Couleur pastel… Le thème de cette semaine pour le projet 52 nous invite à regarder du côté des teintes douces. Une nouvelle fois, c’est du côté des fleurs que je suis allée chercher l’inspiration. Il faut bien l’avouer, la saison s’y prête particulièrement et je ne me lasse pas de photographier les couleurs du printemps.
C’est un magnolia, aux fleurs blanches délicatement parées de rose pastel, que j’ai choisi. C’est une photo que je n’avais pas préméditée. Je suis en effet tombée complètement par hasard sur cet arbre alors que je me rendais à un rendez-vous. Entre l’arbre fleuri, la lumière qui traversait les pétales, le ciel bleu et le manoir, la composition était tellement évidente que je n’ai pas voulu passer à côté. J’ai donc pris la photo très rapidement avec mon téléphone (il ne se serait pas agi d’être en retard à mon rendez-vous !).
Pour découvrir quel choix de couleurs pastel ont fait les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : des copains de passage dans la région vont me tenir éloignée de l’ordinateur ce week-end. Je ne peux donc pas vous dire à quel moment je serai en mesure de valider les commentaires qui partiraient en modération. Je ferai en sorte de m’en occuper le plus rapidement possible.
Un dimanche début avril alors que la météo avait annoncé de la pluie, le ciel était bleu en regardant par la fenêtre à l’heure du déjeuner. Alors avec Mr 2e qui était à la maison ce week-end là, nous avons eu envie d’en profiter. Rapidement, l’idée d’aller faire un tout au château de Grignan a émergée. C’était décidé : nous allions aller nous balader en Drôme Provençale, revoir des lieux que nous apprécions et, pourquoi pas, faire quelques découvertes !
Valaurie, le charme d’un village provençal
Sur la route vers Grignan, nous sommes passés au pied du village de Valaurie. Si nous avons souvent emprunté cette route, nous ne sommes jamais arrêtés ici. C’est Mr 2e qui m’a fait remarquer que ça avait l’air joli. Je n’y avais jamais vraiment prêté attention. Alors, pour savoir si cette impression correspondait à la réalité, nous nous sommes arrêtés. Trêve de suspense, le village est aussi mignon qu’il en a l’air depuis la route en contrebas. Une petite place ombragée, des ruelles qui se faufilent entre les maisons, un chat (forcément !) qui se laisser caresser, un lavoir-fontaine, des points de vue sur les environs : tous les ingrédients du parfait village de charme sont réunis !
Sur la place du village de ValaurieLe lavoir de Valaurie
Et, pour couronner le tout, une exposition se tenait dans la maison de la tour. Outre les œuvres présentées, nous avons pu en profiter pour admirer l’intérieur du bâtiment. D’ailleurs Mr 2e n’a pas mis longtemps à se prendre pour Stéphane Plazza et imaginer comment les lieux pourraient être aménagés en une maison moderne et agréable à vivre tout en tirant partie de l’architecture atypique et des éléments anciens dont la grande cheminée. J’avoue avoir eu un peu de mal à le faire sortir de sa rêverie immobilière…
Au cœur du village de Valaurie
Grignan, le château avec vue
Après la visite de Valaurie, nous avons repris la route vers Grignan. Nous avons laissé la voiture à l’extérieur du village que nous avons ensuite traversé à pied. Nous connaissions déjà pas mal Grignan, aussi nous ne nous sommes pas spécialement attardés dans les petites rues (mais si c’est votre première visite, il faut absolument se balader dans Grignan et aller découvrir la collégiale). Nous avons directement pris la direction du château qui surplombe le village. Nous sommes déjà venus plusieurs fois au château de Grignan, et nous commençons à assez bien le connaître. Lors de notre dernière visite, les appartements de Marie Fontaine (qui avait acheté le château en ruines au début du XXe siècle et avait mené un grand chantier de reconstruction) étaient fermés en raison de la situation sanitaire et de leur exiguïté. Nous avons constaté avec plaisir que cette fois, ils étaient ouverts et nous avons donc pu en profiter.
La cour du château et la façade RenaissanceVue sur les terrasses depuis la fenêtre de l’officeL’escalier principalVue sur le Mont Ventoux depuis la chambre de Marie FontaineLa cour haute et les terrasses depuis une des fenêtres de la galerie
Après avoir visité l’intérieur du château, nous avons longuement profité des terrasses. Le soleil printanier nous donnait envie de prendre notre temps pour admirer d’une part le paysage et d’autre part les toits en tuiles du village blotti au pied du château. Ce jour-là, la vue était particulièrement dégagée et outre l’immanquable Mont Ventoux, nous pouvions apercevoir la montagne Sainte Victoire et les Alpilles. Nous avons bien évidemment joué à retrouver les lieux que nous avions déjà eu l’occasion de parcourir, en particulier Chamaret et sa tour.
Vue sur le village depuis le toit-terrasse de la collégialeVue sur les pré-Alpes
Nous finissons malgré tout par repartir, traversant à nouveau la cour du château, puis le village…
La façade Renaissance du château sert chaque été de décor aux Fêtes Nocturnes : une pièce de théâtre est montée à Grignan et jouée dans le cadre magique de la cour du château. J’ai déjà pu y assister deux fois, en 2021 pour Le Capitaine Fracasse, adaptation du roman de Théophile Gautier et en 2022 pour Les Fâcheux, pièce méconnue de Molière. Pour l’été 2023, c’est l’Avare de Molière qui aura l’honneur de la programmation.Le lavoir de Grignan à l’originale forme ronde, dominé par les murs de soutènement des jardins du château
(*) Si vous souhaitez visiter le château de Grignan, les conditions de visite sont disponibles sur le site internet des châteaux de la Drôme. La billetterie pour les Fêtes Nocturnes est accessible également depuis ce site internet.
Taulignan, en coup de vent
Après Grignan, nous avions envie de continuer à découvrir ce secteur de la Drôme Provençale. Alors, nous avons pris la direction de Taulignan, un village voisin. Malheureusement, cela a pris la forme d’un rendez-vous raté. En effet, le mistral avait forci et il rendait la promenade fort peu agréable. Nous avons toutefois fait un tour dans l’église, au charme simple. Nous avons également croisé un chat qui se prélassait au soleil tant qu’il y en avait. Le vent charriait des nuages très sombres qui laissaient présager de fortes averses. Nous avons donc choisi d’écourter notre passage à Taulignan (mais j’y reviendrai pour une exploration plus approfondie) et de prendre la route du retour à la maison.
Fontaine dans le bas du village de TaulignanUn village provençal sans chat n’est pas vraiment un village provençal (et chaque fois, cela me fait penser à ce poster « chats de Provence » que j’avais rapporté de mon tout premier séjour en Provence lorsque j’étais étudiante et qui décorait mon studio)
Les ruines du prieuré d’Aleyrac, sur le chemin du retour
Nous avons repris la route en direction de Crest, histoire de ne pas passer par les mêmes paysages qu’à l’aller où nous avions emprunté la vallée du Rhône. Les nuages noirs se faisaient de plus en plus présents. Malgré tout, quand j’ai vu un panneau annonçant « Ruines du prieuré », je n’ai pas pu m’empêcher de tenter le détour. Nous avons laissé la voiture sur un petit parking à environ 500 mètres du site. La route continue et permet de descendre au creux d’un vallon où l’on trouve les ruines de l’église priorale Notre-Dame la Brune, construite au XIIe siècle.
On dispose de peu d’informations sur l’ancien monastère de femmes, obéissant à la règle de Saint Benoit, qui était installé là. Les bâtiments monastiques ont d’ailleurs complètement disparus et de l’église elle-même, il ne reste que la façade et une partie des murs. Le site comporte également une source, qui se déverse sous l’église. Elle aurait été réputée miraculeuse. Quoi qu’il en soit, elle ajoute une dimension supplémentaire aux lieux qui dégagent une aura mystique.
L’église du Prieuré d’Aleyrac vue depuis la routeDans les ruines de l’église. La source coule au pied de la façade à l’intérieur de l’église : on peut la voir depuis les barrières que l’on aperçoit sur la photo. Un petit passage sur le côté permet d’y accéder.
L’imminence de la pluie nous a fait hâter la découverte des lieux, mais je suis tombée sous le charme et j’envisage d’y retourner à la faveur d’une météo plus clémente un de ces jours.
Nous serons rattrapés par la pluie une fois à la voiture. Notre périple du jour s’arrête là : la météo ne nous permet pas d’envisager de continuer à vadrouiller… et puis, la journée touche de toutes façons à sa fin. Cependant, je m’aperçois que la région a encore de nombreux secrets à me livrer et c’est certain, je reviendrai par ici !
Les thèmes « saison » sont de grands classiques du projet 52. Cette semaine, il s’agit donc de traiter le printemps. Vous aurez noté que cela fait déjà un mois que nous sommes officiellement au printemps. Mais j’ai choisi de positionner ce thème un peu plus tardivement afin de permettre que les paysages soient devenus printaniers pour un maximum d’entre nous.
Autour de chez moi, le printemps s’installe relativement tôt, et l’on voit les premières fleurs arriver autour de début mars (parfois même un peu plus tôt encore). Cette année toutefois, il y avait un décalage d’une quinzaine de jours dans les floraisons. C’est ainsi qu’il a fallu attendre mi-mars pour voir les vergers commencer à fleurir et à virer au rose. Mais le printemps est maintenant bien installé dans la Drôme.
J’ai déjà eu l’occasion de faire plusieurs sorties pour photographier les fleurs, qu’il s’agisse de magnolias, de champs d’arbres fruitiers ou encore d’orchidées sauvages(les liens font référence à l’année dernière… pour cette année, magnolias et vergers ont été l’objet d’un seul article, en référence un peu plus haut, et pour les orchidées, j’attends d’avoir un peu plus avancé ma cueillette photographique pour vous la proposer). C’est d’ailleurs au cours d’une de ces sorties que j’ai pris la photo que j’ai choisi pour illustrer le printemps. A la recherche d’orchidées le long du Rhône, je n’ai pas pu résister aux couleurs tendres des arbustes fleuris au bord du chemin.
Pour voir à quoi ressemble le printemps chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : ce week-end sera pour moi bien rempli, avec des balades familiales déjà prévues. Je n’ai donc aucune idée de quand j’aurais un moment pour passer valider les commentaires qui seraient partis en modération. Je peux juste vous garantir que je le ferai le plus vite possible…
J’aime quand le hasard m’emmène là où je n’avais pas forcément prévu d’aller. C’est, une fois de plus, ce qui m’est arrivé pour cette balade sur la voie douce de la Payre, en Ardèche. J’étais partie pour parcourir les allées du salon Destination Ardèche au Pouzin. Mais après plus de deux heures à échanger dans le brouhaha et à engranger de l’information pour de futures sortie, j’ai eu besoin de prendre l’air. Le ciel était alors dégagé et malgré le vent, la température douce. Forte des idées que je venais de récupérer sur le salon, j’ai eu envie de retourner faire un tour sur la voie douce de la Payre, à quelques kilomètres seulement de là.
Début de promenade au soleil
Une ancienne voie ferrée
La voie douce de la Payre est installée sur l’emprise d’une ancienne voie ferrée. Elle servait à transporter le minerai de fer depuis les mines de Privas jusqu’aux hauts-fourneaux du Pouzin et de La Voulte (ces derniers sont d’ailleurs toujours partiellement visibles dans ce qui est maintenant un parc public), et assurait aussi un trafic voyageurs. Définitivement fermée en 1994, elle a été démantelée et a laissé progressivement la place à un chemin goudronné à destination des piétons et des vélos. Ce sont maintenant 20 km de parcours agréables entre Le Pouzin et Privas, et une interconnexion avec la Via Rhôna. La voie douce de la Payre, comme les autres voies douces, est aménagée avec des parkings permettant de laisser sa voiture à divers points du parcours.
Le balisage permet de mesurer son avancée sur le parcours
Tout au long du chemin, on croise les vestiges de l’époque où c’était une voie ferrée. On passe ainsi sur plusieurs ponts et viaducs. On traverse des tunnels. On passe devant d’anciennes petite gares pittoresques. Je trouve toujours amusant sur ce type de voie douce de chercher ces traces du passé. Si certaines sont évidentes, comme celles mentionnées plus haut, d’autres sont moins immédiates et se retrouvent par exemple dans le fer forgé d’un portail ou un ancien panneau de signalisation ferroviaire.
L’ancienne gare de Saint Lager Bressac
Des paysages verdoyants
La voie douce de la Payre est beaucoup moins impressionnantes que d’autres voies douces d’Ardèche. Les paysages y sont nettement moins grandioses que ceux de la Dolce Via par exemple. Mais nous marchons au cœur de la campagne, traversant juste quelques hameaux. J’ai laissé ma voiture sur l’un des parkings situés sur la commune de Saint Lager Bressac, et j’ai choisi de marcher en direction du village. J’avais dans l’idée de marcher jusqu’aux premiers tunnels avant de faire demi-tour (j’étais déjà venue par là il y a quelques années et j’en gardais un joli souvenir).
Tout autour de moi, le printemps commence à se faire sentir. Les oiseaux pépient dans les arbustes bordant le chemin et s’envolent en nuées à mon approche. Sur les talus, les fleurs commencent à montrer leurs couleurs. J’aperçois de très nombreuses violettes mais aussi quelques orchis géants (cette année encore, ma première orchidée aura donc été ardéchoise après celles vues à Saint Montan en février 2022).
Discrètes violettesOrchis géant
En avançant, j’aperçois le clocher de l’église du village de Saint Lager Bressac, discret. Il est dominé par les collines environnantes. D’ailleurs tout au long de la promenade, on a de jolis points de vue sur la campagne environnante. En particulier, le Gras se dessine sur l’horizon, dominant le village de Saint Symphorien sous Chomérac.
Saint Symphorien sous ChoméracLe village de Saint Lager BressacEn pleine campagne
Un arc-en-ciel intermittent
Finalement, je n’irai pas jusqu’aux tunnels. En effet, en me retournant, je vois la pluie arriver rapidement dans ma direction. N’étant pas du tout équipée pour l’affronter, je préfère faire sagement demi-tour. Outre le fait que je vais réussir à échapper aux gouttes qui n’arriveront sur moi qu’une fois à l’abri dans la voiture, je vais bénéficier d’un bel arc-en-ciel qui apparait et disparait au fur et à mesure de l’avancée de l’averse. Le spectacle est magique : l’arc-en-ciel semble par moments percer littéralement les nuages. En dépit de la promenade écourtée, je suis donc ravie du spectacle qui s’offre à moi !
Encore assez discret, l’arc-en-ciel se profile au dessus de la voie douce de la PayreIl se met ensuite à complètement percer les nuages !
Voie douce de la Payre – Saint Lager Bressac Ardèche – mars 2023
(*) La voie douce de la Payre s’étend sur 20 km entre Privas et Le Pouzin. Une branche secondaire permet de bifurquer vers Saint Vincent de Barrès. Goudronnée, elle est accessible aux mobilités douces : à pied, à vélo mais aussi en roller. Elle présente un dénivelé assez faible (422 mètres sur l’ensemble du parcours). De nombreux parkings permettent d’y accéder facilement en divers points du parcours.
L’idée derrière le thème « c’est bon » que je vous propose cette semaine pour le projet 52 était plutôt liée à la gourmandise. En effet, sur le calendrier, cela correspond à une semaine après Pâques qui rime avec chocolat, mais aussi parfois avec bons repas… Et, effectivement, pour Pâques, il y a eu à la maison du chocolat et un bon repas (assez traditionnel, puisque j’ai servi de l’agneau, et des fraises !). Mais ce n’est finalement pas l’axe que j’ai choisi d’explorer pour illustrer le thème. Pourtant, ma photo a bien été prise le jour de Pâques !
Après le repas, nous avons décidé d’aller faire une randonnée en mode tranquille sur l’alpage et les crêtes de Font d’Urle (je vous en reparle bientôt, avec plein de photos). Le soleil brillait et cela aurait été dommage de ne pas en profiter. A un moment, nous avons fait une pause, dans l’herbe encore rase de l’alpage, assis au milieu des crocus. Et là, je me suis dit que c’était vraiment bon de pouvoir profiter ainsi d’un moment au soleil, dans un cadre fabuleux et en agréable compagnie !
Sur l’alpage de Font d’Urle – Vercors – Drôme – 9 avril 2023
Pour découvrir ce qui est bon chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Pour Noël, j’ai reçu des chèques cadeaux à utiliser sur le site Wecandoo qui permet à des artisans de proposer des ateliers pour initier à leurs pratiques. Il y a une grande diversité de thématiques : céramique, vannerie, menuiserie, ferronnerie, etc. Je me suis ainsi laissée tenter par deux ateliers de céramique avec des sujets bien différents : la fabrication de bijoux d’une part et le modelage de porcelaine d’autre part.
Modeler la porcelaine avec Amélie
Pour ma première expérience autour de la céramique, j’avais rendez-vous un samedi après-midi chez Amélie pour découvrir la technique du modelage de la porcelaine pendant deux heures. Après un temps d’accueil et de présentations avec les autres participantes, Amélie nous a expliqué comment à partir d’un morceau de porcelaine arriver à façonner un petit objet. Pour ma part, j’ai pu réaliser trois petits bols tandis que ma voisine de table réalisait deux tasses à café et un petit bol. Modeler tout en papotant était vraiment très relaxant !
En parallèle, Amélie guidait une autre personne dans la création d’une théière avec la technique du colombin, nous faisant profiter de ses explications également.
d’une boule de pâte à un petit bolà gauche : on voit bien la chamotte colorée à droite : ajout d’un petit pied en colombin
J’ai aimé :
les explications très claires et intéressantes d’Amélie
la possibilité de choisir d’utiliser la porcelaine blanche ou de lui adjoindre une chamotte colorée selon nos goûts
l’aspect ludique du modelage
le toucher de la porcelaine au cours du modelage
le fait de ne pas avoir à suivre un modèle imposé
l’ambiance conviviale tout au long de l’atelier
Résultat final (après cuisson) : 3 petits bols qui peuvent s’empilerJ’aime le côté un peu brut des pièces modeléesJe n’ai pas mis chaque fois la même proportion de chamotte et selon la couleur et l’émail, elle ressort plus ou moins.
Créer des bijoux en céramique avec Laurine
Deux semaines plus tard, j’avais rendez-vous un dimanche matin dans l’atelier de Laurine pour créer des bijoux. Nous étions cette fois trois participantes. Laurine a commencé par nous parler de son travail et des techniques qu’elle utilise : le coulage de la porcelaine pour les tasses et le travail à la plaque pour les bijoux. Après nous avoir montré la différence entre la porcelaine et le grès, nous avons pu choisir la matière que nous souhaitions utiliser pour nos bijoux. J’ai choisi la porcelaine dont j’avais aimé le contact avec les doigts. Laurine nous a également proposé de choisir nos emporte-pièces dans son impressionnante collection, ainsi que des pochoirs pour décorer nos futurs bijoux. Il était également possible de créer ses propres découpes au couteau, d’assembler plusieurs formes pour créer du volume dans les bijoux réalisés, ou de peindre les motifs directement au pinceau.
J’ai choisi deux modèles : un emporte-pièce graphique que j’ai associé à un pochoir « fissures » et un emporte pièce floral que j’ai associé à un pochoir étoilé. Après avoir étalé la plaque de porcelaine à la bonne épaisseur, j’ai procédé à la découpe avec les emporte-pièce et Laurine m’a montré comment obtenir un rendu propre et net. Puis, elle m’a fait choisir les couleurs que je voulais utiliser pour les pochoirs et m’a indiqué comment procéder afin d’avoir un joli résultat. Comme on avait encore un peu de temps, j’ai également pu poser un émail sur certaines parties de mes futures boucles d’oreille.
J’ai aimé :
la passion et la créativité de Laurine
le choix entre porcelaine et grès
la totalité liberté créative pour réaliser les bijoux
la pédagogie de Laurine pour expliquer les différentes étapes
la diversité du matériel mis à disposition
le joli nuancier de couleurs pour les engobes
Les boucles d’oreille après cuisson : les couleurs sont vraiment lumineuses, et la légère déformation ne sera pas un souci une fois le montagne effectué (il me manque des anneaux métalliques pour finir de monter l’ensemble… et je n’ai pas eu le temps de passer en acheter au magasin de loisirs créatifs).
En ce week-end pascal, je vous ai proposé de nous montrer des traditions dans le cadre du projet 52. C’est, vous l’aurez sans doute remarqué, un thème qui revient régulièrement au fil des ans. Il faut dire que j’aime bien ces traditions qui nous ancrent dans une lignée, dans une culture, dans un groupe. Certaines sont très anciennes et d’autres plus récentes, mais elles ont en commun de rapprocher des personnes à travers des rendez-vous et des gestes. Il peut s’agir de traditions familiales, comme se retrouver un jour donné de l’année, de traditions locales, comme les corsos ou les fêtes patronales, de traditions plus vastement partagées, comme la galette des Rois. Elles peuvent être gourmandes. Certaines servent à rythmer l’année. Elles sont souvent festives. Et surtout, elles continuent à se perpétuer, transmises de génération en génération et emportées dans les bagages de ceux qui quittent le bassin d’origine de la tradition, comme ces (ex)lyonnais qui allument des bougies le 8 décembre aux quatre coins du monde.
Puisque c’est Pâques, j’aurais pu vous parler de chocolats ramenés à la volée par les cloches revenant de leur exil romain (et oui, pas de lapin ou de lièvre de Pâques chez moi), ou encore de la pogne que l’on partagera ce week-end. Mais c’est une tradition qui ouvre la semaine pascale que j’ai choisie. En effet, le dimanche des Rameaux, c’est le jour du Suisse (de Valence), un biscuit en forme de bonhomme. Cette spécialité valentinoise est nommée en référence aux gardes Suisses qui accompagnaient le pape Pie VI lors de son exil à Valence à la toute fin du XVIIIe siècle. Et comme chaque année, je n’ai pas dérogé à la tradition, et dimanche dernier, il y avait bien un Suisse sur la table !
Pour voir les traditions des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Ce week-end de Pâques sera en grande partie familial, aussi je ne sais pas quand je pourrai venir ici pour valider les commentaires qui seraient passés en modération. Mais n’ayez crainte : je les validerai bien dès que possible.
C’était un de ces dimanches matins de fin d’hiver, quand la météo hésite à basculer au printemps. Le ciel bleu m’avait poussée à aller me promener. Je n’avais pas encore décidé de ma destination quand j’ai pris la direction de la vallée de la Drôme. La dernière fois que j’étais allée à Mirmande, c’était aussi un dimanche matin mais en pleine canicule. Alors que le thermomètre flirtait à peine avec les 3°C, je me suis dit que ce serait l’occasion de revoir le village autrement.
Le tour des remparts
Après avoir laissé la voiture sur le parking auprès de l’église Saint Pierre, dans le bas du village, une volée de marches m’a menée dans un charmant petit jardinet. Il ne s’agirait pas d’oublier que Mirmande fait non seulement partie des plus beaux villages de France mais aussi des villages botaniques de la Drôme. L’heure étant encore relativement matinale, le soleil restait assez bas, plongeant une bonne partie des lieux dans l’ombre.
Au dessus de la place de l’église
Afin de profiter au maximum du soleil, j’ai décidé de ne pas monter par la rue principale du vieux village mais de longer les anciens remparts en direction de l’est. Là, je prenais mon temps pour d’un côté admirer le paysage baigné de lumière et de l’autre, détailler les façades. Je remarquais par exemple de charmantes fenêtres fleuries ou de lourdes portes anciennes auxquelles je n’avais encore jamais prêté attention. Je m’en étonnais presque, tout en songeant que je n’étais finalement peut-être jamais passée encore par là.
Paysage de fin d’hiverJe n’avais encore jamais fait attention à cette porte et ses décorsLe long des rempartspresque le printemps…
La chapelle Sainte Lucie
Arrivée au bout des remparts, j’ai continué mon chemin en descendant le long du coteau sur lequel le village de Mirmande est perché. En contrebas, un ruisseau s’écoule, bordé par un lavoir. De l’autre côté, j’ai découvert la petite chapelle Sainte Lucie. Je n’avais pas le souvenir de l’avoir déjà vue. Elle se situe pourtant très près du village, le long d’une route y menant. Construite à la fin du XIXe siècle grâce à une souscription, elle a été vendue à la mairie de Mirmande en 2003 pour un franc symbolique. Devenue un débarras communal, elle a continué à s’abimer jusqu’en 2015 et le lancement de travaux de restauration. Actuellement fermée au public, une étude est en cours pour la sécuriser et la transformer en lieu culturel. Je suis complètement tombée sous le charme de cette petite chapelle, de sa sobriété et de son environnement bucolique.
La chapelle Saint Lucie, à côté du pont menant à une ancienne entrée du village de Mirmande
Les prémices du printemps au fil des calades
Faisant demi-tour, je suis ensuite revenue vers le village. J’ai tourné dans la première calade qui s’est présentée, m’enfonçant entre les maisons aux murs de pierres calcaires. C’est toujours un plaisir de se faufiler dans les ruelles, et de découvrir les recoins de Mirmande. Là aussi, je me suis retrouvée en dehors des chemins que j’emprunte habituellement dans le village. Un peu partout, le printemps commençait à frémir. Amandiers et arbrisseaux portaient leurs premières fleurs dont je me délectais les yeux tandis que le soleil commençait doucement à réchauffer l’atmosphère.
Ambiance printanière dans les ruelles de MirmandeAmandier en fleursDébut de floraisonTouche de rouge…
Alors que je n’avais vu personne depuis mon arrivée, en revenant ainsi vers le cœur du village, et alors que la matinée commençait à être bien entamée, j’ai croisé plusieurs groupes de visiteurs qui montaient en direction de l’église Sainte Foy. Pour ma part, j’ai choisi de ne pas pousser jusques là-haut, mais de continuer à flâner dans les ruelles en restant côté est du village. Connaissant moins ce secteur, la balade n’en était que plus agréable. J’ai ainsi pu profiter du soleil jouant sur les façades ainsi que de sympathiques perspectives urbaines.
Jeux d’ombre et de lumièreSous le noyer dénudéJeux de perspectivesPoésie des fenêtres
Dans l’atelier verrier Morfia
De nombreux artisans se sont installés dans le village de Mirmande. En redescendant par la rue principale, j’ai été attirée par la boutique d’une artisane verrière que je n’avais encore jamais vue. Comme elle était ouverte, je suis entrée… et j’ai pénétré dans un univers féérique. Je suis restée un bon moment à m’extasier devant la finesse et la poésie de certaines réalisations, comme les magnolias ou encore le mobile du Petit Prince. J’ai admiré le travail sur les colliers et j’ai finalement craqué pour une petite paire de boucles d’oreilles plus facile à porter au quotidien (mais je regrette un peu un petit collier en macramé et verre qui serait très sympa pour l’été… ). J’ai eu beaucoup de mal à me décider à quitter la boutique !
J’ai eu un coup de cœur pour ce collier aux perles en forme de cloche (mais je ne l’ai pas acheté car je ne suis pas certaine que j’aurais eu l’occasion de le porter)Fleur et feuilles de magnolia en verre, posé sur une branche
Atelier Verrier Morfia – dans la Grand Rue
Mirmande – Drôme – mars 2023
(*) Si vous venez à Mirmande, il faudra laisser votre voiture à l’extérieur du vieux village. Il y a quelques places auprès de l’église Saint Pierre, en bas du village, mais il faut arriver très (très) tôt le matin pour espérer en avoir une. Sinon, il faut se stationner aux abords du village côté est ou côte ouest, où des stationnements ont été aménagés (à l’ombre des arbres pour certains en plus). La visite du village se fait ensuite à pied. Mirmande étant un village perché aux ruelles médiévales pavées et avec pas mal d’escaliers, beaucoup d’endroits sont peu ou pas accessibles avec une poussette ou un fauteuil roulant. La partie de ma promenade le long des remparts est complètement accessible : c’est à l’intérieur du village que cela se complique. La chapelle Sainte Lucie est facilement accessible à pied depuis le village. Il faut compter moins de 10 minutes depuis l’église Saint Pierre.
Pour cette 23e semaine, le projet 52 nous emmène dans le futur… ou plutôt nous invite à partager une vision du futur. J’avais pensé à des sujets autour de la science-fiction, mais j’ai eu du mal à concrétiser mon idée. Puis, j’ai repensé à cette matinée passée à l’ESAD de Valence courant février. Le bâtiment à l’allure futuriste abrite les ateliers et espaces d’apprentissage. Il répond à la sculpture monumentale de Mark di Suvero dont les lignes et les couleurs font écho à celles de l’école.
Place des beaux-arts à Valence – un jour gris
Pour voir comment les autres participants nous invitent à regarder le futur, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Ce week-end des Rameaux va pour moi être bien rempli « dans la vraie vie », aussi je ne sais pas à quel moment j’aurais un instant pour venir voir vos participations, et valider les commentaires qui seraient passés en modération. Mais n’ayez crainte : je les validerai bien dès que possible.