[Ardèche] à la découverte des villages de caractère le long du Doux

A la fin de l’été, j’avais une journée de congé à prendre impérativement. La dernière fois que je m’étais retrouvée dans cette situation, j’en avais profité pour une randonnée dans les gorges de la Combe d’Oyans et avait apprécié cette journée de break. Cette fois, j’ai changé de département pour gagner la rive droite du Rhône : direction l’Ardèche ! J’ai pris la route vers Lamastre dans l’idée de me promener dans les jolis villages alentours. Après un arrêt à l’office de tourisme de Lamastre (où l’accueil était vraiment agréable et le conseil personnalisé), j’ai choisi de visiter deux villages de caractère : Désaignes et Boucieu-le-Roi, puis de continuer à descendre le long du Doux jusqu’à Tournon, en mode mini road-trip pour profiter des paysages.

Dans la Vallée du Doux, vue sur la montagne ardéchoise depuis Le Crestet

Désaignes, village médiéval

De Lamastre, j’ai pris la direction de Désaignes, un village médiéval, classé village de caractère. La route sinue entre les montagnes, le long du Doux, offrant de jolis points de vue sur les environs, et me permettant d’apercevoir un château ruiné. Je ne m’y suis toutefois pas arrêtée immédiatement, car je devrais prendre le même chemin au retour et j’avais choisi de visiter les lieux dans le sens du cours de la rivière.

Je ne m’étais encore jamais arrêtée à Désaignes. Le village n’est pourtant situé qu’à un peu plus d’ 1 heure de voiture de chez moi (et si la route qui y mène est très sinueuse, elle permet aussi d’admirer de jolis paysages). J’avais hésité à m’y arrêter en rentrant du Puy en Velay, mais ce jour-là, nous avions surtout hâte d’arriver à la maison. Cette fois était donc la bonne : je m’apprêtais à découvrir le charme de Désaignes !

J’ai laissé ma voiture sur un parking, aux allures de jardin public, à l’extérieur de l’enceinte médiévale. Face à moi, les collines de l’autre rive du Doux prennent le soleil pendant que je pique-nique. Un peu plus loin, une porte d’entrée dans le village m’invite à venir découvrir les ruelles.

Porte d’entrée du village de caractère de Désaignes

Je m’engage alors dans un dédale charmant, allant de place en place. Le village est dominé par son château (fermé à l’heure de mon passage, il aurait fallu que j’attende plusieurs heures pour le visiter… je reviendrai !). En ce lundi midi, les rues sont calmes, et je croise peu de monde. Je profite de la fraicheur des fontaines. Je flâne, m’arrêtant pour caresser un chat qui passe. Je perds sans doute un peu la notion du temps, bercée par l’architecture d’une autre époque. Je finis cependant par me retrouver à côté de la porte par laquelle j’étais entrée, marquant la fin de ma balade dans le village.

Profiter de la fraicheur des fontaines
Vieilles tuiles et valériane, tout le charme d’un vieux village ardéchois
Vue sur les collines de l’autre côté de la rivière
La place du village, accueillante
En plein été, le soleil est bien présent !
Peut-on imaginer un village de caractère ardéchois sans un chat ?
Image bucolique : dans la cour du château de Désaignes, quelques poules, un vieil arrosoir, une treille le long des murs..

Retourtour, château médiéval et pieds dans l’eau

En montant de Lamastre à Désaignes, j’avais aperçu les ruines d’un château. Je m’y suis arrêtée en redescendant de Désaignes. Construit au Xe siècle, le château-fort de Retourtour aurait été ruiné à partir du XIVe siècle suite à des querelles familiales de succession. Il domine une boucle du Doux et le petit hameau de Retourtour. J’ai fait le tour du village qui présente deux ou trois ruelles au charme ancien, blotties le long du rocher sur lequel le château avait été construit. L’accès aux ruines n’est par contre par possible.

Retourtour, son château médiévale en ruines au pied duquel se blottit un village

Mais une autre surprise agréable m’attendait à Retourtour. En effet, à cet endroit le Doux fait une boucle et un plan d’eau y a été aménagé pour la baignade. Une passerelle permet de passer d’une rive à l’autre au bord de la retenue, à pied presque sec. La journée était caniculaire et je n’ai pas résisté à la tentation de plonger mes pieds dans l’eau claire. J’ai donc avisé un rocher sur lequel je me suis installée, les pieds dans l’eau, jouant à regarder les petits poissons nager à cet endroit peu profond. J’ai regretté de ne pas avoir pensé à glisser mon maillot de bain et une serviette dans la voiture car j’aurais bien profité de la fraicheur du plan d’eau de Retourtour pour une baignade !

Vu depuis la passerelle du plan d’eau de Retourtour, le Doux reprend son cours sauvage

Boucieu-le-Roi, village typique du Vivarais

Après cette pause à Retourtour, j’ai repris la route pour continuer à descendre le long du Doux. J’ai traversé Lamastre sans m’y arrêter, et pris la direction de Boucieu-le-Roi, profitant tout le long du trajet des magnifiques points de vue sur les paysages environnants. En arrivant à Boucieu, j’ai laissé ma voiture sur le parking de la gare (Boucieu est sur l’ancienne voie ferrée du Doux, qui aujourd’hui se partage entre vélorail et chemin de fer touristique – encore une idée d’activité que j’aimerais bien faire d’ailleurs !) pour gagner à pied le cœur du village. J’ai pour cela emprunté le chemin d’accès historique à Boucieu, piste montant à flanc de coteau.

Vue sur la vallée du Doux depuis Boucieu-le-Roi… ou les jolis paysages ardéchois
Une courte marche sur un sentier bien pentu permet d’accéder au cœur du village depuis la gare

Une fois en haut du chemin, impossible de douter : je suis bien dans un village de caractère ! En effet, la Maison du Bailli, bâtiment emblématique de Boucieu-le-Roi me fait face. Construite au XVe siècle, cette demeure flanquée d’une échauguette abritait le bailliage de Boucieu. Cette cour royale de justice du Haut Vivarais avait été installée ici par Philippe le Bel au XIIIe siècle, et a marqué le début du développement du village qui a connu son apogée au XVIe siècle, nous laissant un riche patrimoine bâti. Ainsi en se promenant dans les rues du village, on croise de très nombreuses maisons à l’architecture typique du Vivarais.

La Maison du Bailli et son échauguette à Boucieu-le-Roi

Ces maisons vivaraises sont construites selon un plan rationnel, adapté au climat local et à un mode de vie rural. L’habitation était située au premier étage, desservie par un escalier de pierre menant à l’aître, un perron protégé par un auvent. Dans l’espace sous l’aître, chaque famille élevait un cochon destiné à fournir de la viande. On y trouve également l’accès à la cave ou à la remise, semi-enterrée. Une grande partie des maisons de Boucieu est construite sur ce type, même si parfois l’auvent de l’aître a disparu (certains auvents étaient portés par des piliers de bois, tandis que d’autres étaient en pierre de taille). Il en résulte une jolie harmonie quand on se promène dans le village.

Sur la maison à droite, on voit l’escalier desservant l’étage d’habitation et l’aître
L’auvent a parfois disparu mais l’architecture des maisons reste typiquement vivaraise.

Un autre élément remarquable à Boucieu-le-Roi est son chemin de croix, conçu sur le modèle d’un Grand Voyage. Un grand voyage était un chemin de croix extérieur, ponctué de stations chapelles, idéalement utilisant la topographie locale pour rappeler celle des différents lieux de Jérusalem par lesquels Jésus est passé durant sa Passion (on peut trouver un autre exemple de Grand Voyage à Romans-sur-Isère). Le but du grand voyage est de permettre de vivre le pèlerinage de Jérusalem à ceux qui n’ont pas la possibilité de se rendre sur place. Le chemin de croix de Boucieu se compose de 35 stations chapelle, et fait le tour du village. A l’origine, il en comportait 39, mais suite aux destructions de la Révolution Française, 4 emplacements n’ont pas pu être retrouvés.

Le grand voyage de Boucieu a été créé par le père Pierre Vigne au XVIIIe siècle. Né à Privas, formé par les Lazaristes de Lyon, Pierre Vigne devient prêtre missionnaire itinérant, suivant l’exemple de Saint François Régis qui avait œuvré un siècle plus tôt entre Vivarais et Velay. Pierre Vigne s’installe à Boucieu entre deux missions à partir de 1712, où il fondera aussi la communauté des Soeurs du Saint Sacrement (aujourd’hui installée à Valence). Figure notable de l’histoire locale ayant laissé son empreinte dans la vie catholique, il a été béatifié en 2004 par le pape Jean-Paul II. Aujourd’hui encore, le chemin de croix de Boucieu attire un grand nombre de pèlerins, en particulier le Vendredi Saint.

Une station chapelle du chemin de croix dans la montée vers l’ancienne maison des Soeurs du Saint Sacrement. Les peintures des scènes de la Passion ont été remplacées par des bas-reliefs de Dante Donzelli dans les années 1960.
L’église Saint Jean Baptiste abrite la sépulture du Bienheureux Pierre Vigne
Les stations chapelles ont parfois été intégrées au bâti, comme celle sur la droite de la photo.

Retour vers la vallée du Rhône

De Boucieu, je suis redescendue dans la vallée du Rhône en longeant la rivière. La route permet en particulier de traverser les gorges du Doux, et d’apercevoir leur mythique voie ferrée. Elle est toujours régulièrement empruntée par le Mastrou, un train à vapeur.

Je n’ai pas fait d’autres arrêts car la journée était déjà bien avancée. Toutefois si vous avez envie de prolonger le road-trip, vous pouvez partir en direction de Saint Félicien au lieu de revenir directement dans la vallée du Rhône. Il est également possible de profiter du passage par Tournon pour découvrir la ville et ses environs. Voici quelques idées que j’ai pu tester au fil de temps :

[petits moments] bonjour Printemps !

Chaque année, je scrute l’arrivée du printemps, et surtout celle des premières fleurs. Comme vous le savez peut-être (sans doute ?) déjà, j’aime beaucoup prendre les fleurs en photos. Je commence à devenir impatiente de retrouver les fleurs sauvages ou cultivées dès que les jours se mettent à rallonger de façon notable (mon point de repère est lié au fait que le jour est levé ou presque quand je prends le train le matin, et qu’il ne fait pas encore nuit quand j’en descends le soir à la gare, ce qui se situe globalement fin février). Je me mets alors à scruter les bas côtés des routes de campagne et les arbres dans les vergers à la recherche de signes de floraison. Et petit à petit, j’aperçois des fleurs dans les arbres fruitiers ou des petites tâches de couleur au bord de la route. Je note alors mentalement de revenir avec l’appareil photo ou qu’il est temps d’aller voir si le printemps a gagné mes spots favoris pour les fleurs sauvages….

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Mais, je n’ai pas forcément besoin de sortir de chez moi pour voir le printemps approcher. Il me suffit de faire attention à ce qu’il se passe dans ma cour. En effet, les petites jonquilles (dont j’ai planté les bulbes durant le premier automne dans ma maison, en 2016) y fleurissent autour de la mi-février.

Dans la cour – mi-février 2022

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Ce sont généralement les orchis géants qui « lancent » la saison des photos de fleurs sauvages. Autour de chez moi, ils fleurissent vers le début du mois de mars, par exemple le long du Rhône à Bourg-lès-Valence ou sur certains talus que j’ai pu repérer. Mais cette année, c’est mi-février en sud Ardèche que j’ai trouvé « mon » premier spécimen fleuri… et même si la photo n’est pas terrible (la lumière en plein milieu de journée n’est pas idéale…), j’aime la symbolique de « ma première orchidée sauvage de l’année » !

Saint Montan – Ardèche – 17 février 2022

(Je vous emmènerai dans les prochaines semaines à la recherche des orchidées sauvages dans toute leur diversité…)

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Les hellébores sont aussi des fleurs précoces et on trouve des variétés sauvages assez facilement au bord des chemins ombragés, en sous-bois.

Bois des Naix – Bourg de Péage – Drôme – février 2022

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Les jonquilles commencent à faire leur apparition dans les parcs et plate-bandes à compter de la fin février. J’aime bien aller au Bois des Naix à Bourg de Péage où elles sont nombreuses à agrémenter les grandes pelouses, mais également au Parc Jouvet à Valence. J’apprécie également de les voir le long de certaines rues ou sur quelques ronds-points valentinois.

Début de floraison des jonquilles au Bois des Naix
Bourg de Péage – Drôme – fin février 2022

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Il est difficile de passer à côté de la floraison des vergers quand on circule quotidiennement sur les routes drômoises. L’arboriculture est en effet très présente dans plusieurs secteurs, dont la plaine de Valence. Il y a ainsi de très nombreux champs d’arbres fruitiers et c’est chaque année un vrai plaisir de les voir fleurir. Ce sont les abricotiers précoces qui ouvrent le bal, généralement fin février. Les autres variétés d’abricots et de pêches suivent alors, puis c’est le tour des cerisiers et des autres fruitiers. Durant quelques brèves semaines, les champs sont parés de blanc et de rose.

Cette année, j’ai pu m’arrêter prendre quelques photos alors que la floraison venait tout juste de débuter dans un champ d’une variété précoce d’abricots. (Malheureusement un épisode de gel nocturne est survenu quelques jours après, faisant des dégâts importants sur les fleurs fragiles…)

Chateauneuf sur Isère – Drôme -fin février 2022

J’y suis retournée deux semaines plus tard. La floraison était alors nettement plus avancée. Ainsi les champs de pêchers étaient parés du rose de leurs fleurs, parmi lesquelles de petites feuilles vertes commençaient à faire leur apparition. Toutes ces fleurs ne manquaient d’ailleurs pas d’attirer les abeilles qui se trouvaient fort affairées à butiner. La récolte du pollen semblait d’ailleurs fructueuse si l’on en croit les gros paquets jaunes qui venaient alourdir leurs pattes !

Au cœur des champs en fleurs
On remarque certains pétales abimés par le gel. Ce verger a été protégé des effets du froid par l’allumage de bougies de paraffine.
Les abeilles sont au travail !

Chateauneuf-sur-Isère – Drôme – mi mars 2022

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[projet 52-2022] semaine 10 – ensemble

Pour cette dixième semaine du projet 52, nous allons rester Ensemble !

J’avais dans l’idée de montrer une photo réunissant Mr 1er, Mr 2e et Melle 3e. Mais ce genre de photo a tendance à se faire plus rare car nos emplois du temps respectifs coïncident de moins en moins. Et si nous avons passé du temps ensemble lors de mes dernières vacances (où seule Melle 3e était aussi en vacances), je n’ai pas pensé à prendre des photos d’eux trois… Les dernières photos où ils sont tous les trois remontent donc au séjour de Noël en Bretagne.

Par contre, durant ces dernières vacances, Melle 3e et moi avons passé du temps ensemble dont toute une journée en road-trip sur les routes ardéchoises. J’ai pris beaucoup de photos durant cette journée, et Melle 3e apparait sur un certain nombre d’entre elles. En particulier, lors de notre arrêt à proximité du Pont du Robinet, nous avons croisé un cygne… l’occasion pour toutes les deux de prendre des photos en même temps… ensemble donc !

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Pour voir ce que les autres participants font ensemble, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Ardèche] à la découverte de Viviers et ses environs

Durant les dernières vacances d’hiver, avec Melle 3e, nous sommes parties faire un mini road-trip sur les routes ardéchoises autour de Viviers.

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Notre première étape s’est faite au passage du Rhône par le Pont du Robinet. Ce pont suspendu est situé au débouché du défilé de Donzère. Datant du milieu du XIXe siècle, le pont du Robinet a eu une histoire mouvementée, entre les dommages dus aux tempêtes et crues, la destruction d’une partie du tablier par la Résistance lors de la 2e guerre mondiale et les menaces de fermeture pour raisons de sécurité dans les années 1970… Finalement, il sera sécurisé, rouvert à la circulation à la fin des années 1970, classé au titre des Monuments Historiques en 1985 et sa chaussée en platelage de bois sera asphaltée en 2010. Aujourd’hui, le pont du Robinet, long d’environ 300 mètres, continue à assurer la liaison routière entre les deux rives du Rhône. Il est un des derniers ponts de type Seguin sur le Rhône.

Depuis la rive ardéchoise du Rhône
Au pied de l’entrée ardéchoise du pont
Le pont du Robinet est situé au pied du défilé de Donzère
Vue sur le défilé de Donzère
Reflets…

Pont du Robinet – entre Drôme et Ardèche – février 2022

(*) Le passage du pont du Robinet est possible en voiture dans les deux sens de circulation. Il se situe au niveau de Donzère, et est (plutôt) bien indiqué.

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Nous avons ensuite pris la direction de Viviers dont nous souhaitions découvrir le secteur sauvegardé. Siège de l’évêché depuis le IVe siècle, Viviers a été une cité florissante tout au long du Moyen-Âge et de la Renaissance, réussissant à être globalement épargnée par les différents conflits. Ainsi, elle nous présente aujourd’hui un plan médiéval quasiment intact, tant en ville basse, celle des marchands, qu’en ville haute dans le quartier canonial encore entouré de ses murs.

Après avoir laissé la voiture à l’entrée de la vieille ville, nous sommes parties dans les ruelles et calades découvrir au fil de nos pas les anciennes maisons romanes et gothiques, les passages voûtés, les hôtels particuliers mais aussi les monuments emblématiques de Viviers. Parmi ceux-ci, on note la Maison des Chevaliers, dont la façade Renaissance a été commandée par Noël Albert, un marchand ayant fait fortune dans le commerce du sel (mais également très opportuniste lors des guerres de religion…). La façade, rénovée de façon récente grâce à la Mission Bern, a retrouvé toute sa splendeur (et un grand projet est en cours concernant l’intérieur de la maison).

Puis, nous sommes montées dans l’ancienne cité épiscopale. La cathédrale Saint Vincent est la plus petite cathédrale en activité de France. Elle est aussi un joyau du gothique flamboyant avec un chœur au plafond magnifiquement décoré et le couronnement extérieur du chevet est splendide. Lors de notre passage, les tapisseries des Gobelins qui ornent normalement le chœur de la cathédrale étaient en restauration, faisant paraitre les murs bien vides… Quant au clocher, il est intégré dans une tour campanile située sur l’ancienne porte d’accès à la cité canoniale.

De là, nous gagnons le belvédère de Chateauvieux situé à l’extrémité du rocher sur lequel la ville ancienne est construite. Le point du vue nous permet de découvrir d’un côté le Rhône, dominé par les montagnes avec le Vercors et le Diois au loin, et de l’autre la ville que nous dominons alors complètement.

C’est dans le jardin du belvédère, au pied de l’ancienne tour, que nous nous installerons d’ailleurs pour faire notre pique-nique du midi.

la façade de la Maison des Chevaliers
Au cœur de la Maison des Chevaliers
Dans la vieille ville
Depuis le belvédère de Chateauvieux
…vue sur la vieille ville… On remarque la Maison des Chevaliers sur la droite
Depuis le jardin du belvédère, vue sur la cité épiscopale et la cathédrale
Simplicité de l’intérieur de la cathédrale
Magnificence du couronnement gothique flamboyant de la cathédrale
Flâner dans les rues de la vieille ville…
Hôtel de Beaulieu
Hôtel de Tourville

Viviers – Ardèche – février 2022

(*) La cathédrale est ouverte en journée (9.00/17.00 en hiver et 9.00/18.00 en été). Il ne faut pas hésiter à en pousser la porte !

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Après Viviers, nous avons choisi d’aller découvrir le village de caractère de Saint Montan, situé à une dizaine de kilomètres. Situé sur un promontoire rocheux, entouré de montagnes calcaires, le vieux village de Saint Montan se dévoile au détour de la route qui y mène depuis la vallée du Rhône.

Quasiment détruit, envahi de végétation, le village n’avait pas fière allure à la fin des années 1960. Il a fallu toute l’énergie et la détermination d’un groupe de passionnés ainsi que de nombreux chantiers de jeunesse pour que le bourg médiéval et son château se relèvent de leurs ruines. Grâce à eux, nous pouvons maintenant parcourir les calades du village telles qu’elles étaient des siècles en arrière, et profiter des points de vue sur la vallée et les montagnes environnantes.

Partir dans les calades
Ocre des façades
Imbrication des habitations et des ruelles
Au pied du château

Saint Montan – Ardèche – février 2022

(*) Le jour de notre passage à Saint Montan, le château n’était pas ouvert mais il aurait été un complément intéressant au parcours et à la découverte des ruelles du vieux village.

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Avant de terminer cet article sur notre mini road-trip aux alentours de Viviers, je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous ces deux photos de chats croisés ce jour-là, l’un à Viviers au pied de la cathédrale, l’autre dans une calade de Saint Montan.

Devant la cathédrale de Viviers
Au coeur du vieux village de Saint Montan

[Ardèche] street art au Pont des Lônes

Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allée faire un tour du côté du Pont des Lônes. Ayant vu passer quelques photos sur les réseaux sociaux de nouvelles œuvres de street art, j’ai profité d’un dimanche ensoleillé pour y faire un saut.

Afin de profiter du beau temps, j’ai choisi de ne pas aller jusqu’aux arches peintes du pont en voiture mais de marcher un peu pour y arriver. La sortie a donc commencé comme une balade bucolique, le long d’une petite route. L’automne déploie ses couleurs et sa lumière sur les lônes, ces petits bras du Rhône en marge du lit principal du fleuve.

Assez vite, j’arrive au niveau du pont des Lônes et surtout de sa demi-douzaine d’arches recouvertes de fresques. Le pont des Lônes est en effet un pont routier construit au début des années 2000 au sud de Valence pour traverser le Rhône. Sur la rive côté Ardèche, les dessous de la culée d’accès au pont offrent un magnifique spot pour les collectifs d’artistes graffeurs de la région. On y retrouve ainsi des artistes dont on peut croiser les œuvres également aux Locaux Rock.

Il faut ainsi revenir de temps à autre car les fresques changent régulièrement, recouvertes par d’autres œuvres, toujours aussi monumentales. Les nombreux hommages au graffeur Ivory, décédé accidentellement en juin 2019, laissent peu à peu la place à d’autres œuvres. Sweety graffitis, la dernière fresque du collectif valentinois Sorry Graffiti, tout en rose bonbon et autres couleurs acidulées, a ainsi le goût de l’enfance douce et heureuse : Bisounours, My Little Poney, Gummi Bears, Hello Kitty et autres petits animaux kawai s’étalent ainsi que les murs….

Après avoir fait le tour des lieux, il est temps de repartir à travers la campagne, le long des lônes…

Ambiance bucolique sur les lônes
J’aime beaucoup ce petit personnage peint par Alone
Ce marchand de sable est un reste d’une ancienne fresque partiellement recouverte
Hommage à Ivory
Hommage à Ivory
Bisounours….
My Little Pony par Lemak
Où l’on retrouve le petit personnage d’Alone
Trop kawai !
Douceur de l’automne sur les lônes

Pont des Lônes – Soyons – Ardèche – novembre 2021

(*) L’accès aux fresques du pont des Lônes se fait depuis la rive ardéchoise du Rhône. A Soyons, au niveau de l’entrée du pont, il faut suivre la direction de la Via Rhôna et de la Voie Bleue (2 voies douces passant sous le pont). Des parkings pour accéder à ces voies douces sont disponibles et permettent de se stationner à proximité du pont. Il est aussi possible de continuer jusques sous le pont par la route. Des espaces permettent de se stationner juste à côté.

[Ardèche] de Tournon à Saint Félicien

Aller faire un tour sur le plateau ardéchois… une idée lancée un samedi matin, qui s’est transformée en mini road-trip !

Partant de Tournon, nous avons pris la direction de Saint Jean de Muzols, et avons commencé à grimper en direction d’Etables. Très vite, nous sommes arrivés sur le plateau, et les horizons ont commencé à s’élargir. Au bord de la route, les fleurs sauvages sont légions et les bleuets se font particulièrement remarquer.

Toute la route nous offre des paysages grandioses, mais je trouve peu d’endroits où m’arrêter prendre des photos. Par contre, nous en profitons et nous émerveillons.

Sur les hauteurs de Saint Jean de Muzols
Bleuets au bord des champs

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Nous continuons notre route et arrivons à Saint Victor. Une fontaine sur une place attire mon regard. Nous nous arrêtons, et partons explorer le village. Depuis la terrasse de la maison des associations, le paysage se dévoile, majestueux. Un peu plus loin, nous longeons des murets couverts de valérianes sur des chemins à travers la campagne. De nombreux sentiers de randonnée passent par là et nous notons qu’il faudra y revenir en ayant regardé à l’avance un itinéraire pour en profiter.

La fontaine au bord de la route à Saint Victor
Horizon lointain depuis Saint Victor
A travers la campagne autour de Saint Victor
Saint Victor, point de départ de randonnées

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De Saint Victor, nous rejoignons Saint Félicien. Il est encore tôt dans l’après-midi lorsque nous y arrivons et la plupart des commerces sont fermés pour la pause méridienne. Cela ne nous empêche pas de partir à la découverte du village. Quelques ruelles bordées de maisons en pierre serpentent autour de l’église. Mais c’est en descendant vers la rivière que nous avons trouvé un paysage insolite. Le long d’une petite vallée encaissée, les jardins s’étalent en contrebas des bâtiments de l’ancien couvent. Avec la pluie qui était tombée régulièrement au fil du printemps, les lieux étaient très vert, offrant un paysage bucolique en pleine ville.

Nous aurions bien acheté un peu de fromage avant de repartir mais il nous aurait fallu attendre encore un bon moment avant l’ouverture de la boutique. Ce sera pour une prochaine fois.

Autour de l’église de Saint Félicien
Autour de l’église de Saint Félicien
Saint Félicien, côté jardins
Saint Félicien, côté jardins
Le caillé doux est la spécialité de Saint Félicien, et a pris le nom du village

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Pour finir ce mini road-trip, nous avons fait étape à Tournon sur le trajet du retour pour aller à La Fabrique Givrée pour déguster une glace en terrasse… et ramener quelques pots à la maison !

Sorbets Pêche-Verveine / Hibiscus / Jus de pommes

(*) La Fabrique Givrée, 55 Impasse Burgunder, ZAE Champagne, 07300 Tournon-sur-Rhone

Edit du 24/07/2026 : il n’y a plus de boutique La Fabrique Givrée à Tournon. Elle se situe maintenant à Pont de l’Isère

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Ardèche – juin 2021

[petits moments] les rosiers en fleurs

Au fil des balades dans les villages et les jardins au cours du mois de mai, j’ai croisé de nombreux rosiers en fleurs. Un plaisir à la fois visuel et olfactif !

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Jardin Zen d’Erik Borja
Beaumont-Monteux – Drôme – mai 2021

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Beauchastel – Ardèche – mai 2021

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Roynac – Drôme – mai 2021

PS : si vous connaissez une roseraie à une distance raisonnable de Valence, n’hésitez pas à m’en parler. C’est un peu tard pour cette année, mais je noterai l’information pour l’année prochaine.

[Ardèche] à la découverte du village de caractère de Beauchastel

Cela faisait un moment que Beauchastel était sur ma liste des villages à aller voir. Ce village de caractère est en effet situé à l’entrée de la vallée de l’Eyrieux et j’étais donc passée plusieurs fois devant déjà, sans jamais avoir pris le temps de m’y arrêter. Après avoir entendu qu’il y avait de nombreux rosiers (je vous montrerai cela plus longuement dans un billet dédié aux roses de ce printemps) au fil des ruelles, j’ai décidé d’aller voir cela de plus près.

Le parking est situé en contrebas du village installé à flanc de coteau sur la rive gauche de l’Eyrieux. Après y avoir laissé la voiture, j’ai donc pris le chemin du village médiéval. Sur la petite place, outre quelques chats, je repère assez vite une ancienne porte, l’église et une rue qui porte le nom intrigant de Rue du Ruisseau. En effet, un ruisseau court sous le pavage de la rue et si l’on prête l’oreille, on l’entend glouglouter.

Je remonte donc la rue du ruisseau en direction des ruines du château d’origine. Au pied de la tour, les genêts sont en fleurs et embaument l’air de leur odeur sucrée. Je jette un oeil depuis la table d’orientation, direction plein Sud. Juste en dessous des ruines de la tour, un petit jardin exotique où s’épanouissent cactées et succulentes fait le lien avec le théâtre de verdure et sa fenêtre sur la vallée du Rhône.

De là, j’emprunte les ruelles en escaliers qui se faufilent entre les habitations, les cours et les jardins pour redescendre doucement vers le pied du village. Je croise ainsi une source, la Fontaine du Chat (pour laquelle je n’ai pas trouvé l’histoire associée à ce nom).

C’est un vrai plaisir que de se perdre dans le labyrinthe des ruelles médiévales de Beauchastel, mais le temps file et je dois repartir….

Jardin exotique au pied de l’ancien donjon
Vue sur l’Eyrieux et la vallée du Rhône
Genêts en fleurs au pied de la tour
Depuis la table d’orientation
La fenêtre du théâtre de plein air
La vallée de l’Eyrieux
Au fil des ruelles
Passer sous les maisons
Rosiers fleuris au bord des ruelles
Tuiles  » L’Héritier – Turzon – par Charmes« 
Rue de la fontaine du chat

Beauchastel – Ardèche – mai 2021

[Ardèche] en balade sur la Dolce Via

Au début des vacances scolaires, Melle 3e m’a mise au défi de trouver une balade à proximité d’une rivière, qui soit facile mais qui ne soit pas dans une ville ou un village… C’est comme cela que nous sommes partis faire un tour sur la Dolce Via en Ardèche.

Nous étions déjà allés il y a 2 ans sur la Dolce Via, cette voie douce aménagée sur l’emprise d’une ancienne voie ferrée dans la vallée de l’Eyrieux et offrant 90 km de chemins pour découvrir les paysages à pied ou à vélo. Nous avions alors marché entre Saint Fortunat sur Eyrieux et Saint Laurent du Pape. Afin de changer, nous sommes cette fois partis des Ollières sur Eyrieux.

Après avoir laissé la voiture sur le parking indiqué (situé à l’emplacement de l’ancienne gare), nous avons suivi les panneaux pour récupérer la Dolce Via en direction de Saint Fortunat. Le chemin descend doucement vers la rivière que nous traversons sur un viaduc. Cela nous permet d’avoir un joli point de vue sur l’Eyrieux.

Nous n’avions rien décidé sur le trajet que nous ferions et nous nous sommes laissé guider par le temps (notre impératif était d’être assez tôt à la voiture pour pouvoir rentrer chez nous avant le couvre-feu sans avoir à nous inquiéter d’un éventuel ralentissement sur la route). La progression sur la Dolce Via est agréable : d’un côté la paroi arborée de la montagne, de l’autre la rivière. Nous croisons quelques (rares) maisons, quelques anciennes installations ou signalisations liées à la voie ferrée. Des ruisseaux ont creusé de petits ravins dans la montagne ; nous les entendons cascader vers la rivière. Finalement, nous arrivons plutôt rapidement à Saint Fortunat où nous décidons de faire demi-tour.

Le retour est tout aussi agréable et offre d’autres points de vue sur les environs. Je remarque des détails auxquels je n’avais pas prêté attention à l’aller. Nous continuons à avancer d’un bon pas, et Les Ollières se profilent rapidement.

Un petit détour pour acheter de quoi prendre un goûter à l’épicerie de la place de l’Eglise, et nous sommes prêts à rentrer à la maison, après cette promenade vivifiante !

Au départ depuis Les Ollières sur Eyrieux
Plusieurs campings sont installés sur les rives de l’Eyrieux
Au passage du viaduc permettant de traverser la rivière
Le charme des villages accrochés à la montagne
Ne dirait-on pas que ce chemin empierré mène à un pays de contes de fées ?
Je suis toujours un peu sur la piste des Minimoys !
Attention, passage à niveau !
Au bord de l’Eyrieux
Retour sur Les Ollières

Dolce Via – entre Les Ollières sur Eyrieux et Saint Fortunat sur Eyrieux
Ardèche – février 2021

(*) La Dolce Via parcours 90 km : il y a donc de nombreuses balades à y faire. Tout du long, il est possible de trouver dans les villages des parkings avec un fléchage pour rejoindre la voie douce. La voie douce est entièrement accessible avec des roues, que ce soient celles des vélos ou des poussettes.
Si j’en crois les panneaux croisés sur le chemin, le trajet (aller) entre Les Ollières et Saint Fortunat fait environ 7 km. Compte-tenu des bonnes conditions (faible dénivelé, terrain stable et sans obstacles), nous avons mis 1h30 à faire l’aller-retour.

[Ardèche] au milieu des chênes verts de Crussol

Un dimanche de grand ciel bleu, alors que nous avions à faire sur Valence en fin d’après-midi avec Mr 1er, nous sommes partis prendre un peu de hauteur sur la montagne de Crussol. Comme souvent lorsqu’il fait beau en hiver, il y avait foule au pied du château. Aussi, nous avons choisi de nous enfoncer dans la forêt de chênes verts.

Nous avons suivi le premier chemin qui s’est présenté, puis nous avons bifurqué d’un chemin à l’autre au petit bonheur la chance, nous assurant seulement d’une direction générale. L’idée était en effet de faire une boucle plutôt qu’un aller-retour.

Le sous-bois porte encore les stigmates des fortes chutes de neige de novembre 2018. De nombreux arbres avaient été déracinés. Certains troncs barrent encore parfois notre chemin. Nous progressons en montée et s’il n’est pas vraiment possible d’apercevoir le château depuis le couvert des arbres, nous savons que nous sommes en train de le dépasser.

Effectivement, un peu plus haut, nous débouchons hors de la forêt, quasiment sur la crête de la montagne de Crussol. La vue est à couper le souffle. A nos pieds, le Rhône ondule en un large ruban que remonte une péniche. Au-delà, le panorama s’étend jusqu’au Vercors dont on devine les sommets enneigés. Nous nous amusons à repérer différent lieux connus : la tour de Barcelonne, le village de Chabeuil, les Trois Becs, ….

Compte-tenu de l’heure, il est temps pour nous de redescendre. Nous choisissons d’éviter de passer par les ruines du château et prenons une sente sur notre droite qui file assez droit le long de la pente dans les prairies sèches. Un peu plus bas, nous nous retrouvons face sur le château, pour ce qui est sans doute l’une des plus belles vues sur celui-ci.

C’est donc en admirant le château de Crussol que nous terminons cette jolie sortie, entre sous-bois et points de vue somptueux….

Vue sur les vignobles de Saint Péray
Au milieu des chênes verts, un air de forêt estivale en plein hiver…
Vue sur la plaine de Valence et le Vercors
Le ruban du Rhône
Le château de Crussol domine le paysage
Vue sur les ruines du château de Crussol
Le château semble tout proche alors qu’une combe nous sépare de lui…

Montagne de Crussol – Saint Péray – Ardèche – janvier 2021