[Drôme] du col de la Bataille aux rochers de la Sausse

Alors que l’été cédait doucement sa place à l’automne, nous sommes partis avec Mr 2e pour une randonnée dans le secteur du col de la Bataille. En approchant, il y avait foule. Aussi, nous avons laissé la voiture sur un petit parking d’exploitation forestière à environ 500 mètres du col. De là, nous avons choisi d’aller du côté des Rochers de la Sausse, moins fréquentés que les chemins vers Ambel de l’autre côté du col.

Avant l’entrée du tunnel, nous avons commencé à grimper afin d’accéder au col naturel et à la vue, splendide, que l’on a de cet endroit. Face à nous, la montée vers le plateau d’Ambel se dresse, majestueuse. Nous pouvions également apercevoir à la lisière du bois, le chemin où nous étions allés l’an dernier profiter de couleurs automnales.

Nous nous sommes engagés sur le sentier en direction des Rochers de la Sausse. Situé en bordure de la ligne de crête, il offre un panorama somptueux sur Omblèze et la haute-vallée de la Gervanne. Doucement, nous sommes montés tout en admirant le paysage. Les arbres commencaient à prendre des teintes dorées. Nous avons repéré quelques curiosités géologiques : des grottes bien sûr, mais également une petite arche en contrebas.

Au point culminant des Rochers de la Sausse, nous avons fait une pause au soleil. Le vent soufflait mais le soleil bien présent nous réchauffait. Puis, il a fallu envisager de rentrer. Nous avons fait demi-tour mais n’avons pas manqué de prendre encore le temps de profiter du paysage tout au long de la descente…

Face à Ambel…
Voir le chemin à parcourir
Vue sur la combe de Bouvante
C’est parti ! (regardez bien, on aperçoit Mr 2e !)
Vue sur la vallée d’Omblèze
Sur la crête…
On approche du but !
Couleurs d’automne et arche naturelle
Découvrir des grottes à flanc de falaise
Admirer encore une fois le paysage

Col de la Bataille – Vercors – Drôme – octobre 2021

[Drôme] monter à la Croix du Vellan

Le rocher du Vellan, surmonté de sa croix, depuis l’entrée de Plan de Baix

Cela faisait longtemps que je n’étais pas montée jusqu’à la Croix du Vellan. Aussi quand il fallu illustrer le thème Métallique du projet 52, je me suis dit qu’elle ferait un bon sujet et que ce serait une belle occasion d’y retourner.

Je suis donc partie un samedi matin en direction de Plan de Baix. Le soleil brillait et en approchant du village, on distinguait la croix sur le sommet du rocher du Vellan. Une fois la voiture stationnée, j’ai commencé l’ascension à pied. J’avais choisi de laisser la voiture sur le parking de randonnée situé sur la route du col de Bacchus. Là, quelques vaches étaient au pré et leurs cloches rythmaient mes premiers pas.

Progressivement, au cours de la montée, le ciel a commencé à se couvrir. Des orages étaient annoncés pour l’après-midi et le vent poussait les nuages à s’agglutiner sur les sommets.

Alors que j’avançais sur le plateau, ce sont des chevaux qui paissaient l’herbe rase entre les pierriers, vestiges de la période glaciaire. La croix se détachait sur le gris du ciel, s’y fondant par moments dans un camaïeu de gris.

Je me suis approchée du bord du plateau. Le paysage se déployait, grandiose, à mes pieds. De là, la vue embrasse le synclinal de Saoû, les gorges d’Omblèze et le plateau d’Ambel, le Diois, et porte même jusqu’au Dévoluy. Le banc au pied de la croix invite à la contemplation. Alors, je me suis assise. J’ai sorti ma thermos de café. Et tout en me réchauffant du vent glacé, j’ai admiré les silhouettes des montagnes.

Il était temps de redescendre. Je ne voulais pas trop tarder car j’avais aussi envie de faire un arrêt à Beaufort sur Gervanne en redescendant (et d’y être avant la fermeture de la boulangerie pour m’assurer d’avoir du pain pour mon pique-nique !). J’ai jeté un dernier coup d’œil à la croix, puis je suis retournée retrouver les tintements des cloches des vaches, un peu plus bas…

Vaches à cloche
Quand les nuages commencent à s’accumuler
pâture à chevaux sur le plateau du Vellan
Ambiance mystique
Invitation à la contemplation
Dominer les environs
Silhouettes de montagnes
Se retourner une dernière fois avant de redescendre

Croix du Vellan – Vercors – Drôme – septembre 2021

(*) L’accès à la Croix du Vellan peut se faire directement depuis le village de Plan de Baix (en suivant le GR9 par exemple) ou bien depuis un parking pour randonneurs situé à proximité de la route du col de Bacchus (direction Léoncel/La Vacherie depuis Plan de Baix). L’accès depuis le parking présente un peu moins de dénivelé que celui depuis le village, et se fait essentiellement sur route. Il offre cependant des vues très dégagées sur les alentours.

[Drôme] randonnée en forêt de Saoû

J’avais fait au printemps un rapide passage en forêt de Saoû, notant d’y retourner. En fin d’été, nous avions envie d’une petite randonnée en forêt. C’est donc vers Saoû que nous nous sommes dirigés.

Cette fois, je suis allée directement au parking du silo (où j’ai en plus eu la chance de trouver une place à l’ombre !). Nous avons ensuite longé l’allée bordée de sapins en direction de l’auberge des Dauphins. Les travaux ont avancé et le salon doré est maintenant accessible. Nous décidons de nous y arrêter au retour.

Nous continuons donc sur le chemin de la Grande Combe, et rapidement, nous arrivons au bout de l’allée carrossable. Nous commençons alors à avancer sur un chemin plus caillouteux. Une rivière (à sec à cette saison) le borde. Par endroits, les mousses dessinent des paysages fantasmagoriques. De l’autre côté, quelques prairies sont dominées par les crêtes du synclinal.

Le chemin progresse en grimpant, toujours dans la forêt. Peu à peu, la température se rafraichit : nous sommes bientôt entourés de falaises, au coeur de la combe. Les lumières filtrent doucement entre les arbres. L’ambiance se teinte d’une pointe de magie.

Nous croisons d’anciennes maisons à moitié blotties sous un creux de la falaise. Nous traversons la rivière sur un gué, pavé au XIXe siècle quand la forêt de Saoû était une destination de villégiature pour quelques privilégiés. La pente du chemin s’accentue, toujours sous le couvert des arbres.

Nous faisons finalement demi-tour. En effet, nous sommes arrivés tard et n’avons pas prévu de bivouaquer. Nous n’avons donc pas le temps de gagner le sommet et de rentrer avant que la luminosité ne soit trop faible dans la combe.

En redescendant, nous prenons le temps d’aller admirer la hauteur des pins Douglas (panneau à suivre depuis le poteau Douglas sur le chemin de la Grande Combe). Puis, nous faisons une brève halte à l’auberge des Dauphins, le temps d’admirer la rénovation du salon doré, et de prendre un rafraichissement.

Hors de la forêt, le vent s’est levé. Nous nous en rendons compte en quittant l’abri formé par les murailles du synclinal. Nous ne l’avions pas perçu durant notre balade.

Les prairies sont fleuries au pied des montagnes
Explorer les ruines sur le bord du chemin
Au cœur de la forêt
Longer le lit de la rivière
Ambiance mystérieuse….
Sous les pins Douglas
On retrouve régulièrement des aménagements mis en place au XIXe siècle pour les débuts du tourisme en forêt de Saoû.
Retour dans les prés
Le salon doré de l’Auberge des Dauphins
Le salon doré de l’Auberge des Dauphins
L’Auberge des Dauphins, maison de site en devenir

Forêt de Saoû – Drôme – août 2021

[projet 52-2021] semaine 39 – métallique

Les objets métalliques ne manquent pas dans nos quotidiens : pièces de monnaie, casseroles, couverts, voitures, rambardes, poignées, clés…. La liste pourrait s’étirer à l’infini ou presque.

Mais, quand en fin de semaine dernière, j’ai vu le thème métallique pour le projet 52, j’ai tout de suite eu une idée bien précise en tête. J’allais monter photographier la Croix du Vellan dans le Vercors !

Je suis donc partie samedi matin sur les chemins, et si la météo était très ensoleillée au départ, le ciel s’est rapidement couvert au fil de la montée (de gros orages étaient annoncés pour la soirée, et les nuages commençaient à s’accumuler). Une fois en haut, l’ambiance était vraiment particulière, indescriptible… (mais cela ne m’a pas empêchée de m’asseoir et prendre un café face à la vue fabuleuse de là-haut. Je vous en reparlerai !)

Cette croix était au XIXe siècle en bois et symbolisait la réconciliation entre catholiques et protestants dans la région. Elle a été remplacée par celle-ci, métallique, en 1932.

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Pour voir les choix métalliques des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Drôme] admirer le panorama depuis le belvédère de Révoulat

La météo s’annonçait agréable pour ce samedi-là, aussi avec Mr 1er, nous avons décidé d’aller faire un tour dans le Vercors. Et plutôt que d’aller une nouvelle fois vers des secteurs déjà parcourus, il a lancé « et il y a quoi vers La Chapelle en Vercors ? ». Je n’en avais aucune idée mais comme c’est situé en plein milieu du Vercors, il y aurait forcément quelques jolis paysages… Et sur ce point, nous n’avons pas été déçus !

Déjà, nous sommes arrivés par Sainte Eulalie en Royans et la route des Grands Goulets. Même si la route vertigineuse historique a été remplacée par un tunnel nettement moins époustouflant, la montée au dessus de la vallée de la Vernaison offre des paysages assez grandioses. Nous n’avons d’ailleurs pas manqué de faire un arrêt photo avant de nous engager dans le tunnel en admirant les montagnes environnantes…

En arrivant à La Chapelle, c’est jour de marché et cela tombe bien car si nous avons prévu un pique nique, il nous manque tout de même du pain et des fruits. Après nos emplettes, nous avisons le bureau de l’office de tourisme. Notre requête est simple : nous cherchons « une petite balade sympa dans les environs à faire tout de suite ». La personne à l’accueil sort une petite fiche et nous propose d’aller voir le panorama au belvédère de Révoulat, nous promettant une vue grandiose sur… la vallée de la Vernaison et les Grand Goulets !

Nous reprenons donc la voiture pour nous rendre à la Croix de Châtelard d’où part la randonnée. Là, au niveau du col, nous stationnons la voiture sur un petit parking, et, compte-tenu de l’heure, profitons d’une zone en herbe pour pique-niquer. Après avoir reposé le sac de pique-nique dans le coffre et mis les gourdes d’eau dans le sac à dos, c’est le départ pour la petite boucle qui nous mènera au point de vue.

Au début de la petite montée, je sens clairement que les alternances confinement/entorse des derniers mois ont laissé quelques traces mais cela ne m’empêche pas d’admirer le paysage ! Finalement, assez vite, je reprends un rythme un peu plus soutenu. Le chemin passe en sous-bois, entre les champs d’épicéas, offrant une ombre bienvenue. Nous ne manquons pas regarder les petites fleurs qui poussent en bordure.

Puis, le sentier s’enfonce dans la hêtraie. Le sol se fait plus souple, l’humus encore humide de l’eau des dernières pluies. Au bord de ce tapis de faînes, j’aperçois un pied de lys martagon. Cette fleur ne pousse pas partout et ce n’est finalement que la deuxième fois que j’ai le plaisir d’en croiser.

Encore un petit effort et nous débouchons sur le belvédère de Révoulat, au dessus de la vallée de la Vernaison. Nous nous frayons un chemin à travers les lapiaz et arrivons au bord de la falaise. Nous dominons toute la vallée, et pouvons apercevoir la route historique des Grands Goulets. Nous repérons également l’endroit d’où nous avons pris des photos le matin.

Après un bon moment à observer le paysage sous toutes ses coutures, nous prenons le chemin de la descente. Nous suivons un autre sentier que celui pris à la montée, que nous trouvons un peu moins agréable. Aussi, nous choisissons de bifurquer pour revenir sur le chemin de l’aller quand l’occasion se présente.

De retour à la voiture, nous profitons encore un peu du paysage avant de prendre le chemin du retour à la maison en nous offrant un supplément de jolis points de vue. Nous passons donc par Vassieux en Vercors puis Font d’Urle, où nous nous arrêterons afin de prendre un goûter…

Avant l’entrée du tunnel des Grands Goulets, vue sur les montagnes… et le belvédère de Révoulat !
Depuis le parking de la Croix de Châtelard
Au col de la Croix de Châtelard
Au départ de la randonnée vers le belvédère de Révoulat
Dans la forêt…
Fleurs des bords de chemins
Champ d’épicéas…
Lys martagon
Découvrir le panorama sur la vallée de la Vernaison
Les lacets montant aux Grands Goulets
Au bord de la falaise
La route historique des Grands Goulets, à flanc de montagne
Vue sur le plateau et la Grande Moucherolle au fond

La Chapelle en Vercors – Vercors – Drôme

(*) la boucle pour le belvédère de Révoulat depuis la Croix de Châtelard fait environ 5.6 km et est annoncée pour 2h15 de marche. C’est à peu près le temps que nous avons mis, avec les nombreuses pauses photos, y compris une très longue au sommet… mais nos temps sont toujours inférieurs à ceux annoncés : nous marchons plutôt vite.
L’itinéraire est bien balisé en jaune/vert sur l’ensemble du parcours.

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Terrasse avec vue !
Crêpe à la confiture de myrtilles

Font d’Urle – Vercors – Drôme

Juillet 2021

[projet 52-2021] semaine 29 – dehors

Je passe pas mal de temps dehors toute l’année, mais c’est évidement encore plus le cas en été… C’est sans doute pour cela que ce thème tombe au mois de juillet !

Vous l’avez sans doute remarqué mais je pars assez régulièrement en randonnée, ou en balade dans la nature. Habitant au pied du Vercors, c’est forcément un de mes terrains de jeux favoris.

Ce jour-là, j’étais montée au cœur du massif, au dessus de La Chapelle en Vercors pour une jolie randonnée (dont je vous reparlerai). Le parcours se faisait en grande partie en sous bois, ce qui en début d’après-midi avec le soleil qui tapait était vraiment agréable. Avant d’arriver dans la hêtraie avec son sol riche en humus, le chemin traversait de grands champs d’épicéas aux troncs rectilignes.

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Pour découvrir où les autres participants ont décidé d’aller dehors, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : en cette période estivale, je vais préférer profiter de moments en famille à passer du temps devant mon ordinateur. Aussi, je ne garantis pas de délai de validation des commentaires qui passeraient en modération (mais je les validerai dès que possible, c’est certain ! ). Profitez bien vous aussi de votre week-end !

[Drôme] au cœur de la forêt de Saoû

Chaque jour, j’aperçois le synclinal de Saoû qui se détache à l’horizon… et pourtant, je n’étais allée qu’une seule fois en son cœur ! Aussi, j’ai profité d’un samedi ensoleillé pour aller faire un tour dans la forêt de Saoû.

Arrivée depuis la vallée de la Drôme par le pas de Lauzun, j’ai continué jusqu’au carrefour du Pertuis pour emprunter la si bien nommée Route Touristique. Celle-ci se faufile en effet au fond de la cuvette du synclinal et permet d’appréhender l’ensemble des montagnes alentour.

En effet, un synclinal est en effet la conséquence d’un plissement du terrain, au centre duquel les couches géologiques les plus récentes se retrouvent « pincées ». La particularité de celui de Saoû est qu’il est « perché » car l’érosion a dégagé les terrains alentours, et il est ainsi l’un des plus hauts synclinaux perchés d’Europe. Il donne l’impression d’être une coque de bateau posée au milieu de la vallée de la Drôme.

En son centre, la forêt est un espace naturel sensible, véritable repaire de biodiversité, protégé par les hautes murailles du synclinal. Au début du XXe siècle, les prémices d’un tourisme vert se mettent en place au cœur du synclinal de Saoû. Le propriétaire des lieux, Maurice Burrus, plante de nombreuses espèces végétales et y fait construire des aménagements : la route d’accès dite Route Touristique, un chemin de randonnée qui fait le tour de la forêt et l’auberge des Dauphins, un restaurant dont le plan est inspiré du Petit Trianon de Versailles et qui sera bien vite récompensé par deux étoiles dans le jeune Guide Michelin. Longtemps fermée, l’auberge des Dauphins est en travaux pour être mise aux normes et devenir la maison de site de la Forêt de Saoû.

De très nombreux sentiers de randonnées (pédestres, équestres et à VTT) jalonnent le site, surveillé par des éco-gardes à cheval. De difficultés différentes, allant de la simple balade à la randonnée en montagne, ils permettent à chacun de profiter de la forêt de Saoû et ses richesses.

Je ne disposais pas de beaucoup de temps le jour où j’y suis allée, aussi, je me suis contentée d’une jolie balade le long des anciennes allées desservant l’auberge des Dauphins. A l’ombre des grands sapins, le long d’un ruisseau canalisé, j’ai profité d’une fraicheur bienvenue en ce jour d’été (j’ai toutefois résisté à la tentation de mettre les pieds dans l’eau… mais il s’en est fallu de peu !). Les lieux sont calmes. Bercée par le léger vent dans les arbres, le glouglou du ruisseau et le chant des oiseaux, j’en suis repartie apaisée.

Forêt de Saoû – Drôme – juin 2021

(*) La forêt est librement accessible. Plusieurs parkings sont disponibles sur le site. Il est interdit de se stationner en dehors de ceux-ci. Vous trouverez les renseignements pratiques (accès, circuits de randonnée, réglementation applicable, jours de chasse…. ) sur le site internet de l’office de tourisme de la vallée de la Drôme ou au bureau des écogardes, à côté de l’auberge des Dauphins.

L’ouverture complète de la maison de site dans l’auberge des Dauphins est prévue d’ici le printemps 2022 (et ce sera une bonne raison pour moi d’y retourner ! ). Le salon doré de l’auberge a ouvert au public le week-end dernier.

[Drôme] de la vallée de la Drôme à la Drôme Provençale

J’avais un jour de congé à solder avant fin mai. Alors j’ai décidé d’en profiter pour un petit road-trip solo en direction de la Drôme Provençale. J’avais voulu le faire un peu plus tôt dans le mois mais la météo incertaine m’avait fait rentrer chez moi après avoir découvert Le Poët Célard.

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Cette fois, j’ai commencé mon expédition par un arrêt à La Roche sur Grâne. J’étais plusieurs fois passée auprès du village sans jamais prendre le temps de m’y arrêter. Il était temps d’y remédier.

La Roche sur Grâne est un village perché de la vallée de la Drôme. Du village, la vue sur le synclinal de Saoû est impressionnante. La silhouette de ses différents sommets se détachait particulièrement bien en ce début de journée.

Partant du pied du village, j’ai remonté les ruelles en escaliers et les calades pour arriver au niveau des anciennes fortifications dont il reste plusieurs tours. L’ensemble est charmant, et les rosiers en fleurs apportent une petite touche de délicatesse à cet univers très minéral.

Mais il ne faut pas s’éloigner beaucoup pour se retrouver au milieu des champs, parsemés de coquelicots à cette période de l’année.

La Roche sur Grâne – Drôme – mai 2021

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J’ai ensuite repris la route avec dans l’idée de rejoindre Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage en Drôme Provençale et que j’avais très envie de découvrir plus en détail.

Sur le trajet, j’ai fait une première pause à Roynac, attirée par le lavoir et sa fontaine.

Roynac – Drôme – mai 2021

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Puis, je me suis arrêtée à Manas, un village botanique de la plaine de la Valdaine. De nombreux massifs jalonnent en effet les petites rues du village. J’ai particulièrement remarqué un passage sous les habitations, nommé Trou du Loup !

Manas – Drôme – mai 2021

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Enfin, je suis arrivée à Rochebaudin. Je fait un arrêt photo au niveau du cimetière où se trouve l’église de l’ancienne abbaye Notre Dame de Sénisse. J’en ai profité pour admirer la vue sur la montagne.

Puis, j’ai rejoint le village en lui-même. Niché au creux d’un ravin sur la Malle, un affluent de la Rimandoule, Rochebaudin est un village surprenant. L’actuelle route passe sur un pont qui domine le bourg originel et s’engage dans un court tunnel creusé dans la montagne à la fin du XIXe siècle. Auparavant le passage de la rivière s’effectuait via deux ponts, le premier situé nettement en contrebas et habité et le second à l’autre bout du village, débouchant au pied des anciennes fortifications.

La vue sur le village depuis le pont principal mérite de prendre le temps de s’y attarder. Les maisons semblent accrochées aux flancs du ravin de la Malle, serrées les unes contre les autres, avec au premier plan les habitations situées sur le vieux pont.

La chapelle Notre Dame surplombe le village et son clocher se dresse largement au dessus de sa toiture lui confère une silhouette que l’on ne peut pas manquer de remarquer en passant par Rochebaudin. Il est possible d’emprunter des escaliers en pierres sèches pour, de terrasse en terrasse, accéder à l’entrée de la chapelle. En cette fin du mois de mai, les genêts fleuris coloraient la scène et surtout apportait une note de suavité sucrée dans l’air.

Je prends mon temps pour flâner dans le village. J’aperçois un chat à une fenêtre qui semble surveiller les passages dans la rue. J’ai bien fait de revenir voir Rochebaudin de plus près : c’est une petite pépite !

Rochebaudin – Drôme – mai 2021

[Drôme] randonnée printanière à Peyrus

Ce moi de mai ayant été particulièrement pluvieux, j’ai essayé de saisir chaque moment de beau temps pour aller me promener (en dehors de mes heures de travail, bien entendu…). C’est ainsi qu’après plusieurs jours de pluie, nous avons, avec Mr 2e, enfilé nos chaussures de rando pour une balade au pied du Vercors à Peyrus.

Nous sommes partis du fond du ravin des Chichats par le chemin des Moines. Nous étions déjà allés nous promener par là l’hiver dernier, avec la neige. Cette fois, les paysages sont nettement plus verdoyants. Arrivés au niveau du croisement avec le chemin de Drogue, au lieu de continuer à monter, nous avons opté pour la direction des Condamines, sur notre gauche.

Le paysage y est plus ouvert et nous offre de jolis points de vue en direction de la plaine de Valence et plus loin à l’horizon des montagnes ardéchoises. Tout autour de nous, le printemps s’épanouit. Les prés sont colorés d’une multitude de petites fleurs, tandis que les ruisseaux glougloutent, gonflés par les récentes pluies.

En continuant sur le chemin, nous arrivons d’ailleurs à un gué : le ruisseau traverse le chemin avant de cascader et de s’enfoncer au cœur des prés. Quelques bêlements de moutons viennent à peine troubler le calme des lieux. puis, le sentier monte légèrement et nous conduit à la lisière d’un bois.

Là, dans la prairie, je repère rapidement quelques orchidées sauvages, des orchis singes (orchis simia) dont le rose contraste avec le vert de l’herbe de printemps. Puis en m’approchant, je remarque quelques orchis brûlés (neotinea ustulata) et enfin je vois des céphalanthères à longues feuilles (Cephalanthera longifolia). Je suis particulièrement ravie de voir plusieurs individus de celles-ci qui manquaient un peu à mon tableau de chasse photographique (j’en avais juste vu une, une seule fois, sur les hauteurs de Combovin, mais elle était un peu abîmée). Enfin, en regardant dans le sous-bois, pile dans un rayon de soleil, ce sont quelques orchis mâles (orchis mascula) qui m’attendaient.

Après cette récolte photographique fructueuse, nous avons pris le chemin du retour en repartant sur nos pas… et en jouant encore un peu dans le gué du ruisseau !

Après les pluies, les ruisseaux ont un joli débit
Vue sur les roches de Treillaras
Vert printemps !
Marcher au pied de la montagne
Au loin, on devine la montagne ardéchoise
Prairie fleurie
Suivre le chemin…
Orchis singe (orchis simia)
Orchis brûlé (neotina ustulata)
Orchis mâle (orchis mascula)
céphalanthère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia)

Peyrus – Drôme – mai 2021

[Drôme] Le Poët Célard, entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme

Initialement, j’avais prévu une randonnée en forêt de Saoû mais la météo était très incertaine, et les averses avaient tendance à se succéder. Comme j’étais déjà dans le secteur de Saoû, j’ai cherché une alternative… C’est ainsi que je me suis retrouvée sur les petites routes entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme, et que j’ai fait un arrêt pour visiter le village du Poët Célard.

Le Poët Célard est un village perché, dominé par son château médiéval. Celui-ci après avoir failli disparaître a été racheté par un groupe d’habitants du village qui y ont installé un hôtel restaurant. Une bonne partie des espaces extérieurs est restée libre d’accès et permet d’avoir un panorama impressionnant d’où l’on découvre par delà la vallée du Roubion le bord méridional du synclinal de Saoû.

Pour y accéder, il suffit de monter par les calades et escaliers qui jalonnent le vieux village. Cette courte balade permet de s’imprégner de l’ambiance mi-médiévale mi-provençale du village. Une fois la porte du château passée, il est possible de se rendre dans différents jardins suspendus, petits havres de calme invitant au repos et à la contemplation. Je fais également le tour du bâtiment pour profiter de la terrasse panoramique (et je me dis que j’y aurais bien pris un café si la situation avait permis que le bar soit ouvert… )

Après avoir largement profité des différents points de vue, il me faut me résoudre à redescendre. Je passe alors par une des anciennes portes fortifiées du village, et je remarque deux vieilles plaques de cocher situées là. Un plan de la ville indique un lavoir-fontaine un peu plus loin. Effectivement à quelques dizaines de mètres de là, je découvre un charmant petit lavoir, bordé d’un talus fleuri et dont la fontaine coule activement.

Si le village du Poët Célard n’est pas très grand, il mérite à coup sûr un arrêt !

Dans le vieux village
L’ancienne église du village
Prendre le temps au cœur des jardins suspendus
Vue depuis la terrasse panoramique du château
En redescendant du château
La fontaine-lavoir
Plaques de cocher
Point de situation géographique

Le Poët Célard – Drôme – mai 2021

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Lors de mon petit road-trip, j’ai également fait un arrêt au bord du Roubion à Bourdeaux… (et l’on y constate bien le côté menaçant de certains nuages…)

Bourdeaux – Drôme – mai 2021

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Je voulais aussi passer par Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage dans le secteur, mais des travaux sur la route m’auraient contraint à un gros détour… alors j’ai fait demi-tour à Félines-sur-Rimandoule (dont j’aime beaucoup le nom) pour retourner vers Crest.

Félines-sur-Rimandoule – Drôme – mai 2021