Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives.
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La Manche, c’est seulement à quelques kilomètres de là où j’ai grandi, de là où habitent mes parents. La Manche, ce sont des souvenirs de plage à Carolles, de pêche à pied à Saint Jean le Thomas, de glaces sur le Plat Gousset à Granville, de pique-niques dans les polders du Mont Saint Michel, de shopping à Avranches et Cherbourg…. Mais finalement, je connaissais très peu le Cotentin. Aussi en 2010, cherchant une destination ne demandant pas de faire de route, c’est en plein coeur du Parc Naturel du Cotentin et du Bessin que j’ai posé mes valises.
Phare de Barneville-Carteret
Le but de ces vacances était avant tout de se reposer, surtout que les enfants étaient encore petits. Nous avons donc passé beaucoup de temps à jouer et ne rien faire dans le grand jardin de la maison que nous avions louée. Mais nous avons aussi fait de nombreuses balades, essentiellement en bord de mer.
En effet, l’avantage du Cotentin, c’est que, compte-tenu de sa forme, l’on n’est jamais très loin de la mer. Nous avons donc exploré les côtes autour de Barneville-Carteret, Portbail mais aussi Saint Vaast la Hougue ou encore la pointe de la Hague. Les paysages varient énormément le long des côtes du Cotentin, entre grandes plages de sable, falaises abruptes, pointes se jetant dans la mer, prés salés, plages de galets…. Quel que soit le moment de la journée, c’est toujours un plaisir que de pouvoir se promener en bord de mer.
Nous avons également visité la Cité de la Mer à Cherbourg. Elle a sans doute pas mal changé depuis 10 ans mais j’avais beaucoup apprécié la découverte des fonds marins, ainsi que la visite du Redoutable, un sous-marin nucléaire (désarmé).
Enfin, nous avons visité plusieurs sites liés au débarquement : musées à Sainte-Mère-Eglise, Utah Beach ou au Dead Man’s Corner, batterie à Crisbecq,… La région regorge de sites, généralement moins fréquentés mais tout aussi intéressants que ceux situés autour d’Omaha Beach dans le Calvados voisin.
Cette semaine est vite passée et il me reste encore beaucoup de sites et lieux à découvrir dans le nord du Cotentin en particulier…
Plage de Barneville-CarteretSémaphore de la HaguePhare de GouryNez de Jobourg
Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives. Les photos de ce billet ont été faites lors d’un voyage aux Etats-Unis en 2002. J’utilisais alors un appareil argentique. La numérisation des clichés a été faite directement par le laboratoire de développement (c’était pour moi d’une part une sécurité pour le retour : je faisais voyager d’un côté les pellicules et de l’autre les CDs, mais aussi une façon de laisser une copie des photos à ma soeur chez qui j’ai passé ce séjour).J’ai fait le choix de ne pas reprendre les couleurs sur les photos afin de conserver le côté un peu vintage qu’elles ont ainsi.
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Skyline de Minneapolis depuis Stone Arch Bridge
En 2002, je suis allée rendre visite à ma sœur aux États-Unis où elle s’était installée quelques années auparavant. Elle habitait alors Minneapolis, MN… Cela me vaut parfois un regard perplexe quand je dis qu’aux États-Unis, je n’ai séjourné que dans le Minnesota. Visiblement, ce n’est pas l’état qui fait le plus rêver quand on vit de l’autre côté de l’Atlantique… J’avoue cependant que sans cette occasion familiale, le Midwest n’aurait sans doute pas été mon premier choix non plus !
Mes premiers pas sur le sol américain, c’était dans le New Jersey… Faute de vol direct entre Paris et Minneapolis, nous avions une escale à Newark où nous passions le contrôle d’immigration. Si les questions étaient normales, le ton employé par l’agent démontrait une certaine perplexité sur la destination finale du voyage. ce qui donné un dialogue du style :
« Is it the first time you come to the US ? »
« Yes »
« And you’re going to Minneapolis ????? «
« Yes »
« But why Minneapolis ? »..
Non, vraiment, le Minnesota ne doit pas attirer les foules européennes pour un premier voyage aux États-Unis !
Une fois ces formalités accomplies, j’ai réalisé que ce que je voyais en face de moi n’était pas un poster géant mais bel et bien la skyline de Manhattan ! (on va mettre le temps que j’ai mis à le réaliser sur le compte de la fatigue du vol transatlantique ) L’avion à destination de Minneapolis était loin d’être plein et j’ai pu profiter comme une enfant de la vue par le hublot : la statue de la Liberté et le pont de Brooklyn… comme dans les films !
Arrivés à Minneapolis, il d’abord fallu compenser le décalage horaire ! La première mission du premier matin a donc logiquement été d’aller faire provision de café… Nous étions seuls chez ma sœur qui était partie travailler ; nous avons donc décidé d’aller explorer son quartier. Nous avons marché quelques blocs, traversant des typologies de quartiers assez différentes. En peu de distance, nous avons croisé des quartiers chics avec des villas immenses, mais aussi un bus scolaire abandonné servant de point de rendez-vous aux junkies du secteur sur un parking déserté ! Ce matin-là, tout n’était que surprise : les écureuils gris et peu farouches, les balançoires et les jeux des squares (Mr 1er avait 2 ans, ce point n’était donc pas négligeable), les grillages autour de certains jardins alors que d’autres n’avaient aucune clôture, les pelouses toutes taillées au millimètre, les signalisations routières et en particulier les panneaux snow route, l’épicerie du quartier… oui, vraiment tout ! Je débarquais dans un autre monde !
Les jours suivants, nous vivions à l’américaine avec ma sœur et mon beau-frère. Nous avons fait les courses au supermarché (encore un lieu d’étonnement par rapport aux supermarchés français…), nous sommes allés manger dans les restaurants où ils travaillaient à l’époque, nous avons pris des litres de café au Caribou Coffee. Nous sommes aussi allés nous promener dans les parcs et autour des nombreux lacs de la ville. Nous avons fait du shopping au Mall of America, l’un des plus grands centres commerciaux des États-Unis. Je ne sais pas ce qui m’y a le plus étonnée : le parc d’attraction au cœur du centre commercial (qui était à l’époque dédié à Snoopy, une célébrité locale), l’aquarium dédié aux tortues que l’on pouvait parcourir en restant immobile sur un tapis roulant, la taille démesurée de l’ensemble, la décoration du Rainforest Café, ….
Nous sommes allés en balade sur les rives du Mississippi pour admirer la skyline de Minneapolis depuis Stone Arch Bridge et voir cette écluse faramineuse et son impressionnante prise d’eau au niveau des chutes de Saint Anthony. Nous avons pris un bateau à roues pour une croisière sur le fleuve et passé cette fameuse écluse. Difficile de ne pas se sentir minuscule une fois au niveau inférieur !
Nous sommes allés découvrir le Sculpture Garden avec son emblématique Spoonbrigde and Cherry… où nous avons pu jouer entre les oeuvres d’art contemporain.
Nous avons fait un saut à Saint Paul pour voir le Capitole d’état mais il était trop tard pour y entrer… (nous avons quand même monté les marches pour regarder à travers la porte vitrée !)
Nous avons visité Fort Snelling où par le plus grand des hasards nous sommes arrivés un jour de reconstitutions historiques. Nous avons vu les soldats du début du XIXe siècle manœuvrer fusils et canon. Nous avons eu un échange extrêmement intéressant avec une indienne Dakota sur l’histoire de son peuple et les liens noués avec les trappeurs français qui faisaient commerce de fourrure le long du fleuve.
Nous sommes aussi allés plus au nord, le long du Lac Supérieur, sur le Northshore, à Duluth pour voir ce lac si grand que des cargos y transitent, que les mouettes y vivent et que l’on y constate des marées ! Et de là, nous sommes partis à la découverte du State Park de Gooseberry Falls.
(à suivre…)
Vue sur Downtown Minneapolis depuis les environs de la villeL’écluse des chutes de Saint AnthonyLa prise d’eau pour le remplissage de l’écluse au premier plan et les chutes de Saint Anthony canalisées par un barrage hydro-électrique en arrière-planMinnehaha Falls dans Minnehaha ParkSculpture GardenLa skyline de Minneapolis depuis le fleuve Mississippi Vue d’ensemble de Fort SnellingDémonstration de tir avec des fusils du XIXe siècle à Fort SnellingLe capitole d’état à Saint Paul, MN
Un samedi au milieu des congés scolaires des différentes zones… L’obligation d’aller à Grenoble pour ramener Mr 1er et aucune envie de me retrouver dans les bouchons ! La solution : arriver assez tôt le matin et repartir en milieu d’après-midi…. C’est donc comme cela que j’ai eu une journée à passer dans la capitale des Alpes.
Arrivée vers 9.00 au péage, je passe déposer Mr 1er à son appartement d’étudiant, puis nous prenons le tramway pour aller dans le centre. Nous commençons par un petit tour au marché et aux halles Sainte Claire afin qu’il s’achète de quoi manger pour les quelques jours à venir. Puis, nous faisons une pause café au Neko Café, histoire d’attendre tranquillement qu’il soit l’heure d’aller déjeuner. Nous mangeons rapidement et prenons notre dessert à la Fabrique Givrée (oui, nous avons nos incontournables lorsque nous passons à Grenoble ! ).
Après cela, lui rentre chez lui travailler ses cours, tandis que je profite d’être à Grenoble pour visiter l’exposition de photographies de Vivian Maier au Musée de l’Ancien Évêché. Même si je prends mon temps, il est encore trop tôt pour repartir…
Je décide donc de traverser l’Isère pour rejoindre le quartier Saint Laurent que je connais peu en dehors du quai. Je découvre une rue aux façades colorées qui me mène jusqu’au bord des fortifications de la Bastille.
Sous la porte Saint Laurent, des abats-jours sont suspendus, donnant une dimension un peu surréaliste. De ce que j’ai pu trouver, ils sont liés à des installations lumineuses réalisées avec les habitants du quartier. La porte en elle-même est un vestige de l’époque où la ville était entièrement ceinte de murs et a ensuite été intégrée dans le dispositif casematé installé par le général Haxo sur la Bastille. Ses lourdes portes nous rappellent qu’autrefois la ville était fermée une fois la nuit venue et jusqu’au petit matin. La pluie menaçant, je me hâte vers le musée archéologique situé dans l’ancienne église Saint Laurent.
Lorsque j’en sors, il est temps pour moi de retraverser l’Isère pour reprendre le tramway jusqu’au domaine universitaire où j’ai laissé ma voiture… et de rentrer chez moi…
Vue sur la Bastille depuis le jardin de l’Ancien ÉvêchéFaçades colorées de la rue Saint LaurentPorte Saint LaurentVue sur la chaîne de Belledonne depuis le domaine universitaire
De passage à Paris, j’ai eu besoin de me dégourdir les jambes après une grosse journée de travail… Je suis donc partie à l’assaut de Montmartre et de ses marches….
Arrivée par le métro, je suis descendue à la station Anvers. De là, le Sacré Coeur en ligne de mire, impossible de se tromper de chemin : c’est tout droit ! Au pied de la butte, j’avise le funiculaire et les escaliers. Comme je suis venue là parce que j’ai besoin de marcher, je me lance à l’assaut des escaliers. 222 marches plus tard, je suis au pied de la basilique et Paris semble s’étaler à mes pieds.
Mais les lieux sont fort fréquentés, un peu trop touristiques et donnent finalement peu envie de s’y attarder. Mon regard se porte toutefois sur un immeuble haussmannien paré de rouge qui émerge au coin d’une pelouse en pente. Je reconnais l’une des vues stars parisiennes sur Instagram : si l’on rectifie l’horizon le long de la pente herbeuse, l’immeuble semble en train de s’enfoncer dans le sol. Je fais rapidement une photo car j’ai envie de voir si je réussis moi aussi à reproduire l’effet (trêve de suspense : la réponse est oui, j’y suis parvenue !).
Je contourne le Sacré Coeur par la gauche, m’éloignant du Montmartre touristique. Je croise plusieurs volées d’escaliers. Le printemps commence à pendre ses marques dans les arbustes des jardinets qui les longent.
J’arrive à l’arrière de la grande église. Je ne croise plus que des habitants du quartier venant récupérer leurs enfants à la crèche ou à la garderie.
Le soleil décline, et dore les immeubles. Les rues pentues bordées d’immeubles Art Déco succèdent aux villas. Les vignes n’ont pas encore retrouvé leurs feuilles. Et la bicoque qui héberge le Lapin Agile semble sortie d’un autre temps, vestige d’une époque où les immeubles voisins n’existaient pas et où Montmartre était un quartier de bohème.
Je descends la rue des Saules et je quitte la Butte Montmartre. La journée s’achève… Il est temps pour moi d’aller me reposer…
Le fameux « immeuble qui tombe »….
Escaliers montmartrois
Basilique du Sacré Coeur
Rue du Mont Cenis
Rue des Saules
Le cabaret « Au lapin agile »
Porte d’immeuble dans les escaliers de la rue des Saules
Un soir de déplacement professionnel, j’ai eu envie d’aller faire un tour au pied de l’Arc de Triomphe. J’ai eu la chance d’arriver à l’heure où le soleil se couche, nimbant le monument d’une lueur presque irréelle.
J’ai ensuite commencé à descendre les Champs Elysées. Mais entre la foule et les néons, j’ai vite perdu tout intérêt pour les lieux. J’ai alors bifurqué en direction de la Seine. J’avais dans l’idée de jeter un oeil à la Tour Eiffel et marcher un peu le long des quais.
En arrivant au pont de l’Alma, je n’ai pas pu manquer les vastes panneaux indiquant les bateaux-mouches, ni les nombreux navires amarrés au quai. Plusieurs cars s’agglutinait sur le parking et le dernier venait de libérer un groupe de touristes asiatiques qui se précipitaient vers les portillons d’accès aux bateaux.
C’est alors que j’ai remarqué l’absence de queue à la caisse et une indication du prochain départ 5 minutes après. Plusieurs fois, j’avais hésité à m’offrir cette croisière (comme se plaisent à l’appeler les différentes compagnies de bateaux promenant les touristes sur la Seine). L’occasion était trop belle pour la manquer ! Quelques instants plus tard, je prenais place sur le pont supérieur, m’asseyant sur tribord, le long du bastingage.
19.00 en janvier, inutile de préciser qu’il faisait déjà nuit noire.. et que les températures n’étaient pas bien élevées. Je m’emmitouflais donc dans mon manteau, resserrant mon écharpe autour de mon cou, bien décidée à profiter des monuments by night.
Passer sous les ponts en entendant l’écho des bruits de notre bateau. Regarder les rares passants sur les quais aux ambiances de films noirs. Croiser les bars et restaurants flottants. Admirer les façades majestueuses. Apercevoir le chantier de Notre Dame. Deviner des vies dans les bâtiments. S’émerveiller devant la Tour Eiffel, qui s’est mise à scintiller à notre passage.
La promenade sur la Seine a duré un peu plus d’une heure, vite passée malgré le froid qui commençait à m’engourdir les orteils, et nous étions de retour au port de l’Alma….
Une prochaine fois, je le ferai de jour pour avoir encore une autre vision de la ville !
Fin de journée au pied de l’Arc de Triomphe
La Tour Eiffel depuis la port de la Conférence
L’hôtel de la Monnaie de Paris
Passer sous les ponts
Ambiance de film noir sur les quais
Fin de promenade sur la Seine
Promenade en bateau-mouche – Paris – janvier 2020
(*) Le hasard m’a fait emprunter la compagnie des bateaux-mouche mais plusieurs autres compagnies proposent des prestations similaires à des tarifs comparables sur la Seine. Chaque compagnie propose son point de départ, plusieurs sont situés aux environs de la Tour Eiffel mais il y en a aussi qui partent de l’île de la Cité.
Lors d’un de mes derniers séjours professionnels à Paris, j’ai pris le temps d’une balade à pied autour de la Butte Montmartre.
Partie de derrière la gare Saint Lazare, j’ai commencé par me laisser hypnotiser par les voies ferrées. Cet enchevêtrement de rails est un véritable appel au voyage et à la découverte !
Rapidement arrivée place Blanche, je suis passé à côté du Moulin Rouge. Puis j’ai remonté la rue Lepic en direction de la Butte. La pluie a alors décidé de s’inviter, histoire d’apporter une autre ambiance…
Au niveau des vignes de Montmartre, si les gouttes étaient nombreuses, elles rendaient les rues désertes. Alors que la nuit était tout juste tombée, l’ambiance était vraiment particulière aux alentours du Sacré Coeur et de la place du Tertre vidée de ses peintres et des touristes.
J’ai pris des escaliers un peu au hasard pour descendre, loin des circuits classiques. J’ai fini par arriver au pied du funiculaire. De là, la vue en contre-plongée sur le Sacré Coeur est impressionnante.
Les magasins de tissus et les merceries du quartier étaient en train de fermer leurs portes et de tirer leurs rideaux de fer derrière les derniers clients.
Un dernier coup d’oeil depuis le coin de la halle Saint Pierre sur l’église et j’ai filé prendre le métro le plus proche pour me mettre à l’abri d’une pluie de plus en plus battante….
Les voies ferrées de la gare Saint Lazare depuis la place de l’Europe
Rue Lepic
la fontaine du château d’eau, où se trouve le siège de la Commanderie du Clos Montmartre
Le Consulat, institution montmartroise, que l’on retrouve sur un tableau de Maurice Utrillo
rue Saint Rustique
vue sur le Sacré Coeur depuis la halle Saint Pierre
Après une journée de travail à Paris, j’aime bien me balader, histoire de décompresser après des réunions souvent intenses.
J’avais aperçu des images du nouveau tribunal de Paris, situé Porte de Clichy, entre les boulevards des maréchaux et le boulevard périphérique, et cela avait piqué ma curiosité. Je me suis donc dirigée vers le quartier Clichy-Batignolles et c’est tout un monde d’architecture contemporaine que j’ai découvert !
Clichy-Batignolles, c’est un nouveau quartier en pleine construction. Situé entre le quartier ancien des Batignolles (qui fut même une commune indépendante avant l’édification des fortifications de Thiers et son rattachement à Paris en 1860), et le périphérique, cet écoquartier résulte de l’aménagement d’anciennes friches ferroviaires de la SNCF.
Le site avait d’abord été envisagé pour accueillir le village olympique dans le cadre de la candidature de Paris à l’organisation des jeux olympiques de 2012. Londres ayant été préférée à Paris pour les jeux olympiques, c’est un autre projet urbain qui voit le jour pour réaménager le quartier. Depuis une dizaine d’années, le quartier sort progressivement de terre, entre immeubles d’habitation, bureaux, et le grand parc urbain Martin Luther King (qui était fermé lorsque je suis passée… période hivernale oblige).
Des passerelles ont été installées au dessus du faisceau de voies de la gare Saint Lazare afin de relier le nouveau quartier à celui de la Plaine Monceau. L’architecture contemporaine trouve là un formidable terrain d’expression, et chaque immeuble apporte sa petite touche d’originalité.
Tout au bout du quartier, le nouveau tribunal de Paris s’offre en point de mire. Ce bâtiment formé de trois parallépipèdes de verre, imaginé par l’architecte Renzo Piano (à qui l’on doit aussi, entre autres, le Centre Pompidou à Paris et la Cité Internationale à Lyon), dresse ses 160 mètres de haut au delà du boulevard du Maréchal Berthier. Il s’agit du deuxième plus haut bâtiment « habité » de Paris, après la Tour Montparnasse et il marque déjà le paysage parisien de sa silhouette originale.
Le quartier Clichy-Batignolles n’a pas encore terminé sa mutation et il sera intéressant d’y revenir dans quelques années pour avoir une vision de l’ensemble achevé.
La passerelle Marcelle Henry au dessus du faisceau de voies ferrées de la gare Saint Lazare
Le Plat Gousset, c’est la digue promenade de Granville.
Construite au milieu du XIXe siècle au moment du lancement de la station balnéaire, cette promenade longe la plage au pied de la falaise. Vers 1910, à la construction du nouveau casino et de l’hôtel Normandy qui lui fait face, la promenade est prolongée.
Aujourd’hui, à son extrémité, elle permet par un sentier de regagner le chemin du Noroît (ancien sentier des douaniers devenu chemin de grande randonnée, GR223) et le jardin Christian Dior.
On trouve quelques cabines de plage ainsi qu’un centre de secours sur la promenade. Le Plat Gousset est regulièrement pris d’assaut par les vagues à marée haute, et la falaise de schiste qui le domine a tendance à s’effriter (elle s’est déjà partiellement effrondrée un peu plus loin, au niveau du cimetière Notre Dame).
La plage en contrebas de la promenade comporte de nombreux rochers et la mer se retire loin, surtout par fortes marées comme c’était le cas lors de mon passage. Aussi, un bassin de nage a été aménagé, simple retenue d’eau de mer se remplissant à marée haute (lors de notre passage, elle était vide pour permettre des travaux de maintenance de l’infrastructure).
Depuis quelques années, nous avions donné notre préférence à un tour de la pointe du Roc, en Haute-Ville. Aussi, c’est avec un réel plaisir que nous avons parcouru le Plat Gousset et profité de la vue sur la mer….
Vue sur Donville depuis l’escalier vers le jardin Christian Dior
Vue sur le casino et la pointe du Roc depuis l’escalier vers le jardin Christian Dior. On devine les contours de l’ancienne pêcherie sur la droite.
La piscine du Plat Gousset et ses plots de départ.
Granville – Manche – décembre 2019
(*) L’accès à la promenade du Plat Gousset se fait soit depuis le jardin Christian Dior en descendant les escaliers, soit depuis la place Foch face au Casino, au pied de l’hôtel Normandy (devenu centre de rééducation).
Note gourmande : En été, l’artisan-glacier Yver a un point de vente à l’entrée du Plat Gousset.
Cela faisait des années que je n’étais pas allée à Saint Malo intra-muros… j’ai donc décidé d’y refaire un tour durant les vacances de Noël.
Initialement, je projetais de me stationner à proximité de la cité corsaire, mais la foule était au rendez-vous et force était de constater que l’ensemble des places de parking proches des murs étaient complets… Après une tentative infructueuse sur les parkings autour de la pointe du Naye, c’est finalement au milieu de l’anse des Bas Sablons que j’ai trouvé où laisser la voiture.
J’ai longé la plage des Bas Sablons par la digue promenade avant de traverser les écluses et rejoindre les abords de la gare maritime de la Bourse, puis d’entrer dans la vieille ville par la porte de Dinan. Après un arrêt goûter dans une crêperie, direction les murs !
Comme il n’est pas possible de faire un tour complet des murs (il en manque un morceau à côté de la porte Saint Vincent et le château n’est pas accessible à la promenade), j’ai fait le choix de partir par le côté mer pour rejoindre le château puis de revenir par les rues avec une montée du Pilo (en somme l’inverse de ce que nous faisons quand nous étions enfants où entrant par la porte Saint Vincent, nous rejoignions la porte de Dinan par le Pilo puis revenions par les murs).
Sitôt monté sur le rempart, on domine le môle des Noires (appelé ainsi à cause de la couleur de la tenue des femmes de marins attendant le retour des bateaux à cet endroit). Sa forme en S permet d’abriter l’avant-port des assauts de la houle.
A l’heure où j’y étais, la mer montait et si la piscine de Bon Secours était calme, la chaussée vers le Grand Bé commençait à se recouvrir… Un peu plus loin, le Fort National et la mare aux cochons font face à la plage de l’Éventail et marquent l’entrée de la grande plage du Sillon.
Chaque bout de murs, chaque morceau de plage fait remonter un souvenir d’enfance : selon le sens du vent, nous désertions parfois la plage du Sillon pour celles de l’intra-muros, plus chaudes, plus protégées.
Le retour à la voiture se fait partiellement en ville animée en ce début de soirée au milieu des fêtes de fin d’année. Puis, je longe le bassin Vauban où une petite flotte de chalutiers hauturiers est amarrée. Un peu plus loin, un vraquier est à quai, tout comme l’Émeraude, le dernier-né de la flotte de la Compagnie des Pêches de Saint Malo.
La nuit tombe sur le port…. Il est temps de repartir !
Le môle, face à Dinard
Plage de Bon Secours
L’accès au Grand Bé et au Petit Bé depuis la plage de Bon Secours
Le pont du Couesnon est un pont médiéval, même si la tradition fait remonter l’existence d’un pont à cet endroit à l’époque gallo-romaine. Jusqu’au XVIIIe siècle, c’était le seul pont permettant de traverser le Couesnon entre Fougères et Dol. Point de passage incontournable, il a ainsi été pris au milieu de la tourmente de la virée de Galerne en 1793, témoin d’un affrontement entre l’armée républicaine menée par Kléber et Marceau et les troupes vendéennes conduites par Stofflet et La Rochejaquelein.
Quand j’étais enfant, le pont du Couesnon faisait partie de ces promenades du dimanche faciles à faire en famille. Aux beaux jours, on pouvait même espérer y voir les saumons remonter le courant et passer par l’échelle à poissons.
Et puis, le pont a été choisi par la Mission Patrimoine de Stéphane Bern en 2019. En effet, toujours ouvert à la circulation, il a été fragilisé au fil des années : pierres descellées, joints abimés, moellons manquants…. Autant d’éléments bien visibles faisant également craindre des altérations plus profondes des piles du pont. Il sera donc l’objet d’un grand chantier très prochainement.
Cela faisait bien longtemps que je n’y étais pas allée alors assez naturellement (on venait d’avoir des goodies sous le sapin…), nous y avons fait un tour le 25 décembre. Après les fortes pluies de la semaine précédente, le niveau de l’eau était encore très haut et le débit très important. De même, les champs alentours étaient inondés (nous sommes là à peu de distance du marais de Sougeal..).
Le soleil était au rendez-vous quand nous sommes arrivés auprès de l’ancien moulin, installé au dessus du fleuve et qui à une époque en utilisait la force pour mouvoir ses meules.
Après avoir croisé quelques autres promeneurs, nous avons repris le chemin de la maison.. et du coin de la cheminée !
Pont du Couesnon – Val-Couesnon – Ille-et-Vilaine – décembre 2019
(*) Le pont du Couesnon se trouve sur la commune de Val Couesnon. Il est situé à environ 500 mètres de la sortie du village d’Antrain en direction de La Fontenelle. De l’église d’Antrain, il faut suivre la rue du Couesnon, puis passer le calvaire et descendre la côte.