[Drôme] paysages champêtres

Parmi mes petits plaisirs quotidiens retrouvés, il y a celui de traverser la campagne pour aller ou revenir de la gare, pour aller faire les courses, et bien sûr pour aller me promener…

Extraits photographiques….

Rayures drômoises (Chabeuil)

Champ de coquelicots (Chabeuil)

Au pied des roches de la Pangée (La Baume Cornillane)

dans les blés mûrs (Etoile sur Rhône)

Drôme – juin 2020

[petits moments] du 13 au 19 juin 2020

SAMEDI 13 JUIN. Nous avions prévu d’aller bruncher chez Tamper & Yummy le samedi qui a suivi le confinement…. Nous avions donc dû reporter à après la réouverture. Ce samedi, nous étions tous à la maison et pouvions donc (enfin !) aller en profiter. Nous avons vraiment passé un agréable moment, autour d’assiettes bien servies et délicieuses. Et puis, il y a le café à volonté, ce qui est bien plus qu’un détail pour moi quand on parle de brunch !

(*) Tamper & Yummy, 16 rue Dauphine, 26000 Valence

J’avais depuis longtemps promis à Melle 3e qu’elle aurait un Saint Honoré comme gâteau d’anniversaire. Comme son anniversaire tombait en plein confinement, il n’avait pas été possible de satisfaire cette promesse sur le moment. Ce week-end, j’ai enfin pu réparer cela….

(*) Maison Guillet, place du Champ de Mars, 26000 Valence

DIMANCHE 14 JUIN. Quel plaisir que de déjeuner en terrasse à l’ombre du grand cèdre de l’Improviste….
(Edit du 07/09/2025 – Le restaurant L’Improviste est définitivement fermé)

(*) L’improviste, rue Georges Abel, 26120 Chabeuil

MERCREDI 17 JUIN. Direction Lyon… les semaines pleines de jours de télétravail se terminent.

Gare de Valence TGV – 7.30 du matin

Mais il y a les délicieux cookies pour se réconforter !

(*) Maison Deschamps, rue Sergent Berthet, 69009 Lyon

[projet 52-2020] semaine 25 – marche(s)

En ajoutant ce thème sur la liste fin décembre, je le trouvais moins fermé qu’escaliers que j’avais pu proposer d’autres années. J’avais pensé ne mettre qu’une marche ou deux, un perron ou un « attention à la marche ».

Mais comme bien souvent, je n’ai pas eu beaucoup l’occasion d’anticiper le thème, et je n’avais rien dans mes archives. Toutefois, en retournant au bureau, j’ai repris l’habitude de passer par les escaliers plutôt que l’ascenseur. Je n’avais jamais vraiment prêté attention à ces escaliers qui sont certainement plus fonctionnels que décoratifs.

Avec le déconfinement, ils se sont parés de marquages au scotch orange qui leur donnent une drôle d’allure et contrastent vraiment avec les lignes grises des marches et des rambardes. Cela m’a vraiment sauté aux yeux alors que je quittais le bureau en milieu de semaine, sans doute parce que, contrairement aux autres fois, j’ai regardé l’ensemble au lieu de m’attarder sur les détails.

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Pour voir les marches des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

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PS : ce samedi, je n’aurai pas l’occasion de me connecter. Donc, si par hasard votre commentaire ne s’affichait pas, ne paniquez pas : il est très certainement parti en modération et je le validerai dès que possible….

[Drôme] Barbières, dans les pas des Pellafols

Barbières est un village situé au pied du Vercors, établi au débouché de la cluse creusée par la Barberolle. De là, la route mène vers le col de Tourniol puis Léoncel.

La rue principale du village ne donne pas particulièrement envie de s’y arrêter mais j’avais repéré il y a longtemps l’existence d’un sentier de découvertes au départ du centre du village. Un dimanche après-midi, avec Melle 3e, nous sommes donc parties dans les pas des Pellafols !

Rapidement, le parcours nous fait quitter l’axe principal et descendre derrière l’église…. où nous découvrons un charmant sentier qui longe un petit canal. En contrebas, nous entendons la Barberolle. Nous venons de trouver la face cachée de Barbières et nous ne nous attendions pas à quelque chose d’aussi joli !

Nous avançons le long du canal, à l’arrière des maisons du village. Et le paysage de la cluse s’offre à nous, majestueux. Il est alors aisé de comprendre que les maisons se sont retrouvées coincées entre la montagne et le ravin creusé par la rivière. Le détournement d’une partie des eaux de celle-ci par un canal a permis le développement d’une industrie, l’installation d’un lavoir et l’irrigation des jardins qui se déploient entre les maisons (enfin, plutôt le chemin) et la rivière. Nous remarquons d’ailleurs que des échelles sont installées entre le chemin et les cours de maisons, pour permettre un accès direct aux jardins de celles-ci.

L’un de ces jardins est maintenant un jardin public. Nous nous y engageons avec plaisir : les rosiers sont en fleurs et les arbres apportent une ombre bienfaisante. En bas du jardin, nous trouvons la Barberolle et la chaleur nous incite à y tremper nos pieds. Un peu plus loin, une passerelle permet de rejoindre l’autre rive.

Après cette pause rafraîchissante, nous repartons dans les pas des Pellafols. La suite du circuit est moins agréable car le parcours rejoint la rue principale (et donc la route vers le Vercors) pour nous mener jusqu’au Pertuis, là où la rivière a creusé son passage dans la montagne. De chaque côté, on peut remarquer une grotte. Celle au niveau de la route a été aménagée en grotte de Lourdes et plusieurs ex-voto témoignent d’une intense piété. De l’autre côté de la rivière, la grotte sert de point de rendez-vous pour les grimpeurs et plusieurs voies d’escalade sont visibles sur la paroi rocheuse.

Au delà du Pertuis, le sentier de découvertes nous emmène en direction des ruines du château des Pellafols. Notre temps étant limité, nous décidons de ne pas poursuivre cette fois. Nous irons une prochaine fois, et nous en profiterons également pour découvrir la vue depuis le cimetière qui, parait-il, est plutôt jolie….

La face cachée de Barbières
Vue sur la cluse de la Barberolle
Le lavoir du XIXe siècle sur le canal
Depuis les cours des maisons, des échelles permettent d’accéder au canal et aux jardins
Passerelle sur la Barberolle
Dans le jardin public
Piémonts du Vercors
En direction de l’ancien château fort….

Barbières – Drôme – juin 2020

(*) Un petit livret-jeu à destination des enfants est disponible à l’office de tourisme de Valence et de Romans et permet de suivre le sentier de découvertes.

[petits moments] du 6 au 12 juin 2020

SAMEDI 6 JUIN. C’est la pleine saison des cerises et le début de celle des abricots. Quel plaisir que de pouvoir se fournir directement auprès d’un producteur !

Cerises et abricots de Chateauneuf sur Isère….

DIMANCHE 7 JUIN. C’est la fête des mères… et les enfants m’ont offert un joli bouquet pour fêter cela !

VENDREDI 12 JUIN. Je suis retournée en ville pour la première fois depuis des mois…. Impossible donc de résister au plaisir de s’acheter un dessert.

Olivia – Crème à l’huile d’olive citronnée, confit de fraises, biscuit crumble amande

(*) Maison Guillet, place du Champ de Mars, Valence

[projet 52-2020] semaine 24 – jardin

En proposant le thème Jardin pour le projet 52, je n’avais aucune idée préconçue de ce que j’allais bien pouvoir proposer.

Quand j’ai cherché une idée, j’ai d’abord pensé à un jardin public… mais j’ai trop hésité sur lequel présenter : le Parc Jouvet de Valence, ou le Thabor de Rennes, jardin de mes années étudiantes, ou un jardin croisé dans un village ici ou là….

Puis, j’ai envisagé de vous montrer une photo du jardin de mon enfance : celui de mes grands-parents. Mais je n’en ai pas trouvé qui soit assez significative sans que personne ne soit trop reconnaissable dessus…

C’est toutefois en cherchant dans les photos prises ces dernières années au jardin de mes grands-parents que j’ai trouvé celle-ci. Elle a été prise chez des amis de mes parents qui ont un très grand jardin avec des arbres dans le fond : un vrai terrain de jeux pour aventuriers en herbe ! Ils n’ont d’ailleurs pas manqué de partir en exploration sitôt arrivés….

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Pour faire un tour dans les jardins des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[Drôme] balade dans les lavandes

Vous le savez maintenant, j’aime beaucoup les fleurs… alors chaque année, je suis avec attention les floraisons dans les environs de chez moi.

Après les iris, les orchidées, les coquelicots (que j’ai peu pris en photo cette année pour cause de confinement… mais je n’ai pas dit mon dernier mot), et avant les tournesols, c’est la saison des lavandes !

Il y a une dizaine de jours, j’avais vu que les champs autour de Barbières commençaient à doucement bleuir. Le week-end dernier, je suis donc partie auprès de La Baume Cornillane. J’y avais en effet repéré plusieurs champs cet hiver d’où il serait possible d’avoir de jolis points de vue.

Les champs auxquels je pensais n’en étaient encore qu’au début de la floraison. Malgré tout, leur teinte bleutée associée au vert des sillons offre déjà un joli paysage. Avec le mistral, les brins oscillent doucement en un mouvement hypnotique.

De la route, j’avais cependant aperçu des tâches violettes dans le paysage, ne laissant aucun doute sur ce qui était cultivé là…. Au pied de la Raye et face aux reliefs de l’Ardèche, les rangées de lavandes en fleurs se déployaient en un feu d’artifice végétal.

J’ai donc laissé ma voiture à proximité du village pour revenir voir de plus près et à pied cela. J’ai commencé par les champs les moins avancés afin de terminer par ceux en pleine floraison.

Les couleurs sont explosives. Je prends énormément de photos : chaque angle me semble plus beau que le précédent. Je regarde les abeilles butiner. Je profite du soleil. Tout cela a un petit goût de vacances….

Champs de lavandes et montagnes d’Ardèche
Le ballet des lavandes dans le mistral
Conjugaison du vert et du bleu….
Au pied du Vercors
Abeilles au travail
Champ de lavandes au pied de la Raye et du château des Cornillans
On dirait le Sud…
En rang !
Comme un tableau de Cathelin….

La Baume Cornillane – Drôme – juin 2020

(*) Si les lavandes sont plus nombreuses en Drôme Provençale, dans le Diois ou dans le Vaucluse, on trouve des champs également dans les environs de Valence. Outre à La Baume Cornillane, j’en ai vu à Barbières, Peyrus, Divajeu (Crest)… Il suffit d’ouvrir l’oeil quand on traverse la campagne par les petites routes : à cette saison, ils sont faciles à repérer !

[Drôme] autour du lac de Beauvallon

Un samedi midi, brainstorming familial pour décider où nous irons nous promener. Cela donne : un lac, des arbres, avec pas trop de monde. Sachant que Melle 3e doit être au centre équestre à 17.00, il n’est pas possible d’aller loin. Je repense donc au lac de Beauvallon, auprès duquel nous sommes parfois passés en voiture sans nous y arrêter. De plus, j’ai découvert de façon récente qu’il y aurait un système hydraulique ancien à proximité. Nous voilà donc partis !

La grande place à proximité du lac nous permet de nous stationner à l’ombre, et compte-tenu du grand soleil, c’est appréciable.

Après avoir découvert un charmant lavoir public (alimenté par une source), nous traversons le parc paysager qui entoure le canal arrivant du lac et se déversant dans le lavoir, puis nous commençons à faire le tour du lac.

L’endroit est charmant, très calme. Quelques pêcheurs sont en train de s’installer. Nous longeons le lac jusqu’à son extrémité où un petit pont permet de traverser le ruisseau qui s’y écoule.

C’est à cet endroit que nous repérons les premières traces du système hydraulique : une canalisation ouverte descend du coteau. Nous la longeons en remontant la colline sous le couvert des arbres. La canalisation serpente puis se perd dans la végétation (peut-être devient-elle souterraine ? peut-être a-t-elle complètement disparu ? je n’ai pas vérifié).

Nous retrouvons le système hydraulique un peu plus haut sous la forme de trois immenses bassins de rétention se déversant les uns dans les autres et fermés par une vanne. A ce jour, on ne sait pas exactement à quoi servaient ces bassins ni quand ils ont été construits. Parmi les hypothèses, ils auraient pu servir à alimenter par pression gravitationnelle un parterre d’eau dans les jardins du château qui se trouvait là au XVIIIe siècle et dont une gravure a conservé la trace.

Une fois arrivés au bout des bassins, nous faisons demi-tour et revenons à notre point de départ en longeant l’autre rive du lac. Nous prenons le temps d’observer un groupe de canards peu farouches et quelques ragondins avant d’arriver au petit lavoir qui dépendait de la ferme du château.

Avant de repartir, nous prenons le temps de monter dans le village pour découvrir l’église et le château (aujourd’hui transformé en appartements).

Le parc de Beauvallon et le canal issu du lac
Le canal issu des bassins et descendant le long de la colline
Déversoir entre deux bassins consécutifs
Le long des bassins
chemin de sous-bois
L’ancien lavoir privé de la ferme du château
Devant l’église du village
Vue sur le château

Beauvallon – Drôme – mai 2020

(*) Les bassins sont profonds et selon la saison, leur bord peut être en partie caché par la végétation. Il convient donc d’être prudent et de se méfier.

[en cuisine] le clafoutis aux cerises

La saison des cerises bat son plein et on m’a demandé un clafoutis. J’en ai profité pour essayer une nouvelle recette, trouvée dans un magazine. Quand j’ai préparé l’appareil, il m’a semblé moins liquide que lorsque j’en fais habituellement. Et de fait, une fois cuit, le clafoutis est très ferme, très dense… Il est parfait pour être emmené en pique-nique et mangé avec les doigts.

Ingrédients :

  • 300 à 400 g de cerises (plus les cerises sont grosses et juteuses, meilleur est le clafoutis)
  • 3 gros oeufs
  • 80 g de sucre blond
  • 30 cl de lait demi-écrémé
  • 100 g de farine
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille (ou un sachet de sucre vanillé de bonne qualité, quitte à diminuer un peu la quantité de sucre en conséquence)
  • facultatif : du beurre pour graisser le moule (je mets un papier cuisson « collé » au plat avec de l’eau et ne graisse donc pas mon moule) et du sucre glace pour faire joli au moment de servir (ce qui me semble superflu, et ajoute à mon goût un peu trop de sucre inutile, mais ça donne un côté un peu plus chic au clafoutis)

Et après ?

  • Préchauffer le four à 200°C .
  • Rincer, sécher et équeuter les cerises.
  • Battre les oeufs avec le sucre.
  • Incorporer la farine, puis progressivement le lait et la vanille.
  • Verser la préparation dans un moule et répartir les cerises.
  • Mettre une demie-heure au four.
  • Déguster tiède ou à température ambiante.

(*) Je fais mes clafoutis avec les cerises entières, en grande partie par flemme du dénoyautage. Mais si vous comptez le servir à des jeunes enfants ou des personnes âgées, il est conseillé de dénoyauter les cerises pour éviter les risques de fausse route. De même, si vous laissez les noyaux, il est prudent de prévenir vos convives avant la dégustation !

(**) Le clafoutis se réalise aussi avec de nombreux autres fruits d’été : abricots, pêches, prunes, raisins…. N’hésitez pas à essayer au fil de la présence de ceux-ci sur les étals.

[petits moments] du 30 mai au 5 juin 2020

DIMANCHE 31 MAI. J’ai choisi un petit bouquet d’oeillets pour apporter une touche colorée et parfumée dans la maison.

FLASH-BACK. Pour un challenge photo sur Instagram, j’ai ressorti une photo du Mont Saint Michel prise lors des congés de fin d’année.

LUNDI 1er JUIN. Les lavandes commencent doucement à fleurir au pied du Vercors. Il va bientôt être temps de programmer une « expédition lavandes » en Drôme Provençale…

Barbières – Drôme

On a enfin pu faire le repas d’anniversaire de Melle 3e pour fêter cela un peu mieux que durant le confinement.

MERCREDI 3 JUIN. C’est le retour au bureau… et donc à la gare. Je suis arrivée alors que le soleil venait tout juste de passer au dessus du bâtiment, quasi désert. Etrange ambiance….

Gare de Valence TGV – Drôme

JEUDI 4 JUIN. Les orages se succèdent et au moment du coucher du soleil, alors qu’une nouvelle averse se prépare, le ciel prend une teinte orangée à l’est qui se reflète dans les vieilles pierres des maisons et contraste avec le sombre de nuages en approche.

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BONNE FÊTE DES MÈRES !