J’étais déjà allée au jumping de Valence il y a 2 ans. Et j’avais très envie d’y retourner cette année (l’édition de l’an dernier avait été annulée). Avec Melle 3e, nous avons profité de nos vacances pour nous y rendre vendredi matin. Nous sommes arrivées au cours de la 2e épreuve de la matinée, et avons assisté aux deux épreuves suivantes. Ces épreuves de CSI 1* et 2* ne sont pas celles où il y a le plus de « stars » de saut d’obstacles mais elles permettent d’assister à un joli spectacle (avant l’arrivée de la foule et avant qu’il ne fasse vraiment trop chaud.. Peut-être qu’une prochaine fois, nous verrons à réserver une place dans les espaces de réception, ce qui nous permettrait de venir voir dans de bonnes conditions les épreuves de CSI 4* et 5* en fin de journée…). Cependant, quelques cavaliers de niveau olympique y participent avec leurs jeunes chevaux. Compte-tenu du peu de monde déjà sur place, nous avons pu entre deux épreuves nous rendre au bord du paddock sans craindre de ne plus retrouver de place dans les tribunes ensuite.
J’en ai bien entendu profiter pour prendre quelques plein de photos !
Jumping de Valence – épreuves CSI 1* (115 et 125) et CSI 2* (135) Haras des Grillons – Ratières – Drôme vendredi 20 août 2021
(*) Le jumping de Valence se tient cette année du 19 au 22 août et du 26 au 29 août au Haras des Grillons à Ratières. L’accès à l’évènement dans les tribunes est gratuit, mais le nombre places est limité. Le site n’est pas accessible en transports en commun car situé en pleine campagne, mais dispose d’un grand parking. Le fléchage d’accès est très précis et facile à suivre (je l’ai suivi sans aucun souci depuis Saint Donat sur l’Herbasse).
J’avais repéré que la ville de Saint Lô proposait une exposition en plein air de photographies de Nikos Aliagas, et j’ai profité d’une sortie vers le secteur de Utah Beach pour m’y arrêter.
On connait surtout Nikos en tant que journaliste et encore plus en tant qu’animateur d’émissions télévisées (Star Academy, The Voice, … ). Mais il a aussi un talent de photographe, raison pour laquelle je le suis depuis pas mal de temps sur Instagram. J’aime en particulier sa façon de photographier les gens, de jouer avec la lumière et les détails, de travailler ses compositions.
Thalassa, les peuples de la mer est une exposition qui avait été présentée à Cannes, en extérieur déjà, l’an dernier. Les clichés ont été pris en bord de mer : Normandie, Côte d’Azur, Portugal et Grèce essentiellement. Tous racontent un lien à la mer, qu’il soit pour les loisirs ou pour le travail. Marins-pêcheurs y côtoient ainsi des élégantes promenant leurs chiens ou des enfants s’amusant. Ils racontent une histoire commune en dépit des différences de lieux et de cultures. La mer crée un lien entre ceux qui y vivent, qui en vivent.
J’ai apprécié cette exposition, qui propose une cinquantaine de photos en noir et blanc, au pied des remparts de l’ancienne cité fortifiée, où chaque image raconte une histoire, et devient vecteur d’une émotion.
(*) L’exposition se tient jusqu’au 13 septembre 2021 au pied des remparts de la ville de Saint Lô, rue Torteron. Elle est librement accessible.
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Lors de cet arrêt à Saint Lô, j’ai pris peu de photos : la ville a subi d’important dégâts au moment du débarquement de juin 1944 et de la bataille de Normandie qui a suivi. Elle a donc été reconstruite quasi intégralement ensuite. Il y a dans ces bâtiments un témoignage architectural important, mais ce n’était pas le but de notre passage, et nous ne nous sommes pas attardés. Je note toutefois ces deux photos, où l’ancien et le nouveau se conjuguent…
Parapet de la promenade des remparts et alignement des cheminées de la ReconstructionVestiges de l’église Notre-Dame et architecture de la Reconstruction
Après une journée de route depuis la Drôme, nous sommes arrivés en Bretagne. Afin de ne pas avoir l’impression de n’avoir fait que voyager sur l’autoroute ce jour-là, nous avons profité de la soirée pour aller promener le chien et faire un tour dans le village.
Un peu déroutés par le décalage de l’heure de tombée de la nuit, mais ravis de prendre l’air, nous avons pris le temps de (re)découvrir ces lieux que nous connaissons si bien… et depuis toujours !
Le lavoir et le pont sur la LoysanceJuste avant les moissonsLa fontaine de l’An II, qui abrite une source, a en fait été construite en l’an 11La République, buste allégorique
Antrain – Val-Couesnon – Ille-et-Vilaine – juillet 2021
A l’occasion d’un dimanche en famille à Valence, après avoir déjeuné en ville, nous avons pris la direction du parc des Trinitaires pour une balade aux airs de pleine nature.
Ce parc, situé en ville, à quelques encâblures de l’autoroute, bénéficie en effet d’un environnement sauvage préservé. Ancienne propriété de l’ordre des Trinitaires, il était utilisé comme maraîchage. Les différentes sources se répartissent en petits canaux permettant l’irrigation et le lavage des légumes. Puis, elles se jettent dans le ruisseau de l’Epervière qui arrive du Parc Jouvet et est également alimenté par le canal des Malcontents un peu en amont.
Parc des Trinitaires – Valence – Drôme – août 2021
(*) Différents accès sont possibles pour le Parc des Trinitaires : depuis le parc Jouvet et le quartier de la Comète via la 2e impasse de la Comète (suivre le fléchage Jouvet-Epervière), depuis l’avenue Maurice Faure située en surplomb du parc, depuis le quartier de Valensolles par l’allée de l’Epervière… Le tour complet du parc fait environ 1.5 km
Pour cette 32e semaine du projet 52, quand j’ai mis Rayures dans la liste des thèmes, j’avais une petite idée derrière la tête. Je savais en effet que c’est la période où je suis en Bretagne et je pensais aux rayures des marinières. En même temps, je n’ai pas besoin d’aller jusqu’en Bretagne pour trouver ce genre de rayures. Il suffit que j’ouvre le tiroir « t-shirts » de ma commode puisqu’il est essentiellement rempli de marinières !
Cependant, j’ai finalement choisi un angle d’approche très différent, mais malgré tout breton… Voici donc les rayures dessinées par les colombages des maisons à pans de bois dans le centre ancien de Dinan (je vous raconterai bientôt ma -re-visite de la ville en détail).
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Pour voir les rayures des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : en cette période estivale, je préfère profiter de moments en famille (et dehors si la météo le permet ! ) plutôt que m’asseoir devant mon ordinateur. Aussi, je ne garantis pas de délai de validation des commentaires qui iraient en modération (mais je les validerai dès que possible). Profitez bien vous aussi de votre week-end !
Le sens de parcours et les pièces traversées varient d’une année à l’autre. Cette fois, nous débutons la visite par le parvis de l’abbatiale. Le soleil commence à baisser sur l’horizon, les ombres s’allongent et la baie se dévoile à marée encore basse. Nous nous laissons hypnotiser un temps par le ballet des goélands.
Puis, nous entrons dans l’église qui résonne d’une musique d’orgue. Le soleil joue dans les vitraux. L’endroit invite au calme. Nous gagnons ensuite un passage secret qui s’enfonce vers les entrailles du Mont. J’ai l’impression de jouer avec la carte du maraudeur dans Harry Potter !
Les salles se succèdent. Les murs servent d’écran pour des projections monumentales. Des bougies créent des ambiances mystérieuses. Des projecteurs colorés donnent des ambiances étranges.
Dans la salle des gros piliers, la lumière s’anime le long des arcades. Cette salle reste décidément une des mes préférées dans l’abbaye. Sa simplicité met en valeur sa raison d’être : porter le chœur de l’abbaye !
Cette année encore, nous avons le cloître quasiment pour nous seuls, et c’est une nouvelle fois, un véritable privilège de pouvoir contempler les fines et élégantes colonnettes bordant le jardin et celles sculptées dans les murs en face pour apporter de la symétrie.
Un passage par le réfectoire désert puis par le scriptorium qui abrite une jolie projection, et il est temps de quitter les lieux par un escalier dérobé.
Nous serons restés un peu plus d’une heure à déambuler à notre rythme dans les salles sonorisées et illuminées. Il est temps de quitter ce monde onirique pour revenir dans notre siècle !
La traversée du villageL’arrivée au pied de l’abbatiale par le grand degréLa simplicité de la façade classique de l’abbatialeLumières de fin de journée sur la baieQuelques rayons de soleil percent encore les vitrauxCalme et sérénité dans l’abbatialePassage secretDans la salle des gros piliersCouloir mystérieuxÉlégantes colonnettes du cloîtreColonnettes décoratives pour accentuer la symétrieDans le réfectoireQuitter le scriptorium sur la pointe des pieds
Mont Saint Michel – Manche – juillet 2021
(*) Le volet Merveille des Chroniques du Mont est présenté à l’abbaye du Mont Saint Michel jusqu’au 28 août 2021. Vous trouverez les informations pratiques (horaires, conditions de visite, tarifs) sur le site internet des Chroniques.
J’ai l’impression que chaque fois que j’ai l’occasion de nous promener dans les ruelles de Crest, je fais de nouvelles découvertes ! Il faut dire que le plan médiéval de la ville associé à sa situation à flanc de colline donne l’impression d’un véritable labyrinthe.
Cette fois, nous sommes partis du pied de la Tour. De là, le chemin des remparts a été réaménagé et conduit via des escaliers à travers les bois jusqu’à une petite porte percée dans les anciens remparts de la ville. De là, on a une jolie vue sur la ville moderne avec les Trois Becs en toile de fond.
Nous n’avons pas cherché à prendre le chemin le plus court ni à avoir une visite exhaustive de la ville. Nous avons donc suivi un trajet un peu aléatoire nous menant globalement dans la direction où nous souhaitions aller.
Nous avons croisé des maisons aux façades récemment refaites arborant des couleurs vives, évoquant la douceur de vivre du Sud. Nous avons fait la connaissance d’un chat venu à notre rencontre depuis l’avancée de toit sur laquelle il faisait la sieste. Nous avons admiré de jolies portes anciennes donnant dans des ruelles fleuries. Et j’ai aussi trouvé par hasard une borne de nivellement, indiquant que Crest se situe à un peu plus de 240 mètres au dessus du niveau de la mer.
Et ce qui me plait le plus, je crois que c’est l’idée que lorsque je reviendrai me perdre dans les ruelles de Crest, je ferai encore de nouvelles découvertes !
De la Tour au centre de Crest, par les boisVue sur les Trois BecsRuelles fleuries…Chat perché… amorçant sa descente !Maisons coloréesAu fil des ruelles, tomber sur des façades pittoresquesBorne de nivellement
Après les ballons de Romans, ce sont les moutons de Pontorson que j’ai découvert cet été ! Au dessus de la rue de Tanis, 150 moutons colorés se balancent au gré du vent dans un amusant ballet. De quoi mettre de la bonne humeur dans cette ancienne rue très commerçante et qui fait toujours le lien entre la passante rue de Couesnon et les places de l’Hôtel de ville et de l’église où se tient le marché du mercredi matin.
J’ai choisi de rester dans l’ambiance des vacances pour cette 31e semaine du projet 52 et ses jeux d’enfants.
Si mes ados ont passé l’âge des châteaux de sable, et autres trous creusés dans le sable, ils ne manquent pas une occasion d’essayer de faire des ricochets, que ce soit au bord de la mer ou d’une rivière. Ce jour-là, au cœur de la Baie du Mont Saint Michel, ils ont essayé d’en faire sur la tangue gorgée d’eau, avec un succès assez mitigé !
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Pour découvrir les jeux d’enfants des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : en cette période estivale, je vais préférer profiter de moments en famille plutôt que passer du temps devant mon ordinateur. Aussi, je ne garantis pas de délai de validation des commentaires qui iraient en modération (mais je les validerai dès que possible). Profitez bien vous aussi de votre week-end !
Bourgeois Bust de Jeff Koons & Death’s Head de Damien Hirst
Cet été, une partie de la collection Pinault est présentée au Couvent des Jacobins à Rennes. Intitulée « Au-delà de la couleur« , sous-titrée « Le noir et blanc dans la collection Pinault », l’exposition présente une centaine d’œuvres d’une soixantaine d’artistes.
En 2018 déjà, une exposition issue de la collection Pinault avait été présentée au Couvent des Jacobins. Nous étions allés la voir mais n’avions pas trouvé le fil conducteur de celle-ci. Cette fois, nous avons apprécié la progression entre les différentes salles, ainsi que le choix et la mise en valeur des œuvres présentées.
Dès l’entrée, le gypaète géant Waiting de Sun Yan et Peng Yu accueille le visiteur de son œil inquisiteur. Puis le Noir de Death’s Head de Damien Hirst constraste avec le Blanc du Bourgeois Bust de Jeff Koons (dont je découvre une facette bien différente de celles des sculptures ballons !).
Noir et Blanc se succèdent alors dans les différentes salles, associées à différents sentiments. Dans une des galeries du cloître, le blanc se retrouve associé à la tristesse dans une mise en espace percutante, entre la Gober Wedding Gown de Sturtevant, Dame Blanche éternelle, et les linceuls de marbre blanc de All de Maurizio Cattelan. A l’angle de la galerie suivante, les Lemurenköpfe de Franz West ajoutent une touche inquiétante.
Le jardin du cloître, qu’en raison de la pluie, nous nous contenterons de regarder depuis la galerie vitrée, accueille les Treshold Menhirs de David Nash, symboles d’un seuil mystique en parfaite adéquation avec le lieu.
Plus loin, les mots se font graphiques, dessinant une dialectique étrange comme dans les Black Book Drawings de Christopher Wool, rythmée par l’égrenage des chiffres en polonais de Roman Opalka.
Faire plus avec moins.. L’art se fait concept et ne vise plus la représentativité. La lumière devient sculpture. Le noir et le blanc se font abstractions géométriques.
La photographie émerge également comme un médium expressif puissant. Le noir et blanc se fait couleur de la vérité, loin des paillettes colorées, comme dans la série d’Annie Leibovitz présentant le contraste entre le portrait en pied de danseuses de revues de Las Vegas dans leur costume de scène colorée et leur portrait sans artifice en plan poitrine et noir & blanc.
Ce noir et blanc est omniprésent au fil des années dans la photographie. Il apporte poids et puissance au photojournalisme, comme dans la série Mental Institution de Richard Avedon. Il crée un décalage narratif dans la série de Portraits des mannequins de cire de Madame Tussaud pris par Hiroshi Sugimoto.
Une dernière salle est consacrée à la mode, présentant en particulier le smoking pour femme d’Yves Saint Laurent, et évoquant la petite robe noire de Gabrielle Chanel. Puis, face au Bear and Rabbit on a rock de Paul McCarthy qui se reflète dans The Agony and The Ecstasy de Damien Hisrt, la couleur reprend peu à peu sa place.
Et dans un dernier coup de maître de la mise en espace, le Coup de tête d’Adel Abdessemed se dévoile d’un coup à l’extérieur, au détour du bâtiment, comme pour une dernière fois frapper le visiteur !
Gober Wedding Gown de Sturtevant & Color of Shadow de Hiroshi SugimotoLemurenköpfe de Franz West Treshold Menhirs de David Nash Black Book Drawings de Christopher Wool Portraits des mannequins de cire de Madame Tussaud pris par Hiroshi Sugimoto Reflet du Bear and Rabbit on a rock de Paul McCarthy dans The Agony and The Ecstasy de Damien Hisrt Coup de tête d’Adel Abdessemed
Au-delà de la couleur. Le noir et blanc dans la collection Pinault Couvent des Jacboins – Rennes – Ille-et-Vilaine Juillet 2021