PRENDRE UNE CRÊPE. Après une longue balade en bord de mer, la pause goûter est la bienvenue, surtout quand on peut prendre une crêpe !
Pommes/caramel beurre salé – Crêperie Chez Désirée – 35 Cancale
DANS LE JARDIN DU CHÂTEAU. Voir une pavlova aux fruits rouges du potager à la carte, se laisser tenter, et voir arriver une assiette assez magique avec sa fleur de glaïeul (comestible).
Salon de thé du château de la Foltière – Parc Botanique de Haute Bretagne – 35 Le Chatelier
FAIRE LE PLEIN DE THÉS. Parce que durant le confinement, j’ai fait un grand vide dans le contenu de mes boites de thés…. et qu’à Granville, il y a toute la collection Theodor chez Picorette…
Picorette x Theodor – rue Saint Sauveur – 50 Granville
FAIRE UN TOUR EN FORÊT. Le tour de l’étang, c’est vraiment la jolie balade de proximité : un parcours facile au cœur de la forêt, de l’ombre, de jolis points de vue sur l’eau
Étang de Villecartier – 35 Bazouges-la-PérouseForêt de Villecartier – 35 Bazouges-la-Pérouse
ADMIRER LE COUCHER DU SOLEIL DANS LA BAIE. Un plaisir chaque fois renouvelé, un spectacle chaque fois différent : aller voir le coucher du soleil derrière le Mont Saint Michel est une façon parfaite de finir une journée estivale !
PASSER (TRÈS VITE) SUR LE PORT DE CANCALE. Nous étions venu car nous avions une course rapide à effectuer sur le port mais avons dû nous stationner dans le haut de la ville à cause de la foule. Avec la chaleur et le port obligatoire du masque en sus, nous n’avons en tous cas pas eu envie de nous attarder….
Vue sur la Houle – 35 Cancale
D’ailleurs, comment fait-on pour manger une glace à emporter quand le masque est obligatoire ? On ne peut pas comme pour boire l’écarter rapidement le temps d’une ou deux gorgées avant de le remettre en place….
REGARDER LA PLUIE D’ORAGE… qui est arrivée à la fin d’une journée où il faisait très lourd et qui a été la bienvenue pour rafraichir l’atmosphère.
FAIRE UN PETIT TOUR AU BORD DE LA RIVIÈRE. Et admirer le joli lavoir et le charmant pont sur la Loisance.
Antrain – Ille-et-Vilaine
DÉGUSTER UN EXCELLENT FLAN. Celui-ci ne provient ni de Bretagne ni de Normandie mais de l’Oise… Je l’ai par contre trouvé sur le marché de Pontorson où la Maison Savary de Beauvais avait installé un petit stand pour y vendre ses flans. Quand je les ai vus, j’ai vaguement eu l’impression d’en avoir déjà entendu parler mais sans me souvenir où… Comme ils avaient l’air très appétissants, j’en ai pris un, et j’ai vraiment bien fait ! C’est très certainement le meilleur flan que j’ai mangé jusqu’à présent : la texture est onctueuse, la pâte discrète et légère, le sucre pas trop présent…
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Liste des articles relatifs à ce séjour entre Bretagne et Normandie :
Ma dernière visite de la grotte de Choranche remontait à 2013…. J’avais pourtant depuis régulièrement envisagé d’y retourner mais sans jamais vraiment trouver le moment. En juillet, alors qu’il faisait chaud et que le soleil brillait, j’ai demandé aux enfants quels étaient leurs souhaits en vue d’une balade le jour même. Les éléments de réponse qui sont arrivés étaient : Vercors, de la fraîcheur et pas trop de soleil…. Et la première idée qui m’est venue à l’esprit en retour est « la grotte de Choranche ». Ni une, ni deux, un tour sur internet pour vérifier horaires et conditions de visite, et nous étions partis.
Sur le trajet déjà, il est difficile de ne pas se laisser impressionner par les paysages du Vercors. Après avoir traversé Pont en Royans (où il faut vous arrêter si vous ne connaissez pas afin d’admirer les maisons suspendues), on remonte le cours de la Bourne jusqu’à l’entrée des gorges. Là, les majestueuses falaises de Presles surplombent le cirque de Choranche.
Une fois arrivés sur le parking des grottes, et le bâtiment d’accueil passé, un sentier monte jusqu’au porche de Coufin où l’on pénètre dans le monde souterrain de la grotte.
La grotte a été explorée pour la première fois en 1897 par Oscar Decombaz. Il a mené son exploration jusqu’à ce que le niveau de l’eau l’empêche de progresser dans chacune des deux cavités Coufin et Chevaline, qui en fait se rejoignent et ne sont que des développements d’un même réseau souterrain, aujourd’hui exploré sur un peu plus de 33 kilomètres.
La grotte de Choranche a été façonnée par le travail de l’eau, entre creusement par une rivière souterraine et modelage par le ruissellement des eaux infiltrées sur le plateau des Coulmes, environ 300 mètres plus haut. La visite se fait en longeant la rivière souterraine et permet d’admirer les fistuleuses, fines stalactites de faible diamètre et dont la plus longue mesure plus de 3 mètres…. Si des stalactites de ce type sont présentes dans toutes les grottes karstiques, celles de Choranche présentent la particularité d’être extrêmement nombreuses (et longues…) créant des plafonds entiers de fistuleuses dans plusieurs salles.
Dans la salle dite de la Cathédrale en raison de son volume et sa hauteur, un spectacle son et lumière anime les concrétions. La grotte abrite également un conservatoire de protées, ces salamandres cavernicoles slovènes actuellement en voie d’extinction.
Après une heure sous terre (où l’on perd toute notion du temps...), c’est le moment de retourner à la surface. La sortie s’effectue par l’entrée naturelle de la grotte, là où la rivière s’écoule.
En redescendant, nous profitons encore largement du paysage alentour… et nous prenons un rafraîchissement au bar du site, dont la terrasse offre une vue magnifique sur les falaises voisines.
Paysages grandioses du Vercors, à l’entrée des gorges de la BourneSous le porche de Coufinles premières concrétions de la visitela grande salle, son lac souterrain et l’ouverture naturelle de la grotte au fondPlafond de fistuleusesson et lumières souterrainfistuleuses en pagaille….terrasse avec vue !
Grotte de Choranche – Isère – juillet 2020
(*) La grotte de Choranche est normalement ouverte toute l’année, mais les conditions météorologiques en particulier peuvent imposer des limitations. Il convient donc de se renseigner au préalable. De même, surtout dans le contexte sanitaire actuel, il est conseillé de réserver sa visite sur internet avant de venir…. et de ne pas oublier de se présenter à l’accueil une vingtaine de minutes avant l’horaire de la visite, pour avoir le temps de monter tranquillement jusqu’à l’entrée de la grotte.
Il y a des hasards amusants : alors que j’ai choisi de mettre ce thème « vers le haut » cette semaine dans le projet 52 depuis décembre dernier, c’était également le thème choisi pour le flash challenge de IgersFrance sur Instagram dimanche dernier ! La photo que je vous propose est la même que celle que j’ai publiée dimanche sur mon compte Instagram donc.
En effet, samedi, en balade dans le Vercors, j’avais pris (entre autres photos de paysages) celle-ci depuis le porche de Coufin. C’est un angle sous lequel j’aime bien photographier les porches et autres entrées de grottes, en me positionnant au bord et en prenant la photo en direction du ciel, de façon à avoir un aperçu de la masse rocheuse au-dessus de nos têtes.
Pour les plus curieux, le porche de Coufin est facilement accessible car il se situe à l’entrée de la grotte de Choranche (dont je vous reparlerai) et le chemin d’accès est très bien aménagé.
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Pour jeter un oeil à ce que les autres participants voient vers le haut, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
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PS : ce samedi, je ne sais pas si j’aurai l’occasion de me connecter. Donc, si par hasard votre commentaire ne s’affichait pas, ne paniquez pas : il est très certainement parti en modération et je le validerai dès que possible….
Il y a peu, j’ai fait un passage éclair pour des raisons familiales en Bretagne. Ceux qui me connaissent savent que « ma » Bretagne n’est qu’à quelques kilomètres de la Normandie et en particulier du Mont Saint Michel.
Entre deux averses, j’ai donc pris un peu de temps pour aller prendre l’air. Et comme souvent, ma première idée a été d’aller sur l’herbu pour voir les moutons.
J’ai choisi d’aller à un endroit où je sais qu’ils sont très souvent, et où surtout il est aussi possible de marcher sur la digue du polder. En effet, après plusieurs jours de pluie, l’herbu était gorgé d’eau… et je n’avais que des sandales de ville ! La digue drainant l’eau, elle reste rarement mouillée très longtemps. Et effectivement, il n’y avait que quelques flaques éparses quand j’y suis allée.
De là, la vue sur le Mont Saint Michel est superbe. A l’horizon, on voit également nettement le rocher de Tombelaine et plus loin, on devine la pointe du Grouin du Sud et Avranches.
J’ai fait une promenade assez courte, de l’ordre d’une heure, sur la digue (où passe le GR223 d’ailleurs). La pluie des jours précédents avait fait sortir les escargots qui s’agglutinaient au bout des branches d’asperges sauvages. Ces empilements m’ont toujours amusée : ils sont capables de s’installer à une dizaine d’individus sur une frêle branche ! Quant aux moutons, ils étaient bien au rendez-vous.
Vue sur le Mont Saint Michel depuis le polder, protégé par la digueAprès les pluies, le polder est drainé et l’eau évacué vers l’herbuEscargots sur une branche d’asperge sauvageLes plus jeunes agneaux ne s’éloignent guère de leurs mères
Huisnes – Baie du Mont Saint Michel – Manche – juin 2020
(*) Je suis allée au lieu-dit Le Rivage sur la commune d’Huisnes. Les moutons y sont très souvent. Pour vous y rendre, il faut emprunter la D275 en direction d’Avranches depuis le Mont Saint Michel. L’endroit est facile à repérer car il y a un parking assez grand et une aire de pique-nique en bordure de l’herbu (côté gauche de la route en direction d’Avranches). A une extrémité du parking, un grand portail permet d’accéder soit à un autre grand portail donnant sur la digue (balisage rouge et blanc du GR) soit à un portail plus petit donnant sur l’herbu. Compte-tenu de la présence des troupeaux, il est impératif de bien refermer les portails après les avoir franchis.
Cette semaine, le thème du projet 52 nous invite à regarder ce qui est caché… et à le montrer : drôle de paradoxe, non ?
Je n’ai pas beaucoup réfléchi pour la photo que j’allais proposer. En effet, alors que le week-end dernier, je me promenais sur le GR223 en bordure de la baie du Mont Saint Michel, j’ai eu un peu de mal à repérer ce poteau de balisage, bien caché dans la végétation ! (J’avoue toutefois que je ne le cherchais pas vraiment car c’est une portion que je connais bien, et qui de plus ne présente pas beaucoup de risques de se tromper de chemin…. )
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Pour découvrir ce que cachent les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….
Barbières est un village situé au pied du Vercors, établi au débouché de la cluse creusée par la Barberolle. De là, la route mène vers le col de Tourniol puis Léoncel.
La rue principale du village ne donne pas particulièrement envie de s’y arrêter mais j’avais repéré il y a longtemps l’existence d’un sentier de découvertes au départ du centre du village. Un dimanche après-midi, avec Melle 3e, nous sommes donc parties dans les pas des Pellafols !
Rapidement, le parcours nous fait quitter l’axe principal et descendre derrière l’église…. où nous découvrons un charmant sentier qui longe un petit canal. En contrebas, nous entendons la Barberolle. Nous venons de trouver la face cachée de Barbières et nous ne nous attendions pas à quelque chose d’aussi joli !
Nous avançons le long du canal, à l’arrière des maisons du village. Et le paysage de la cluse s’offre à nous, majestueux. Il est alors aisé de comprendre que les maisons se sont retrouvées coincées entre la montagne et le ravin creusé par la rivière. Le détournement d’une partie des eaux de celle-ci par un canal a permis le développement d’une industrie, l’installation d’un lavoir et l’irrigation des jardins qui se déploient entre les maisons (enfin, plutôt le chemin) et la rivière. Nous remarquons d’ailleurs que des échelles sont installées entre le chemin et les cours de maisons, pour permettre un accès direct aux jardins de celles-ci.
L’un de ces jardins est maintenant un jardin public. Nous nous y engageons avec plaisir : les rosiers sont en fleurs et les arbres apportent une ombre bienfaisante. En bas du jardin, nous trouvons la Barberolle et la chaleur nous incite à y tremper nos pieds. Un peu plus loin, une passerelle permet de rejoindre l’autre rive.
Après cette pause rafraîchissante, nous repartons dans les pas des Pellafols. La suite du circuit est moins agréable car le parcours rejoint la rue principale (et donc la route vers le Vercors) pour nous mener jusqu’au Pertuis, là où la rivière a creusé son passage dans la montagne. De chaque côté, on peut remarquer une grotte. Celle au niveau de la route a été aménagée en grotte de Lourdes et plusieurs ex-voto témoignent d’une intense piété. De l’autre côté de la rivière, la grotte sert de point de rendez-vous pour les grimpeurs et plusieurs voies d’escalade sont visibles sur la paroi rocheuse.
Au delà du Pertuis, le sentier de découvertes nous emmène en direction des ruines du château des Pellafols. Notre temps étant limité, nous décidons de ne pas poursuivre cette fois. Nous irons une prochaine fois, et nous en profiterons également pour découvrir la vue depuis le cimetière qui, parait-il, est plutôt jolie….
La face cachée de BarbièresVue sur la cluse de la BarberolleLe lavoir du XIXe siècle sur le canalDepuis les cours des maisons, des échelles permettent d’accéder au canal et aux jardinsPasserelle sur la BarberolleDans le jardin publicPiémonts du VercorsEn direction de l’ancien château fort….
Avec le confinement, je suis retournée me promener dans mes archives. Ces photos de Saint Malo ont été prises entre 2009 et 2010 au cours de différentes promenades, été comme hiver.
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Vue sur la pointe de la Varde et ses fortifications
A Saint Malo, la pointe de la Varde se trouve entre Paramé et Rothéneuf, à l’est de la commune. Elle domine la mer d’une trentaine de mètres et offre un point de vue splendide sur la baie de Saint Malo.
Cette situation remarquable lui a valu d’être fortifiée afin de défendre le port malouin. Les premières fortifications datent de la fin du XVIIe siècle et faisaient partie du système de défense de Saint Malo imaginé par Vauban et Garengeau. Le fort fut remanié aux XVIIIe et XIXe siècles et doté d’un glacis, d’un chemin couvert et de batteries modernes. En 1942, lorsque l’armée allemande organise la protection de Saint Malo, des blockhaus ainsi que de nouvelles batteries d’artillerie sont installés. Les vestiges des fortifications sont toujours visibles au bout de la pointe mais également à sa proximité, en surplomb des plages.
Aujourd’hui, c’est devenu un lieu de promenade protégé par le conservatoire du littoral. Des sentiers permettent de parcourir le site tout en respectant la nature. La balade y est agréable et permet de profiter du vaste panorama qui s’offre au regard. De plus, le lieu est idéalement placé pour admirer le coucher du soleil.
A proximité, la petite plage de la Varde offre une bande de sable bordée de quelques dunes au milieu des rochers. L’endroit est idéal pour un moment en famille : des rochers à escalader, du sable humide pour construire mares et châteaux, du sable sec pour profiter du paysage (et surveiller son petit monde), et bien sûr une possibilité de se baigner !
La pointe de la Varde fait partie de mes promenades préférées sur Saint Malo, sans doute en raison de son côté encore un peu brut et sauvage…
Plage de la VardeVue sur Saint Malo depuis la pointe de la Varde – on devine la pointe du clocher de la cathédrale Saint Vincent (intra muros)Plage de la VardeDunes de la plage de la VardePromenade sur la pointe de la Varde en fin de journéeVue sur la plage du Pont et la plage du Minihic depuis la pointe de la VardeCoucher de soleil sur la baie de Saint Malo depuis la pointe de la Varde
Pointe de la Varde – Saint Malo – Ille-et-Vilaine 2009 / 2010
Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives.
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Ce voyage au Danemark date d’août 2008. Nous étions partis en voiture de Paris. Nous avions traversé l’Allemagne, nous arrêtant à Brême à l’aller et à Lübeck et Cologne au retour. Nous avions loué une maison sur l’île de Langeland, et nous sommes essentiellement restés sur cette île. Nous avons juste passé une petite journée sur Fyn (Fionie) toute proche et une matinée sur Tåsinge.
la marina de Bagenkop
Après deux jours de trajet et quelques péripéties (nous n’avions pas anticipé les bouchons sur la péninsule danoise, ni la réservation d’un ferry pour rejoindre Fyn puisque nous pensions y aller par la route via le pont au nord de l’île.. mais avions été découragés par les bouchons, nous étions donc arrivés à Langeland après la fermeture de l’agence et avions ensuite eu un peu de mal à trouver la « rue » de la maison, qui de fait était plus un chemin de terre qu’une rue telle qu’on l’imaginait… ), nous nous sommes installés bien tard dans la maison le samedi soir. Mais déjà le cadre s’annonçait plaisant : un grand jardin, la forêt en bordure du terrain (nous aurons plusieurs fois la visite de biches au petit matin), une maison spacieuse et confortable, et la mer en toile de fond par delà les champs au bout du jardin….
Nous avons débuté notre découverte de l’île par la marina de Bagenkop le dimanche matin. La météo était un peu grise, et comme souvent au Danemark, le vent soufflait fort. La boulangerie avec ses viennoiseries et son café servi par demi-litre nous a vite mis dans l’ambiance danoise avec ses bougies allumées aux fenêtres.
Un peu plus loin, une plage de galets battue par une mer bien formée, une lagune marécageuse et quelques poneys en liberté m’ont fait tomber complètement sous le charme de ce bout de terre !
D’autres plages de galets un peu brutes, d’autres lagunes aux eaux calmes viendront m’émerveiller au cours du séjour… mais ce ne sont pas les seuls paysages qui me charmeront. En effet, Langeland s’est avérée riche de surprises.
En allant voir les petites falaises de Dovns Klint qui semblent si fragiles et permettent d’apercevoir le phare de Keldsnor, nous avons pu voir les chevaux sauvages de Langeland ! Ce sont des poneys Exmoor qui vivent là en liberté, sans interaction avec l’homme et il est recommandé de ne pas les approcher à moins de 50 mètres.
Le long du rivage se succèdent les plages, tantôt de sable, tantôt de galets, les phares (photogéniques) et les ports, parfois minuscules, comme celui de Ristingue.
Les églises blanches entourées de cimetières verdoyants dominent les villages. Les vieilles maisons aux façades colorées rythment les rues des petites villes. Chaumières et manoirs parsèment la campagne, et quelques moulins dressent encore leurs silhouettes sur les buttes.
Mais, ce à quoi je ne m’attendais vraiment pas du tout, ce sont les mégalithes ! Les dolmens sont nombreux et certains tumulus encore quasi intacts. Chaque champ ou presque recèle sa tombe millénaire. Certains mégalithes d’importance majeure sont indiqués et fléchés, mais d’autres, plus modestes se découvrent au hasard des routes… et des moissons : nous avons ainsi remarqué seulement la veille de notre départ un dolmen dans un champ devant lequel nous passions chaque jour !
Dans les visites insolites, je peux vous citer le musée des souvenirs à Tranekaer qui regroupe des babioles destinées aux touristes récupérées dans le monde entier entre les années 50 et 70. C’est extrêmement kitsch mais plutôt amusant. Et bien sûr, il y a la visite du fort de Langeland. Démilitarisé, cet ancien fort de surveillance de la mer Baltique est devenu un musée de la guerre froide. Mais l’on y découvre aussi bateaux et sous-marin… en plein milieu des terres !
Enfin, il ne faut pas oublier toutes ces petites choses de la vie courante qui sont si différentes : les étals en libre-service au bord des routes pour un peu tout (des pommes de terre nouvelles, de la confiture, des vide-greniers, …), les photophores, les multiples sortes de saucisses, les cendriers de plein air en pots de fleurs peints et retournés, les éoliennes, les biscuits, les boissons au sureau….
Ce séjour était une petite plongée en Scandinavie, dans des conditions particulièrement favorables et adaptées avec de jeunes enfants (Melle 3e avait 2 ans, ses frères 4 et 8 ans ! )… et revoir mes photos m’a donné envie de retourner « vers le Nord » !
Une plage à proximité de BagenkopUne ferme ancienneLe petit port de RistingueUn dolmen au milieu des champsDovns Klintles poneys sauvages de Langelandle phare de Hou, au nord de l’îlele moulin de Tranekaerdans les rues de RudkøbingPlage de cailloux…l’église de Bagenkop
Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives. Les photos de ce billet ont été faites lors d’un voyage aux Etats-Unis en 2002. J’utilisais alors un appareil argentique. La numérisation des clichés a été faite directement par le laboratoire de développement (c’était pour moi d’une part une sécurité pour le retour : je faisais voyager d’un côté les pellicules et de l’autre les CDs, mais aussi une façon de laisser une copie des photos à ma soeur chez qui j’ai passé ce séjour). J’ai fait le choix de ne pas reprendre les couleurs sur les photos afin de conserver le côté un peu vintage qu’elles ont ainsi.
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Gooseberry Falls State Park
Lors de mon séjour dans le Minnesota, j’ai fait un voyage dans le voyage : nous avons fait un court séjour sur le Northshore, au bord du lac Supérieur.
L’aventure vers le Nord a commencé une fin de journée, où nous avons pris les voitures pour filer sur l’autoroute. L’aspect rectiligne de celle-ci surprend ceux qui comme nous sont habitués à un peu plus de courbes. Parmi les véhicules que nous avons croisé, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer les voitures de la patrouille d’état.
Lors d’un arrêt sur une aire afin de nous dégourdir les jambes, nous sommes tombés nez à nez avec plusieurs beaux lapins qui semblaient profiter sans souci des lieux.
Nous sommes arrivés à Duluth en début de soirée, avons trouvé un motel sans âme mais dont l’aspect n’est pas glauque, posé rapidement nos valises dans les chambres avant d’aller diner dans une pizzeria dont mon beau-frère connaissait le gérant. Sur place, après avoir fait savoir qui nous étions, l’employée a appelé son patron et celui-ci (qui avait manifestement déjà consommé une quantité non négligeable d’alcool) a indiqué à la serveuse que notre repas serait on the house ! Nous avons eu un peu de mal à y croire mais nous n’aurons aucune mauvaise surprise au moment de l’addition… et il nous aura même poussés à prendre les plats les plus chers : « pour une fois que vous pouvez y goûter sans que cela ne vous coûte quelque chose, profitez-en »….
Après le diner, nous sommes retournés à l’hôtel où je me suis rendue compte qu’il y avait une piscine mais que nous n’avions pas nos maillots (pas de baignade matinale donc) et que la réception prêtait des jeux. J’en ai profité pour emprunter de quoi occuper un peu Mr 1er avant de dormir. Les stations services vendant du lait, nous avions donc pu faire le plein en prévision de la soirée pour Mr 1er qui avait pour habitude de prendre un grand biberon au coucher.
Au petit déjeuner, nous avons fait connaissance avec un couple âgé ayant des origines italiennes (donc presque la France puisque c’est aussi en Europe). Puis, nous reprenons la route pour Gooseberry Falls State Park.
Un State Park est un parc d’état donc de moindre importance qu’un parc national, mais pas sans intérêt. La forêt aux alentours du parc m’a plongée dans les clichés que je me faisais du grand nord : dense, avec de hauts sapins. Je m’attendais à croiser un élan à chaque virage… ou un grizzli ! (Nous n’avons aperçu ni l’un ni l’autre.) Il y avait un côté rêve éveillé à se trouver au milieu de ces paysages…
Arrivés à Gooseberry Falls, nous sommes passés payer notre droit d’entrée au Visitor Center et avons commencé à descendre le long du chemin pour approcher les chutes d’eau, environ 1 mile plus loin ! Celles-ci sont impressionnantes et nous étions déjà satisfaits de notre promenade. Nous avons cependant décidé de nous aventurer le long de la rivière, même si nous savions que nous n’irions pas jusqu’à l’endroit où elle se jette dans le Lac Supérieur (il y avait pas loin de 30 km encore, j’avais des espadrilles aux pieds et Mr 1er, encore tout petit, n’aurait pas été capable de marcher aussi longtemps…). Ma soeur et mon beau-frère étaient, eux, restés sur le chemin avec ma nièce de 2 mois, sa poussette et celle de Mr 1er.
Arrivés au bord de la rivière, nous n’avons pas tardé à parvenir à une autre chute d’eau. Les points de vue sur la forêt, et la rivière se sont ensuite succédés. J’ai pris plein de photos. Nous avons mis les mains dans l’eau fraîche, tenté des ricochets… Nous étions des explorateurs ! Après en avoir longuement profité, c’est sans regret que nous sommes remontés aux voitures.
Malgré le petit déjeuner très copieux, la faim a commencé à se faire sentir alors que nous étions toujours dans la forêt. Toutefois, à la traversée d’un petit village, hors de tout circuit touristique, nous avons aperçu un petit restaurant où nous avons décidé de nous arrêter. Et là, j’ai commencé à prendre la mesure de l’expression Amérique profonde… Nous avions un peu l’impression de débarquer au milieu de nulle part, nous sentant d’autant plus étrangers que nous parlions français entre nous, mais bien vite, les regards sous les casquettes John Deere se sont détourné et chacun a repris son repas là où il en était quelques instants auparavant. Pour notre part, si la carte n’était pas excentrique, assurément la tarte aux myrtilles était une spécialité de la maison.
Nous avons terminé notre périple dans le Northshore par un arrêt au port de Duluth. Le port de commerce est impressionnant, immense : un vrai port maritime, sauf que c’est de l’eau douce sous les coques des navires ! Il ne faut pas oublier que le Lac Supérieur via les autres grands lacs et quelques canaux est relié à l’Océan Atlantique… Nous avons fait un tour au Lake Superior Maritime Visitor Center puis une promenade le long des quais, nous sentant minuscules au pied des grands bateaux. Puis, nous avons pris la route du retour.
Gooseberry Falls State ParkGooseberry Falls State ParkGooseberry Falls State ParkPort de Duluth, sur le Lac Supérieur
Ce samedi matin, c’était un peu « le jour d’avant »… celui d’avant le confinement. Les derniers éléments de l’actualité laissaient penser que ce confinement ne tarderait pas à arriver, alors j’ai eu envie de faire une grande balade, loin des gens, loin du monde.
Je suis retournée à la Combe d’Oyans. Mais cette fois, au lieu d’aller au fond des gorges, j’ai décidé de les contourner. J’ai laissé la voiture sur le parking du site d’escalade. A cette heure matinale, il n’y avait personne d’autre.
J’ai suivi le chemin balisé jaune en direction du château d’eau puis du col Saint Genis. La vue sur la plaine et l’agglomération de Romans est superbe. Au bord du chemin, le printemps est en route : coucous, violettes, primevères et aubépines font les belles.
Après le col, j’ai eu un temps d’hésitation entre continuer à monter vers le château ou m’approcher de l’entrée amont des gorges. Finalement, la montée au château sera pour une autre fois. Les gorges que le soleil effleure sont trop attirantes.
Je suis la route jusqu’au niveau du ruisseau, puis je m’engage sur le chemin qui permet d’accéder aux voies d’escalade situées de ce côté du site. Par dessus les crêtes du Vercors, le soleil lance ses rayons et dissipe la rosée du matin dans les prés.
Seuls les oiseaux viennent briser le silence. L’herbe humide est souple. Je traverse les champs en direction du ruisseau. En m’approchant, je commence à l’entendre cascader doucement. L’entrée amont des gorges de la combe d’Oyans est devant moi. De ce côté aussi, elles sont impressionnantes et me font me sentir minuscule.
Je reste un long moment au bord du ruisseau. Son murmure est apaisant, bien loin du tumulte et des questionnements de l’actualité. Je profite de cette parenthèse. Je pressens déjà que ce ne sera bientôt temporairement plus possible, alors je fais le plein de sensations.
Enfin, je rebrousse chemin. Le parking s’est rempli depuis mon départ. J’aperçois un trailer qui s’élance vers les gorges. Mais ce qui happe mon regard, c’est le vol circulaire d’un milan royal, hypnotique…
Fleurs de coucouVue sur le fond de la combe depuis le col de Saint GenisFleurs d’aubépineSe sentir minusculePrimevères au bord du ruisseauSoleil matinalEntrée amont des gorges de la Combe d’OyansAu pied des falaisesCol de Saint Genis
Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Drôme – mars 2020