Au fil de mes randonnées ces dernières semaines, j’ai pris en photo de nombreux détails de la végétation prise dans la glace ou recouverte par la neige.
En voici quelques-unes, juste pour le plaisir des yeux !












Drôme – janvier 2021

Si j’aime bien aller à la Chapelle Sainte Marguerite, au dessus de Combovin, nous nous sommes aperçus que nous n’y étions jamais montés en famille ! Il était donc impératif de remédier à cela… Entre les fêtes, c’était la sortie parfaite pour prendre l’air sans avoir à hâter le pas au retour : l’après-midi était en effet déjà bien engagé quand nous nous sommes décidés.
Après les pluies des jours précédents, la Véore était bien gonflée et si le passage à gué était possible sans se mouiller les pieds, cela ne devait pas être le cas quelques jours auparavant. A partir de là, nous avons suivi le chemin habituel : la montée le long des prés, les vues dégagées sur le Vercors derrière nous, le village qui s’éloigne peu à peu, puis la montée dans les bois à la végétation quasi méditerranéenne avant d’apercevoir la croix du sommet puis la petite chapelle blottie à ses pieds.
Comme nous n’avons pas tous le même rythme (et encore, j’étais contente de mettre 30% de temps en moins cette fois par rapport à la fois précédente où je reprenais tout juste la randonnée), nous nous attendons régulièrement, histoire de s’assurer que nous partons bien tous dans la même direction.
Au pied de la chapelle, nous avons pris le temps d’admirer le paysage de tous les côtés. Le ciel était clair et la vue bien dégagée, en particulier sur la plaine de Valence. Au loin, les sommets ardéchois se devinaient enneigés. De l’autre côté, le soleil éclairait encore les petites vallées, et nous avons regardé un troupeau de vaches (qui nous semblaient minuscules) se déplacer dans un champ.
Après un passage dans la chapelle et un petit crochet pour admirer le point de vue sur la Tour de Barcelonne, tandis que le soleil déclinait et que l’ombre gagnait notre versant de la montagne, nous avons pris le chemin du retour à la maison…. et d’un bon goûter bien mérité.







Combovin – Drôme – décembre 2020
La semaine dernière, dans la nuit de samedi à dimanche, il est tombé de la neige. Vers 21.00, les flocons ont commencé à virevolter et s’accrocher au paysage. Vers 23.00, tout est uniformément blanc. Mais au petit matin, la neige avait déjà bien entamé sa fonte au profit de températures très légèrement positives. Si nous voulions profiter des paysages enneigés, il n’allait pas falloir tarder !
Alors, avec Melle 3e, sitôt le petit déjeuner pris, nous avons enfilé nos chaussures de randonnée et sommes parties à pied dans les environs de la maison, pour profiter de la campagne sous son voile blanc. Le radoucissement, en faisant fondre la neige, générait aussi un léger brouillard, apportant une ambiance quasi irréelle au paysage.
Dès que j’ai sorti mon appareil photo, j’ai su que je traiterais ces images en noir et blanc, tant cela me semblait adapté au ressenti que j’avais alors.





Chabeuil – Drôme – 17 janvier 2021

Je crois que le chemin des Moines, dans le cirque de Peyrus, au pied du Vercors, aura été une de mes grandes découvertes de la fin d’année 2020 ! Je l’avais approché lors des premières chutes de neige de la saison alors que nous avions des restrictions de temps et de distance pour nos sorties, et j’avais alors fait une balade entre automne et hiver. J’y suis retournée lorsque nous avons eu des chutes de neige un peu plus marquées et surtout à plus basse altitude pour profiter des paysages bien blancs.
Si ces deux fois, je ne suis pas montée très haut, j’avais noté lors de mon premier passage qu’il faudrait que j’aille voir en direction du Pas du Touet. C’est ce que j’ai fait le dernier dimanche de décembre dernier.
J’avais envie de voir de la neige de près. Compte tenu du nombre de voitures en direction du Col des Limouches, je me suis dit qu’il y aurait sans doute foule sur les quelques parkings permettant d’accéder aux champs de neige et que j’allais plutôt tenter de monter voir chercher la neige à pied !
Je me suis donc stationnée sur la route des Chichats, juste avant le petit pont et surtout la première montée. Arrivée à l’intersection des routes de Drogue et des Chichats, j’ai emprunté le GR93 en direction du Pas du Touet.
Le chemin est assez étroit, et surtout il monte bien en permanence (un rapide calcul mental me donne une pente moyenne autour de 20% sur la montée entre les Chichats et le Pas du Touet). Comme je manque un peu d’entrainement (entre blessures et confinements…), c’est sans doute un peu optimiste de ma part mais c’est bien trop tentant d’approcher la neige ! Je me fais d’ailleurs plus souvent dépasser que je ne dépasse d’autres randonneurs… La montée est raide mais la neige se rapproche : cela me motive (tout comme le « Courage ! » que me lance un traileur alors que je reprends mon souffle au bord du chemin).
Le sol du sous bois blanchit de plus en plus à mesure que je monte. Le vent fait virevolter les flocons qui s’étaient déposés sur les arbres. Et soudain, alors que le chemin offre une vue un peu plus dégagée sur la plaine de Valence, les abords du sentier sont couverts d’une jolie couche de neige. Me voilà immédiatement projetée dans la magie de l’hiver !
A mesure que j’approche du col, la pente se raidit. Avec la neige tassée par les passages des marcheurs, le sol devient aussi plus glissant. Après une petite hésitation à continuer, je me décide finalement à faire demi-tour un peu avant le Pas du Touet : le genou auquel je m’étais fait une entorse tire beaucoup, et je commence à avoir mal dans la cuisse à force de compenser… Si je veux m’assurer de rentrer chez moi, il est raisonnable d’entamer la descente !
Comme pour insister sur la sagesse de ma décision, je m’aperçois aussi que le soleil commence à décliner. Je profite toutefois de la descente pour jeter un oeil dans les trouées d’arbre et admirer le paysage. Je quitte peu à peu la neige…
Lorsque je retrouve ma voiture, je suis certes fatiguée mais surtout heureuse de cette belle sortie sur le chemin des Moines, de cette balade au cœur du cirque de Peyrus. Et puis, je pourrai toujours revenir une nouvelle fois pour aller jusqu’au Pas du Touet et longer un peu ensuite la crête pour admirer la vue sur la plaine de Valence….











Chemin des Moines (GR93) – Peyrus – Drôme – décembre 2020
(*) Pour partir sur le chemin des Moines depuis Peyrus, il est possible de laisser sa voiture à la sortie du village en direction du Col des Limouches auprès des bacs de tri sélectif de la route des Chichats ou d’emprunter cette route sur environ 1 km où du stationnement est possible le long de la rivière.
Le balisage est celui du GR93 (blanc/rouge). Depuis le hameau des Chichats jusqu’au Pas du Touet, il y a environ 2.5km pour 575 mètres de dénivelé positif : plus que la distance, c’est la pente qui rend le chemin difficile.
Parfois le hasard fait bien les choses ! Cela a par exemple été le cas cette semaine, un soir où après le travail, je suis rapidement sortie pour aller faire une course.
Je vais être honnête : ça a pris un peu plus de temps que prévu. En effet, le soleil déclinait et venait inonder le village d’une lumière dorée. Alors, forcément, j’ai fait un détour pour aller prendre quelques photos….




Chabeuil – Drôme – janvier 2021

Après plusieurs jours de pluie en décembre, je suis retournée voir la cascade du Rif à La Baume Cornillane. En effet, compte-tenu de la nature des sols, les niveaux des ruisseaux et rivières sont très sensibles aux fortes pluies.
Dès que je me suis engagée sur le petit chemin dans la forêt qui mène à la cascade, j’ai entendu le bruit du ruisseau, nettement plus fort que lors de mes précédentes visites.
En allant y jeter un coup d’oeil, l’impression s’est confirmée : son débit était bien plus important que d’autres fois.
A l’approche de la cascade, en longeant le ruisseau, j’ai commencé à l’entendre d’assez loin. Et dès que je l’ai aperçue, plus aucun doute n’était possible : la cascade du Rif coulait avec un fort débit…
Après l’avoir admirée de loin, je me suis approchée de la mare qui se trouve à sa base, en essayant de ne pas glisser sur la pente saturée en eau (spoiler : je n’ai pas réussi et j’ai dévalé de façon peu contrôlée une partie de la pente… heureusement, l’eau fraîche de la cascade m’a permis de me laver les mains afin de pouvoir continuer à utiliser l’appareil photo).
J’ai passé un long moment à regarder l’eau dévaler le flanc de la montagne, à me laisser hypnotiser par le mouvement de l’eau et le bruit de la cascade (tout en essayant de ne pas trop me mouiller les pieds)….
C’est d’ailleurs un peu à regret que j’ai rebroussé chemin pour retourner à la voiture et rentrer me sécher à la maison…




Cascade du Rif – La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2020
(*) Vous l’aurez compris : après les fortes pluies, l’accès à la cascade est fortement glissant, non seulement aux abords même de celle-ci mais également tout le long du chemin. Si le sentier ne présente pas de difficulté particulière en temps normal, il convient donc d’être un peu plus prudent après un épisode pluvieux.
(**) Pour prolonger la balade, vous pouvez continuer jusqu’à la grotte de la Dame, située à proximité immédiate (le chemin pour accéder à la grotte passe par la cascade). Les escaliers menant à la grotte peuvent être glissants par temps humide.

Il y a du vent, mais aussi un peu de ciel bleu. Après deux jours de pluies et juste après avoir fêté Noël, l’appel de l’extérieur est trop fort pour lui résister. Je pars donc pour La Baume Cornillane (ce n’est pas loin et s’il fait trop froid, la balade pourra facilement être écourtée).
Du village, je pars en direction du site médiéval. Je traverse l’ancien village dominé par les ruines du château des Cornillans. Au delà, le sommet de la Raye a pris une teinte blanche avec les chutes de neige de la veille.
Finalement, le vent n’est pas aussi intense une fois sur la crête que ce que j’aurais craint au départ. Je m’avance donc vers les roches de la Pangée. Le panorama sur la plaine de Valence est toujours aussi époustouflant.
Mais cette fois, j’ai surtout envie d’explorer les ruines. Je retourne donc vers le château, et je m’aventure au pied d’un mur dont je n’avais jamais remarqué qu’il était accessible côté « intérieur ». Là, une ouverture permet d’admirer le paysage de la Raye. Je ne me lasse pas de la vue sur les sommets légèrement enneigés.
Malgré tout, la température est fraîche… Je vais donc me mettre à l’abri dans les ruines de l’ancien donjon. Ainsi, face à la vue sur la plaine, l’endroit est parfait pour sortir mon thermos de café et profiter d’une pause. Je m’amuse à retrouver les lieux connus dans le panorama qui s’offre à mes yeux….
Le temps passe tranquillement, mais il est temps de prendre le chemin du retour… doucement.











La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2020
Voilà, nous sommes repartis pour une année de photos avec le projet 52-2021 ! Et pour commencer, je vous ai donc très logiquement proposé le thème « commencer »….
Quand j’ai choisi la liste des thèmes, je cherchais en fait une variante sur début d’année, nouvelle année… Je souhaitais quelque chose de plus ouvert aussi, de moins limité au commencement d’une année.
Commencer, ça peut donc certes commencer l’année, mais aussi un nouveau projet, un chantier, un apprentissage, un livre (que l’on veuille l’écrire ou le lire), …
J’avais imaginé aller prendre en photo le poteau de départ du GR93, à Peyrus. Mais mardi matin, il avait neigé…. et donc je suis allée faire une belle promenade au lever du jour.
Voici donc comment j’ai commencé ma journée de mardi dernier, les pieds dans la neige, sur un belvédère dominant le village…. alors que le jour commençait !

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Pour voir comment les autres participants vont commencer ce projet, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
NB : certains commentaires partent en modération, je les valide dès que je me connecte… mais j’ai aussi d’autres occupations le samedi, dans la vraie vie ! Aussi, ne vous inquiétez pas si votre commentaire met un petit moment à apparaître…

Dans la nuit de lundi à mardi dernier, il a neigé. En regardant par la fenêtre avant d’aller me coucher, j’ai découvert les toits blanchis. Alors, j’ai décidé de m’arranger pour pouvoir m’octroyer une pause dans le travail au lever du jour afin d’aller marcher un peu au dessus de Chabeuil.
Mon premier arrêt alors que l’aube était tout juste naissante, je l’ai fait au pied de l’église Saint Jean Baptiste, depuis la placette d’où l’on a une si jolie vue sur les toits du village. La lumière bleutée du jour qui se lève se cumule avec la neige pour créer une ambiance féérique.
Je continue en direction de la colline de la Gontarde. Le sous bois est couvert d’un voile de neige. Les branches se sont parées de blanc. Personne encore n’est passé par là… J’aperçois deux chevreuils un peu plus loin, qui filent rapidement se mettre à couvert après avoir perçu le bruit de mes pas.
Je monte vers les ruines de l’ancien donjon, et continue jusqu’à la Vierge du Voeu. Tous les environs sont blancs, à l’exception des routes, rubans sombres dans le paysage.
Mais le temps passe et il va être l’heure de travailler. Un dernier coup d’oeil aux cimes dénudées des arbres me fait apercevoir la lune.
Je presse alors un peu le pas, dans l’air vif d’un matin enneigé sur Chabeuil, en pensant au café bien chaud que je vais me préparer sitôt arrivée !






Chabeuil – Drôme – 5 janvier 2021
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Cet hiver, la région des lumières s’est de nouveau installée à Valence pour proposer des projections monumentales sur la façade de la cathédrale de Valence.
Le spectacle proposé est le même que l’an dernier mais c’était un vrai plaisir de retourner le voir malgré le froid !
Pendant vingt minutes, les murs prennent vie et racontent Valence et ses environs. On croise ainsi Mandrin et Napoléon Bonaparte. On se promène dans les vergers en fleurs, les vignes, les champs de lavande ou aux abords de la Nationale 7. On salive devant les Suisses de Valence. On sourit devant les personnages des studios d’animation valentinois. On plonge dans l’histoire de la ville. On vibre avec les mappings hypnotiques sur les vieilles pierres.
Le spectacle est parfait pour mettre de la lumière et de la couleur dans cette période de fin d’année 2020/début d’année 2021 !






Valence – Drôme – décembre 2020
(*) Le spectacle est projeté sur la façade de la cathédrale de Valence, côté place des Ormeaux, chaque soir de 17.30 à 19.30 jusqu’au dimanche 10 janvier 2021. Le spectacle dure 20 minutes et est projeté en boucle. L’accès est gratuit mais, en raison du contexte sanitaire, il y a une jauge de spectateurs présents en simultané sur la place, aussi les accès sont filtrés.