages
Je commence à apercevoir la mer de nuages sur la vallée du Rhône dans une trouée d’arbres
paysage enneigé et mer de nuages
La mer de nuages s’étend sur toute la plaine de Valence et la vallée du Rhône
une croix au sommet d'une montagne enneigée
Arrivée au sommet : la croix de Chabreille veille
paysage enneigé et mer de nuages
Les nuages couvrent toute la vallée du Rhône
paysage enneigé et mer de nuages
Les collines des piémonts du Vercors forment des îles

Pour redescendre, j’ai choisi cette fois de faire une boucle. Une fois arrivée à la croix, je suis redescendue de l’autre côté, suivant un chemin bien marqué qui m’a conduite jusqu’à la route. Il m’a ensuite suffi de la longer pour regagner le parking, tout en continuant à admirer le paysage couvert de neige !

paysage enneigé et mer de nuages
Et toujours la mer de nuages sur la vallée

Chateaudouble – Drôme – janvier 2024


Pour d’autres balades dans la neige en Drôme :

Et un peu plus loin, en Isère, sur le domaine nordique de Villard de Lans.

[projet 52-2024] semaine 5 – froid

S’il fait plutôt doux dans la journée, les nuits restent fraîches. J’ai dû d’ailleurs gratter le parebrise en prenant ma voiture le matin cette semaine. Bref, la météo est plutôt pas trop en désaccord avec le thème froid du projet 52 pour cette semaine. Cependant, la photo que j’ai choisie a été prise il y a pile deux semaines. Ce samedi là, j’avais une très grosse flemme de sortir : il faisait froid et j’étais fatiguée. J’ai quand même emmené Melle 3e au centre équestre, et je pensais me limiter à cela. Mais en arrivant là-bas, j’ai vu que la Raye n’avait pas dégivré de la journée, et que la vue était encore plus belle que d’habitude. Alors, je suis vite fait repassée à la maison, j’ai enfilé une tenue adaptée et mes chaussures de rando et une demi-heure plus tard, j’arpentais les chemins glacés de La Baume Cornillane. Mais cela fera l’objet d’un récit plus complet ultérieurement…

L’effet blanc sur la montagne, c’est du givre. Et comme il faisait froid, il est resté toute la journée malgré le soleil (j’ai pris ma photo en toute fin d’après-midi, moins d’une heure avant le coucher du soleil)


Pour voir comment il fait froid chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] 3 petites balades d’hiver à côté de Valence

Entre décembre et janvier, j’ai déjà eu l’occasion de faire quelques jolies balades dans la Drôme. Ces promenades et randonnées sont forcément hivernales, même quand il n’y a pas de neige ! Comme chaque fois, la plupart sont réalisables en toutes saisons mais l’hiver leur apporte une « couleur » particulière et une ambiance plus froide. La nature y apparait dénudée, tandis que les températures invitent plutôt à rester au chaud. Mais quel bonheur de prendre un thé en rentrant d’une balade bien vivifiante !

des ruines de château fort sur une crête
Profiter du soleil sur les chemins


Au bord de l’Isère en crue à Romans

En décembre, les pluies ont été importantes et les fleuves et rivières ont eu tendance à déborder. A Romans, lorsque je suis passée pour voir les illuminations de Noël, l’Isère était en crue. Si elle était encore dans son lit, son débit était très impressionnant. Le fort courant produisait en outre un grondement sourd ne laissant aucun doute sur sa puissance.

une ville de nuit au bord d'une rivière en crue
Bourg de Péage depuis Romans, et les tourbillons du courant de l’Isère
de nuit, une rivière en crue sous un pont en ville
Sous le Pont Vieux, le niveau de l’Isère est élevé

Romans sur Isère – Drôme – décembre 2023


Dans le brouillard au jardin des Sables

Le jardin des Sables à Montvendre a été ma dernière sortie de 2023. La météo n’était pas très belle, avec beaucoup de brouillard, mais j’avais envie de prendre l’air. J’ai donc choisi d’aller une nouvelle fois dans ce jardin (privé mais ouvert au public sous condition de respecter les lieux), dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler à de nombreuses reprises. Je m’y étais souvent baladée au printemps et en été, un peu en automne aussi. Mais je n’y étais encore jamais allée en hiver. Avec le brouillard, l’ambiance était un peu mystique. J’étais ce matin-là, la seule visiteuse et seuls quelques oiseaux venaient troubler le silence. J’ai aussi été surprise de trouver quelques fleurs. Une nouvelle fois, j’ai pu constater que le jardin des Sables est un véritable havre de paix et qu’il fait bon y faire un tour.

paysage de campagne dans le brouillard
Il y avait beaucoup de brouillard ce jour-là
rose en train de faner
La fin des roses…
un chemin dans la forêt par temps de brouillard
Ambiance mystérieuse
coques des fruits du fusain
Le fusain a lâché ses graines
une petite rose avec des gouttes de rosée
perles de rosée

Jardin des Sables – Montvendre – Drôme – décembre 2023


Au centre de la Pangée à La Baume Cornillane

C’est pour débuter l’année que je suis retournée à La Baume Cornillane. Nous étions en effet le 1er janvier et le soleil brillait. J’avais il y a 2 ans inauguré l’année par une randonnée et très envie de recommencer cette année. J’ai choisi de faire une balade que je connais bien car d’une part, j’étais quand même un peu fatiguée et d’autre part, les chemins étaient détrempés après les pluies des jours précédents. L’idée était vraiment de prendre l’air, pas de réaliser un exploit sportif.

un paysage de colline avec les ruines d'un château
En direction du château des Cornillans

En ce milieu de matinée du 1er janvier, il n’y avait pas foule sur les sentiers mais j’ai tout de même croisé quelques autres promeneurs avec lesquels nous avons échangé un « bonne année ». De toutes façons, j’avais surtout envie d’un peu de calme après le tourbillon des fêtes de fin d’année. J’ai marché en profitant des paysages et du soleil qui réchauffait rapidement l’air, avant de rentrer pour passer le reste de la journée en mode cosy à la maison.

Des roches monolithiques, dites "roches de la Pangée" dans la campagne
Un coup d’œil aux Roches de la Pangée
un donjon en ruine qui se détache du paysage avec des rochers au premier plan
Les ruines du donjon du château des Cornillans se dressent au delà des roches de la Pangée
Panneau de signalisation de randonnée
De nouveaux panneaux de signalisation ont été installés. Ils sont couplés à un parcours de course d’orientation fixe.
un paysage de moyenne montagne recouvert de forêts
Vue sur la montagne de la Raye

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2024


Pour d’autres idées de balades hivernales dans la Drôme et ses environs, vous pouvez aller voir :

[projet 52-2024] semaine 4 – dans la rue

Dans la rue… Aussi surprenant que cela puisse paraître, le thème de la semaine du projet 52 m’a prise au dépourvu. En effet, depuis le début de l’année, je ne suis quasiment pas allée en ville, et je n’ai fait que passer rapidement dans les rues sans m’y attarder sur les détails. Il a donc fallu que je me creuse la tête afin d’arriver à une proposition un peu capillotractée !

Jeudi soir, je suis enfin allée découvrir un des foodtrucks qui tourne autour de chez moi depuis environ un an et demi et dont j’avais beaucoup entendu parler. Ce soir-là, le camion était posé dans la rue dans un village voisin du mien. Et ce qui m’a tout de suite attiré l’œil, c’est cette pile de cookies (et il faut dire qu’ils étaient largement aussi bons que beaux !).

Les cookies aux deux chocolats Valrhona de Pok&Ben


Pour découvrir ce qu’il se passe dans la rue chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


PS : afin d’être complètement transparente, la découverte des pokés et des fabuleux cookies faisait suite à une invitation (collaboration commerciale non rémunérée).

[Bretagne] 2 balades autour de la Côte d’Emeraude

La Côte d’Emeraude, c’est une portion du littoral breton qui va de la Pointe du Grouin au Cap Fréhel, s’étalant ainsi entre Ille-et-Vilaine et Côtes-d’Armor. Elle tire son nom de la couleur de la mer, oscillant entre bleu et vert. C’est « ma » côte bretonne, celle à proximité de laquelle j’ai grandi, centrée sur Saint Malo où habitaient mes grands-parents. J’y ai fait un nombre de promenades incalculable au fil des années, et j’y reviens régulièrement. Toutefois lors de nos vacances de Noël avec Melle 3e, nous ne sommes pas du tout allées sur la Côte d’Emeraude, mais nous avons fait deux jolies balades à proximité immédiate : d’abord à Cancale, à l’est de la Pointe du Grouin, puis à Dinan, un peu plus dans les terres.

A Cancale, nous ne sommes pas encore tout à fait sur la Côte d’Emeraude

Lumières d’hiver sur le port de Cancale

C’est le 24 décembre que nous sommes allées à Cancale. Nous avions en effet quelques courses à y faire en prévision du réveillon de Noël (en particulier, nous avions commandé notre bûche chez Grain de Vanille). Comme il faisait beau, nous en avons profité pour nous promener sur le port de la Houle. La lumière hivernale était féérique. Comme la marée montait, nous n’avons pas pu faire une longue balade sur la grève comme nous en avons l’habitude, quelle que soit la saison. Nous avons donc opté pour marcher jusqu’au bout de la jetée du port.

Sur la plage
Lumière d’hiver sur le port de la Houle
Se promener sur la jetée
A l’extrémité de la jetée, admirer la mer
Revenir vers le village

Puis, nous avons pris un peu de hauteur pour gagner le chemin de ronde. Au dessus des parcs à huitres, on trouve en effet le kilomètre zéro du sentier des douaniers. Ce chemin longe l’ensemble des côtes françaises et servait à surveiller les côtes, en particulier pour éviter la contrebande et les intrusions. Aujourd’hui, le sentier des douaniers est devenu un chemin de randonnée. La partie qui fait le tour de la Bretagne constitue le fameux GR34. Nous n’en avons parcouru qu’un petit bout, avant de rejoindre le centre de Cancale. Puis, nous sommes redescendues vers le port pour nous arrêter prendre un goûter dans une crêperie.

Vue sur la jetée depuis le haut de la falaise
Fin d’après midi sur le port de Cancale

Cancale – Ille-et-Vilaine – décembre 2023


(*) Adresses gourmandes à Cancale :

  • Pâtisserie : Grain de Vanille, place de la Victoire – le lieu est un salon de thé en dehors de la période des fêtes de fin d’année où toute l’activité est centrée sur les bûches et gâteaux festifs. Il est impératif de commander à cette période de l’année.
  • Crêperie : Ty Skorn, place de la Chapelle – sans doute notre crêperie préférée à Cancale. Nous y avons toujours été bien accueillis, et les crêpes y sont très bonnes. La salle a beaucoup de charme avec ses pierres apparentes et son poêle. Il y a quelques tables en terrasse côté mer et en été, une terrasse côté jardin.
  • Conserves de poisson : la Belle Iloise, quai Gambetta – nous y faisons nos provisions de sardines, maquereaux, tartinades et soupes de poisson à chacun de nos passages. D’autres boutiques de la marque existent un peu partout en France, mais celle de Cancale fait vraiment partie de nos rituels.

Dinan, sans la foule

Nous étions allés en famille à Dinan en plein période estivale il y a un peu plus de deux ans. Les rues étaient alors remplies de touristes, et la foule avait un peu limité notre envie d’explorer les rues médiévales. Aussi, nous avions envie d’y retourner et c’est la balade que Melle 3e a suggéré pour le jour de Noël. En plein mois de décembre et un jour férié, il y avait forcément beaucoup moins de monde !

Profiter des rues dinannaises sans la foule

Flâner dans les rues

Nous avons fait une longue balade dans les rues de Dinan, quasi désertes. C’était très agréable de pouvoir profiter de l’architecture et admirer les maisons à pans de bois sans être pressés de toutes parts. Nous avons vraiment pris notre temps. Il y a plus d’une centaine de maison à pans de bois dans les rues de Dinan (le chiffre exact serait 115 mais certaines sources indiquent 130). Certaines sont à porche, d’autres à encorbellement. Toutes ont un charme indéniable. Et contrairement à ce que l’on pense souvent, la plupart ne datent pas du Moyen-Âge mais des XVe et XVIe siècles. En effet, en Bretagne, on a longtemps continué à construire des maisons à pans de bois car les matériaux étaient faciles à obtenir et à travailler, contrairement à la pierre. On continuera donc à en construire jusqu’au XVIIIe siècle.

Place des Cordeliers, si la façade centrale est clairement à pans de bois, c’est aussi le cas de celle de gauche où les pans de bois sont recouverts d’un enduit
rue de la Lainerie
Le beffroi, dit Tour de l’Horloge, et l’hôtel Keratry, qui abrite la maison de la harpe celtique

Du centre, nous avons gagné le port sur la Rance en passant par la rue du Jerzual et la rue du Petit Fort. Ces deux rues sont bordées de maisons à pans de bois, mais ce qui fait leur plus grande particularité, c’est leur pente. En effet, elles descendent en ligne droite le long du coteau. Elles sont séparées l’une de l’autre par la porte du Jerzual, ancienne porte d’accès à la ville, percée dans les remparts (actuellement, on ne peut plus accéder aux remparts pour des raisons de sécurité car ils sont instables et une partie s’est effondrée il y a quelques années). Ce sont sans doute les rues les plus connues et les plus pittoresques de la ville. Et nous ne manquons jamais de les emprunter lorsque nous nous promenons à Dinan (nous les avons même déjà parcourues avec une poussette, ce que je déconseille vivement compte tenu de la pente et du pavage). Cette fois, nous ne ferons qu’un bref arrêt sur le port où tout est fermé mais où il y a quand même pas mal de monde à se promener en bord de Rance.

C’est parti pour descendre le Jerzual
Maisons à pans de bois et camélia en fleurs
On continue à descendre
Au niveau du port de Dinan, le vieux pont sur la Rance

Découvrir l’abbaye de Léhon

Après avoir jeté un œil au château de Dinan (fermé le jour où nous y étions, mais nous avons noté d’y revenir), nous avons repris la voiture pour quelques kilomètres afin de rejoindre Léhon. Je n’avais pas souvenir d’être déjà allée dans cette petite cité de caractère, élevée en bord de Rance autour de son abbaye. Nous avons commencé par faire un rapide tour du village, en descendant jusqu’à la rivière où le pont nous rappelle celui de Dinan situé un peu en aval.

Dans le village de Léhon
Le pont de Léhon sur la Rance

Puis, nous nous sommes dirigées vers l’abbaye Saint Magloire. Edifiée au IXe siècle, ce monastère bénédictin tire son nom d’un saint breton dont la dépouille aurait été volée par les moines et ramenée ici. L’abbaye telle que nous pouvons la voir aujourd’hui a été construite entre les XIIe et XIIIe siècles. L’église est ainsi de style gothique, et se compose d’une nef unique. On y trouve huit gisants, datant des XIIIe,XIVe et XVe siècles, et associés à la famille de Beaumanoir dont la chapelle funéraire était accolée à l’abbatiale. Après l’église, nous avons fait un tour dans le cloître, librement accessible, mais partiellement ruiné. Il nous faudra revenir en été afin de découvrir l’ensemble des bâtiments de l’ancienne abbaye et surtout ses jardins, situés au chevet de l’église.

La façade de l’église abbatiale Saint Magloire, devenue depuis église paroissiale
La nef de l’église où l’on aperçoit certains des gisants
Dans le cloître de l’abbaye Saint Magloire de Léhon

Dinan & Léhon – Côtes d’Armor – décembre 2023


(*) Adresse gourmande à Dinan :
Dans la rue du Jerzual, nous nous sommes arrêtées à La Manufacture du Jerzual qui propose crêpes et gaufres de Liège maison, ainsi que des glaces en été. Nous avons choisi de prendre notre goûter en terrasse (pentue) mais il y a aussi des places à l’intérieur avec un poêle pour se réchauffer.

[projet 52-2024] semaine 3 – royal

Si l’actualité royale de la semaine a été marquée par l’abdication de la reine du Danemark au profit de son fils, ce n’est pas cela qui m’a inspiré le thème de la semaine quand je l’ai mis sur la liste. En effet, vous n’aurez pas manqué de noter que nous sommes en pleine période de la galette des Rois.

Depuis le début du mois, boulangeries et pâtisseries exposent fièrement les galettes feuilletées à la frangipane ou à la crème d’amandes dans leurs vitrines. Certains rivalisent d’originalité pour proposer des parfums moins classiques, parfois de façon éphémère. Je dois cependant avouer que je n’ai guère la frangipane ou la crème d’amandes. Je mange donc souvent de la galette des Rois plus pour partager un bon moment que par réelle gourmandise. Je cherche aussi des alternatives, et je regrette de ne pas trouver par chez moi de Royaume, ce gâteau des Rois du Sud aux fruits confits. Cependant, j’ai trouvé cette année une proposition à la fois gourmande et originale chez Picard : une babka des Rois au citron confit et à la pistache. Avec Melle 3e, nous nous sommes régalées lors d’un goûter royal il y a une quinzaine de jours.


Pour découvrir les évènements royaux chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Normandie] Le Mont Saint Michel, 1000 ans d’histoire

En 2023, l’abbaye du Mont Saint Michel célébrait ses 1000 ans, puisque selon la tradition, c’est en 1023 qu’a commencé la construction de l’abbatiale romane. Ce n’est pas particulièrement en raison de cet anniversaire que nous sommes allées visiter le monument avec Melle 3e lors de nos dernières vacances, mais plutôt parce que cela faisait plus d’un an que nous n’étions pas entrées dans l’abbaye. Nous avons aussi profité de ce séjour pour découvrir le Scriptorial, à Avranches, un musée autour de la production de manuscrits tout au long du Moyen-Âge au Mont Saint Michel.

L'abbaye du Mont Saint Michel
L’abbaye du Mont Saint Michel

(Re) Découvrir l’abbaye du Mont Saint Michel

Ayant grandi à une vingtaine de kilomètres du Mont Saint Michel, j’ai déjà eu largement l’occasion de visiter l’abbaye. Pourtant, ma toute première visite (de l’abbaye.. parce que la balade dans le village et sur les remparts était une promenade classique de nos dimanches hivernaux), je l’ai faite en CM2 avec ma classe (nous étions partis une semaine à vélo dans la baie et la découverte du Mont était bien sûr au programme). Depuis, j’ai fait découvrir les lieux à des amis originaires d’autres régions, et j’y ai régulièrement emmené les enfants. Nous aimons particulièrement les parcours nocturnes estivaux. Par contre, je ne sais pas dire à quand remonte notre dernière visite de l’abbaye en journée. L’hiver dernier, nous avions eu envie d’y aller mais avions renoncé devant la file d’attente.

le mont saint michel vu de loin
Vue sur le Mont Saint Michel depuis le parking

Cette année, nous avons eu plus de chance. En effet, le jour où nous sommes allées au Mont Saint Michel, il y avait (relativement) peu de monde. Sans doute que l’arrivée d’une tempête annoncée pour la fin d’après-midi avait dissuadé un certain nombre de visiteurs potentiels. Après avoir monté la rue principale, nous avons constaté que la queue pour entrer dans l’abbaye était raisonnable. Et, effectivement, une dizaine de minutes plus tard, nous montions le Grand Degré en direction de l’abbatiale. Notre visite a commencé par admirer le paysage depuis la terrasse située devant l’église (et qui correspond à l’emplacement de travées de l’église romane, effondrées au XVIIe siècle et jamais reconstruites).

paysage de la baie du Mont Saint Michel avec le Couenon au premier plan
Vue sur le Couesnon et la baie du Mont Saint Michel
paysage de la baie du Mont Saint Michel avec un bâtiment de l'abbaye au premier plan
Vue sur la baie du Mont Saint Michel depuis la terrasse de l’église

La visite nous emmène dans des lieux que nous connaissons certes déjà mais dont nous ne nous lassons pas d’admirer la beauté : l’église abbatiale et son chœur gothique flamboyant, le cloître et la délicatesse de ses colonnettes, le réfectoire des moines très lumineux, la salle des hôtes et ses immenses cheminées, le scriptorium ou encore la salle des gros piliers qui supportent une bonne partie de la structure de l’abbaye. C’est chaque fois un nouvel émerveillement.

intérieur de l'église abbatiale du Mont Saint Michel avec une nef romane et un chœur gothique
Dans l’église abbatiale
cloître de l'abbaye du Mont Saint Michel
Dans le cloître
salle de l'abbaye du Mont Saint Michel de style gothique
Dans la salle des hôtes

Après la visite de l’abbaye, nous avons continué notre promenade en passant par les remparts. Puis, nous sommes allées reprendre la navette Le Passeur jusqu’au parking (pour une fois, nous n’avons pas fait le retour à pied, d’autant plus qu’il y avait très peu d’attente pour la navette), et sommes arrivées à la voiture pile quand la pluie a commencé à tomber : il n’aurait pas fallu que nous prolongions beaucoup notre visite pour nous retrouver trempées !

Melle 3e prenant des « notes » sur les motifs d’entrelacs des vitraux du cloître

(*) L’abbaye du Mont Saint Michel peut se visiter toute l’année, à l’exception de quelques dates. Les conditions de visite et tarifs sont à retrouver sur le site internet du Centre des Monuments Nationaux.


Admirer les manuscrits du Mont Saint Michel

C’est la pluie qui nous a conduites au Scriptorial à Avranches. Nous cherchions en effet une activité en intérieur pour agrémenter une journée de pluie battante. Nous étions déjà allés il y a une dizaine d’années au Scriptorial pour voir une exposition temporaire, mais n’avions pas vraiment pris le temps d’explorer le reste du musée. Il faut dire que les enfants étaient encore petits et que le format muséographique du Scriptorial n’est pas vraiment adapté à de jeunes enfants. Cette fois, nous avons vraiment profité de l’ensemble des présentations (nous avons passé plus d’1h30 dans le Scriptorial).

Statue médiévale de Blanche de Castille
Statue médiévale de Blanche de Castille
Statue en calcaire de Notre Dame
Statue en calcaire de Notre Dame
Au premier plan, statue de Saint Jean Baptiste - en arrière plan, statue de Saint Antoine
Au premier plan, statue de Saint Jean Baptiste – en arrière plan, statue de Saint Antoine

Installé sur l’emplacement de l’ancien château d’Avranches, le Scriptorial a été conçu comme une métaphore du Mont Saint Michel, proposant un cheminement de découvertes jusqu’au point d’orgue : les manuscrits médiévaux. En parcourant les différentes salles, on découvre comment le Mont Saint Michel est né, comment il est devenu au haut lieu de pèlerinage au Moyen-Âge et surtout, comment son atelier de copie de manuscrits s’est fait connaître dans toute l’Europe médiévale pour la qualité de sa production. On apprend aussi les techniques utilisées pour les encres, parchemins et papiers ou encore la façon dont l’écriture a évolué au fil du temps. Enfin, on aboutit à la salle du trésor où les manuscrits originaux du Mont Saint Michel qui sont parvenus jusqu’au XIXe siècle sont présentés (il s’agit de la présentation par rotation d’une douzaine d’ouvrages afin de les préserver au maximum).

manuscrit du Moyen Âge
Des lignes étaient tracées pour assurer la régularité de l’écriture. Des mentions marginales pouvaient venir indiquer des précisions, des notes de lecture, ou un bout de texte omis à la copie
manuscrit du Moyen Âge
Les soulignages en rouge correspondent à des lectures croisées de différentes recopies de mêmes textes afin d’en identifier les variations.
manuscrit du Moyen Âge
Les illustrations n’étaient pas réalisées par les mêmes moines que la copie des textes.
manuscrit du Moyen Âge
Ecriture caroline

(*) Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du Scriptorial. Un audio guide est compris dans le tarif d’entrée. Il dispose d’une piste adulte et d’une piste enfant.
Si avec les enfants petits (et je n’ai pas souvenir qu’il y avait alors un audioguide), je n’avais pas été convaincue par le Scriptorial, j’ai trouvé cette nouvelle visite très intéressante.
A noter : il y avait une exposition temporaire de photographies historiques d’Avranches quand nous sommes allées au Scriptorial. Elle m’a semblé très dense et je l’ai sans doute parcourue un peu trop rapidement…


Le Mont Saint Michel & Avranches
Manche – décembre 2023