[journal de confinement] semaine 1

Préambule :
J’ai hésité à maintenir le fourre-tout sous sa forme habituelle, mais il aurait été un peu vide, de contenu et de sens. Je vais continuer à poster des balades pour se changer les idées dans la semaine, ainsi que des idées gourmandes et des lectures… Mais je voulais aussi garder une trace de ces moments particuliers que nous vivons, centraliser les pensées que j’ai pu poser à droite et à gauche sur les réseaux sociaux, dans des échanges avec des amis ou des collègues… comme un fourre-tout du confinement

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Sur l’autoroute, entre Valence et Grenoble

Retour en arrière :
Jeudi 12 mars au soir, j’apprends la fermeture des établissements scolaires et universitaires à compter du lundi suivant pour une durée indéterminée alors que je suis dans le train, de retour de Paris. Ce n’est qu’une demie-surprise : plus que le « si », nous attendions le « quand » pour cette décision de fermeture.

Vendredi 13 mars, une note interne nous indique que le télétravail doit rester exceptionnel et que nous devons être au bureau le lundi suivant, sauf si nous sommes en arrêt pour garder nos enfants confinés.
Ce même vendredi, le Premier Ministre annonce que le seuil de rassemblement est descendu à 100 personnes. Le concours d’équitation de Melle 3e prévu le dimanche n’aura pas lieu, ni le rassemblement auquel Mr 2e devait participer.

Samedi 14 mars, le Premier Ministre annonce la fermeture des bars, restaurants, commerces non indispensables…. Le confinement généralisé est en route.

Dimanche 15 mars, je vais chercher Mr 1er à Grenoble. Lors de cet aller/retour rapide, je ne sors de la voiture que pour monter dans son appartement afin de l’aider à prendre l’ensemble de ses affaires. Il y a de fortes chances pour qu’il ne puisse plus retourner en cours avant la fin prévue de ceux-ci.
A 17.00, nous recevons une note interne spécifiant que la présence sur le lieu de travail n’est plus indispensable et que le télétravail doit être privilégié. J’échange rapidement au téléphone avec mon chef. Je n’irai pas au bureau lundi 16 mars. Je suis en télétravail pour une durée indéterminée.

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Collègue de télétravail

Lundi 16 mars, premier jour de télétravail, premier jour de télé-école.
De mon côté, j’ai l’habitude, mes collègues proches aussi.. mais nous devons nous assurer que l’ensemble des services puissent continuer à fonctionner durant la période de confinement. Des collègues ont travaillé d’arrache-pied tout le week-end. Tout est prêt, mais il y a forcément des petits couacs. Je fais partie de ceux qui sont sollicités pour les résoudre. Globalement, nous arrivons à faire face.
Pour les enfants, cela s’organise. Ils sont en contact avec leurs profs, par mail ou par téléphone. Ils imaginent des espaces de travail sur des serveurs dédiés. Les choses se mettent en place.

Les jours, semaines à venir s’annoncent particuliers… Dimanche en fin de journée, j’ai appris que je pouvais être en télétravail pour une durée indéterminée à compter de lundi. J’ai une pensée pour tous ceux qui n’ont pas cette chance… Je sais aussi que ça va être compliqué pour ceux qui vont devoir jongler avec les gardes de leurs enfants tout en continuant à travailler, que ce soit depuis chez eux ou sur leur lieu de travail, pour nos enfants qui vont devoir faire leurs apprentissages en autonomie, pour leurs enseignants qui doivent imaginer en peu de temps de nouvelles façons de transmettre des connaissances à leurs élèves, pour les commerçants contraints de baisser leur rideau, pour les personnels de santé qui se retrouvent en première ligne sur le front de la lutte contre le virus….

Lundi soir, le Président de la République annonce le confinement et la restriction stricte des déplacements à compter de mardi midi.

Soyons honnêtes : j’ai de la chance !
En effet :
– je peux télétravailler avec une incidence mineure sur mon activité professionnelle… et j’ai l’habitude de le faire.
– j’ai une petite cour privée où je pourrai aller prendre l’air chaque fois que j’en aurai envie au cours des semaines à venir
– j’habite un village où il y a tous les commerces nécessaires (épicerie, boucherie, boulangerie, pharmacie, maison de presse…. ) de petite taille et je devrais donc pouvoir faire mes courses en évitant les interminables files d’attente aux portes des supermarchés
– j’ai une bonne connexion à internet qui déjà me permet de télétravailler mais permet aussi aux enfants de poursuivre leurs activités d’apprentissage scolaire et nous permet de communiquer avec l’extérieur sans souci
– j’ai assez d’espace à la maison pour que nous y soyons tous, occupés à nos activités professionnelles/scolaires, sans nous déranger trop
– j’ai un gros stock de livres et de DVD à découvrir
Alors, même si les prochaines semaines vont être un peu compliquées, je ne suis pas dans ceux qui seront le plus à plaindre…

Mardi 17 mars. Au travail, les choses s’accélèrent. Ceux qui pensaient pouvoir continuer à venir au bureau doivent s’organiser en urgence pour récupérer de quoi se connecter depuis chez eux. L’urgence renforce l’inquiétude sur l’organisation du travail pour les semaines à venir. La journée est très longue pour mes collègues directs et moi.
En milieu de matinée, Mr 1er sort pour acheter du pain car il n’y en a plus à la maison. Toutes les boulangeries du village ont été dévalisées.

Vador est un peu perplexe et se demande bien pourquoi les humains restent chacun dans leurs coins, investissent chacun une pièce différente…. et parlent à leurs ordinateurs mais ne se parlent pas entre eux !

Mercredi 18 mars. Encore une journée chargée au travail. La fatigue des uns et des autres commence à se faire sentir. Je commence à avoir hâte qu’une routine s’installe afin de pouvoir souffler. L’opinion semble partagée par mes collègues.
Je sors faire quelques courses de première nécessité (café, oeufs, pain… j’en profite pour racheter du savon car celui que j’ai à la maison diminue très vite, et deux/trois bricoles à l’épicerie rapidement). J’ai mon autorisation de sortie dérogatoire dans la poche.

Les journées sont compliquées en ce moment au boulot (mais nettement moins que pour les soignants alors #restezchezvous !). Pour garder le moral, on va devoir inventer d’autres formes de convivialité au-delà des contraintes de localisation… On va construire quelque chose de nouveau dans nos façons de travailler et d’étudier.. Et on gardera cela ensuite comme autant de forces nouvelles.

Jeudi 19 mars. Une forme de routine est en train de s’installer. Je débute ma journée de travail très tôt tout en me levant plus tard que si j’allais au bureau. Les enfants se réveillent aussi un peu plus tard : il n’y a pas de trajet à faire. Chacun a investi un espace différent de la maison pour travailler, afin de ne pas gêner les autres. Personne ne s’est encore énervé après un autre membre de la famille. En fin d’après-midi, j’ai refait un gâteau maison, pour une fois que je peux en prendre le temps (entre 2 réunions/appels).

Si on ne prend pas de poids pendant le confinement, ce sera un exploit.

Vendredi 20 mars. Dernière journée de travail de la semaine. Pour la première fois depuis le début de la semaine, une réunion sur un projet à moyen-terme a lieu. On espère sortir des journées uniquement dédiées à la gestion des urgences dans le courant de la semaine prochaine. J’ai retrouvé ma « poussette de marché » dans le fond du garage. Après lui avoir passé un coup d’éponge, je sors rapidement faire les courses pour le week-end (l’idée est de ne pas ressortir avant lundi au plus tôt).

Chaque matin et chaque soir, je me fais l’impression d’être une rebelle en sortant dans la rue pour ouvrir ou fermer les volets du rez-de-chaussée sans attestation de sortie dérogatoire.

[projet 52-2020] semaine 12 – prêt au départ

En proposant ce thème, je pensais aux départs en vacances, aux quais de gare, aux valises, …. Mais il faut bien admettre que depuis une semaine, ce n’est plus vraiment dans l’air du temps….

Alors je suis allée chercher dans mes archives, pour un autre départ : celui en concours d’équitation. Mais je n’avais pas de jolie photo de ce moment où il faut brosser les chevaux, leurs mettre les protections pour le transport et les faire embarquer dans le camion. Je crois que l’heure (très) matinale où cela se passe a un impact directement négatif sur la qualité et la pertinence des photos à ce moment-là !

Cependant, il y avait celle-ci… C’était de nos derniers concours à l’extérieur, un joli matin de novembre. Un cavalier et sa monture étaient tout à fait prêts à se lancer pour s’échauffer avant d’entrer sur la piste, prêts au départ donc !

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Pour voir de quelle façon les autres participants sont prêts au départ, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[coin lecture] Même les méchants rêvent d’amour

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Même les méchants rêvent d’amour – Anne-Gaëlle HUON
 
Ce livre était celui de ma box surprise de Noël (mon libraire prépare des box surprises à Noël où un livre est accompagné de petites choses : du thé, du chocolat, de la jolie papeterie…. il propose aussi des pochettes surprises avec juste un livre). J’aime l’idée de laisser le hasard choisir un livre pour moi…. Le seul indice que j’avais en l’achetant était « transmission familiale ».
Je l’avais mis de côté depuis, attendant le bon moment pour le lire. Ce moment est arrivé en début de mois, alors que mon fils se faisait opérer des dents de sagesse et que j’allais donc avoir quelques heures à attendre entre les murs ternes d’une chambre de clinique.
Je crois que ce roman m’attendait vraiment pour cette situation : je l’ai lu d’une traite, sans m’ennuyer, sans voir le temps passer… et quand mon fils est revenu, il me restait moins de 10 pages à lire ! L’histoire de Julia, Jeannine, Félix, Antoine et les autres m’a transportée dans la douceur de la Provence en arrière-saison, mais surtout j’ai été touchée par le récit.
 
Jeannine perd peu à peu la mémoire alors elle écrit ses souvenirs avant qu’il ne soit trop tard. Julia, sa petite fille, trouve le carnet alors qu’elle vient voir sa grand-mère, installée en maison de retraite après une mauvaise chute qui a accéléré le processus de perte de mémoire. Petit à petit, Julia assemble les pièces du puzzle de la vie de sa grand-mère et au fil des rencontres recompose aussi sa propre vie.
On est clairement dans un roman feel-good. Mais un joli roman, bien écrit, qui se laisse lire comme on dégusterait une pâtisserie au goût de bonheur.

[Drôme] balade printanière sur les bords du Rhône

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Ma première sortie orchidée de l’année a eu lieu à Bourg-lès-Valence, sur les bords du Rhône. Cela a aussi été l’occasion d’une jolie promenade le long du fleuve.

Au départ du barrage, j’ai longé la rive en direction de la Roche de Glun. Si, sur les pelouses de très nombreuses orchidées poussaient, on remarquait aussi l’arrivée du printemps dans les arbustes. Quelques-uns étaient en fleurs tandis que les chatons des autres commençaient à s’épanouir.

J’ai également aperçu quelques pieds de jonquilles dont la couleur jaune se détachait bien… Quant aux petits muscaris, ils pointaient leurs clochettes bleues par petits groupes épars.

Sur le fleuve, quelques péniches attendaient le passage de l’écluse… Et de l’autre côté, le massif de Crussol imposait sa silhouette dans le paysage.

Cette petite promenade tranquille m’a permis de profiter d’une belle matinée de fin d’hiver / début de printemps. Une jolie petite parenthèse dans la course du quotidien….

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Futurs chatons

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Groupe de muscaris

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La silhouette de Crussol

Bourg-lès-Valence – Drôme – mars 2020

[en cuisine] un gâteau au chocolat ultra-fondant

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Pendant les vacances scolaires, Melle 3e était en stage d’équitation et un soir, elle est rentrée en me disant qu’il lui fallait un gâteau au chocolat pour le lendemain.

Un peu prise au dépourvu et ne souhaitant pas y passer trop longtemps, j’ai repensé à ce gâteau au chocolat que je n’avais pas réalisé depuis longtemps… et qui est toujours apprécié lorsque je le fais. En effet, il est très chocolaté, développe une légère croûte et sa texture est ultra-fondante.

En plus, il a l’avantage de ne pas utiliser d’ingrédients compliqué. Il est donc facile de toujours avoir sous la main de quoi le préparer ! Quant à sa préparation, elle est simplissime.

Et si on veut, on peut ajouter une poignée de noisettes ou d’amandes concassées pour le transformer en brownie, ou un peu de crème pour l’adoucir un peu.

Ingrédients :

100 g de chocolat noir
125 g  de beurre
200 g de sucre
2 (gros) œufs
50 g de farine
2 cuillères à soupe de cacao
1 sachet de sucre vanillé

Et après ? 

Préchauffer le four à 150 °C  (thermostat 5).
Faire fondre le beurre d’une part et le chocolat.
Ajouter le sucre, les œufs, la farine, le cacao et le sucré vanillé. Bien mélanger.
Verser dans un moule et enfourner pour environ 30 minutes.

[fourre-tout de la semaine] 15 mars 2020

Suite aux annonces faites hier soir par le Premier Ministre, je me suis demandée s’il était pertinent d’évoquer un café, une exposition, une balade en ville….
Puis, je me suis dit qu’il reviendrait un jour où nous pourrons de nouveau sortir dans les restaurants, les musées et les cinémas… Et que ce jour-là, finalement, les idées que j’aurai pu déposer par ici seront toujours valables !
J’ai toutefois repris un peu l’ordre des publications (qui suivait un ordre plus ou moins chronologique initialement) : j’ai plus envie de vous parler de balades en pleine nature et d’activités à faire à la maison (lecture, cuisine..) dans les prochains jours. Mais tous les billets déjà écrits sortiront dans les semaines qui viennent….

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Pendant les vacances, je suis allée prendre un goûter au Tamper & Yummy, un nouveau salon de café qui a ouvert à Valence.

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Golden latte, cookie et lunettes à la framboise

(*) Tamper & Yummy, 16 rue Dauphine, 26000 Valence

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Le printemps commence à pointer le bout de son nez….

[projet 52-2020] semaine 11 – en surface

En regardant le thème de la semaine, je me suis clairement demandée à quoi j’avais bien pu penser en le proposant ! Très honnêtement, je crois que je n’avais absolument aucune idée de comment l’illustrer à ce moment-là.

En y réfléchissant, j’ai pensé à l’écume en surface des vagues ou de l’eau des pâtes, à un peu de glace en surface d’une flaque (ce qui n’est pas vraiment arrivé cet hiver !), à un nénuphar en surface de l’eau d’un bassin, à une feuille flottant en surface d’un ruisseau, à une décoration de sucre ou de chocolat en surface d’un gâteau, à un rayon de soleil réchauffant le sol en surface ….

Puis j’ai croisé un reflet en surface d’une flaque… où toute la forêt semblait s’être donnée rendez-vous entre les brindilles et feuilles mortes qui affleuraient.

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Pour découvrir ce que l’on trouve en surface chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Paris] flânerie montmartroise

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De passage à Paris, j’ai eu besoin de me dégourdir les jambes après une grosse journée de travail…  Je suis donc partie à l’assaut de Montmartre et de ses marches….

Arrivée par le métro, je suis descendue à la station Anvers. De là, le Sacré Coeur en ligne de mire, impossible de se tromper de chemin : c’est tout droit ! Au pied de la butte, j’avise le funiculaire et les escaliers. Comme je suis venue là parce que j’ai besoin de marcher, je me lance à l’assaut des escaliers. 222 marches plus tard, je suis au pied de la basilique et Paris semble s’étaler à mes pieds.

Mais les lieux sont fort fréquentés, un peu trop touristiques et donnent finalement peu envie de s’y attarder. Mon regard se porte toutefois sur un immeuble haussmannien paré de rouge qui émerge au coin d’une pelouse en pente. Je reconnais l’une des vues stars parisiennes sur Instagram : si l’on rectifie l’horizon le long de la pente herbeuse, l’immeuble semble en train de s’enfoncer dans le sol. Je fais rapidement une photo car j’ai envie de voir si je réussis moi aussi à reproduire l’effet (trêve de suspense : la réponse est oui, j’y suis parvenue !).

Je contourne le Sacré Coeur par la gauche, m’éloignant du Montmartre touristique. Je croise plusieurs volées d’escaliers. Le printemps commence à pendre ses marques dans les arbustes des jardinets qui les longent.

J’arrive à l’arrière de la grande église. Je ne croise plus que des habitants du quartier venant récupérer leurs enfants à la crèche ou à la garderie.

Le soleil décline, et dore les immeubles. Les rues pentues bordées d’immeubles Art Déco succèdent aux villas. Les vignes n’ont pas encore retrouvé leurs feuilles. Et la bicoque qui héberge le Lapin Agile semble sortie d’un autre temps, vestige d’une époque où les immeubles voisins n’existaient pas et où Montmartre était un quartier de bohème.

Je descends la rue des Saules et je quitte la Butte Montmartre. La journée s’achève… Il est temps pour moi d’aller me reposer…

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Le fameux « immeuble qui tombe »….

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Escaliers montmartrois

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Basilique du Sacré Coeur

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Rue du Mont Cenis

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Rue des Saules

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Le cabaret « Au lapin agile »

 

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Porte d’immeuble dans les escaliers de la rue des Saules

Butte Montmartre – Paris – février 2020

[coin lecture] Chicago

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Chicago – Marion RICHEZ
C’est le hasard qui m’a mis sur le chemin de ce livre. En me promenant dans Paris sans véritable but, je suis entrée dans une librairie. Ce n’était pas la première librairie que je croisais mais celle-ci a eu un quelque chose qui m’a attirée, peut-être les ouvrages présentés en vitrine, peut-être la lumière toute douce à l’intérieur…
Sur une table, la sélection de la libraire (une jeune femme féministe, si j’en crois ses mises en avant… ) avec des petits mots posés sur les ouvrages. Parmi ceux-ci quelques-uns que j’ai déjà lus, et puis plusieurs dont je n’ai jamais entendu parler. Je regarde ces derniers plus attentivement et Chicago semble m’appeler…
Je ne sais même pas dire pourquoi j’ai choisi ce petit opus parmi les autres livres : peut-être les petits coeurs rehaussés de surligneur qui accompagnaient le bref mot de la libraire, peut-être la simplicité de la couverture, peut-être la douceur du papier….
Je l’ai lu très vite dans le train qui me ramenait chez moi, ce très court petit roman… et après l’avoir refermé, je me suis demandé si ce n’était pas plutôt un long poème que j’avais lu…Ramona, une jeune franco-anglaise, arrive à l’université de Chicago comme lectrice de français. Elle prends le pouls de la fac, le pouls de la ville, le pouls de la vie…. Et elle croise par hasard Jonathan à un concert, puis à un autre. Ils échangent quelques mots. Il lui présente Suzanne qui l’accompagne. Entre ces trois-là nait une amitié qui ne s’embarrasse pas du passé, qui ne s’inquiète pas de l’avenir et se nourrit de la simplicité du présent partagé….Les mots de Marion Richez sont aussi doux que le papier sur lequel ils sont imprimés. Ils sont justes. Ils sont mélodieux. Ils portent l’amitié de Ramona, Jonathan et Suzanne…. Il ne se passe rien et pourtant il se passe tout dans cette centaine de pages.

Moi aussi, j’ai envie de mettre à ce roman un petit bandeau avec plein de coeurs rehaussés de surligneur.

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[Ardèche] curiosités géologiques

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Alors que j’étais déjà allée au Pont aux Etoiles seule, j’y suis retournée avec Mr 2e. Le soleil brillait lors de notre passage et c’est avec un réel plaisir que nous y avons passé un long moment, cherchant les plus beaux spécimens !

Le Pont aux Étoiles a la particularité de présenter un important gisement fossilifère . On y trouve en particulier des fossiles de lys de mer, ou crinoïdes (ce sont eux qui ont une forme d’étoile) et de rhynchonelles (ceux-là ressemblent à des coques). Le gisement a été mis à jour lors de la construction de la route et du pont, entre Rompon et La Voulte sur Rhône, au cours du XIXe siècle. Le lieu est situé à proximité immédiate de la faille géologique de La Voulte.

Sur une cinquantaine de mètres, la falaise calcaire s’érode, libérant de très nombreux fossiles : il suffit littéralement de se baisser pour les ramasser… juste au bord de la route.

La datation de ces fossiles les situe il y a environ 165 millions d’années ! A cette époque, la zone était recouverte par la mer, ce qui explique que nous y trouvions des fossiles marins. D’ailleurs un peu plus bas, l’ancienne mine de la Boissine recèle une remarquable faune jurassique de milieu marin profond.

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La falaise fossilifère du Pont aux Etoiles

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Le pont et la route dont la construction ont permis la découverte du site au XIXe siècle

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Fossiles de lys de mer dans la falaise

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Fossile de rhynchonelle dans la falaise

Pont aux Etoiles – Rompon – Ardèche – février 2020

 

 

(*) – Le Pont aux Etoiles est situé sur la D365, entre La Voulte sur Rhône et le hameau Celle-les-Bains de Rompon. La falaise fossilifère se trouve au niveau… du pont ! Un petit parking est aménagé près du pont, côté Rompon. Des panneaux explicatifs (lecture de paysage, fossiles) sont disponibles à proximité du site.
– La récolte des fossiles est autorisée sur le site du Pont aux Etoiles à condition de se faire sans outil dans les marnes déjà érodées et de se limiter à de petites quantités.

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Non loin de Rompon, à Celles-les-Bains, des sources thermales émergent (tout comme à Saint Georges les Bains). Connues depuis l’Antiquité, réputées aux XVIIe et XVIIIe siècle, elles ont été exploitées au XIXe avec la station thermale construite par le Docteur Barrier. Celle dite du Puits Artésien est facilement accessible depuis la route, à une cinquantaine de mètres à la sortie du village. Elle a la particularité de jaillir au coeur d’un tronc d’arbre pétrifié, dans les ruines des anciens thermes.

Lors de notre passage, nous n’avons pas eu de chance car la source est intermittente et l’eau ne coulait pas…. mais son aspect ferrugineux ne faisait aucun doute à voir la coloration d’oxyde de fer dont l’eau a recouvert le fond de son parcours !

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Source du puits artésien de Celles-les-Bains

Celles-les-Bains – Ardèche – février 2020