Nous allons chaque 24 décembre faire un tour à Cancale…. ce qui pourrait ressembler à une tradition trouve sa justification dans le fait que nous prenons la bûche du 24 dans une pâtisserie cancalaise….
Quoi qu’il en soit, nous en profitons (lorsque la météo le permet) pour une petite randonnée en famille. Cette année encore, nous avons pu faire une jolie petite randonnée sur la grève. En effet, comme la marée était basse, c’était plus sympa de descendre entre les rochers de schiste…. (mais en cas de marée haute, il reste l’option Chemin des Douaniers).
Après avoir laissé la voiture derrière l’église, nous sommes partis vers le point de vue du Hock qui domine les parcs à huîtres. De là, nous avons pris le sentier en nous éloignant des parcs afin de rejoindre la descente vers la grève au niveau de l’Abri des Flots.
Nous jetons un petit coup d’oeil aux annexes colorées sagement alignées au bord de la plage, puis nous descendons vers la piscine d’eau de mer. Nous sommes à cet endroit protégés du vent et profitons de la vue sur l’ilôt des Rimains.
Nous retournons vers le port, en faisant attention où nous mettons les pieds : les rochers rendus humides par la mer peuvent être glissants. Nous cherchons les coquillages et les jolis cailloux.
Au détour d’une pointe, le vent se fait plus présent. Les parcs à huîtres sont de nouveau en vue. Le soleil perce à travers les nuages et baigne la scène d’une lumière hivernale.
Nous contournons les parcs, remontons le long du marché aux huîtres puis longeons le port de la Houle.
Notre promenade s’achève….
Cancale – Ille-et-Vilaine – décembre 2019
(*) L’accès à la gréve est possible à marée basse mais aussi à marée haute si le coefficient n’est pas trop important. Attention toutefois, le contournement des petites pointes n’est pas toujours possible par la plage. Il suffit parfois de passer par les rochers mais il se peut aussi qu’il faille remonter sur le sentier des douaniers (GR34). Dans ce cas, il faut revenir en arrière afin de trouver un accès en remontant.
Pour profiter d’un bel après-midi hivernal, je suis allée me promener dans la Réserve Naturelle des Ramières de la Drôme.
Au départ de la gare des Ramières, j’ai pris le sentier qui longe la rivière en la remontant. Avec les pluies des jours précédents, le débit est relativement important et le bruit de l’eau m’accompagnera tout au long de la balade. En dehors de quelques oiseaux, je n’entendrai d’ailleurs pas grand chose d’autre….
Au bord du chemin, quelques arbustes portent encore quelques fruits qui apportent une petite touche de couleur dans un paysage qui a largement subi les dégâts occasionnés par les chutes de neige de novembre. En effet, de nombreuses branches et quelques troncs fragiles ont cédé sous le poids de la neige. C’est surtout net dans le lit de la rivière, là où les arbres, soumis aux crues, ont rarement le temps de devenir robustes….
Un passage dans la végétation me permet de descendre dans le lit de la Drôme, sur une petite île de galets. C’est l’occasion pour moi d’avoir un autre point de vue sur le paysage, avec les Trois Becs en ligne de mire à l’horizon.
Je vais jusqu’au coude de la rivière, là où elle est bien large et où l’on voit nettement son dessin en tresses. Un rayon de soleil un peu plus vif fait son apparition, faisant ressortir les couleurs douces des jeunes branches. Je m’arrête là un long moment à contempler la nature tranquille. J’ai l’impression d’être ailleurs, dans un lointain paysage….
Puis, le jour commençant à décliner, il faut se résoudre à faire demi-tour. Quelques coups d’oeil encore au fil du trajet de retour avant de repartir… jusqu’à la prochaine fois !
Réserve naturelle des Ramières – Drôme – décembre 2019
(*) Un parking est disponible au niveau de la gare des Ramières sur la commune d’Allex. De là, le départ du chemin longeant la rivière est bien indiqué. Il y a environ 2.5 km depuis la gare jusqu’au point de vue sur le coude de la rivière, sur un sentier nettement marqué et sans difficulté.
Et voilà, c’est parti pour le projet 52-2020 et une nouvelle année de rendez-vous hebdomadaires en photos….
Pour cette première semaine, on ne parle pas de résolution(s) mais de direction(s)…. celle(s) que l’on suit, celle(s) que l’on souhaite prendre….
Finalement, je suis restée très terre à terre pour traiter le thème : en randonnée, il est important de garder la bonne direction, et pour cela, le plus simple est de suivre le balisage….
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Pour savoir dans quelle(s) direction(s) sont partis les participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….
Cette année, la neige est arrivée un petit peu plus tôt que d’habitude mais surtout de façon nettement plus abondante. Les arbres avaient encore leurs feuillages d’automne.
Si cela a causé de nombreuses casses de branches et chutes d’arbres, la cohabitation de l’automne et de l’hiver nous a aussi permis d’admirer un intéressant contraste entre les doré des feuilles et le blanc de la neige.
Pour en profiter, je suis partie à pied de Chabeuil le long des rives de la Véore, en remontant la rivière. J’avais déjà fait cette promenade au printemps et en hiver, mais sans neige.
Avec les (parfois grosses) branches au milieu de chemin, la randonnée était assez acrobatique, et je ne suis pas allée aussi loin que les autres fois. Mais j’ai profité de paysages inhabituels…. et calmes.
En dehors du chant de la rivière au flot gonflé par la neige commençant à fondre, il n’y avait que quelques bruits de neige tombant des feuillages ou de branches se redressant subitement une fois allégées de leur fardeau blanc.
En sous-bois en milieu d’après-midi, la lumière n’était pas toujours au rendez-vous mais il y a eu quelques endroits où le soleil perçait entre les arbres, venant réchauffer la scène d’un rayon bienvenu.
Par terre, les feuilles et leurs vives couleurs automnales tranchaient sur le blanc de la neige. J’ai même trouvé quelques champignons qui semblaient avoir bien froid.
J’ai fait demi-tour quand le chemin est devenu vraiment impraticable tant les branches étaient nombreuses à le barrer. J’avais dû parcourir environ 1.5 km depuis le centre du village. Ce n’était pas la plus longue randonnée de l’année mais très certainement l’une des plus périlleuses !
feuilles d’automne sur neige d’hiverChampignons surpris de s’être faits surprendre par la neigeinstant de calme et de sérénitéun dernier rayon de soleil avant de rentrer
Ce samedi-là, il y avait beaucoup de vent vers chez moi (une alerte orange pour vents violents courait d’ailleurs… ). Mais je crois qu’il en faut quand même un peu plus pour m’empêcher de sortir quand j’en ai envie ! Forte d’une certaine expérience des vents tempétueux (une enfance et une adolescence en Bretagne, ça laisse des réflexes ! ), j’ai décidé de choisir mon itinéraire selon le principe « là où il n’y a pas d’arbres, ils ne risquent pas de te tomber dessus »…. C’est en effet en cas de fort vent l’un des principaux dangers, surtout que les branches avaient déjà été fragilisées par les importantes chutes de neige de la semaine précédente.
Me voilà donc partie pour le centre de la Pangée et le château des Cornillans à La Baume Cornillane. Outre le fait que la promenade peut se faire loin des arbres, elle n’est pas trop loin de chez moi et ne m’obligeait pas à un long trajet avec le risque de ne pas pouvoir beaucoup me balader à l’arrivée en raison de la pluie et du vent.
J’ai d’ailleurs bien failli renoncer au moment où je me stationnais dans le village, à proximité du temple, car une grosse averse est arrivée. Comme elle a été de courte durée, je me suis risquée en dehors de la voiture. Les couleurs éclatantes de l’automne sur le piémont du Vercors étaient beaucoup trop tentantes. Et puis, le vent ne semblait pas si fort que cela….
J’ai donc commencé à monter en direction des ruines du château et du village médiéval. Plus je m’approchais du donjon, plus je me rendais compte que j’avais sous-estimé le vent, que j’avais été jusqu’alors plutôt abritée !
Une fois en haut, le vent était vraiment très présent, et rendait la progression plus difficile : je devais en effet avancer face au vent. Quand, en plus, de petites averses aux grosses gouttes cinglantes se sont ajoutées, j’ai du m’arrêter et me retourner pour me mettre dos au vent !
J’ai quand même pris le temps de quelques photos de la Raye aux couleurs automnales tout en avançant vers le centre de la Pangée en contournant le château par la droite (le côté sans arbres ! ). Sur la crête, il n’y avait plus rien pour m’abriter… et une autre grosse averse se profilait. J’ai filé me mettre à l’abri dans le donjon le temps qu’elle soit passée. L’épais mur coupait le vent et je pouvait contempler le paysage qui se déroulait à mes pieds.
J’ai ensuite reprise le chemin de la descente, marquant la fin de cette balade, courte mais vivifiante…
Le temple de La Baume Cornillane (il n’y a pas d’église dans le village)Au début de la montée, un petit coup d’œil sur la plaine de Valence et les Monts d’Ardèche au fondAu pied du Vercors, en direction d’OurchesVue sur la Raye en arrivant dans les ruines de l’ancien château des CornillansMurs médiévaux et roches de la PangéeCouleurs d’automne sur la RayeLe centre de la Pangée… dans le vent !Crêtes automnalesAller se mettre à l’abri dans les ruines du donjon du château des CornillansVue sur la plaine depuis le donjon
La Baume Cornillane – Drôme – novembre 2019
(*) Le départ de la balade vers le château des Cornillans et le centre de la Pangée se fait depuis le village de la Baume Cornillane (plusieurs parkings disponibles). Le début du sentier se situe le long de l’école. Il y a environ 500 mètres entre l’école et le site médiéval.
Alors que l’automne est bien installé (mais que quelques fleurs continuent à faire de la résistance au bord du chemin), j’ai eu envie de retourner à la chapelle Sainte Marguerite de Combovin.
Au départ du village, le but est simple : monter en haut du coteau Saint Georges que vous voyez sur la photo du haut.
Comme d’habitude quand je vais randonner sur Combovin, je stationne ma voiture au parking du cimetière (fléché « parking randonneurs » depuis le centre du village). Le départ de la montée vers Sainte Marguerite se fait au niveau du gué de la Véore : un panneau face au lavoir indique le chemin depuis le village, mais je préfère longer la rivière par sa rive gauche au pied des prairies.
Le chemin vers la chapelle est balisé vert/jaune et part droit à l’assaut du coteau, se faufilant entre deux murets de pierres sèches. La montée est abrupte, le sentier caillouteux. Sans difficulté particulière, il convient tout de même d’y être prudent (surtout qu’il est partiellement effondré par endroits). Rapidement, on prend de la hauteur et l’on surplombe le village ainsi que les différents vallons qui s’ouvrent à cet endroit dans les piémonts du Vercors.
Arrivé au carrefour du Gros Chêne, on aperçoit la tour de Barcelonne légèrement sur la gauche à travers une trouée dans les bois (c’est d’ailleurs un des accès possibles à la tour). Pour se rendre à la chapelle, il faut prendre un sentier sur la droite, toujours balisé vert/jaune en suivant la direction marquée sur le poteau indicateur.
Le sentier se fait piste et s’élargit mais il continue à monter avec peu ou prou la même régularité. Sur le bord du chemin, les buis ont fait quelques jeunes pousses après avoir été dévorés par les pyrales il y a quelques étés.
Puis la croix marquant le sommet du coteau apparait. Derrière elle, la chapelle Sainte Marguerite, toute en simplicité, se profile.
Je m’arrête un long moment au sommet, admirant la vue sur la plaine de Valence et la montagne de Crussol, devinant la vallée de l’Isère qui s’enfonce le long du Vercors, regardant le village de Combovin lové au pied du coteau et le vallon de la Véore qui file vers la montagne…
Le temps s’écoule doucement… mais la fraîcheur de ce matin d’automne me rappelle qu’il va falloir rentrer. J’amorce la descente non sans un dernier coup d’œil aux alentours.
Dernières campanules….Entre le carrefour du Gros Chêne et la chapelle Sainte MargueriteL’arrivée au sommetVue plongeante sur le village et la route vers GigorsVue sur la plaine de Valence (et la montagne de Crussol au fond à gauche, dans un rayon de soleil)La chapelle Sainte MargueriteLe sommet du coteau Saint GeorgesVue sur le vallon de la Véore
Combovin – Vercors – Drôme – novembre 2019
(*) L’accès à la chapelle prend 30 à 40 minutes depuis le village (j’ai mis autour de 30 min depuis le cimetière). Il m’a fallu une quinzaine de minutes pour faire la descente. L’aller- retour depuis le parking du cimetière fait environ 5 km dont 4 en montée/descente, avec un D+ de 200 mètres. La promenade est accessible en famille avec des enfants qui marchent bien. J’ai vu une famille le tenter avec une poussette : je le déconseille fortement car le chemin est étroit, raide par endroits et surtout le sol est très inégal (rochers..). Ils ont d’ailleurs fait demi-tour à peine au quart de la montée. Pour accéder à la chapelle avec une poussette, il faut passer par les Terres Blanches pour rejoindre le carrefour du Gros Chêne : c’est plus long mais la randonnée se fait essentiellement sur une piste carrossable.
Proche de chez moi, j’aime m’y rendre pour une petite sortie tranquille, seule ou en famille. Il faut dire que l’endroit est simple d’accès, dispose d’un grand parking et permet une jolie balade entre parc aménagé, forêt et bord de la rivière. Le lieu propose également un espace d’initiation à la course d’orientation avec de nombreuses balises fixes, utilisé en particulier par les collèges du secteur. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai découvert le parc de Lorient : les enfants y étaient allés faire de la course d’orientation avec le collège et avaient souhaité me montrer l’endroit.
Je crois que lorsque j’y vais, je fais toujours le tour dans le même sens : d’abord la partie « parc », vestige de l’ancien château qui se trouvait là, en partant des anciennes écuries et leur fontaine-abreuvoir et en longeant l’allée cavalière, puis le bord de la Véore (où si l’on a de la chance il est possible d’apercevoir des castors… je n’ai pas encore de chance pour ma part mais Mr 2e en a souvent vu lorsqu’il venait avec le collège tôt le matin), et enfin, un petit tour dans la forêt avant de traverser l’arboretum….
C’est donc bien ainsi que j’ai une nouvelle fois articulé ma promenade ce matin-là. En passant, j’ai remarqué que les jeux installés l’an dernier sont toujours là : jeu de memory, toile d’araignée dont il ne faut pas faire sonner les clochettes….
Doucement les couleurs de l’automne ont commencé à s’installer dans les arbres… et les champignons se pressent sur les souches mortes. Mais, l’été fait encore un peu de résistance et quelques fleurs parsèment la prairie.
Le parc est calme ce samedi matin-là, effet combiné de l’heure matinale et d’une météo un peu terne. Mais, ne vous y trompez pas : le parc de Lorient attire de nombreux visiteurs chaque année (environ 200 000 !) et il n’est pas rare que les parkings soient pleins !
toute une forêt dans un grelot….couleurs d’automnequand la nature joue au tableau d’art contemporainfusain d’Europedébut d’automne dans la ripisylve de la Véorechampignon sur souchecentauréebord de la Véore
Espace naturel sensible du parc de Lorient – Montéléger – Drôme – octobre 2019
Mr 2e a découvert le parc éolien de Marsanne, en Drôme Provençale, à l’occasion d’une sortie scolaire, et il a eu envie de partager ses découvertes avec moi. Un samedi après-midi, nous avons donc pris la route en direction de la forêt de Marsanne pour une petite randonnée au cœur du champ d’éoliennes.
Situé au dessus du Col de la Grande-Limite, le parc éolien de Marsanne s’étend sur environ 2 km de long. Il est constitué de huit grandes tours éoliennes, numérotées de T1 à T8.
Lors de la sortie scolaire de Mr 2e, le vent était très léger si les pales tournaient, elles n’étaient guère bruyantes. Par contre, le jour où j’y suis allée avec lui, le vent était un peu plus soutenu et le vrombissement des pales battant l’air était très net. Le bruit régulier nous a donc accompagnées tout au long de notre balade.
Les éoliennes de Marsanne ont commencé à être installées il y a une dizaine d’années sur un site orienté vers la vallée du Rhône d’un côté et la plaine de Cléon d’Andran de l’autre. Si on les aperçoit depuis l’autoroute ou la plaine de Cléon, elles sont toutefois complètement masquées par le massif depuis les deux villages perchés, Marsanne et Mirmande, qui en sont les plus proches.
Implanté en pleine forêt, le site offre toutefois quelques points de vues partiels en particulier vers la vallée du Rhône pour peu que l’on quitte le chemin et que l’on s’approche de la lisière des bois.
Concernant l’impact écologique du parc éolien, je n’ai pas trouvé d’informations fiables relatives à la faune, avifaune et chiroptères en particulier. Par contre, il semblerait que l’ouverture du milieu boisé ait favorisé la biodiversité de la flore…
Centaurée
Parc éolien – Marsanne – Drôme – octobre 2019
(*) Le parc éolien est situé sur le domaine de la forêt communale de Marsanne et est donc entièrement ouvert au public. L’accès à pied peut se faire depuis le col de la Grande-Limite où se trouve un parking. Il faut ensuite traverser le site d’accrobranche pour monter vers la crête. La randonnée se fera alors en aller/retour (environ 5 km). Depuis le parking, un chemin d’interprétation balisé permet également d’accéder au site éolien tout en faisant une boucle.
Après une entorse au genou l’hiver dernier, j’ai privilégié les sorties « à plat » au cours des derniers mois. L’été se finissant, j’ai eu envie de recommencer à me balader dans des paysages un peu plus escarpés. Pour mon retour à la randonnée « de montagne », j’avais choisi de me rendre à la Croix d’Ambel, où (honte à moi) je n’étais encore jamais allée !
L’itinéraire le plus courant part du Col de la Bataille et longe le Roc de Toulau. Mais en cette très belle journée de fin d’été, tous les parkings à proximité du col de la Bataille étaient pleins… J’ai donc poursuivi la route en basculant de l’autre côté du col, pour me stationner sur le parking moins fréquenté du refuge de Gardiole. De là, la montée vers la Croix d’Ambel présente un profil moins régulier que depuis le Col de la Bataille : la première partie est quasi plate sur le plateau, puis une jolie montée conduit à la ligne de crêtes.
Me voilà donc partie à l’assaut du plateau, sur lequel paissent des troupeaux de bovins dont on entend les cloches et les meuglements dans le lointain. La piste est large et caillouteuse. De part et d’autre du chemin, des lapiaz affleurent dans l’herbe. Le paysage est imposant, surplombé par l’arrière du Roc de Toulau. A l’approche du refuge d’Ambel, la prairie est parsemée de dolines.
Le refuge d’Ambel, comme celui de Gardiole, est en libre-accès. Une réserve de bois est disponible, ainsi que des lits en dortoirs. Celui d’Ambel a des airs de petite maison dans la prairie et on s’attendrait presque à voir la famille Ingalls sortir dans l’herbe jaunie de la fin d’été….
L’été a été très sec et la source d’Ambel coule faiblement à proximité du refuge, peinant à alimenter deux abreuvoirs pour les animaux.
A partir de là, le chemin s’enfonce dans la hêtraie (il parait qu’au printemps, il y a plein d’ail des ours à cet endroit) pour une belle montée. Le couvert des arbres offre une ombre bienvenue car la chaleur est au rendez-vous !
Au débouché de la forêt, il ne reste que quelques dizaines de mètres pour atteindre la ligne de crête. Je suis au Pas de Gouillat et à ma droite le Roc de Toulau me surplombe de toute sa majesté.
Je prends à gauche sur la ligne de crête pour rejoindre la Croix d’Ambel qui domine la vallée d’Omblèze dont on devine l’entrée des gorges. Je m’assoie un instant sur le banc, tourné vers les falaises du plateau de Font d’Urle. J’écoute le vrombissement des gros insectes. Je suis du regard le vol hasardeux des papillons. Dans le ciel, quelques parapentes survolent les lieux.
J’hésite à pousser jusqu’à la Tête de la Dame, mais pour cette reprise, ce ne serait pas raisonnable : mon genou me rappelle qu’il reste fragile. Ce sera une bonne occasion pour revenir plus tard dans la saison (et puis si le temps est moins estival, il pourrait même y avoir de la place au col de la Bataille pour laisser la voiture !).
Je prends donc le chemin de la descente. J’admire les paysages. Je me sens, comme chaque fois dans le Vercors, à la fois puissante et minuscule !
De retour au refuge de Gardiole, je m’arrête à la fontaine d’où jailli une source. Un panneau officiel m’avertit que l’eau est considérée comme non potable car elle n’est pas contrôlée, sous-entendant très largement qu’on peut la boire sans souci (elle est d’ailleurs indiquée comme point d’eau dans de nombreux itinéraires de randonnée, ainsi que pour le refuge) . Je plonge mes mains dans l’eau fraîche puis je pose mes mains en coupe sous le flot pour boire quelques gorgées. Un rafraichissement bienvenu avant de prendre la route du retour à maison.
Lapiaz sur le plateau d’AmbelDoline à l’approche du refuge d’AmbelRefuge d’Ambelsource d’AmbelRoc de ToulauVers la Tête de la Damevue sur les falaises de Font d’Urlela Croix d’AmbelVue sur le Roc de ToulauVallée d’OmblèzeRoc de ToulauTraversée du plateau d’AmbelFontaine de Gardiole
Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – septembre 2019
(*) Le plateau d’Ambel est un espace naturel sensible appartenant au département de la Drôme. Il est utilisé comme pâturage d’estive. Par conséquent, les chiens y sont interdits même tenus en laisse du 1er mai au 31 octobre. Les troupeaux sont gardés par des patous, il convient donc de garder ses distances avec les animaux à l’estive. Si l’un d’entre eux vient vers vous, il faut rester calme, s’arrêter, lui parler doucement puis partir en s’éloignant du troupeau. Le patou arrêtera de vous suivre quand vous serez à une distance où vous ne représentez plus une menace potentielle pour le troupeau. Des panneaux rappellent les règles de conduite à tenir à l’entrée de la zone concernée. Il est important pour la protection des troupeaux de bien refermer les barrières que vous pourriez trouver sur votre passage.
(**) Le trajet aller du refuge de Gardiole à la Croix d’Ambel fait environ 2.7 km (D+ 214 m). J’ai mis environ 45 minutes pour la montée. C’est un peu moins que le temps affiché sur les poteaux qui tourne plus autour de 1heure, mais j’ai tendance à marcher d’un (très) bon pas ! Le retour m’a pris moins de temps : j’ai fait moins d’arrêts photos… et ça descend !
Avant que les vacances dans « ma » Bretagne ne se terminent, nous sommes allés randonner dans la baie du Mont Saint Michel. Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai grandi en Bretagne mais à la limite de la Normandie, à quelques encâblures du Mont Saint Michel. Il n’est donc pas rare quand je suis en Bretagne que je fasse des incursions en Normandie toute proche.
Cette fois, si nous sommes bien « côté breton » du Mont, nous sommes en fait encore sur la commune du Mont Saint Michel. En effet, si dans l’imaginaire collectif, le Mont Saint Michel se résume au rocher portant l’abbaye, dans la réalité administrative, plusieurs fermes s’y trouvent aussi.
Nous laissons la voiture au pied d’une digue et nous engageons sur celle-ci, en direction de l’herbu. Pas de moutons à l’horizon ce jour-là, seulement le profil de l’abbaye….
Le but de notre sortie est de gagner le bord de l’herbu, là où le Couesnon s’enfonce dans la baie.
Rapidement, le chemin se noie dans les herbes et nous avançons donc à vue, essayant de repérer les passages vaguement tracés par les moutons, et évitant les nombreux trous.
Tout en admirant la vue sur l’abbaye, nous avançons. Lorsque nous arrivons au bord de l’herbu, là où la végétation cède la place à la tangue nue régulièrement recouverte par les marées, nous nous asseyons et profitons du paysage.
Nous sommes si proches du Mont Saint Michel qu’on imaginerait pouvoir le toucher, et en même temps, parfaitement seuls au monde, bien loin de la foule qu’on devine se pressant dans le monument.
Après un temps de contemplation, nous rebroussons chemin avec en point de mire le seul repère visuel fiable dans cet environnement : la ligne de peupliers de la digue au pied de laquelle nous avions laissé la voiture.
Le Mont Saint Michel – Manche – août 2019
(*) La baie est plate et les chemins ne sont pas tracés ni balisés sur l’herbu. La distance parcourue n’est donc qu’une estimation… Pour nous ce jour-là, l’aller-retour aura fait autour de 6 km. L’herbu ne présente pas de danger particulier d’enlisement en raison de la présence de végétation mais il est parsemé de nombreux trous souvent masqués par la végétation haute. Il convient donc de se méfier. De même, il est rarement recouvert par la marée (mais cela peut arriver, il faut donc se renseigner sur horaires et coefficient). Par contre, là où il n’y a pas de végétation, il y a un risque de sable mouvant ainsi que de recouvrement par la marée ou par les lâchers d’eau du barrage sur le Couesnon. Aussi, on ne s’engage pas sur la tangue sans être accompagné d’un guide agréé (et cela vaut pour toute la baie, y compris très proche du Mont ! )