Il faut être honnête : en mettant un thème boîte aux lettres en décembre, j’avais pensé aux lettres au Père Noël et aux jolies boîtes colorées qui fleurissent un peu partout en cette saison.
Mais, entre les restrictions de déplacement, les illuminations de Noël qui n’ont pas encore été lancées partout autour de chez moi, et la météo qui n’est pas toujours très coopérative en ce moment, je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller voir les décorations mises en place dans les villes et villages des environs cette année. Je compte bien me rattraper d’ici la fin du mois de décembre mais cela ne me servira pas pour le thème de cette semaine.
J’ai donc décidé d’aller voir dans mes archives en pensant à une photo bien précise prise un été lors d’une petite randonnée autour de chez mes parents : une des boîtes aux lettres du village était littéralement engoncée dans un gros massif d’hortensias fleuris. Mais en allant chercher cette photo, je suis retombée sur une autre photo de boîte aux lettres en Bretagne, prise le même été à la gare de Rennes.
Ar Fulikin sème des radis un peu partout dans la ville de Rennes depuis plusieurs années maintenant. En 2013, il avait ainsi emballé plusieurs boîtes aux lettres dans divers lieux de la ville. Et lorsqu’en arrivant au milieu de la nuit à la gare, j’ai croisé celle-ci, j’ai (forcément) souri !
Gare de Rennes – Ille-et-Vilaine – juillet 2013
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Le château de Grignan est fortement associé à la Marquise de Sévigné. En effet, c’est à Grignan que vivait sa fille, destinataire des fameuses lettre, et c’est à Grignan que Madame de Sévigné a terminé sa vie et est enterrée.
L’emplacement du château est occupé par un oppidum romain avant de devenir un petit château fort à partir du Xe siècle. Au XIIe siècle, un bourg castral s’installe au pied du château, puis dans le courant du XIIIe siècle, les Adhémar de Monteil s’emparent progressivement de la seigneurie de Grignan. Le château et la ville prennent alors de l’ampleur. A la Renaissance, les crénelages sont arasés, la superficie de la grande salle est doublée, les façades sont remaniées. Au XVIe siècle, c’est la construction de la collégiale, au pied du château et l’aménagement de la grande terrasse du château qui sert de toit à l’église. Les Adhémar de Monteil sont alors une famille très puissante de la région.
Au XVIIe siècle, François Adhémar de Monteil épouse Françoise de Sévigné, fille de la marquise et qualifiée alors de « plus belle fille de France ». Suite à la nomination de François Adhémar au poste de lieutenant-général de Provence, le couple s’installe à Grignan. Le comte procède alors à de multiples aménagements et extensions du château, y dépensant une fortune colossale. Après son décès, la famille est ruinée et doit vendre l’ensemble de ses biens.
Suite à la Révolution, le château est démantelé et les matériaux ainsi que le mobilier sont vendus et dispersés. La grande façade est partiellement détruite à cette période. Le château reste en ruines jusqu’à début du XXe siècle où il est racheté par Marie Fontaine qui le fait reconstruire à l’identique (ou tout du moins, le plus exactement possible en tenant compte des croquis et dessins d’époque qui avaient alors été retrouvés). En 1979, le château est vendu au département de la Drôme qui y fait transférer des collections de mobilier.
Lors de notre passage, le circuit de visite avait été adapté pour répondre aux contraintes sanitaires. Ainsi la circulation se fait à sens unique et certaines pièces ne sont donc pas visitables (comme par exemple, celles habitées par Marie Fontaine). Cela n’empêche pas d’avoir un aperçu très complet du château : cour d’honneur, façade François Ier, escalier d’honneur, appartements à la française, grand salon, entrée d’origine (donnant sur la cour du puits) avec son escalier à la voûte en ogives, galerie… Chaque pièce nous emmène en voyage dans l’histoire et le temps.
La visite se termine par un tour dans les jardins et sur la terrasse afin d’admirer le panorama (par beau temps, le Mont Ventoux se détache à l’horizon, ce qui n’était pas le cas le jour de notre passage) ainsi que la vue sur la campagne environnante avec ses champs de lavandes et le village blotti au pied du château.
L’escalier d’honneurVue sur la campagne depuis le petit salonLa chambre des appartements à la françaisePousser les portes…Vue sur la cour du puits et la terrasse depuis la galerieLa galerie et ses boiseriesVue sur le village depuis la terrasse
Ces derniers temps, l’essentiel de mes sorties était pour aller faire les courses, récupérer une commande passée par téléphone ou aller déposer des choses aux bacs de tri pour le recyclage !
Mais chaque fois, j’ai essayé d’en profiter pour regarder autour de moi ces endroits où je vais habituellement machinalement… Qu’il s’agisse de vraiment voir les feuilles mortes sur le sol, ou encore d’observer le soleil jouer avec celles encore présentes sur les arbres…
Depuis hier, le périmètre et la durée des sorties pour se promener sont élargis, et je dois dire que c’est drôlement agréable de pouvoir de nouveau aller en montagne !
Partager… le thème de la semaine n’est pas arrivé par hasard quand j’ai établi la liste. En effet, fin novembre, on commence doucement à préparer les fêtes de fin d’année. D’ailleurs le premier dimanche de l’Avent est demain cette année. Et si les fêtes s’annoncent différentes de ce que nous avons pu connaître d’autres années, il ne tient qu’à nous d’en faire de jolies fêtes. Différent n’est pas nécessairement synonyme de moins bien, et regarder ce que l’on a plutôt que ce que l’on n’a pas est aussi une façon de revenir à l’essentiel dans la simplicité du cocon familial et de faire en sorte d’en tirer le meilleur.
Quoi qu’il en soit, la photo que j’ai choisie n’a aucun rapport avec Noël ! Et oui, fin novembre, c’est aussi l’anniversaire Mr 2e… Et hors de question de passer à côté et de ne pas partager un bon gâteau pour fêter cela !
(*) Pour les curieux, ce gâteau s’appelle Tango et comporte une mousse framboise, un crémeux fruits de la passion, un biscuit léger au chocolat et un croustillant au cacao. C’est une des nouveautés de cet hiver de la Maison Guillet et c’est un délice !
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Profitant d’une journée de congé en octobre, nous sommes allés faire un tour en Drôme Provençale. Si le but principal de la sortie était le château de Grignan (dont je vous reparlerai), nous en avons aussi profité pour une balade dans les rues du village.
La météo n’était pas forcément idéale et c’est entre deux averses que nous avons pu flâner un peu dans le village, classé parmi les Plus Beaux Villages de France (comme Mirmande par exemple aussi). En partant du château, nous sommes descendus vers la collégiale, dont le toit est la terrasse du château et offre un joli point de vue sur les environs. Cela permet aussi de surplomber le parvis de l’église au joli pavage noir et blanc, et l’escalier qui permet d’y accéder depuis la rue du village en contrebas.
Nous n’avons pas non plus manqué de passer par le lavoir monumental. De forme ronde, il a été construit au bout de la promenade du Mail. Il reste une des curiosités du village.
Par ailleurs, de nombreux rosiers sont installés un peu partout dans Grignan qui a le statut de village botanique de la Drôme. Courant octobre, les fleurs étaient rares mais au printemps, cela doit être splendide. Il faudra que j’y retourne à cette saison !
Le lavoir depuis la promenade du MailSous la colonnade du lavoirVue sur les toits et les environs de Grignan depuis le toit de la collégiale / terrasse du châteauLa collégiale Saint Sauveur et son parvisL’accès au parvis de la collégiale se fait par un escalier monumental depuis la rue en contrebas et par quelques marches depuis la rue venant du châteauLe portail d’accès à l’escalier de la collégiale depuis la rue
Jusqu’à présent, lorsque je faisais une tarte, j’optais soit pour la version tarte rustique en utilisant une pâte sablée, soit j’utilisais un moule à tarte avec une pâte feuilletée (ou sablée d’ailleurs parfois également).
Je m’étais déjà plusieurs dit qu’il faudrait que je tente de faire une tarte fine, dans le style de celles que j’aimais acheter enfant à la boulangerie, découpée en parts rectangulaires. Mais je craignais que ce ne soit un peu technique…
En suivant Christophe Michalak sur les réseaux sociaux, j’ai plusieurs fois lorgné sur ses recettes de tartes fines et à force de regarder ses photos et vidéos pleines de petites astuces, j’ai décidé de me lancer !
Au final, c’était très simple à réaliser et délicieux à déguster !
Si vous aussi vous souhaitez essayer, voici les quelques petites astuces qui m’ont été utiles : – je suis partie d’un disque de pâte feuilletée achetée dans le commerce (il est bien sûr possible de faire soi-même sa pâte feuilletée, mais ça demande plus de temps et de s’y prendre plus à l’avance…) – j’ai saupoudré le dessous de la pâte feuilletée avec de la cassonade (cela rend l’ensemble encore plus croustillant puisque le sucre caramélise) – j’ai fait une toute petite bordure en pinçant le bord de la pâte feuilletée – j’ai étalé un tout petit peu de compote de pommes sur la pâte feuilletée – j’ai ensuite disposé les pommes coupées en fines lamelles – j’ai saupoudré l’ensemble d’un peu de cassonade – j’ai fait cuire la tarte en utilisant une plaque à pâtisserie à petits trous
A défaut de pouvoir aller choisir des fleurs chez mon fleuriste, j’ai décidé de lui faire confiance en lui donnant seulement un montant pour mon bouquet à emporter lorsque je l’ai appelé… Et je n’ai pas du tout regretté !
En cette période de confinement, pour ce thème Empilement, j’aurais pu vous montrer une des piles de revues ou de livres qui trainent un peu partout dans la maison… J’avais aussi hésité à reprendre une photos de l’exposition All-Over de Philippe Favier au Musée de Valence.
Mais finalement, le hasard a fait que je suis allée chercher une photo dans celle des randonnées de l’été dernier en Chartreuse. Au coeur du cirque de Saint Même, sous le couvert des arbres et surplombant des rochers tombés de la montagne, quelques petits empilements de cailloux jouaient les sentinelles au bord du chemin….
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Ce roman est à la fois un coup de coeur d’un de mes libraires (celui qui est le plus spécialisé en littérature jeunesse) et de Mademoiselle Troisième. Cela faisait au moins un an qu’il trainait dans ma pile à lire, mais une fois plongée dedans, je n’ai pas mis très longtemps à le finir !
Moonbeam a grandi dans la Légion du Seigneur, une secte messianique installée dans le désert texan et contrôlée par le Père John. L’histoire commence par la fin apocalyptique de la Base, incendiée au cours d’une intervention des forces de l’ordre. Rescapée, Moonbeam se retrouve, avec d’autres enfants issus de la Légion, dans un hôpital psychiatrique pédiatrique. Suivie par le Dr Hernandez, interrogée par l’agent Carlyle, elle recompose progressivement le puzzle de sa vie, dévoile les éléments de la vie à l’intérieur de la Base, retrace comment l’inévitable est arrivé.
Le sujet, assez librement inspiré de l’histoire de la secte des davidiens et du siège de Waco, est tout sauf léger. Cependant, tout en dénonçant très clairement les dérives de la secte, l’auteur s’applique aussi à faire comprendre comment les membres ont pu être aveuglés par un personnage charismatique élevé au rang de quasi divinité, comment ils ont pu se retrouver endoctrinés mais aussi pris au piège pour peu qu’ils aient commencé à apercevoir la vérité, comment ils ont pu abdiquer toute volonté individuelle au profit d’un dessein qui leur était présenté comme plus grand.
Le choix narratif de suivre Moonbeam, adolescente résiliente, dans son parcours psychiatrique permet d’aborder ces différents points de façon non linéaire, de se détacher de la chronologie réelle des évènements pour les remettre dans la perspective de la reconstruction de ceux-ci par l’adolescente, par sa prise de conscience progressive au fur et à mesure que son esprit intègre l’anormalité des pratiques qui régissaient la vie à la Base.
Ce roman (abordable dès la quatrième pour un bon lecteur) permet d’appréhender les techniques d’endoctrinement au nom d’un idéal, un thème qui résonne très fortement dans l’actualité récente.
Quand je vais marcher au dessus de la Baume Cornillane en automne, j’ai vite fait de me sentir transportée dans un autre monde, et je ne serais guère surprise d’y croiser quelque créature légendaire. Je m’attends presque à voir surgir hobbits, elfes ou nains lancés dans une quête aux confins de cette Terre du Milieu.
Il faut dire qu’entre les chemins tracés à travers les bois, les ruines du château des Cornillans et les roches de la Pangée, le site a quelque chose de magique. Situé sur les contreforts du Vercors, il domine la plaine de Valence d’un côté et se fait surplomber par les crêtes de la Raye de l’autre. Au loin, la montagne ardéchoise dessine sa silhouette. Tandis qu’à nos pieds, les ruisseaux ont creusé quelques cluses dans la roche dure.
J’aime aller marcher sur la crête au pied des roches verticales. Le chemin est souvent battu par le vent. Les points de vue sont superbes de chaque côté, entre paysages agricoles et forestiers.
Je ne manque pas non plus de pousser jusqu’aux ruines du château qui dominent le village. Quelques pans de murs, un reste de donjon…. et l’imagination fait le reste ! Que d’histoires à inventer à partir de ces lieux !
Proche de chez moi, c’est un secteur où je vais régulièrement randonner et dont je ne me lasse pas. C’est également un bel endroit pour venir admirer le coucher du soleil au dessus de l’horizon ardéchois….
Paysages agricolesSous le vent…Contreforts du VercorsSur la crête, se faufiler entre les arbres…Couleurs d’automne sur la RayeEntre roches dures et tendres…Les roches verticales « de la Pangée »Au pied de la RayeEn arrivant au château…Le donjon des Cornillans
La Baume Cornillane – Drôme – octobre 2020
(*) Partant des roches de la Pangée, j’ai suivi la crête jusqu’à retrouver le route départementale à peu de distance du Pas du Pont. J’ai ensuite rebroussé chemin pour revenir vers le château. Je suis descendue en direction du Pont d’Ourches avant de retourner en longeant la route là où j’avais laissé ma voiture. La sortie devait faire entre 3 et 4 km.
(**) Si vous ne connaissez pas les lieux, il existe un sentier de découverte qui permet de faire le tour du site de la Pangée et du château. Balisé par de petits panneaux directionnels et agrémenté de panneaux explicatifs, il permet de voir l’ensemble des éléments remarquables.
Sur le sentier de découverte du site de la Baume Cornillane