Cela faisait pas mal d’années que j’entends parler du plateau du Cézallier et que j’avais envie d’aller y faire un tour. J’avais regardé pour m’y arrêter sur le trajet vers la Bretagne, mais le détour était un peu trop important et je lui avais toujours préféré le massif du Sancy. En septembre, j’ai eu l’occasion de me rendre dans le Cézallier à l’invitation de l’office de tourisme du Pays d’Issoire pour un week-end entre copains. Au programme : des activités de pleine nature, des produits locaux et de bons moments.
Dans le hameau de Jassy
Partir en randonnée accompagnée
Sur le Mont Chabrut
Pour bien débuter ce week-end, nous avions rendez-vous avec Aurélien, guide accompagnateur en montagne de l’association Escale Sauvage. Afin de nous faire découvrir toute la diversité des paysages du Cézallier, il avait choisi de nous emmener dans deux endroits très différents. Nous avons commencé par grimper au sommet du Mont Chabrut. Là, nous avons pu échanger sur le volcanisme et les glaciations qui ont façonné le paysage. Le Mont Chabrut est ainsi un ancien verrou glaciaire qui présente deux sommets. Nous n’en avons monté qu’un seul. D’en haut, la vue était époustouflante. Là, on prend toute la dimension du plateau du Cézallier, situé entre le massif du Sancy et les volcans du Cantal, et ponctué de multiples petits sommets.
Les deux sommets du Mont ChabrutDécouvrir les paysages du Cézallier et leurs liens avec les activités humainesAu fond, on devine le Puy de Sancy. Après l’avoir gravi pendant l’été, j’étais contente de l’apercevoir à nouveau.
ATTENTION : le Mont Chabrut et ses chemins d’accès sont situés sur des terrains privés. Il faut l’autorisation du propriétaire pour y aller (ce qui était notre cas, par l’entremise d’Aurélien).
Au lac de Roche Orsine
Nous nous sommes ensuite rendus au lac de Roche Orsine. Il s’agit d’un lac privé mais il est bordé par un chemin de randonnée, le PR qui va de Jassy à La Godivelle. Nous avons emprunté un bout de ce sentier pour aller admirer le point de vue sur le lac inférieur de La Godivelle. Cela nous a emmené à travers les pâturages d’estive où nous avons croisé les vaches. Le Cézallier est en effet un territoire d’élevage. En randonnée, il est donc important de faire attention à bien refermer les clôtures lorsqu’on est amenés à en ouvrir. Sur le sentier, d’autres types de passages sont possibles : échelles, portillons, passages étroits, pas canadiens.
Passion prendre les poteaux indicateurs en photo pendant les randonnées !Le Cézallier est un espace où l’eau est très présente. Lacs, ruisseaux mais aussi tourbières y sont nombreux.Croiser les vaches « à cloches »Point de vue depuis le sentier sur le lac inférieur de La GodivelleLe Cézallier est parfois surnommée Petite Mongolie, en raison des similarités avec les paysages steppiques d’Asie Centrale.
Découvrir la cani-rando
Après nos deux belles petites randonnées avec Aurélien, nous avions rendez-vous avec Lucas et ses chiens de Team Sensations. Lucas est devenu musher professionnel après avoir été prof d’EPS. Il a commencé par nous expliquer la race de ses chiens, des European Sled Dogs, l’origine de sa meute et il nous a briefés sur la cani-rando. Une fois équipés de nos harnais ou de nos baudriers, il a testé nos appuis et notre capacité à contrebalancer la traction du chien. Cette étape lui permet de trouver le chien le plus adapté pour la personne. Visiblement, j’ai des appuis solides puisque je n’ai pas bougé. Cela m’a valu d’être appariée à Fant, le tout premier chien de Lucas, celui avec lequel il a fait les championnats du monde de cani-cross. Quand il parle de Fant, on sent tout l’attachement qu’il a pour ce chien.
Voici Fant, 31 kg de muscles canins… et sans doute un meilleur cardio que moi
Après avoir tous été associés à un chien, nous sommes partis à l’assaut du Signal du Luguet. On a donc directement commencé par une belle montée, et j’ai bien senti que Fant avait envie d’aller plus vite que moi. Dès que j’atteignais le rythme qu’il menait, il accélérait légèrement. J’ai donc découvert qu’à défaut d’être poussée à courir, je pouvais être tirée à courir ! Ceci dit, j’ai adoré avancer avec lui même s’il m’a un peu challengée. Nous avons contourné le sommet avant de traverser la forêt. C’était magique. Le soleil déclinait, la lumière se faisait dorée et perçait dans les sapins. J’avais l’impression d’être dans un conte de fées. J’ai d’ailleurs dû me perdre un peu trop dans mes pensées car j’ai fini par trébucher sur une racine (en même temps, cela faisait longtemps que je n’étais pas tombée en randonnée, il n’aurait pas fallu que je m’y habitue trop !). Fant s’est aussitôt arrêté, et Lucas est immédiatement venu aux nouvelles. Comme souvent, plus de peur que de mal : quelques égratignures et un bel hématome au genou qui ne m’ont pas empêchée de profiter de la suite de l’aventure. Malgré cette mésaventure, je garde un magnifique souvenir de cette cani-rando.
Cani-rando au Signal du LuguetLa cani-rando se termine alors que le soleil déclineAprès la cani-rando, Lucas a récupéré tous les chiens pour redescendre avec eux
Marcher au coucher du soleil
Après que Lucas soit reparti avec les chiens, nous avons nous aussi pris le chemin de la descente depuis le Signal du Luguet. Le soleil se couchait, et la lumière était fabuleuse sur les vallonnements du plateau du Cézallier. Un retour tout en douceur au rythme des discussions avec les copains, un moment un peu suspendu alors que le jour commençait à se cacher.
soleil couchant au Signal du LuguetFin de journée sur les cheminsVue sur le massif du Sancy au soleil couchant
Profiter des premiers rayons du soleil
Même si j’étais réveillée tôt, je n’ai pas accompagné celui qui avait décidé d’aller photographier le lever du soleil depuis les hauteurs. Malgré tout, j’ai fait une petite balade aux environs de notre logement alors que le soleil commençait à pointer ses rayons au dessus du Mont Chabrut.
Premières lueurs du jour aux environs du hameau de Jassy
Aller voir les cascades
Après le petit déjeuner, nous avons de nouveau enfilé nos chaussures de rando. En effet, à une dizaine de minutes à pied du gîte se trouvent les cascades de Jassy. Nous avons donc profité du beau temps pour aller y jeter un œil. L’accès aux deux cascades depuis le cœur du hameau est très bien fléché. Si vous y allez, il faut continuer jusqu’à la seconde tout aussi jolie que la première. Pour bien la voir, une fois dans le pré, il suffit de continuer à longer la lisière de la forêt puis de contourner les gros rochers. La deuxième cascade sera alors pile en face de vous.
La première cascade de JassyLa deuxième cascade de Jassyen allant vers la deuxième cascade, croiser (encore) des vaches
Apprendre comment on affine le Saint Nectaire
Nous avons terminé notre matinée en découvrant la cave d’affinage de Saint Nectaire de la ferme du Fayet, à Jassy. Caroline nous a expliqué les différentes étapes : salage, brossage, … C’est toujours intéressant de comprendre le travail derrière un produit. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir ce qu’il se passe pour arriver à produire un bon fromage de Saint Nectaire, le temps et les opérations nécessaires. Nous avons bien entendu terminé par une dégustation (et quelques achats).
Des fromages de Saint Nectaire au début de leur cycle d’affinage
Informations pratiques
Randonnées accompagnées : avec Escale Sauvage, une association de deux guides accompagnateurs en montagne, passionnés par leur territoire. En plus, partir avec un guide permet d’accéder à des espaces privés, et de découvrir encore plus de beaux points de vue.
Cani-rando : avec Team Sensations. Lucas aime ses chiens qui le lui rendent bien. Il est aussi un professionnel compétent et attentif, qui sait apparier au mieux les humains et les canidés. La cani rando reste une activité sportive plutôt intense, une découverte que j’ai vraiment appréciée.
Vue sur le massif du Sancy au fond et le Mont Chabrut au centre depuis le Signal du Luguet
Hébergement : nous avons passé la soirée et la nuit du gîte communal de Saint Alyre ès Montagne à Jassy, labellisé Gites de France. J’ai beaucoup aimé la pièce principale de cette ancienne ferme avec son sol en dalles de pierres. J’ai passé une excellente nuit, très calme. C’est un point de chute idéal pour un séjour entre amis avec ses 8 couchages.
Le gîte communal de Saint Alyre ès Montagne à Jassy
Produits locaux : nous avons visité la cave de la Ferme du Fayet à 2 pas du gîte où nous avions passé la nuit. Caroline est une vraie passionnée à la fois de son territoire et de fromages. Pour la soirée, elle nous avait préparé un beau choix de fromages et de charcuteries de production locale. Nous nous sommes régalés.
Ce Saint Nectaire était délicieuxFaire quelques achats avant de repartir !Nous avons eu le plaisir de croiser les chèvres de Teddy, producteur de fromage dans le hameau de Jassy. Je n’ai pas eu le temps d’aller lui acheter quelques fromages et je le regrette car ceux que nous avons goûté le soir étaient vraiment bons, à la fois doux et légèrement lactiques.
Météo : le plateau du Cézallier est un plateau d’altitude, il y fait donc frais la nuit. Nous y étions mi-septembre et il y a eu du givre pendant la nuit (alors que nous avions encore des températures très élevées dans la vallée du Rhône la veille). En redescendant du Signal du Luguet, alors que le soleil déclinait, nous étions tous bien contents d’avoir emporté une veste polaire. En journée, le soleil était bien présent. Il ne faut donc pas hésiter à prévoir crème solaire et couvre-chef (j’ai adopté depuis le début de l’été le foulard à porter façon bandana et je trouve cela hyper pratique : ça prend peu de place dans le sac à dos, il n’y a pas de visière ou bord qui dérange pour utiliser l’appareil photo et c’est très confortable).
Comportements à adopter : le Cézallier fait partie du Parc Naturel des Volcans d’Auvergne. Comme tous les milieux naturels, il est fragile. Il faut donc en particulier faire attention à bien rester sur les sentiers, ne pas faire de feu, emporter avec soi tous ses déchets, ne pas déranger la faune sauvage ou domestique, ne rien cueillir ou prélever, ne pas se baigner dans les lacs qui ne sont pas explicitement des zones de baignade. La plupart des espaces sont des espaces privés qu’il convient de respecter : ne pas se stationner en dehors des emplacements dédiés, refermer les clôtures et portillons, ne pas aller embêter les troupeaux… En randonnée, comme toujours, il faut savoir être prudent : porter des chaussures adaptées, emporter de l’eau en quantité suffisante, avoir de quoi manger, penser à avoir une carte car il n’y a pas de réseau partout, et surtout ne pas surestimer ses capacités en milieu montagnard.
La photo est un peu floue mais le moment était beau : alors que nous roulions sur le plateau du Cézallier, un renard courait dans le pré au bord de la route
Autour du hameau de Jassy – Saint Alyre ès Montagne – Puy de Dôme septembre 2026
(*) J’ai été invitée tout le week-end par l’office de tourisme du Pays d’Issoire (collaboration commerciale non rémunérée). Ce que je raconte ici correspond à l’expérience que j’ai vécue : je suis littéralement tombée sous le charme de ces paysages et des multiples possibilités d’activités outddor.
L’Automnal Gourmand est un ensemble de manifestations et d’évènements à travers les territoires du Pays de Lamastre, d’Ardèche Hautes Vallées et du Haut Pays du Velay, entre Ardèche et Haute-Loire. Cette année, c’est la 6e édition de ce festival qui fédère des fêtes gourmandes à travers les trois territoires. On retrouve en particulier les Castagnades et la Fête de la Courge de Saint Agrève. En début de semaine, j’étais invitée à la journée de lancement de l’édition 2026 de l’Automnal Gourmand. Après une journée entre le lac de Devesset et les Maisons Marcon à Saint Bonnet le Froid en 2024 et une journée au pays des châtaignes en 2025, j’avais cette fois rendez vous au départ du Chambon sur Lignon en Haute Loire pour des découvertes originales.
L’édition 2026 de l’automnal gourmand est lancée !
Un voyage extraordinaire
Nous étions attendus à la gare du Chambon sur Lignon de bon matin pour vivre une expérience unique : un voyage dans un authentique train à vapeur ! Rien que son arrivée en gare du Chambon est impressionnante. Une fois le plein d’eau effectué, nous sommes invités à prendre place dans les voitures. Et c’est parti pour une trentaine de minutes de voyage à environ 20 km/h. On a le temps de profiter du paysage. On peut même ouvrir les fenêtres et s’appuyer dessus pour regarder dehors et se laisser fasciner par le panache de vapeur. A chaque passage à niveau, le train siffle, rompant avec le tranquille bercement des roues sur les rails. Nous traversons des zones boisées. Nous longeons des prairies. Au loin, le Mont Mézenc, le Mont Gerbier de Jonc et le Pic du Lizieux nous font de l’œil (il faudra vraiment que j’aille randonner par là un jour). Avec les copains créateurs de contenu, nous ne boudons pas notre plaisir, multipliant les plans vidéos et les photos, tout en discutant.
A la gare du Chambon sur Lignon et à celle de Saint Agrève, le Velay Express impressionneLa vapeur a un côté fascinant !En gare de Saint AgrèveUn voyage dans le temps avec même un journal à lire pendant son voyage !Traverser les paysages du Velay dans un train à vapeur, comme un rêve éveillé…
Une brasserie artisanale
Arrivés à la gare de Saint Agrève, nous avons marché quelques minutes pour rejoindre la brasserie L’Agrivoise. Cette brasserie artisanale a été lancée en 2008. Née d’une passion, elle produit les bières de caractère, celles que les brasseurs ont envie de boire. Nous avons pu visiter l’unité de production et bénéficier de toutes les explications sur la fabrication de la bière : maltage des céréales, houblons, fermentations. Les matières premières des bières sont essentiellement locales avec en particulier des malts de la malterie de Vernoux en Vivarais et des houblons du Diois. Après la visite, place à la dégustation. Ils annoncent que leurs brassages ont une tendance à tirer vers l’amertume. Mais je ne les ai pas trouvées particulièrement amères, et certainement plus aromatiques qu’amères.
A la brasserie L’Agrivoise de Saint Agrève
Nous avons dégusté trois bières :
La P’tite Mère, une pale ale en dry hop, bière de soif assez légère. Pour moi, elle manque un peu de caractère (ceci dit, c’est assez normal pour une bière de soif). A apprécier plutôt aux très beaux jours. Présentée en accord avec un fromage de type caillé doux, je n’ai vraiment pas eu de coup de cœur.
Sous les pavés, une dry stout. Légère par rapport à ce qu’on s’attend d’une bière brune (même quand on sait que couleur et taux d’alcool sont deux notions bien distinctes). Dans les premières gorgées, je lui ai trouvé un goût de miel. Elle accompagne très bien le gâteau au chocolat qu’on nous a servi en même temps (ce qui pour une stout de ce type est un grand classique d’accord). Ma préférée de cette dégustation !
Krush, une IPA. Une note très forte de pamplemousse/pomelos tant au nez qu’en bouche, puis une note de fruits exotiques (passion ?) assez présente. Je ne suis pas vraiment fan des bières aux accents fruités, mais celle-ci est agréable.
Un peu de science
Cette année, le thème de la Fête de la Science est « saveurs savantes ». En Ardèche, cette opération est coordonnée par les médiateurs scientifiques du CCSTI, le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle, basé dans la vallée de l’Eyrieux. Compte tenu du thème, et du fait que la Fête de la Science a lieu à la même période que l’Automnal Gourmand, il était logique de provoquer des synergies entre les deux évènements. Nous avons donc pu participer à un atelier autour des micro-organismes présents dans la nourriture. Après une présentation théorique, nous avons pu observer au microscope ou à la loupe binoculaire des levures, des grains de kéfir, des moisissures de roquefort ou encore les acariens du fromage aux artisous.
Le stand « Saveurs Savantes » du CCSTI pour la Fête de la ScienceObserver les micro-organismes de la nourriture à la loupe binoculaire
Un déjeuner partagé
Nous avons terminé ce temps de découvertes par un repas partagé. Comme chaque année, ce sont les producteurs et les restaurateurs qui participent aux évènements de l’automnal gourmand qui ont préparé certaines de leurs spécialités. Au menu : des salades de lentilles, du concombre au sel de livèche, des gravlax de truite, de la charcuterie, des fromages et quelques douceurs. Nous nous sommes encore régalés.
Gourmandises salées.. Je n’ai pas eu le temps de photographier le buffet de desserts !
Informations pratiques
Les partenaires avec qui nous avons passé un bon moment
Nous avons voyagé avec le Velay Express. Ce train à vapeur est maintenu et opéré par une association de bénévoles. Un chef de wagon donne des explications sur le train et les paysages.
Nous avons visité et dégusté les bières de L’Agrivoise. Il est possible d’acheter des bières sur place. On peut également profiter de la Taverne, une tap room qui propose régulièrement des animations (concours de fléchettes, concerts, etc.). Aux beaux jours, une immense terrasse avec un terrain de pétanque permet de profiter de la douceur des soirées. Et pour se rassasier, il y a même un food truck sur place.
Le CCSTI organise la Fête de la Science en Ardèche jusqu’au 26 octobre 2028 avec plein d’ateliers mais aussi le village de la Science qui sera cette année à Davézieux, à côté d’Annonay, les 10 et 11 octobre 2026.
Les évènements de l’automnal gourmand
La 6e édition de l’Automnal Gourmand a lieu du 26 septembre au 8 novembre 2026. Elle se décline entre rendez vous découvertes, temps forts et menus gourmands. Chaque année, je regrette que mon mois d’octobre soit bien chargé et de manquer de temps pour vraiment profiter de l’évènement. Mais comme les années précédentes, j’ai noté quelques dates et idées de sortie « au cas où » je trouverais un moment.
Parmi les temps forts, j’ai particulièrement noté :
l’automnal du champignon, à Saint André en Vivarais les 3 et 4 octobre
la fête des saveurs locales à Lamastre le 10 octobre
les Castagnades, par exemple celles de Désaignes le 18 octobre
la fête de la Courge de Saint Agrève les 24 et 25 octobre
l’iconique foire aux champignons de Saint Bonnet le Froid, qui viendra clore cette édition de l’Automnal Gourmand les 7 et 8 novembre
Côté animations, il y a de nombreuses balades gourmandes, où comment combiner randonnée et gourmandise, et des ateliers de cuisine. Il y a également plein d’animations à destination des enfants, en particulier durant les vacances de la Toussaint. Enfin, les restaurateurs partenaires proposent un menu spécial aux saveurs d’automne durant le mois d’octobre.
Le Chambon sur Lignon – Haute-Loire Saint Agrève – Ardèche 28 septembre 2026
(*) Cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de la part des offices de tourisme des territoires organisant l’Automnal Gourmand, et en particulier de celui du Pays de Lamastre. Comme l’année dernière, j’ai été ravie de vivre ces moments de partage avec les producteurs et prestataires de ces territoires aux paysages magnifiques, et j’ai découvert des produits et des prestations exceptionnels.
L’été dernier, j’avais passé un week-end dans la Dombes, autour de Chatillon sur Chalaronne. Avec des copains, nous étions invités par Dombes Tourisme et nous n’avions pas eu une météo trop clémente. En rigolant, nous avions dit que ce serait pas mal que nous puissions revenir cette année avec le soleil. Et c’est exactement ce que nous avons fait. Pile un an après notre première découverte du territoire, nous nous y sommes retrouvés pour aller découvrir les étangs. Et cette fois, le soleil était de la partie.
Au bord de l’étang Prêle
Une balade en 2CV
J’avais rendez-vous assez tôt le matin au bord de l’étang Prêle avec Léo, Emilie et Nathalie de Dombes Tourisme, où j’ai aussi retrouvé Marie-Léa, Antho et Estelle (3 des copains qui étaient là l’année dernière déjà). Après avoir partagé un café, nous avons eu le plaisir de voir arriver nos « bolides » pour la journée : deux belles 2CV rutilantes. L’idée était de parcourir les petites routes et découvrir les villages du territoire. Avec le soleil qui brillait, c’était un pur bonheur de rouler capote et fenêtres ouvertes. Ce qui est vraiment très amusant, c’est que ces voitures apportent immédiatement un sourire sur les visages des personnes que nous avons croisés, qu’il s’agisse d’automobilistes, de cyclistes ou de piétons ! Tout le monde fait coucou avec la main. C’est vraiment un véhicule qui porte une image cool et ludique et qui engendre immédiatement de la bonne humeur.
En 2CV sur les petites routes de la Dombes
Un arrêt à l’abbaye Notre Dame des Dombes
Sur notre route, nous avons fait un arrêt à l’abbaye Notre Dame des Dombes. J’y étais passée l’an dernier mais j’étais trop matinale pour que la boutique soit ouverte. Cette fois, j’ai pu aller la découvrir. De très nombreux produits monastiques ainsi qu’une belle librairie religieuse y sont présents. Mais ce qui nous intéressait était surtout les productions de l’abbaye. En effet, la communauté du Chemin Neuf occupe les lieux et exploite la ferme qui s’y trouve. Là, ils produisent des produits laitiers, des confitures, du miel, du jus de pommes, des pâtes de fruits mais surtout la Musculine.
L’abbaye Notre Dame des Dombes
Nous avons goûté la Musculine à l’aveugle et c’est très surprenant. Cela se présente comme une pâte de fruits. Cependant à la dégustation, je me suis vite aperçue que ce n’était pas juste une pâte de fruits. En effet, elle présente un fort goût de viande de bœuf séchée. La recette a été imaginée au XIXe siècle par un médecin qui en a fait don à l’abbaye. Les principaux composants sont la confiture de coing et d’orange, le sucre, le miel et donc la viande. Sa composition la classifie dans les produits diététiques de l’effort (amis sportifs d’endurance, vous devriez essayer ! c’est sans doute beaucoup plus naturel que la plupart des gels et boissons d’effort…) .
Visuellement, la Musculine ressemble à une pâte de fruits
L’histoire de l’abbaye est plutôt surprenante. En effet, cette abbaye cistercienne a été créée au XIXe siècle, comme fille de l’abbaye d’Aiguebelle. Elle a été créé pour apporter un savoir faire agricole dans la région et aider à assainir l’usage des étangs. Les moines s’installent à l’automne 1863 dans les bâtiments de briques. Les briques ont été cuites sur place pendant la construction qui a fait intervenir des ouvriers maçons du nord de la France. C’est Pierre Bossan, l’architecte de Notre Dame de Fourvière et de la basilique d’Ars, qui a fait les plans. Dans l’église, les vitraux projettent une lumière verdâtre et leurs motifs rappellent les vagues à la surface des étangs de la Dombes. Un oratoire dédié aux moines de Tibhirine (l’un d’eux était venu de l’abbaye Notre Dame des Dombes). Il est orné d’icônes contemporaines, écrites dans la tradition byzantine, par un couple membre de la communauté.
Dans l’abbaye Notre Dame des Dombes
Une balade contée autour de l’étang Prêle
Après le déjeuner, nous avons repris la route vers l’étang Prêle. Là, nous étions attendus par Diane. Nous l’avions déjà rencontrée l’été dernier pour une visite découverte de Chatillon sur Chalaronne. Cette fois, elle nous propose une balade contée autour de l’étang. L’épopée de Physalis nous a entrainés à la suite de Physalis et de Philibert Commerson, un naturaliste originaire de Chatillon sur Chalaronne qui a accompagné Bougainville dans son voyage autour du monde. Mêlant personnages historiques (dont Jeanne Barret qui avait accompagné Bougainville avec l’aide de Commerson) et imaginés, Diane prend tour à tour les différentes identités pour nous faire découvrir l’expédition autour du monde de Bougainville mais aussi la faune et la flore des étangs de la Dombes. Mêlant textes écrits et improvisations, la balade passe très vite et on en ressort en ayant appris des choses tout en s’amusant.
Diane / Physalis au bord de l’étang Prêle
Une observation ornithologique
Après l’épopée de Physalis, Diane nous a emmenés jusqu’à la cabane d’observation ornithologique. Elle propose en effet également des temps d’observation des oiseaux sur différents étangs de la Dombes, à différents moments de la journée. En cette fin de journée, nous avons pu voir des hérons cendrés, des aigrettes et des hérons garde-boue, ainsi que des foulques macroules. Diane prête des jumelles et apporte sa longue-vue : on peut ainsi observer discrètement tout l’étang et son pourtour.
La cabane d’observation ornithologique de l’étang PrêleHérons garde boue perchés à l’étang Prêle
Un cours de dessin en plein air
Pour terminer l’après-midi, nous retrouvons Orianne pour un cours de dessin. Nous l’avions elle aussi déjà rencontrée l’année dernière pour dessiner : nous devions initialement aller au bord de l’étang du Plantay, mais la météo nous avait contraint à changer les plans et à venir dessiner sous la halle de Chatillon sur Chalaronne. Cette fois, pas de souci de météo, nous pouvons bien nous installer au bord de l’étang. Nous avons choisi de nous mettre à l’ombre des arbres, à quelques dizaines de mètres de notre sujet du jour : une vue sur l’étang Prêle et son thou, la vanne qui sert à interconnecter les étangs les uns aux autres pour les remplir et les vider.
Work in progress…
Les animations dessin menées pour Orianne sont vraiment très chouettes. Elle nous guide pas à pas dans la réalisation de la composition et dans sa mise en couleurs. Mais il s’agit d’indications et chacun y apporte sa touche personnelle. A la fin, aucun de nos dessins ne ressemble à l’autre. Orianne a une façon de ne pas imposer sa vision et de valoriser ce que chacun fait. Cela rend l’expérience très agréable et très valorisante. En effet, nul besoin de compétences préalables en dessin pour obtenir un résultat satisfaisant (ceux qui connaissent mon niveau en pratique artistique savent…).
Dessin vs réalité
C’est après l’animation avec Orianne que se termine notre journée. Il est bientôt 19.30 et nous sommes là depuis 9.00 le matin. La journée a été bien remplie, mais nous n’avons pas vu le temps passer. Nous trainons encore un peu tous sur le parking, avant de reprendre la route chacun de son côté. Ces journées sont toujours de vraies parenthèses où j’ai plaisir à retrouver les copains, et durant lesquelles les échanges sont riches et sympathiques.
Informations pratiques
Location de 2CV : nos 2CV avaient été louées auprès de We Dolly. Localisés à Dagneux dans l’Ain, ils proposent des locations de 2CV aux particuliers et aux entreprises, ainsi que des jeux de pistes ou rallyes clés en main.
selfie 2CV
Abbaye Notre Dame des Dombes : Elle est située sur la commune du Plantay. Certaines parties de l’abbaye, dont l’église et l’oratoire sont librement accessibles à certains horaires. Il convient toutefois de ne pas déranger les temps de prière et les offices de la communauté. Il est aussi possible d’y séjourner pour y faire une retraite ou s’isoler pour réviser des examens. La Musculine est vendue à la boutique de l’abbaye, tout comme les autres productions de la ferme. Il est aussi possible à certaines périodes de l’année de déguster des glaces produites sur place avec le lait de la ferme.
Les activités proposées par l’office de tourisme :
Balade contée autour de l’étang – l’épopée de Physalis
Observations ornithologiques
Cours de dessin, avec Orianne Ces activités sont réservables directement auprès de Dombes Tourisme qui les propose tout au long de la saison selon un agenda. On retrouve ainsi les activités que j’ai faites cette année, mais aussi d’autres dont les visites guidées de Diane comme celle faite l’année dernière à Chatillon sur Chalaronne. Concernant les animations dessin avec Orianne, différents lieux sont proposés soit dans la nature, soit en ville.
Au bord de l’étang Prêle
Observation des oiseaux : la cabane d’observation ornithologique de l’étang Prêle est en libre accès. Il faut bien penser à refermer les volets avant de repartir. Attention, en été, il peut vite faire très chaud dans la cabane !
Pour déjeuner : nous nous sommes arrêtés à La Table de Cécile au Plantay. Nous avons eu le plaisir de nous attabler dans la grande cour à l’ombre des arbres. Le menu est construit à base de produits locaux, et de cuisine maison. Pour ma part, j’ai pris une salade de tomates au chèvre frais (parfaite pour l’été) et une quenelle de carpe.
Salade de tomates et quenelle de carpe au restaurant La Table de Cécile
Dombes – Ain – juillet 2026
(*) J’ai été invitée par Dombes Tourisme (collaboration commerciale non rémunérée) pour l’ensemble des prestations de cette journée. J’avais beaucoup apprécié le territoire l’année dernière, et j’étais plus que ravie de cette occasion d’y retourner. J’ai réellement été enthousiasmé par les activités proposées, et j’ai beaucoup apprécié cette journée, riche en découvertes et en échanges.
On ne manque pas d’activités à faire autour de Valence, en particulier en été. Peu importe qu’il fasse très chaud ou plus maussade, la région regorge de propositions en plein air ou à l’intérieur. Il y en a vraiment pour tous les goûts : des propositions culturelles, des activités ludiques, des randonnées. Chacun peut trouver quelque chose à sa convenance. Ce que je vous suggère ici est bien entendu très loin d’être exhaustif. Ce sont par contre des idées que j’ai moi-même testées sur le début de l’été (et niveau météo, le denier mois a été caniculaire).
Les lavandes marquent le début de l’été dans la DrômeLa récolte des lavandes a déjà eu lieu : il faut venir pendant la deuxième quinzaine de juin si vous voulez avoir la chance de voir les lavandes en fleurs dans la Drôme
Des idées de randonnées
Une randonnée vers la Tour de Barcelonne et la chapelle Sainte Marguerite
Parmi les randonnées que j’aime beaucoup en toutes saisons à proximité de Valence, il y a celles qui mènent à la Tour de Barcelonne et à la chapelle Sainte Marguerite, sur les hauteurs de Combovin. J’y vais régulièrement, généralement en partant depuis le parking du cimetière de Combovin. Cela faisait très longtemps que je n’étais montée en partant de Barcelonne. Le chemin est un peu plus long et moins impressionnant, offrant moins de points de vue. Il a par contre l’immense avantage de se faire quasi exclusivement en sous bois. Et en période estivale, c’est un véritable avantage.
Une montée vers la tour de Barcelonne en sous boisAu pied de la Tour de Barcelonne, pour observer les environs
Le départ se fait depuis la place de la mairie de Barcelonne. Il faut prendre la rue qui monte en face en direction de l’église puis continuer sur la gauche, toujours en montant. A un moment, la route se transforme en chemin puis sentier. C’est presque toujours tout droit, jusqu’à arriver au pied de la Tour. De la Tour, on rejoint facilement la chapelle Sainte Marguerite en passant par les Terres Blanches et le Gros Chêne. Le sommet est marqué par une croix. La chapelle se trouve un peu plus loin. Elle est toujours ouverte, pouvant servir d’abri au randonneur de passage. Il suffit de tourner la poignée et de pousser la porte. A l’intérieur, outre la statue de la Sainte, on trouve quelques textes, intentions de prière et ex-voto. Après voir fait le tour de la chapelle pour profiter du paysage, il est temps de prendre la direction du retour qui se fait plus ou moins par le même chemin.
Autour de la chapelle Sainte Marguerite
Une sortie en Ardèche autour de Champis
Cette sortie en Ardèche, je ne l’ai pas faite seule. Avec quelques collègues, nous nous étions en effet donné rendez-vous un samedi matin pour aller randonner ensemble. Comme nous avions prévu la date longtemps à l’avance, c’est tombé en plein épisode caniculaire. Nous avons donc opté pour une boucle qui nous ferait prendre un peu de hauteur pour gagner quelques degrés de fraicheur, et surtout qui serait essentiellement ombragée. De ce point de vue, la mission était réussie. Cette boucle, trouvée sur VisoRando, permet de marcher à l’ombre dans la campagne autour de Champis. Elle offre de très jolis points de vue sur la campagne. Et au passage de la passerelle sur le Duzon, il est possible de descendre dans la rivière pour se baigner, ce que nous n’avons pas manqué de faire (attention, il y a beaucoup de cailloux glissants au fond et on ne voit pas trop où l’on pose les pieds).
Randonnée sur les hauteurs de ChampisSpot de baignade dans le Duzon
Une balade en forêt de Saoû
La forêt de Saoû est un espace naturel protégé, un écosystème unique. Elle offre aussi de très nombreux sentiers de randonnée, pour tous les niveaux. C’est un soir après le travail que je me suis rendue en forêt pour profiter de la douceur (relative) de la fin de journée. J’ai pris un chemin au hasard, pas très loin de l’auberge des Dauphins. C’était une fabuleuse idée pour déconnecter après une journée de travail intense. Il se pourrait bien que je réitère l’expérience.
Un soir d’été en forêt de Saoû
ATTENTION : l’accès à la forêt de Saoû est réglementé. Il est obligatoire de se stationner sur l’un des parkings aménagés. On peut pique-niquer dans la forêt, des espaces sont même spécialement aménagés, mais il est interdit de faire du feu ou un barbecue. Des zones de quiétude pour la faune peuvent être mises en place, interdisant certains secteurs provisoirement à la randonnée. Le bivouac est autorisé sous certaines conditions. Il est impératif de se renseigner préalablement à toute pratique et de respecter les affichages provisoires qui seraient en vigueur.
Un tour vers le plateau d’Ambel dans le Vercors
Situé dans le Vercors, le plateau d’Ambel est un autre espace naturel sensible du département de la Drôme. Il est, tout comme la forêt de Saoû, parcouru de nombreux sentiers de randonnées, conduisant pour la plupart aux sommets qui l’entourent comme le Roc de Toulau ou la Tête de la Dame. L’accès au plateau d’Ambel se fait généralement depuis le refuge de Gardiole ou depuis le col de la Bataille. C’est en pleine canicule que j’y suis allée dernièrement. Je suis partie du col de la Bataille (où j’ai eu la chance de trouver un stationnement), en direction de la Tête de la Dame. J’avais choisi cet itinéraire car une partie était en sous bois et à l’ombre du Roc de Toulau. Malgré tout, une fois sur la crête, j’ai bien senti que le soleil était présent. Il y avait un peu de vent, agréable. Mais je n’ai pas regretté d’être partie relativement tôt (je dis relativement car la semaine précédente avait été très chargée et je m’étais réveillée un peu plus tard que ce que j’aurais aimé : il était donc quasiment 9.00 quand je suis arrivée et j’aurais aimé pouvoir y être au moins 1 heure plus tôt). Cela m’a permis d’éviter d’être en plein soleil sans abri sous une chaleur trop intense.
Tout au long de la randonnée, j’ai dominé la vallée d’Omblèze. A un moment, on voit très bien la faille correspondant aux gorges d’Omblèze
Le sentier part au pied de la montagne, presque horizontalement au niveau du col de la Bataille, sous le Roc de Toulau. Cette portion du GR93 commence en sous-bois, avant de rejoindre la crête au niveau du Pas de Gouillat et de la Croix d’Ambel. Une fois en crête, on quitte le balisage blanc/rouge du GR pour poursuivre selon une trace bien nette . Il n’y a plus d’ombre mais le paysage est époustouflant, typique du Vercors. Le chemin monte progressivement jusqu’à la Tête de la Dame. Après une pause, j’ai choisi de faire demi-tour pour ne pas être au soleil aux heures les plus chaudes de la journée, mais il est tout à fait possible de continuer, toujours sur le chemin de crête.
Le bonheur au retour de retrouver l’ombre des arbres après plusieurs kilomètres en plein soleilLes sentiers de crête ont quelque chose de magique dans le Vercors, et offrent des points de vue à couper le souffleUne partie du sentier en crête est incluse dans le GRP Grand Tour de la Gervanne
ATTENTION : le plateau d’Ambel et ses environs est un espace naturel protégé. Le bivouac y est autorisé sous certaines conditions. Il est interdit d’y faire du feu. Il faut bien rester sur les sentiers pour éviter les piétinements intempestifs et permettre aux espèces végétales de se développer correctement. Sur l’alpage d’Ambel, on peut croiser des troupeaux à l’estive. Il faut les laisser tranquille et les contourner largement. Si vous ouvrez une barrière pour passer, il faut impérativement la refermer. S’il y a un (ou plusieurs) patou(s), arrêtez vous et restez calme, parlez lui calmement, ne le regardez pas directement dans les yeux : il faut qu’il vous identifie comme un humain non menaçant. Une fois que le patou n’aboie plus, vous pouvez continuer à avancer, toujours doucement, toujours calmement, en passant le plus loin possible des bêtes. Si le patou se remet à aboyer, immobilisez vous de nouveau et recommencez le processus. Un patou n’attaque que s’il vous considère comme une menace pour le troupeau.
⚠️ ATTENTION : en raison des risques élevés d’incendie en Drôme et en Ardèche, certains secteurs/massifs/chemins peuvent faire l’objet d’une interdiction temporaire. Il est important de bien s’assurer de l’accessibilité avant de partir en randonnée. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner sur les interdictions locales, et les risques en cours.
Des idées d’activités
Découvrir un labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône
Je crois que je n’étais encore jamais allée dans un labyrinthe végétal. Aussi quand Labyléo, le labyrinthe végétal à Charmes sur Rhône en Ardèche, m’a proposé de venir découvrir l’activité, je n’ai pas hésité. Sur place, j’ai retrouvé plusieurs copains créateurs de contenu. Nous avons fait un tour assez rapide dans le labyrinthe car l’orage menaçait mais en 30 minutes, nous avons eu le temps de trouver (ou pas) quelques énigmes et de nous perdre à plusieurs reprises. Nous avons vraiment passé un chouette moment, et j’ai très envie d’y retourner en famille, ou entre amis, pour la version en nocturne.
Labyléo est situé en pleine campagne, avec vue sur les collines environnantes. Les végétaux sont vraiment haut : impossible de se repérer en regardant par dessus.
(*) Labyléo, quartier Mirabel, 07800 Charmes sur Rhône. L’accès est fléché depuis le village. Pour le détail des jours et horaires d’ouverture, il suffit d’aller sur le site internet du labyrinthe végétal.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) pour venir découvrir Labyléo en avant première de la saison 2026.
Faire un tour en petit train à Valence
Les tours en petit train sont souvent associés à la découverte de villes qu’on ne connait pas, en mode « on veut tout voir mais sans se fatiguer ». J’avoue que c’est généralement une activité que je zappe, préférant une découverte pédestre des villes où je vais. Mais, quand Valence Romans Tourisme m’a proposé de tester le petit train de Valence, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter. L’idée de jouer au touriste dans ma propre ville était séduisante. J’y suis allée avec Melle 3e, et ni l’une ni l’autre pensions autant passer un moment agréable malgré la canicule. Nous avons fait le tour en début d’après-midi un samedi (nous avions un choix limité par un horaire de train..), mais en roulant on a une sensation de « vent » qui rend la chaleur supportable. La balade dure environ 45 minutes, et nous n’avons pas vu le temps passer. Le petit train nous a emmenées voir tous les incontournables de la ville, en passant dans les rues piétonnes. Une bande audio permet de se situer et de repérer les différents monuments, mais aussi d’écouter quelques anecdotes. Bien qu’étant dans la région depuis 15 ans, j’ai appris 2 ou 3 petites choses. Si on ne connait pas la ville, c’est un excellent aperçu et qui donne des pistes pour venir ensuite flâner.
Le départ du petit train de Valence se fait devant l’office de tourismePrêtes au départ !
(*) Le départ du petit train se fait devant l’office de tourisme de Valence (boulevard Bancel). Les billets sont à acheter à l’office de tourisme. Il circule du lundi au samedi jusqu’au 29 août 2026.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) par Valence Romans Tourisme pour venir découvrir le petit train de Valence.
Aller à la piscine
Quand il fait chaud, la piscine est une excellente façon de se rafraichir. Et s’il pleut, les piscines couvertes offrent un espace de détente appréciable. Bref, la piscine, c’est toujours une bonne idée. Pour ma part, j’ai recommencé à aller très régulièrement à la piscine début janvier (j’y vais au moins 3 fois par semaine, en alternant aquagym et natation). Avec l’arrivée des beaux jours, j’ai eu envie d’essayer d’autres piscines autour de Valence. Voici celles que j’ai testées :
Centre aqualudique de l’Epervière à Valence : Situé à côté du parc de l’Epervière, il est géré par l’UCPA. C’est la piscine où je vais habituellement. Je l’ai choisie parce qu’elle est proche du bureau, mais j’apprécie vraiment le bassin extérieur (accessible été comme hiver). Il y a aussi un bassin intérieur, une pataugeoire avec des jeux d’eau, des toboggans et des grands espaces extérieurs. Facilement accessible en transports en commun, elle est littéralement prise d’assaut le week-end, durant les vacances scolaires et dès qu’il commence à faire chaud. A éviter à ces périodes si vous voulez vraiment nager (selon la foule les lignes de nage sont neutralisées) mais hyper agréable pour un moment de détente.
Centre aquatique Diabolo à Bourg de Péage : Cet équipement de l’agglo est un immense complexe aqualudique avec vue sur le Vercors, très lumineux et agréable. Il y a un bassin de natation intérieur, un bassin ludique intérieur, et des espaces de jeux d’eau dehors, ainsi que des espaces de détente extérieurs. J’y vais en plan B pour nager le week-end car même s’il y a du monde, le bassin de natation reste dédié à cette pratique. Côté ludique, il y a largement ce qu’il faut pour passer un bon après-midi détente en famille.
Piscine Le Petit Nice à Chabeuil : l’ancienne piscine municipale est maintenant gérée par Valence Romans Agglo. Elle a uniquement des espaces extérieurs et ouvre jusqu’au 30 août de 11.00 à 19.00 tous les jours. Elle se compose d’un grand bain (progressif de 1.55 m à 2 m de profondeur) et d’un petit bain/pataugeoire, ainsi que de grandes plages et pelouses ombragées. J’y vais ponctuellement et j’apprécie que 2 lignes soient réservées pour nager avec ou sans palmes/plaquettes.
Le Petit Nice – piscine de Chabeuil – Drôme
Se baigner en pleine nature
Il est possible de se baigner dans de nombreuses rivières, que ce soit en Drôme ou en Ardèche. Il suffit de trouver un spot accessible et où il y a de l’eau pour pouvoir faire trempette. Les endroits où on peut nager sont plus rares. Ils sont généralement aménagés mais restent pour certains très « nature ». C’est le cas du plan d’eau du Pas des Ondes. Situé à la limite du Diois et des Baronnies, à environ 1h30 de Valence, il se compose en fait de deux lacs : l’un dédié à la pêche et aux activités nautiques et l’autre pour la baignade avec des vues sur les montagnes environnantes. J’y étais allée il y a 3 ans et j’y avais apprécié la baignade. J’y suis retournée un samedi matin début juillet cette année. En arrivant vers 9.45, j’ai eu le plan d’eau pour moi toute seule ou presque durant mon heure et demie de baignade. Il y a une petite plage et le sol en pente douce permet aux enfants de pouvoir facilement jouer dans l’eau. Un peu plus loin dans l’eau, on n’a plus pied. Pour ma part, j’ai apprécié retrouver les sensations de la nage en eau libre après des mois de piscine : les grandes lignes, les demis tours sans appui, la régularité sans les relances au mur, et l’impossibilité de poser le pied pour se reposer (à la place, c’est si chouette de pouvoir flotter sur le dos ! ). Si on n’a pas besoin de savoir ce qu’on a sous les pieds quand on nage et qu’on n’a pas peur de partager l’espace avec les poissons, c’est absolument génial !
Plan d’eau de baignade avec vue !
(*) Plan d’eau du Pas des Ondes, 26510 Cornillon sur l’Oule. Accès libre mais parking payant du 15/06 au 15/09 (en 2026, 6 € par voiture). Sur place, snack et restaurant.
Des idées d’expositions
Inspirations Japon à l’Artsolite à Saint Jean en Royans
Après une première grande exposition consacrée aux œuvres numériques de Yann Nguema, l’Artsolite propose une exposition consacrée aux artistes occidentaux inspirés par le Japon. Le voyage nous emmène du XIXe siècle à nos jours, dans les pas de Henri Rivière, Cathelin ou encore les street-artistes du collectif Blast. Depuis les estampes, jusqu’aux mangas, en passant par le travail du papier, les codes graphiques et les techniques des artistes japonais ont été, et sont toujours, une source d’inspiration pour les artistes européens. Ils s’approprient les codes, les détournent, les transgressent aussi parfois pour raconter une esthétique hybride.
Lithographies de Henri Rivière qui s’inspire des estampes japonaises pour raconter la Bretagne à la fin du XIXe siècle / sculpture de geisha par Laurence Allart & tableaux colorés de STeW / méduses en papier et fleurs en papier par JM Letellier et Miki Nakamura / Moss People de Kim Simonsson (déjà vus à Lille et à Lyon) / fresque de Kalouf et robot méca par Mécamorphose / collection d’affiches et graphismes d’inspiration japonaise
En complément, lors de ma visite de l’exposition Inspirations Japon à l’Artsolite, je suis passée jeter un œil aux deux expositions de la maison du canal :
A ce moment-là, j’entre dans une forêt où Benoît Manent explore les saisons des forêts du Vercors par touches colorées, entre l’œuvre de Jean Giono et les fantômes de la Résistance
A ce moment-là, j’entre dans une forêt – Benoit Manent
La vie en rose, une installation immersive de Philippe Chitarrini qui se vit pieds nus, profondément déroutante et paradoxalement hyper relaxante.
Pieds nus dans La Vie en Rose de Philippe Chiattrini
(*) L’Artsolite, 105 impasse des Tisserands, 26190 Saint Jean en Royans. Exposition Inspirations Japon jusqu’au 27 décembre 2026 (payant). Exposition A ce moment là j’entre dans une forêt jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit). Installation La Vie en Rose jusqu’au 27 septembre 2026 (gratuit)
Les expositions que je n’ai pas encore eu le temps de découvrir
Parmi les expositions que je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir mais que j’ai repérées, il y a :
A vélo ! Echappées historiques et artistiques, au centre d’art de Crest. Le sujet des liens entre le vélo et l’art est intrigant. Les expositions du centre d’art de Crest sont assez petites et peuvent facilement se caser sur une fin de journée. Jusqu’au 11 octobre 2026 (payant)
Voyages au Levant, photographies de Nicolas Bouvier, au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les dernières expositions étaient hyper qualitatives et on m’a déjà dit beaucoup de bien sur celle-ci. Jusqu’au 31 octobre 2026 (gratuit).
La saison été 2026 des expositions au Château d’Aubenas, jusqu’au 20 septembre 2026 (payant) :
Mille six cent soixante-dix-sept, de Nicolas Daubanes, en lien avec les graffitis carcéraux que l’on trouve dans les anciens cachots du château.
Des patates, une exposition collective autour de la pomme de terre qui m’intrigue fortement
Edit du 17/07/2026 : j’ai eu le temps d’aller voir l’exposition A vélo ! Echappées historiques et artistiques à Crest. J’ai trouvé le propos plus orienté sociologie et technique qu’art et histoire. C’est surtout intéressant si vous aimez le cyclisme, et, idéalement, avez déjà quelques notions dans le domaine, en particulier sur les aspects techniques et leurs évolutions. Il reste qu’on y découvre de jolies machines, anciennes et modernes, et beaucoup de documents d’archives sur les courses nationales ou locales.
A vélo ! Echappées historiques et artistiques – Centre d’art de Crest
Des idées de spectacles
Il y a de nombreuses propositions de spectacles autour de Valence tout au long de l’été, et j’avoue ne pas avoir eu le temps d’en faire un recensement. Je laisserai donc votre propre curiosité vous guider. Cependant, je souhaite partager avec vous ma dernière mésaventure « spectacle ».
Parmi les spectacles phares de l’été dans la Drôme, il y a les Fêtes Nocturnes de Grignan. Cette année, c’est L’Ecole des Femmes de Molière dans une mise en scène de Robin Renucci avec François Morel qui est proposée. Si je n’ai pas manqué une édition des Fêtes Nocturnes depuis plusieurs années, je dois avouer que cela s’est joué à pas grand chose cette année. J’attendais en effet de connaître les disponibilités de Melle 3e par rapport à ses examens scolaires et ses vacances avant de réserver les places. Or, elles sont parties encore plus vite que les dernières année. Quand j’ai appelé la billetterie fin juin, toutes les représentations de l’été étaient déjà complètes. Enfin, pas tout à fait puisqu’il restait quelques rares places uniquement pour la représentation du soir même. Il était 16.30 et je n’ai pas hésité quand la personne de la billetterie m’a demandé si j’étais disponible le jour même et si je pouvais payer immédiatement les billets par téléphone. Le spectacle était comme chaque fois d’une très grande qualité, tant dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs. C’est même sans doute une des propositions estivales de Grignan que j’ai le plus apprécié.
L’école des femmes de Molière, mise en scène de Robin Renucci, avec François Morel (Arnolphe), Robin Renucci (Chrysalde), Juliette Cahon (Agnès) et François Deblock (Horace).
En conclusion : si un spectacle vous tente, réservez le plus vite possible. Et n’hésitez pas à tenter votre chance en appelant les billetteries même si cela semble complet !
Barcelonne & Combovin – Drôme – mai 2026 Champis – Ardèche – juin 2026 Saoû – Drôme – juin 2026 Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – juin 2026 Labyrinthe végétal – Charmes sur Rhône – Ardèche – juin 2026 Valence – Drôme – juillet 2026 Plan d’eau du Pas des Ondes – Cornillon sur l’Oule – Drôme – juillet 2026 Artsolite – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – juin 2026 Grignan – Drôme – juin 2026
Je connais assez peu Saint Etienne. J’y étais allée il y a bientôt 2 ans pour une découverte autour des savoir-faire et de la gourmandise. J’avais alors visité entre autres le Musée d’Art et d’Industrie avec ses collections d’armes, de cycles et de rubans. Je m’étais dit qu’il faudrait que je revienne pour explorer les liens de la cité stéphanoise avec le design. Saint Etienne fait en effet partie des villes créatives de design de l’UNESCO, et elle est la seule ville française avec cette distinction. J’ai donc profité du week-end inaugural de la toute nouvelle Galerie Nationale du Design pour retourner à Saint Etienne à l’invitation de Saint Etienne Hors Cadre et partir-ici.fr.
A la cité du design
Explorer la Cité du Design
Prendre de la hauteur sur la plateforme de la Tour Observatoire
Le rendez-vous pour cette journée était donné sous la tour observatoire à la Cité du Design. Après avoir retrouvé notre hôte de l’office de tourisme et les autres instagrameurs présents, nous avons été accueillis par la responsable communication de la Cité du Design. Quand elle nous a proposé de nous faire ouvrir l’accès à la plateforme, nous n’avons pas hésité pour accepter. Accompagnés par une équipe de la Cité du Design, nous nous sommes dirigés vers le sommet à 32 mètres de haut. J’ai choisi de les monter à pied mais c’est possible d’emprunter un ascenseur.
Sous la plateforme de la cité du design
Une fois en haut, j’ai été frappée par les lignes hyper graphiques des ombres de la structure tubulaire de la plateforme. Une fois tous arrivés au sommet, nous avons bénéficié d’une présentation des lieux et d’une lecture de paysage. La Cité du Design a pris place dans l’ancienne Manufacture d’Armes de Saint Etienne, là où était produit le fusil FAMAS de l’armée française. Inaugurée en 2009, elle est en partie installée dans les bâtiments historiques de l’ancienne manufacture, datant de 1864 (même si l’histoire de la manufacture d’armes de Saint Etienne est nettement plus ancienne). L’ensemble historique a été complété par un bâtiment moderne, la Platine, vaste vaisseau de 200 mètres de long abritant espaces d’exposition, boutique, salles de séminaires et auditorium.
La Cité du Design vue d’en haut, avec les bâtiments historiques et la Platine à droite Lignes graphique sur la plateformeArchitectures XIXe siècle et contemporaine Les vestes des médiateurs de la Cité du Design sont inspirées des vestes des mineurs, en référence au passé de la ville
Visiter les expositions de la Platine
Après cette introduction autour de l’histoire de la Cité du Design, mais aussi des liens entre le design et la ville de Saint Etienne, nous avons pris la direction de la Platine pour y visiter deux expositions. Nous avons commencé par l’exposition Créer un vase. Dans le cadre d’une commande publique, des artistes et designers contemporains ont proposé un dossier autour de la thématique du vase, de ce qu’il représente, de comment il peut se réinventer. Les dix lauréats retenus ont ensuite pu fabriquer leurs vases qui sont présentés dans l’exposition. Ce sont ainsi 21 vases qui sont visibles. Outre l’inventivité des projets présentés et la technicité de leur réalisation, j’ai aimé que l’exposition permette d’avoir un aperçu de la réponse que les candidats avaient faite. Ce petit coup d’œil dans les coulisses de la création permet aussi de se rendre compte qu’entre le projet initial et l’objet réalisé, il a parfois fallu se confronter à des réalités et difficultés techniques.
Mes coups de cœur dans l’exposition Créer un vase : – les vases inspirés de poteries antiques et qui font penser à des coeurs humains par Ile/Mer/Froid (un duo dont j’avais déjà apprécié l’exposition Dans une rouge clairière au Château à Aubenas) – les vases cueillettes en verre de Lorie Bayen El Kalim et Lauriane Carra, anciennes diplômées de l’ESAD de Saint Etienne, qui s’inspirent d’une balade en montagne et d’une cueillette de fleurs dans les alpages – le vase à distorsion numérique d’Octave Rimbert-Rivière qui fait écho aux verreries du début du XXe siècle avec un petit côté Daum et l’utilisation d’un verre à l’uranium tout en ayant été conçu à l’aide de modèles numériques en 3D
Nous sommes ensuite passés voir l’exposition Brèches Fertiles d’Anaïs Borie. Son inspiration se situe aux confins de l’archéologie futuriste et du steam punk. Dans un univers quasi aseptisé, elle interroge notre société et ce qu’il en resterait si dans quelques dizaines d’années, des historiens dans un monde post apocalyptique se penchaient dessus. Je dois avouer que la phrase d’introduction (« Dans le futur, on ne sait pas, même si nos ruines racontent qu’on a toujours su ») a trouvé de l’écho en moi, tout comme l’esthétique très particulière du travail d’Anaïs Borie.
Détail d’une des œuvres d’Anaïs Borie présentée dans l’exposition Brèches Fertiles
Découvrir la Galerie Nationale du Design
Après ces découvertes à la Platine, nous avons traversé un bâtiment et une cour pour nous rendre à la Galerie Nationale du Design. Cet espace avait été inauguré quelques jours auparavant seulement. Installé dans d’anciens ateliers réhabilités, cet espace a vocation à accueillir des expositions temporaires autour du design, en présentant des objets issus des collections publiques et en les faisant dialoguer. Il présente ainsi sa toute première exposition Design en main. Du langage à l’objet.
Depuis l’entrée de la Galerie Nationale du Design, vue sur la tour observatoireLe Seuil – l’entrée de la Galerie Nationale du Design, accessible à tous gratuitement, présente des objets actuels, créés par des designers contemporains et toujours édités, avec chacun une petite fiche explicative
L’exposition d’inauguration Design en main s’articule autour d’expressions utilisant le mot main : à mains nues, mettre la main à la pâte, de main en main, prendre en main… Chaque expression renvoie à une réalité, une vision du lien entre le design et la vie quotidienne. On explore ainsi la transmission des gestes artisanaux ou encore de l’utilisation de certaines machines anciennes qui ne sont pas documentées. On découvre nos objets du quotidien avec un regard à la limite de l’ethnologie. On s’interroge sur les effets de la société de consommation, et l’impact de l’usage de machines pour remplacer des gestes manuels y compris dans la vie de tous les jours avec les robots ménagers, et autres appareils électro-ménagers plus ou moins utiles. Enfin, une partie de l’exposition est consacrée à Manufrance, ancien fleuron stéphanois.
Saint Etienne, capitale du ruban – échantillons de rubans déposés Manufrance – l’âge d’or de l’industrie stéphanoise Appareils électro-ménagers – et la perte du geste au nom d’un pseudo-progrès
Créer sa tablette de chocolat chez Weiss
Après ces belles découvertes à la Cité du Design, nous avons terminé notre journée par un atelier très gourmand aux Ateliers Weiss. Pour ceux qui ne le savent pas, Weiss, c’est LE chocolatier stéphanois, une institution depuis 1882. Lors de mon précédent passage à Saint Etienne, j’avais visité la boutique du centre ville pour découvrir leurs spécialités. Cette fois, nous avons rendez-vous aux Ateliers, situés en périphérie de la ville. Avant d’attaquer notre atelier, nous enlevons tous nos bijoux, montres et boucles d’oreilles comprises, puis nous nous équipons : blouses, charlottes et surchaussures pour tous, complément cache-barbe pour les concernés. Nous sommes prêts pour entrer dans la partie fabrication.
La création de notre tablette en 4 étapes : – choix du chocolat à utiliser – choix des ingrédients à y insérer – coulage du chocolat dans le moule – disposition des ingrédients Reste ensuite à faire refroidir le chocolat et à le démouler
Après la présentation des ingrédients disponibles et une démonstration, nous voilà prêts à nous lancer dans la création de notre tablette. L’ambiance est à la fois joyeuse et concentrée, les gestes appliqués. Une fois toutes les tablettes mises à refroidir, nous bénéficions d’une visite de l’atelier de fabrication des confiseries. Les machines sont centenaires et racontent l’histoire de la gourmandise. Mais si je ne devais retenir qu’une seule chose, c’est la façon dont sont fabriqués les moules pour les inserts dans les bonbons. Ils sont en fécule de maïs, compressée pour prendre la forme, et ne nécessitant pas ensuite de démoulage. Il s’agit de la méthode traditionnelle, qui n’est plus beaucoup utilisée de nos jours.
Dans la « cuisine », le laboratoire de préparation des bonbonsLes moules des inserts en guimauve pour les fameux oursons sont constitués de fécule de maïs compressée.
Et si vous vous demandez quel est le lien entre le design et le chocolat, il est dans le moule. Les moules des tablettes Weiss ont été travaillés avec des designers, et ceux pour les ateliers de création de tablettes ont même fait l’objet d’un vote lors d’une précédente biennale du design.
Ma création : chocolat noir, pistaches, framboises, pop-corn et nougatine
Quelques informations pratiques
Visiter la Cité du Design :
Accès par le tramway arrêt Cité du Design depuis le centre ville ou en une quinzaine de minutes à pied depuis la place de l’Hôtel de Ville, parkings gratuits au Zénith (moins de 5 minutes à pied).
Les expositions actuellement en cours à la Platine : Créer un vase (jusqu’au 20 septembre 2026), Brèches Fertiles (jusqu’au 4 octobre 2026), Local tools (jusqu’au 16 août 2026, et que je n’ai pas eu le temps de voir)
L’exposition Design en main à la Galerie Nationale du Design est présentée jusqu’au 7 mars 2027
L’ensemble des informations pratiques (horaires, tarifs, expositions en cours, ateliers et animations) est à retrouver sur le site internet de la Cité du Design.
Expositions à la Platine
Faire un atelier chocolat :
Aux Ateliers Weiss, 1 rue Eugène Weiss, 42000 Saint Etienne
Les ateliers Maître Chocolatier de création de tablette de chocolat durent 1h. La réservation est obligatoire (possible via le site internet). L’animation n’est pas accessible aux jeunes enfants.
Sur place, il y a aussi une boutique où l’on retrouve toutes les références de la marqeu et un salon de thé.
Passage en ville
Ramener un souvenir de Saint Etienne :
La boutique de la Cité du Design propose de nombreux objets et documents en lien avec le design.
La boutique de l’office de tourisme, Saint Etienne Hors Cadre (16 avenue de la Libération, 42000 Saint Etienne), propose une large sélection de produits locaux : livres, papeterie, gourmandises, textiles. Tous sont issus de filières locales, avec un approvisionnement garanti à moins de 50 km.
Manger à Saint Etienne :
Le food court La Commune Mazerat a ouvert début 2026 dans l’ancienne halle Mazerat (2 cours Victor Hugo, 42000 Saint Etienne)
Sur place, 8 échoppes permettent à chacun de trouver un repas à sa convenance puis de s’asseoir autour des grandes tables. Chaque échoppe est là pour 6 à 12 mois, permettant ainsi à de jeunes restaurateurs et entrepreneurs de tester et affiner leur concept dans cet incubateur culinaire. On trouve également un grand bar à la carte très complète.
Nous avons choisi de prendre nos plats chez Bode Gaga, qui propose des tapas et pintxos à base de produits locaux et de saison. Nous nous sommes régalés.
Déjeuner à la Commune Mazerat
Saint Etienne – Loire – juin 2026
(*) J’ai participé à cette journée à l’invitation de Saint Etienne Hors Cadre, l’office de tourisme stéphanois et de Partir-Ici.fr, la plateforme de la région Auvergne Rhône Alpes pour un tourisme durable (collaboration commerciale non rémunérée). J’avais choisi de m’y rendre car le programme me plaisait beaucoup et correspond à des activités que je fais habituellement à titre personnel. Mon avis reflète l’expérience que j’ai vécue, telle que je l’ai vécue.
Je n’étais allée qu’une seule fois à Chatillon en Diois. Ce jour là, je partais avec Mr 2e pour Mirmande, on avait aperçu de la neige sur les sommets du Glandasse et décidé d’opter pour un autre « plus beau village de France » : Chatillon en Diois. Notre découverte avait été rapide, entre le jour qui déclinait tôt et une entorse de la cheville qui m’empêchait de forcer, mais j’avais envie d’y revenir. L’occasion est venue d’une invitation à venir découvrir Valterra Lodges, des hébergements qui viennent d’ouvrir. J’ai choisi de venir le jour de la fête de la transhumance, un évènement qui me tentait depuis longtemps. Pour compléter le week-end, je suis allée randonner dans les magnifiques paysages du Diois.
Dans les vignes de Chatillon en Diois
Comprendre le pastoralisme à la fête de la transhumance
Les fêtes des transhumances sont nombreuses dans les massifs autour de chez moi. Le pastoralisme fait en effet partie des traditions de l’élevage, en particulier ovin (mais il y a aussi souvent des chèvres qui montent à l’estive en même temps). Au début de l’été, les troupeaux prennent la direction des alpages, guidés par les bergers à pied depuis les vallées où ils ont passé l’hiver dans les fermes. Cela donne lieu à des évènements festifs. Dans le Diois, la fête de la transhumance est jumelée à une fête de la Clairette, production viticole emblématique de la région.
Le moment fort de la transhumance, c’est le passage du troupeau dans les ruelles du village
Le temps fort de la fête de la transhumance est le passage des brebis dans les ruelles du village. C’est celui qui marque le début de la fête et il a lieu dès le matin. A Chatillon en Diois, ce sont presque 700 brebis et chèvres qui ont ainsi traversé le village vers 10.30 du matin en trottinant. Le spectacle ne dure pas longtemps mais il est impressionnant. Le reste de la journée, le troupeau se repose dans un pré en lisière du village, sous l’œil attentif des patous. Et justement durant la fête, des ateliers sont organisés pour mieux comprendre le rôle des patous, le comportement à avoir quand on croise un troupeau en montagne l’été, le travail des berges et de leurs chiens, mais aussi les enjeux du pastoralisme tant dans la dimension économique et agricole que dans la préservation des paysages.
Le troupeau profite de l’ombre des arbres sous la surveillance du patou
Participer à une visite guidée du village
J’étais arrivée tôt afin de participer à la visite guidée du village prévue à 9.00 (afin qu’elle se déroule avant le lancement de la fête et que les ruelles ne deviennent trop encombrées). Découvrir un village avec une guide qui le connait par cœur, c’est l’occasion de prêter attention à des détails qui nous auraient échappé, de passer dans des endroits qu’on devine parfois à peine et surtout d’entendre plein d’anecdotes. La visite de Chatillon en Diois ne m’a pas déçue de ce point de vue. C’est toujours intéressant d’apprendre comment le village s’est construit et développé ou quels sont les enjeux géopolitiques auxquels il a fait face.
De la poésie sur les fenêtres, un bâti médiéval, des ruelles (dites viols) pittoresques, et des fontaines un peu partout, voilà qui fait le charme de Chatillon en Diois
(Re)Découvrir la Clairette de Die à travers une randonnée dans les vignes
En même temps que la fête de la transhumance, dans le Diois, c’est la fête de la Clairette. Une grande partie des producteurs de Clairette étaient ainsi présents, proposant des dégustations, accessible avec un pass acheté au préalable. D’autres animations étaient incluses dans le pass, dont une randonnée dans les vignes accompagnés par des viticulteurs. A l’heure dite, nous sommes donc partis avec un groupe d’une quarantaine de personnes à pied du centre du village en direction des vignes. Nous avons ainsi pu découvrir les différents cépages qui entrent dans la composition de la Clairette (qui est une AOP), mais aussi des deux autres appellations locales : les coteaux du Diois et l’appellation Chatillon en Diois (qui produit des vins blanc, rouge et rosé). J’ai beaucoup aimé cette balade au cours de laquelle les viticulteurs nous ont montré les actions qu’ils réalisent à chaque saison sur la vigne, évoquant les techniques, le temps à y passer et l’éventuelle mécanisation ou pas, ainsi que l’histoire des vignes sur le territoire.
Les cabanons dans les vignes font vraiment partie de l’histoire viticole. A Chatillon en Diois, ils ont pour la plupart été restaurés et se dressent toujours fièrement au cœur des parcelles.
La randonnée, assez courte, nous a conduit au Serre de Poêt, une petite butte à environ 3 km du village. Là, à l’ombre des arbres, entourés par les vignes, nous avons dégusté une coupe de Clairette. En dehors de l’expérience de dégustation dans les vignes, j’ai beaucoup aimé les discussions qui sont nées spontanément avec les viticulteurs mais aussi entre les participants. J’ai ainsi eu l’occasion de beaux échanges avec Etienne, qui vit en itinérance avec sa compagne dans un van, et travaille à la saison dans l’hôtellerie restauration un peu partout en Europe depuis plusieurs années.
Déguster un verre de Clairette bien fraîche au milieu des vignes : une très belle expérience. (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Se ressourcer à Valterra Lodges
Le point de départ de ce week-end dans le Diois, c’était d’aller découvrir Valterra Lodges. Ce sont des lodges hyper cosy qui ont ouvert il y a quelques semaines à Chatillon en Diois. J’ai été très agréablement surprise par la qualité de la prestation. En effet, le lodge dans lequel je logeais, prévu pour 4 personnes était plus grand que ce à quoi je m’attendais. La pièce de vie est toute en baie vitrée, donc hyper lumineuse et ouverte vers l’extérieur. J’ai bien aimé le petit coin salon indépendant de la pièce principale, qui offre un espace de détente confortable à l’intérieur. Pensé pour les jours où il fait moins beau, il est aussi idéal pour se mettre à l’ombre si le soleil est un peu trop fort. La terrasse extérieure aussi était plus grande que ce que j’ai pu avoir dans d’autres hébergements de type bungalow. Là encore, en plus de l’espace repas avec une grande table, il y a un coin salon hyper agréable. C’est l’endroit où j’ai passé le plus de temps : dans l’après-midi avec un livre et en fin de journée avec ma tisane pour regarder le jour décliner et le soleil disparaitre.
Des lodges tout équipés et un maximum de confort !
Côté confort, vous l’aurez compris, j’ai été charmée. En plus, c’est calme et j’ai hyper bien dormi. Et si la cuisine du lodge est très bien équipée et permet de se préparer un repas, on est aussi à une dizaine de minutes à pied du centre du village, mais surtout juste à côté du restaurant Le Caveau. Bref, l’endroit est vraiment top pour un week-end orienté nature et déconnexion que ce soit en famille, entre amis ou en solo. On peut y passer du temps en mode chill, mais c’est aussi un excellent camp de base pour découvrir le Diois : randonnées, baignades, circuits à vélo mais aussi découvertes culturelles et producteurs locaux.
Ca, c’était la vue depuis la terrasse du lodge. J’ai pu prendre mon petit déjeuner face aux montagnes.J’ai diné au restaurant Le Caveau. J’avais choisi le menu spécial transhumance avec une salade dioise, de l’agneau et des légumes au brasero et une tarte aux abricots. La cuisine est à base de produits de saison, et les saveurs sont là. J’ai particulièrement apprécié la cuisson de l’agneau, ce qui pour ceux qui me connaissent est un vrai point positif tant je peux être compliquée sur ce sujet.
Se rafraichir dans la rivière
Parmi les activités à faire dans le Diois (et plus globalement dans la Drôme) et qui ne demandent pas beaucoup d’engagement sportif, il y a aller se baigner à la rivière. Dès que le mercure grimpe sur le thermomètre, c’est le retour des pique-nique au bord de l’eau et des baignades. La rivière qui passe à Chatillon en Diois, c’est le Bez et il offre plein de jolis spots de baignade. L’un d’eux se situe à quelques centaines de mètres de Valterra Lodges (ils vont indiqueront comment y aller si vous leur demandez), mais il y en a plein d’autres tout au long de la rivière (un sentier la longe depuis le village). Je m’y suis rendue avec plaisir en fin d’après-midi. Après avoir bien marché toute la journée (entre la randonnée dans les vignes et le reste de la fête de la transhumance, j’avais déjà fait plus de 15 km à 16.00 !), j’avais envie de plonger dans l’eau fraîche. Enfin, plonger, le mot est peut être un peu exagéré : la rivière est plutôt un torrent et on ne peut pas vraiment y nager. Par contre, l’eau y est fraîche car elle arrive de la montagne (et il était encore tôt dans la saison), et elle était entre 15 et 16°C début juin. Pour les frileux, c’est sans doute encore un peu tôt pour se baigner, mais pour moi, c’était parfait !
Au bord de la rivière (Note pour moi-même : penser plus souvent à aller se baigner dans les rivières)
S’émerveiller au Vallon de Combeau
Un secteur de randonnée mythique
Après une bonne nuit de sommeil, et un copieux petit déjeuner, j’ai rendu les clés du lodge et j’ai pris la direction du vallon de Combeau. J’entends parler de cet endroit depuis que je vis dans la Drôme ou presque. Sur les bords orientaux du Vercors, à plus de 1500 mètres, ce vallon au cœur des montagnes est un petit paradis pour la faune et la flore sauvages. L’accès se situe au delà de Chatillon en Diois quand on arrive de la vallée de la Drôme, le mettant à presque 2 heures de route de chez moi. Quand le séjour à Valterra Lodges s’est organisé, j’ai tout de suite su que j’irai à Combeau.
La taille des randonneurs donnent une idée de l’immensité du paysage
Des paysages grandioses
Depuis le parking, on ne devine pas le vallon de Combeau. Il faut encore monter un peu à pied pour y accéder. Sitôt que je suis entrée dans le vallon, j’ai été subjuguée par la beauté du paysage dominé par la Montagnette. J’ai commencé à marcher en direction de la bergerie de Combeau. On suit une piste assez large, tout en étant entouré de montagne. A la bergerie, j’ai continué vers la cabane puis le Pas de l’Essaure. Au fur et à mesure, le paysage devient de plus en plus impressionnant, jusqu’à arriver au Pas de l’Essaure d’où l’on domine toute la vallée du Drac. En face, les sommets de l’Oisans et des Ecrins sont encore enneigés, tandis que la silhouette du Mont Aiguille se dresse à ma gauche. J’ai poursuivi jusqu’à la Tête Chevalière (1951 mètres) pour encore plus de points de vue sur les environs et une vue très impressionnante sur le Mont Aiguille.
vues sur Mont Aiguille, panoramas sur les Alpes, et cabane de l’Essaure (non gardée, en accès libre) : les paysages du vallon de Combeau
La joie de pouvoir observer la faune et la flore sauvages
Ce qui fait la réputation du vallon de Combeau, en dehors de ses paysages exceptionnels, c’est la richesse de sa faune et de sa flore. Lors de ma randonnée, j’ai ainsi pu observer de très nombreuses fleurs : narcisses des poètes, trolles, myosotis, centaurées, gentianes, orchidées (j’ai repéré des orchis sureau, des orchis mâles, et des orchis fragans), etc. Mais surtout, il y avait des tulipes australes. Cette variété de tulipe sauvage est un des emblèmes du Parc Naturel Régional du Vercors. Assez petite, très élancée, élégante, elle se fait discrète tant qu’elle n’est pas ouverte.
orchidées et tulipes australes
Ce que je savais moins, c’est que le vallon de Combeau est aussi connu pour sa faune. Tout au long de la sortie, j’ai été survolée par les chocards à becs jaunes mais aussi par quelques vautours. Mais ce que j’ai préféré, c’est voir plein de marmottes. Moi qui avais vu ma première marmotte seulement en avril dernier, là, j’en ai vu des dizaines, plus ou moins discrètes. Puis, il y a eu cette rencontre improbable avec un bouquetin à quelques mètres du sentier seulement. Je n’y allais pas pour la faune, mais je suis revenue émerveillée !
Sur les alpages, les marmottes prennent leur temps et montrent leur museau espiègleCette marmotte a surgi de « nulle part » juste devant moi sur le sentier. J’ai pu la regarder assez longuement avant qu’elle ne continue son chemin.Ce bouquetin était tranquillement en train de paître sous un arbre, à quelques mètres du sentier, imperturbable.
Informations pratiques
Hébergement : Valterra Lodges, 115 Route de Die, 26140 Chatillon en Diois.
Restaurant : Le Caveau, 115 route de Die, 26140 Chatillon en Diois
Visite guidée du village de Chatillon en Diois : des visites sont régulièrement organisées, les renseignements sont à prendre à l’office de tourisme
Producteurs de Clairette (et autres vins des appellations locales) : quelques vignerons indépendants sont installés sur Chatillon en Diois mais beaucoup travaillent en coopérative avec Jaillance, dont le caveau se situe 335 avenue de la Clairette à Die (à la sortie de la ville en direction de Crest / Valence) (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Randonnée au vallon de Combeau
A propos des randonnées
Dans les vignes à Chatillon en Diois : la randonnée jusqu’au Serre du Poêt est facile. En aller/retour depuis le village, il faut compter 6 km. Elle se fait sur une petite route au milieu des vignes.
Dans le vallon de Combeau :
La route d’accès au parking du vallon de Combeau est une route étroite de montagne, longeant parfois le précipice.
Le vallon de Combeau est très populaire. Il peut donc être compliqué de s’y stationner, même s’il y a un parking au niveau du panneau de départ des randonnées. J’ai du redescendre pour me stationner plus bas le long de la route à environ 600 mètres du parking. Quand je suis partie, il y avait des voitures jusqu’à plus de 1 km et demi du parking.
Il existe de nombreux tracés de randonnée dans le vallon de Combeau, plus ou moins techniques, plus ou moins difficiles. Vous en trouverez sans souci sur les différents sites type VisoRando ou AllTrails. Globalement, tant qu’on reste dans le fond du vallon, c’est assez facile. Dès qu’on approche des crêtes, cela devient plus difficile. La montée vers Tête Chevalière passe par exemple par un sentier qui tire droit dans la pente sur 500 à 600 mètres pour quasiment 120 mètres de D+ (j’ai fait le calcul pour vous, la pente est entre 20 et 25%).
Entre le Pas de l’Essaure et Tête Chevalière, on est facilement en bordure de précipice (falaises de plusieurs centaines de mètres de haut). Il convient donc d’être prudent.
Il n’y a pas de réseau dans le vallon de Combeau. Il faut donc prévoir une carte papier ou au moins avoir téléchargé la carte au préalable sur son téléphone.
Le balisage dans le vallon est réduit à sa plus simple expression : à peine quelques poteaux indicateurs. L’essentiel du balisage repose donc sur des cairns, technique traditionnelle pour indiquer les chemins. En l’absence de balisage et de cairns, il faudra utiliser son sens de l’orientation, sa carte et sa boussole.
A titre d’information, j’ai fait un circuit qui m’a emmenée de l’entrée du vallon de Combeau jusqu’à Tête Chevalière et retour. J’ai parcouru un peu plus de 10 km, avec 500 m D+. Le tracé était indiqué pour 4 à 5 heures, j’ai mis 3h15.
Le vallon de Combeau est un milieu naturel exceptionnel, et protégé. On n’y fait aucune cueillette. Et on ramène tous ses déchets (même les moins glamour, dont papier toilette et compagnie).
Au premier plan, un cairn de balisage : il suffit d’aller en direction du cairn suivant pour suivre le chemin.
Chatillon en Diois – Drôme – juin 2026
(*) J’étais invitée à séjourner à Chatillon en Diois par Valterra Lodges, ainsi que pour le diner au restaurant Le Caveau (collaboration commerciale non rémunérée). Mon avis est basé sur l’expérience que j’ai vécue. Les activités n’étaient pas organisées dans le cadre de cette collaboration. J’ai également choisi moi-même la date pour la faire correspondre à la fête de la transhumance.
La ville de Romans sur Isère est souvent méconnue alors qu’elle recèle de nombreuses pépites. Entre les éléments patrimoniaux et le savoir faire, la ville offre en effet de nombreux attraits pour le visiteur de passage ou celui qui habite à proximité. Afin d’aider à se repérer dans la ville, il existe un Top 5 des lieux incontournables à explorer, complété par quelques bonnes idées autour du patrimoine ou de la gastronomie. Avec un groupe d’instagrameuses de la région, j’ai été conviée le mois dernier à venir découvrir ces incontournables.
Un dépliant édité par la ville est disponible à l’office de tourisme, dans les sites du top 5 ou en ligne. Il comporte une carte qui permet de se repérer pour savoir où aller. J’ai eu un gros coup de cœur pour le design illustré du dépliant.
La Cité de la Chaussure, pour découvrir un savoir faire
Alors que j’habite à proximité de Romans, je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir la Cité de la Chaussure. Installée dans le local d’un supermarché désaffecté, la Cité est avant tout un projet solidaire. Après la crise de la chaussure qui a frappé Romans à la fin des années 1980, un groupe de travailleurs sociaux a cherché des solutions pour réemployer les anciens ouvriers des industries du cuir. Bien que n’ayant initialement pas envisagé d’ouvrir un atelier de fabrication de chaussures, c’est la mise en vente du matériel issu du démantèlement d’un grand chausseur qui fait prendre conscience du risque de perte de savoir faire lié au cuir sur le bassin romanais. La décision est prise de racheter le matériel et de recréer un atelier de fabrication de chaussures à Romans. La Cité de la Chaussure nait quelques années plus tard de la volonté de pérenniser les ateliers tout en proposant des visites et un magasin de vente.
Une exposition de photos des copains du Caillou aux Hiboux est proposée dans le hall de la Cité de la Chaussure
Après la présentation de l’histoire de la Cité de la Chaussure, et un petit tour dans la boutique (où quelques modèles me font de l’œil), nous avons pu visiter les ateliers. Là, des artisans étaient en train de travailler. Nous avons ainsi pu voir en direct certaines des étapes de la fabrication des chaussures. Le sens du détail et la précision des gestes sont impressionnants. Entre les différentes étapes, et les temps indispensables entre deux opérations, la fabrication d’une paire de chaussures s’étale sur deux jours et nécessite plusieurs heures de travail.
De la fabrication à la vente, toutes les étapes sont réalisées dans les murs de la Cité de la Chaussure
La Cité de la Raviole, pour une étape gourmande
Pour les gourmands, il faut aller à la Cité de la Raviole. Située juste en face de la gare, c’est à la fois une boutique et un lieu de découverte de cette fameuse petite pâte farcie, portée par la marque Mère Maury. On y découvre ainsi un film expliquant comment sont fabriquées les ravioles. On peut aussi y apprendre comment bien cuire ses ravioles. Et bien entendu, on peut acheter toute la gamme, en frais comme en surgelé.
Leçon de préparation des ravioles
Mais, la raviole, c’est quoi ? C’est une spécialité de la région de Romans qui n’a rien à voir avec les raviolis italiens même si ce sont aussi des pâtes farcies. Elles se présentent en plaques de 48 ravioles. La recette traditionnelle est farcie à base de Comté, de persil et de fromage frais. Elle bénéficie d’une AOP, d’un label rouge et d’une IGP. Il existe maintenant de nombreuses variantes : au basilic, au fromage de chèvre, aux olives de Nyons, à l’ail noir, ou encore à la truffe par exemple. Ici, manger des ravioles, c’est habituel : on en trouve facilement partout, et chacun y va de sa recette. Le plus simple est de les cuire à l’eau ou au bouillon : on les sort de l’eau avec une écumoire dès qu’elles remontent et on déguste aussitôt. Mais on peut aussi les frire pour les mettre à l’apéritif ou en salade ou les faire en gratin, avec un peu de crème. Pour ma part, je les fais généralement en gratin avec des courgettes et du saumon, ou avec des champignons et du Saint Marcellin. J’aime bien aussi les préparer dans un bouillon miso. Le soir en hiver, c’est un plat simple, rapide et réconfortant.
Nous avons pu déguster les ravioles traditionnelles et les ravioles à l’olive de Nyons
Le Musée de la Chaussure, pour une pause culturelle
Le Musée de la Chaussure fait partie des incontournables de Romans depuis un moment pour moi. J’avais déjà eu plusieurs fois l’occasion de le visiter, mais c’est toujours un plaisir. Cette fois, nous étions accompagnés par Baptiste pour une visite guidée. J’avais déjà fait une visite guidée avec Baptiste et il a plein d’anecdotes à raconter, que ce soit sur le musée, la chaussure à Romans ou les collections qui sont exposées (et je ne dis pas cela parce que Baptiste est un copain : il est vraiment un guide fantastique !). Il nous a emmenés à travers les salles du musée pour nous expliquer le savoir faire romanais avec les marques historiques, l’évolution de la chaussure dans le temps et dans le monde, mais aussi les chaussures récentes, comme les fameux crampons de Kylian Mbappé.
Entre le lieu et les collections, le Musée de la Chaussure est vraiment à découvrir
Comme nous étions en visite VIP, nous avons eu le droit de nous rendre au centre de documentation du musée. Là, des milliers de documents relatifs à la chaussure sont archivés. Ils servent aujourd’hui de base de recherche pour les designers ou pour la création de costume de scène. Nous avons aussi eu la chance de pouvoir jeter un œil aux réserves. Le musée de la Chaussure a un fonds d’environ 20 000 pièces dont une infime partie est exposée. Le stockage de ces trésors est très impressionnant. Baptiste avait également eu l’autorisation de nous sortir quelques modèles prestigieux ou rares, dont certains sont inexposables en raison de leur fragilité. J’avoue avoir largement savouré ce moment privilégié.
Le centre de documentation et les réserves du Musée de la ChaussureChaussure de Falbala (Laetitia Casta) dans le film Astérix et Obélix contre César Chaussure en cuir d’estomac de lama par André Perrugia Chaussure créée pour Mistinguett Chaussures brodées ayant appartenu à Grace de Monaco – elles avaient été exposées en 2020 Chaussure de scaphandrier – elle pèse 8 kg et est la plus lourde des collections du musée.
Marques Avenue, pour le shopping
Marques Avenue s’est installé à Romans en , dans une ancienne caserne de gendarmerie réhabilitée par le cabinet d’architecture JML Wilmotte. C’est aujourd’hui un centre commercial outlet qui a la particularité d’être à deux pas du centre ville. Avec 90 boutiques de mode, pour la maison ou gourmandes, il y en a pour tout le monde. Le centre commercial est très végétalisé et le passage d’une boutique à l’autre se fait par l’extérieur, comme on se promènerait dans des rues bordées de magasins.
Marques Avenue est installée sur une ancienne caserne de gendarmerie
Le matin, nous avons eu la chance de prendre notre petit déjeuner dans la boutique Lindt (une de mes boutiques préférées à Marques Avenue) où nous avons pu découvrir certaines des nouveautés. L’après-midi, nous étions de retour à Marques Avenue pour un défi shopping. Munie d’une carte cadeau, j’avais 45 minutes pour trouver un article coup de cœur dans les boutiques du centre commercial. Je dois dire que je ne suis pas vraiment branchée shopping, et que j’achète le plus souvent en réponse à un besoin. Avec seulement 3/4 d’heure devant moi, cela laissait peu de temps pour trouver un article de mode et faire des essayages. J’ai donc opté pour des choses pour la maison : des torchons, des assiettes et des bougies (des valeurs sûres en quelque sorte). Cela m’a quand même permis de voir la diversité des boutiques et de me donner des idées pour de futurs achats. Enfin, nous avons pris un goûter chez Bagelstein, situé dans l’enceinte de la caserne. La journée ayant été chaude, j’étais contente de pouvoir me poser pour savourer un smoothie.
Gourmandise à Marques AvenueDéfi shopping relevé (et avec seulement 48 centimes de dépassement) !
Pour plus de découvertes… dont le 5e incontourable
Vous l’aurez noté : il manque le 5e incontournable. La journée ayant déjà été très bien remplie, je vais devoir retourner à Romans pour en profiter. Il s’agit des nombreux ateliers et boutiques d’artisans et créateurs situés dans le centre de Romans. J’en ai repéré quelques uns qui me font particulièrement de l’œil quand nous sommes passés dans les rues piétonnes du centre ville. J’ai par exemple eu un vrai coup de cœur pour un sac de la marque Nodie’s(et je ne suis pas la seule : la reine Rania de Jordanie en a déjà deux !)
Le parcours des chaussures géantes à Romans, ce sont 13 étapes pour découvrir la ville et le patrimoine. Ici, un derby de Stéphane Kelian devant la Tour Jacquemart.
Pour d’autres idées à Romans, je peux vous suggérer de :
La Cité de la Chaussure – 36 place Jean Jaurès, 26100 Romans. Pour connaitre les horaires de la boutique et les possibilités de visites des ateliers, il faut se rendre sur le site internet de la Cité de la Chaussure.
La Cité de la Raviole Mère Maury – 33 boulevard Gabriel Péri, 26100 Romans – face à la gare. Les horaires sont à retrouver sur le site internet de la marque Mère Maury. En complément de la boutique, un distributeur de ravioles va être installé juste de l’autre côté de la rue, aux Halles Autonomes.
Le Musée de la Chaussure – rue Bistour, 26100 Romans. Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée.
Marques Avenue – avenue Gambetta, 26100 Romans – 90 boutiques mode, maison et gourmandise.
Le plus mignon des gardiens du Musée de la Chaussure
Durant le premier week-end de mai, le château de Grignan a offert à ses visiteurs un voyage dans le temps. Sitôt le châtelet passé, nous nous retrouvions en 1690 pour une journée riche en évènements et découvertes. Avec Melle 3e, nous y sommes allées le premier jour, pressées de découvrir ce que ce bond dans le passé nous réservait. Si sur le papier, une journée entière au château peut sembler longue, je peux vous assurer que nous ne nous sommes pas ennuyées et que nous n’avons pas vu passer le temps de notre arrivée à 10.30 jusqu’à notre départ à plus de 20.00. Venez, je vous raconte.
Le château de Grignan domine le village.
Un peu de contexte
Le château de Grignan à la fin du XVIIe siècle appartient à François Adhémar de Monteil de Grignan, héritier de la famille des Adhémar (qui a donné son nom à la ville de Montélimar). Il est lieutenant général de Provence, une des plus hautes fonctions de l’état. En 1669, il épouse en troisième noce Françoise Marguerite de Sévigné, la fille de la Marquise de Sévigné. Quand la nouvelle Comtesse de Grignan s’installe à Grignan, la Marquise débute alors une correspondance soutenue avec sa fille. Madame de Sévigné fera aussi trois longs séjours à Grignan, plus d’un an à chaque fois (en même temps, il lui faut trois semaines pour venir depuis le château des Rochers, sur ses terres de Bretagne). Elle y décèdera en 1696.
Evocation de l’arrivée de Madame de Sévigné à Grignan en 1690
Cette année marque les 400 ans de la naissance de la Marquise de Sévigné. Le département de la Drôme a lancé une année de célébrations : l’année Sévigné. Le château de Grignan est forcément très impliqué dans ce dispositif et de nombreux évènements y ont lieu toute l’année. Ce week-end de reconstitution historique, une première au château de Grignan, en fait partie. Et on peut dire que le succès a été au rendez vous car sur les trois jours, près de 10 000 visiteurs y ont participé.
Tout le week-end, les visiteurs pouvaient louer des costumes de Marquise, Marquis ou Mousquetaire. J’ai ainsi porté toute la journée une robe longue, pour entrer complètement dans l’ambiance Grand Siècle
Des animations dans les cours du château
Un spectacle équestre dans la cour d’honneur
Tout au long de la journée, des spectacles et animations se sont succédés dans les différentes cours du château. Dans la cour d’honneur, c’est un spectacle équestre qui se jouait. La Marquise de Sévigné, accompagnée de mousquetaires, a ainsi pu faire la démonstration de son savoir faire à cheval. Il est à noter la performance pour les chevaux qui ont travaillé dans un environnement peu propice : la cour d’honneur est en petits galets ronds et présente une légère déclivité. On est bien loin des carrières planes en sable dont ils ont l’habitude. Agrémenté de quelques danses baroques et d’un peu d’escrime, c’était un joli spectacle par lequel nous avons débuté notre journée.
Démonstration d’équitation dans la cour du châteauDéfilé des danseurs dans la cour d’honneur du châteauDéfilé des danseurs costumés dans les cours du château
Des échoppes dans la cour des ruines
La cour des ruines est habituellement fermée au public. Il faut dire qu’elle se situe dans une aile qui n’a pas fait l’objet d’une reconstruction après l’achat du château par Marie Fontaine au début du XXe siècle, et qu’elle présente donc un intérêt de visite assez limité. Durant les journées de reconstitution, des échoppes y avaient été installées. On pouvait ainsi y découvrir des métiers aujourd’hui disparus, comme le poupetier (qui faisait des poupées) ou le paternostrier (qui fabriquait des chapelets à partir de graines séchées). Il y avait aussi un écrivain public et un intéressant cabinet de curiosités.
Le marchand de tissus et rubansUn renard au regard douteux dans le cabinet de curiosités (ou comme dirait Melle 3e « passion animaux mal empaillés »)Extrait de lettres
De l’escrime dans la cour du puits
Dans la cour du puits, c’est avec bonheur que j’ai retrouvé les membres de l’Académie AMHE. Je les avais déjà vus lors de reconstitutions de combats du Moyen-Âge à Rochemaure et présentant l’escrime Renaissance à Montélier. J’aime beaucoup ce qu’ils proposent. Les explications de Gilles, le maître d’armes, sont toujours très claires. On repart à chaque fois en ayant appris quelque chose sur les pratiques de l’époque concernée. Cette fois, nous sommes au XVIIe siècle. Il est question de duels à l’épée mais aussi d’entrainements pour les batailles avec épée à deux mains ou encore avec épée et rondache. Les combats ne sont pas chorégraphiés et c’est ce qui rend les démonstrations encore plus intéressantes.
Démonstration de duels façon XVIIe siècle
Des visites originales dans le château
Un accès libre tout au long de la journée
Durant ces trois jours, toute la journée, l’accès à l’intérieur du château était libre (dans la limite des jauges de sécurité bien entendu). C’était l’occasion pour moi de parcourir à nouveau les différentes salles du château dans ses habits de printemps. Comme il y avait beaucoup de monde, je n’ai pas pris de photos à l’intérieur en dehors de celles du bel escalier d’honneur, décoré de fleurs (Si vous voulez en voir plus, vous pouvez aller découvrir ma visite du château pour Pâques l’année dernière, à la saison des lavandes , un jour pluvieux à l’automne ou pour les fêtes de fin d’année).
L’escalier d’honneur dans son habit de printemps
Une visite théâtralisée en soirée
En fin d’après-midi, le château a fermé ses portes… pour les rouvrir à partir de 18.30 dans le cadre de visites théâtralisées. Répartis en deux « familles », les Forbin et les Castellane, nous sommes entraînés de pièce en pièce à la rencontre des habitants du château. Nous croisons ainsi le Comte et la Comtesse de Grignan qui préparent une fête, Madame de Sévigné qui écrit une lettre, Charles fils de la Marquise, mais aussi un groupe de gentilhommes prêts à en découdre. Ils finiront d’ailleurs par le faire sur la terrasse du château. Nous terminons dans la salle de bal pour une démonstration de danse baroque. La visite dure une heure que je n’ai pas vue passer, et se termine sur la terrasse avec le soleil déclinant, un verre à la main.
A la rencontre des habitants du château à la fin du XVIIe siècle lors de la visite théâtralisée
Grignan 1690 – journée de reconstitution historique château de Grignan – Drôme 1er mai 2026
Informations pratiques pour (re)découvrir le château de Grignan
Il n’y a pas de « meilleure saison » pour le visiter. J’y suis allée à différents moments de l’année, et c’est toujours un plaisir. Même si vous y êtes déjà allés, n’hésitez pas à en pousser à nouveau les portes.
Des évènements ponctuels ont lieu au fil des mois, et les décorations du château évoluent au fil du calendrier : Noël, Pâques, etc. De nombreuses manifestations sont organisées toute cette année 2026 dans le cadre de l’année Sévigné.
Un nouveau parcours de visite sera mis en place au début de l’été, avec l’ouverture du second étage. J’ai hâte de pouvoir le découvrir.
Fin d’une belle journée au château de Grignan
Pour profiter d’un spectacle : Les Fêtes Nocturnes reviennent cet été dans la cour du château avec L’Ecole des Femmes de Molière, mise en scène par Robin Renucci. Cela fera forcément partie de mon programme estival (comme les pièces montées dans ce cadre ces dernières années : Fracasse en 2021, Les Fâcheux en 2022, L’Avare en 2023, Histoire d’un Cid en 2024, Le Barbier de Séville en 2025)
Le pique-nique chic à base de produits du terroir au Café Louis Provence
Pour se restaurer ou faire une pause : Le café Louis Provence situé dans le bosquet du château propose des paniers pique-nique du terroir à déguster sous les arbres, ainsi que des glaces et des rafraichissements. J’ai pu tester les produits (locaux) du panier pique-nique et je me suis régalée. Il y a une option végétarienne hyper qualitative à base de tartinade de légumes, houmous et affinade d’olive de Nyons.
Autour du vin : parler de Grignan sans parler de vin, c’est compliqué. Plusieurs animations sont proposées au château au fil de l’année autour de l’appellation Grignan-Adhémar. Il est aussi possible de prendre à certains moments un verre de vin sur la terrasse tout en profitant de la superbe vue sur les environs. (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération
Le plaisir d’un verre de vin sur la terrasse du château au coucher du soleil (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération
J’ai profité d’une belle journée de printemps pour aller passer une journée dans les Cévennes, avant que la foule estivale ne vienne se presser sur les petites routes. Le point de départ de la journée était la découverte des grottes de la Cocalière et de la Salamandre où j’avais été invitée. Je me suis également promenée dans les villages alentours, et suis allée explorer les paysages de la région. Bien entendu, j’ai limité mes explorations à une toute petite zone géographique, grosso modo autour de Barjac (et je n’y ai même pas vu tout ce qui figurait sur ma liste tant il y a à voir).
vue depuis le village de Lussan
Des explorations souterraines
La grotte de la Cocalière
La raison principale de ma venue dans les environs de Barjac était de venir découvrir deux grottes dont j’avais beaucoup entendu parler. J’ai commencé la journée par la visite de la grotte de la Cocalière. Arrivée à l’ouverture, j’ai pu participer à la première visite guidée de la journée. Hors saison et tôt le matin, il y a souvent peu de monde (il m’est même arrivé de ne pas pouvoir faire la visite car il y avait trop peu de monde à la grotte de la Madeleine). Cette fois, nous étions 5 visiteurs. Autant dire que c’était une visite VIP, presque privée. Nous avons pu largement échanger avec notre guide Guillaume, et la visite a même duré plus longtemps que prévu pour le plaisir de tous. En haute saison, les groupes de 50 visiteurs se succèdent toutes les 15 minutes, impossible donc d’autant prendre son temps.
Sur cette draperie, on voit nettement les différentes strates de concrétion
La grotte de la Cocalière est encore active. L’eau s’infiltre et continue à déposer de fines couches de calcaire sur les concrétions. Après un début de printemps bien pluvieux, il y a pas mal d’eau dans la grotte. Malgré tout, les profondeurs des petits bassins restent très faibles, à peine quelques centimètres. La rivière souterraine se trouve beaucoup plus bas et remonte très rarement jusqu’au niveau de la grotte qui se visite. Ce peu d’eau est cependant suffisant pour créer des jeux de miroir très impressionnants.
Dans la grotte de la Cocalière
Je dois dire que cette grotte a été un vrai coup de cœur. La mise en valeur des salles souterraines est toute en sobriété, révélant la beauté pure des concrétions de calcaire. Chaque salle révèle des secrets, et apporte son lot d’émerveillement. Complété par les explications de Guillaume, et les échanges que nous avons pu avoir, c’était réellement une visite exceptionnelle.
La magie du travail de l’eau dans la grotte de la Cocalière
La grotte de la Salamandre
Après la grotte de la Cocalière, je suis allée à la grotte de la Salamandre. Celle-ci est la plus récente grotte ouverte à la visite dans le secteur. Elle a en effet ouvert aux visiteurs en 2013 seulement. Située dans un environnement naturel exceptionnel, il faut se stationner à environ 700 mètres de l’entrée et faire une petite marche dans la forêt de chênes verts avant d’arriver. Tout le long, des panneaux permettent d’en apprendre plus sur le milieu naturel traversé. Devant l’entrée de la grotte, adossée à la falaise, une immense terrasse en bois permet de découvrir le paysage. L’endroit est idéal pour une petite pause avant d’entrer sous terre.
Terrasse avec vue
Contrairement à la grotte de la Cocalière, une seule salle compose la grotte de la Salamandre. Elle a des dimensions exceptionnelles qui donnent un peu le tournis. Le parcours de la visite (guidée) permet de passer entre les colonnes impressionnantes. On y trouve aussi des concrétions qui semblent horizontales : il s’agit en fait de concrétions verticales qui se sont cassées, sans doute sous l’effet d’un séisme, et qui se sont ensuite retrouvées intégrées dans d’autres concrétions plus récentes.
L’impressionnante salle de la grotte de la Salamandre
J’ai moins aimé la visite de la grotte de la Salamandre que celle de la grotte de la Cocalière. Déjà, le fait qu’il n’y ait qu’une seule salle, même si elle est vraiment splendide, crée un rythme de visite un peu étrange. Ensuite, les jeux de couleurs des lumières et la musique de fond tout au long de la visite ne m’ont pas apporté de « plus » lors de la visite, et parfois même m’ont dérangée dans ma contemplation des merveilles de la nature qui m’entouraient. Malgré tout, il serait dommage de passer à proximité sans s’y arrêter car cette grotte reste exceptionnelle.
D’anciennes stalagmites effondrées créent des décors surnaturels.
Des villages pleins de charme
Passer dans le secteur sans s’arrêter dans les villages, ce serait vraiment dommage. Il y a en effet de très nombreux villages perchés dont certains sont classés. C’est le cas de Lussan, La Roque sur Cèze et Montclus qui sont parmi les plus beaux villages de France. Mais d’autres villages ont aussi beaucoup de charme, comme Barjac par exemple. Je me suis arrêtée rapidement à Barjac le matin, sur la route vers la grotte de la Cocalière. C’était l’occasion d’une jolie promenade dans les ruelles encore désertes.
Dans le vieux village de Barjac
L’après-midi, c’est à Lussan que j’ai fait un tour. Le village domine les environs. Il est possible de se promener le long des anciens remparts pour admirer le paysage. Dans le village, ruelles et petites places rivalisent de charme. J’ai pu aussi découvrir le temple, à la fois sobre et imposant, niché au cœur d’un joli jardin. J’y avais d’ailleurs vu une très belle Bible datant de la période du Désert.
Au fil des petites rues de Lussan
Des paysages extraordinaires
Les concluses de Lussan
Difficile de faire abstraction des paysages quand on circule dans cette zone des Cévennes. Les petites routes circulent au cœur de forêts verdoyantes. Dès que l’on prend un peu d’altitude, chaque virage apporte son lot de points de vue. J’avais envie de m’arrêter partout ou presque (mais ne l’ai pas fait car ce n’était pas possible de le faire en sécurité). Comme en plus, le soleil brillait, je trouvais dommage de ne faire que du tourisme souterrain. J’ai donc eu envie d’une petite randonnée. J’avais depuis longtemps sur ma liste d’aller voir les concluses de Lussan.
Les concluses de Lussan vues depuis le belvédère
Le site est à environ 5 km du village de Lussan depuis lequel il est bien fléché. Sur place, un petit parking permet de se stationner. J’étais déjà tard dans la journée (il était quasiment 16.00 quand je suis arrivée), et le parking était bien rempli. J’ai cependant eu la chance de trouver une place pour laisser ma voiture. J’ai ensuite suivi les panneaux indiquant le chemin. On part du haut de la falaise pour descendre à travers la forêt jusqu’à la rivière. Le retour se fait par le même chemin. Plusieurs panneaux d’interprétation sont disponibles le long du parcours. Le trajet en lui même permet quelques jolis points de vue, en particulier depuis le belvédère. Arrivée au bord de la rivière, j’ai regretté de ne pas avoir emporté mon maillot de bain car l’eau, fraîche et claire, était très tentante. J’ai marché un peu le long de la rivière, coincée entre les parois rocheuses, avant de remonter.
Au bord de la rivière, entre falaises et végétation
Les cascades du Sautadet
Sur le trajet du retour, j’ai fait un crochet par La Roque sur Cèze afin d’aller voir les cascades du Sautadet. Il s’agit là encore d’un site que j’avais repéré depuis très longtemps sans avoir eu l’occasion d’y aller. J’ai laissé la voiture sur le parking du village avant de longer la rivière jusqu’aux cascades. L’ayant beaucoup vu sur les réseaux sociaux, je craignais d’être un peu déçue par le site. Non seulement cela n’a pas été le cas, mais je l’ai trouvé encore plus impressionnant en vrai qu’en images. En aval du village, la Cèze a creusé des cavités dans le calcaire. Là, la rivière prend de la vitesse entre marmites de géants et rapides. C’est vraiment spectaculaire.
Au bord des cascades du Sautadet
Informations pratiques
Les grottes
Grotte de la Cocalière : la grotte est ouverte de mi-mars à début novembre. Les horaires et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de la grotte. Sur place, il est possible de se restaurer avec une offre de type snack, mention spéciale pour la sélection de glaces Terre Adélice. L’eau utilisée est celle de la grotte, et il y a des points pour remplir sa gourde à plusieurs endroits sur le site. Il faut compter environ 250 marches à descendre et une bonne trentaine à remonter pour un parcours souterrain d’environ 1 km. Le retour au point de départ se fait en petit train à travers la garrigue. La température dans la grotte est de 14°C. En saison, la réservation est plus que conseillée.
Grotte de la Salamandre : la grotte est ouverte de mi-mars à début novembre. Les horaires et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de la grotte. Sur place, il est possible de se restaurer en profitant de la splendide terrasse. Des points d’eau sont également accessibles. L’accès à l’entrée de la grotte se fait depuis le parking via un sentier d’environ 700 mètres (avec un petit D+). Il est possible de venir déposer/récupérer des personnes en voiture à côté de l’entrée du site. Quelques places PMR sont également disponibles à côté des bâtiments d’accueil. Il faut compter environ 50 marches à descendre et 90 à remonter pour un parcours d’un peu plus de 500 mètres sous terre. Un belvédère accessible sans marches permet à tous de profiter d’une vue sur la grande salle. La température dans la grotte est de 12°C. En saison, la réservation est très fortement conseillée.
Ce secteur n’est pas très loin des gorges de l’Ardèche où vous pouvez découvrir d’autres grottes, par exemple l’Aven d’Orgnac, la grotte de la Madeleine, la grotte Saint Marcel ou la grotte aven forestière (que je ne connais pas encore mais suis curieuse de découvrir)
Pont sur la Cèze à La Roque sur Cèze
Les villages
Les jolis villages sont nombreux, que ce soit côté Gard ou côté Ardèche. A proximité immédiate de Barjac et Lussan, on peut citer La Roque sur Cèze et Montclus. Un peu plus loin, Aiguèze est aussi classé parmi les plus beaux villages de France.
Attention : compte tenu du caractère étroit des ruelles des villages, il faut éviter de s’y engager en voiture et privilégier les parkings dédiés, souvent à l’extérieur des villages. Certains sont payants, c’est par exemple le cas à Lussan ou La Roque sur Cèze.
Les randonnées
Les concluses de Lussan : depuis le parking (fléché au départ du village de Lussan), l’aller/retour jusqu’au portail des concluses sur la rivière Aiguillon fait environ 2.5 km pour un D+ de 100 mètres. C’est une longue descente à l’aller, et donc une longue montée au retour. Il s’agit d’un sentier d’interprétation très bien balisé. Le chemin est très caillouteux, et nécessite de faire attention à où on pose les pieds (et de porter des chaussures adaptées au terrain). Il est situé à flanc de falaise calcaire et même si la forêt apporte un peu d’ombre, il est prudent de partir avec de l’eau (et de la crème solaire en été). Le temps de parcours A/R est donné pour 45 minutes. C’est le temps que j’ai mis au total sachant que j’ai aussi fait une bonne pause au bord de la rivière. ⚠️Attention / Sécurité : l’accès aux concluses peut être interdit pour des raisons de sécurité. Il ne faut pas non plus s’aventurer dans le lit de la rivière s’il y a un risque d’orage ou de pluie (risque élevé de crue soudaine dans le goulet formé par les gorges).
Les cascades du Sautadet : depuis le parking du village de la Roque sur Cèze, il faut longer la rivière sur environ 800 mètres pour arriver aux cascades (rive droite). Il est aussi possible de traverser le pont et de se rendre sur la rive gauche pour un autre point de vue sur le site naturel.
⚠️ Attention / Sécurité : le site des cascades du Sautadet est dangereux et de nombreux accidents mortels y sont à déplorer. La baignade y est strictement interdite (une plage est accessible en aval du site). Et lors de l’exploration sur les rochers calcaires, il faut être prudent. Les anfractuosités y sont nombreuses, et les rochers à l’approche de la rivière peuvent être glissants. Il est fortement recommandé de ne pas s’approcher du bord. Une prudence extrême est de rigueur.
Vue sur la Cèze depuis le belvédère de la grotte de la Salamandre
Gard – avril 2026
(*) J’avais été invitée à venir visiter les grottes de la Cocalière et de la Salamandre après en avoir rencontré les équipes sur la journée professionnelle du salon Destination Ardèche. Mon avis est, comme toujours, sincère et reflète l’expérience que j’ai vécue. Ces deux visites constituent cependant une collaboration commerciale non rémunérée. Les autres découvertes sont des choix complètement personnels.
Certains d’entre vous le savent déjà, j’ai longtemps travaillé à Lyon. Mais, prise dans le tourbillon de mon quotidien professionnel, je fréquentais souvent les mêmes lieux, les mêmes rues. Et je n’avais pas le courage de retourner à Lyon le week-end. Depuis 2 ans, je ne vais plus chaque jour à Lyon, et j’y vais donc avec plaisir pour m’y balader ou y profiter de l’offre culturelle (même si dans la Drôme, il y a aussi plein de belles propositions). C’est pour découvrir les nouvelles expositions du macLyon que j’y suis allée cette fois, et je me suis aussi baladée dans les environs de la Cité Internationale.
La Cité Internationale de Lyon a été bâtie à la fin des années 1990/début des années 2000 sur le site de l’ancienne foire de Lyon. L’ensemble a été conçu par l’architecte Renzo Piano, et s’articule autour d’une rue piétonne interne. La Cité Internationale abrite des hôtels, un centre de congrès et spectacles, des salles de cinéma, des restaurants et des bureaux, ainsi que le Musée d’Art Contemporain de Lyon.
Une visite au Musée d’Art Contemporain
Redécouvrir le macLYON
Il suffit parfois d’une occasion pour retourner dans un quartier où on n’a pas mis les pieds depuis plusieurs années. C’était mon cas avec la Cité Internationale. La dernière fois que j’y étais allée, c’était il y a une dizaine d’années pour une soirée de gala à l’amphithéâtre 3000, et je n’avais pas vraiment flâné. La fois précédente remontait à la fin des années 1990. Le quartier était encore en construction, mais le Musée d’Art Contemporain (dit macLYON) venait d’ouvrir ses portes et j’étais venue le visiter. Et je n’y étais pas retournée depuis.
La façade Art Déco du macLYON est celle de l’ancien palais de la foire, qui a été conservée.
C’est à l’invitation de IgersLyon et du macLYON que je suis venue pour découvrir les 3 nouvelles expositions temporaires. Le musée a en effet cette particularité de ne pas exposer de collections permanentes (même s’il possède un fonds d’œuvres), et de proposer uniquement des expositions temporaires avec généralement deux rotations annuelles. Un nouveau cycle d’expositions a été inauguré le 6 mars dernier, et j’ai eu la chance de les parcourir dès le lendemain avec un médiateur en visite guidée.
Truck, installation d’Eric Wurm en 2007Au macLYON, des espaces permettent de réaliser des activités en famille, de consulter des livres ou encore de faire une pause.
Encore lui ! – Jean-Claude Guillaumon
La première exposition est une monographie de Jean-Claude Guillaumon, intitulée Encore lui !. Elle propose un regard sur l’œuvre de cet artiste lyonnais autodidacte et peu connu du grand public. Dessinateur industriel de profession, proche du mouvement Fluxus (qui milite pour l’abolition des frontières de l’art), il a débuté en faisant des happenings dans les années 1960, apportant un vent de nouveauté dans la scène artistique lyonnaise. Au cours des années 1970, épaulé par son épouse Colette, il se met en scène dans des séries photographiques portant un regard à la fois acerbe et plein d’humour sur l’art, en particulier contemporain, et la société de façon plus générale. Loin du selfie façon XXIe siècle, Jean Claude Guillaumon ne se met pas au centre de ses productions pour des raison égotiques mais pour au contraire désacraliser la place de l’artiste et tourner en ridicule la vanité qui l’accompagne.
Dès l’entrée de l’exposition, le ton est donné« N’allez pas contredire l’artiste vous passeriez pour un imbécile » Un avertissement en forme de pied de nez à la pédanterie des artistesJean Claude Guillaumon explore de nombreux formats photographiques, en bande façon photomaton ou en tirage simpleJe ne savais pas encore que Jean Claude Guillaumon était dessinateur industriel quand j’ai vu cette œuvre, mais j’ai immédiatement pensé à la correspondance des vues en dessin technique. (Et je suis donc très surprise que mes cours de dessin industriel aient pu me servir à quelque chose une trentaine d’années après ! )Les oeuvres ne sont pas captives de leurs cadres mais envahissent le monde comme devrait le faire l’art.Dans la lancée des happenings, Jean Claude Guillaumon a aussi fait des captations vidéo comme cette partie de go un peu particulière, qu’il met ensuite en scène dans une installation.Ce papier peint « Jean Claude Guillaumon » reprend la figure hypnotique de l’artiste (et me fait penser au papier peint des Renés d’Hervé Di Rosa au musée de Valence en 2022)
Regards sensibles – œuvres vidéo de la collection Lemaire
Isabelle et Jean-Conrad Lemaire ont constitué au fil des années l’une des plus importantes collections privées d’art vidéo en France. Les œuvres qu’ils ont acquis couvrent la période de 1984 à 2025. Ils ont fait don de cette collection au macLYON de façon récente. Dans cette collection, la commissaire d’exposition a imaginé un parcours à travers une sélection d’œuvres, les faisant ainsi dialoguer. La scénographie invite le visiteur à s’assoir pour regarder les vidéos proposées, dont la durée varie de quelques minutes à une demi-heure. Je dois avouer que l’art vidéo est sans doute celui qui a le plus de mal à me toucher. J’ai souvent du mal à interpréter l’intention de l’artiste, et j’analyse l’œuvre plus que je ne la ressent. Mais quelquefois, une œuvre vidéo trouve un écho en moi et m’émeut. Ca a été le cas pour Les Indes Galantes, une vidéo de Clément Cogitore, qui met en scène des danseurs dans une battle hip hop sur la musique de Rameau, et qui a été un vrai coup de cœur.
Regardez bien, les mains d’Alexis le médiateur font écho à l’œuvre qui se joue dans son dosLa scénographie de l’exposition est une vraie réussiteSi l’œuvre vidéo m’a laissée perplexe, j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégageait de l’installation avec cette lumière bleutée.
Peinture froide – Giulia Andreani
Au troisième étage du musée, la peinture froide de Giulia Adreani nous emmène dans un univers monochrome. En effet, l’artiste peint uniquement avec du gris de Payne, un gris bleuté créé au XVIIe siècle par un aquarelliste anglais et utilisé généralement pour les ombres et les effets de profondeur. L’utilisation qu’en fait Giulia Andreani donne un rendu très froid, créant une distance entre le spectateur et le tableau, figeant dans une dimension quasi photographique les scènes représentées. Parmi les thématiques, on note une forte interrogation sur la place des femmes, tantôt invisibilisées, tantôt mises en valeur. L’artiste s’attache aussi à revisiter les esthétiques des images de propagande des régimes totalitaires. L’ensemble porte un regard interrogatif sur l’impact politique de l’iconographie, et le souvenir laissé dans la mémoire collective.
Questionnement sur la place de la femme dans le monde, en particulier artistiqueLuttes politiquesQuestionnement sur la place de la femme dans le monde, en particulier artistiqueUne œuvre monochrome avec un fort impact
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) au Musée d’Art Contemporain de Lyon.
Coup de cœur pour le tote bag du macLYON
Une promenade au parc de la Tête d’Or
La Cité Internationale de Lyon est situé juste en lisière du parc de la Tête d’Or. S’il m’est arrivé de temps en temps de faire un tour au parc, c’était plutôt du côté opposé, vers les serres et le jardin zoologique. J’ai donc profité d’être à la Cité Internationale pour aller me balader dans les allées du parc en bordure du lac. Comme j’y étais début mars, c’était la pleine floraison des différentes variétés de jonquilles mais aussi des magnolias (et dans quelques semaines, c’est la roseraie qui sera en fleurs). Cette version printanière du parc de la Tête d’Or est l’une des plus belles, et je n’ai pas manqué de faire beaucoup (trop) de photos.
Les pelouses étaient couvertes de jonquillesLe spectacle des mangolias en fleursL’un des cygnes du lacJ’avais découvert Lyon lors de mon premier stage quand j’étais étudiante, et j’étais complètement tombée sous le charme de ce pont en bois. J’y avais d’ailleurs à l’époque fait quelques séries de portraits.
Lyon – Rhône – mars 2026
En passant sur la Presqu’île après ma journée autour de la Cité Internationale, j’ai pu admirer les magnolias en fleurs devant le bâtiment de la bourse du commerce à Cordeliers