[Bretagne] Dinan, ville ancienne et vallée de la Rance

Cela faisait quelques temps que j’avais envie de retourner faire un tour à Dinan, pour profiter des bords de la Rance et des jolies maisons médiévales du centre ancien de la ville.

Si Dinan est très fréquentée en été, nous avons eu la chance de trouver assez facilement un stationnement à proximité immédiate du centre ville. Nous sommes donc partis à pied pour arpenter rues et ruelles bordées de maisons à pans de bois.

Très vite, nous avons gagné le haut de la montée du Jerzual pour aller en direction du port sur la Rance. Cette rue, très pittoresque, descend à flanc de coteau, presque en ligne droite. Pavée, elle est bordée de maisons anciennes et donne l’impression d’une véritable plongée dans le passé.

Une fois au port, la foule nous a dissuadés de nous balader le long de celui-ci. Nous avons donc passé le petit pont et pris la direction du chemin de halage vers l’amont. Bien nous en a pris, car rapidement, nous nous sommes retrouvés au cœur d’une nature verdoyante, loin du tumulte du port. Plusieurs points de vue sur le viaduc et sur les remparts de la ville se succèdent. Les lieux sont vraiment agréables. Cependant, nous ferons demi-tour après avoir marché un peu moins de 2 km sur le sentier. Nous n’avons en effet pas terminé de visiter le centre ville, et nous ne souhaitons pas non plus rentrer trop tard.

Nous empruntons de nouveau le Jerzual pour remonter mais nous bifurquons au niveau des remparts pour rester un peu au calme avant de nous rendre vers les rues et places animées bordées de maisons à pans de bois (il y en a plus de 130 à Dinan). Après avoir flâné un moment, nous décidons de prendre de la hauteur, et de monter au sommet du beffroi.

La tour a été édifiée à la fin du XVe siècle par les bourgeois de Dinan. Elle est alors destinée à servir de salle de réunion et de point de surveillance des départs d’incendies. Au tout début du XVIe siècle toutefois, la Duchesse Anne autorise Dinan à installer une horloge dans sa tour. La ville devient ainsi la 3e ville de Bretagne à posséder un beffroi, après Rennes et Fougères. Le mécanisme est toujours visible dans la tour. En montant l’escalier à vis de la tourelle, on accède à deux salles qui permettaient à la municipalité de se rassembler. C’est ensuite un escalier en bois (partiellement en échelle de meunier) qui conduit dans le faitage de la tour, et permet l’accès à la plateforme située autour des cloches (qui sonnent tous les quarts d’heure…bien que prévenus, nous avons été surpris par le tintement bruyant !). Là, à plus de 30 mètres de haut, nous découvrons le panorama à 360°. La ville s’étale à nos pieds, et la vallée de la Rance prolonge l’ensemble. Nous jouons à retrouver les endroits où nous sommes passés plus tôt dans la journée. L’endroit n’étant pas bien grand, nous laissons la place aux visiteurs suivants après en avoir bien profité et redescendons au niveau du sol.

Il est temps pour nous de prendre le chemin du retour… En revenant à la maison, j’ai vérifié et cela faisait plus de cinq ans que nous n’étions pas allés à Dinan. Ce délai est clairement bien trop long, et je vais essayer de ne pas laisser passer autant de temps avant notre prochaine visite, surtout que j’ai repéré de jolies balades à faire le long de la Rance. Je crois que la prochaine fois, nous partirons depuis le port de Dinan pour aller jusqu’à Léhon et son abbaye.

Maisons à pans de bois
Depuis le haut de la rue du Jerzual
L’imposante tour du Jerzual, limite entre la ville et ses faubourgs
Dans la rue du Petit Fort
La célèbre montée du Jerzual
Le viaduc depuis le port
Le port sur la Rance
Le charme du petit pont sur la Rance
Sur le chemin de halage
La rue et la tour de l’horloge
La ville et la vallée de la Rance à nos pieds depuis la Tour de l’Horloge

Dinan – Côtes d’Armor – juillet 2021

(*) L’accès à la Tour de l’Horloge est possible en été. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de la ville de Dinan.
L’office de tourisme propose un parcours de découverte de la ville à pied. Nous avons pour notre part construit notre visite nous-même car j’étais déjà venue de nombreuses fois à Dinan.

[Bretagne] Cancale, à marée haute

Lorsque je vais à Cancale, je ne regarde généralement pas les horaires de marée avant. Ainsi, c’est toujours une surprise en arrivant de découvrir si la mer est haute ou pas ! Ce jour-là, la marée était clairement haute, et conjuguée avec une météo estivale, les conditions étaient parfaites pour passer un bon moment.

Après avoir laissé la voiture sur le parking le long du quai, nous avons longé le port de la Houle. Arrivés au bout de la jetée, nous nous y sommes engagés pour avoir un panorama comme depuis la mer sur la ville. Après avoir fait demi-tour au bout de la jetée, nous avons traversé le marché aux huîtres (où nous ne nous arrêtons pas, car personne n’aime les huîtres à la maison ! ) pour nous rendre sur la grève.

La mer étant très haute, la balade se transforme rapidement en crapahutage dans les rochers. Même si les rochers de schiste de Cancale sont moins favorables à une progression rapide que ceux de granit que l’on trouve un peu plus loin, nous avançons assez vite, et nous éloignons ainsi de la foule.

La couleur de l’eau est féérique. Le calme sur l’eau et les conditions météo nous incitent à nous arrêter sur un rocher au pied duquel la mer vient jouer pour une pause les pieds dans l’eau. Le temps s’étire au soleil.

C’est finalement la perspective d’une glace sur le port qui nous donnera l’envie nécessaire pour repartir après un long moment de détente….

Sur le port de la Houle
Vue sur la ville depuis la jetée
Vue sur la pointe de la Chaîne et les Rimains depuis la jetée
au bord de l’eau….
Choisir le rocher où s’arrêter un moment
.. et mettre les pieds dans l’eau !

Cancale – Ille & Vilaine – juillet 2021

(*) Attention les rochers de Cancale, en schiste, sont très coupants. Il convient d’être prudent en se déchaussant pour aller dans l’eau, et de ne pas oublier que sous l’eau également, il y a des rochers !

[Bretagne] Antrain à la tombée de la nuit

Après une journée de route depuis la Drôme, nous sommes arrivés en Bretagne. Afin de ne pas avoir l’impression de n’avoir fait que voyager sur l’autoroute ce jour-là, nous avons profité de la soirée pour aller promener le chien et faire un tour dans le village.

Un peu déroutés par le décalage de l’heure de tombée de la nuit, mais ravis de prendre l’air, nous avons pris le temps de (re)découvrir ces lieux que nous connaissons si bien… et depuis toujours !

Le lavoir et le pont sur la Loysance
Juste avant les moissons
La fontaine de l’An II, qui abrite une source, a en fait été construite en l’an 11
La République, buste allégorique

Antrain – Val-Couesnon – Ille-et-Vilaine – juillet 2021

[projet 52-2021] semaine 32 – rayures

Pour cette 32e semaine du projet 52, quand j’ai mis Rayures dans la liste des thèmes, j’avais une petite idée derrière la tête. Je savais en effet que c’est la période où je suis en Bretagne et je pensais aux rayures des marinières. En même temps, je n’ai pas besoin d’aller jusqu’en Bretagne pour trouver ce genre de rayures. Il suffit que j’ouvre le tiroir « t-shirts » de ma commode puisqu’il est essentiellement rempli de marinières !

Cependant, j’ai finalement choisi un angle d’approche très différent, mais malgré tout breton… Voici donc les rayures dessinées par les colombages des maisons à pans de bois dans le centre ancien de Dinan (je vous raconterai bientôt ma -re-visite de la ville en détail).

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Pour voir les rayures des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : en cette période estivale, je préfère profiter de moments en famille (et dehors si la météo le permet ! ) plutôt que m’asseoir devant mon ordinateur. Aussi, je ne garantis pas de délai de validation des commentaires qui iraient en modération (mais je les validerai dès que possible). Profitez bien vous aussi de votre week-end !

[exposition] au-delà de la couleur. Le noir et blanc dans la collection Pinault

Bourgeois Bust de Jeff Koons & Death’s Head de Damien Hirst

Cet été, une partie de la collection Pinault est présentée au Couvent des Jacobins à Rennes. Intitulée « Au-delà de la couleur« , sous-titrée « Le noir et blanc dans la collection Pinault », l’exposition présente une centaine d’œuvres d’une soixantaine d’artistes.

En 2018 déjà, une exposition issue de la collection Pinault avait été présentée au Couvent des Jacobins. Nous étions allés la voir mais n’avions pas trouvé le fil conducteur de celle-ci. Cette fois, nous avons apprécié la progression entre les différentes salles, ainsi que le choix et la mise en valeur des œuvres présentées.

Dès l’entrée, le gypaète géant Waiting de Sun Yan et Peng Yu accueille le visiteur de son œil inquisiteur. Puis le Noir de Death’s Head de Damien Hirst constraste avec le Blanc du Bourgeois Bust de Jeff Koons (dont je découvre une facette bien différente de celles des sculptures ballons !).

Noir et Blanc se succèdent alors dans les différentes salles, associées à différents sentiments. Dans une des galeries du cloître, le blanc se retrouve associé à la tristesse dans une mise en espace percutante, entre la Gober Wedding Gown de Sturtevant, Dame Blanche éternelle, et les linceuls de marbre blanc de All de Maurizio Cattelan. A l’angle de la galerie suivante, les Lemurenköpfe de Franz West ajoutent une touche inquiétante.

Le jardin du cloître, qu’en raison de la pluie, nous nous contenterons de regarder depuis la galerie vitrée, accueille les Treshold Menhirs de David Nash, symboles d’un seuil mystique en parfaite adéquation avec le lieu.

Plus loin, les mots se font graphiques, dessinant une dialectique étrange comme dans les Black Book Drawings de Christopher Wool, rythmée par l’égrenage des chiffres en polonais de Roman Opalka.

Faire plus avec moins.. L’art se fait concept et ne vise plus la représentativité. La lumière devient sculpture. Le noir et le blanc se font abstractions géométriques.

La photographie émerge également comme un médium expressif puissant. Le noir et blanc se fait couleur de la vérité, loin des paillettes colorées, comme dans la série d’Annie Leibovitz présentant le contraste entre le portrait en pied de danseuses de revues de Las Vegas dans leur costume de scène colorée et leur portrait sans artifice en plan poitrine et noir & blanc.

Ce noir et blanc est omniprésent au fil des années dans la photographie. Il apporte poids et puissance au photojournalisme, comme dans la série Mental Institution de Richard Avedon. Il crée un décalage narratif dans la série de Portraits des mannequins de cire de Madame Tussaud pris par Hiroshi Sugimoto.

Une dernière salle est consacrée à la mode, présentant en particulier le smoking pour femme d’Yves Saint Laurent, et évoquant la petite robe noire de Gabrielle Chanel. Puis, face au Bear and Rabbit on a rock de Paul McCarthy qui se reflète dans The Agony and The Ecstasy de Damien Hisrt, la couleur reprend peu à peu sa place.

Et dans un dernier coup de maître de la mise en espace, le Coup de tête d’Adel Abdessemed se dévoile d’un coup à l’extérieur, au détour du bâtiment, comme pour une dernière fois frapper le visiteur !

Gober Wedding Gown de Sturtevant & Color of Shadow de Hiroshi Sugimoto
Lemurenköpfe de Franz West
Treshold Menhirs de David Nash
Black Book Drawings de Christopher Wool
Portraits des mannequins de cire de Madame Tussaud pris par Hiroshi Sugimoto
Reflet du Bear and Rabbit on a rock de Paul McCarthy dans The Agony and The Ecstasy de Damien Hisrt
Coup de tête d’Adel Abdessemed

Au-delà de la couleur. Le noir et blanc dans la collection Pinault
Couvent des Jacboins – Rennes – Ille-et-Vilaine
Juillet 2021

(*) L’exposition se tient jusqu’au 29 août 2021 au Couvent des Jacobins à Rennes.

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L’autoportrait au milieu des œuvres des expositions d’art contemporain deviendrait-t-il un nouvel exercice récurrent pour moi ?

[petits moments] entre Bretagne et Normandie – juillet 2021

Je viens de passer deux semaines de vacances en Bretagne, à deux pas de la Normandie, dans la maison de mon enfance… Au programme : des randonnées, des moments en famille, de la culture, du soleil, et plein de jolis souvenirs…
Avant l’arrivée des articles détaillés (dont je vous mettrai la liste à la fin de ce billet), voici donc quelques instantanés.

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METTRE LES PIEDS DANS L’EAU

Cancale – Ille-et-Vilaine

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MANGER DES GLACES

Ananas & gingembre – sur le port de Cancale – Ille-et-Vilaine

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ADMIRER LES HORTENSIAS

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PRENDRE UN GOUTER CHEZ PICORETTE

Coulant au chocolat et thé glacé

(*) Picorette, 24 rue Saint Sauveur, 50400 Granville

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DÉCOUVRIR DU STREET ART

Rodéomar – Granville – Manche

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DINER AU RESTAURANT

Tartare Huître & Bar / Saint Pierre cuit sur le dos

(*) Le Point G, route de Saint Malo, 35120 Saint Broladre

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CHERCHER LES PAPILLONS

Falaises de Carolles – Manche

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OBSERVER LES DAIMS (et acheter des caramels à la ferme)

(*) Ferme des Cara-Meuh, 11 route de Saint Léonard, 50300 Vains

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CUEILLIR UN BOUQUET DE LAVANDE DE MER (pour le faire sécher ensuite)

Pointe du Grouin du Sud – Manche

(*) ATTENTION : la lavande de mer est une espèce réglementée La cueillette n’est pas autorisée partout et nécessite de se renseigner au préalable.

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JOUER AVEC LES MOTS

Dinan – Côtes d’Armor

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ALLER VOIR AILLEURS….

Magasin de souvenirs – Dinan – Côtes d’Armor

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FAIRE LE Marché

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REGARDER LE SOLEIL SE COUCHER

Mont Saint Michel – Manche

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ÉCOUTER LA CONVERSATION DES GOÉLANDS

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VISITER DES LIEUX DE Mémoire du débarquement

Sainte Mère Eglise – Manche
Simulateur de vol – D Day Experience
reconstitution d’une scène de rue photographiée en juin 1944 à Carentan – D Day Experience

(*) D Day Experience – Dead Man’s Corner Museum à Saint Côme du Mont (Manche) est un musée présentant une très grande collection d’objets allemands et américains autour de la bataille de Carentan et en particulier des évènements ayant eu lieu au Dead Man’s Corner, dans la ferme même où la musée a pris place. Il propose aussi une expérience de simulation de vol au dessus de la Manche dans un avion de transport de parachutistes le jour du débarquement. L’ancien musée du Dead Man’s Corner était déjà parmi les plus intéressants que j’avais visité. Cette nouvelle version est encore plus intéressante !

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SE RESSOURCER FACE à LA MER

Carteret – Manche

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DÉGUSTER UNE PÂTISSERIE CHEZ GRAIN DE VANILLE

Pavlova & Café à la poudre Kawa

(*) Grain de Vanille, 12 place de la Victoire, 35 Cancale

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Liste des articles relatifs à ce séjour entre Bretagne et Normandie :

[projet 52-2020] semaine 39 – en toute simplicité

Si vous avez fait attention, il y a déjà eu au printemps un thème proche de celui de cette semaine. Simplicité était en effet le thème de la semaine 18. J’avoue que je n’avais pas prêté attention à cette quasi-redondance lorsque j’ai établi la liste des thèmes…

Au printemps, j’avais proposé une illustration de la simplicité d’un moment. Il fallait donc que je trouve autre chose pour cette semaine.

En cherchant une idée, j’ai assez vite pensé à un plat qui ne demanderait ni beaucoup d’ingrédients, ni beaucoup de savoir faire. Il y a bien les pommes au four mais j’en ai déjà parlé. Puis, j’ai repensé à ce plaisir que nous avons chaque été à aller en famille déguster un plat de moules en bordure de la Baie du Mont Saint Michel. Voici un plat qui se savoure en toute simplicité : on mange avec les doigts et la liste des ingrédients est très simple (des moules de bouchot AOP de la Baie Du Mont Saint Michel bien fraîches achetées directement chez le producteur, un peu de vin blanc, un peu d’oignon, et un peu de persil… ). Nul besoin de complexité pour se régaler !

(*) L’abri des grèves, rue de la plage, 35 Cherrueix

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Si vous voulez savoir comment les autres participants passent un moment en toute simplicité, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Bretagne] randonner dans la forêt de Villecartier

Au bord du petit étang

La forêt de Villecartier, c’est la forêt de mon enfance, celle où nous allions ramasser les champignons en automne, chercher du houx à Noël, faire un tour au bord de l’étang ou dans les allées forestières…. C’est la forêt où j’ai appris les arbres, où j’ai découvert les principes de la gestion forestière, où je suis allée en sortie vélo avec l’école, et où nous avions situé la pièce de théâtre que nous avions écrite en classe pour le spectacle de Noël…. Et pourtant, chaque fois que j’y retourne, j’ai l’impression d’en découvrir de nouveaux secrets !

Il faut dire qu’il s’agit d’une des plus vastes forêts de Bretagne (presque 980 hectares), et qu’elle est parcourue par de nombreux sentiers.

Ce matin-là, nous sommes parties depuis la digue de l’étang principal (celui que tout le monde appelle l’étang de Villecartier, comme s’il n’y en avait qu’un). En effet, les garçons avaient décidé de faire de l’accrobranche et c’est par là que se situe l’entrée du parc.

Nous nous sommes dirigées vers le petit étang, situé en contrebas, que nous avons longé avant de nous enfoncer plus avant dans la forêt. Cette hêtraie-chênaie offre un sous-bois aéré, au sol recouvert de feuilles mortes, et dont les clairières sont bordées de fougères élégantes. Quand le soleil perce comme c’était alors le cas, l’ensemble se nimbe d’une lumière presque magique (et à l’automne, quand les feuilles sont dorées, c’est encore plus beau…).

Des petits ponts de bois ont été installés sur les ruisseaux et il n’y a plus besoin de marcher dans la boue au moment de les traverser (sans compter que cela protège aussi l’écoulement du ruisseau ainsi que sa faune et sa flore). Quelques chaos granitiques sont visibles, ainsi que des affleurements à d’autres endroits. Nous sommes bien sur les contreforts de l’ancien massif armoricain.

Après une bonne marche, nous revenons au niveau de la digue de l’étang principal. Et après avoir pris un rafraichissement au moulin (qui est devenu un bar-restaurant depuis bien longtemps), nous descendons dans le petit canyon qui a été creusé par le ruisseau aval de l’étang principal. J’y ai des souvenirs d’enfance : cela a été le tout premier canyon que j’ai exploré ! L’eau y cascade toujours, et on y trouve des libellules et des grenouilles….

A l’heure de repartir, nous regrettons un peu de ne pas avoir prévu de pique-niquer. Ce sera pour une prochaine fois !

Chaos granitique
Prendre le temps….
Un ancien camp viking a été retrouvé en forêt. Un circuit-jeu sur ce thème est disponible…
Magie du sous-bois
La forêt de Villecartier est avant tout une forêt exploitée par l’ONF
Calme matinal sur l’étang principal
Petit canyon au milieu des fougères….

Forêt de Villecartier – Ille-et-Vilaine – août 2020

(*) De nombreuses activités sont proposées autour de l’étang. Outre les nombreux sentiers balisés, on y trouve un parc d’accrobranche (le Parc des Grands Chênes) qui permet de monter à plus de 30 mètres de haut, la possibilité de louer des petits bateaux électriques pour naviguer sur l’étang depuis le Port Miniature et en été, une ludothèque est installée sous les arbres. De nombreuses tables de pique-nique sont disponibles ainsi qu’une grande halle couverte pour les jours un peu plus pluvieux.
Il existe un petit fascicule disponible à l’office de tourisme (et au point accueil de l’étang en été) reprenant l’ensemble des circuits balisés de la forêt. Un plan est affiché à l’entrée du site.

[Bretagne] flâneries dans le parc botanique de Haute Bretagne

Dans les environs de Fougères, on trouve l’un des plus beaux parcs botaniques que je connaisse : celui de Haute-Bretagne, au château de la Foltière sur la commune du Châtellier.

Conçu comme une succession de jardins, il se déploie sur 25 hectares et offre une balade de plusieurs heures à travers diverses ambiances.

Si en plein été, certaines variétés comme les camélias ne sont plus en fleurs et que d’autres, comme les roses, sont en fin de floraison, on peut toutefois admirer les jolies fleurs de la collection d’hydrangeas. Toutes les nuances de bleus se succèdent sur les arbustes et m’émerveillent (j’ai un grand faible pour les hydrangeas ! ).

Au cours de notre promenade, nous profitons des différents jardins avec plaisir, d’autant plus qu’ils sont régulièrement rythmés par des pièces d’eau.

Après avoir admiré les lotus en fleurs, nous restons un moment dans l’ombre bienfaisante de la bambouseraie. Puis, nous nous dirigeons vers les méandres du jardin japonais et ses multiples ponts. Et nous faisons le grand tour de l’étang principal en restant sous le couvert des arbres. L’endroit est calme et reposant.

Nous prenons le temps d’une délicieuse pause goûter au salon de thé du château, installés sur la terrasse, face aux jardins. La pavlova est parée elle aussi de fleurs délicates (et comestibles).

Puis nous terminons par les bosquets situés à l’arrière du château, dans une demie-ombre appréciable en cette chaude journée estivale.

Entre le parking et l’entrée du parc, la féerie florale commence dans une allée bordée d’hydrangeas blancs
Des ruches sont installées sur le site
Lotus en fleur
A l’ombre de la bambouseraie
Au cœur du jardin japonais
Passion hortensias !
Miroir d’eau
Le bleu profond des hydrangeas
Les hydrangeas prennent une douce teinte verte en fânant
Nuances de bleu

Parc botanique de Haute Bretagne – château de la Foltière
Le Châtellier – Ille-et-Vilaine – août 2020

(*) Le parc botanique de Haute Bretagne se visite du printemps à l’automne. L’étalement des floraisons le rend chaque fois différent. Les informations pratiques (jours et horaires d’ouverture en particulier) sont à retrouver sur leur site internet.

[Bretagne] sur la grève à Cancale

Aller se promener à Cancale fait vraiment partie de nos sorties récurrentes. Il faut dire que le cadre est magnifique et qu’il est facile de s’éloigner de la foule.

C’est encore une fois ce que nous avons choisi ce jour-là, alors que de nombreux touristes se pressaient sur le port de la Houle. Après avoir trouvé un stationnement derrière l’église, nous sommes descendus vers l’Abri des Flots.

Délaissant le GR34 plutôt fréquenté dans ce secteur encore urbain, nous avons profité de la marée basse pour partir sur la grève en direction des Rimains. Si la progression (dans les galets de schiste) y est moins aisée que sur le sentier, elle est aussi plus ludique, entre escalade de rochers et observation de la vie dans les mares… Le paysage m’émerveille chaque fois, immensité de bleu entre ciel et mer sous le soleil.

La marée montante recouvre peu à peu les parcs à huitres. Les ostréiculteurs ont quitté les lieux depuis un moment et les pêcheurs commencent à remballer leur matériel.

Cela fait partie des endroits où il n’y a pas besoin de grand chose pour que le temps s’écoule agréablement. On ne le voit donc pas passer et l’heure du goûter approche.

Après une brève hésitation à retourner jusqu’au port par la grève, nous choisirons finalement de remonter chercher une pâtisserie ou une crêperie dans le haut de la ville, à l’abri de l’agitation et de la foule…

Cancale – Ille-et-Vilaine – août 2020